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Les développeurs WinDev s’alarment d’une possible redevance par installation client

10 juin 2026 à 16:00
Surprise !
Les développeurs WinDev s’alarment d’une possible redevance par installation client

En rachetant PC SOFT, l’éditeur de WinDev, Constellation Software a placé sous sa coupe tout un pan du tissu applicatif des PME et des administrations françaises et belges. Les utilisateurs se retrouvent débiteurs involontaires d’un fonds coté en bourse.

En novembre 2024, une société française fondée quarante ans plus tôt changeait de mains. PC SOFT, éditeur montpelliérain de la suite de développement logiciel WinDev, WebDev et WinDev Mobile, passait sous le contrôle d’une entité nommée Two Squared France II. Son président, John Isak, est Chief Investment Officer de Volaris Group, filiale du groupe canadien Constellation Software, coté à la Bourse de Toronto. Il n’y avait eu ni communiqué ni annonce aux clients, comme l’a rapporté Kairos le 6 juin.

Ce sont des développeurs, en fouillant eux-mêmes les registres publics, qui ont découvert la transaction. PC SOFT n’a confirmé qu’en mai 2025 (six mois plus tard), en quelques lignes sur sa page d’actualités, le même jour où Volaris publiait un bref communiqué très enthousiaste. Un calendrier dont le groupe semble coutumier.

La machine à acquérir

Constellation Software n’est pas une entreprise technologique au sens propre. Fondé à Toronto en 1995 par Mark Leonard, ce groupe financier est spécialisé dans le rachat de sociétés éditrices de logiciels métiers à clientèle captive – ce que l’industrie nomme « vertical market software », ou VMS.

Depuis sa création, le groupe a réalisé plus de mille acquisitions. En 2023 seul, il en a bouclé plus d’une centaine. Son chiffre d’affaires pour l’exercice 2024 s’élevait à 10,066 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an, une croissance très largement tirée par les acquisitions. Depuis son introduction en bourse en 2006, l’action CSU a grimpé de plus de 24 000 %.

Sa stratégie repose sur une mécanique précise : identifier les éditeurs opérant dans des niches où la concurrence est inexistante et où les clients ne peuvent pas migrer sans coût prohibitif, acquérir discrètement, puis convertir les modèles de vente en abonnements récurrents tout en augmentant méthodiquement les tarifs. Selon une analyse des pratiques du groupe par Colin Keeley, Constellation impose à ses sociétés acquises des hausses tarifaires annuelles obligatoires de 6 % et stoppe tout développement de fonctionnalités qui ne se traduit pas directement par une augmentation de ce que les clients sont prêts à payer.

Un écosystème propriétaire verrouillé depuis trente ans

Fondée en 1984, PC SOFT emploie 61 salariés et réalisait 12,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, pour un résultat net de 2,7 millions d’euros. Relativement modestes en apparence, ces chiffres soulignent tout de même une très bonne rentabilité, qui découle d’un actif consistant : un écosystème propriétaire dans lequel des milliers de développeurs indépendants, d’entreprises de services et de structures publiques ont investi depuis les années 1990.

Le WLangage (langage de programmation au cœur des outils PC SOFT), propriétaire, n’existe nulle part ailleurs. Sur la page Wikipedia de WinDev, on peut lire que le WLangage n’a par exemple jamais intégré l’index TIOBE, qui référence notamment les 250 langages les plus utilisés. Trente ans de codes sources, développés par des milliers de professionnels, sont entièrement dépendants de cet écosystème. Il n’existe aucun outil de migration automatique vers une autre plateforme.

C’est cette captivité structurelle, accumulée sur trois décennies, que Constellation a identifiée, valorisée et acquise.

Une pompe à deux étages

Dès février 2025, PC SOFT engage les changements attendus. Les dongles physiques, ces clés USB qui matérialisaient depuis des décennies la propriété du logiciel, ne sont plus vendus ni mis à jour. La suite WinDev bascule en mode SaaS (Software as a Service) : abonnement annuel obligatoire, accès conditionnel à la continuité du paiement et perte d’accès aux codes source en cas d’interruption sont depuis la règle.

L’association Wx Alliance, créée pour coordonner la résistance de la communauté, calcule que l’abonnement annuel au tarif catalogue atteint 1 068 euros, contre 749 euros pour la mise à jour du dongle en janvier 2025, soit une hausse d’environ 43 % « déguisée » en modernisation du modèle commercial selon l’association.

Mais c’est le second volet des nouvelles conditions qui a déclenché la colère. PC SOFT entend désormais percevoir une redevance sur chaque poste de travail faisant tourner une application développée avec ses outils, y compris chez les clients finaux de ces développeurs. Or, ces clients n’ont jamais signé de contrat avec PC SOFT. Selon des échanges vus sur le site Programmez!, cette redevance serait facturée environ 250 euros par poste. Pour une association de 500 utilisateurs, la facture annuelle s’élèverait à 125 000 euros.

Il est difficile d’en savoir plus pour l’instant : il n’y a rien dans les conditions d’utilisation et aucun canal officiel de communication n’en parle. En outre, les sujets créés sur le thème « redevance » dans le forum officiel semblent avoir tous été supprimés, mais une simple recherche dans Google affiche encore certains d’entre eux (qui renvoient tous vers la page d’accueil du forum) :

La logique financière est implacable : PC SOFT encaisse une rente sur chaque poste de travail, sans assumer aucun des coûts de développement, d’hébergement ou de support qui restent intégralement à la charge des développeurs, comme le pointe Kairos. L’affaire ressemble aux modifications de tarification tentées par Unity, avec les conséquences désastreuses que l’on connait.

Vers des factures surprises

La portée sociale de ce mécanisme dépasse le cercle des professionnels de l’informatique, toujours selon nos confrères. Les logiciels construits avec les outils PC SOFT irriguent des secteurs entiers de l’économie francophone : gestion commerciale, comptabilité, suivi de production, ressources humaines, dossiers médicaux, caisses enregistreuses, outils associatifs. La pétition publique de Wx Alliance (1 608 signatures à l’heure où nous écrivons ces lignes) prévient : « Dans bien des cas, les utilisateurs finaux ignorent même que les logiciels qu’ils emploient reposent sur ces technologies ».

Ils pourraient donc recevoir demain une facture d’un fonds d’investissement étranger pour continuer d’utiliser un outil qu’ils croyaient légitimement posséder.

Un terrain juridique contesté

La légalité de plusieurs aspects de la nouvelle politique commerciale pose question. En droit français, un éditeur peut contraindre ses clients à souscrire un nouveau contrat pour accéder aux versions futures d’un logiciel, mais sa capacité à priver l’utilisateur de l’accès à une version déjà achetée est plus fragile. La Cour de justice de l’Union européenne a par ailleurs reconnu en 2012 le droit à la revente de licences logicielles d’occasion, consacrant le caractère acquis du droit d’usage sur une licence achetée.

L’imposition de redevances à des tiers non contractants est encore plus problématique. L’article L121-1 du Code de la consommation prohibe ainsi les pratiques commerciales « susceptibles d’altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur ». À l’échelle européenne, le Data Act, entré en application en septembre 2025, oblige désormais les fournisseurs SaaS à permettre à leurs clients de changer de prestataire avec un préavis de deux mois maximum, mais la captivité technologique liée au WLangage rend ce droit formel très difficile à exercer en pratique.

La Wx Alliance dit avoir adressé une vingtaine de questions formelles à PC SOFT sur les modalités de la clé de sécurité (le fameux dongle USB), sans réponse à ce jour.

Une question de souveraineté

Le cas PC SOFT n’est pas un incident sectoriel. C’est le révélateur d’une vulnérabilité structurelle : des pans entiers du tissu économique et administratif francophone reposent sur des outils dont le contrôle vient silencieusement d’échapper aux juridictions européennes.

Constellation Software, avec ses neuf groupes opérationnels et ses plus de mille sociétés acquises, emploie 55 000 personnes dans le monde et sert plus de 125 000 entités clientes dans plus de cent pays. Ses revenus pour 2025 ont atteint 11,623 milliards de dollars. Dans un article paru en juillet 2025, Dany Kitishian (Klover.ai), évoquait ainsi « l’efficacité inégalée du modèle de fonctionnement décentralisé », « la discipline financière comme fondation culturelle » et l’immense pouvoir de capitalisation constitué par plus d’un millier de « monopoles de niche ». Noyée dans la masse, PC SOFT n’est probablement qu’une ligne dans un tableur.

Les développeurs WinDev s’alarment d’une possible redevance par installation client

10 juin 2026 à 16:00
Surprise !
Les développeurs WinDev s’alarment d’une possible redevance par installation client

En rachetant PC SOFT, l’éditeur de WinDev, Constellation Software a placé sous sa coupe tout un pan du tissu applicatif des PME et des administrations françaises et belges. Les utilisateurs se retrouvent débiteurs involontaires d’un fonds coté en bourse.

En novembre 2024, une société française fondée quarante ans plus tôt changeait de mains. PC SOFT, éditeur montpelliérain de la suite de développement logiciel WinDev, WebDev et WinDev Mobile, passait sous le contrôle d’une entité nommée Two Squared France II. Son président, John Isak, est Chief Investment Officer de Volaris Group, filiale du groupe canadien Constellation Software, coté à la Bourse de Toronto. Il n’y avait eu ni communiqué ni annonce aux clients, comme l’a rapporté Kairos le 6 juin.

Ce sont des développeurs, en fouillant eux-mêmes les registres publics, qui ont découvert la transaction. PC SOFT n’a confirmé qu’en mai 2025 (six mois plus tard), en quelques lignes sur sa page d’actualités, le même jour où Volaris publiait un bref communiqué très enthousiaste. Un calendrier dont le groupe semble coutumier.

La machine à acquérir

Constellation Software n’est pas une entreprise technologique au sens propre. Fondé à Toronto en 1995 par Mark Leonard, ce groupe financier est spécialisé dans le rachat de sociétés éditrices de logiciels métiers à clientèle captive – ce que l’industrie nomme « vertical market software », ou VMS.

Depuis sa création, le groupe a réalisé plus de mille acquisitions. En 2023 seul, il en a bouclé plus d’une centaine. Son chiffre d’affaires pour l’exercice 2024 s’élevait à 10,066 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an, une croissance très largement tirée par les acquisitions. Depuis son introduction en bourse en 2006, l’action CSU a grimpé de plus de 24 000 %.

Sa stratégie repose sur une mécanique précise : identifier les éditeurs opérant dans des niches où la concurrence est inexistante et où les clients ne peuvent pas migrer sans coût prohibitif, acquérir discrètement, puis convertir les modèles de vente en abonnements récurrents tout en augmentant méthodiquement les tarifs. Selon une analyse des pratiques du groupe par Colin Keeley, Constellation impose à ses sociétés acquises des hausses tarifaires annuelles obligatoires de 6 % et stoppe tout développement de fonctionnalités qui ne se traduit pas directement par une augmentation de ce que les clients sont prêts à payer.

Un écosystème propriétaire verrouillé depuis trente ans

Fondée en 1984, PC SOFT emploie 61 salariés et réalisait 12,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, pour un résultat net de 2,7 millions d’euros. Relativement modestes en apparence, ces chiffres soulignent tout de même une très bonne rentabilité, qui découle d’un actif consistant : un écosystème propriétaire dans lequel des milliers de développeurs indépendants, d’entreprises de services et de structures publiques ont investi depuis les années 1990.

Le WLangage (langage de programmation au cœur des outils PC SOFT), propriétaire, n’existe nulle part ailleurs. Sur la page Wikipedia de WinDev, on peut lire que le WLangage n’a par exemple jamais intégré l’index TIOBE, qui référence notamment les 250 langages les plus utilisés. Trente ans de codes sources, développés par des milliers de professionnels, sont entièrement dépendants de cet écosystème. Il n’existe aucun outil de migration automatique vers une autre plateforme.

C’est cette captivité structurelle, accumulée sur trois décennies, que Constellation a identifiée, valorisée et acquise.

Une pompe à deux étages

Dès février 2025, PC SOFT engage les changements attendus. Les dongles physiques, ces clés USB qui matérialisaient depuis des décennies la propriété du logiciel, ne sont plus vendus ni mis à jour. La suite WinDev bascule en mode SaaS (Software as a Service) : abonnement annuel obligatoire, accès conditionnel à la continuité du paiement et perte d’accès aux codes source en cas d’interruption sont depuis la règle.

L’association Wx Alliance, créée pour coordonner la résistance de la communauté, calcule que l’abonnement annuel au tarif catalogue atteint 1 068 euros, contre 749 euros pour la mise à jour du dongle en janvier 2025, soit une hausse d’environ 43 % « déguisée » en modernisation du modèle commercial selon l’association.

Mais c’est le second volet des nouvelles conditions qui a déclenché la colère. PC SOFT entend désormais percevoir une redevance sur chaque poste de travail faisant tourner une application développée avec ses outils, y compris chez les clients finaux de ces développeurs. Or, ces clients n’ont jamais signé de contrat avec PC SOFT. Selon des échanges vus sur le site Programmez!, cette redevance serait facturée environ 250 euros par poste. Pour une association de 500 utilisateurs, la facture annuelle s’élèverait à 125 000 euros.

Il est difficile d’en savoir plus pour l’instant : il n’y a rien dans les conditions d’utilisation et aucun canal officiel de communication n’en parle. En outre, les sujets créés sur le thème « redevance » dans le forum officiel semblent avoir tous été supprimés, mais une simple recherche dans Google affiche encore certains d’entre eux (qui renvoient tous vers la page d’accueil du forum) :

La logique financière est implacable : PC SOFT encaisse une rente sur chaque poste de travail, sans assumer aucun des coûts de développement, d’hébergement ou de support qui restent intégralement à la charge des développeurs, comme le pointe Kairos. L’affaire ressemble aux modifications de tarification tentées par Unity, avec les conséquences désastreuses que l’on connait.

Vers des factures surprises

La portée sociale de ce mécanisme dépasse le cercle des professionnels de l’informatique, toujours selon nos confrères. Les logiciels construits avec les outils PC SOFT irriguent des secteurs entiers de l’économie francophone : gestion commerciale, comptabilité, suivi de production, ressources humaines, dossiers médicaux, caisses enregistreuses, outils associatifs. La pétition publique de Wx Alliance (1 608 signatures à l’heure où nous écrivons ces lignes) prévient : « Dans bien des cas, les utilisateurs finaux ignorent même que les logiciels qu’ils emploient reposent sur ces technologies ».

Ils pourraient donc recevoir demain une facture d’un fonds d’investissement étranger pour continuer d’utiliser un outil qu’ils croyaient légitimement posséder.

Un terrain juridique contesté

La légalité de plusieurs aspects de la nouvelle politique commerciale pose question. En droit français, un éditeur peut contraindre ses clients à souscrire un nouveau contrat pour accéder aux versions futures d’un logiciel, mais sa capacité à priver l’utilisateur de l’accès à une version déjà achetée est plus fragile. La Cour de justice de l’Union européenne a par ailleurs reconnu en 2012 le droit à la revente de licences logicielles d’occasion, consacrant le caractère acquis du droit d’usage sur une licence achetée.

L’imposition de redevances à des tiers non contractants est encore plus problématique. L’article L121-1 du Code de la consommation prohibe ainsi les pratiques commerciales « susceptibles d’altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur ». À l’échelle européenne, le Data Act, entré en application en septembre 2025, oblige désormais les fournisseurs SaaS à permettre à leurs clients de changer de prestataire avec un préavis de deux mois maximum, mais la captivité technologique liée au WLangage rend ce droit formel très difficile à exercer en pratique.

La Wx Alliance dit avoir adressé une vingtaine de questions formelles à PC SOFT sur les modalités de la clé de sécurité (le fameux dongle USB), sans réponse à ce jour.

Une question de souveraineté

Le cas PC SOFT n’est pas un incident sectoriel. C’est le révélateur d’une vulnérabilité structurelle : des pans entiers du tissu économique et administratif francophone reposent sur des outils dont le contrôle vient silencieusement d’échapper aux juridictions européennes.

Constellation Software, avec ses neuf groupes opérationnels et ses plus de mille sociétés acquises, emploie 55 000 personnes dans le monde et sert plus de 125 000 entités clientes dans plus de cent pays. Ses revenus pour 2025 ont atteint 11,623 milliards de dollars. Dans un article paru en juillet 2025, Dany Kitishian (Klover.ai), évoquait ainsi « l’efficacité inégalée du modèle de fonctionnement décentralisé », « la discipline financière comme fondation culturelle » et l’immense pouvoir de capitalisation constitué par plus d’un millier de « monopoles de niche ». Noyée dans la masse, PC SOFT n’est probablement qu’une ligne dans un tableur.

☕️ Apple serre la vis sur les apps qui n’apportent rien de nouveau

10 juin 2026 à 13:25


L’App Store proposant une myriade d’applications pour iOS, il est donc inévitable que bon nombre d’entre elles ressortent des mêmes catégories. Apple prévient que certaines de ces apps pourraient être retirées de la boutique si elles n’apportent aucune plus-value aux utilisateurs.

À côté des applications qui se téléchargent par millions, des milliers d’autres tentent de se faire une place dans des catégories déjà bondées. Apple considère que certaines catégories ont atteint un point de saturation et prévient qu’elle pourrait faire le tri.

Ça sent mauvais pour les apps de pets

Comme elle le fait régulièrement, le constructeur a amendé le guide des bonnes pratiques de l’App Store, à l’occasion de sa conférence mondiale des développeurs. Et comme l’a repéré TechCrunch, l’entreprise en a profité pour préciser l’article 4.3(b) consacré au spam ; il lui confère le droit de refuser des applications soumises dans des catégories saturées, comme les apps de sons douteux (pets, rots), les jeux à boire, la voyance, les lampes torches, les rencontres ou encore celles consacrées au Kama Sutra.

La mise à jour ajoute au lot les minuteries simples. « Nous n’accepterons donc plus de nouvelles soumissions dans ces catégories, sauf si elles proposent une expérience sensiblement différente ou améliorée », indique Apple. Jusque-là, il ne s’agit que d’une précision, mais le constructeur va plus loin : il se réserve la possibilité de retirer ces applications « si elles ne sont pas mises à jour, améliorées ou si elles ne parviennent pas à attirer des utilisateurs ».

C’est entendu, personne n’a besoin de plusieurs apps de pets, mais le dernier critère interroge : Apple va donc juger les applications en fonction de leur attrait auprès des utilisateurs. Voilà qui est plutôt vague ! Certaines apps très niches n’en sont pas moins utiles à un certain nombre d’utilisateurs.

D’autant que l’historique de validation de l’App Store ne plaide pas toujours en faveur d’une ligne claire et cohérente : Apple a régulièrement été critiquée pour avoir laissé prospérer des applications de qualité très médiocre, tout en refusant ou en retardant des logiciels pourtant parfaitement légitimes.

Quoi qu’il en soit, les développeurs qui s’amuseraient à soumettre de manière répétée ce type d’applications « considérées comme médiocres, de faible qualité ou demandant peu d’efforts de développement » pourraient subir une exclusion pure et simple du programme Apple Developer.

Durant la WWDC, Apple a annoncé plusieurs nouveautés liées à l’App Store, à commencer par de nouveaux outils marketing comme des en-têtes plus attractifs sur les pages produit, la possibilité d’envoyer un message personnalisé quand un utilisateur tente de résilier un abonnement, des abonnements groupés dans une formule unique, ou encore un système de « collections personnalisées » proposant à l’utilisateur une sélection d’apps en fonction de ses intérêts.

☕️ Apple serre la vis sur les apps qui n’apportent rien de nouveau

10 juin 2026 à 13:25


L’App Store proposant une myriade d’applications pour iOS, il est donc inévitable que bon nombre d’entre elles ressortent des mêmes catégories. Apple prévient que certaines de ces apps pourraient être retirées de la boutique si elles n’apportent aucune plus-value aux utilisateurs.

À côté des applications qui se téléchargent par millions, des milliers d’autres tentent de se faire une place dans des catégories déjà bondées. Apple considère que certaines catégories ont atteint un point de saturation et prévient qu’elle pourrait faire le tri.

Ça sent mauvais pour les apps de pets

Comme elle le fait régulièrement, le constructeur a amendé le guide des bonnes pratiques de l’App Store, à l’occasion de sa conférence mondiale des développeurs. Et comme l’a repéré TechCrunch, l’entreprise en a profité pour préciser l’article 4.3(b) consacré au spam ; il lui confère le droit de refuser des applications soumises dans des catégories saturées, comme les apps de sons douteux (pets, rots), les jeux à boire, la voyance, les lampes torches, les rencontres ou encore celles consacrées au Kama Sutra.

La mise à jour ajoute au lot les minuteries simples. « Nous n’accepterons donc plus de nouvelles soumissions dans ces catégories, sauf si elles proposent une expérience sensiblement différente ou améliorée », indique Apple. Jusque-là, il ne s’agit que d’une précision, mais le constructeur va plus loin : il se réserve la possibilité de retirer ces applications « si elles ne sont pas mises à jour, améliorées ou si elles ne parviennent pas à attirer des utilisateurs ».

C’est entendu, personne n’a besoin de plusieurs apps de pets, mais le dernier critère interroge : Apple va donc juger les applications en fonction de leur attrait auprès des utilisateurs. Voilà qui est plutôt vague ! Certaines apps très niches n’en sont pas moins utiles à un certain nombre d’utilisateurs.

D’autant que l’historique de validation de l’App Store ne plaide pas toujours en faveur d’une ligne claire et cohérente : Apple a régulièrement été critiquée pour avoir laissé prospérer des applications de qualité très médiocre, tout en refusant ou en retardant des logiciels pourtant parfaitement légitimes.

Quoi qu’il en soit, les développeurs qui s’amuseraient à soumettre de manière répétée ce type d’applications « considérées comme médiocres, de faible qualité ou demandant peu d’efforts de développement » pourraient subir une exclusion pure et simple du programme Apple Developer.

Durant la WWDC, Apple a annoncé plusieurs nouveautés liées à l’App Store, à commencer par de nouveaux outils marketing comme des en-têtes plus attractifs sur les pages produit, la possibilité d’envoyer un message personnalisé quand un utilisateur tente de résilier un abonnement, des abonnements groupés dans une formule unique, ou encore un système de « collections personnalisées » proposant à l’utilisateur une sélection d’apps en fonction de ses intérêts.

Chrome se débarrasse des derniers pans de code permettant à uBlock Origin de fonctionner

10 juin 2026 à 09:39
c’eSt pOuR La séCuRiTé
Chrome se débarrasse des derniers pans de code permettant à uBlock Origin de fonctionner

La transition de Chrome et de l’écosystème Chromium vers les extensions au format Manifest V3 (MV3) entre dans sa phase finale, entraînant la suppression définitive de l’extension de blocage de publicités uBlock Origin (fondée sur Manifest V2).

Le Manifest est le cadre permettant aux extensions de navigateurs d’exister. Il définit notamment ce qu’elles ont le droit de faire et est donc crucial pour leurs capacités. Lorsque Google a annoncé la version 3, il n’était question que de légèreté et surtout de sécurité. L’entreprise considérait alors que les extensions V2 avaient trop de pouvoir, laissant la porte ouverte à bon nombre d’exploitations. Il s’agissait alors officiellement de lutter contre ces abus, et la V3 représente en effet une avancée significative dans ce domaine.

En retirant toutefois des capacités (particulièrement l’API Web Request), Google a coupé ce qui permettait à des extensions comme uBlock Origin et autres bloqueurs de publicité d’accomplir efficacement leur tâche. Jusqu’à aujourd’hui, il existait certaines méthodes pour contourner ce durcissement, mais Chrome s’apprête à perdre ce qui restait de points d’accroche.

Suppression des dernières traces

Chrome en est actuellement à sa version 149. Les versions 150 et 151 vont supprimer les dernières options qui permettaient, via une activation de « flags » (dans about:config) de contourner les blocages des extensions MV2, rapporte Neowin, qui a remarqué les mouvements dans le dépôt GitHub WebExtensions Community Group du W3C.

Andrey Bershanskiy, l’un des contributeurs de Chromium (la base open source servant de fondation à Chrome) a ainsi indiqué que Chrome 150 va supprimer complètement l’option ExtensionManifestV2Disabled, souvent utilisée jusqu’ici pour forcer la prise en charge des extensions MV2, notamment uBlock Origin.

Dans le fil, on peut lire que le développeur David Cronin, de chez Google, avertit effectivement que le code est supprimé. L’étape est présentée comme logique : les extensions MV2 n’étant plus supportées, ce code présente une dette technique grandissante et nécessite donc des ressources de maintenance croissantes, sans parler des risques de sécurité.

La version 151 de Chromium (et donc de Chrome) perdra à son tour les options ExtensionManifestV2Unsupported et ExtensionManifestV2Availability, ainsi qu’a priori  AllowLegacyMV2Extensions.

Et les autres navigateurs Chromium ?

En dehors du cas Firefox, qui a son propre moteur et qui doit toujours supporter les extensions MV2 jusqu’à nouvel ordre, la question se pose pour les autres navigateurs. Brave, Edge, Opera et Vivaldi notamment reprennent la même base de code.

Chez Microsoft, Edge coupe progressivement le support depuis février et suit ainsi le calendrier de Google. Pour les autres, le support sera plus long. Pour Brave et Vivaldi, la promesse est pour l’instant la même que chez Mozilla : jusqu’à nouvel ordre, sans date précise.

Quant à Opera, la situation est plus trouble. Officiellement, les extensions MV2 seront supportées « plus longtemps » que dans Chrome, mais la situation pourrait être en train de changer.

Selon un fil sur Reddit, le développeur de uBlock Origin aurait mentionné avoir reçu un email de l’entreprise, annonçant que suite au retrait des extensions MV2 dans Chrome, il était « crucial » d’entamer rapidement la transition vers la V3 du Manifest. Toutefois aucune date n’était donnée.

Les développeurs spéculaient alors sur la baisse potentielle des moyens alloués par Opera à la vérification des extensions MV2, la version 1.7.0.0 de uBlock Origin ayant pris beaucoup de retard dans sa validation. Le mail supposé datant de plus d’un an, un changement est donc peut-être à l’œuvre dans l’entreprise.

La fin des haricots ?

Si l’on s’en tient aux gros navigateurs comme Chrome et Edge, la suppression totale du code associé aux extensions MV2 signifie effectivement la fin de uBlock Origin et de tous les autres bloqueurs de contenus basés sur l’API Web Request. L’auteur de cette extension, Raymond Hill, propose bien depuis un moment une version MV3 (nommée Lite), mais il a souvent averti qu’elle était moins performante dans son blocage, à cause des limitations imposées par le nouveau cadre.

Pour les aficionados de uBlock et d’autres extensions du même acabit, il ne reste donc plus qu’à s’orienter vers un éditeur ayant une politique de support de MV2. C’est le cas de Mozilla, qui est intervenu d’ailleurs dans le fil Reddit pour signifier qu’elle ne prévoyait pas d’abandonner ces extensions : « Cela garantira que certains types d’extensions, comme les bloqueurs de publicités, continuent de fonctionner de manière optimale dans Firefox ». C’est aussi pour l’instant le cas de Brave et Vivaldi.

Ce support ne pourra cependant pas être sans fin. S’agissant d’un ancien modèle, la dette technique finira effectivement par s’accumuler. Brave, Firefox et Vivaldi (ainsi qu’Opera pour le moment) ont quand même une double approche : ils acceptent les extensions MV2 et MV3, permettant aux développeurs de partir sur la base qui leur convient. Dans cette optique, beaucoup dans le fil Reddit indiquent être passés à Firefox pour cette raison.

Chrome se débarrasse des derniers pans de code permettant à uBlock Origin de fonctionner

10 juin 2026 à 09:39
c’eSt pOuR La séCuRiTé
Chrome se débarrasse des derniers pans de code permettant à uBlock Origin de fonctionner

La transition de Chrome et de l’écosystème Chromium vers les extensions au format Manifest V3 (MV3) entre dans sa phase finale, entraînant la suppression définitive de l’extension de blocage de publicités uBlock Origin (fondée sur Manifest V2).

Le Manifest est le cadre permettant aux extensions de navigateurs d’exister. Il définit notamment ce qu’elles ont le droit de faire et est donc crucial pour leurs capacités. Lorsque Google a annoncé la version 3, il n’était question que de légèreté et surtout de sécurité. L’entreprise considérait alors que les extensions V2 avaient trop de pouvoir, laissant la porte ouverte à bon nombre d’exploitations. Il s’agissait alors officiellement de lutter contre ces abus, et la V3 représente en effet une avancée significative dans ce domaine.

En retirant toutefois des capacités (particulièrement l’API Web Request), Google a coupé ce qui permettait à des extensions comme uBlock Origin et autres bloqueurs de publicité d’accomplir efficacement leur tâche. Jusqu’à aujourd’hui, il existait certaines méthodes pour contourner ce durcissement, mais Chrome s’apprête à perdre ce qui restait de points d’accroche.

Suppression des dernières traces

Chrome en est actuellement à sa version 149. Les versions 150 et 151 vont supprimer les dernières options qui permettaient, via une activation de « flags » (dans about:config) de contourner les blocages des extensions MV2, rapporte Neowin, qui a remarqué les mouvements dans le dépôt GitHub WebExtensions Community Group du W3C.

Andrey Bershanskiy, l’un des contributeurs de Chromium (la base open source servant de fondation à Chrome) a ainsi indiqué que Chrome 150 va supprimer complètement l’option ExtensionManifestV2Disabled, souvent utilisée jusqu’ici pour forcer la prise en charge des extensions MV2, notamment uBlock Origin.

Dans le fil, on peut lire que le développeur David Cronin, de chez Google, avertit effectivement que le code est supprimé. L’étape est présentée comme logique : les extensions MV2 n’étant plus supportées, ce code présente une dette technique grandissante et nécessite donc des ressources de maintenance croissantes, sans parler des risques de sécurité.

La version 151 de Chromium (et donc de Chrome) perdra à son tour les options ExtensionManifestV2Unsupported et ExtensionManifestV2Availability, ainsi qu’a priori  AllowLegacyMV2Extensions.

Et les autres navigateurs Chromium ?

En dehors du cas Firefox, qui a son propre moteur et qui doit toujours supporter les extensions MV2 jusqu’à nouvel ordre, la question se pose pour les autres navigateurs. Brave, Edge, Opera et Vivaldi notamment reprennent la même base de code.

Chez Microsoft, Edge coupe progressivement le support depuis février et suit ainsi le calendrier de Google. Pour les autres, le support sera plus long. Pour Brave et Vivaldi, la promesse est pour l’instant la même que chez Mozilla : jusqu’à nouvel ordre, sans date précise.

Quant à Opera, la situation est plus trouble. Officiellement, les extensions MV2 seront supportées « plus longtemps » que dans Chrome, mais la situation pourrait être en train de changer.

Selon un fil sur Reddit, le développeur de uBlock Origin aurait mentionné avoir reçu un email de l’entreprise, annonçant que suite au retrait des extensions MV2 dans Chrome, il était « crucial » d’entamer rapidement la transition vers la V3 du Manifest. Toutefois aucune date n’était donnée.

Les développeurs spéculaient alors sur la baisse potentielle des moyens alloués par Opera à la vérification des extensions MV2, la version 1.7.0.0 de uBlock Origin ayant pris beaucoup de retard dans sa validation. Le mail supposé datant de plus d’un an, un changement est donc peut-être à l’œuvre dans l’entreprise.

La fin des haricots ?

Si l’on s’en tient aux gros navigateurs comme Chrome et Edge, la suppression totale du code associé aux extensions MV2 signifie effectivement la fin de uBlock Origin et de tous les autres bloqueurs de contenus basés sur l’API Web Request. L’auteur de cette extension, Raymond Hill, propose bien depuis un moment une version MV3 (nommée Lite), mais il a souvent averti qu’elle était moins performante dans son blocage, à cause des limitations imposées par le nouveau cadre.

Pour les aficionados de uBlock et d’autres extensions du même acabit, il ne reste donc plus qu’à s’orienter vers un éditeur ayant une politique de support de MV2. C’est le cas de Mozilla, qui est intervenu d’ailleurs dans le fil Reddit pour signifier qu’elle ne prévoyait pas d’abandonner ces extensions : « Cela garantira que certains types d’extensions, comme les bloqueurs de publicités, continuent de fonctionner de manière optimale dans Firefox ». C’est aussi pour l’instant le cas de Brave et Vivaldi.

Ce support ne pourra cependant pas être sans fin. S’agissant d’un ancien modèle, la dette technique finira effectivement par s’accumuler. Brave, Firefox et Vivaldi (ainsi qu’Opera pour le moment) ont quand même une double approche : ils acceptent les extensions MV2 et MV3, permettant aux développeurs de partir sur la base qui leur convient. Dans cette optique, beaucoup dans le fil Reddit indiquent être passés à Firefox pour cette raison.

☕️ Compatibilité matérielle : le grand écart des nouveaux OS 27 d’Apple

9 juin 2026 à 14:35


Apple a dévoilé hier son nouvel arsenal de systèmes d’exploitation, ainsi que les appareils sur lesquels on pourra les installer. Il y a des surprises, bonnes et moins bonnes.

Image : Apple

À tout seigneur tout honneur, la compatibilité d’iOS 27 est aussi la plus simple à résumer : tous les iPhone capables de faire tourner iOS 26 pourront installer la nouvelle version. Cela inclut l’iPhone 11, lancé en 2019 avec sa puce A13. Une bonne nouvelle pour les propriétaires de ce modèle, qui n’auront pas à se contenter de simples correctifs de sécurité : leur smartphone aura aussi droit aux nouveautés du système (pas toutes, certes).

Apple continue certes d’assurer le service après-vente logiciel de très vieux appareils – l’iPhone 5 s a reçu une mise à jour de sécurité en janvier dernier –, mais voir l’iPhone 11 rester dans la course six ans après sa sortie est un signal encourageant pour la longévité générale des smartphones Apple. Au passage, iOS 27 pourra aussi s’installer sur ce bon vieux iPhone SE de 2e génération.

La liste de compatibilité pour iPadOS 27 est moins généreuse. Les derniers iPad Pro (M4 et M5) sont évidemment supportés, mais l’iPad Pro 12,9 pouces de 3e génération (2018, avec une puce A12X) passe à l’as : il faudra une tablette de 4e génération au minimum, ou plus récente. Idem du côté de l’iPad Pro 11 pouces : iPadOS 27 réclame au minimum un modèle de 2e génération. Exit la mouture précédente sortie en même temps que le 12,9 pouces de 3e gen.

Apple liste également l’iPad Air 11 pouces 4e génération (2020, puce A14), excluant de fait la génération précédente. Bizarrement, le constructeur prend la peine de préciser que les iPad Air 11 et 13 pouces M2 et au-delà sont compatibles avec iPadOS 27, ce qui tombe sous le sens… en omettant le modèle avec puce M1. Qu’on se rassure, il est bien pris en charge également.

Pour le reste, on pourra installer le nouvel OS sur l’iPad de 9e génération (2024) ou plus, l’iPad mini (A17 Pro) ou l’iPad mini 6e génération. iPadOS 27 fait l’impasse sur l’iPad 8e génération (2020) et l’iPad mini 5e génération (2019), deux tablettes équipées d’une A12 et qui étaient compatibles avec iPadOS 26.

Pour macOS 27 Golden Gate, la situation est simple : tous les Mac équipés d’une puce Apple (à partir de la M1) sont pris en charge, ainsi que le MacBook Neo avec sa puce A18 Pro. macOS 26 Tahoe aura été l’ultime version compatible avec les Mac Intel. Néanmoins, Apple s’engage sur trois années de mises à jour de sécurité pour ces modèles, comme l’explique MacGeneration.

Rosetta, la couche de traduction qui fait tourner les applications Intel sur les Mac à puce Apple, continuera de fonctionner sur macOS 27. Ensuite, le constructeur ne conservera qu’une partie des fonctions prenant en charge d’anciens jeux conçus pour des frameworks Intel.

Du côté de watchOS 27, c’est la douche froide pour les possesseurs d’Apple Watch Ultra 1ʳᵉ génération. Ce modèle n’est pourtant pas si vieux (2022), mais il est privé de la prochaine version de l’OS ! Le système d’exploitation fait aussi l’impasse sur l’Apple Watch SE 2ᵉ génération et l’Apple Watch Series 8. Il faudra posséder une SE 3, une Series 9 ou une Ultra 2.

tvOS 27 n’a pas vraiment eu droit aux feux de la rampe durant la keynote, mais il existe ! Et pour l’occasion, Apple en a réduit la compatibilité aux seules Apple TV 4K de 2ᵉ et 3ᵉ générations (2021 et 2022), tvOS 26 prenant en charge l’Apple TV HD de 2015 et les modèles suivants.

Enfin, sans surprise, visionOS 27 est compatible avec tous les modèles de Vision Pro, autrement dit les versions M2 et M5. Rappelons pour finir que les OS en « 27 » mettent surtout l’accent sur les optimisations de performance et la stabilité, ce qui devrait profiter à tous les appareils compatibles.

☕️ Compatibilité matérielle : le grand écart des nouveaux OS 27 d’Apple

9 juin 2026 à 14:35


Apple a dévoilé hier son nouvel arsenal de systèmes d’exploitation, ainsi que les appareils sur lesquels on pourra les installer. Il y a des surprises, bonnes et moins bonnes.

Image : Apple

À tout seigneur tout honneur, la compatibilité d’iOS 27 est aussi la plus simple à résumer : tous les iPhone capables de faire tourner iOS 26 pourront installer la nouvelle version. Cela inclut l’iPhone 11, lancé en 2019 avec sa puce A13. Une bonne nouvelle pour les propriétaires de ce modèle, qui n’auront pas à se contenter de simples correctifs de sécurité : leur smartphone aura aussi droit aux nouveautés du système (pas toutes, certes).

Apple continue certes d’assurer le service après-vente logiciel de très vieux appareils – l’iPhone 5 s a reçu une mise à jour de sécurité en janvier dernier –, mais voir l’iPhone 11 rester dans la course six ans après sa sortie est un signal encourageant pour la longévité générale des smartphones Apple. Au passage, iOS 27 pourra aussi s’installer sur ce bon vieux iPhone SE de 2e génération.

La liste de compatibilité pour iPadOS 27 est moins généreuse. Les derniers iPad Pro (M4 et M5) sont évidemment supportés, mais l’iPad Pro 12,9 pouces de 3e génération (2018, avec une puce A12X) passe à l’as : il faudra une tablette de 4e génération au minimum, ou plus récente. Idem du côté de l’iPad Pro 11 pouces : iPadOS 27 réclame au minimum un modèle de 2e génération. Exit la mouture précédente sortie en même temps que le 12,9 pouces de 3e gen.

Apple liste également l’iPad Air 11 pouces 4e génération (2020, puce A14), excluant de fait la génération précédente. Bizarrement, le constructeur prend la peine de préciser que les iPad Air 11 et 13 pouces M2 et au-delà sont compatibles avec iPadOS 27, ce qui tombe sous le sens… en omettant le modèle avec puce M1. Qu’on se rassure, il est bien pris en charge également.

Pour le reste, on pourra installer le nouvel OS sur l’iPad de 9e génération (2024) ou plus, l’iPad mini (A17 Pro) ou l’iPad mini 6e génération. iPadOS 27 fait l’impasse sur l’iPad 8e génération (2020) et l’iPad mini 5e génération (2019), deux tablettes équipées d’une A12 et qui étaient compatibles avec iPadOS 26.

Pour macOS 27 Golden Gate, la situation est simple : tous les Mac équipés d’une puce Apple (à partir de la M1) sont pris en charge, ainsi que le MacBook Neo avec sa puce A18 Pro. macOS 26 Tahoe aura été l’ultime version compatible avec les Mac Intel. Néanmoins, Apple s’engage sur trois années de mises à jour de sécurité pour ces modèles, comme l’explique MacGeneration.

Rosetta, la couche de traduction qui fait tourner les applications Intel sur les Mac à puce Apple, continuera de fonctionner sur macOS 27. Ensuite, le constructeur ne conservera qu’une partie des fonctions prenant en charge d’anciens jeux conçus pour des frameworks Intel.

Du côté de watchOS 27, c’est la douche froide pour les possesseurs d’Apple Watch Ultra 1ʳᵉ génération. Ce modèle n’est pourtant pas si vieux (2022), mais il est privé de la prochaine version de l’OS ! Le système d’exploitation fait aussi l’impasse sur l’Apple Watch SE 2ᵉ génération et l’Apple Watch Series 8. Il faudra posséder une SE 3, une Series 9 ou une Ultra 2.

tvOS 27 n’a pas vraiment eu droit aux feux de la rampe durant la keynote, mais il existe ! Et pour l’occasion, Apple en a réduit la compatibilité aux seules Apple TV 4K de 2ᵉ et 3ᵉ générations (2021 et 2022), tvOS 26 prenant en charge l’Apple TV HD de 2015 et les modèles suivants.

Enfin, sans surprise, visionOS 27 est compatible avec tous les modèles de Vision Pro, autrement dit les versions M2 et M5. Rappelons pour finir que les OS en « 27 » mettent surtout l’accent sur les optimisations de performance et la stabilité, ce qui devrait profiter à tous les appareils compatibles.

☕️ Visitez le musée virtuel des systèmes d’exploitation

9 juin 2026 à 08:22


Nostalgiques d’OS/2 d’IBM, de Mac OS 1.0 ou encore de Windows Me (si, ça doit bien exister) ? Voilà un site qui devrait vous intéresser : The Virtual OS Museum, un musée virtuel consacré aux systèmes d’exploitation.

Andrew Warkentin, qui se présente comme développeur et historien de ces systèmes, explique qu’il collectionne des images d’OS émulés depuis 2003. Actuellement, sa liste en contient déjà plus de 1 700.

« Bien que la situation en matière de préservation des logiciels se soit considérablement améliorée au cours des deux dernières décennies, bon nombre des projets de préservation existants restent encore peu accessibles », explique-t-il. « Lorsque j’ai commencé à collecter des images d’émulateurs (en 2003), il n’existait que quelques petites archives d’images de logiciels et de la documentation correspondante, et relativement peu d’émulateurs pour des plateformes autres que les plateformes grand public bien connues, ajoute-t-il. « Aujourd’hui, il existe de nombreuses archives importantes de logiciels et de documentation historiques, ainsi que de nombreux émulateurs, même pour des plateformes très obscures ».

Le Virtual OS Museum passe en revue une grande partie de l’histoire de l’informatique, de la Small-Scale Experimental Machine surnommée « Manchester baby » aux premières versions d’Android et d’iOS, en passant par les premières versions bêta de Windows Longhorn ou l’Amiga UNIX (AMIX) 2.1c :

Amiga UNIX (AMIX) 2.1c – 00 OpenLook desktop with applications

Le projet existe en deux versions : une « full » de 179 Go, qui permet d’accéder à toutes les archives en étant déconnecté, et une « lite » de 21 Go qui nécessite de télécharger ce qui correspond aux disquettes, bandes, etc. Et les sources sont disponibles sur Gitlab.

Ce projet n’est pas sans rappeler celui d’Internet Archive. Andrew Warkentin utilise d’ailleurs le site pour les fichiers Zip de son projet pour le téléchargement direct. Ils sont aussi disponibles en .torrent. Il vient également en parallèle d’un autre projet d’archivage de logiciels lancé il y a plus de 10 ans par l’Inria : Software Heritage.

☕️ Visitez le musée virtuel des systèmes d’exploitation

9 juin 2026 à 08:22


Nostalgiques d’OS/2 d’IBM, de Mac OS 1.0 ou encore de Windows Me (si, ça doit bien exister) ? Voilà un site qui devrait vous intéresser : The Virtual OS Museum, un musée virtuel consacré aux systèmes d’exploitation.

Andrew Warkentin, qui se présente comme développeur et historien de ces systèmes, explique qu’il collectionne des images d’OS émulés depuis 2003. Actuellement, sa liste en contient déjà plus de 1 700.

« Bien que la situation en matière de préservation des logiciels se soit considérablement améliorée au cours des deux dernières décennies, bon nombre des projets de préservation existants restent encore peu accessibles », explique-t-il. « Lorsque j’ai commencé à collecter des images d’émulateurs (en 2003), il n’existait que quelques petites archives d’images de logiciels et de la documentation correspondante, et relativement peu d’émulateurs pour des plateformes autres que les plateformes grand public bien connues, ajoute-t-il. « Aujourd’hui, il existe de nombreuses archives importantes de logiciels et de documentation historiques, ainsi que de nombreux émulateurs, même pour des plateformes très obscures ».

Le Virtual OS Museum passe en revue une grande partie de l’histoire de l’informatique, de la Small-Scale Experimental Machine surnommée « Manchester baby » aux premières versions d’Android et d’iOS, en passant par les premières versions bêta de Windows Longhorn ou l’Amiga UNIX (AMIX) 2.1c :

Amiga UNIX (AMIX) 2.1c – 00 OpenLook desktop with applications

Le projet existe en deux versions : une « full » de 179 Go, qui permet d’accéder à toutes les archives en étant déconnecté, et une « lite » de 21 Go qui nécessite de télécharger ce qui correspond aux disquettes, bandes, etc. Et les sources sont disponibles sur Gitlab.

Ce projet n’est pas sans rappeler celui d’Internet Archive. Andrew Warkentin utilise d’ailleurs le site pour les fichiers Zip de son projet pour le téléchargement direct. Ils sont aussi disponibles en .torrent. Il vient également en parallèle d’un autre projet d’archivage de logiciels lancé il y a plus de 10 ans par l’Inria : Software Heritage.

iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

8 juin 2026 à 19:06
Ça sent le Snow Leopard
iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

Les rumeurs l’avaient promis, les utilisateurs Apple ont été servis : iOS 27 et les autres systèmes d’exploitation en « 27 » misent d’abord et avant tout sur l’optimisation de l’existant, au détriment des nouveautés. Difficile toutefois de s’en plaindre, ce d’autant que le constructeur en profite pour corriger les excès de Liquid Glass.

Une année « Snow Leopard ». L’expression est bien connue des utilisateurs de Mac (d’un certain âge, disons !). En 2009, Apple avait triomphalement annoncé que Mac OS X 10.6 (Snow Leopard) comptait très exactement… zéro nouvelles fonctions. Apple avait bourré son prédécesseur, Mac OS X 10.5 Leopard, de nouveautés et il était temps de faire le ménage.

Optimisations à gogo

iOS 27, macOS 27 et les autres systèmes d’exploitation fraîchement présentés durant la keynote de la WWDC 2026 suivent une feuille de route similaire. À tel point qu’aucun de ces OS n’a eu droit à une séquence à part, tout le monde a été mis dans le même sac de l’optimisation ! Apple promet ainsi un gain de performances pour l’iPhone, l’iPad et le Mac, des transferts AirDrop plus rapides (jusqu’à 80 %), des apps qui se lancent plus vite (jusqu’à 30 %), tout comme les photos après leur prise de vue (jusqu’à 70 %).

Au même rayon des améliorations, le constructeur met en avant une meilleure transition entre réseaux Wi-Fi et cellulaire, ainsi qu’un gros travail sur la recherche dans ses systèmes. De petits changements certes, mais très importants pour l’utilisation des appareils au quotidien. La recherche en particulier — dans Mail, Photos et Spotlight, autrement dit les fichiers en local — est souvent défaillante ou ne donne pas les résultats escomptés. Toute amélioration est donc bonne à prendre.

Mieux encore, iOS 27 devrait se montrer plus réactif sur des modèles d’iPhone un peu anciens grâce à l’optimisation pour ces terminaux du gestionnaire des tâches du processeur (CPU scheduler) qui fonctionnait jusqu’à présent sur les modèles récents. La bonne surprise, c’est qu’iOS 27 pourra être installé sur les mêmes iPhone qu’iOS 26 : le système est toujours compatible avec l’iPhone 11 de 2019 (et les suivants bien sûr).

Un verre beaucoup plus opaque

Apple a inauguré l’an dernier Liquid Glass, un « langage de design » pour toutes ses plateformes. Pour le meilleur comme pour le pire : la nouvelle interface basée sur des effets de transparence peut provoquer des problèmes de lisibilité vite pénibles ; il est parfois impossible de lire le libellé d’un bouton quand une image passe dessous.

Le bonheur…
… simple comme une réglette !

Le constructeur a légèrement revu sa copie dans la foulée d’iOS 26, mais le fait est que beaucoup d’utilisateurs n’apprécient toujours pas ces effets. iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 – baptisé cette année « Golden Gate » – et watchOS 27 intègrent une réglette pour modifier la transparence de l’ensemble des éléments graphiques Liquid Glass. On devait donc retrouver des boutons opaques.

macOS bénéficie d’améliorations spécifiques. Les barres de menu perdent leur flou un peu bizarre et surtout, le panneau latéral du Finder et des apps (celui avec les trois boutons rouge, orange et vert) ne flotte plus par-dessus la fenêtre. Les utilisateurs Mac retrouveront donc un peu de leur sérénité perdue avec macOS 26 Tahoe.

L’optimisation et la fiabilité ont été un point important de cette keynote, mais pas le seul. Apple Intelligence et Siri ont eu droit à la part du lion, on y revient très vite.

iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

8 juin 2026 à 19:06
Ça sent le Snow Leopard
iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

Les rumeurs l’avaient promis, les utilisateurs Apple ont été servis : iOS 27 et les autres systèmes d’exploitation en « 27 » misent d’abord et avant tout sur l’optimisation de l’existant, au détriment des nouveautés. Difficile toutefois de s’en plaindre, ce d’autant que le constructeur en profite pour corriger les excès de Liquid Glass.

Une année « Snow Leopard ». L’expression est bien connue des utilisateurs de Mac (d’un certain âge, disons !). En 2009, Apple avait triomphalement annoncé que Mac OS X 10.6 (Snow Leopard) comptait très exactement… zéro nouvelles fonctions. Apple avait bourré son prédécesseur, Mac OS X 10.5 Leopard, de nouveautés et il était temps de faire le ménage.

Optimisations à gogo

iOS 27, macOS 27 et les autres systèmes d’exploitation fraîchement présentés durant la keynote de la WWDC 2026 suivent une feuille de route similaire. À tel point qu’aucun de ces OS n’a eu droit à une séquence à part, tout le monde a été mis dans le même sac de l’optimisation ! Apple promet ainsi un gain de performances pour l’iPhone, l’iPad et le Mac, des transferts AirDrop plus rapides (jusqu’à 80 %), des apps qui se lancent plus vite (jusqu’à 30 %), tout comme les photos après leur prise de vue (jusqu’à 70 %).

Au même rayon des améliorations, le constructeur met en avant une meilleure transition entre réseaux Wi-Fi et cellulaire, ainsi qu’un gros travail sur la recherche dans ses systèmes. De petits changements certes, mais très importants pour l’utilisation des appareils au quotidien. La recherche en particulier — dans Mail, Photos et Spotlight, autrement dit les fichiers en local — est souvent défaillante ou ne donne pas les résultats escomptés. Toute amélioration est donc bonne à prendre.

Mieux encore, iOS 27 devrait se montrer plus réactif sur des modèles d’iPhone un peu anciens grâce à l’optimisation pour ces terminaux du gestionnaire des tâches du processeur (CPU scheduler) qui fonctionnait jusqu’à présent sur les modèles récents. La bonne surprise, c’est qu’iOS 27 pourra être installé sur les mêmes iPhone qu’iOS 26 : le système est toujours compatible avec l’iPhone 11 de 2019 (et les suivants bien sûr).

Un verre beaucoup plus opaque

Apple a inauguré l’an dernier Liquid Glass, un « langage de design » pour toutes ses plateformes. Pour le meilleur comme pour le pire : la nouvelle interface basée sur des effets de transparence peut provoquer des problèmes de lisibilité vite pénibles ; il est parfois impossible de lire le libellé d’un bouton quand une image passe dessous.

Le bonheur…
… simple comme une réglette !

Le constructeur a légèrement revu sa copie dans la foulée d’iOS 26, mais le fait est que beaucoup d’utilisateurs n’apprécient toujours pas ces effets. iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 – baptisé cette année « Golden Gate » – et watchOS 27 intègrent une réglette pour modifier la transparence de l’ensemble des éléments graphiques Liquid Glass. On devait donc retrouver des boutons opaques.

macOS bénéficie d’améliorations spécifiques. Les barres de menu perdent leur flou un peu bizarre et surtout, le panneau latéral du Finder et des apps (celui avec les trois boutons rouge, orange et vert) ne flotte plus par-dessus la fenêtre. Les utilisateurs Mac retrouveront donc un peu de leur sérénité perdue avec macOS 26 Tahoe.

L’optimisation et la fiabilité ont été un point important de cette keynote, mais pas le seul. Apple Intelligence et Siri ont eu droit à la part du lion, on y revient très vite.

☕️ La Document Foundation (LibreOffice) s’agace de la présentation d’Euro-Office

8 juin 2026 à 10:09


La Document Foundation, responsable de la suite libre et open source LibreOffice, vient de publier une lettre ouverte « aux utilisateurs de la suite Office ». Elle prévient : même si des annonces vont dans le sens de la souveraineté numérique, qui a le vent en poupe en Europe, elles ne sont pas les premières.

La fondation s’agace en particulier des annonces relayées dans la presse autour d’Euro-Office, parfois présentée comme la première suite souveraine développée en Europe. Faux, rappelle la fondation : OpenOffice.org a été créée en 2001, en partant du code de StarOffice, puis LibreOffice a pris le relais en 2010. Les deux sont développées en Europe.

Logo de LibreOffice

Une certaine amertume se fait sentir dans la communication de la fondation. Selon elle, les personnes qui militent aujourd’hui pour la souveraineté numérique « sont restées silencieuses en 2006 quand la norme ouverte ISO/IEC ODF […] a été annoncée ». La fondation affirme n’avoir pas été écoutée « pendant toutes ces années », certains membres ayant été « accueillis avec un sourire condescendant » :

« Si l’on peut parler de la souveraineté numérique en Europe aujourd’hui, c’est grâce à The Document Foundation et aux membres de la communauté LibreOffice en général, qui ont maintenu le drapeau des suites bureautiques open source alors que tout le monde prédisait leur disparition, et qui ont continué à développer le seul format véritablement ouvert et standard garantissant la souveraineté numérique, car il offre un contrôle total aux utilisateurs sur le contenu »

La lettre ouverte précise qu’il ne s’agit pas d’une attaque contre Microsoft, mais que l’entreprise peut tirer parti de cette situation, car la suite Euro-Office doit se servir du format OOXML, présenté comme un standard ouvert, mais contre lequel la fondation s’est toujours battue. Elle avait déjà dénoncé ce choix dans un billet du 2 avril.

La suite Euro-Office a également été critiquée par OnlyOffice, qui a dénoncé « un fork hostile » du code de sa suite (sous AGPL V3). Ses développeurs ont argué qu’ils voulaient prendre leurs propres décisions. Pour rappel, Euro-Office est un projet soutenu notamment par IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et BTactic. Des acteurs de poids qui pourraient peser dans la balance et pourraient « rassurer » les institutions dans ces temps changeants.

☕️ La Document Foundation (LibreOffice) s’agace de la présentation d’Euro-Office

8 juin 2026 à 10:09


La Document Foundation, responsable de la suite libre et open source LibreOffice, vient de publier une lettre ouverte « aux utilisateurs de la suite Office ». Elle prévient : même si des annonces vont dans le sens de la souveraineté numérique, qui a le vent en poupe en Europe, elles ne sont pas les premières.

La fondation s’agace en particulier des annonces relayées dans la presse autour d’Euro-Office, parfois présentée comme la première suite souveraine développée en Europe. Faux, rappelle la fondation : OpenOffice.org a été créée en 2001, en partant du code de StarOffice, puis LibreOffice a pris le relais en 2010. Les deux sont développées en Europe.

Logo de LibreOffice

Une certaine amertume se fait sentir dans la communication de la fondation. Selon elle, les personnes qui militent aujourd’hui pour la souveraineté numérique « sont restées silencieuses en 2006 quand la norme ouverte ISO/IEC ODF […] a été annoncée ». La fondation affirme n’avoir pas été écoutée « pendant toutes ces années », certains membres ayant été « accueillis avec un sourire condescendant » :

« Si l’on peut parler de la souveraineté numérique en Europe aujourd’hui, c’est grâce à The Document Foundation et aux membres de la communauté LibreOffice en général, qui ont maintenu le drapeau des suites bureautiques open source alors que tout le monde prédisait leur disparition, et qui ont continué à développer le seul format véritablement ouvert et standard garantissant la souveraineté numérique, car il offre un contrôle total aux utilisateurs sur le contenu »

La lettre ouverte précise qu’il ne s’agit pas d’une attaque contre Microsoft, mais que l’entreprise peut tirer parti de cette situation, car la suite Euro-Office doit se servir du format OOXML, présenté comme un standard ouvert, mais contre lequel la fondation s’est toujours battue. Elle avait déjà dénoncé ce choix dans un billet du 2 avril.

La suite Euro-Office a également été critiquée par OnlyOffice, qui a dénoncé « un fork hostile » du code de sa suite (sous AGPL V3). Ses développeurs ont argué qu’ils voulaient prendre leurs propres décisions. Pour rappel, Euro-Office est un projet soutenu notamment par IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et BTactic. Des acteurs de poids qui pourraient peser dans la balance et pourraient « rassurer » les institutions dans ces temps changeants.

Dis Next, c’est quoi une API ? Un SDK ?

8 juin 2026 à 08:32
Avec de vrais morceaux de bœuf dedans
Dis Next, c’est quoi une API ? Un SDK ?

On voit souvent les termes « API » et « SDK ». De quoi s’agit-il ? De briques de développement devenues incontournables aujourd’hui. On vous explique tout ça calmement.

Nous sommes cernés par les API depuis longtemps. Quand vous utilisez la fonction de partage pour envoyer un article à des amis depuis votre téléphone, envoyez un emoji, installez une application, faites un clic droit, copiez puis collez un contenu, Uber affiche un plan, réalisez un paiement en ligne sur un site marchand, programmez des envois d’emails…

Pour résumer à gros traits, une API – Application Programming Interface – est une brique élémentaire à laquelle on fait appel pour initier une opération. Dans le cas d’un site marchand par exemple, que vous souhaitiez payer par carte bancaire directement ou via un prestataire comme Paypal, tout est géré par des API. Les sociétés concernées les fournissent et documentent, afin que les sites puissent les employer « telles quelles ».

Vous avez demandé un bœuf bourguignon ?

L’analogie qui revient le plus souvent pour expliquer le fonctionnement est celle du restaurant. Vous entrez, vous vous asseyez et vous commandez un plat au serveur. Vous ne savez pas ce qui se passe en cuisine, ni comment l’établissement est organisé. Vous n’avez pas besoin de connaître son infrastructure électrique ou sa consommation d’eau, son nombre d’employés ou le type d’ustensiles utilisés, si le bœuf mijote dans une cocotte en fonte ou une casserole en inox. Tout ce que vous savez, c’est que le serveur va vous apporter un bœuf bourguignon, c’est sa mission.

Ici, le serveur représente l’API : il vient vous exposer les possibilités. Il accepte vos demandes si elles cadrent avec ce que le restaurant a à offrir, via un langage spécifique. Et oui : si vous commencez à parler du temps qu’il fait, le serveur va certainement s’en aller, car ces informations ne l’intéressent pas, ou en tout cas ne correspondent pas à sa tâche. Vous indiquez donc un ou plusieurs éléments figurant sur le menu, le serveur s’en va, transmet vos instructions, et vous pouvez déguster un bœuf bourguignon, sans avoir eu besoin de le préparer vous-même. De même, la cuisine ne sait pas qui vous êtes, elle n’a pas besoin de le savoir : elle sait simplement qu’elle doit fournir un bœuf bourguignon.

C’est le principe général de l’API : exposer des capacités, que d’autres peuvent utiliser pour éviter de tout refaire à chaque fois. Elle permet à deux systèmes (au sens large) de collaborer sans que l’un ait besoin de connaître les détails de l’autre. Ce fonctionnement est aujourd’hui omniprésent. Par exemple, si vous ouvrez une application ou un site affichant une carte routière, il est très probable que celle-ci soit fournie par Google ou OpenStreetMap, via une API que l’application doit simplement appeler.

DirectX, un bon exemple

Pour celles et ceux qui ont connu les années 1990, vous vous souvenez peut-être de l’arrivée de DirectX sur Windows. Une petite révolution dans le monde des jeux vidéo, car DirectX est un lot d’API exposant les capacités du matériel de l’ordinateur. Avant, par exemple pour jouer à Doom 2, il fallait que le jeu sache précisément à quel matériel s’adresser, ce qui entraînait parfois des problèmes, notamment sur le son.


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☕️ Proton accélère son Drive et confirme l’arrivée d’un client Linux

8 juin 2026 à 08:00


Dans un billet de blog daté du 4 juin, Proton a annoncé d’importantes améliorations pour son service de stockage dans le cloud, Drive. Chiffré de bout en bout, comme le reste des services proposés par l’entreprise suisse, Drive a été reconstruit sur la base d’un nouveau SDK (Software Development Kit) pour l’ensemble des plateformes.

Selon Proton, il y a deux avantages principaux. D’une part, une meilleure intégration sur ces plateformes. D’autre part, une accélération significative des opérations : deux fois plus rapides pour les téléchargements, trois fois pour les téléversements et quatre fois pour les chiffrements/déchiffrements. Ce dernier point permet une réduction franche de la consommation et de la chaleur sur les smartphones Android et iOS. Un bon point, car les performances initiales laissaient à désirer.

Le SDK doit aussi permettre le support d’un plus grand nombre de plateformes – « et oui, y compris Linux », ajoute Proton. Si l’on savait que Proton travaillait à fournir d’autres clients, c’est la première fois que Linux est clairement mentionné. Cependant, aucune date ni information supplémentaire n’est donnée. Pour rappel, le client pour Windows était sorti en juillet 2023 et celui pour macOS quatre mois plus tard.

Le SDK est également open source, sous licence MIT et disponible sur GitHub. On peut s’en servir via les langages C# et TypeScript, avec des liaisons pour Kotlin et Swift (respectivement pour Android et iOS). Le SDK est prévu pour s’interfacer avec d’autres applications, mais Proton précise qu’il n’est pas prêt pour la production dans ce cas de figure.

Proton indique que toutes ces améliorations peuvent se « ressentir » aujourd’hui, mais leur disponibilité n’est pas tout à fait claire, ni si toutes les plateformes sont concernées. Nous avons demandé des éclaircissements à l’entreprise et mettrons cette actualité à jour en cas de réponse.

Mise à jour de 15h30 : Proton nous a confirmé que tous les clients avaient été mis à jour, il suffit de s’assurer que les dernières versions sont installées sur vos appareils.

☕️ Proton accélère son Drive et confirme l’arrivée d’un client Linux

8 juin 2026 à 08:00


Dans un billet de blog daté du 4 juin, Proton a annoncé d’importantes améliorations pour son service de stockage dans le cloud, Drive. Chiffré de bout en bout, comme le reste des services proposés par l’entreprise suisse, Drive a été reconstruit sur la base d’un nouveau SDK (Software Development Kit) pour l’ensemble des plateformes.

Selon Proton, il y a deux avantages principaux. D’une part, une meilleure intégration sur ces plateformes. D’autre part, une accélération significative des opérations : deux fois plus rapides pour les téléchargements, trois fois pour les téléversements et quatre fois pour les chiffrements/déchiffrements. Ce dernier point permet une réduction franche de la consommation et de la chaleur sur les smartphones Android et iOS. Un bon point, car les performances initiales laissaient à désirer.

Le SDK doit aussi permettre le support d’un plus grand nombre de plateformes – « et oui, y compris Linux », ajoute Proton. Si l’on savait que Proton travaillait à fournir d’autres clients, c’est la première fois que Linux est clairement mentionné. Cependant, aucune date ni information supplémentaire n’est donnée. Pour rappel, le client pour Windows était sorti en juillet 2023 et celui pour macOS quatre mois plus tard.

Le SDK est également open source, sous licence MIT et disponible sur GitHub. On peut s’en servir via les langages C# et TypeScript, avec des liaisons pour Kotlin et Swift (respectivement pour Android et iOS). Le SDK est prévu pour s’interfacer avec d’autres applications, mais Proton précise qu’il n’est pas prêt pour la production dans ce cas de figure.

Proton indique que toutes ces améliorations peuvent se « ressentir » aujourd’hui, mais leur disponibilité n’est pas tout à fait claire, ni si toutes les plateformes sont concernées. Nous avons demandé des éclaircissements à l’entreprise et mettrons cette actualité à jour en cas de réponse.

Mise à jour de 15h30 : Proton nous a confirmé que tous les clients avaient été mis à jour, il suffit de s’assurer que les dernières versions sont installées sur vos appareils.

Vers des applications natives et un menu contextuel personnalisable pour Windows 11

5 juin 2026 à 15:23
I want to believe
Vers des applications natives et un menu contextuel personnalisable pour Windows 11

Depuis plusieurs mois, Microsoft travaille sur son projet « K2 » : une reconstruction de Windows 11 sur des bases plus saines. Entre autres améliorations sur la fiabilité et les performances, des confirmations tombent depuis la conférence Build. En ligne de mire cette fois, les applications natives et le menu contextuel.

Finalement, Microsoft était bien au courant des nombreuses critiques sur son système. De notre côté, nous les avons régulièrement épinglées, qu’il s’agisse des performances, des nombreux soucis de fiabilité (notamment au travers des mises à jour mensuelles), ou encore des incohérences d’interface. Sur ce point, Windows 11 est toujours coupé en deux, avec une couche de peinture fraiche sur les éléments déjà revisités par Windows 10, mais aussi de nombreux panneaux datant toujours de Windows 7, voire de XP.

Ces derniers temps, Microsoft annonce cependant des modifications importantes. On a ainsi pu voir le début d’un recul pour les fonctions liées à l’IA, la possibilité de repousser les mises à jour mensuelles autant de temps que l’on souhaite, une meilleure gestion des nouvelles versions de pilotes et firmwares distribuées par Windows Update, une accélération des performances sur les performances courantes, ou encore le retour du placement libre pour la barre des tâches.

Natif ! Natif ! Natif !

En mars, on a appris par l’intermédiaire du développeur Rudy Huyn qu’une équipe spécifique était constituée pour travailler sur de nouvelles applications et expériences pour Windows. Interrogé sur le type de technologie utilisée, il a confirmé qu’il s’agissait de code natif.

Un changement important, car l’un des problèmes de Microsoft actuellement est l’utilisation abondante de contenus web. Le nouvel Outlook est essentiellement une version web encapsulée par exemple, même chose pour Teams et l’application Copilot.

Le code natif signifie un code pensé pour être exécuté par le processeur via du langage machine. Le contenu web, lui, est interprété par un navigateur, Edge et son composant WebView 2 dans le cas présent. Les PWA (Progressive Web App) et autres applications Electron ont l’avantage de simplifier grandement le développement, puisque le même contenu web va s’exécuter partout ou presque de la même manière. Mais il est aussi plus lent, moins réactif et ne respecte que rarement les canons esthétiques de la plateforme utilisée.

Ce point a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs sessions techniques pendant la Build. Par exemple, comme signalé par Windows Central, une session datée du 3 juin a montré comment utiliser des agents pour simplifier la création d’applications natives basées sur WinUI 3 (framework d’interface utilisateur), améliorer les applications existantes ou migrer d’anciennes versions vers des technologies « modernes ». Microsoft a d’ailleurs introduit un agent dédié pour GitHub Copilot et Claude Code.

WinUI contient tous les contrôles standard pour les applications Windows

Et cette fois, il n’est pas juste question de dire aux autres quoi faire. En mars déjà, Microsoft confirmait que WinUI allait être utilisé pour un plus grand nombre de composants dans Windows, y compris le menu Démarrer, actuellement conçu avec React Native (oui).

Et pour mieux marquer ce changement, WinUI 3 devient officiellement « WinUI », sans numéro de version, pour démontrer que seul ce framework sera utilisé désormais. Des améliorations vont être apportées à certains problèmes courants, notamment les zones noires qui peuvent apparaitre quand on redimensionne une fenêtre, comme mentionné hier par Windows Latest. Microsoft a même promis que WinUI était le seul framework sur lequel l’éditeur travaillerait désormais. On attend donc de voir les résultats.

Cap sur le menu contextuel

Le menu contextuel de Windows 11 a cristallisé bien des critiques dans Windows 11. Particulièrement peu réactif à l’ouverture, il est souvent pointé du doigt pour son manque de lisibilité et le regroupement d’un grand nombre de fonctions dans la catégorie « Afficher d’autres options », tout en bas. Une arborescence peu claire quand on cherche un élément précis, malgré l’ajout par Microsoft de pictogrammes pour mieux mettre en avant des actions courantes.

Le 4 juin, en réponse à un tweet critiquant une nouvelle fois ce menu, Marcus Ash (responsable design chez Microsoft) a répondu que Microsoft travaillait « à rendre les menus contextuels plus rapides, plus simples par défaut, configurables selon ce que vous utilisez le plus ». Rien n’a été dit sur l’usage éventuel de WinUI, mais des améliorations de performances et de personnalisation sur un élément aussi important seront de toute façon bienvenues.

Vers des applications natives et un menu contextuel personnalisable pour Windows 11

5 juin 2026 à 15:23
I want to believe
Vers des applications natives et un menu contextuel personnalisable pour Windows 11

Depuis plusieurs mois, Microsoft travaille sur son projet « K2 » : une reconstruction de Windows 11 sur des bases plus saines. Entre autres améliorations sur la fiabilité et les performances, des confirmations tombent depuis la conférence Build. En ligne de mire cette fois, les applications natives et le menu contextuel.

Finalement, Microsoft était bien au courant des nombreuses critiques sur son système. De notre côté, nous les avons régulièrement épinglées, qu’il s’agisse des performances, des nombreux soucis de fiabilité (notamment au travers des mises à jour mensuelles), ou encore des incohérences d’interface. Sur ce point, Windows 11 est toujours coupé en deux, avec une couche de peinture fraiche sur les éléments déjà revisités par Windows 10, mais aussi de nombreux panneaux datant toujours de Windows 7, voire de XP.

Ces derniers temps, Microsoft annonce cependant des modifications importantes. On a ainsi pu voir le début d’un recul pour les fonctions liées à l’IA, la possibilité de repousser les mises à jour mensuelles autant de temps que l’on souhaite, une meilleure gestion des nouvelles versions de pilotes et firmwares distribuées par Windows Update, une accélération des performances sur les performances courantes, ou encore le retour du placement libre pour la barre des tâches.

Natif ! Natif ! Natif !

En mars, on a appris par l’intermédiaire du développeur Rudy Huyn qu’une équipe spécifique était constituée pour travailler sur de nouvelles applications et expériences pour Windows. Interrogé sur le type de technologie utilisée, il a confirmé qu’il s’agissait de code natif.

Un changement important, car l’un des problèmes de Microsoft actuellement est l’utilisation abondante de contenus web. Le nouvel Outlook est essentiellement une version web encapsulée par exemple, même chose pour Teams et l’application Copilot.

Le code natif signifie un code pensé pour être exécuté par le processeur via du langage machine. Le contenu web, lui, est interprété par un navigateur, Edge et son composant WebView 2 dans le cas présent. Les PWA (Progressive Web App) et autres applications Electron ont l’avantage de simplifier grandement le développement, puisque le même contenu web va s’exécuter partout ou presque de la même manière. Mais il est aussi plus lent, moins réactif et ne respecte que rarement les canons esthétiques de la plateforme utilisée.

Ce point a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs sessions techniques pendant la Build. Par exemple, comme signalé par Windows Central, une session datée du 3 juin a montré comment utiliser des agents pour simplifier la création d’applications natives basées sur WinUI 3 (framework d’interface utilisateur), améliorer les applications existantes ou migrer d’anciennes versions vers des technologies « modernes ». Microsoft a d’ailleurs introduit un agent dédié pour GitHub Copilot et Claude Code.

WinUI contient tous les contrôles standard pour les applications Windows

Et cette fois, il n’est pas juste question de dire aux autres quoi faire. En mars déjà, Microsoft confirmait que WinUI allait être utilisé pour un plus grand nombre de composants dans Windows, y compris le menu Démarrer, actuellement conçu avec React Native (oui).

Et pour mieux marquer ce changement, WinUI 3 devient officiellement « WinUI », sans numéro de version, pour démontrer que seul ce framework sera utilisé désormais. Des améliorations vont être apportées à certains problèmes courants, notamment les zones noires qui peuvent apparaitre quand on redimensionne une fenêtre, comme mentionné hier par Windows Latest. Microsoft a même promis que WinUI était le seul framework sur lequel l’éditeur travaillerait désormais. On attend donc de voir les résultats.

Cap sur le menu contextuel

Le menu contextuel de Windows 11 a cristallisé bien des critiques dans Windows 11. Particulièrement peu réactif à l’ouverture, il est souvent pointé du doigt pour son manque de lisibilité et le regroupement d’un grand nombre de fonctions dans la catégorie « Afficher d’autres options », tout en bas. Une arborescence peu claire quand on cherche un élément précis, malgré l’ajout par Microsoft de pictogrammes pour mieux mettre en avant des actions courantes.

Le 4 juin, en réponse à un tweet critiquant une nouvelle fois ce menu, Marcus Ash (responsable design chez Microsoft) a répondu que Microsoft travaillait « à rendre les menus contextuels plus rapides, plus simples par défaut, configurables selon ce que vous utilisez le plus ». Rien n’a été dit sur l’usage éventuel de WinUI, mais des améliorations de performances et de personnalisation sur un élément aussi important seront de toute façon bienvenues.

Face à Edge, six éditeurs appellent Microsoft à changer les règles du jeu

5 juin 2026 à 08:57
Union sacrée
Face à Edge, six éditeurs appellent Microsoft à changer les règles du jeu

Réunis au sein de la Browser Choice Alliance, six éditeurs de navigateurs dont Chrome, Opera ou Vivaldi, appellent dans une lettre ouverte Microsoft à mettre fin aux pratiques visant à avantager son propre client, Edge, sur Windows.

« Assez, c’est assez », titrent les six navigateurs réunis au sein de la Browser Choice Alliance (Google Chrome, Opera, Vivaldi, Wavebox, Midori et Waterfox). Mercredi 3 juin, la coalition formée en 2024 a publié une nouvelle lettre ouverte adressée à Satya Nadella, CEO de Microsoft. Elle y réclame, une nouvelle fois, que l’éditeur de Windows mette un terme à toutes les pratiques qui lui permettent d’avantager Edge, son propre navigateur, au détriment des solutions concurrentes.

Liberté de choix

Les fondamentaux du discours sont inchangés pour qui suit l’actualité des navigateurs depuis l’ère Internet Explorer :

« Microsoft tire parti de sa position extrêmement puissante en tant que fournisseur du système d’exploitation omniprésent dans le monde du PC (…) pour inciter les utilisateurs à adopter son navigateur propriétaire, Edge, en recourant à des tactiques qui restreignent, déforment et subvertissent le choix de l’utilisateur. »

Bien que le combat dure depuis plus de vingt ans, Microsoft se rendrait toujours coupable des mêmes pratiques abusives. Les signataires listent ainsi les mesures techniques visant à prévenir la désinstallation d’Edge, l’apparition de messages alarmants lorsque l’utilisateur tente d’installer un autre navigateur ou l’utilisation du système de mise à jour Windows Update pour rétablir Edge comme navigateur par défaut.

Dans certaines configurations, Bing sur Edge affiche un bandeau de pub visant à dissuader l’utilisateur d’installer Vivaldi – capture d’écran BCA

Ils dénoncent également la façon dont Teams ou Outlook forcent l’ouverture de liens via Edge même si l’utilisateur a paramétré un autre navigateur par défaut, ou l’ancrage d’Edge sur des fonctionnalités telles que la recherche Windows ou les widgets du système.

Rappelons que, vue d’Europe, la situation n’est pas aussi problématique que ne le décrivent les signataires, vidéos et captures d’écran à l’appui. Microsoft a en effet intégré un certain nombre d’options spécifiques, notamment pour répondre aux exigences de la législation sur les marchés numériques (DMA).

Cette réponse partielle ne satisfait logiquement pas les membres de la coalition qui, face à des pratiques susceptibles de varier dans le temps ou selon les juridictions, appellent à une harmonisation par le haut.

Harmoniser les bonnes pratiques par le haut

Ils demandent ainsi à Microsoft de ne pas empêcher la préinstallation de navigateurs tiers auprès des fabricants de PC, de mettre un terme à tous les dark patterns visant à limiter l’installation d’alternatives à Edge, et de cesser toutes les pratiques favorisant implicitement son propre navigateur :

« Lorsque tous les développeurs de navigateurs – y compris Microsoft – rivalisent de mérite pour offrir aux utilisateurs le navigateur le meilleur et le plus adapté possible, tout le monde en profite : cela stimule l’innovation, améliore les performances et, au final, offre de meilleurs résultats aux millions de personnes qui utilisent quotidiennement un PC pour accéder au Web et aux services Web tels que les applications d’IA. »

La question de l’IA n’est pas anodine : pour les signataires, le segment de l’IA générative est susceptible d’entrainer un regain d’intérêt pour le PC et donc pour les logiciels associés. La question du libre choix de l’utilisateur final serait donc dans ce contexte particulièrement pressante.

Microsoft n’a pas réagi publiquement à cette lettre ouverte, mais sa position est globalement connue : l’éditeur affirme jouer selon les règles et assure ne pas chercher à entraver la concurrence. En attendant, lui aussi semble convaincu que l’IA va constituer un catalyseur pour le monde du PC. Outre Scout, son nouvel agent autonome inspiré d’OpenClaw ou la future plateforme Solara, Microsoft vient ainsi d’annoncer l’intégration prochaine de nouvelles fonctions d’IA dérivées de ses modèles de langage au sein d’Edge.

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