Entraîné dans une guerre dont il ne sait comment sortir, le président russe alimente le moteur du ressentiment pour assurer la survie de son pouvoir, analyse l’éditorialiste Andreï Kolesnikov dans le média russe indépendant “The New Times”.
Pilotée par la Maison-Blanche, la célébration en grande pompe du 250e anniversaire des États-Unis est un savant mélange d’égotisme trumpien, de populisme Maga et de nationalisme chrétien, souligne le “Guardian”.
Participer ou pas à des élections législatives qui semblent jouées d’avance, c’est le dilemme auquel sont confrontés les partis politiques algériens alors que le pays doit voter le 2 juillet pour renouveler son Assemblée nationale. “Middle East Eye” décrit un paysage politique figé, sept ans après le mouvement populaire du Hirak, qui portait l’espoir d’une démocratisation réelle.
Depuis l’accord provisoire signé entre Washington et Téhéran, les pays du Golfe sont tentés de se rapprocher de l’Iran, voire de négocier directement l’avenir du détroit d’Ormuz. Une démarche encore embryonnaire mais révélatrice, selon ce journaliste de “Ha’Aretz”, d’une crise de confiance avec l’allié américain et d’une volonté d’une nouvelle politique régionale.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio (à gauche), s’entretient avec le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al-Khalifa, au palais d’Al-Sakhir, près de Zallaq, le 25 juin 2026.
Déchéances de nationalité à la pelle, chasse aux ressortissants chiites, arrestations, restrictions, censures des médias… Les pays du Golfe, Koweït en tête, ont opéré un nouveau tour de vis sur leur population depuis la guerre contre l’Iran qui a révélé au grand jour leur vulnérabilité et leur impuissance dans le bras de fer entre Washington et Téhéran, s’inquiète “The Economist”.
Le royaume hachémite, dont plus de la moitié de la population est d’origine palestinienne, s’érige en défenseur de la cause palestinienne mais refuse de remettre en question le traité de paix qui le lie à Israël, malgré les projets israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem, qui menacent sa stabilité. Une position qui pourrait bientôt devenir intenable, estime “Arab Digest”.
Donald Trump a déclenché une guerre qui a obligé les États du Golfe à resserrer les rangs. Dans “Middle East Eye”, le spécialiste de la péninsule arabique Andreas Krieg constate que les pays arabes ont dû tenir à bout de bras le dialogue diplomatique avec Téhéran et empêcher une crise régionale plus large.
Malgré les milliers de morts, une économie durement touchée et la disparition de nombreux cadres du régime, la République islamique a tenu face à la coalition israélo-américaine. De nombreux experts interrogés par le “Financial Times” soulignent même que le régime, certes fragilisé en interne, sort renforcé de cette guerre.
Le Premier ministre démissionnaire du Royaume-Uni a sombré en moins de deux ans de mandat. Et il n’est pas le seul : la cote de popularité des principaux dirigeants du continent est au plus bas. Ce journal londonien a cherché à comprendre les raisons structurelles de cette défiance dans un article publié au mois de mai.
Allié inconditionnel d’Israël et de son Premier ministre, le président américain pourrait signer la mort politique de Benyamin Nétanyahou et sa défaite aux prochaines élections, après avoir hâtivement mis fin à la guerre et conclu un accord avec Téhéran, écrit ce journaliste dans “The Atlantic”.
Surnommé le “Tigre”, l’avocat d’extrême droite Abelardo de la Espriella a remporté sur le fil, le 21 juin, le deuxième tour de la présidentielle. Pour la rédactrice en chef de ce journal colombien, il a su, avant tout, “incarner le rejet de l’establishment et du monde politique”. Et en particulier du président sortant de gauche, Gustavo Petro.
Sur la sellette depuis plusieurs semaines, le Premier ministre britannique a présenté sa démission, le 22 juin. Cette journaliste de “The Observer” tente de comprendre pourquoi cet homme aux fortes convictions sociales a échoué à convaincre jusque dans son propre camp.
La nation arc-en-ciel connaît une violente vague de xénophobie, portée par un marasme économique profond. Et des groupuscules racistes se transforment en milices. Sous le regard passif de l’État, détaille “New Lines Magazine”, celles-ci contrôlent l’accès aux services publics tels que les écoles et les cliniques, dont les ressortissants étrangers se font souvent refouler.
Jacinta Ngobese-Zuma, cheffe de file du groupe antimigrants March and March. (Sur la langue bifide : “Aimons notre pays ! L’avenir de nos enfants ! La liberté et la justice !” Sur le pagne de la brute : “Xénophobie”).