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Des sites d’infos usurpent mon nom et m’attribuent des citations hallucinées par IA

6 juillet 2026 à 14:27
L'Attaque de la moussakIA géante
Des sites d’infos usurpent mon nom et m’attribuent des citations hallucinées par IA

Un rédacteur SEO a publié dans le « magazine des professionnels de l’information stratégique » un article vraisemblablement généré par IA qui m’attribuait un « témoignage d’expert » où je recommandais une formation… que je ne connaissais pas. Mon nom vient aussi d’apparaître sur des sites GenAI créés par un dentiste roumain usurpant également la réputation de l’Electronic Frontier Foundation.

Il y a quelques semaines, une journaliste me contactait en DM pour me demander mon avis sur le diplôme d’université (DU) Analyste OSINT de l’UTT de Troyes, qui « vise à former des experts capables de rechercher, traiter, analyser et rapporter des informations issues de sources ouvertes, dans le respect de la réglementation et de l’éthique ».

Elle m’expliquait s’y être inscrite et avoir lu sur Veillemag.com, le « magazine des professionnels de l’information stratégique », que j’aurais déclaré que « ce DU répond à un besoin criant de formation structurée, alliant rigueur académique et pragmatisme opérationnel », laissant entendre que je le connaissais, et recommandais.

Une citation présentée sous l’intitulé « Témoignage d’expert » et signée « Jean-Marc Manach, journaliste et expert en OSINT » (pour Open Source INTelligence, ou renseignement de sources ouvertes). Pionnier de l’OSINT en France, j’ai effectivement été plusieurs fois interviewé à ce sujet.

 

Problème : la citation qui m’est imputée est fausse, et je ne connaissais même pas l’existence de ce diplôme d’université, que j’ai découvert lorsque la journaliste m’a contacté.

Contacté, le « rédacteur SEO » qui avait signé l’article de Veillemag.com, m’a répondu qu’il ne sait plus qui lui aurait fourni cette citation, précisant qu’« il y a plusieurs mois, je suivais des comptes osint sur LinkedIn. Sur un post. J’ai vu cette mention. »

Le fait que son « article » ne soit qu’une succession de listes à puces laisse cela dit peu de doutes quant au fait qu’il a vraisemblablement été généré par IA, et que la citation qui m’est attribuée a elle-même été « hallucinée ».

Captures d’écran d’un article généré par IA hallucinant une citation de moi – archive.org

La citation en question a été effacée par la rédactrice en chef de veillemag.com après que je l’ai interrogée à ce sujet.

Reste qu’attribuer une citation « hallucinée » par IA à un journaliste spécialiste de fact-checking est une incongruité à laquelle je ne m’attendais pas. Au surplus alors que j’enquête depuis plus de deux ans sur les sites d’infos générés par IA, comme expliqué dans le dernier épisode de notre podcast Entre la chaise et le clavier.

« Il ne s’agit pas seulement de fuites. C’est une question d’architecture »

Las : deux autres sites d’infos viennent, eux aussi, d’halluciner à mon sujet. La baseline du site archyde.com est « Découvrez les vraies personnes qui se cachent derrière les gros titres », quand bien même les photos de profil de ses journalistes, censés avoir remporté des prix Pulitzer (mais qui n’existent pas), sont générées par IA :

« Chez Archyde.com, nous respectons les normes les plus strictes en matière d’intégrité journalistique. Tous nos articles font l’objet d’une vérification rigoureuse des faits et s’appuient sur des sources indépendantes. »

Photos de profil générées par IA des journalistes du site d’infos archyde.com

Récemment, un article consacré au fait qu’un « documentaire exclusif retraçant 15 ans de ministère est désormais disponible sur YouTube » (qui n’existe pas), émanant du collectif indépendant « Time to Edit » (qui n’existe pas), me présentait comme « un avocat spécialisé dans les droits numériques à La Quadrature du Net » (je suis journaliste chez Next). À l’en croire, j’aurais déclaré que cela « pourrait créer un précédent permettant de contester le secret d’État », avec des arguments pour le moins « hallucinés », mais renvoyant effectivement au RFC de l’IETF sur HTTP/1.1 :

« Il ne s’agit pas seulement de fuites. C’est une question d’architecture. Le système du ministère a été conçu pour passer inaperçu : il utilise des protocoles ouverts comme HTTP/1.1 pour les canaux de commande tout en transférant les données sensibles vers des fonctions AWS Lambda. Si les tribunaux jugent la licence valide, cela obligera l’État soit à classer rétroactivement ces données, soit à admettre que le système n’était pas conforme dès le départ. »

L’article évoque également une certaine Dr. Élise Gauthier, chercheuse en cybersécurité à l’INRIA, qui déplore une « violation tant du droit français que du droit européen », et dont une photographie sert d’illustration. Mais une recherche image inversée renvoie vers un article de Radio Canada datant de 2015 où l’on apprend qu’Élise Gauthier était en fait candidate du Bloc québécois, un parti indépendantiste et social-démocrate.

Un agrégat, généré par IA, d’infos émanant de sites eux aussi générés par IA

NewsDirectory3.com, qui « répertorie les journaux, les agences de presse, les kiosques à journaux et les médias d’information en ligne des 50 États américains », me présente quant à lui comme « chercheur en politiques technologiques chez Les Numériques » (je n’ai jamais écrit pour ce titre).

L’article, intitulé « Paramètres cachés de Samsung et d’Android pour optimiser l’autonomie de la batterie et les performances Wi-Fi », est quant à lui un agrégat d’infos émanant du média Les Numériques mais également de DroidSoft, Le Tribunal du Net, ainsi que d’un « message publié sur le forum d’assistance Samsung, vérifié par Pleine Vie », trois sites figurant dans notre base de données de sites d’infos dont les articles sont « majoritairement, voire complètement générés par IA » (GenAI).

Je ne suis bien évidemment pas le seul à me voir attribuer des fonctions et propos que je n’ai jamais tenus sur des sites GenAI. L’Electronic Frontier Foundation (EFF) pionnière des ONG de défense des libertés numériques, alertait récemment ses lecteurs au sujet du site News-USA Today, qui se présente quant à lui comme « un éditeur d’actualités indépendant axé sur un journalisme clair, précis et utile ». 

L’EFF a en effet découvert que plusieurs de ses articles mentionnent les témoignages d’experts de l’ONG qui n’existent pas :

« Qu’ont en commun Sarah Chen, Javier Morales, Caitlin Chin, Emma Rodriguez et Mikko Kopponen, tous membres du personnel de l’EFF ? D’une part, ils n’existent pas. D’autre part, ils ont tous été cités en tant qu’experts de l’EFF dans des articles publiés au cours des deux derniers mois sur un site appelé News-USA Today. »

« Il est regrettable que ce soit au public de devoir distinguer le vrai du faux »

Ironie de l’histoire, ces trois sites d’infos GenAI font partie d’une ferme de contenus (ou PBN, pour Private blog network) que nous avions déjà identifiée il y a quelques mois, parce qu’elle comporte également (au moins) trois sites GenAI en français.

Son administrateur est un dentiste roumain qui, après s’être expatrié à Dubaï, est devenu éditeur web indépendant. Il est à la tête d’un PBN de plus d’une vingtaine de sites d’infos GenAI, dans plusieurs langues, cumulant des millions de pages vues chaque mois.

Statistiques de trafic (jour/mois) des 20 premiers sites d’infos GenAI du dentiste roumain

L’IA générative lui a aussi permis de vibe-coder plusieurs services web divers et variés, allant d’un calculateur de risques de voyage à un calculateur de résultats scolaires de terminale (par rapport à ceux de tous les élèves de votre tranche d’âge dans toute l’Australie), en passant par un site indiquant… la date du jour.

Captures d’écran de sites web vibe-codés par le dentiste roumain

Rappelant que « les citations erronées qui déforment nos positions nuisent à la confiance que le public et les médias réputés nous accordent », l’EFF avance que « la meilleure chose qu’un consommateur d’informations puisse faire est de consacrer un peu de temps et d’énergie à apprendre à distinguer le vrai du faux » :

« Il est regrettable que ce soit au public qu’il incombe de fournir un tel effort, mais alors que nous nous adaptons à de nouveaux outils et à une nouvelle normalité, un petit effort aujourd’hui peut s’avérer très utile à long terme. »

C’est l’occasion de rappeler que notre extension (gratuite) GenAI affiche précisément un message d’alerte lorsque ses utilisateurs consultent l’un des 15 000 sites d’infos GenAI que nous avons identifiés.

Des sites d’infos usurpent mon nom et m’attribuent des citations hallucinées par IA

6 juillet 2026 à 14:27
L'Attaque de la moussakIA géante
Des sites d’infos usurpent mon nom et m’attribuent des citations hallucinées par IA

Un rédacteur SEO a publié dans le « magazine des professionnels de l’information stratégique » un article vraisemblablement généré par IA qui m’attribuait un « témoignage d’expert » où je recommandais une formation… que je ne connaissais pas. Mon nom vient aussi d’apparaître sur des sites GenAI créés par un dentiste roumain usurpant également la réputation de l’Electronic Frontier Foundation.

Il y a quelques semaines, une journaliste me contactait en DM pour me demander mon avis sur le diplôme d’université (DU) Analyste OSINT de l’UTT de Troyes, qui « vise à former des experts capables de rechercher, traiter, analyser et rapporter des informations issues de sources ouvertes, dans le respect de la réglementation et de l’éthique ».

Elle m’expliquait s’y être inscrite et avoir lu sur Veillemag.com, le « magazine des professionnels de l’information stratégique », que j’aurais déclaré que « ce DU répond à un besoin criant de formation structurée, alliant rigueur académique et pragmatisme opérationnel », laissant entendre que je le connaissais, et recommandais.

Une citation présentée sous l’intitulé « Témoignage d’expert » et signée « Jean-Marc Manach, journaliste et expert en OSINT » (pour Open Source INTelligence, ou renseignement de sources ouvertes). Pionnier de l’OSINT en France, j’ai effectivement été plusieurs fois interviewé à ce sujet.

 

Problème : la citation qui m’est imputée est fausse, et je ne connaissais même pas l’existence de ce diplôme d’université, que j’ai découvert lorsque la journaliste m’a contacté.

Contacté, le « rédacteur SEO » qui avait signé l’article de Veillemag.com, m’a répondu qu’il ne sait plus qui lui aurait fourni cette citation, précisant qu’« il y a plusieurs mois, je suivais des comptes osint sur LinkedIn. Sur un post. J’ai vu cette mention. »

Le fait que son « article » ne soit qu’une succession de listes à puces laisse cela dit peu de doutes quant au fait qu’il a vraisemblablement été généré par IA, et que la citation qui m’est attribuée a elle-même été « hallucinée ».

Captures d’écran d’un article généré par IA hallucinant une citation de moi – archive.org

La citation en question a été effacée par la rédactrice en chef de veillemag.com après que je l’ai interrogée à ce sujet.

Reste qu’attribuer une citation « hallucinée » par IA à un journaliste spécialiste de fact-checking est une incongruité à laquelle je ne m’attendais pas. Au surplus alors que j’enquête depuis plus de deux ans sur les sites d’infos générés par IA, comme expliqué dans le dernier épisode de notre podcast Entre la chaise et le clavier.

« Il ne s’agit pas seulement de fuites. C’est une question d’architecture »

Las : deux autres sites d’infos viennent, eux aussi, d’halluciner à mon sujet. La baseline du site archyde.com est « Découvrez les vraies personnes qui se cachent derrière les gros titres », quand bien même les photos de profil de ses journalistes, censés avoir remporté des prix Pulitzer (mais qui n’existent pas), sont générées par IA :

« Chez Archyde.com, nous respectons les normes les plus strictes en matière d’intégrité journalistique. Tous nos articles font l’objet d’une vérification rigoureuse des faits et s’appuient sur des sources indépendantes. »

Photos de profil générées par IA des journalistes du site d’infos archyde.com

Récemment, un article consacré au fait qu’un « documentaire exclusif retraçant 15 ans de ministère est désormais disponible sur YouTube » (qui n’existe pas), émanant du collectif indépendant « Time to Edit » (qui n’existe pas), me présentait comme « un avocat spécialisé dans les droits numériques à La Quadrature du Net » (je suis journaliste chez Next). À l’en croire, j’aurais déclaré que cela « pourrait créer un précédent permettant de contester le secret d’État », avec des arguments pour le moins « hallucinés », mais renvoyant effectivement au RFC de l’IETF sur HTTP/1.1 :

« Il ne s’agit pas seulement de fuites. C’est une question d’architecture. Le système du ministère a été conçu pour passer inaperçu : il utilise des protocoles ouverts comme HTTP/1.1 pour les canaux de commande tout en transférant les données sensibles vers des fonctions AWS Lambda. Si les tribunaux jugent la licence valide, cela obligera l’État soit à classer rétroactivement ces données, soit à admettre que le système n’était pas conforme dès le départ. »

L’article évoque également une certaine Dr. Élise Gauthier, chercheuse en cybersécurité à l’INRIA, qui déplore une « violation tant du droit français que du droit européen », et dont une photographie sert d’illustration. Mais une recherche image inversée renvoie vers un article de Radio Canada datant de 2015 où l’on apprend qu’Élise Gauthier était en fait candidate du Bloc québécois, un parti indépendantiste et social-démocrate.

Un agrégat, généré par IA, d’infos émanant de sites eux aussi générés par IA

NewsDirectory3.com, qui « répertorie les journaux, les agences de presse, les kiosques à journaux et les médias d’information en ligne des 50 États américains », me présente quant à lui comme « chercheur en politiques technologiques chez Les Numériques » (je n’ai jamais écrit pour ce titre).

L’article, intitulé « Paramètres cachés de Samsung et d’Android pour optimiser l’autonomie de la batterie et les performances Wi-Fi », est quant à lui un agrégat d’infos émanant du média Les Numériques mais également de DroidSoft, Le Tribunal du Net, ainsi que d’un « message publié sur le forum d’assistance Samsung, vérifié par Pleine Vie », trois sites figurant dans notre base de données de sites d’infos dont les articles sont « majoritairement, voire complètement générés par IA » (GenAI).

Je ne suis bien évidemment pas le seul à me voir attribuer des fonctions et propos que je n’ai jamais tenus sur des sites GenAI. L’Electronic Frontier Foundation (EFF) pionnière des ONG de défense des libertés numériques, alertait récemment ses lecteurs au sujet du site News-USA Today, qui se présente quant à lui comme « un éditeur d’actualités indépendant axé sur un journalisme clair, précis et utile ». 

L’EFF a en effet découvert que plusieurs de ses articles mentionnent les témoignages d’experts de l’ONG qui n’existent pas :

« Qu’ont en commun Sarah Chen, Javier Morales, Caitlin Chin, Emma Rodriguez et Mikko Kopponen, tous membres du personnel de l’EFF ? D’une part, ils n’existent pas. D’autre part, ils ont tous été cités en tant qu’experts de l’EFF dans des articles publiés au cours des deux derniers mois sur un site appelé News-USA Today. »

« Il est regrettable que ce soit au public de devoir distinguer le vrai du faux »

Ironie de l’histoire, ces trois sites d’infos GenAI font partie d’une ferme de contenus (ou PBN, pour Private blog network) que nous avions déjà identifiée il y a quelques mois, parce qu’elle comporte également (au moins) trois sites GenAI en français.

Son administrateur est un dentiste roumain qui, après s’être expatrié à Dubaï, est devenu éditeur web indépendant. Il est à la tête d’un PBN de plus d’une vingtaine de sites d’infos GenAI, dans plusieurs langues, cumulant des millions de pages vues chaque mois.

Statistiques de trafic (jour/mois) des 20 premiers sites d’infos GenAI du dentiste roumain

L’IA générative lui a aussi permis de vibe-coder plusieurs services web divers et variés, allant d’un calculateur de risques de voyage à un calculateur de résultats scolaires de terminale (par rapport à ceux de tous les élèves de votre tranche d’âge dans toute l’Australie), en passant par un site indiquant… la date du jour.

Captures d’écran de sites web vibe-codés par le dentiste roumain

Rappelant que « les citations erronées qui déforment nos positions nuisent à la confiance que le public et les médias réputés nous accordent », l’EFF avance que « la meilleure chose qu’un consommateur d’informations puisse faire est de consacrer un peu de temps et d’énergie à apprendre à distinguer le vrai du faux » :

« Il est regrettable que ce soit au public qu’il incombe de fournir un tel effort, mais alors que nous nous adaptons à de nouveaux outils et à une nouvelle normalité, un petit effort aujourd’hui peut s’avérer très utile à long terme. »

C’est l’occasion de rappeler que notre extension (gratuite) GenAI affiche précisément un message d’alerte lorsque ses utilisateurs consultent l’un des 15 000 sites d’infos GenAI que nous avons identifiés.

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Des centaines de journalistes poussés vers la porte, souvent au prétexte de l’IA

2 juillet 2026 à 07:10
Massacres à la déchiqueteuse-broyeuse
Des centaines de journalistes poussés vers la porte, souvent au prétexte de l’IA

Ces derniers mois, plusieurs groupes de médias ont annoncé des centaines de suppressions de postes, et certains semblent vouloir remplacer journalistes et secrétaires de rédaction par des IA. Deux tiers des journalistes du Quotidien du médecin, le média de référence de la profession, ont décidé de quitter l’entreprise, rachetée par une « plateforme d’influence B2B ».

Le Quotidien du médecin, qui se présente comme le « leader incontesté de la presse médicale française », fait partie du Groupe Profession Santé, qui édite également Le Quotidien du pharmacien et le site web Infirmiers.com. Le groupe revendique le titre de « 1er groupe médias et services pour les professionnels de santé »,une communauté qualifiée de plus de 400 000 professionnels de santé, 460 000 lecteurs inscrits et près de 500 000 followers, et plus d’un million de visites mensuelles sur ses plateformes.

Deux tiers des 36 journalistes qui y écrivaient encore en début d’année ont cela dit préféré quitter l’entreprise, révèle Politis, en réaction aux conditions de travail décidées par leur nouveau propriétaire, qui veut leur imposer de recourir à l’IA générative.

Selon les informations de Politis, à compter de ce mois de juillet, ils ne seront plus que 12 journalistes dans les trois rédactions. Les 24 autres ont activé la « clause de cession » qui permet à un journaliste de démissionner tout en touchant des indemnités de licenciement lorsque le média qui l’emploie change de propriétaire.

Profession Santé a en effet été racheté, en février dernier, par le groupe Ficade, qui se présente comme « un leader français des médias B2B » et « l’un des principaux groupes français de médias professionels » (sic).

« Le nouveau modèle c’est : un rédacteur en chef, un journaliste et de l’IA »


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Discuter sans numéro sur WhatsApp : voici les pièges à éviter avec les noms d’utilisateurs

1 juillet 2026 à 19:10

WhatsApp permet désormais de discuter sur la messagerie sans dévoiler son numéro de téléphone. Un vrai progrès pour la confidentialité, mais qui déplace la question ailleurs : celle de la confiance que l'on accorde à un pseudo.

Revue de presse de l’April pour la semaine 26 de l’année 2026

Par : echarp
30 juin 2026 à 06:45

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] Cybersécurité: la Linux Foundation va mettre l'open source en ordre de bataille face à l'IA

✍ Naïm Bada, le vendredi 26 juin 2026.

Trouver une faille critique dans un projet open source réclamait des semaines de travail et une expertise pointue. Un bon modèle d’IA peut faire la même chose en quelques minutes. La Linux Foundation a décidé que ça devait changer.

Et aussi:

[Goodtech] Fin de Windows 10: Microsoft accorde un sursis, l'April passe à l'offensive

✍ Rédaction, le vendredi 26 juin 2026.

Microsoft décale la fin du support de Windows 10 à octobre 2027. L’association April en profite pour accélérer sa campagne de migration vers Linux.

Et aussi:

Voir aussi:

[Journal du Net] La souveraineté européenne passera-t-elle par le hardware open source?

✍ Guillaume Renouard, le jeudi 25 juin 2026.

La souveraineté européenne passera-t-elle par le hardware open source ? Le fait de dépendre de technologies propriétaires américaines pour le hardware, comme celui qui est utilisé pour fondre des puces ou faire tourner des centres de données, est problématique.

[Systematic Paris-Region] Open source et souveraineté numérique: Pierre Baudracco appelle l'Europe à mieux soutenir les éditeurs des logiciels libres

✍ Laetitia Jeanne, le jeudi 25 juin 2026.

L’Europe reconnaît de plus en plus l’open source comme un levier stratégique de souveraineté numérique. Une avancée saluée par Pierre Baudracco, fondateur de BlueMind, co-président du CNLL et président du Hub Open Source de Systematic Paris-Region, qui appelle désormais à des mesures concrètes pour faire émerger de véritables alternatives européennes.

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L’IA coûte bien trop cher et ces nouveaux outils veulent changer les règles du jeu

29 juin 2026 à 19:15

Face à des factures imprévisibles, une nouvelle génération d’outils s’impose pour reprendre le contrôle, tandis que l’open source et les modèles low cost rebattent déjà les cartes du marché de l'IA.

☕️ PlayStation va supprimer chez ses clients des films qu’ils ont pourtant achetés

29 juin 2026 à 13:54


Plus de 500 films et séries TV du catalogue du Studio Canal vont être supprimés de la bibliothèque des utilisateurs PlayStation ayant pourtant acheté ces contenus. Ils s’attendaient, en toute logique, à pouvoir y accéder pour toujours et à jamais. Ça ne sera plus le cas à compter du 1er septembre.

Une douche froide en temps de canicule, ça fait toujours du bien, mais celle-ci n’est pas la bienvenue. PlayStation a prévenu ses clients que les films et séries TV distribués par Studio Canal ne seront plus visibles à compter du 1er septembre. Pire : les contenus seront tout simplement supprimés des bibliothèques des utilisateurs. Malgré un achat en bonne et due forme…

Image : Sony

Cela représente 551 programmes, dont on trouvera la liste ici. Parmi les contenus concernés : Terminator 2, The Lost City of Z ou encore les deux dernières saisons de Versailles. Mais au-delà des contenus en eux-mêmes, ce qui frappe surtout c’est que ces films et ces séries seront purement et simplement supprimés, sans autre forme de procès.

Les films dématérialisés ne vous appartiennent pas

L’offre de location et d’achats de films et d’épisodes de séries TV a été retirée du PlayStation Store le 1er septembre 2021. Mais un DVD ou un Blu-ray acheté à cette époque pourra toujours être lu, pour peu qu’on possède une platine (ou une PS5 avec lecteur de disque). Ça ne sera plus le cas des contenus du Studio Canal.

Dans les conditions d’utilisation de PlayStation, l’article 13.5 stipule que l’achat d’un « produit numérique » (jeu, musique, film, abonnement) correspond à une « licence individuelle ». La plateforme ajoute : « cela signifie que vous pouvez utiliser un Produit numérique de la façon indiquée par la licence, mais que vous ne possédez pas le Produit numérique en question ».

Personne ne lit ces conditions, mais elles sont très claires sur la nature de l’achat : il s’agit d’une licence, pas d’une propriété pleine et entière. PlayStation peut ainsi suspendre « l’accès à certains ou à l’ensemble des Produits numériques » en cas de violation des conditions ou si le compte est considéré comme compromis. De même, si le compte ayant effectué l’achat est supprimé, clôturé ou suspendu, l’utilisateur « perdra l’accès au produit numérique et ne pourra plus l’utiliser ».

Il n’existe pas, en revanche, de clause explicite disant que PlayStation peut révoquer l’accès à un film acheté uniquement parce qu’un accord de licence avec un studio expire. Ce n’est pas la première fois que le service de Sony supprime ainsi des contenus directement dans les bibliothèques des utilisateurs suite à l’expiration d’un accord de licence. En décembre 2023, les contenus Discovery devaient disparaitre, avant qu’une bronca des utilisateurs ne pousse l’entreprise à faire machine arrière.

☕️ PlayStation va supprimer chez ses clients des films qu’ils ont pourtant achetés

29 juin 2026 à 13:54


Plus de 500 films et séries TV du catalogue du Studio Canal vont être supprimés de la bibliothèque des utilisateurs PlayStation ayant pourtant acheté ces contenus. Ils s’attendaient, en toute logique, à pouvoir y accéder pour toujours et à jamais. Ça ne sera plus le cas à compter du 1er septembre.

Une douche froide en temps de canicule, ça fait toujours du bien, mais celle-ci n’est pas la bienvenue. PlayStation a prévenu ses clients que les films et séries TV distribués par Studio Canal ne seront plus visibles à compter du 1er septembre. Pire : les contenus seront tout simplement supprimés des bibliothèques des utilisateurs. Malgré un achat en bonne et due forme…

Image : Sony

Cela représente 551 programmes, dont on trouvera la liste ici. Parmi les contenus concernés : Terminator 2, The Lost City of Z ou encore les deux dernières saisons de Versailles. Mais au-delà des contenus en eux-mêmes, ce qui frappe surtout c’est que ces films et ces séries seront purement et simplement supprimés, sans autre forme de procès.

Les films dématérialisés ne vous appartiennent pas

L’offre de location et d’achats de films et d’épisodes de séries TV a été retirée du PlayStation Store le 1er septembre 2021. Mais un DVD ou un Blu-ray acheté à cette époque pourra toujours être lu, pour peu qu’on possède une platine (ou une PS5 avec lecteur de disque). Ça ne sera plus le cas des contenus du Studio Canal.

Dans les conditions d’utilisation de PlayStation, l’article 13.5 stipule que l’achat d’un « produit numérique » (jeu, musique, film, abonnement) correspond à une « licence individuelle ». La plateforme ajoute : « cela signifie que vous pouvez utiliser un Produit numérique de la façon indiquée par la licence, mais que vous ne possédez pas le Produit numérique en question ».

Personne ne lit ces conditions, mais elles sont très claires sur la nature de l’achat : il s’agit d’une licence, pas d’une propriété pleine et entière. PlayStation peut ainsi suspendre « l’accès à certains ou à l’ensemble des Produits numériques » en cas de violation des conditions ou si le compte est considéré comme compromis. De même, si le compte ayant effectué l’achat est supprimé, clôturé ou suspendu, l’utilisateur « perdra l’accès au produit numérique et ne pourra plus l’utiliser ».

Il n’existe pas, en revanche, de clause explicite disant que PlayStation peut révoquer l’accès à un film acheté uniquement parce qu’un accord de licence avec un studio expire. Ce n’est pas la première fois que le service de Sony supprime ainsi des contenus directement dans les bibliothèques des utilisateurs suite à l’expiration d’un accord de licence. En décembre 2023, les contenus Discovery devaient disparaitre, avant qu’une bronca des utilisateurs ne pousse l’entreprise à faire machine arrière.

☕️ Quand internet rend le tricot cool 

29 juin 2026 à 08:57


Il y a des milliers de communautés, en ligne, mais connaissez-vous celle du tricot ? Alimentée par des échanges de patrons, des influenceuses qui dépassent les deux millions d’abonnés sur Instagram, des sites communautaires comme Ravelry ou le temple des créations artisanales Etsy, la pratique s’est tissée une nouvelle jeunesse. 

Célébrée lors de la journée mondiale du tricot en public, le 13 juin, l’activité tient aussi bien du rituel que de la recherche de pratiques favorisant la déconnexion, relève l’ADN.

Illustration : Flock

Avant même les débats sur les addictions aux réseaux sociaux, des tricoteuses comme la Néerlandaise Loes Veenstra s’y sont adonnées pour lutter contre l’envie de fumer. Désormais, la pratique est recommandée pour lutter contre toutes sortes d’envies néfastes pour la santé, des troubles alimentaires jusqu’au doomscrolling. 

Outre avoir permis d’alimenter les liens de la communauté au-delà des frontières, le numérique est aussi source d’inspiration : certaines, comme l’artiste et chercheuse Hayley Mortin, tricotent ainsi des motifs inspirés des CAPTCHA. 

Mais le tricot n’est pas épargné par les maux de notre temps : patrons générés par IA, podcast présenté par des voix générées par IA… Dans la laine comme dans de nombreuses autres activités, l’AI slop vient compliquer la navigation. 

☕️ Quand internet rend le tricot cool 

29 juin 2026 à 08:57


Il y a des milliers de communautés, en ligne, mais connaissez-vous celle du tricot ? Alimentée par des échanges de patrons, des influenceuses qui dépassent les deux millions d’abonnés sur Instagram, des sites communautaires comme Ravelry ou le temple des créations artisanales Etsy, la pratique s’est tissée une nouvelle jeunesse. 

Célébrée lors de la journée mondiale du tricot en public, le 13 juin, l’activité tient aussi bien du rituel que de la recherche de pratiques favorisant la déconnexion, relève l’ADN.

Illustration : Flock

Avant même les débats sur les addictions aux réseaux sociaux, des tricoteuses comme la Néerlandaise Loes Veenstra s’y sont adonnées pour lutter contre l’envie de fumer. Désormais, la pratique est recommandée pour lutter contre toutes sortes d’envies néfastes pour la santé, des troubles alimentaires jusqu’au doomscrolling. 

Outre avoir permis d’alimenter les liens de la communauté au-delà des frontières, le numérique est aussi source d’inspiration : certaines, comme l’artiste et chercheuse Hayley Mortin, tricotent ainsi des motifs inspirés des CAPTCHA. 

Mais le tricot n’est pas épargné par les maux de notre temps : patrons générés par IA, podcast présenté par des voix générées par IA… Dans la laine comme dans de nombreuses autres activités, l’AI slop vient compliquer la navigation. 

Dans la fonction publique, l’expérimentation de « L’Assistant » laisse sceptique

26 juin 2026 à 15:46
Mouais bof
Dans la fonction publique, l’expérimentation de « L’Assistant » laisse sceptique

La généralisation du déploiement de l’agent IA « L’Assistant » de la DINUM pour tous les agents publics a été annoncée par Sébastien Lecornu. Mais les résultats de l’expérimentation, sans être négatifs, montrent qu’il sera difficile de généraliser son utilisation à la place d’autres outils d’IA générative.

La semaine dernière, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fait une série d’annonces sur l’intelligence artificielle, dont la généralisation de l’accès au projet « L’Assistant » qui doit équiper tous les agents de la fonction publique. Après dix mois de beta test, les agents ayant donné leur avis semblent l’avoir bien accueilli, mais ils sont finalement peu nombreux par rapport au nombre de beta testeurs affichés par le ministère.

Ce service est un chatbot opéré par la DINUM pour que les agents publics français « dialogu[ent] avec des modèles d’intelligence artificielle générative dans un environnement sécurisé ». On imagine que l’idée est de réduire le « shadow AI » (l’utilisation de bots IA commerciaux dans les bureaux, sans être passés par un contrat) qui se pratique dans les bureaux de la fonction publique.

Mais le but est peut-être aussi d’éviter les déconvenues comme celle du projet HéphAIstos, destiné aux hauts fonctionnaires de Bercy, qui repose sur des modèles de l’entreprise chinoise Qwen AI. Certains utilisateurs ont relevé, rapporte l’AFP, des « réponses orientées » ou « biaisées » sur des sujets relatifs à la Chine.

Le CNRS, comme d’autres institutions françaises, avait fait le choix de signer un contrat avec Mistral, au risque d’un déploiement du chatbot qualifié à l’époque de « pas sérieux ». Ici, la DINUM et le gouvernement ont pris les devants avec un outil maison, une expérimentation pendant dix mois et une évaluation menée par des chercheurs en sciences sociales de l’INRIA, l’INSA Rennes et du CNRS.

Un chiffre de beta testeurs répondant pas si important qu’affiché

La direction interministérielle de la transformation publique a partagé à la fin de cette expérimentation les résultats de l’évaluation [PDF]. Alors que le ministère affiche que le projet a été « expérimenté pendant dix mois auprès de 10 000 agents issus de six ministères (Justice, Finances, Éducation nationale, Culture, Enseignement supérieur et Recherche, Services du Premier ministre) », remarquons d’abord que le document précise que c’est le nombre de licences déployées par la DINUM.

Il explique que plusieurs questionnaires ont été envoyés entre décembre 2025 et juin 2026, mais seulement aux ministères économiques et financiers et au ministère de la Justice. Chez les premiers, 1 359 agents ont accepté de participer à l’évaluation en décembre 2025, 874 d’entre eux ont fait un retour en mars et seulement 465 ont répondu au questionnaire de fin d’expérimentation. Du côté du ministère de la Justice, il n’y a eu que 700 retours en janvier et le document n’évoque aucun retour de questionnaire de fin d’expérimentation de la part des services du garde des Sceaux, Gérald Darmanin.

L’évaluation a aussi été faite en prenant en compte 20 entretiens qualitatifs semi-dirigés et trois focus-groups en présentiel.

Des répondants qui jugent que l’Assistant répond moins bien à leurs besoins que les autres IA génératives

Sachant cela, les répondants sont majoritairement satisfaits de l’outil : 65 % recommanderaient l’Assistant IA à un collègue et 75 % estiment qu’il est utile pour leur métier. Mais ils sont une courte majorité à affirmer qu’ils utilisent moins souvent des solutions non souveraines dans le cadre professionnel grâce à l’Assistant. Et encore plus difficile à avaler pour le projet, « 57 % considèrent que les autres IA génératives répondent mieux à leurs besoins ».

On le voit aussi dans les réponses concernant les freins à l’usage : le manque de confiance dans la fiabilité des réponses est ce qui revient en premier. La méconnaissance des fonctionnalités adaptées aux spécificités de leurs métiers arrive juste après.

Finalement, ces résultats de l’expérimentation ont de quoi laisser sceptique sur les capacités réelles de l’Assistant à remplacer le shadow AI dans les bureaux des ministères.

Dans la fonction publique, l’expérimentation de « L’Assistant » laisse sceptique

26 juin 2026 à 15:46
Mouais bof
Dans la fonction publique, l’expérimentation de « L’Assistant » laisse sceptique

La généralisation du déploiement de l’agent IA « L’Assistant » de la DINUM pour tous les agents publics a été annoncée par Sébastien Lecornu. Mais les résultats de l’expérimentation, sans être négatifs, montrent qu’il sera difficile de généraliser son utilisation à la place d’autres outils d’IA générative.

La semaine dernière, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fait une série d’annonces sur l’intelligence artificielle, dont la généralisation de l’accès au projet « L’Assistant » qui doit équiper tous les agents de la fonction publique. Après dix mois de beta test, les agents ayant donné leur avis semblent l’avoir bien accueilli, mais ils sont finalement peu nombreux par rapport au nombre de beta testeurs affichés par le ministère.

Ce service est un chatbot opéré par la DINUM pour que les agents publics français « dialogu[ent] avec des modèles d’intelligence artificielle générative dans un environnement sécurisé ». On imagine que l’idée est de réduire le « shadow AI » (l’utilisation de bots IA commerciaux dans les bureaux, sans être passés par un contrat) qui se pratique dans les bureaux de la fonction publique.

Mais le but est peut-être aussi d’éviter les déconvenues comme celle du projet HéphAIstos, destiné aux hauts fonctionnaires de Bercy, qui repose sur des modèles de l’entreprise chinoise Qwen AI. Certains utilisateurs ont relevé, rapporte l’AFP, des « réponses orientées » ou « biaisées » sur des sujets relatifs à la Chine.

Le CNRS, comme d’autres institutions françaises, avait fait le choix de signer un contrat avec Mistral, au risque d’un déploiement du chatbot qualifié à l’époque de « pas sérieux ». Ici, la DINUM et le gouvernement ont pris les devants avec un outil maison, une expérimentation pendant dix mois et une évaluation menée par des chercheurs en sciences sociales de l’INRIA, l’INSA Rennes et du CNRS.

Un chiffre de beta testeurs répondant pas si important qu’affiché

La direction interministérielle de la transformation publique a partagé à la fin de cette expérimentation les résultats de l’évaluation [PDF]. Alors que le ministère affiche que le projet a été « expérimenté pendant dix mois auprès de 10 000 agents issus de six ministères (Justice, Finances, Éducation nationale, Culture, Enseignement supérieur et Recherche, Services du Premier ministre) », remarquons d’abord que le document précise que c’est le nombre de licences déployées par la DINUM.

Il explique que plusieurs questionnaires ont été envoyés entre décembre 2025 et juin 2026, mais seulement aux ministères économiques et financiers et au ministère de la Justice. Chez les premiers, 1 359 agents ont accepté de participer à l’évaluation en décembre 2025, 874 d’entre eux ont fait un retour en mars et seulement 465 ont répondu au questionnaire de fin d’expérimentation. Du côté du ministère de la Justice, il n’y a eu que 700 retours en janvier et le document n’évoque aucun retour de questionnaire de fin d’expérimentation de la part des services du garde des Sceaux, Gérald Darmanin.

L’évaluation a aussi été faite en prenant en compte 20 entretiens qualitatifs semi-dirigés et trois focus-groups en présentiel.

Des répondants qui jugent que l’Assistant répond moins bien à leurs besoins que les autres IA génératives

Sachant cela, les répondants sont majoritairement satisfaits de l’outil : 65 % recommanderaient l’Assistant IA à un collègue et 75 % estiment qu’il est utile pour leur métier. Mais ils sont une courte majorité à affirmer qu’ils utilisent moins souvent des solutions non souveraines dans le cadre professionnel grâce à l’Assistant. Et encore plus difficile à avaler pour le projet, « 57 % considèrent que les autres IA génératives répondent mieux à leurs besoins ».

On le voit aussi dans les réponses concernant les freins à l’usage : le manque de confiance dans la fiabilité des réponses est ce qui revient en premier. La méconnaissance des fonctionnalités adaptées aux spécificités de leurs métiers arrive juste après.

Finalement, ces résultats de l’expérimentation ont de quoi laisser sceptique sur les capacités réelles de l’Assistant à remplacer le shadow AI dans les bureaux des ministères.

(màj) La Maison-Blanche demande à OpenAI de retarder GPT-5.6 pour examen

26 juin 2026 à 09:22
Brouillard de guerre
(màj) La Maison-Blanche demande à OpenAI de retarder GPT-5.6 pour examen

Le gouvernement américain aurait exigé d’OpenAI une période d’examen similaire pour son futur modèle GPT-5.6. Les performances atteindraient le niveau de Mythos et Fable d’Anthropic et feraient donc l’objet d’une analyse des risques. Seuls des acteurs triés sur le volet y auraient actuellement accès.

Mise à jour 19h30 – OpenAI a lancé ce vendredi soir GPT-5.6… mais uniquement à destination d’une poignée d’organisations et d’entreprises ayant reçu l’aval du gouvernement américain. Trois versions du LLM sont proposées : Sol (la plus puissante), Terra (équilibre performances/efficacité) et Luna (plus rapide et meilleur marché). L’objectif est de déployer ce modèle plus largement dans les prochaines semaines.

Article d’origine – OpenAI aurait accepté d’échelonner la sortie publique de son prochain modèle, GPT-5.6. C’est ce qu’affirme The Information dans un article du 25 juin, relayé par divers autres médias. Le gouvernement Trump aurait officiellement demandé à l’entreprise de retarder cette disponibilité et de lui donner un délai de 30 jours pour examiner la situation. Durant cette période, l’accès ne serait confié qu’à une poignée de partenaires sélectionnés avec soin, le temps que la Maison-Blanche étudie les implications pour la sécurité nationale.

Dans le sillage du décret présidentiel

Le 2 juin, Donald Trump a signé un décret présidentiel (executive order) intitulé « Promoting Advanced Artificial Intelligence Innovation and Security ». Il demande aux entreprises d’IA de soumettre volontairement leurs modèles les plus puissants à un examen gouvernemental jusqu’à 30 jours avant leur publication publique. Il prévoit également la création d’un AI cybersecurity clearinghouse (bureau central de la cybersécurité de l’IA) et mandate des benchmarks classifiés pour évaluer les capacités cyber des modèles.

Cet executive order stipule explicitement que rien dans son texte ne saurait être interprété comme autorisant la création d’une exigence gouvernementale de licences, de pré-autorisation ou de permis pour le développement, la publication ou la distribution de nouveaux modèles. La participation est formellement volontaire. Du moins, sur le papier.

En outre, le cadre opérationnel du décret n’est pas établi. Benchmarks classifiés, liste de modèles concernés, procédures d’évaluation : rien n’est encore fixé. Un groupe multi-agences dirigé par les secrétaires au Trésor, à la Guerre et à la Sécurité intérieure dispose de 60 jours (soit jusqu’au 31 juillet 2026) pour concevoir ce cadre.

Mythos et Fable en ont fait les « frais »

Il n’aura pas fallu dix jours pour qu’Anthropic essuie les plâtres du décret. Le gouvernement américain, invoquant ses pouvoirs en matière de sécurité nationale, a émis une directive de contrôle des exportations ordonnant la suspension immédiate de tout accès à Fable 5 et Mythos 5 pour tout ressortissant étranger, où qu’il se trouve dans le monde, jusqu’aux employés d’Anthropic eux-mêmes.

Anthropic a reçu l’ordre le 12 juin. Le courrier ne contenait aucune raison précise à cette préoccupation gouvernementale. Anthropic, incapable de filtrer ses utilisateurs par nationalité, a fini par appliquer la seule solution qui s’adressait à elle : couper l’accès à tout le monde.

Dans son communiqué du même jour, l’entreprise explique que le gouvernement semble alors penser que Fable 5 a été « jailbreaké », permettant d’outrepasser ses limites. Fable est pour rappel une version de Mythos protégée en théorie par des garde-fous. Mythos n’étant accessible qu’au travers du projet Glasswing, composé d’une quarantaine d’organisations triées sur le volet, un tel jailbreak représentait effectivement un sérieux problème.

Mais Anthropic a vivement contesté le bien-fondé de la mesure : l’entreprise estimait que le jailbreak cité par le gouvernement était étroit et ne déverrouillerait les capacités cybersécurité de Mythos que dans un cas spécifique, pas de façon universelle. Elle ajoutait que le même jailbreak pouvait être utilisé pour obtenir des capacités similaires d’autres modèles publiquement disponibles, dont GPT-5.5 d’OpenAI, qui n’était pourtant pas concerné par de tels contrôles.

La décision s’est inscrite en outre dans un contexte politique tendu : les principaux conseillers tech de Trump, notamment l’ex-czar de l’IA David Sacks (Palantir) et le sous-secrétaire à la Défense Emil Michael, ont publiquement attaqué Anthropic et ses dirigeants. Sacks a accusé Anthropic d’être « woke » et « gauchiste » et de se livrer à une « stratégie sophistiquée de capture réglementaire fondée sur la peur », comme le rappelait Fortune le 13 juin. En mars 2026, le Pentagone avait déjà qualifié Anthropic de « risque pour la chaîne d’approvisionnement », et Anthropic poursuit le gouvernement en justice pour tenter de faire annuler cette désignation, les procédures étant toujours en cours.

Anthropic, OpenAI : même combat ?

Les deux cas ne sont toutefois pas les mêmes. Pour OpenAI, il s’agit cette fois d’une demande formelle avant le lancement du modèle. Pour Anthropic, l’ordre avait été donné a posteriori.

Si OpenAI veut commercialiser son modèle, elle doit soumettre à la Maison-Blanche les clients potentiels, qui seront approuvés ou pas après examen. Selon l’article de The Information, GPT-5.6 est estimé au même niveau que Mythos en capacités avancées de cybersécurité.

Toujours selon nos confrères, Sam Altman aurait communiqué la situation aux employés d’OpenAI via une note de service. Les responsables fédéraux approuveraient l’accès « client par client pendant cette période de prévisualisation », suivie « quelques semaines plus tard » d’une publication plus générale du modèle 5.6. Ce dernier pourrait alors sortir en juillet. « Nous avons clairement indiqué au gouvernement américain que ce n’est pas notre modèle préféré à long terme, et nous travaillerons avec lui et d’autres acteurs de l’industrie pour trouver une approche plus durable pour les futures publications », indiquerait également la note.

Un fonctionnement pérenne ?

Si la mesure doit s’appliquer désormais sur tout nouveau modèle issu d’une grande société américaine, les conséquences pourraient être multiples. Financièrement d’abord, car ces entreprises ont besoin de vendre des abonnements pour prétendre un jour à toute forme de rentabilité. Dans un domaine où la concurrence est très active et où la Chine peut dégainer à tout moment un modèle capable de faire fléchir la capitalisation boursière d’une société comme NVIDIA, ces retards ne peuvent être que mal vécus par Anthropic et NVIDIA.

Au-delà d’éventuelles manœuvres politiques, la situation illustre aussi l’ambivalence de la situation. D’un côté, un décret mettant l’accent sur la participation volontaire. De l’autre, une mise en œuvre finalement contraignante. L’absence de cadre clair génère de la confusion chez les entreprises, qui ne savent pas qui ou quelle agence gère effectivement la régulation. Par exemple, la demande adressée à OpenAI provenait directement de la Maison-Blanche, tandis que l’interdiction d’exportation pour Anthropic est venue du ministère du Commerce.

L’épisode d’Anthropic a également souligné la dépendance extrême que les entreprises ou d’autres structures peuvent ressentir quand un acteur aussi important désormais coupe les vannes. La clientèle ne peut que s’inquiéter quand un outil aussi majeur que Claude (ou en l’occurrence l’une de ses variantes) peut disparaitre sans préavis par simple décision politique.

C’est une nouvelle fois un enjeu de souveraineté numérique, comme l’a abordé récemment le Conseil de l’IA et du Numérique. Dans un document (PDF), celui-ci notait (point 4) que la vision américaine de cette notion se rapprochait « paradoxalement et étroitement de la vision chinoise ».

(màj) La Maison-Blanche demande à OpenAI de retarder GPT-5.6 pour examen

26 juin 2026 à 09:22
Brouillard de guerre
(màj) La Maison-Blanche demande à OpenAI de retarder GPT-5.6 pour examen

Le gouvernement américain aurait exigé d’OpenAI une période d’examen similaire pour son futur modèle GPT-5.6. Les performances atteindraient le niveau de Mythos et Fable d’Anthropic et feraient donc l’objet d’une analyse des risques. Seuls des acteurs triés sur le volet y auraient actuellement accès.

Mise à jour 19h30 – OpenAI a lancé ce vendredi soir GPT-5.6… mais uniquement à destination d’une poignée d’organisations et d’entreprises ayant reçu l’aval du gouvernement américain. Trois versions du LLM sont proposées : Sol (la plus puissante), Terra (équilibre performances/efficacité) et Luna (plus rapide et meilleur marché). L’objectif est de déployer ce modèle plus largement dans les prochaines semaines.

Article d’origine – OpenAI aurait accepté d’échelonner la sortie publique de son prochain modèle, GPT-5.6. C’est ce qu’affirme The Information dans un article du 25 juin, relayé par divers autres médias. Le gouvernement Trump aurait officiellement demandé à l’entreprise de retarder cette disponibilité et de lui donner un délai de 30 jours pour examiner la situation. Durant cette période, l’accès ne serait confié qu’à une poignée de partenaires sélectionnés avec soin, le temps que la Maison-Blanche étudie les implications pour la sécurité nationale.

Dans le sillage du décret présidentiel

Le 2 juin, Donald Trump a signé un décret présidentiel (executive order) intitulé « Promoting Advanced Artificial Intelligence Innovation and Security ». Il demande aux entreprises d’IA de soumettre volontairement leurs modèles les plus puissants à un examen gouvernemental jusqu’à 30 jours avant leur publication publique. Il prévoit également la création d’un AI cybersecurity clearinghouse (bureau central de la cybersécurité de l’IA) et mandate des benchmarks classifiés pour évaluer les capacités cyber des modèles.

Cet executive order stipule explicitement que rien dans son texte ne saurait être interprété comme autorisant la création d’une exigence gouvernementale de licences, de pré-autorisation ou de permis pour le développement, la publication ou la distribution de nouveaux modèles. La participation est formellement volontaire. Du moins, sur le papier.

En outre, le cadre opérationnel du décret n’est pas établi. Benchmarks classifiés, liste de modèles concernés, procédures d’évaluation : rien n’est encore fixé. Un groupe multi-agences dirigé par les secrétaires au Trésor, à la Guerre et à la Sécurité intérieure dispose de 60 jours (soit jusqu’au 31 juillet 2026) pour concevoir ce cadre.

Mythos et Fable en ont fait les « frais »

Il n’aura pas fallu dix jours pour qu’Anthropic essuie les plâtres du décret. Le gouvernement américain, invoquant ses pouvoirs en matière de sécurité nationale, a émis une directive de contrôle des exportations ordonnant la suspension immédiate de tout accès à Fable 5 et Mythos 5 pour tout ressortissant étranger, où qu’il se trouve dans le monde, jusqu’aux employés d’Anthropic eux-mêmes.

Anthropic a reçu l’ordre le 12 juin. Le courrier ne contenait aucune raison précise à cette préoccupation gouvernementale. Anthropic, incapable de filtrer ses utilisateurs par nationalité, a fini par appliquer la seule solution qui s’adressait à elle : couper l’accès à tout le monde.

Dans son communiqué du même jour, l’entreprise explique que le gouvernement semble alors penser que Fable 5 a été « jailbreaké », permettant d’outrepasser ses limites. Fable est pour rappel une version de Mythos protégée en théorie par des garde-fous. Mythos n’étant accessible qu’au travers du projet Glasswing, composé d’une quarantaine d’organisations triées sur le volet, un tel jailbreak représentait effectivement un sérieux problème.

Mais Anthropic a vivement contesté le bien-fondé de la mesure : l’entreprise estimait que le jailbreak cité par le gouvernement était étroit et ne déverrouillerait les capacités cybersécurité de Mythos que dans un cas spécifique, pas de façon universelle. Elle ajoutait que le même jailbreak pouvait être utilisé pour obtenir des capacités similaires d’autres modèles publiquement disponibles, dont GPT-5.5 d’OpenAI, qui n’était pourtant pas concerné par de tels contrôles.

La décision s’est inscrite en outre dans un contexte politique tendu : les principaux conseillers tech de Trump, notamment l’ex-czar de l’IA David Sacks (Palantir) et le sous-secrétaire à la Défense Emil Michael, ont publiquement attaqué Anthropic et ses dirigeants. Sacks a accusé Anthropic d’être « woke » et « gauchiste » et de se livrer à une « stratégie sophistiquée de capture réglementaire fondée sur la peur », comme le rappelait Fortune le 13 juin. En mars 2026, le Pentagone avait déjà qualifié Anthropic de « risque pour la chaîne d’approvisionnement », et Anthropic poursuit le gouvernement en justice pour tenter de faire annuler cette désignation, les procédures étant toujours en cours.

Anthropic, OpenAI : même combat ?

Les deux cas ne sont toutefois pas les mêmes. Pour OpenAI, il s’agit cette fois d’une demande formelle avant le lancement du modèle. Pour Anthropic, l’ordre avait été donné a posteriori.

Si OpenAI veut commercialiser son modèle, elle doit soumettre à la Maison-Blanche les clients potentiels, qui seront approuvés ou pas après examen. Selon l’article de The Information, GPT-5.6 est estimé au même niveau que Mythos en capacités avancées de cybersécurité.

Toujours selon nos confrères, Sam Altman aurait communiqué la situation aux employés d’OpenAI via une note de service. Les responsables fédéraux approuveraient l’accès « client par client pendant cette période de prévisualisation », suivie « quelques semaines plus tard » d’une publication plus générale du modèle 5.6. Ce dernier pourrait alors sortir en juillet. « Nous avons clairement indiqué au gouvernement américain que ce n’est pas notre modèle préféré à long terme, et nous travaillerons avec lui et d’autres acteurs de l’industrie pour trouver une approche plus durable pour les futures publications », indiquerait également la note.

Un fonctionnement pérenne ?

Si la mesure doit s’appliquer désormais sur tout nouveau modèle issu d’une grande société américaine, les conséquences pourraient être multiples. Financièrement d’abord, car ces entreprises ont besoin de vendre des abonnements pour prétendre un jour à toute forme de rentabilité. Dans un domaine où la concurrence est très active et où la Chine peut dégainer à tout moment un modèle capable de faire fléchir la capitalisation boursière d’une société comme NVIDIA, ces retards ne peuvent être que mal vécus par Anthropic et NVIDIA.

Au-delà d’éventuelles manœuvres politiques, la situation illustre aussi l’ambivalence de la situation. D’un côté, un décret mettant l’accent sur la participation volontaire. De l’autre, une mise en œuvre finalement contraignante. L’absence de cadre clair génère de la confusion chez les entreprises, qui ne savent pas qui ou quelle agence gère effectivement la régulation. Par exemple, la demande adressée à OpenAI provenait directement de la Maison-Blanche, tandis que l’interdiction d’exportation pour Anthropic est venue du ministère du Commerce.

L’épisode d’Anthropic a également souligné la dépendance extrême que les entreprises ou d’autres structures peuvent ressentir quand un acteur aussi important désormais coupe les vannes. La clientèle ne peut que s’inquiéter quand un outil aussi majeur que Claude (ou en l’occurrence l’une de ses variantes) peut disparaitre sans préavis par simple décision politique.

C’est une nouvelle fois un enjeu de souveraineté numérique, comme l’a abordé récemment le Conseil de l’IA et du Numérique. Dans un document (PDF), celui-ci notait (point 4) que la vision américaine de cette notion se rapprochait « paradoxalement et étroitement de la vision chinoise ».

Le nom de votre père, d’une tante ou d’un cousin : une campagne de phishing exploite les liens familiaux pour piéger les Français

25 juin 2026 à 15:16

Une vague de mails malveillants frappe actuellement la France avec une caractéristique inédite : les messages usurpent l'identité de membres de la famille des victimes en usurpant leurs noms exacts. Numerama a pu recueillir plusieurs échantillons de cette campagne.

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