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La Steam Machine franchit déjà la ligne rouge de la mort

6 juillet 2026 à 05:45
Valve ne perd pas la faç(ade)
La Steam Machine franchit déjà la ligne rouge de la mort

Valve a livré les premières Steam Machine aux heureux acheteurs de sa nouvelle console/PC de salon. Malheureusement, pour au moins un d’entre eux, la joie a été de très courte durée : son boîtier a rapidement affiché la « ligne rouge de la mort ».

Le « red ring of death » de la Xbox 360 aura marqué son temps : cette panne se manifestait par trois segments rouges autour du bouton d’alimentation de la console. Une panne matérielle générale qui nécessitait le renvoi de l’appareil vers le SAV. Valve n’avait peut-être pas en tête de rendre hommage au RROD, mais le résultat est le même.

Les premières livraisons de la Steam Machine ont débuté ces derniers jours, après la révélation des prix salés de la console le 22 juin dernier. Malheureusement, une des unités a montré un gros signe de fatigue 20 minutes seulement après son allumage. L’utilisateur me_hill repéré par Digital Foundry a eu la mauvaise surprise de tomber sur une « ligne rouge de la mort » (« red line of death »).

Image : me_hill

La Steam Machine intègre en façade une barre LED qui fait office de statut lumineux personnalisable. Selon la page d’assistance de Valve, il pourrait s’agir d’une défaillance du GPU ou d’un problème de détection de la mémoire vive. Si la ligne rouge avait occupé toute la largeur de la façade avant, cela aurait signifié un souci de surchauffe (au-delà de 95 °C pour le CPU, ou 90 °C pour le GPU).

Il ne fait aucun doute que le SAV de Steam va prendre en charge ce modèle défectueux très rapidement. Reste à savoir s’il s’agira d’un simple correctif logiciel (mais comment l’installer ?), ou plus simplement un remplacement. Le suivi remarquable du Steam Deck, qui reçoit régulièrement des mises à jour, démontre que l’entreprise est capable de corriger le tir rapidement quand un problème peut être réglé par logiciel.

Il ne s’agit, pour le moment du moins, que d’un seul cas isolé et Valve espère très probablement qu’il ne se transformera pas en running gag.

Une façade e-ink pour éviter la surchauffe

En matière de personnalisation, la Steam Machine permet d’aller assez loin : on peut ainsi remplacer la façade selon l’humeur du moment. Le constructeur en livre même deux supplémentaires avec son bundle le plus cher. Les premiers utilisateurs de la console, ou tous ceux qui l’attendent avec impatience, pourront imprimer dès maintenant leur propre façade équipée d’un écran e-ink. Valve a en effet livré (presque) tout le nécessaire pour imprimer en 3D une « inkterface ».

On trouvera dans ce dépôt GitLab (sous licence MIT) les plans pour imprimer les différents éléments de la façade. Il faudra aussi apporter des vis, une batterie, un écran e-ink de 5,83 pouces, une carte basée sur un microcontrôleur ESP32 d’Adafruit avec 2 Mo de PSRAM et un adaptateur pour brancher ces deux composants. Impossible d’imprimer tout ça. Une vidéo d’assemblage est visible à cette adresse.

Image : Jsaux

Steam fournit également le firmware et les logiciels nécessaires pour afficher des informations sur l’écran e-ink, en attendant une application en bonne et due forme qui sera distribuée dans la boutique. On pourra ainsi consulter la température du GPU et du CPU, le stockage disponible, et autres données. Pour tous ceux qui rechignent à sortir le fer à souder, le fabricant Jsaux proposera une inkterface toute prête cette année.

La Steam Machine franchit déjà la ligne rouge de la mort

6 juillet 2026 à 05:45
Valve ne perd pas la faç(ade)
La Steam Machine franchit déjà la ligne rouge de la mort

Valve a livré les premières Steam Machine aux heureux acheteurs de sa nouvelle console/PC de salon. Malheureusement, pour au moins un d’entre eux, la joie a été de très courte durée : son boîtier a rapidement affiché la « ligne rouge de la mort ».

Le « red ring of death » de la Xbox 360 aura marqué son temps : cette panne se manifestait par trois segments rouges autour du bouton d’alimentation de la console. Une panne matérielle générale qui nécessitait le renvoi de l’appareil vers le SAV. Valve n’avait peut-être pas en tête de rendre hommage au RROD, mais le résultat est le même.

Les premières livraisons de la Steam Machine ont débuté ces derniers jours, après la révélation des prix salés de la console le 22 juin dernier. Malheureusement, une des unités a montré un gros signe de fatigue 20 minutes seulement après son allumage. L’utilisateur me_hill repéré par Digital Foundry a eu la mauvaise surprise de tomber sur une « ligne rouge de la mort » (« red line of death »).

Image : me_hill

La Steam Machine intègre en façade une barre LED qui fait office de statut lumineux personnalisable. Selon la page d’assistance de Valve, il pourrait s’agir d’une défaillance du GPU ou d’un problème de détection de la mémoire vive. Si la ligne rouge avait occupé toute la largeur de la façade avant, cela aurait signifié un souci de surchauffe (au-delà de 95 °C pour le CPU, ou 90 °C pour le GPU).

Il ne fait aucun doute que le SAV de Steam va prendre en charge ce modèle défectueux très rapidement. Reste à savoir s’il s’agira d’un simple correctif logiciel (mais comment l’installer ?), ou plus simplement un remplacement. Le suivi remarquable du Steam Deck, qui reçoit régulièrement des mises à jour, démontre que l’entreprise est capable de corriger le tir rapidement quand un problème peut être réglé par logiciel.

Il ne s’agit, pour le moment du moins, que d’un seul cas isolé et Valve espère très probablement qu’il ne se transformera pas en running gag.

Une façade e-ink pour éviter la surchauffe

En matière de personnalisation, la Steam Machine permet d’aller assez loin : on peut ainsi remplacer la façade selon l’humeur du moment. Le constructeur en livre même deux supplémentaires avec son bundle le plus cher. Les premiers utilisateurs de la console, ou tous ceux qui l’attendent avec impatience, pourront imprimer dès maintenant leur propre façade équipée d’un écran e-ink. Valve a en effet livré (presque) tout le nécessaire pour imprimer en 3D une « inkterface ».

On trouvera dans ce dépôt GitLab (sous licence MIT) les plans pour imprimer les différents éléments de la façade. Il faudra aussi apporter des vis, une batterie, un écran e-ink de 5,83 pouces, une carte basée sur un microcontrôleur ESP32 d’Adafruit avec 2 Mo de PSRAM et un adaptateur pour brancher ces deux composants. Impossible d’imprimer tout ça. Une vidéo d’assemblage est visible à cette adresse.

Image : Jsaux

Steam fournit également le firmware et les logiciels nécessaires pour afficher des informations sur l’écran e-ink, en attendant une application en bonne et due forme qui sera distribuée dans la boutique. On pourra ainsi consulter la température du GPU et du CPU, le stockage disponible, et autres données. Pour tous ceux qui rechignent à sortir le fer à souder, le fabricant Jsaux proposera une inkterface toute prête cette année.

Google a doublé sa consommation d’eau et d’électricité en trois ans

3 juillet 2026 à 13:59
Quel est le point commun entre Google et le Portugal ?
Google a doublé sa consommation d’eau et  d’électricité en trois ans

En trois ans, Google a doublé ses prélèvements et consommation en eau, ainsi que sa consommation électrique. L’entreprise travaille sur sa gestion des garanties d’origine lui permettant d’afficher un 100 % de renouvelable. Enfin, le rapport détaille la consommation de son intelligence artificielle Gemini.

Google vient de mettre en ligne son rapport environnemental de 2026, avec les chiffres de 2025. L’occasion de faire le point sur la consommation en électricité et en eau du géant américain. Les chiffres sont en très forte hausse avec 37,5 % de plus dans les deux cas en un an, 100 % sur trois ans et près de 200 % en 5 ou 6 ans.

Nous avons ajouté ces chiffres à note carte mondiale des datacenters et des ressources associées. Vous pouvez ainsi voir l’emplacement des datacenters de Google, leur consommation électrique avec l’intensité carbone associés au niveau local, ainsi que les prélèvements en eau avec le niveau de stress hydrique de la zone concernée.

Nous avons également recalculé le WUE de Google, qui ne le communique toujours pas. Sur la base de nos calculs, il est de 1,32 en prenant les prélèvements en eau et de 1,02 avec la consommation. C’est largement au-dessus de Microsoft, Meta, OVHcloud et Scaleway.

En 2025, Google a utilisé 42 415 800 MWh (42,4 TWh) d’électricité rien que pour les datacenters. Pour le reste de ses installations et ses bureaux, la consommation était de 1 170 800 MWh (36 fois moindre), soit un total de 43 586 600 MWh (43,6 TWh).

43,6 TWh pour Google en 2025, soit presque autant que le Portugal

À titre de comparaison, la consommation totale de la France était « seulement » 10 fois supérieure avec 450 TWh environ en 2025. Google n’est pas bien loin du Portugal, dont la consommation était d’un peu plus de 50 TWh pour l’ensemble du pays. En France, selon le bilan 2024 de l’Arcep, l’ensemble des datacenters de l’Hexagone (du moins ceux interrogés) ont consommé 2,7 TWh d’électricité.

Google revendique évidemment que 43 586 600 MWh (soit 100 % de sa consommation) « proviennent » de sources d’énergie renouvelables. Il s’agit de contrats d’achat d’électricité de long terme pour près de 33 TWh, et 10,5 TWh d’électricité renouvelable provenant du réseau électrique.

L’entreprise affirme aussi avoir produit 0,02 TWh en propre sur ses sites, via des installations photovoltaïques principalement. Google revendique en effet 24 800 MWh produits, contre 20 500 MWh un an auparavant, soit une hausse de 21 %. La production avait été doublée en 2024 par rapport à 2023 (10 700 MWh).

Les certificats passent d’une moyenne globale à une granularité horaire


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Tout savoir de la clim : enjeux environnementaux, techniques et sociétaux

3 juillet 2026 à 12:14
Clim’ bait
Tout savoir de la clim : enjeux environnementaux, techniques et sociétaux

Dans la première partie de notre dossier, nous avons expliqué ce qu’était une climatisation et comment elle fonctionne. Nous pouvons désormais passer au gros morceau : analyse technique et environnementale, en apportant un maximum de réponses à toutes les questions que vous vous posez.

Commençons par évacuer les questions basiques : oui, la climatisation sauve des vies dans les hôpitaux, les EHPAD. De manière générale, elle est indispensable pour toutes les personnes vulnérables pendant les épisodes de canicule. Celle de 2003 avait causé une surmortalité sur le mois d’août d’environ 15 000 décès.

La canicule de juin 2026 (qui a montré que les belles promesses de 2003 ne sont pas toutes tenues) et celle à venir dans les prochains jours rappellent que les risques sont toujours là. Le réchauffement climatique entraîne une hausse de ces événements ; ils sont de plus en plus fréquents et longs, et cela va s’aggraver dans les années à venir.

Attention à un point important : la climatisation permet de traiter les symptômes, sans pour autant s’attaquer aux causes (le réchauffement climatique). C’est un pansement pour continuer à vivre, pas un médicament. On ne le répétera jamais assez : la climatisation ne supprime pas la chaleur, elle la déplace.

Comme nous allons le voir, la climatisation a un coût électrique, environnemental et sociétal. En France, nous avons de la chance sur la partie électricité : elle est en quasi-totalité bas-carbone. La question environnementale est plus compliquée avec des gaz polluants et des îlots de chaleur. Enfin, sur la partie sociétale, les locataires ou les ménages les plus modestes ont plus de mal à installer des climatiseurs dans de bonnes conditions (bruit, performances…).

C’est la version ultra-simplifiée de cet article, la version longue détaille longuement les trois axes. De nombreuses personnes se posent la question de savoir s’il faut ou non sauter le pas. Next vous aide à comprendre les enjeux et ensuite à décider en connaissance de cause, en fonction des besoins et moyens.

En France, 24 % des particuliers sont équipés d’une clim

Déjà quelques chiffres pour la France : en 2016/2017, 14 % des particuliers étaient équipés de la clim, selon des statistiques d’EDF reprises par l’ADEME. La France est passée à 18 % en 2023 et 24 % en 2025. Dans ce dernier cas, « 13 % disposent d’une seule pièce climatisée et 11 % en ont plusieurs ». Les personnes les plus aisées sont celles qui ont davantage sauté le pas, de même pour ceux dans le sud. Rien de surprenant dans les deux cas.

Les chiffres sont éloquents sur la présence ou non de la clim :

  • Type d’habitation : 31 % des propriétaires de maisons, contre 20 % en logement collectif.
  • Catégorie socio professionnelle : 37 % des libéraux, cadres et professions intellectuelles supérieures, contre 19 % des ménages dont la personne de référence est sans emploi ou inactive.
  • Lieu : 47 % des habitants du Sud-Est et de la Corse, 11 % en Bretagne.

Et ailleurs dans le monde ? L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié en 2018 une étude (sur des données de 2016) : « Le taux d’équipement des ménages en climatisation varie énormément d’un pays à l’autre, allant d’environ 4 % en Inde et moins de 10 % en Europe, à plus de 90 % aux États-Unis et au Japon, et proche de 100 % dans quelques pays du Moyen-Orient. En Chine, près de 60 % des ménages possèdent désormais au moins un climatiseur ».

Le trio de tête était : 570 millions de clims en Chine, 375 millions aux États-Unis et 150 millions au Japon. La puissance frigorifique installée aux États-Unis et en Chine dépasse les 2 000 GW, tandis que l’Europe est à près de 200 GW. Par contre, l’Europe est à plus de 600 GW pour la partie commerces et autres locaux professionnels.

L’ADEME ajoute que, en France, « la consommation dans le résidentiel associée à la climatisation reste marginale à l’heure actuelle. En effet, elle représente autour de 1 % de la consommation en énergie finale du secteur ». Les clims réversibles et les PAC sont évidemment utilisées plus longtemps puisqu’elles chauffent aussi en hiver, mais elles prennent la place des autres systèmes de chauffage (gaz, électricité, bois, fioul…). En été, elles viennent s’ajouter, pas remplacer.

L’ADEME donne des chiffres : « En France métropolitaine, pour le secteur résidentiel, les consommations d’énergie sont évaluées par le modèle développé dans le cadre de la présente étude à environ 4,9 TWh en 2020 ». 3,8 TWh viennent des maisons individuelles, 1,1 TWh des appartements. Toujours selon l’agence, « 79 % de ceux qui utilisent leurs systèmes de climatisation le font fonctionner durant les heures les plus chaudes, uniquement la nuit ou de manière très ponctuelle ».

Dans le secteur tertiaire, c’est plus du double puisque les consommations d’énergie totales sont estimées à 10,6 TWh en 2020. La moitié vient des bureaux, puis des commerces (2,8 TWh), des cafés, hôtels et restaurants à 0,8 TWh et de la santé en quatrième position avec 0,67 TWh. Les datacenters étaient à 0,26 TWh.

Après l’état des lieux, les questions.

La clim consomme-t-elle beaucoup d’électricité ?

Version courte : oui, bien évidemment, mais ce n’est pas spécialement un souci en France car nous sommes excédentaires et exportateurs d’électricité. De plus, elle provient en quasi-totalité de sources renouvelables et nucléaires, elle est donc très peu carbonée. Ce n’est pas le cas partout en Europe ni dans le monde.


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Ventilateurs, clims, pompes à chaleur (PAC) et thermodynamique : avez-vous les bases ?

3 juillet 2026 à 11:37
Moi, j’ai une grande cave !
Ventilateurs, clims, pompes à chaleur (PAC) et thermodynamique : avez-vous les bases ?

C’est le sujet brûlant du moment : la climatisation. On lit un peu de tout et parfois du n’importe quoi, nous avons donc décidé de faire le point sur le sujet. Dans cette première partie, on pose les bases et les définitions, avec quelques rappels de thermodynamique. Dans la suite de notre dossier, nous analyserons en profondeur le fonctionnement des clims, puis leurs effets environnementaux, notamment leur rôle dans l’apparition d’îlots de chaleur.

Comme dirait Pete « Maverick » Mitchell lors de son retour à l’académie, commençons par ce que vous pensez savoir sous la forme de quelques rappels importants sur la thermodynamique.

Un frigo ou un ventilateur réchauffent une pièce

Un ventilateur ne chasse pas la chaleur d’une pièce, il brasse de l’air. Pourquoi alors une sensation de frais ? Le vent qui arrive sur vous enlève la fine couche d’air chaud et humide qui s’est constituée autour de votre peau et augmente l’évaporation de la sueur, ce qui donne une sensation de fraîcheur.

Mais attention, dans une pièce fermée, un ventilateur fait inexorablement monter (très légèrement) la température moyenne. C’est contre-intuitif pour certains, mais c’est un fait. L’électricité consommée (qui vient de l’extérieur) finit en chaleur par différents procédés : échauffement du moteur, frottements, turbulences… Cette chaleur ne peut pas sortir de la pièce. L’ajout de chaleur dans une pièce fermée entraîne une hausse de la température, impossible qu’il en soit autrement.

C’est pareil pour un réfrigérateur : laisser la porte ouverte donne une sensation de frais devant, mais le moteur à l’arrière va davantage tourner pour refroidir le frigo, et donc dégager plus de chaleur. Laisser la porte du frigo ouverte dans une pièce fermée augmente donc la température de la pièce. C’est simple : mettre en marche un moteur consomme de l’énergie, qui finit sous forme de chaleur à un moment ou à un autre. Dura lex, sed lex… même en physique. Avec un rafraîchisseur d’air (nous allons y revenir), c’est aussi le taux d’humidité qui augmente.

Enfin, avec la climatisation, c’est différent. La chaleur ne disparaît pas, elle est déplacée à l’extérieur de la pièce, dans la rue. Soit via la gaine des climatisations monoblocs, soit via le module extérieur des splits. Dans tous les cas, c’est important de le répéter : la chaleur ne disparaît pas, sinon le problème du réchauffement climatique serait réglé depuis longtemps.

Ventilateur, rafraîchisseur et climatiseur : quelles différences ?


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Le retour de la console 3DO annulé une semaine après son annonce

3 juillet 2026 à 06:43
La 3DO encore déCD
Le retour de la console 3DO annulé une semaine après son annonce

Ça ressemblait à une belle aventure, et puis finalement elle s’est écrasée sur le mur froid et gris de la réalité. La société Empire Interactive avait annoncé la semaine dernière sa volonté de relancer la console 3DO. Ce « retour d’une légende » a malheureusement été de très courte durée.

Les consoles rétro sont décidément à la mode. Encore tout récemment, les joueurs nostalgiques se sont rués sur les précommandes de la Neo-Geo AES+ – une version fidèle à la console SNK des années 90 qui a fait briller les yeux de bien des gamins à l’époque. Empire Interactive, éditeur britannique de jeux vidéo, a voulu s’adresser aux connaisseurs il y a une semaine en annonçant rien moins que « le retour d’une légende », la 3DO.

Une joie de courte durée

Oui, on parle bien de la console 3DO lancée en 1993 et qui n’a pas fait long feu face au rouleau compresseur de Sony et de sa PlayStation. Malgré tout, il y avait probablement l’opportunité ici d’un revival. C’est pourquoi Empire a annoncé la semaine dernière l’acquisition de la marque et d’une partie des droits de propriété intellectuelle de la 3DO Company.

Ça partait bien…

L’objectif était ambitieux : faire revivre aux jeunes générations les débuts des consoles 32 bits. « Les années 1990 et le début des années 2000 ont vu naître d’innombrables jeux marquants et des expériences inoubliables », rappellait l’entreprise. « Beaucoup de ces trésors ont été perdus avec le temps, devenant inaccessibles aux nouvelles générations de joueurs. Nous pensons que cet héritage mérite d’être préservé, célébré et découvert à nouveau. »

En plus de la remise au goût du jour de la console, Empire était « déterminé à restaurer l’héritage oublié de l’histoire du jeu vidéo, un grand classique à la fois ». Un engagement qui n’aura pas tenu longtemps. « Après mûre réflexion, nous avons décidé d’abandonner à la fois la production de la console et l’idée de remastériser des jeux rétro », annonçait la société hier.

… et puis voilà.

Plusieurs parties ont revendiqué des droits de propriété, sur les jeux comme sur le processus de fabrication de la console. « Compte tenu du caractère très spécialisé de ce marché et du risque de longues procédures judiciaires, nous avons choisi de ne pas nous engager dans des litiges prolongés. » Rideau sur cette belle idée !

Empire est visiblement tombé sur un os, celui de l’entreprise Throwback Entertainment qui assure toujours détenir les droits de la marque ainsi que du site web associé. Des actifs qui n’ont pas été cédés, transférés ou licenciés, comme le rapporte Time Extension.

Işık Şekercigil, le patron d’Empire, a reconnu avoir acquis les droits de la marque The 3DO Company, mais pas de la console en elle-même. Des droits qui se limitent au développement et à l’édition de jeux. Ça n’inclue pas la production de la console ou de matériel. Le dirigeant ajoute que Panasonic, Goldstar et « au moins quatre entreprises » sont titulaires de droits pour ce qui concerne la fabrication de l’appareil.

En avance sur son temps, trop vite dépassée

La 3DO partait avec les meilleures intentions du monde. Trip Hawkins, fondateur et ancien patron d’Electronic Arts, a l’idée de lancer non pas une console en tant que telle, mais une plateforme technique pour une console 32 bits et d’en vendre des licences aux plus offrants. Matsushita, qui se lance le premier en avril 1993 sous la marque Panasonic, mord à l’hameçon, suivi par Goldstar et Sanyo qui sortent leurs propres boîtiers.

La Panasonic 3DO FZ-1. Image : Evan-Amos, CC BY-SA 3.0

Samsung, Toshiba et l’opérateur américain AT&T ont aussi obtenu une licence, sans rien en faire (même si AT&T a présenté un prototype durant l’édition 1994 du CES). L’histoire tourne rapidement court : les consoles sont très chères – la Panasonic FZ-1 est facturée 699 dollars aux États-Unis –, car contrairement aux consoliers traditionnels, les fabricants de 3DO doivent réaliser leur marge sur le matériel.

L’idée de Trip Hawkins était de créer un standard de la console, à la manière du format VHS pour le marché de la vidéo. Techniquement, la 3DO était effectivement en avance sur son temps – sur les consoles 16 bits, en tout cas – avec son processeur ARM 32 bits, à une époque où la Mega Drive et la SNES tournaient sur des puces 16 bits. Le format était aussi pensé dès le départ autour du CD-ROM, qui offrait plus de stockage que les cartouches. La 3DO avait aussi une certaine ambition multimédia, puisqu’elle savait lire les CD audio, gérait la vidéo et servait de système interactif.

Mais ça n’a pas duré très longtemps : en 1994, Sega et Sony disputaient ce titre avec la Saturn d’un côté, et la PlayStation de l’autre. La 3DO sort dans une période de fin de règne où se mêlent une 3D naissante et le CD-ROM. À l’époque, l’industrie sait que l’avenir sera fait de ces deux technologies, mais personne ne sait trop comment les articuler.

Les consoles 3DO n’ont pas manqué de bons jeux comme The Need for Speed, qui connaitra la carrière que l’on sait, ou encore des portages de jeux PC ou arcade qu’aucune autre console ne pouvait proposer avec une telle qualité, comme Alone in the Dark, Myst, Crash’n Burn, Super Street Fighter II Turbo

Hélas, il n’y a pas eu l’équivalent d’un Mario ou d’exclusivité véritablement emblématique qui aurait permis à la plateforme 3DO de sortir du lot. À côté des jeux reconnus pour leur qualité, la ludothèque se trainait aussi une mauvaise réputation : jeux FMV très datés (avec des vidéos interactives), CD pornos, etc.

Le retour de la console 3DO annulé une semaine après son annonce

3 juillet 2026 à 06:43
La 3DO encore déCD
Le retour de la console 3DO annulé une semaine après son annonce

Ça ressemblait à une belle aventure, et puis finalement elle s’est écrasée sur le mur froid et gris de la réalité. La société Empire Interactive avait annoncé la semaine dernière sa volonté de relancer la console 3DO. Ce « retour d’une légende » a malheureusement été de très courte durée.

Les consoles rétro sont décidément à la mode. Encore tout récemment, les joueurs nostalgiques se sont rués sur les précommandes de la Neo-Geo AES+ – une version fidèle à la console SNK des années 90 qui a fait briller les yeux de bien des gamins à l’époque. Empire Interactive, éditeur britannique de jeux vidéo, a voulu s’adresser aux connaisseurs il y a une semaine en annonçant rien moins que « le retour d’une légende », la 3DO.

Une joie de courte durée

Oui, on parle bien de la console 3DO lancée en 1993 et qui n’a pas fait long feu face au rouleau compresseur de Sony et de sa PlayStation. Malgré tout, il y avait probablement l’opportunité ici d’un revival. C’est pourquoi Empire a annoncé la semaine dernière l’acquisition de la marque et d’une partie des droits de propriété intellectuelle de la 3DO Company.

Ça partait bien…

L’objectif était ambitieux : faire revivre aux jeunes générations les débuts des consoles 32 bits. « Les années 1990 et le début des années 2000 ont vu naître d’innombrables jeux marquants et des expériences inoubliables », rappellait l’entreprise. « Beaucoup de ces trésors ont été perdus avec le temps, devenant inaccessibles aux nouvelles générations de joueurs. Nous pensons que cet héritage mérite d’être préservé, célébré et découvert à nouveau. »

En plus de la remise au goût du jour de la console, Empire était « déterminé à restaurer l’héritage oublié de l’histoire du jeu vidéo, un grand classique à la fois ». Un engagement qui n’aura pas tenu longtemps. « Après mûre réflexion, nous avons décidé d’abandonner à la fois la production de la console et l’idée de remastériser des jeux rétro », annonçait la société hier.

… et puis voilà.

Plusieurs parties ont revendiqué des droits de propriété, sur les jeux comme sur le processus de fabrication de la console. « Compte tenu du caractère très spécialisé de ce marché et du risque de longues procédures judiciaires, nous avons choisi de ne pas nous engager dans des litiges prolongés. » Rideau sur cette belle idée !

Empire est visiblement tombé sur un os, celui de l’entreprise Throwback Entertainment qui assure toujours détenir les droits de la marque ainsi que du site web associé. Des actifs qui n’ont pas été cédés, transférés ou licenciés, comme le rapporte Time Extension.

Işık Şekercigil, le patron d’Empire, a reconnu avoir acquis les droits de la marque The 3DO Company, mais pas de la console en elle-même. Des droits qui se limitent au développement et à l’édition de jeux. Ça n’inclue pas la production de la console ou de matériel. Le dirigeant ajoute que Panasonic, Goldstar et « au moins quatre entreprises » sont titulaires de droits pour ce qui concerne la fabrication de l’appareil.

En avance sur son temps, trop vite dépassée

La 3DO partait avec les meilleures intentions du monde. Trip Hawkins, fondateur et ancien patron d’Electronic Arts, a l’idée de lancer non pas une console en tant que telle, mais une plateforme technique pour une console 32 bits et d’en vendre des licences aux plus offrants. Matsushita, qui se lance le premier en avril 1993 sous la marque Panasonic, mord à l’hameçon, suivi par Goldstar et Sanyo qui sortent leurs propres boîtiers.

La Panasonic 3DO FZ-1. Image : Evan-Amos, CC BY-SA 3.0

Samsung, Toshiba et l’opérateur américain AT&T ont aussi obtenu une licence, sans rien en faire (même si AT&T a présenté un prototype durant l’édition 1994 du CES). L’histoire tourne rapidement court : les consoles sont très chères – la Panasonic FZ-1 est facturée 699 dollars aux États-Unis –, car contrairement aux consoliers traditionnels, les fabricants de 3DO doivent réaliser leur marge sur le matériel.

L’idée de Trip Hawkins était de créer un standard de la console, à la manière du format VHS pour le marché de la vidéo. Techniquement, la 3DO était effectivement en avance sur son temps – sur les consoles 16 bits, en tout cas – avec son processeur ARM 32 bits, à une époque où la Mega Drive et la SNES tournaient sur des puces 16 bits. Le format était aussi pensé dès le départ autour du CD-ROM, qui offrait plus de stockage que les cartouches. La 3DO avait aussi une certaine ambition multimédia, puisqu’elle savait lire les CD audio, gérait la vidéo et servait de système interactif.

Mais ça n’a pas duré très longtemps : en 1994, Sega et Sony disputaient ce titre avec la Saturn d’un côté, et la PlayStation de l’autre. La 3DO sort dans une période de fin de règne où se mêlent une 3D naissante et le CD-ROM. À l’époque, l’industrie sait que l’avenir sera fait de ces deux technologies, mais personne ne sait trop comment les articuler.

Les consoles 3DO n’ont pas manqué de bons jeux comme The Need for Speed, qui connaitra la carrière que l’on sait, ou encore des portages de jeux PC ou arcade qu’aucune autre console ne pouvait proposer avec une telle qualité, comme Alone in the Dark, Myst, Crash’n Burn, Super Street Fighter II Turbo

Hélas, il n’y a pas eu l’équivalent d’un Mario ou d’exclusivité véritablement emblématique qui aurait permis à la plateforme 3DO de sortir du lot. À côté des jeux reconnus pour leur qualité, la ludothèque se trainait aussi une mauvaise réputation : jeux FMV très datés (avec des vidéos interactives), CD pornos, etc.

Mémoire et stockage : jusqu’à x5 sur les prix en 18 mois

30 juin 2026 à 15:56
J’a du stock ! (Ho wait, c’est surtout de la DDR3 :o)
Mémoire et stockage : jusqu’à x5 sur les prix en 18 mois

On parle souvent des hausses de prix sur les composants, mais savez-vous à quel point elle est importante ? Nous suivons depuis 18 mois les prix d’une quarantaine de composants chez deux revendeurs. Sur la mémoire, ils sont multipliés par quatre en moyenne selon nos relevés, par deux sur les SSD et les HDD. Les processeurs s’en tirent généralement bien pour le moment.

Depuis fin 2024, le prix de la mémoire est en hausse, à cause d’une demande toujours plus forte de GPU pour l’intelligence artificielle générative. Les GPU intègrent une quantité croissante de mémoire pour prendre en charge des modèles toujours plus grands (et donc performants), raflant ainsi une grosse partie de la mise. Une pénurie s’installe rapidement car la production des trois principaux fabricants de puces – Micron, Samsung et SK hynix – est aspirée de toutes parts.

Les hausses de prix ne concernent pas que les composants, les produits finis en pâtissent aussi. Preuve en est avec les hausses régulières sur le Raspberry Pi, les VPS chez les hébergeurs et plus récemment Apple… qui n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Mais quelle est précisément cette hausse ? Le prix de certains kits de mémoire vive a été multiplié par cinq ! Le lot de deux Patriot Viper Xtreme 5 DDR5 de 16 Go (soit 32 Go) est ainsi passé de 105 à 520 euros, excusez du peu.

Sur la mémoire, les prix sont parfois multipliés par cinq !

En moyenne, selon nos relevés, la hausse sur la mémoire est de plus de 300 %, soit des prix multipliés par plus de quatre. Alors qu’une barrette de 8 Go de DDR4 était vendue 20 euros fin 2024, elle est passée à 40 euros pendant l’été 2025, 85 euros au début de l’année, elle est désormais proposée à 90 euros.

Dans le tableau et le graphique ci-dessous, nous avons regroupé les prix d’une douzaine de kits de DDR4 et DDR5, relevés par nos soins sur des produits en stock (ou avec une date de livraison annoncée relativement proche). Il est en effet important de comparer des prix sur des produits que l’on peut réellement commander.

Par rapport à notre précédente actualité en janvier, quelques produits n’étaient plus disponibles, ce qui explique l’absence de prix pour le relevé de cette semaine.


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☕️ Apple tente de colmater les fuites autour de l’iPhone 18 Pro

30 juin 2026 à 15:48


Le vol de données subi par Tata Electronics se transforme en cauchemar pour Apple. Les documents confidentiels concernant les appareils du constructeur, tout particulièrement l’iPhone 18 Pro, ont dépassé les frontières du « dark web » pour se retrouver un peu partout sur internet. Au grand dam d’Apple.

L’entreprise californienne ferait ainsi la chasse très active aux fuites de Tata. Le sous-traitant indien, victime d’une cyberattaque il y a quelques semaines, s’est fait dérober de nombreux documents et fichiers confidentiels appartenant à ses clients, dont Tesla et Apple.

Le groupe de pirates qui serait à l’origine du vol de données, World Leaks, aurait mis en ligne plus de 200 000 fichiers sur le dark web. Dont des listes de composants et des photos de l’iPhone 18 Pro qui se sont retrouvées en accès libre ici et là sur Internet, comme le révèle Reuters. Des clips partagés sur X montrent une vidéo de ce qui est présenté comme l’iPhone 18 Pro soumis à un test de chute.

Les publications ont depuis été supprimés, sans qu’on sache si la demande venait d’Apple ou de Tata. Un fuiteur bien connu du milieu, Ice Universe, assure que le constructeur aurait « interdit les fuites sur Twitter ». Un de ses messages republiant les images a justement été retiré de X. L’internet n’oubliant jamais, ces documents sont visibles ailleurs, et il ne faut pas fouiller très longtemps : une simple recherche sur Reddit devrait étancher la soif des plus curieux.

Les images en question, qui remontent au début d’année, semblent indiquer que l’iPhone 18 Pro ressemblera beaucoup à son prédécesseur. Le smartphone, de couleur grise, en reprend le design industriel en plus uniforme (un seul ton de couleur), ainsi que le fameux plateau à l’arrière intégrant les trois capteurs photo. On trouve également des images de la carte mère, de la batterie, des capteurs photo, et de ce qui devrait être la puce A20 Pro (fabriquée par TSMC et a priori gravée avec le procédé 2 nm).

Pour Apple, ces documents en (quasi) libre-service sur internet sont susceptibles de ruiner le lancement de la nouvelle gamme d’iPhone 18 Pro cet automne. Une mauvaise nouvelle, après l’annonce de la hausse vertigineuse des prix de ses appareils la semaine dernière.

☕️ Apple tente de colmater les fuites autour de l’iPhone 18 Pro

30 juin 2026 à 15:48


Le vol de données subi par Tata Electronics se transforme en cauchemar pour Apple. Les documents confidentiels concernant les appareils du constructeur, tout particulièrement l’iPhone 18 Pro, ont dépassé les frontières du « dark web » pour se retrouver un peu partout sur internet. Au grand dam d’Apple.

L’entreprise californienne ferait ainsi la chasse très active aux fuites de Tata. Le sous-traitant indien, victime d’une cyberattaque il y a quelques semaines, s’est fait dérober de nombreux documents et fichiers confidentiels appartenant à ses clients, dont Tesla et Apple.

Le groupe de pirates qui serait à l’origine du vol de données, World Leaks, aurait mis en ligne plus de 200 000 fichiers sur le dark web. Dont des listes de composants et des photos de l’iPhone 18 Pro qui se sont retrouvées en accès libre ici et là sur Internet, comme le révèle Reuters. Des clips partagés sur X montrent une vidéo de ce qui est présenté comme l’iPhone 18 Pro soumis à un test de chute.

Les publications ont depuis été supprimés, sans qu’on sache si la demande venait d’Apple ou de Tata. Un fuiteur bien connu du milieu, Ice Universe, assure que le constructeur aurait « interdit les fuites sur Twitter ». Un de ses messages republiant les images a justement été retiré de X. L’internet n’oubliant jamais, ces documents sont visibles ailleurs, et il ne faut pas fouiller très longtemps : une simple recherche sur Reddit devrait étancher la soif des plus curieux.

Les images en question, qui remontent au début d’année, semblent indiquer que l’iPhone 18 Pro ressemblera beaucoup à son prédécesseur. Le smartphone, de couleur grise, en reprend le design industriel en plus uniforme (un seul ton de couleur), ainsi que le fameux plateau à l’arrière intégrant les trois capteurs photo. On trouve également des images de la carte mère, de la batterie, des capteurs photo, et de ce qui devrait être la puce A20 Pro (fabriquée par TSMC et a priori gravée avec le procédé 2 nm).

Pour Apple, ces documents en (quasi) libre-service sur internet sont susceptibles de ruiner le lancement de la nouvelle gamme d’iPhone 18 Pro cet automne. Une mauvaise nouvelle, après l’annonce de la hausse vertigineuse des prix de ses appareils la semaine dernière.

Un appel d’offres dévoile d’inquiétants détails du système IT de l’Agence du médicament

30 juin 2026 à 10:03
Legacy mon amour !
Un appel d’offres dévoile d’inquiétants détails du système IT de l’Agence du médicament

Il est assez rare d’avoir le détail de l’infrastructure informatique d’une institution française. Au détour d’un appel d’offres, l’Agence nationale de sécurité du médicament détaille les systèmes d’exploitation et logiciels utilisés sur ses serveurs… certains ne sont plus à jour depuis de nombreuses années.

Au début de l’année, un appel d’offres pour un accord-cadre a été lancé pour l’hébergement des infrastructures informatiques et des prestations de services de l’ANSM, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé. Cette agence se présente comme la « garante de la sécurité des patients ».

Via son appel d’offres consulté par Next, elle veut une « infrastructure évolutive et au plus près de « l’état de l’art », d’une richesse de niveaux de services (différentes classes de stockages, différentes classes de serveurs virtuels, …) payables à l’usage ». Le montant maximum de l’accord-cadre est de 3 millions d’euros sur quatre ans, en hausse par rapport aux 2,4 millions d’euros votés lors du conseil d’administration de l’été 2025.

Cette infrastructure doit avoir la capacité d’héberger des données de santé, et donc être certifiée HDS. Sur demande, l’hébergeur devra aussi être en mesure de proposer un hébergement qualifié SecNumCloud par l’ANSSI (et notamment d’assurer une étanchéité aux lois extraterritoriales). Le prestataire, s’il n’est pas lui-même HDS ou SecNumCloud, pourra passer par un partenaire.

5 points sur 100 pour « la démarche de souveraineté »

La qualification n’est pas immédiatement exigible, mais le prestataire « doit justifier, dès la présentation de son offre, de l’engagement formel de la démarche de qualification auprès de l’ANSSI, dite étape « J0 ANSSI » ». Ce jalon, rappelle l’Afnor, est « la validation par l’ANSSI d’un dossier de candidature. La phase d’évaluation avec audit sur site a lieu après la validation de ce jalon 0 ». Il y a ensuite J1, J2 et J3 à passer avant la qualification finale.


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La rue Montgallet, 30 ans plus tard

26 juin 2026 à 12:54
Pas de doute, j’suis vieux !
La rue Montgallet, 30 ans plus tard

Excusez-moi l’expression, mais « Putain, 30 ans » ! Il y a trois décennies, je trainais dans cette rue du 12ᵉ arrondissement de Paris, avec d’autres passionnés (certains diront fous furieux) à la recherche du bon prix pour un disque dur, du rab de mémoire, un contrôleur exotique… Aujourd’hui, qu’est-elle devenue ? Il reste des vestiges et des symboles de l’époque d’antan, mais…

Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre… que le temps passe vite ! Oui, quelques années avant le passage à l’an 2000 (pendant des années de fac), je trainais dans les recoins des boutiques de la fameuse (ou fabuleuse) rue Montgallet. Vous aussi ? N’hésitez pas à parler de vos souvenirs dans les commentaires !

Je doute qu’elle parle aux jeunes, mais elle rappelle sans aucun doute des souvenirs aux anciens (désolé pour le coup de vieux). Elle s’est montée dans le sillage de Surcouf, la « foire permanente de l’informatique » qui s‘est ouverte (transférée serait plus juste) en 1995 dans une avenue voisine, celle de Daumesnil, toujours dans le 12ᵉ arrondissement de Paris.

Deux classiques : « garantie jusqu’à la porte », « on prend pas les chèques »

À l’époque, la rue Montgallet était le temple de la bidouille et des composants informatiques, du plus classique au plus rare. Un processeur, de la mémoire, un disque dur, un câble SCSI, une carte contrôleur introuvable, un accessoire farfelu pour brancher un disque dur qui vient d‘on ne sait où… Dans certaines boutiques, des cartons regorgeaient d’accessoires en tout genre dans lesquels on pouvait passer des heures à fouiller.

Les prix des principaux composants étaient très souvent affichés au feutre sur un tableau blanc, mais ils n’étaient pas définitifs. Il était possible de gratter quelques euros suivant la quantité, le moyen de paiement (qui a tenté de payer par chèque ?), la régularité des commandes… et de bien d’autres paramètres qu’il ne vaut mieux pas lister ici.

1996, 2026, il existe encore quelques boutiques à l’ancienne :

Ceux qui y sont passés se souviennent certainement des deux maximes bien connues dans le coin : « Oui, garantie jusqu’à la porte » et « Non, on ne rembourse pas ». Cette dernière a d’ailleurs inspiré un clip au début des années 2000. Entre ça et Michel l’ingénieur informaticien ; pas de doute : les geeks de l’époque savaient s’amuser.

Il n’était pas rare d’acheter un graveur de CD ou un composant et de se le faire livrer dans un sachet électrostatique, sans sa boite d’origine. Il arrivait aussi parfois que ce ne soit pas la bonne référence… et là commençait la galère.

J’ai le souvenir d’un graveur de CD qui n’avait pas la bonne vitesse (genre 2x au lieu de x4). Pour avoir gain de cause, il a fallu que j’en appelle à la DGCCRF. Après un courrier, les choses sont très rapidement entrées dans l’ordre, il faut dire que les boutiques évitaient au maximum tout ce qui pouvait attirer l’œil d’institutions officielles (on ne se demande pas pourquoi).

Le repère de geek hardeux, avec leurs feuilles à la main


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Micron Locks In Historically High Memory Prices For Five Years

Par : BeauHD
25 juin 2026 à 16:00
Micron has signed 16 "strategic customer agreements" (SCAs) that include a floor price the company says comes with "a very robust gross margin for Micron, well above our peak quarterly margins in any past cycle." Most of the deals run through 2030 and cover about 40% of Micron's revenue. The Register reports: Micron CEO, president and chairman Sanjay Mehrotra explained the SCAs in prepared remarks delivered during the company's Q3 earnings call. He explained that Micron has signed 16 SCAs, most of them covering 2026 to 2030, and that they involve a commitment to buy a certain quantity of product and pay for it in a pricing band that has a floor and a ceiling price. The floor price covers the historically high gross margins mentioned above, and the ceiling price means those who commit to an SCA are insulated if memory prices go even higher. The CEO said 16 customers have signed SCAs and then explained why it's worth locking into the deals even though they bake in such high margins. "Our customers are recognizing that supply shortages in memory and storage will take considerable time to improve," he said. "Even as we expect industry supply to improve gradually in 2028, we currently do not have line of sight as to when memory supply will be able to catch up with increasing demand." Even massive efforts to build new chip fabs aren't much help, he said, because the increasing complexity of new memory types means it takes longer to build factories -- and when they come online there still won't be enough capacity to build both the high-bandwidth memory needed for AI and other types of NAND and DRAM. "Supply is structurally constrained in its growth and ability to meet industry demand, despite our comprehensive efforts to increase supply," he said. Don't assume that SCAs mean your suppliers get price certainty, because Mehrotra said the deals will account for 40 percent of Micron revenue -- meaning the company is reserving most of its inventory to sell at prices it can negotiate. The CEO did have a little good news in the form of predictions that Micron's DRAM output in 2026 will "grow in the low- to mid-20s percentage range, slightly above our prior outlook." He also revealed that the SCAs see customers pay up front, which helps Micron to fund its fab expansions.

Read more of this story at Slashdot.

Apple applique des hausses vertigineuses de prix sur les Mac et iPad

25 juin 2026 à 13:56
COMBIEN ??
Apple applique des hausses vertigineuses de prix sur les Mac et iPad

Apple n’a pas attendu pour augmenter les prix de ses appareils, comme annoncé par Tim Cook la semaine dernière. Les Mac et les iPad sont les premiers touchés, avec des hausses très importantes sur certains modèles.

Les prix de la majorité des produits Apple ont flambé, dans la foulée de la crise de la mémoire qui enchérit les coûts des composants de mémoire et de stockage. Apple n’a pris personne en traître : Tim Cook avait pris une balle pour l’équipe le 17 juin dernier, en prévenant de la mauvaise nouvelle. Beaucoup espéraient tout de même que le constructeur attendrait la rentrée et la présentation de la gamme d’iPhone 18 pour pousser les potards tarifaires. Finalement, c’est dès aujourd’hui que les prix grimpent, et les hausses sont substantielles.

Difficile de recenser l’intégralité des changements de prix, mais parmi les appareils les plus emblématiques, relevons :

  • MacBook Neo (256 Go) : 799 euros (+ 100 euros)
  • MacBook Air (13 pouces, 16 Go de RAM, 512 Go de stockage): 1 399 euros (+ 200 euros)
  • MacBook Pro (14 pouces, 16 Go/1 To): 2 199 euros (+ 300 euros)
  • iMac (16 Go/256 Go): 1 799 euros (+ 300 euros)
  • Mac Studio (M4 Max, 36 Go/512 Go): 2 999 euros (+ 700 euros)
  • Mac Studio (M3 Ultra, 96 Go/1 To) : 6 299 euros (+ 1 500 euros)
  • Mac mini (M4 Pro, 24 Go/512 Go) : 1 899 euros (+ 200 euros)
  • iPad (A16, 128 Go) : 509 euros (+ 120 euros)
  • iPad Air (11 pouces, M4, 128 Go) : 819 euros (+ 150 euros)
  • iPad Pro (11 pouces, M5, 256 Go) : 1 319 euros (+ 200 euros)
  • Vision Pro (M5, 256 Go) : 3 999 euros (+ 300 euros)
  • Apple TV 4K (64 Go) : 229 euros (+ 60 euros)
  • Apple TV 4K Ethernet (128 Go) : 299 euros (+ 110 euros)
  • HomePod mini : 139 euros (+ 20 euros)

Les hausses sont plus ou moins prononcées selon les produits, avec des modèles qui prennent plus chers en fonction de leur dotation en RAM et en SSD. Tous ceux qui avaient l’intention de s’offrir un Mac Studio M3 Ultra en seront quitte pour demander une rallonge à leur banquier…

Les prix des iPhone et des Apple Watch sont épargnés, mais il y a tout lieu de croire qu’Apple va ajuster les tarifs de sa future gamme durant l’événement iPhone 18 cet automne. Apple a envoyé cette explication de texte à la presse US :

« Le secteur de l’électronique grand public fait face à une situation sans précédent. L’expansion rapide des centres de données dédiés à l’IA a provoqué une hausse extraordinaire de la demande en mémoire et en stockage. Nous n’avons jamais vu une augmentation du prix des composants aussi forte, aussi rapidement. Jusqu’à présent, nous avons protégé nos clients de ces hausses, mais nous sommes arrivés à un point où nous devons commencer à augmenter les prix de plusieurs produits, notamment avec les hausses annoncées aujourd’hui pour l’iPad et le Mac. Nous savons que cette nouvelle n’est pas bienvenue, et nous travaillons sans relâche pour trouver des solutions. »

Tim Cook avait de son côté assuré les consommateurs qu’Apple faisait tout son possible pour « atténuer les fortes augmentations de coûts qui nous sont répercutées », mais la situation est devenue « intenable ». En cause bien sûr, l’appétit gargantuesque des acteurs de l’IA, qui dévorent à belles dents la production mondiale de mémoire. Il ne reste que des miettes au reste de l’industrie.

L’occasion est toute trouvée pour rappeler l’offre de financement à 0 % proposé par l’Apple Store. Par ailleurs, les revendeurs n’ont pas encore procédé à la hausse de leurs prix sur les Mac : en furetant un peu, il y a certainement moyen de faire une bonne affaire.

Apple applique des hausses vertigineuses de prix sur les Mac et iPad

25 juin 2026 à 13:56
COMBIEN ??
Apple applique des hausses vertigineuses de prix sur les Mac et iPad

Apple n’a pas attendu pour augmenter les prix de ses appareils, comme annoncé par Tim Cook la semaine dernière. Les Mac et les iPad sont les premiers touchés, avec des hausses très importantes sur certains modèles.

Les prix de la majorité des produits Apple ont flambé, dans la foulée de la crise de la mémoire qui enchérit les coûts des composants de mémoire et de stockage. Apple n’a pris personne en traître : Tim Cook avait pris une balle pour l’équipe le 17 juin dernier, en prévenant de la mauvaise nouvelle. Beaucoup espéraient tout de même que le constructeur attendrait la rentrée et la présentation de la gamme d’iPhone 18 pour pousser les potards tarifaires. Finalement, c’est dès aujourd’hui que les prix grimpent, et les hausses sont substantielles.

Difficile de recenser l’intégralité des changements de prix, mais parmi les appareils les plus emblématiques, relevons :

  • MacBook Neo (256 Go) : 799 euros (+ 100 euros)
  • MacBook Air (13 pouces, 16 Go de RAM, 512 Go de stockage): 1 399 euros (+ 200 euros)
  • MacBook Pro (14 pouces, 16 Go/1 To): 2 199 euros (+ 300 euros)
  • iMac (16 Go/256 Go): 1 799 euros (+ 300 euros)
  • Mac Studio (M4 Max, 36 Go/512 Go): 2 999 euros (+ 700 euros)
  • Mac Studio (M3 Ultra, 96 Go/1 To) : 6 299 euros (+ 1 500 euros)
  • Mac mini (M4 Pro, 24 Go/512 Go) : 1 899 euros (+ 200 euros)
  • iPad (A16, 128 Go) : 509 euros (+ 120 euros)
  • iPad Air (11 pouces, M4, 128 Go) : 819 euros (+ 150 euros)
  • iPad Pro (11 pouces, M5, 256 Go) : 1 319 euros (+ 200 euros)
  • Vision Pro (M5, 256 Go) : 3 999 euros (+ 300 euros)
  • Apple TV 4K (64 Go) : 229 euros (+ 60 euros)
  • Apple TV 4K Ethernet (128 Go) : 299 euros (+ 110 euros)
  • HomePod mini : 139 euros (+ 20 euros)

Les hausses sont plus ou moins prononcées selon les produits, avec des modèles qui prennent plus chers en fonction de leur dotation en RAM et en SSD. Tous ceux qui avaient l’intention de s’offrir un Mac Studio M3 Ultra en seront quitte pour demander une rallonge à leur banquier…

Les prix des iPhone et des Apple Watch sont épargnés, mais il y a tout lieu de croire qu’Apple va ajuster les tarifs de sa future gamme durant l’événement iPhone 18 cet automne. Apple a envoyé cette explication de texte à la presse US :

« Le secteur de l’électronique grand public fait face à une situation sans précédent. L’expansion rapide des centres de données dédiés à l’IA a provoqué une hausse extraordinaire de la demande en mémoire et en stockage. Nous n’avons jamais vu une augmentation du prix des composants aussi forte, aussi rapidement. Jusqu’à présent, nous avons protégé nos clients de ces hausses, mais nous sommes arrivés à un point où nous devons commencer à augmenter les prix de plusieurs produits, notamment avec les hausses annoncées aujourd’hui pour l’iPad et le Mac. Nous savons que cette nouvelle n’est pas bienvenue, et nous travaillons sans relâche pour trouver des solutions. »

Tim Cook avait de son côté assuré les consommateurs qu’Apple faisait tout son possible pour « atténuer les fortes augmentations de coûts qui nous sont répercutées », mais la situation est devenue « intenable ». En cause bien sûr, l’appétit gargantuesque des acteurs de l’IA, qui dévorent à belles dents la production mondiale de mémoire. Il ne reste que des miettes au reste de l’industrie.

L’occasion est toute trouvée pour rappeler l’offre de financement à 0 % proposé par l’Apple Store. Par ailleurs, les revendeurs n’ont pas encore procédé à la hausse de leurs prix sur les Mac : en furetant un peu, il y a certainement moyen de faire une bonne affaire.

À la découverte de Jalapeño, la première puce d’OpenAI pour l’IA générative

25 juin 2026 à 13:31
Le peuple réclame les PetaFLOPS !!!
À la découverte de Jalapeño, la première puce d’OpenAI pour l’IA générative

OpenAI présente sa première puce dédiée à l’inférence, développée avec Broadcom. L’entreprise affirme que les premiers tests se passent bien, mais ne donne aucun chiffre précis sur les performances, la consommation, etc. La photo d’un wafer permet de se lancer dans quelques analyses.

En octobre, nous apprenions qu’OpenAI et Broadcom travaillaient main dans la main pour développer des puces dédiées à l’intelligence artificielle. Contrairement aux GPU généralistes, il est ici question d’ASIC spécialisées.

Des algos à la puce, OpenAI passe en mode « full stack »

Ce n’est pas la première société à venir jouer sur les plates-bandes de NVIDIA. Google est déjà à sa huitième génération de TPU, Amazon et Microsoft sont aussi sur les rangs. C’est donc au tour d’OpenAI de se lancer. L’entreprise connait bien le sujet des IA génératives et de leurs besoins en calculs puisqu’elle était la première à se lancer avec ChatGPT (désormais en version 5.5).

Elle s’appuie sur la connaissance des LLM et de leurs besoins (passés, actuels et à venir) pour développer les fonctionnalités matérielles nécessaires. OpenAI se présente ainsi comme « full stack ». Sur la partie matérielle, le responsable d’OpenAI (Richard Ho) est un ancien de Google qui a passé plus de huit ans sur les TPU, il connait donc bien le sujet. Pour OpenAI, l’enjeu est double : se détacher de NVIDIA et de ses GPU, mais aussi avoir des puces plus spécialisées et optimisées afin de réduire la consommation (et donc le coût énergétique).

OpenAI affirme que sa « première génération d’accélérateurs offrira des performances par watt nettement supérieures à celles des accélérateurs de pointe actuels ». Sa puce a été « conçue dès le départ pour répondre aux besoins actuels et futurs des LLM », ceux d’OpenAI mais aussi les autres. Attention, cela ne veut pas dire que tout le monde pourra en profiter ; selon Reuters, les puces d’OpenAI seraient utilisées uniquement par OpenAI. Est-ce que ce sera une exclusivité totale, ou bien des puces seront-elles mises à disposition dans ses datacenters (comme le fait Google avec ses TPU) ? À voir…

OpenAI affirme que de premiers échantillons (samples) de Jalapeño « exécutent des charges de travail en machine learning en laboratoire à la fréquence et à la puissance prévues pendant la phase de production, y compris GPT‑5.3‑Codex‑Spark ». Aucun détail toutefois sur les performances ni sur les caractéristiques techniques.

On ne parle pour le moment que d’inférence, c’est-à-dire quand le modèle répond ; pas de la phase d’entrainement qui précède.

Caractéristiques techniques et performances ? Circulez, il n’y a rien à voir…

Il faut se contenter de promesses floues : « Bien qu’OpenAI mesure encore la performance finale, les premiers tests montrent que Jalapeño offrira des performances par watt nettement supérieures à l’état de l’art actuel ». Un rapport technique sera publié dans les prochains mois.

Hock Tan, président et CEO (équivalent de PDG) de Broadcom affirme qu’en « co-développant directement avec OpenAI notre puce de pointe, nous permettons le déploiement de centres de données à l’échelle du GW avec Microsoft et d’autres partenaires dès 2026 ».

Niveau partenariat, OpenAI cite également Broadcom sur la partie réseau avec son Tomahawk, dont la version 6 (102,4 Tb/s de bande passante totale) peut atteindre 1,6 Tb/s en Ethernet, 128 x 800 GbE, 256 x 400 GbE ou 512 x 200 GbE. C’est le double de la version 5, mais toujours sans savoir quelle version est utilisée.

Celestica est aussi cité comme partenaire, afin de « contribuer à l’industrialisation de la plateforme grâce à l’intégration de puces, de cartes, de baies, de réseaux haute performance et de systèmes de production évolutifs », précise OpenAI.

Maintenant que les présentations officielles sont faites, passons à la partie technique. Peu de données sont indiquées, mais la photo du wafer et de la puce d’OpenAI permet de se lancer dans quelques déductions et prospections.

Ce que nous apprend la photo officielle du wafer


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LDLC fait un pied de nez à Valve en lançant une Stim Machine destinée à SteamOS [MàJ]

25 juin 2026 à 09:25
Vapeur contre anabolisants
LDLC fait un pied de nez à Valve en lançant une Stim Machine destinée à SteamOS [MàJ]

Alors que Valve vient de lancer les précommandes de sa très attendue Steam Machine, le distributeur lyonnais LDLC lui répond avec un mini-PC de son cru, la Stim Machine. La configuration se veut légèrement supérieure à celle adoptée par Valve, pour un prix équivalent et, surtout, une disponibilité immédiate.

Mise à jour, jeudi 25 juin à 11h25 : la blague n’est finalement plus assumée. LDLC vient en effet de faire disparaitre toutes les mentions Stim Machine de son site, et son ordinateur est maintenant présenté comme une « LDLC Box ». Les arguments comparatifs avec la Steam Machine sont toujours là, mais le groupe lyonnais a manifestement eu peur que Valve n’apprécie pas le détournement de marque. L’info devient donc « LDLC lance un mini PC avec des composants validés pour SteamOS », et l’on perd tout le succès d’eStim (ou d’eSteam ?) que nous avions pour la pirouette initiale.

Publication initiale, 25 juin, 10h19 :

LDLC vient de mettre en ligne un mini-site dédié à la Stim Machine, un PC au format mini-ITX ouvertement inspiré du projet Steam Machine de Valve et destiné à accueillir le système d’exploitation SteamOS. « On fait mieux – au même prix, ou moins cher si vous montez vous-même », promet l’e-commerçant.

Steam vs Stim

Le nom est doublement bien trouvé : outre sa prononciation identique à celle de l’ordinateur de salon tout juste lancé par Valve, il évoque aussi le stim (stimulant) qui donne un coup de fouet aux performances des marines terrans dans Starcraft. Or LDLC promet justement des caractéristiques supérieures à celles de la fameuse Steam Machine. L’e-commerçant annonce par ailleurs une disponibilité immédiate, là où Valve doit composer avec un système de précommandes sur tirage au sort.

Bref, le coup de com est plutôt bien pensé. Reste à voir si la machine suit ? LDLC met à profit son catalogue de pièces détachées pour composer un mini-PC légèrement mieux-disant que la machine de Valve, au moins sur le papier.

Les mérites comparés de la Stim Machine et de la Steam Machine selon LDLC – capture d’écran

Elle s’articule autour d’un processeur Ryzen 5 8400F (6 cœurs, 12 threads) et d’une carte graphique RX 9060 XT (architecture RDNA 4, 8 Go de mémoire vidéo), là où Valve propose un ensemble de puces semi-custom (personnalisées par AMD selon la configuration souhaitée), avec une partie CPU en Zen 4 (également 6C/12T) et un GPU basé sur la génération précédente d’AMD (RDNA3), lui aussi muni de 8 Go de GDDR6.

En théorie, l’avantage va donc à LDLC (dans des proportions qui restent à vérifier), au prix sans doute d’une consommation électrique plus importante, puisque le TDP du processeur proposé par LDLC est de 65 W, contre 30 W annoncés par Valve sur sa propre puce.

Architecture ouverte vs bénéfices d’une intégration poussée

LDLC met par ailleurs en avant l’évolutivité de sa machine, avec la capacité à monter jusqu’à 128 Go de mémoire vive, ou la possibilité de faire évoluer le stockage, avec deux emplacements SATA disponibles en parallèle du SSD NVMe préinstallé. Sur ce point, l’avantage des périphériques supplémentaires est indéniable, mais Valve a déjà confirmé que son premier batch de machines arrivait avec une seule barrette de 16 Go sur deux emplacements disponibles, et qu’il était donc possible d’augmenter cette capacité.

En définitive, on retrouve l’éternel débat entre l’architecture hardware ouverte, plus évolutive, et les promesses de compacité et de silence permises par un niveau d’intégration plus poussé. LDLC utilise en effet des composants standard (boîtier Silverstone donné pour 11,5 litres, carte-mère Gigabyte B650I AX) là où Valve exploite un boîtier (nettement plus compact avec 3,8 litres) et une carte-mère propriétaires, dont la connectique et le refroidissement ont, en principe, été calculés au plus juste des usages anticipés.

LDLC propose sa Stim Machine sous forme de lot à assembler soi-même pour 999,95 euros, soit environ 10 % de réduction par rapport à la facture totale des composants (calculée à 1 107 euros sur son propre catalogue). Le montage est proposé en option pour 40 euros supplémentaires.

Il restera dans les deux cas à installer soi-même SteamOS (prêt à l’emploi sur la machine Valve), un processus que LDLC résume en cinq points sur sa page produit pour souligner sa simplicité. Signalons que même si SteamOS est mis en avant, d’autres distributions Linux dédiées aux jeux peuvent être utilisées, comme Bazzite, CachyOS ou la française GLF OS.

Notons que le Steam Controller, la manette officielle de Valve (vendue en option aux côtés de la Steam Machine) ne figure pas au catalogue de LDLC, qui pousse toutefois des alternatives piochées chez Microsoft, 8Bitdo, Asus ou Logitech.

LDLC fait un pied de nez à Valve en lançant une Stim Machine destinée à SteamOS [MàJ]

25 juin 2026 à 09:25
Vapeur contre anabolisants
LDLC fait un pied de nez à Valve en lançant une Stim Machine destinée à SteamOS [MàJ]

Alors que Valve vient de lancer les précommandes de sa très attendue Steam Machine, le distributeur lyonnais LDLC lui répond avec un mini-PC de son cru, la Stim Machine. La configuration se veut légèrement supérieure à celle adoptée par Valve, pour un prix équivalent et, surtout, une disponibilité immédiate.

Mise à jour, jeudi 25 juin à 11h25 : la blague n’est finalement plus assumée. LDLC vient en effet de faire disparaitre toutes les mentions Stim Machine de son site, et son ordinateur est maintenant présenté comme une « LDLC Box ». Les arguments comparatifs avec la Steam Machine sont toujours là, mais le groupe lyonnais a manifestement eu peur que Valve n’apprécie pas le détournement de marque. L’info devient donc « LDLC lance un mini PC avec des composants validés pour SteamOS », et l’on perd tout le succès d’eStim (ou d’eSteam ?) que nous avions pour la pirouette initiale.

Publication initiale, 25 juin, 10h19 :

LDLC vient de mettre en ligne un mini-site dédié à la Stim Machine, un PC au format mini-ITX ouvertement inspiré du projet Steam Machine de Valve et destiné à accueillir le système d’exploitation SteamOS. « On fait mieux – au même prix, ou moins cher si vous montez vous-même », promet l’e-commerçant.

Steam vs Stim

Le nom est doublement bien trouvé : outre sa prononciation identique à celle de l’ordinateur de salon tout juste lancé par Valve, il évoque aussi le stim (stimulant) qui donne un coup de fouet aux performances des marines terrans dans Starcraft. Or LDLC promet justement des caractéristiques supérieures à celles de la fameuse Steam Machine. L’e-commerçant annonce par ailleurs une disponibilité immédiate, là où Valve doit composer avec un système de précommandes sur tirage au sort.

Bref, le coup de com est plutôt bien pensé. Reste à voir si la machine suit ? LDLC met à profit son catalogue de pièces détachées pour composer un mini-PC légèrement mieux-disant que la machine de Valve, au moins sur le papier.

Les mérites comparés de la Stim Machine et de la Steam Machine selon LDLC – capture d’écran

Elle s’articule autour d’un processeur Ryzen 5 8400F (6 cœurs, 12 threads) et d’une carte graphique RX 9060 XT (architecture RDNA 4, 8 Go de mémoire vidéo), là où Valve propose un ensemble de puces semi-custom (personnalisées par AMD selon la configuration souhaitée), avec une partie CPU en Zen 4 (également 6C/12T) et un GPU basé sur la génération précédente d’AMD (RDNA3), lui aussi muni de 8 Go de GDDR6.

En théorie, l’avantage va donc à LDLC (dans des proportions qui restent à vérifier), au prix sans doute d’une consommation électrique plus importante, puisque le TDP du processeur proposé par LDLC est de 65 W, contre 30 W annoncés par Valve sur sa propre puce.

Architecture ouverte vs bénéfices d’une intégration poussée

LDLC met par ailleurs en avant l’évolutivité de sa machine, avec la capacité à monter jusqu’à 128 Go de mémoire vive, ou la possibilité de faire évoluer le stockage, avec deux emplacements SATA disponibles en parallèle du SSD NVMe préinstallé. Sur ce point, l’avantage des périphériques supplémentaires est indéniable, mais Valve a déjà confirmé que son premier batch de machines arrivait avec une seule barrette de 16 Go sur deux emplacements disponibles, et qu’il était donc possible d’augmenter cette capacité.

En définitive, on retrouve l’éternel débat entre l’architecture hardware ouverte, plus évolutive, et les promesses de compacité et de silence permises par un niveau d’intégration plus poussé. LDLC utilise en effet des composants standard (boîtier Silverstone donné pour 11,5 litres, carte-mère Gigabyte B650I AX) là où Valve exploite un boîtier (nettement plus compact avec 3,8 litres) et une carte-mère propriétaires, dont la connectique et le refroidissement ont, en principe, été calculés au plus juste des usages anticipés.

LDLC propose sa Stim Machine sous forme de lot à assembler soi-même pour 999,95 euros, soit environ 10 % de réduction par rapport à la facture totale des composants (calculée à 1 107 euros sur son propre catalogue). Le montage est proposé en option pour 40 euros supplémentaires.

Il restera dans les deux cas à installer soi-même SteamOS (prêt à l’emploi sur la machine Valve), un processus que LDLC résume en cinq points sur sa page produit pour souligner sa simplicité. Signalons que même si SteamOS est mis en avant, d’autres distributions Linux dédiées aux jeux peuvent être utilisées, comme Bazzite, CachyOS ou la française GLF OS.

Notons que le Steam Controller, la manette officielle de Valve (vendue en option aux côtés de la Steam Machine) ne figure pas au catalogue de LDLC, qui pousse toutefois des alternatives piochées chez Microsoft, 8Bitdo, Asus ou Logitech.

Top500 des supercalculateurs : la Chine reprend la tête, cinq machines exaflopiques

25 juin 2026 à 07:03
C’est l’édition six-seven (oui, j’ai honte)
Top500 des supercalculateurs : la Chine reprend la tête, cinq machines exaflopiques

Le Top500 permet de classer les machines les plus puissantes au monde. Elles doivent lancer des benchmarks et les envoyer pour être prises en compte. Un nouvel entrant arrive directement en première place (sans que ce soit une surprise) : LineShine, un supercalculateur chinois, sans GPU.

Le classement du Top500 se met à jour deux fois par an, en juin et novembre. La 67ᵉ édition vient d’être mise en ligne et, « pour la première fois depuis 2017, un système chinois domine le Top500 ». C’est un peu plus complexe, car depuis des années la Chine était aux abonnés absents. Selon plusieurs spécialistes, le pays resterait discret pour éviter que les États-Unis n’en profitent pour durcir les restrictions.

La Chine n’a que 31 machines dans le Top 500, mais écrase la concurrence

Jack Dongarra, cofondateur de Top500, expliquait durant l’été 2024 que « les Chinois ont des machines plus rapides, mais ils n’ont pas communiqué leurs résultats ». En juin 2020, 226 supercalculateurs chinois étaient présents dans le classement, contre 80 en juin 2024. Cette année, seules 31 machines sont dans le Top500.

Le Top 3 des pays comprend les États-Unis avec 161 supercalculateurs, le Japon avec 44 et l’Allemagne avec 41. La France est cinquième avec 21 machines, juste derrière la Chine qui occupe la quatrième place. Avec seulement 31 machines référencées, la Chine est tout de même 2ᵉ en puissance cumulée. C’est grâce à son supercalculateur LineShine, qui dépasse à lui seul le total des autres pays, sauf les États-Unis.

LineShine, nous en avions parlé en avril, quand le supercalculateur était apparu dans une publication scientifique. Elle n’était pas axée sur la machine, mais elle était utilisée pour entrainer un MLIP (Machine Learning Interatomic Potentials), avec des détails sur ses performances.

La barrière des 2 ExaFLOPS dépassée pour la première fois

La Chine a depuis décidé de transmettre les résultats de ses benchmarks au Top500 et elle prend donc la première place, avec une solide avance. Sur la base des données partielles de l’époque, nous avions estimé la puissance de calcul à 2,47 ExaFLOPS, nous n’étions pas loin.

LineShine est, quoi qu’il en soit, le premier supercalculateur à dépasser les 2 ExaFLOPS avec 2,198 ExaFLOPS pour être précis. Les États-Unis se bousculent derrière avec El Capitan à 1,809 ExaFLOPS, Frontier à 1,353 ExaFLOPS et enfin Aurora à 1,012 ExaFLOPS. L’Europe dispose d’une des cinq machines exaflopiques de ce classement avec JUPITER au centre de supercalcul de Jülich en Allemagne. Elle affiche une puissance de calcul de 1 ExaFLOPS tout juste.

Pas de GPU, c’est confirmé par le Top500

LineShine dispose de plus de 13,7 millions de cœurs CPU, des LX2 304C à 1,55 GHz dont nous avons déjà parlé. Le Top500 confirme l’absence de GPU : « Sur le benchmark HPL-MxP en précision mixte, LineShine a atteint 7,92 ExaFLOPS et se classe 4ᵉ. Un rapport de 3,6x modeste par rapport à son score HPL, qui indique une architecture exclusivement CPU, dépourvue d’accélérateurs dédiés à la basse précision ».

Les autres utilisent les GPU pour augmenter les performances en précision mixte. Sur le benchmark HPL-MxP (précision mixte), la première place revient à El Capitan avec 16,7 ExaFLOPS, soit un ratio de 9,2x par rapport à son score HPL. Aurora est deuxième avec 11,6 ExaFLOPS (ratio de 11,5x) et Frontière troisième avec 11,4 ExaFLOPS (ratio de 8,4x). LineShine n’est que quatrième avec 7,92 ExaFLOPS et un ratio de 3,6x, bien inférieur aux autres.

Le Top 10 a un autre nouvel entrant : HPC6, un supercalculateur HPE Cray EX235a avec plus de 3,1 millions de cœurs AMD EPYC de 3ᵉ génération et des Instinct MI250X en GPU. Sa puissance est de 0,6 ExaFLOPS. Il appartient à la société italienne Eni.

Le vénérable Fugaku qui avait pris la tête du classement en juin 2020 avec ses cœurs ARM est désormais en 9ᵉ position.

Green500 : la France toujours en tête, LineShine 50e

Terminons avec un mot sur le classement Green500, qui mesure les performances (sur le benchmark HPL) par watt d’énergie électrique consommée. La France est encore sur les deux premières places du podium avec KAIROS (CALMIP / Université de Toulouse – CNRS) et ROMEO-2025 (Centre HPC Bull). Les machines sont respectivement 445e et 192e au Top 500, mais la « faible » puissance électrique leur permet d’être en tête du Green500.

La France est également à la 9ᵉ place avec AMD Ouranos, tandis que l’Europe occupe bien le terrain avec neuf machines sur dix (si on compte Isambard-AI phase 1 au Royaume-Uni). Les États-Unis sont 10e avec Portage.

LineShine est 50ᵉ du Green500 avec une efficacité de 52,1 GigaFLOPS/watt, contre plus de 73 GigaFLOPS/watt pour KAIROS en tête de classement. El Capitan fait mieux avec la 28ᵉ place (60,9 GigaFLOPS/watt), Aurora 102ᵉ avec 26,1 GigaFLOPS/watt et enfin JUPITER 17ᵉ avec 63,3 GigaFLOPS/watt.

Top500 des supercalculateurs : la Chine reprend la tête, cinq machines exaflopiques

25 juin 2026 à 07:03
C’est l’édition six-seven (oui, j’ai honte)
Top500 des supercalculateurs : la Chine reprend la tête, cinq machines exaflopiques

Le Top500 permet de classer les machines les plus puissantes au monde. Elles doivent lancer des benchmarks et les envoyer pour être prises en compte. Un nouvel entrant arrive directement en première place (sans que ce soit une surprise) : LineShine, un supercalculateur chinois, sans GPU.

Le classement du Top500 se met à jour deux fois par an, en juin et novembre. La 67ᵉ édition vient d’être mise en ligne et, « pour la première fois depuis 2017, un système chinois domine le Top500 ». C’est un peu plus complexe, car depuis des années la Chine était aux abonnés absents. Selon plusieurs spécialistes, le pays resterait discret pour éviter que les États-Unis n’en profitent pour durcir les restrictions.

La Chine n’a que 31 machines dans le Top 500, mais écrase la concurrence

Jack Dongarra, cofondateur de Top500, expliquait durant l’été 2024 que « les Chinois ont des machines plus rapides, mais ils n’ont pas communiqué leurs résultats ». En juin 2020, 226 supercalculateurs chinois étaient présents dans le classement, contre 80 en juin 2024. Cette année, seules 31 machines sont dans le Top500.

Le Top 3 des pays comprend les États-Unis avec 161 supercalculateurs, le Japon avec 44 et l’Allemagne avec 41. La France est cinquième avec 21 machines, juste derrière la Chine qui occupe la quatrième place. Avec seulement 31 machines référencées, la Chine est tout de même 2ᵉ en puissance cumulée. C’est grâce à son supercalculateur LineShine, qui dépasse à lui seul le total des autres pays, sauf les États-Unis.

LineShine, nous en avions parlé en avril, quand le supercalculateur était apparu dans une publication scientifique. Elle n’était pas axée sur la machine, mais elle était utilisée pour entrainer un MLIP (Machine Learning Interatomic Potentials), avec des détails sur ses performances.

La barrière des 2 ExaFLOPS dépassée pour la première fois

La Chine a depuis décidé de transmettre les résultats de ses benchmarks au Top500 et elle prend donc la première place, avec une solide avance. Sur la base des données partielles de l’époque, nous avions estimé la puissance de calcul à 2,47 ExaFLOPS, nous n’étions pas loin.

LineShine est, quoi qu’il en soit, le premier supercalculateur à dépasser les 2 ExaFLOPS avec 2,198 ExaFLOPS pour être précis. Les États-Unis se bousculent derrière avec El Capitan à 1,809 ExaFLOPS, Frontier à 1,353 ExaFLOPS et enfin Aurora à 1,012 ExaFLOPS. L’Europe dispose d’une des cinq machines exaflopiques de ce classement avec JUPITER au centre de supercalcul de Jülich en Allemagne. Elle affiche une puissance de calcul de 1 ExaFLOPS tout juste.

Pas de GPU, c’est confirmé par le Top500

LineShine dispose de plus de 13,7 millions de cœurs CPU, des LX2 304C à 1,55 GHz dont nous avons déjà parlé. Le Top500 confirme l’absence de GPU : « Sur le benchmark HPL-MxP en précision mixte, LineShine a atteint 7,92 ExaFLOPS et se classe 4ᵉ. Un rapport de 3,6x modeste par rapport à son score HPL, qui indique une architecture exclusivement CPU, dépourvue d’accélérateurs dédiés à la basse précision ».

Les autres utilisent les GPU pour augmenter les performances en précision mixte. Sur le benchmark HPL-MxP (précision mixte), la première place revient à El Capitan avec 16,7 ExaFLOPS, soit un ratio de 9,2x par rapport à son score HPL. Aurora est deuxième avec 11,6 ExaFLOPS (ratio de 11,5x) et Frontière troisième avec 11,4 ExaFLOPS (ratio de 8,4x). LineShine n’est que quatrième avec 7,92 ExaFLOPS et un ratio de 3,6x, bien inférieur aux autres.

Le Top 10 a un autre nouvel entrant : HPC6, un supercalculateur HPE Cray EX235a avec plus de 3,1 millions de cœurs AMD EPYC de 3ᵉ génération et des Instinct MI250X en GPU. Sa puissance est de 0,6 ExaFLOPS. Il appartient à la société italienne Eni.

Le vénérable Fugaku qui avait pris la tête du classement en juin 2020 avec ses cœurs ARM est désormais en 9ᵉ position.

Green500 : la France toujours en tête, LineShine 50e

Terminons avec un mot sur le classement Green500, qui mesure les performances (sur le benchmark HPL) par watt d’énergie électrique consommée. La France est encore sur les deux premières places du podium avec KAIROS (CALMIP / Université de Toulouse – CNRS) et ROMEO-2025 (Centre HPC Bull). Les machines sont respectivement 445e et 192e au Top 500, mais la « faible » puissance électrique leur permet d’être en tête du Green500.

La France est également à la 9ᵉ place avec AMD Ouranos, tandis que l’Europe occupe bien le terrain avec neuf machines sur dix (si on compte Isambard-AI phase 1 au Royaume-Uni). Les États-Unis sont 10e avec Portage.

LineShine est 50ᵉ du Green500 avec une efficacité de 52,1 GigaFLOPS/watt, contre plus de 73 GigaFLOPS/watt pour KAIROS en tête de classement. El Capitan fait mieux avec la 28ᵉ place (60,9 GigaFLOPS/watt), Aurora 102ᵉ avec 26,1 GigaFLOPS/watt et enfin JUPITER 17ᵉ avec 63,3 GigaFLOPS/watt.

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