Dans une note technique publiée le 7 juillet, Apple commence à informer d’un changement important à venir dans la mouture 28 de macOS, qui sortira l’année prochaine : la fin de la prise en charge des volumes en HFS+ chiffrés. Ces derniers ne pourront plus être montés dans le système : ils n’apparaitront tout simplement plus.
On y apprend que dès macOS 26 – la version actuelle – des avertissements vont être affichés pour les personnes concernées. Le système de fichiers HFS+ (aussi appelé HFS Extended ou Mac OS Étendu) a longtemps été utilisé sur les Mac. Il a depuis plusieurs années été remplacé par défaut par APFS, pensé pour la mémoire flash et disposant de fonctions plus modernes : schéma de partition GPT (GUID Partition Table), instruction TRIM, inodes 64 bits, instantanés (snapshots), ou encore chiffrement intégral ou par fichier.
Les volumes HFS+ chiffrés sont donc anciens. Il peut s’agir de Mac dont la transition vers APFS n’a pas été faite, ou plus probablement de périphériques de stockage sur lesquels cette opération n’a pas eu lieu.
Apple précise que la notification émise par macOS pointera directement le volume concerné. On peut quand même vérifier manuellement quel système de fichiers est utilisé sur ses volumes via les manipulations suivantes :
ouvrir l’Utilitaire de disque, dans Applications > Utilitaires ;
dans le menu Affichage de la barre de menu, choisir « Afficher uniquement les volumes » ;
dans la barre latérale de l’Utilitaire de disque, sélectionner le nom du volume ;
chercher les informations affichées directement en-dessous du nom de volume à droite : si « Mac OS Extended » et « Encrypted » apparaissent tous deux, le volume sera concerné par la fin de prise en charge.
Pour s’éviter une rupture dans l’utilisation, il n’y a que deux solutions possibles : déchiffrer le disque ou reformater. Le déchiffrement est l’opération la plus rapide et Apple en donne la marche à suivre dans sa note. Car si le HFS+ chiffré n’est plus supporté, le HFS+ classique le sera encore. L’autre solution est de reformater le volume en APFS ou en HFS+, mais l’opération nécessite des déplacements de données. Pour les supports utilisés régulièrement, Apple recommande le reformatage en APFS.
S’agissant d’anciennes technologies, il est probable que peu de personnes soient concernées. L’avertissement devrait remplir son office, car il reste plus d’un an avant l’abandon de la version chiffrée du HFS+.
Dans une note technique publiée le 7 juillet, Apple commence à informer d’un changement important à venir dans la mouture 28 de macOS, qui sortira l’année prochaine : la fin de la prise en charge des volumes en HFS+ chiffrés. Ces derniers ne pourront plus être montés dans le système : ils n’apparaitront tout simplement plus.
On y apprend que dès macOS 26 – la version actuelle – des avertissements vont être affichés pour les personnes concernées. Le système de fichiers HFS+ (aussi appelé HFS Extended ou Mac OS Étendu) a longtemps été utilisé sur les Mac. Il a depuis plusieurs années été remplacé par défaut par APFS, pensé pour la mémoire flash et disposant de fonctions plus modernes : schéma de partition GPT (GUID Partition Table), instruction TRIM, inodes 64 bits, instantanés (snapshots), ou encore chiffrement intégral ou par fichier.
Les volumes HFS+ chiffrés sont donc anciens. Il peut s’agir de Mac dont la transition vers APFS n’a pas été faite, ou plus probablement de périphériques de stockage sur lesquels cette opération n’a pas eu lieu.
Apple précise que la notification émise par macOS pointera directement le volume concerné. On peut quand même vérifier manuellement quel système de fichiers est utilisé sur ses volumes via les manipulations suivantes :
ouvrir l’Utilitaire de disque, dans Applications > Utilitaires ;
dans le menu Affichage de la barre de menu, choisir « Afficher uniquement les volumes » ;
dans la barre latérale de l’Utilitaire de disque, sélectionner le nom du volume ;
chercher les informations affichées directement en-dessous du nom de volume à droite : si « Mac OS Extended » et « Encrypted » apparaissent tous deux, le volume sera concerné par la fin de prise en charge.
Pour s’éviter une rupture dans l’utilisation, il n’y a que deux solutions possibles : déchiffrer le disque ou reformater. Le déchiffrement est l’opération la plus rapide et Apple en donne la marche à suivre dans sa note. Car si le HFS+ chiffré n’est plus supporté, le HFS+ classique le sera encore. L’autre solution est de reformater le volume en APFS ou en HFS+, mais l’opération nécessite des déplacements de données. Pour les supports utilisés régulièrement, Apple recommande le reformatage en APFS.
S’agissant d’anciennes technologies, il est probable que peu de personnes soient concernées. L’avertissement devrait remplir son office, car il reste plus d’un an avant l’abandon de la version chiffrée du HFS+.
Apple a cessé de signer le firmware du modem associé à plusieurs vieilles versions d’iOS, empêchant ainsi la restauration logicielle d’anciens iPhone et iPad cellulaires. Les appareils en question restent utilisables, même si on doute que beaucoup soient encore en circulation aujourd’hui. On parle en effet de modèles sortis il y a une quinzaine d’années.
Le changement est plus limité qu’un arrêt classique de signature, une procédure de validation confiée aux serveurs d’Apple au moment de l’installation ou de la restauration. Quand on restaure un iPhone ou un iPad, l’appareil contacte le constructeur pour vérifier que la version du système d’exploitation et certains composants (comme le firmware du modem) sont bien autorisés pour installation. Si Apple ne signe plus cette version ou un composant logiciel, la restauration est bloquée. Il n’est plus possible non plus de procéder à une installation propre de ces OS.
Une liste qui ne rajeunira personne
Apple ne publie pas de liste officielle des version d’iOS signées ou non signées. Il est cependant possible d’obtenir cette information par des voies détournées, ce qui permet à MacRumors de fournir la liste des appareils et des systèmes d’exploitation concernés.
Il s’agit de l’iPhone 4 CDMA (vendu par Verizon en 2011), sur lequel il n’est plus possible de restaurer l’image système IPSW iOS 7.1.2 depuis un Mac. L’iPhone 4S est lui aussi privé de restauration avec les versions « over the air » (OTA) d’iOS 6.1.3 et 8.4.1, ainsi qu’avec les IPSW iOS 9.3.5 et 9.3.6. C’est également le cas de l’iPhone 5 (iOS 8.4.1 en OTA, iOS 10.3.3/iOS 10.3.4 en IPSW) et de l’iPhone 5c (iOS 10.3.3 IPSW).
Du côté des iPad, seuls les modèles cellulaires sont touchés. Cela concerne l’iPad 2 avec iOS 6.1.3/8.4.1 OTA, ainsi qu’iOS 9.3.5/9.3.6 IPSW ; l’iPad 3 (iOS 8.4.1 OTA et iOS 9.3.5/9.3.6 IPSW) ; l’iPad 4e génération (iOS 8.4.1 OTA, iOS 10.3.3/10.3.4 IPSW) ; l’iPad mini (iOS 8.4.1 OTA, iOS 9.3.5/9.3.6 IPSW). Apple n’a commencé à décliner iOS dans une version spécifique à l’iPad (iPadOS) qu’à partir de 2019 et iPadOS 13.
Une tuile pour les bidouilleurs
Puisque le changement porte sur le baseband, les iPad uniquement Wi-Fi ne sont pas concernés par ce retrait de signature : ils n’ont pas de modem cellulaire, donc pas de firmware baseband à valider.
IPSW, qui signifie simplement « iPhone Software », est l’image système utilisée pour restaurer ou mettre à jour un appareil depuis un Mac, un PC, iTunes, ou encore l’app Appareils Apple. On peut télécharger les différentes IPSW pour iPhone et iPad sur le site référence en la matière, IPSW.me, qui ne reflète cependant pas encore ces changements de signature.
Apple fournit aussi des mises à jour OTA signées qui s’installent directement sur l’appareil. Le constructeur pouvait encore signer certaines versions d’iOS quand elles servaient d’étape intermédiaire. C’était le cas d’iOS 8.4.1 qui permettait à certains terminaux à faire la transition vers iOS 9. Elle était aussi utilisée comme point de retour pour les restaurations. C’est une porte qui se referme pour les appareils cités.
Au vu de l’ancienneté de ces terminaux et de ces systèmes d’exploitation, l’arrêt de la signature ne sera pas un problème pour la vaste majorité des utilisateurs de produits Apple. Ce d’autant qu’encore une fois, ils restent fonctionnels. Mais il n’y aura aucune solution en cas de problème qui nécessiterait normalement une restauration ou une installation propre d’iOS.
Ce sera un souci pour les collectionneurs et les bidouilleurs qui veulent conserver ou restaurer de vieux appareils dans un état logiciel précis. Les développeurs qui testent encore d’anciennes versions pour s’assurer de la compatibilité de leurs applications seront aussi dans la panade, comme ceux qui se servent encore de ces iPhone et iPad comme machines de secours.
Apple a cessé de signer le firmware du modem associé à plusieurs vieilles versions d’iOS, empêchant ainsi la restauration logicielle d’anciens iPhone et iPad cellulaires. Les appareils en question restent utilisables, même si on doute que beaucoup soient encore en circulation aujourd’hui. On parle en effet de modèles sortis il y a une quinzaine d’années.
Le changement est plus limité qu’un arrêt classique de signature, une procédure de validation confiée aux serveurs d’Apple au moment de l’installation ou de la restauration. Quand on restaure un iPhone ou un iPad, l’appareil contacte le constructeur pour vérifier que la version du système d’exploitation et certains composants (comme le firmware du modem) sont bien autorisés pour installation. Si Apple ne signe plus cette version ou un composant logiciel, la restauration est bloquée. Il n’est plus possible non plus de procéder à une installation propre de ces OS.
Une liste qui ne rajeunira personne
Apple ne publie pas de liste officielle des version d’iOS signées ou non signées. Il est cependant possible d’obtenir cette information par des voies détournées, ce qui permet à MacRumors de fournir la liste des appareils et des systèmes d’exploitation concernés.
Il s’agit de l’iPhone 4 CDMA (vendu par Verizon en 2011), sur lequel il n’est plus possible de restaurer l’image système IPSW iOS 7.1.2 depuis un Mac. L’iPhone 4S est lui aussi privé de restauration avec les versions « over the air » (OTA) d’iOS 6.1.3 et 8.4.1, ainsi qu’avec les IPSW iOS 9.3.5 et 9.3.6. C’est également le cas de l’iPhone 5 (iOS 8.4.1 en OTA, iOS 10.3.3/iOS 10.3.4 en IPSW) et de l’iPhone 5c (iOS 10.3.3 IPSW).
Du côté des iPad, seuls les modèles cellulaires sont touchés. Cela concerne l’iPad 2 avec iOS 6.1.3/8.4.1 OTA, ainsi qu’iOS 9.3.5/9.3.6 IPSW ; l’iPad 3 (iOS 8.4.1 OTA et iOS 9.3.5/9.3.6 IPSW) ; l’iPad 4e génération (iOS 8.4.1 OTA, iOS 10.3.3/10.3.4 IPSW) ; l’iPad mini (iOS 8.4.1 OTA, iOS 9.3.5/9.3.6 IPSW). Apple n’a commencé à décliner iOS dans une version spécifique à l’iPad (iPadOS) qu’à partir de 2019 et iPadOS 13.
Une tuile pour les bidouilleurs
Puisque le changement porte sur le baseband, les iPad uniquement Wi-Fi ne sont pas concernés par ce retrait de signature : ils n’ont pas de modem cellulaire, donc pas de firmware baseband à valider.
IPSW, qui signifie simplement « iPhone Software », est l’image système utilisée pour restaurer ou mettre à jour un appareil depuis un Mac, un PC, iTunes, ou encore l’app Appareils Apple. On peut télécharger les différentes IPSW pour iPhone et iPad sur le site référence en la matière, IPSW.me, qui ne reflète cependant pas encore ces changements de signature.
Apple fournit aussi des mises à jour OTA signées qui s’installent directement sur l’appareil. Le constructeur pouvait encore signer certaines versions d’iOS quand elles servaient d’étape intermédiaire. C’était le cas d’iOS 8.4.1 qui permettait à certains terminaux à faire la transition vers iOS 9. Elle était aussi utilisée comme point de retour pour les restaurations. C’est une porte qui se referme pour les appareils cités.
Au vu de l’ancienneté de ces terminaux et de ces systèmes d’exploitation, l’arrêt de la signature ne sera pas un problème pour la vaste majorité des utilisateurs de produits Apple. Ce d’autant qu’encore une fois, ils restent fonctionnels. Mais il n’y aura aucune solution en cas de problème qui nécessiterait normalement une restauration ou une installation propre d’iOS.
Ce sera un souci pour les collectionneurs et les bidouilleurs qui veulent conserver ou restaurer de vieux appareils dans un état logiciel précis. Les développeurs qui testent encore d’anciennes versions pour s’assurer de la compatibilité de leurs applications seront aussi dans la panade, comme ceux qui se servent encore de ces iPhone et iPad comme machines de secours.
Le prochain macOS, alias Golden Gate, fournira plusieurs améliorations à sa virtualisation. Parmi elles, le très demandé accès aux périphériques USB ou encore les images disque en calques.
macOS expose aujourd’hui deux couches de virtualisation. La couche basse, Hypervisor.framework, donne un accès quasi brut aux extensions de virtualisation matérielle du processeur (VT-x sur Intel, EL2 sur Apple Silicon) sans imposer de modèle de périphériques. Tout éditeur tiers peut choisir de construire une solution de virtualisation basée sur cet hyperviseur.
La couche haute, Virtualization.framework, fournit au contraire un ensemble complet et prêt à l’emploi de périphériques virtuels (disque, réseau, GPU paravirtualisé, etc.), pensé pour des applications qui veulent créer rapidement des VM macOS ou Linux sans réinventer tout le modèle matériel.
C’est sur cette seconde couche que les améliorations ont été annoncées durant une session technique de la dernière WWDC, même si ces informations étaient restées discrètes jusqu’ici. Les annonces autour de l’intelligence artificielle ont largement éclipsé le reste.
C’est la fonctionnalité la plus demandée par les utilisateurs de machines virtuelles. La prise en charge du stockage externe et d’autres périphériques USB connectés au Mac hôte fonctionne de façon simple : lorsqu’un périphérique compatible est branché pendant qu’une VM tourne, une icône apparaît dans la barre des menus pour autoriser l’affectation à la machine virtuelle. Si cette approbation est donnée, le périphérique devient accessible dans la VM presque immédiatement. Un fonctionnement que l’on retrouve dans de nombreux clients de virtualisation, comme Fusion et Workstation chez VMware ou VirtualBox chez Oracle, et que l’on nomme communément le « passthrough USB ».
Côté API, Apple expose cette fonctionnalité via le framework Accessory Access. Ce dernier permet de faire transiter directement des accessoires USB vers les machines virtuelles et donne à l’utilisateur un contrôle explicite sur les périphériques physiques transmis, comme des disques externes. L’entitlement associé est com.apple.developer.accessory-access.usb. Un entitlement est une paire clé-valeur signée numériquement qui accorde à une application une autorisation spécifique au-delà de ce que permet par défaut la sandbox de macOS ou iOS, comme l’explique Apple dans sa documentation.
Ce fonctionnement répond à un principe de moindre privilège très classique : par défaut, une application sandboxée (confinée) n’a accès qu’à son propre conteneur et ne peut pas, par exemple, lire des fichiers arbitraires sur le disque, ouvrir une connexion réseau brute ou accéder à des périphériques matériels.
Des images disque en calques
Voilà un autre changement important dans macOS 27. Jusqu’à présent, chaque VM reposait sur une image disque unique et autonome, au format brut (raw) ou ASIF (Apple Sparse Image Format, inauguré avec macOS 26). L’introduction de DiskImageKit change la donne car il permet de construire une pile d’images où les écritures vont dans une couche de superposition (overlay) sans modifier la couche de base. Il prend également en charge les images disque brutes.
Comme l’indique Apple, l’architecture distingue plusieurs types de couches : la couche de base peut être dans n’importe quel format pris en charge par DiskImageKit, tandis que les couches supérieures sont toujours au format ASIF et peuvent être soit des couches de cache, soit des couches de superposition. Une couche de cache fait ce qu’est toujours censé faire un cache : améliorer les performances. Dans le cas présent, elles peuvent être mises en place lorsque les couches sous-jacentes résident sur un support lent comme un système de fichiers réseau distant, en stockant une copie des données lues depuis les couches inférieures.
Concrètement, la couche de base contient un socle en lecture seule – comme le volume Système de macOS – qui peut être partagé entre plusieurs VM et stocké sur un support plus lent comme un disque dur. Au-dessus se greffe une couche de superposition en lecture-écriture qui stocke les fichiers additionnels et les modifications apportées aux données de la couche de base. On est clairement dans le fonctionnement général des instantanés (snapshots).
Ainsi, au lieu d’avoir plusieurs gros fichiers de 60 Go, on peut n’avoir qu’une seule base de 50 Go et autant de couches de superposition que nécessaire pour gérer les modifications, comme le pointe notamment MacGeneration. Un fonctionnement plus souple qui peut entrainer des gains conséquents sur le stockage. À noter que sur le site Eclectic Light, certains commentaires soulignent des carences dans l’implémentation actuelle. Par exemple, l’absence de mécanisme pour aplatir (« flatten ») les couches de superposition et les fusionner dans l’image de base.
Du provisionnage automatique pour les invités
Depuis que macOS fournit des capacités de virtualisation, la création du compte administrateur exige de passer manuellement par l’assistant de configuration à chaque nouvelle VM. Mais la nouvelle API VZMacGuestProvisioningOptions permet de définir des identifiants et d’activer des fonctions comme la connexion automatique et SSH dès le premier démarrage.
Le mécanisme technique consiste à construire un objet VZMacGuestProvisioningOptions, à l’attacher à un objet VZMacOSVirtualMachineStartOptions via sa propriété de « guest provisioning » (provisionnage d’invité), puis à démarrer la VM avec ces options. Au premier démarrage, ces paramètres sont automatiquement transmis à l’assistant de configuration, qui crée l’utilisateur avec les identifiants indiqués et active la connexion automatique et l’accès distant si demandé. D’après la documentation d’Apple, cela inclut le nom complet, le nom court, le mot de passe, l’activation ou non de la connexion automatique au démarrage, et l’activation de SSH. Cela ne fonctionne toutefois qu’au premier démarrage de la machine virtuelle.
Autres capacités
Plusieurs autres apports sont mentionnés dans la vidéo dédiée. Par exemple, il est possible désormais de configurer des topologies réseau complexes en intégrant le framework vmnet à Virtualization, pour définir précisément comment plusieurs machines virtuelles interagissent entre elles et avec l’hôte, avec également de la redirection de port.
On note aussi le framework Virtualization, qui permet d’implémenter ses propres périphériques Virtio (protocole standard de l’industrie pour la paravirtualisation), autorisant une communication personnalisée entre l’application hôte et les VM Linux. L’ajout devrait se montrer particulièrement utile pour les scénarios sensibles aux performances, nécessitant une communication à faible latence et fort débit, via la nouvelle classe VZCustomVirtioDevice. Ce point est abordé dans la dernière partie de la vidéo d’Apple.
Ces nouveautés requièrent la préversion de macOS 27 pour les tester. Le système n’est pour l’instant disponible qu’en bêta pour les développeurs (la troisième est sortie ce 6 juillet), mais la bêta publique est prévue pour ce mois-ci, probablement aux alentours du 20 juillet, en même temps que la bêta 4 pour les développeurs.
Le prochain macOS, alias Golden Gate, fournira plusieurs améliorations à sa virtualisation. Parmi elles, le très demandé accès aux périphériques USB ou encore les images disque en calques.
macOS expose aujourd’hui deux couches de virtualisation. La couche basse, Hypervisor.framework, donne un accès quasi brut aux extensions de virtualisation matérielle du processeur (VT-x sur Intel, EL2 sur Apple Silicon) sans imposer de modèle de périphériques. Tout éditeur tiers peut choisir de construire une solution de virtualisation basée sur cet hyperviseur.
La couche haute, Virtualization.framework, fournit au contraire un ensemble complet et prêt à l’emploi de périphériques virtuels (disque, réseau, GPU paravirtualisé, etc.), pensé pour des applications qui veulent créer rapidement des VM macOS ou Linux sans réinventer tout le modèle matériel.
C’est sur cette seconde couche que les améliorations ont été annoncées durant une session technique de la dernière WWDC, même si ces informations étaient restées discrètes jusqu’ici. Les annonces autour de l’intelligence artificielle ont largement éclipsé le reste.
C’est la fonctionnalité la plus demandée par les utilisateurs de machines virtuelles. La prise en charge du stockage externe et d’autres périphériques USB connectés au Mac hôte fonctionne de façon simple : lorsqu’un périphérique compatible est branché pendant qu’une VM tourne, une icône apparaît dans la barre des menus pour autoriser l’affectation à la machine virtuelle. Si cette approbation est donnée, le périphérique devient accessible dans la VM presque immédiatement. Un fonctionnement que l’on retrouve dans de nombreux clients de virtualisation, comme Fusion et Workstation chez VMware ou VirtualBox chez Oracle, et que l’on nomme communément le « passthrough USB ».
Côté API, Apple expose cette fonctionnalité via le framework Accessory Access. Ce dernier permet de faire transiter directement des accessoires USB vers les machines virtuelles et donne à l’utilisateur un contrôle explicite sur les périphériques physiques transmis, comme des disques externes. L’entitlement associé est com.apple.developer.accessory-access.usb. Un entitlement est une paire clé-valeur signée numériquement qui accorde à une application une autorisation spécifique au-delà de ce que permet par défaut la sandbox de macOS ou iOS, comme l’explique Apple dans sa documentation.
Ce fonctionnement répond à un principe de moindre privilège très classique : par défaut, une application sandboxée (confinée) n’a accès qu’à son propre conteneur et ne peut pas, par exemple, lire des fichiers arbitraires sur le disque, ouvrir une connexion réseau brute ou accéder à des périphériques matériels.
Des images disque en calques
Voilà un autre changement important dans macOS 27. Jusqu’à présent, chaque VM reposait sur une image disque unique et autonome, au format brut (raw) ou ASIF (Apple Sparse Image Format, inauguré avec macOS 26). L’introduction de DiskImageKit change la donne car il permet de construire une pile d’images où les écritures vont dans une couche de superposition (overlay) sans modifier la couche de base. Il prend également en charge les images disque brutes.
Comme l’indique Apple, l’architecture distingue plusieurs types de couches : la couche de base peut être dans n’importe quel format pris en charge par DiskImageKit, tandis que les couches supérieures sont toujours au format ASIF et peuvent être soit des couches de cache, soit des couches de superposition. Une couche de cache fait ce qu’est toujours censé faire un cache : améliorer les performances. Dans le cas présent, elles peuvent être mises en place lorsque les couches sous-jacentes résident sur un support lent comme un système de fichiers réseau distant, en stockant une copie des données lues depuis les couches inférieures.
Concrètement, la couche de base contient un socle en lecture seule – comme le volume Système de macOS – qui peut être partagé entre plusieurs VM et stocké sur un support plus lent comme un disque dur. Au-dessus se greffe une couche de superposition en lecture-écriture qui stocke les fichiers additionnels et les modifications apportées aux données de la couche de base. On est clairement dans le fonctionnement général des instantanés (snapshots).
Ainsi, au lieu d’avoir plusieurs gros fichiers de 60 Go, on peut n’avoir qu’une seule base de 50 Go et autant de couches de superposition que nécessaire pour gérer les modifications, comme le pointe notamment MacGeneration. Un fonctionnement plus souple qui peut entrainer des gains conséquents sur le stockage. À noter que sur le site Eclectic Light, certains commentaires soulignent des carences dans l’implémentation actuelle. Par exemple, l’absence de mécanisme pour aplatir (« flatten ») les couches de superposition et les fusionner dans l’image de base.
Du provisionnage automatique pour les invités
Depuis que macOS fournit des capacités de virtualisation, la création du compte administrateur exige de passer manuellement par l’assistant de configuration à chaque nouvelle VM. Mais la nouvelle API VZMacGuestProvisioningOptions permet de définir des identifiants et d’activer des fonctions comme la connexion automatique et SSH dès le premier démarrage.
Le mécanisme technique consiste à construire un objet VZMacGuestProvisioningOptions, à l’attacher à un objet VZMacOSVirtualMachineStartOptions via sa propriété de « guest provisioning » (provisionnage d’invité), puis à démarrer la VM avec ces options. Au premier démarrage, ces paramètres sont automatiquement transmis à l’assistant de configuration, qui crée l’utilisateur avec les identifiants indiqués et active la connexion automatique et l’accès distant si demandé. D’après la documentation d’Apple, cela inclut le nom complet, le nom court, le mot de passe, l’activation ou non de la connexion automatique au démarrage, et l’activation de SSH. Cela ne fonctionne toutefois qu’au premier démarrage de la machine virtuelle.
Autres capacités
Plusieurs autres apports sont mentionnés dans la vidéo dédiée. Par exemple, il est possible désormais de configurer des topologies réseau complexes en intégrant le framework vmnet à Virtualization, pour définir précisément comment plusieurs machines virtuelles interagissent entre elles et avec l’hôte, avec également de la redirection de port.
On note aussi le framework Virtualization, qui permet d’implémenter ses propres périphériques Virtio (protocole standard de l’industrie pour la paravirtualisation), autorisant une communication personnalisée entre l’application hôte et les VM Linux. L’ajout devrait se montrer particulièrement utile pour les scénarios sensibles aux performances, nécessitant une communication à faible latence et fort débit, via la nouvelle classe VZCustomVirtioDevice. Ce point est abordé dans la dernière partie de la vidéo d’Apple.
Ces nouveautés requièrent la préversion de macOS 27 pour les tester. Le système n’est pour l’instant disponible qu’en bêta pour les développeurs (la troisième est sortie ce 6 juillet), mais la bêta publique est prévue pour ce mois-ci, probablement aux alentours du 20 juillet, en même temps que la bêta 4 pour les développeurs.
La nouvelle mouture de TypeScript est annoncée avec des performances largement revues à la hausse. L’essentiel des nouveautés se concentre sur ces gains, le langage n’apportant rien de vraiment neuf sur les types et la syntaxe.
Ce n’est pas tous les jours que l’on peut annoncer des hausses majeures de performances sur des technologies. Microsoft vient pourtant de lancer la version 7.0 de son langage open source TypeScript, un surensemble de JavaScript sous licence Apache 2.0. Depuis sa sortie, le langage a rencontré un grand succès.
Hop, une division par 10
La plus grosse nouveauté de TypeScript 7.0 est son compilateur. Ce dernier était lui-même compilé en TypeScript/JavaScript jusqu’ici, mais c’est fini : le nouveau est écrit en Go. Le code produit est strictement le même, mais avec une différence de taille : le temps de compilation est en moyenne divisé par 10. En fonction des cas, ce facteur alterne entre 8 et 12, le gain de temps étant dans tous les cas énorme.
Ce gain de performances rejaillit sous de nombreux aspects. La compilation complète bien sûr, en passant de plusieurs dizaines de secondes à quelques secondes, mais aussi une réaction beaucoup plus rapide de tsc –watch, l’accélération de l’analyse des types ou encore une consommation de mémoire vive revue à la baisse, le plus souvent entre 5 et 25 % selon les cas.
Source : Microsoft
Microsoft insiste également sur la solidité de cette version, car elle a bénéficié d’une année de tests. Ces derniers ont aussi bien lieu avec d’autres équipes de Microsoft (Loop, Office, PowerBI, Teams ou encore Xbox) qu’avec des entreprises tierces : Bloomberg, Canva, Figma, Google, Lattice, Linear, Miro, Notion, Sentry, Slack, Vanta, Vercel, VoidZero et autres. Les retours auraient été unanimes : des gains de temps conséquents et des économies de ressources.
La nouvelle version a en outre des conséquences positives sur Visual Studio Code. Dans un test, Microsoft a pu mesurer que le temps passé à ouvrir un fichier avec une erreur dans Visual Studio Code était réduit à 1,3 seconde, contre 17,5 auparavant, soit une division par 13. L’autocomplétion est aussi plus rapide, la fonction « Go to Definition » est presque instantanée, le renommage va plus vite, les diagnostics apparaissent plus rapidement, etc. Microsoft ajoute que plus les monorepos sont volumineux, plus la différence se sent. Une bonne part de ces améliorations vient d’une parallélisation beaucoup plus importante des instructions.
Une transition « transparente »
On aurait pu s’attendre à de nouvelles fonctions, des types et autres syntaxes, mais cette version 7.0 ne change pratiquement rien de ce côté. La plus grosse partie du travail s’étant concentrée sur les performances, TypeScript 7 reste donc compatible avec la version 6. La migration se veut la plus transparente possible, la nouvelle version n’étant livrée avec aucune API. Celle-ci arrivera avec TypeScript 7.1 mais, en attendant, Microsoft a fait le choix « de garantir que TypeScript puisse être exécuté parallèlement à TypeScript 6.0 pour les utilitaires nécessitant encore un certain accès programmatique au compilateur (comme typescript-eslint) ».
L’éditeur ajoute que dans le cadre de cette transition, un paquet de compatibilité a été publié. Il fournit un exécutable nommé pour que les développeurs puissent installer TypeScript 7.0 (qui publie son propre binaire) côte à côte, sans conflit de nommage. « Le nouveau package réexporte également l’API TypeScript 6.0, afin que vous puissiez l’utiliser pour TypeScript 7, tandis que d’autres outils peuvent continuer à s’appuyer sur la version 6.0 », précise Microsoft.
La nouvelle mouture de TypeScript est annoncée avec des performances largement revues à la hausse. L’essentiel des nouveautés se concentre sur ces gains, le langage n’apportant rien de vraiment neuf sur les types et la syntaxe.
Ce n’est pas tous les jours que l’on peut annoncer des hausses majeures de performances sur des technologies. Microsoft vient pourtant de lancer la version 7.0 de son langage open source TypeScript, un surensemble de JavaScript sous licence Apache 2.0. Depuis sa sortie, le langage a rencontré un grand succès.
Hop, une division par 10
La plus grosse nouveauté de TypeScript 7.0 est son compilateur. Ce dernier était lui-même compilé en TypeScript/JavaScript jusqu’ici, mais c’est fini : le nouveau est écrit en Go. Le code produit est strictement le même, mais avec une différence de taille : le temps de compilation est en moyenne divisé par 10. En fonction des cas, ce facteur alterne entre 8 et 12, le gain de temps étant dans tous les cas énorme.
Ce gain de performances rejaillit sous de nombreux aspects. La compilation complète bien sûr, en passant de plusieurs dizaines de secondes à quelques secondes, mais aussi une réaction beaucoup plus rapide de tsc –watch, l’accélération de l’analyse des types ou encore une consommation de mémoire vive revue à la baisse, le plus souvent entre 5 et 25 % selon les cas.
Source : Microsoft
Microsoft insiste également sur la solidité de cette version, car elle a bénéficié d’une année de tests. Ces derniers ont aussi bien lieu avec d’autres équipes de Microsoft (Loop, Office, PowerBI, Teams ou encore Xbox) qu’avec des entreprises tierces : Bloomberg, Canva, Figma, Google, Lattice, Linear, Miro, Notion, Sentry, Slack, Vanta, Vercel, VoidZero et autres. Les retours auraient été unanimes : des gains de temps conséquents et des économies de ressources.
La nouvelle version a en outre des conséquences positives sur Visual Studio Code. Dans un test, Microsoft a pu mesurer que le temps passé à ouvrir un fichier avec une erreur dans Visual Studio Code était réduit à 1,3 seconde, contre 17,5 auparavant, soit une division par 13. L’autocomplétion est aussi plus rapide, la fonction « Go to Definition » est presque instantanée, le renommage va plus vite, les diagnostics apparaissent plus rapidement, etc. Microsoft ajoute que plus les monorepos sont volumineux, plus la différence se sent. Une bonne part de ces améliorations vient d’une parallélisation beaucoup plus importante des instructions.
Une transition « transparente »
On aurait pu s’attendre à de nouvelles fonctions, des types et autres syntaxes, mais cette version 7.0 ne change pratiquement rien de ce côté. La plus grosse partie du travail s’étant concentrée sur les performances, TypeScript 7 reste donc compatible avec la version 6. La migration se veut la plus transparente possible, la nouvelle version n’étant livrée avec aucune API. Celle-ci arrivera avec TypeScript 7.1 mais, en attendant, Microsoft a fait le choix « de garantir que TypeScript puisse être exécuté parallèlement à TypeScript 6.0 pour les utilitaires nécessitant encore un certain accès programmatique au compilateur (comme typescript-eslint) ».
L’éditeur ajoute que dans le cadre de cette transition, un paquet de compatibilité a été publié. Il fournit un exécutable nommé pour que les développeurs puissent installer TypeScript 7.0 (qui publie son propre binaire) côte à côte, sans conflit de nommage. « Le nouveau package réexporte également l’API TypeScript 6.0, afin que vous puissiez l’utiliser pour TypeScript 7, tandis que d’autres outils peuvent continuer à s’appuyer sur la version 6.0 », précise Microsoft.
L’équipe de développement de Tuxedo OS a annoncé qu’elle abandonnait Ubuntu pour Debian comme base pour sa propre distribution. Parmi les raisons citées, des difficultés à adapter le code vieillissant (LTS), une feuille de route IA jugée « opaque » et surtout l’omniprésence des paquets Snap. Ce n’est pas la première fois que le système de Canonical crispe la scène de l’open source.
Tuxedo est une société allemande commercialisant des ordinateurs. À l’instar de System76 avec Pop!_OS aux États-Unis, l’entreprise a fini par créer sa propre distribution, baptisée Tuxedo OS. Elle est basée sur la branche LTS (Long Term Support) d’Ubuntu, à laquelle elle apporte des personnalisations, notamment pour s’assurer que le matériel de ses ordinateurs est correctement pris en charge. Comme pour System76 toutefois, la distribution est librement téléchargeable depuis le site officiel.
Et voilà que dans un communiqué daté du 7 juillet, l’entreprise annonce qu’elle n’utilisera plus Ubuntu LTS. Plutôt que de passer sur la branche classique de la distribution de Canonical, Tuxedo prend un virage plus radical : elle se basera désormais sur Debian Testing, avec une bêta prévue pour « bientôt ». Les raisons données et le choix dans la bascule ont provoqué de nouveaux débats.
Les raisons de Tuxedo
Dans son billet officiel, l’éditeur évoque son modèle hybride : base Ubuntu LTS stable et composants comme le noyau, les navigateurs, la pile graphique et KDE Plasma mis à jour en continu. Or, cette approche devient intenable à mesure qu’une version LTS vieillit : le rétroportage de logiciels modernes devient de plus en plus difficile, les dépendances plus récentes étant souvent indisponibles ou fournies uniquement dans des versions obsolètes. Tuxedo OS suit un modèle de publication hybride qui combine, selon l’entreprise, les points forts des versions continues et des versions ponctuelles.
La société allemande cite cependant trois autres facteurs, propres à la stratégie de Canonical. D’une part, la difficulté croissante à tenir le système de paquets Snap à l’écart du système, Canonical distribuant de plus en plus d’applications au format Snap exclusivement, tout en reléguant progressivement les paquets DEB traditionnels au second plan.
D’autre part, la feuille de route IA annoncée par Mark Shuttleworth lors du dernier Ubuntu Summit, dont la mise en œuvre concrète reste insuffisamment transparente. Enfin, des mises à jour de sécurité qui, selon Tuxedo, mettent parfois plus de temps que nécessaire à atteindre les utilisateurs.
L’entreprise a donc fait le choix de Debian dans sa branche Testing en continu. Ce qui veut dire qu’à la sortie de la version stable de Debian 14, Tuxedo OS restera sur la branche testing, Debian ayant une approche conservatrice des paquets. Outre la modernisation inhérente aux paquets plus récents, cette bascule permet à Tuxedo OS de récupérer des fonctions qui lui faisaient défaut selon elle, notamment le système de fichiers Btrfs – qui sera utilisé par défaut – et Snapper. L’un et l’autre permettront la création automatique d’instantanés (snapshots) et la restauration simplifiée du système. Ces fonctions ne seront disponibles qu’avec Btrfs.
Tuxedo indique dans son billet que le passage de la version actuelle à la prochaine basée sur Debian ne sera pas possible « pour des raisons techniques ». Elle précise cependant qu’un guide complet de migration sera fourni « bien avant la publication finale » du nouveau système, pour expliquer notamment comment transférer les données personnelles. En revanche, un chemin de migration existera vers Kubuntu 26.04. Lui aussi sera publié plus tard.
Les paquets Snap encore dans la ligne de mire
Hors de la stratégie propre à Canonical sur les versions LTS, les critiques de Tuxedo tournent essentiellement sur les paquets Snap et la feuille de route sur l’IA. Même si Mark Shuttleworth, CEO de Canonical, n’a pas été « assez clair » sur cette feuille lors de la conférence Ubuntu Summit, plusieurs points ont été éclaircis depuis. On sait par exemple que Canonical utilisera des modèles locaux pour renforcer certaines capacités « implicites », comme l’amélioration de l’image de la webcam ou la normalisation du son pour le microphone. L’accessibilité sera également aux premières loges, avec notamment une reconnaissance vocale pour tous les champs de saisie présents à l’écran.
Il reste 62% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
Six semaines après la sortie de Vivaldi 8.0 et de sa nouvelle interface, l’équipe livre une version de maintenance, estampillée 8.1, qui intervient principalement pour corriger les erreurs de jeunesse et optimiser le fonctionnement du navigateur. « Cette année est considérée comme une année à moustiques, nous avons donc amené notre spray », plaisante Jon von Tetzchner, CEO et cofondateur de Vivaldi, dans un billet d’annonce.
Outre sa promesse de design unifié au sein des différents éléments de l’interface, Vivaldi 8.0 introduisait en effet de nombreuses petites nouveautés au niveau de la gestion des onglets et de la capacité à masquer automatiquement des éléments non utilisés.
Vivaldi passe en version 8.1, avec déploiement automatique de la mise à jour – capture d’écran Next
Ces fonctionnalités, prometteuses pour les internautes qui aiment pouvoir paramétrer de façon très poussée leur navigateur, ont toutefois entraîné leur lot de dysfonctionnements, comme en témoigne les copieuses notes de version publiées par l’éditeur.
Vivaldi 8.1 passe pour l’occasion sur la branche 150 de Chromium, ce qui se traduit par la disparition des derniers éléments permettant aux extensions basées sur le Manifest V2 de fonctionner.
L’éditeur en profite pour rappeler aux éventuels déçus qu’il embarque son propre outil de blocage des publicités et des outils de suivi comportemental. « Il n’est pas nécessaire d’installer une extension tierce pour accélérer le chargement des pages web et protéger vos appareils contre l’espionnage malveillant », fait valoir Jon von Tetzchner.
Sous Linux, Vivaldi 8.1 profite également d’une version patchée de FFmpeg pour assurer la prise en charge des codecs propriétaires de type H.264 ou AAC.
Six semaines après la sortie de Vivaldi 8.0 et de sa nouvelle interface, l’équipe livre une version de maintenance, estampillée 8.1, qui intervient principalement pour corriger les erreurs de jeunesse et optimiser le fonctionnement du navigateur. « Cette année est considérée comme une année à moustiques, nous avons donc amené notre spray », plaisante Jon von Tetzchner, CEO et cofondateur de Vivaldi, dans un billet d’annonce.
Outre sa promesse de design unifié au sein des différents éléments de l’interface, Vivaldi 8.0 introduisait en effet de nombreuses petites nouveautés au niveau de la gestion des onglets et de la capacité à masquer automatiquement des éléments non utilisés.
Vivaldi passe en version 8.1, avec déploiement automatique de la mise à jour – capture d’écran Next
Ces fonctionnalités, prometteuses pour les internautes qui aiment pouvoir paramétrer de façon très poussée leur navigateur, ont toutefois entraîné leur lot de dysfonctionnements, comme en témoigne les copieuses notes de version publiées par l’éditeur.
Vivaldi 8.1 passe pour l’occasion sur la branche 150 de Chromium, ce qui se traduit par la disparition des derniers éléments permettant aux extensions basées sur le Manifest V2 de fonctionner.
L’éditeur en profite pour rappeler aux éventuels déçus qu’il embarque son propre outil de blocage des publicités et des outils de suivi comportemental. « Il n’est pas nécessaire d’installer une extension tierce pour accélérer le chargement des pages web et protéger vos appareils contre l’espionnage malveillant », fait valoir Jon von Tetzchner.
Sous Linux, Vivaldi 8.1 profite également d’une version patchée de FFmpeg pour assurer la prise en charge des codecs propriétaires de type H.264 ou AAC.
DuckDuckGo se paie un gros coup de pub… en les supprimant de YouTube. La dernière version du navigateur web embarque en effet une nouvelle option permettant de bloquer les réclames sur la plateforme vidéo de Google. Qui doit regarder tout ça d’un œil mauvais.
Depuis 2023, Google mène la lutte contre les bloqueurs de pub. Le mastodonte du web utilise tout l’arsenal possible et imaginable pour forcer les utilisateurs excédés par la réclame à souscrire à un abonnement payant. Mais la vie trouve toujours un chemin : des bidouilles font régulièrement surface pour supprimer les pubs, que Google se fait fort de bloquer.
On verra combien de temps DuckDuckGo tiendra, mais la dernière version du navigateur désactive la publicité sur YouTube, au début d’une vidéo comme au milieu. Cela fonctionne sur Windows, macOS et iOS, avec un réglage activé par défaut. Sur Android, il faut l’activer à la main, mais l’option sera également proposée par défaut dans quelque temps.
DuckDuckGo proposait déjà une option pour regarder des vidéos sans pause publicitaire, via le Duck Player, un lecteur embarqué dans le navigateur. Ce dernier n’a pas disparu, il est simplement complémentaire : en plus de supprimer les pubs, le Player empêche le traçage de YouTube. Les vidéos regardées dans le lecteur Duck n’alimentent donc pas les recommandations de la plateforme.
La nouvelle fonction de blocage des pubs conserve « l’expérience » YouTube dans sa totalité, modulo la publicité. Il est possible d’utiliser les deux fonctionnalités simultanément.
DuckDuckGo bloque les publicités YouTube grâce à des listes de filtres communautaires issues d’uBlock Origin. Elles sont régulièrement mises à jour par la communauté. Le service du navigateur peut aussi ajouter ses propres règles pour éviter les bugs et améliorer la compatibilité. Comme avec beaucoup de bloqueurs de pub, cela peut rallonger un peu le temps de chargement des vidéos, mais la lecture se fait ensuite sans être embêté par la réclame.
DuckDuckGo se paie un gros coup de pub… en les supprimant de YouTube. La dernière version du navigateur web embarque en effet une nouvelle option permettant de bloquer les réclames sur la plateforme vidéo de Google. Qui doit regarder tout ça d’un œil mauvais.
Depuis 2023, Google mène la lutte contre les bloqueurs de pub. Le mastodonte du web utilise tout l’arsenal possible et imaginable pour forcer les utilisateurs excédés par la réclame à souscrire à un abonnement payant. Mais la vie trouve toujours un chemin : des bidouilles font régulièrement surface pour supprimer les pubs, que Google se fait fort de bloquer.
On verra combien de temps DuckDuckGo tiendra, mais la dernière version du navigateur désactive la publicité sur YouTube, au début d’une vidéo comme au milieu. Cela fonctionne sur Windows, macOS et iOS, avec un réglage activé par défaut. Sur Android, il faut l’activer à la main, mais l’option sera également proposée par défaut dans quelque temps.
DuckDuckGo proposait déjà une option pour regarder des vidéos sans pause publicitaire, via le Duck Player, un lecteur embarqué dans le navigateur. Ce dernier n’a pas disparu, il est simplement complémentaire : en plus de supprimer les pubs, le Player empêche le traçage de YouTube. Les vidéos regardées dans le lecteur Duck n’alimentent donc pas les recommandations de la plateforme.
La nouvelle fonction de blocage des pubs conserve « l’expérience » YouTube dans sa totalité, modulo la publicité. Il est possible d’utiliser les deux fonctionnalités simultanément.
DuckDuckGo bloque les publicités YouTube grâce à des listes de filtres communautaires issues d’uBlock Origin. Elles sont régulièrement mises à jour par la communauté. Le service du navigateur peut aussi ajouter ses propres règles pour éviter les bugs et améliorer la compatibilité. Comme avec beaucoup de bloqueurs de pub, cela peut rallonger un peu le temps de chargement des vidéos, mais la lecture se fait ensuite sans être embêté par la réclame.
Valve a lancé la nouvelle version majeure de Proton le 7 juillet. Cette mouture 11 suit comme d’habitude les évolutions de la couche de compatibilité Wine 11, sortie récemment et sur laquelle repose Proton. Au-delà des améliorations pour les jeux, Proton fait également un grand pas vers l’architecture ARM.
Proton 11 commence par mettre à jour bon nombre de composants internes, en plus de Wine 11, avec des numéros de version qui paraissent vite exotiques aux profanes : vkd3d 1.19-139-g30b93dcea8b0, DXVK 2.7.1-467-g83e503b4ae6d, dxvk-nvapi 0.9.1, Wine Mono 11.0.0, ou encore vkd3d-proton 20260410. Wine 11 constitue cependant le plus gros apport, car Proton hérite des centaines de correctifs liés, d’une meilleure compatibilité générale avec Win32, d’une meilleure prise en charge des API modernes ou encore d’une réduction du nombre de patchs spécifiques que Valve devait maintenir.
Tous ces apports permettent aux jeux vidéo de mieux fonctionner sur Linux. Ils se traduisent ainsi par moins de bugs DirectX 12, de meilleurs shaders, des améliorations nettes pour la compilation pipeline, moins de saccades dans les jeux, une meilleure stabilité pour le GPU ainsi qu’une prise en charge des derniers pilotes Vulkan. On trouve de nombreuses corrections pour les vidéos, les lanceurs de jeux, les overlays (affichage superposé d’éléments graphiques), les contrôleurs, ou encore les casques VR.
En conséquence, les jeux sont mieux pris en charge. Par exemple, She Sees Red, Chambers, Pentiment, Grounded, Phasmophobia, Sea of Solitude, Idle Trillionaire, Crimson Desert, Rei and the Floating City, Brighter Shores, Space Engineers, Elder Scrolls IV: Oblivion Game of the Year Edition et Call of Duty 2. D’autres font leur entrée dans la liste de compatibilité : Don’t Die Dateless, Dummy!, METAL GEAR SURVIVE, Warhammer: Vermintide 2, Metal Fatigue, SHOGUN: Total War, Unknown Faces, Gothic 1 Classic, X-Plane 12, Breath of Fire IV et Deadly Premonition.
On note enfin la prise en charge de FEX-2605 pour l’architecture ARM64. Fex est un traducteur binaire pour le code x86-64 vers ARM64, signifiant qu’un jeu compilé pour Windows sur une base x86 peut s’exécuter en théorie sur une machine ARM.
L’importance de la couche Proton aujourd’hui
Avec Proton, Valve s’est taillé une place de choix dans l’univers des joueurs. En plus de Steam, qui est de loin la plus grosse boutique de jeux vidéo, la société a rencontré un joli succès avec sa console portable Steam Deck, équipée de SteamOS dans lequel Proton tient une place centrale. La certification Steam Deck est devenue un facteur de différenciation pour les titres, qui peuvent ainsi montrer qu’ils sont optimisés pour la console. Valve aurait pu réitérer ce succès avec la Steam Machine, mais la crise autour de la mémoire vive et des SSD a largement plombé son tarif de lancement.
L’efficacité de Proton a entraîné sa popularité, au point qu’aujourd’hui la grande majorité des jeux peuvent fonctionner sur Linux. Proton est d’autant plus important que la plupart des jeux distribués par Steam sont conçus avant tout pour Windows. Avec cette couche de compatibilité, c’est la crédibilité de Linux lui-même qui s’en trouve renforcée, avec notamment des distributions spécialisées dans le jeu vidéo comme Bazzite, CachyOS ou encore la française GLF OS.
En outre, l’arrivée de Proton 11 avec une meilleure prise en charge d’ARM laisse entrevoir des ambitions plus larges que le seul Steam Deck. Si Valve poursuit cette direction, Proton pourrait devenir un composant essentiel pour exécuter des jeux Windows sur une diversité croissante de matériels Linux, qu’ils soient x86-64 ou ARM. Les améliorations de Wine, de DXVK, de VKD3D-Proton et de FEX convergent vers un objectif commun : rendre l’origine Windows d’un jeu de moins en moins perceptible pour l’utilisateur final. Le prochain Steam Deck pourrait-il être basé sur une puce ARM ?
Valve a lancé la nouvelle version majeure de Proton le 7 juillet. Cette mouture 11 suit comme d’habitude les évolutions de la couche de compatibilité Wine 11, sortie récemment et sur laquelle repose Proton. Au-delà des améliorations pour les jeux, Proton fait également un grand pas vers l’architecture ARM.
Proton 11 commence par mettre à jour bon nombre de composants internes, en plus de Wine 11, avec des numéros de version qui paraissent vite exotiques aux profanes : vkd3d 1.19-139-g30b93dcea8b0, DXVK 2.7.1-467-g83e503b4ae6d, dxvk-nvapi 0.9.1, Wine Mono 11.0.0, ou encore vkd3d-proton 20260410. Wine 11 constitue cependant le plus gros apport, car Proton hérite des centaines de correctifs liés, d’une meilleure compatibilité générale avec Win32, d’une meilleure prise en charge des API modernes ou encore d’une réduction du nombre de patchs spécifiques que Valve devait maintenir.
Tous ces apports permettent aux jeux vidéo de mieux fonctionner sur Linux. Ils se traduisent ainsi par moins de bugs DirectX 12, de meilleurs shaders, des améliorations nettes pour la compilation pipeline, moins de saccades dans les jeux, une meilleure stabilité pour le GPU ainsi qu’une prise en charge des derniers pilotes Vulkan. On trouve de nombreuses corrections pour les vidéos, les lanceurs de jeux, les overlays (affichage superposé d’éléments graphiques), les contrôleurs, ou encore les casques VR.
En conséquence, les jeux sont mieux pris en charge. Par exemple, She Sees Red, Chambers, Pentiment, Grounded, Phasmophobia, Sea of Solitude, Idle Trillionaire, Crimson Desert, Rei and the Floating City, Brighter Shores, Space Engineers, Elder Scrolls IV: Oblivion Game of the Year Edition et Call of Duty 2. D’autres font leur entrée dans la liste de compatibilité : Don’t Die Dateless, Dummy!, METAL GEAR SURVIVE, Warhammer: Vermintide 2, Metal Fatigue, SHOGUN: Total War, Unknown Faces, Gothic 1 Classic, X-Plane 12, Breath of Fire IV et Deadly Premonition.
On note enfin la prise en charge de FEX-2605 pour l’architecture ARM64. Fex est un traducteur binaire pour le code x86-64 vers ARM64, signifiant qu’un jeu compilé pour Windows sur une base x86 peut s’exécuter en théorie sur une machine ARM.
L’importance de la couche Proton aujourd’hui
Avec Proton, Valve s’est taillé une place de choix dans l’univers des joueurs. En plus de Steam, qui est de loin la plus grosse boutique de jeux vidéo, la société a rencontré un joli succès avec sa console portable Steam Deck, équipée de SteamOS dans lequel Proton tient une place centrale. La certification Steam Deck est devenue un facteur de différenciation pour les titres, qui peuvent ainsi montrer qu’ils sont optimisés pour la console. Valve aurait pu réitérer ce succès avec la Steam Machine, mais la crise autour de la mémoire vive et des SSD a largement plombé son tarif de lancement.
L’efficacité de Proton a entraîné sa popularité, au point qu’aujourd’hui la grande majorité des jeux peuvent fonctionner sur Linux. Proton est d’autant plus important que la plupart des jeux distribués par Steam sont conçus avant tout pour Windows. Avec cette couche de compatibilité, c’est la crédibilité de Linux lui-même qui s’en trouve renforcée, avec notamment des distributions spécialisées dans le jeu vidéo comme Bazzite, CachyOS ou encore la française GLF OS.
En outre, l’arrivée de Proton 11 avec une meilleure prise en charge d’ARM laisse entrevoir des ambitions plus larges que le seul Steam Deck. Si Valve poursuit cette direction, Proton pourrait devenir un composant essentiel pour exécuter des jeux Windows sur une diversité croissante de matériels Linux, qu’ils soient x86-64 ou ARM. Les améliorations de Wine, de DXVK, de VKD3D-Proton et de FEX convergent vers un objectif commun : rendre l’origine Windows d’un jeu de moins en moins perceptible pour l’utilisateur final. Le prochain Steam Deck pourrait-il être basé sur une puce ARM ?
Windows propose depuis longtemps différents mécanismes pour réinitialiser la machine, mais l’utilisateur peut vouloir passer par une réinstallation complète du système. Microsoft prépare une nouvelle manière de procéder, via le cloud et sans nécessiter de périphérique USB.
Dans une note parue le 6 juillet, Microsoft indique que la dernière préversion de Windows 11 – estampillée 26300.8772 et distribuée dans le canal Expérimental – contient une nouvelle fonction baptisée « Cloud rebuild ».
Telle que décrite par l’éditeur, la fonction permet de restaurer un PC sous Windows 11 vers son dernier bon état connu en effectuant une réinstallation complète du système d’exploitation, y compris quand Windows n’arrive plus à démarrer.
Une méthode complémentaire
La réinstallation de Windows passe nécessairement par une clé USB aujourd’hui. Microsoft propose depuis Windows 10 un utilitaire très pratique, dont l’interface simple permet de préparer une clé USB, à condition qu’elle fasse au moins 8 Go. L’utilitaire la formate, télécharge l’ISO et l’installe ensuite sur la clé, rendue bootable (démarrable) pour l’occasion. Des outils comme Rufus et Ventoy permettent cependant d’aller plus loin, notamment en automatisant tout ou partie du processus, en faisant sauter certains prérequis (à ses risques et périls) et autres fonctions avancées.
Cloud rebuild permet donc de se débarrasser de cette contrainte physique dans son principe. Microsoft explique que l’opération se fait depuis l’environnement WinRE (Windows Recovery Environment), la fameuse « interface bleue » dans laquelle le système démarre de lui-même quand un évènement l’empêche d’accéder à la session, ou à partir de Paramètres > Système > Récupération, le bouton « Démarrage avancé ». WinRE donne accès ensuite à divers outils, dont une console pour la ligne de commande et l’éditeur de registre.
Comme le montre la capture fournie par Microsoft. On peut voir qu’une nouvelle section apparait dans la section Dépannage. La procédure, une fois lancée, récupère la dernière révision stable du système ainsi que tous les pilotes nécessaires, « sans support USB, sans image personnalisée, et sans dépendre de l’état de santé du système d’exploitation actuellement installé », précise l’éditeur. En revanche, et comme on s’en doute, une connexion internet est obligatoire, filaire ou Wi-Fi.
Quelle différence avec l’existant ?
On pourrait faire remarquer que la fonction de réinitialisation télécharge déjà Windows. Effectivement, mais elle ne s’en sert que pour remplacer les fichiers systèmes qui auraient pu être altérés. En outre, cette méthode nécessite un système en état de marche et ne s’occupe pas des pilotes. La nouvelle fonction s’occupe de tout le processus, quand tout le reste a échoué.
Autre différence majeure : Cloud rebuild aboutit à un Windows vierge, comme lors d’une installation via une clé USB sur un disque vierge. Les documents et les applications ne sont pas préservés localement. La réinitialisation, elle, permet de choisir ce que l’on garde. On parle donc bien d’une solution de dernier recours ou quand l’envie de repartir d’un système vierge se manifeste.
Notez également que ce type de fonctionnement n’a rien de nouveau dans le monde informatique. Apple propose cette manipulation depuis longtemps sur les Mac. La fonction est d’ailleurs assez connue pour être lente sur la partie téléchargement, mais elle a le mérite d’exister et d’être parfaitement fonctionnelle, en passant là aussi par une petite partition dédiée à la restauration.
Si vous testez actuellement Windows par son canal Expérimental, il vous faut la dernière préversion du 6 juillet (26300.8772) pour obtenir Cloud rebuild. Une condition nécessaire, mais pas toujours suffisante : comme de nombreuses capacités en test, Microsoft ne la diffuse pas à tous les ordinateurs. Elle n’est pas apparue sur notre machine de test, par exemple. On devrait cependant retrouver la fonction au plus tard dans la mise à jour majeure 26H2 prévue pour cet automne.
Windows propose depuis longtemps différents mécanismes pour réinitialiser la machine, mais l’utilisateur peut vouloir passer par une réinstallation complète du système. Microsoft prépare une nouvelle manière de procéder, via le cloud et sans nécessiter de périphérique USB.
Dans une note parue le 6 juillet, Microsoft indique que la dernière préversion de Windows 11 – estampillée 26300.8772 et distribuée dans le canal Expérimental – contient une nouvelle fonction baptisée « Cloud rebuild ».
Telle que décrite par l’éditeur, la fonction permet de restaurer un PC sous Windows 11 vers son dernier bon état connu en effectuant une réinstallation complète du système d’exploitation, y compris quand Windows n’arrive plus à démarrer.
Une méthode complémentaire
La réinstallation de Windows passe nécessairement par une clé USB aujourd’hui. Microsoft propose depuis Windows 10 un utilitaire très pratique, dont l’interface simple permet de préparer une clé USB, à condition qu’elle fasse au moins 8 Go. L’utilitaire la formate, télécharge l’ISO et l’installe ensuite sur la clé, rendue bootable (démarrable) pour l’occasion. Des outils comme Rufus et Ventoy permettent cependant d’aller plus loin, notamment en automatisant tout ou partie du processus, en faisant sauter certains prérequis (à ses risques et périls) et autres fonctions avancées.
Cloud rebuild permet donc de se débarrasser de cette contrainte physique dans son principe. Microsoft explique que l’opération se fait depuis l’environnement WinRE (Windows Recovery Environment), la fameuse « interface bleue » dans laquelle le système démarre de lui-même quand un évènement l’empêche d’accéder à la session, ou à partir de Paramètres > Système > Récupération, le bouton « Démarrage avancé ». WinRE donne accès ensuite à divers outils, dont une console pour la ligne de commande et l’éditeur de registre.
Comme le montre la capture fournie par Microsoft. On peut voir qu’une nouvelle section apparait dans la section Dépannage. La procédure, une fois lancée, récupère la dernière révision stable du système ainsi que tous les pilotes nécessaires, « sans support USB, sans image personnalisée, et sans dépendre de l’état de santé du système d’exploitation actuellement installé », précise l’éditeur. En revanche, et comme on s’en doute, une connexion internet est obligatoire, filaire ou Wi-Fi.
Quelle différence avec l’existant ?
On pourrait faire remarquer que la fonction de réinitialisation télécharge déjà Windows. Effectivement, mais elle ne s’en sert que pour remplacer les fichiers systèmes qui auraient pu être altérés. En outre, cette méthode nécessite un système en état de marche et ne s’occupe pas des pilotes. La nouvelle fonction s’occupe de tout le processus, quand tout le reste a échoué.
Autre différence majeure : Cloud rebuild aboutit à un Windows vierge, comme lors d’une installation via une clé USB sur un disque vierge. Les documents et les applications ne sont pas préservés localement. La réinitialisation, elle, permet de choisir ce que l’on garde. On parle donc bien d’une solution de dernier recours ou quand l’envie de repartir d’un système vierge se manifeste.
Notez également que ce type de fonctionnement n’a rien de nouveau dans le monde informatique. Apple propose cette manipulation depuis longtemps sur les Mac. La fonction est d’ailleurs assez connue pour être lente sur la partie téléchargement, mais elle a le mérite d’exister et d’être parfaitement fonctionnelle, en passant là aussi par une petite partition dédiée à la restauration.
Si vous testez actuellement Windows par son canal Expérimental, il vous faut la dernière préversion du 6 juillet (26300.8772) pour obtenir Cloud rebuild. Une condition nécessaire, mais pas toujours suffisante : comme de nombreuses capacités en test, Microsoft ne la diffuse pas à tous les ordinateurs. Elle n’est pas apparue sur notre machine de test, par exemple. On devrait cependant retrouver la fonction au plus tard dans la mise à jour majeure 26H2 prévue pour cet automne.
Le système libre ReactOS se lance à l’assaut de la compatibilité avec les noyaux Windows de la série NT6. Les développeurs ont annoncé avoir franchi une étape symbolique avec le support du premier appel système. La route sera cependant longue.
ReactOS est un système d’exploitation libre (dépôt GitHub) qui cherche à être compatible au niveau binaire avec Windows. Son objectif est de pouvoir exécuter les programmes et pilotes Windows sans utiliser le code source de Microsoft. Les développeurs réécrivent donc tout le système « depuis zéro » par rétro-ingénierie.
L’équipe a annoncé le 3 juillet avoir implémenté son premier appel système spécifique à NT6. Il s’agit davantage d’une étape symbolique que pratique. Pour comprendre, il faut rappeler quelques points.
NT6 ? Appel système ?
NT6 est le nom donné au noyau de Windows pour la série Vista, 7, 8 et 8.1. Pour Windows 10 et 11, Microsoft utilise la nomination NT10, mais elle n’est plus directement indiquée par le système. Un appel système est le mécanisme qui permet à un programme de demander un service au noyau. Parmi les services courants, on retrouve la création d’un fichier, l’allocation de la mémoire, la création d’un processus, l’interrogation du processeur pour savoir sur quel cœur logique le programme est exécuté, etc.
C’est d’ailleurs ce que fait l’appel système implémenté, comme le signale Phoronix. Nommé NtGetCurrentProcessorNumberEx, il est utilisé pour retourner le numéro de cœur du processeur logique sur lequel le programme appelant fonctionne.
Une étape symbolique
Pourquoi une étape symbolique alors ? Parce que l’appel existe bien, les programmes qui vérifient sa présence peuvent le trouver, mais toute l’infrastructure NT6 dont il dépend n’est pas encore présente. C’est la première pierre d’un édifice.
Le travail à accomplir est colossal, car Windows contient des milliers d’appels système et de comportements internes, dont beaucoup ne sont pas documentés. L’équipe de développement n’a pas accès au code source de Windows, nécessitant des tâtonnements et déductions, sans parler de l’absence générale d’informations sur la mécanique interne du noyau de Windows.
Il s’agit néanmoins d’une étape marquante, montrant que les développeurs s’attaquent désormais au tronçon suivant. À terme, la compatibilité de ReactOS s’étendra donc au-delà du tronçon « 2000/XP/2003 ». On ignore cependant combien de temps sera nécessaire, même si un travail de cette ampleur ne peut se chiffrer qu’en années.
Le système libre ReactOS se lance à l’assaut de la compatibilité avec les noyaux Windows de la série NT6. Les développeurs ont annoncé avoir franchi une étape symbolique avec le support du premier appel système. La route sera cependant longue.
ReactOS est un système d’exploitation libre (dépôt GitHub) qui cherche à être compatible au niveau binaire avec Windows. Son objectif est de pouvoir exécuter les programmes et pilotes Windows sans utiliser le code source de Microsoft. Les développeurs réécrivent donc tout le système « depuis zéro » par rétro-ingénierie.
L’équipe a annoncé le 3 juillet avoir implémenté son premier appel système spécifique à NT6. Il s’agit davantage d’une étape symbolique que pratique. Pour comprendre, il faut rappeler quelques points.
NT6 ? Appel système ?
NT6 est le nom donné au noyau de Windows pour la série Vista, 7, 8 et 8.1. Pour Windows 10 et 11, Microsoft utilise la nomination NT10, mais elle n’est plus directement indiquée par le système. Un appel système est le mécanisme qui permet à un programme de demander un service au noyau. Parmi les services courants, on retrouve la création d’un fichier, l’allocation de la mémoire, la création d’un processus, l’interrogation du processeur pour savoir sur quel cœur logique le programme est exécuté, etc.
C’est d’ailleurs ce que fait l’appel système implémenté, comme le signale Phoronix. Nommé NtGetCurrentProcessorNumberEx, il est utilisé pour retourner le numéro de cœur du processeur logique sur lequel le programme appelant fonctionne.
Une étape symbolique
Pourquoi une étape symbolique alors ? Parce que l’appel existe bien, les programmes qui vérifient sa présence peuvent le trouver, mais toute l’infrastructure NT6 dont il dépend n’est pas encore présente. C’est la première pierre d’un édifice.
Le travail à accomplir est colossal, car Windows contient des milliers d’appels système et de comportements internes, dont beaucoup ne sont pas documentés. L’équipe de développement n’a pas accès au code source de Windows, nécessitant des tâtonnements et déductions, sans parler de l’absence générale d’informations sur la mécanique interne du noyau de Windows.
Il s’agit néanmoins d’une étape marquante, montrant que les développeurs s’attaquent désormais au tronçon suivant. À terme, la compatibilité de ReactOS s’étendra donc au-delà du tronçon « 2000/XP/2003 ». On ignore cependant combien de temps sera nécessaire, même si un travail de cette ampleur ne peut se chiffrer qu’en années.
La prochaine grosse évolution de Windows 11 apparaitra cet automne. Comme la 25H2, la 26H2 sera diffusée sous forme d’un « package d’activation », mais la plupart des nouveautés auront été distribuées avant, selon les configurations.
Microsoft a fait un certain nombre de promesses depuis le début de l’année 2026 : une meilleure réactivité, un recul de l’IA et des composants basés sur des technologies web, une prochaine vague d’applications natives, le retour de fonctions supprimées et de paramètres historiquement présents… N’en jetez plus.
On attend donc la mise à jour 26H2 pour cet automne. Pas de 26H1 ? Eh bien… oui et non. Elle existe, mais elle est réservée aux toutes dernières machines Copilot+ lancées avec les puces Snapdragon X2 Series de Qualcomm. Il ne s’agissait pas d’offrir de nouvelles fonctions, mais d’apporter la prise en charge de nouveautés matérielles. Microsoft précisait toutefois que cette version comportait un noyau différent, sans préciser en quoi.
La version 26H2 sera différente, car elle concernera tous les appareils. Elle aura le même fonctionnement que l’actuelle 25H2, comme confirmé par Microsoft le 19 juin : un package d’activation (enablement package, eKB), qui se contentera surtout d’activer chez tout le monde des fonctions qui, en réalité, auront été diffusées dans les mois précédents ou au dernier moment. Depuis la 25H2, Microsoft semble préférer ce mode de distribution, qui évite de proposer une énorme mise à jour, au temps d’installation très long et souvent accompagnée d’une longue liste de problèmes. Le package d’installation s’installe le plus souvent en quelques minutes, le tout se comportant comme une mise à jour mensuelle ordinaire.
Le principe technique sous-jacent est que plusieurs versions de Windows 11 partagent une branche de service commune, la différence entre versions étant simplement liée aux fonctionnalités activées. Autrement dit, la quasi-totalité des nouveautés développées pendant le cycle de vie de la 25H2 sont déjà présentes en sommeil sur les machines existantes et la 26H2 se contentera de les « débloquer » officiellement.
Menu Démarrer et barre des tâches : l’épiphanie
Les critiques contre l’éditeur ont été nombreuses lors du passage de Windows 10 à 11. Elles ont largement touché la barre des tâches et le menu Démarrer, bien que certaines versions aient réintroduit depuis un peu de souplesse.
La 26H2 apportera plusieurs éléments réclamés à cor et à cri par la communauté. D’abord, la possibilité de basculer la barre des tâches sur n’importe quel côté de l’écran. Quel que soit le côté choisi, on pourra paramétrer les icônes pour qu’elles soient centrées ou alignées vers le début (comme actuellement centrées ou alignées à gauche). Tous les panneaux, menus et autres tiendront évidemment compte de cette position. En outre, l’option pour réduire l’épaisseur de la barre fera son grand retour. Microsoft indiquait en mai s’être rendu compte que la hauteur ajoutée à la barre d’origine pouvait « nuire à votre espace de travail utilisable » sur les petits écrans. Une révélation.
Le menu Démarrer sera nettement plus paramétrable. On pourra par exemple masquer complètement les sections Épinglé, Recommandations et Tout. Les recommandations de fichiers et ceux récemment utilisés seront décorrélés : on pourra désactiver les recommandations tout en laissant ceux récemment utilisés, ou masquer les deux. Il sera également possible de réduire la taille du menu Démarrer, avec l’apparition d’un réglage Petit/Grand. Enfin, on pourra masquer le nom et la photo de profil dans le menu, par exemple en cas de partage d’écran fréquent.
Comme Microsoft l’a précisé, tous ces réglages peuvent fonctionner de concert. Vous souhaitez uniquement une grille d’applications épinglées ? Désactivez tout le reste et le menu n’affichera que celles spécifiquement ajoutées dans la grille.
Une recherche L-O-C-A-L-E
C’est probablement l’un des changements les plus réclamés aussi : la possibilité d’obliger Windows à ne chercher des résultats que dans les contenus locaux. Ce changement a en fait été introduit dans la branche Expérimentale de Windows 11 dans une préversion sortie fin mai. Il y a en fait deux bonnes nouvelles.
D’une part, on peut désactiver dans les paramètres la recherche sur le web et dans le Windows Store, qui restent toutes deux actives par défaut. Mais au moins le choix est donné pour les personnes qui ne veulent que des fichiers ou applications présents localement. D’autre part, la recherche prend en charge les sous-chaînes de caractères, pour permettre de retrouver plus facilement un document ou autre à partir d’une portion du nom.
Microsoft introduit quand même un élément baptisé Ask Copilot. Il s’agit d’une zone de recherche optionnelle dans la barre des tâches qui remplace la recherche classique par une interface pilotée par Copilot. Microsoft précise qu’Ask Copilot utilise les API Windows existantes pour renvoyer des applications, fichiers et paramètres, exactement comme la recherche Windows, sans donner à Copilot un accès supplémentaire au contenu personnel. La fonction reste optionnelle : si elle est désactivée, l’utilisateur peut revenir à la recherche Windows classique. Elle est déjà en diffusion pour les comptes professionnels/entreprise, mais pas pour le grand public. La version 26H2 devrait la mettre à disposition, même si elle sera a priori désactivée par défaut.
Contrôle de Windows Update et protection administrateur
Le contrôle de Windows Update est un bon exemple de fonction prévue pour la 26H2, mais en fait déjà disponible sur une bonne partie du parc. Comme nous l’avons indiqué dans un article dédié, on peut maintenant choisir une date pour repousser les mises à jour de Windows Update. Cette date peut être jusqu’à 35 jours dans le futur, mais on peut la reculer indéfiniment. En cas de modification, le système prévient qu’il vaut mieux ne pas repousser trop longtemps la date, car les correctifs de sécurité mensuels sont importants.
Windows 11 26H2 introduira également une fonction de sécurité promise depuis longtemps : la Protection de l’administrateur. Elle permet d’activer l’accès juste-à-temps pour les actions nécessitant des privilèges administrateur. Cette fonction applique le principe du moindre privilège : l’utilisateur reçoit un jeton standard au démarrage, et lorsque des droits d’administration sont nécessaires, Windows crée un compte administrateur isolé et généré par le système, dont le jeton est détruit une fois la tâche terminée.
Cette arrivée est d’autant plus importante que ce système doit remplacer à terme l’UAC (User Account Control). Apparu avec Vista, ce dernier est toujours utilisé aujourd’hui et se présente sous forme d’une fenêtre accordant l’accès à des droits supplémentaires lorsqu’une tâche s’apprête à appliquer un changement nécessitant un accès administrateur.
Le virage Windows K2
Ces annonces s’inscrivent dans un recentrage assumé par Microsoft. Le président de la division Windows, Pavan Davuluri, a publiquement reconnu que Windows 11 s’était « égaré » avec une intégration excessive de l’IA, conduisant au retrait des boutons Copilot du Bloc-notes, de Photos et de l’Outil Capture dans le cadre d’une initiative interne baptisée « Windows K2 ».
Cela explique en partie pourquoi les nouveautés les plus mises en avant côté 26H2 concernent davantage le contrôle utilisateur (personnalisation, mises à jour, réactivité, sécurité…) que l’ajout de nouvelles fonctions IA, Ask Copilot restant explicitement optionnel et non activé par défaut.
Pour les personnes en mal d’aventures, la plupart de ces ajouts peuvent être testés dans la branche Expérimentale de Windows 11, via le programme Windows Insiders. Rappelons que le programme a été amplement modifié et qu’il ne reste que deux branches : Beta et Expérimentale, la seconde étant bien sûr moins testée et pouvant présenter plus de bugs.
Attention donc en cas d’installation, car le numéro de version fait un bond, ce qui peut toujours être vecteur d’incompatibilités et autres comportements étranges. En outre, l’installation est particulièrement longue sur une machine disposant de la dernière révision stable du système, même quand elle dispose d’un matériel correct – dans notre cas, un ordinateur portable équipé d’un Ryzen 7, de 16 Go de RAM et d’un SSD. Rien ne garantit non plus que toutes les fonctions seront là, car l’entreprise est facétieuse : elle active les nouveautés sur des groupes de machines, mais pas chez tout le monde.
Enfin, on ne sait pas si tous les éléments « promis » par Microsoft seront présents dans cette mise à jour 26H2, notamment tout ce qui touche à l’interface. Certains éléments ont évolué, comme le panneau Exécuter modernisé (Win + R), mais on reste dans l’attente d’une vraie homogénéité de l’interface, certaines fenêtres remontant à Windows 2000. On attend également de voir ce que donneront les performances du système à la sortie de la mise à jour, notamment grâce au mode « latence basse ».