Vue normale

Revue de presse de l’April pour la semaine 28 de l’année 2026

Par : echarp
14 juillet 2026 à 11:24

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Frandroid] Windows passe sous les 60 % de parts de marché sur PC de bureau

✍ Ulrich Rozier, le jeudi 9 juillet 2026.

Windows repasse sous la barre des 60 % des ordinateurs de bureau dans le monde, une première depuis des années. Linux, lui, s’installe durablement au-dessus des 4 %.

[LCP - Assemblée Nationale] Numérique: le rapport de la commission d'enquête sur les vulnérabilités de la France a été adopté

✍ Adèle Daumas, le mercredi 8 juillet 2026.

Les députés de la commission d’enquête sur les ‘vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France’ ont adopté, ce merceredi 8 juillet, le rapport rédigé par Cyrielle Chatelain (Ecologiste et social). Les conclusions et les recommandations du rapport seront rendues publiques la semaine prochaine.

[Les Echos] «A un moment, il faut faire un arbitrage de coûts»: ces entreprises qui utilisent déjà des modèles d'IA chinois (€)

Le lundi 6 juillet 2026.

Entre tensions géopolitiques, restrictions américaines sur les modèles avancés et explosion des factures, les entreprises se tournent vers des modèles d’IA chinois en open source, malgré leurs orientations controversées.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Cloudflare Precursor Watches Your Mouse and Keyboard To Decide If You Are Human

Par : BeauHD
13 juillet 2026 à 18:00
BrianFagioli writes: Cloudflare has launched Precursor, a new behavioral bot detection system that monitors mouse movement, typing cadence, scrolling, clipboard activity, page visibility, and other signals across an entire browsing session. The system is designed to catch advanced bots that can run JavaScript, use real browsers, and pass traditional CAPTCHA challenges. Cloudflare says Precursor does not record actual keystrokes and instead studies timing and rhythm. The company also says the data is not tied to user identities or persistent profiles. Even so, software that watches how people move and type throughout a visit raises privacy concerns, especially as Cloudflare claims bots now generate roughly 57 percent of all Internet requests.

Read more of this story at Slashdot.

Le marché du PC encaisse le choc des composants plus coûteux

En cette période compliquée pour le marché des PC, qui ne sont clairement pas prioritaires pour certains composants, Omdia publie un rapport instructif sur les expéditions mondiales d'ordinateurs. Le cabinet d'études révèle que les livraisons de PC fixes et portables (stations de travail incluses) ont diminué de 3,6 % au deuxième trimestre 2026 en glissement annuel... [Tout lire]

'Knockoff' Browser Extension Hides Sketchy Brands On Amazon

Par : BeauHD
8 juillet 2026 à 18:00
alternative_right shares a report from 404 Media: A software developer made a Chrome and Firefox extension called Knockoff that automatically hides, grays out, or filters products from sketchy brands on Amazon, which highlights just how many shady brands are on the platform and how commonly they show up on searches for basic items. In just a few minutes of using the extension, Knockoff dimmed product listings for screwdrivers made by "SUNHZMCKP," spoons made by "SACATR," and a lamp made by "ROTTOGOON." In a tweet announcing the extension, developer Josh Pigford wrote "Sorry to brands like WNPETHOME, EHEYCIGA, YXYL, LU&MN, JOYIN, TOMY, GODONLIF, YOOJEE, LINGTENG, LANEIGE, VISCOO, BIODANCE, COOFANDY, BALENNZ, TOSY, and LUENX." The extension can also hide all sponsored product listings. The extension quickly went viral as a much-needed filter for people who still use Amazon and, for those who don't use Amazon because of its horrendous labor practices and other concerns, it is evidence of what an incredible wasteland the platform has become.

Read more of this story at Slashdot.

Samsung engrange des bénéfices records, mais inquiète les investisseurs

la mi-mai, NVIDIA effaçait la branche gaming de ses résultats financiers et affichait un affolant bénéfice d’exploitation de 53,54 milliards de dollars. Ce montant faisait d’elle l’entreprise affichant le bénéfice d’exploitation le plus élevé au monde sur la période... [Tout lire]

Amazon Will Stop Accepting New Customers For Mechanical Turk

Par : BeauHD
7 juillet 2026 à 16:00
An anonymous reader quotes a report from TechCrunch: These may be the last days of Amazon's Mechanical Turk. An announcement on the Mechanical Turk website says that on July 30, 2026, the crowdsourcing service will close to new customers. Amazon Web Services says the decision was made after "careful consideration," adding, "Existing customers can continue to use the service as normal. AWS continues to invest in security and availability improvements for Mechanical Turk, but we do not plan to introduce new features." In other words, Amazon isn't completely pulling the plug, but the service is very much on life support. Further reading: Horror Stories From Inside Amazon's Mechanical Turk (2020)

Read more of this story at Slashdot.

Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

7 juillet 2026 à 10:17
Ce que la communauté réclame...
Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Mozilla a indiqué récemment que ses plans sur l’offre Thunderbird Pro avaient changé. Les retours de la communauté sont clairs sur de nombreux points, tout comme la principale demande : la priorité devrait être donnée au webmail. Dont acte.

Dans un billet daté du 23 juin, Mozilla a fait le bilan des retours suite à la première vague d’invitations pour participer au test de Thundermail, le service de messagerie propre à la fondation.

Simplification générale

Mozilla indique que ces retours ont été très clairs sur plusieurs points, provoquant d’ailleurs des changements dans la communication récente : Mozilla parle plus régulièrement de Thundermail que de Thunderbird Pro. Pour rappel, Thunderbird Pro a été présenté comme un bouquet de services payant, comprenant divers services comme Thundermail, Appointment et Send, ces deux derniers s’occupant respectivement des rendez-vous et des envois de fichiers.

Mozilla explique que deux points ont été particulièrement remontés. D’une part, Thundermail semble intéresser beaucoup plus la communauté que les autres services. D’autre part, l’arrivée d’une version Pro créait une confusion autour du Thunderbird classique : allait-il devenir un produit payant ou limité ?

La fondation a donc choisi de simplifier le tout. Désormais, l’appellation Thunderbird Pro disparait et est remplacée par Thundermail, l’offre comprenant tous les services payants. En conséquence, Thunderbird reste à sa place et seul à porter ce nom, pour désigner les versions desktop et mobile de l’application, avec les mêmes attributs et toujours la gratuité.

Ce que souhaite la communauté

Selon Mozilla, les retours de la communauté ont été riches, clairs et intéressants, nourrissant de nombreuses discussions en interne.

Les personnes ayant participé aux tests auraient apprécié l’ouverture de Thundermail et sa capacité à fonctionner dans toutes les applications de messagerie. De même, les testeurs ont loué la personnalisation des adresses par des domaines tiers, ainsi que la possibilité de créer des alias avec ces domaines, selon Mozilla.

Certaines demandes ont cependant été régulières. La principale semble être l’authentification à deux facteurs, que Mozilla est donc en train d’implémenter, avec une disponibilité fixée à « bientôt ».

Beaucoup demandent également la prise en charge des normes DNSEC et DANE. Le premier est un ensemble d’extensions du DNS pour garantir l’authenticité et l’intégrité des données liées. Le second se base sur DNSEC (DANE signifie « DNS – based Authentication of Named Entities »). Ce protocole ajoute une couche de sécurité au DNS pour la gestion des certificats attendus dans les communications entre client et serveur. Le support des deux normes a donc été intégré dans la feuille de route.

Donnez-nous un webmail !

Une partie de la communauté a en outre demandé des aménagements sur la tarification. Selon MacG, qui a participé au test, l’inscription proposait le tarif de 6 euros par mois pour 30 Go de stockage, une boîte de réception, 15 adresses, 3 noms de domaines personnalisés, ainsi que 60 Go pour les partages dans Send. Dans les retours, Mozilla indique que la communauté souhaite divers niveaux de tarification, voire une tarification à la carte en fonction des capacités souhaitées.

Toutefois, la plus grande demande est, de loin, l’ajout d’un webmail. Mozilla explique que le service est aujourd’hui son plus gros travail en cours et qu’une version alpha sortira avant fin juillet. La fondation prévient que, comme toute première préversion, elle aura des défauts. Avec l’authentification à deux facteurs et l’amélioration générale du code, ce sont donc les priorités de Mozilla désormais.

Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

7 juillet 2026 à 10:17
Ce que la communauté réclame...
Thunderbird Pro, Thundermail : Mozilla a dû revoir ses plans

Mozilla a indiqué récemment que ses plans sur l’offre Thunderbird Pro avaient changé. Les retours de la communauté sont clairs sur de nombreux points, tout comme la principale demande : la priorité devrait être donnée au webmail. Dont acte.

Dans un billet daté du 23 juin, Mozilla a fait le bilan des retours suite à la première vague d’invitations pour participer au test de Thundermail, le service de messagerie propre à la fondation.

Simplification générale

Mozilla indique que ces retours ont été très clairs sur plusieurs points, provoquant d’ailleurs des changements dans la communication récente : Mozilla parle plus régulièrement de Thundermail que de Thunderbird Pro. Pour rappel, Thunderbird Pro a été présenté comme un bouquet de services payant, comprenant divers services comme Thundermail, Appointment et Send, ces deux derniers s’occupant respectivement des rendez-vous et des envois de fichiers.

Mozilla explique que deux points ont été particulièrement remontés. D’une part, Thundermail semble intéresser beaucoup plus la communauté que les autres services. D’autre part, l’arrivée d’une version Pro créait une confusion autour du Thunderbird classique : allait-il devenir un produit payant ou limité ?

La fondation a donc choisi de simplifier le tout. Désormais, l’appellation Thunderbird Pro disparait et est remplacée par Thundermail, l’offre comprenant tous les services payants. En conséquence, Thunderbird reste à sa place et seul à porter ce nom, pour désigner les versions desktop et mobile de l’application, avec les mêmes attributs et toujours la gratuité.

Ce que souhaite la communauté

Selon Mozilla, les retours de la communauté ont été riches, clairs et intéressants, nourrissant de nombreuses discussions en interne.

Les personnes ayant participé aux tests auraient apprécié l’ouverture de Thundermail et sa capacité à fonctionner dans toutes les applications de messagerie. De même, les testeurs ont loué la personnalisation des adresses par des domaines tiers, ainsi que la possibilité de créer des alias avec ces domaines, selon Mozilla.

Certaines demandes ont cependant été régulières. La principale semble être l’authentification à deux facteurs, que Mozilla est donc en train d’implémenter, avec une disponibilité fixée à « bientôt ».

Beaucoup demandent également la prise en charge des normes DNSEC et DANE. Le premier est un ensemble d’extensions du DNS pour garantir l’authenticité et l’intégrité des données liées. Le second se base sur DNSEC (DANE signifie « DNS – based Authentication of Named Entities »). Ce protocole ajoute une couche de sécurité au DNS pour la gestion des certificats attendus dans les communications entre client et serveur. Le support des deux normes a donc été intégré dans la feuille de route.

Donnez-nous un webmail !

Une partie de la communauté a en outre demandé des aménagements sur la tarification. Selon MacG, qui a participé au test, l’inscription proposait le tarif de 6 euros par mois pour 30 Go de stockage, une boîte de réception, 15 adresses, 3 noms de domaines personnalisés, ainsi que 60 Go pour les partages dans Send. Dans les retours, Mozilla indique que la communauté souhaite divers niveaux de tarification, voire une tarification à la carte en fonction des capacités souhaitées.

Toutefois, la plus grande demande est, de loin, l’ajout d’un webmail. Mozilla explique que le service est aujourd’hui son plus gros travail en cours et qu’une version alpha sortira avant fin juillet. La fondation prévient que, comme toute première préversion, elle aura des défauts. Avec l’authentification à deux facteurs et l’amélioration générale du code, ce sont donc les priorités de Mozilla désormais.

Revue de presse de l’April pour la semaine 27 de l’année 2026

Par : echarp
6 juillet 2026 à 19:30

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Les Numeriques] “J'ai voulu créer une app gratuite, open source et respectueuse de la vie privée”: Saracroche, le logiciel qui veut mettre fin aux démarchages téléphoniquess

✍ Corentin Bechade, le jeudi 2 juillet 2026.

Né il y a un peu plus d’un an, Saracroche est rapidement devenu un phénomène en France. Pensée pour échapper au fléau des appels indésirables, l’app s’est taillé une excellente réputation au fil des mises à jour. Nous nous sommes entretenus avec Camille Bouvat, son développeur principal, pour savoir comment cette petite solution toulousaine a réussi à s’imposer comme une référence sur le marché.

[The Conversation] Abondance, rareté, open source: et si le débat sur l'IA se trompait d'étage?

✍ Bruno Deffains, le jeudi 2 juillet 2026.

Et si les performances affichées de l’IA générative cachaient un autre enjeu, celui du discernement. Et sur ce terrain, l’Europe possède des atouts certains.

[Goodtech] Conformité au CRA: l'écosystème open source se dote d'une formation gratuite

Le jeudi 2 juillet 2026.

À l’approche de l’échéance de septembre 2026 du Cyber Resilience Act, l’Eclipse Foundation lance l’ORC Learning Hub pour guider les développeurs.

[Le Monde Informatique] Comment l'Éducation nationale a construit le cloud Nuage pour le partage de fichiers

✍ Matthew Finnegan, le mercredi 1 juillet 2026.

Basée sur des briques open source comme Nextcloud, la plateforme Nuage donne aux agents du ministère la possibilité de stocker et partager leurs documents tout en conservant les données sur des infrastructures publiques.

[Numerama] Godot interdit le code généré par IA dans son moteur open source

✍ Amine Baba Aissa, le mercredi 1 juillet 2026.

Débordée par l’afflux de pull requests de faible qualité, la Fondation Godot, à l’origine du moteur de jeu vidéo open source et gratuit utilisé pour créer des jeux 2D et 3D, a décidé de durcir sa politique de contribution, allant jusqu’à bannir le code généré par des agents IA.

[ZDNET] Libre et open source express: Europe numérique, le pape et le Libre, communautés toxiques, Wikipédia

✍ Thierry Noisette, le mardi 30 juin 2026.

Revue de web: Pierre Baudracco (BlueMind) et Jean-Baptiste Kempf (VLC) parlent de l’Europe. Une référence aux logiciels libres dans l’encyclique de Léon XIV? Sexisme bien présent. Un cofondateur banni de Wikipédia.

[Silicon.fr] Comment l'UE se représente l'open source en France

✍ Clément Bohic, le lundi 29 juin 2026.

La Commission européenne a mis à jour son rapport sur l’état de l’open source en France. Voici quelques éléments ajoutés pour la période 2023-2026.

[ZDNET] La souveraineté numérique à l'ONU: au cœur de la dynamique mondiale pour remplacer les géants américains par des technologies open source

✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 29 juin 2026.

La souveraineté numérique s’est imposée comme le thème central de la Semaine de l’open source des Nations unies de cette année, de nombreux participants estimant que l’open source constitue désormais une infrastructure essentielle et qu’on ne peut pas faire confiance aux entreprises américaines.

Et aussi:

[ZDNET] 'La mutualisation, ça marche à fond!' L'Adullact, le logiciel libre au service des collectivités

✍ Thierry Noisette, le dimanche 28 juin 2026.

L’association libriste des collectivités territoriales, née en 2002, est forte d’un demi-millier d’adhérents. Premier de deux retours sur son 10e congrès, à Montpellier.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

GoDaddy Warns India's Crackdown on Fake Site Registrars Could Upend Internet Privacy Everywhere

5 juillet 2026 à 15:34
"The internet is filled with fakes," writes Gizmodo. "A court in India is setting out to address the problem by requiring more transparency from domain registrars to make it easier to crack down on fraud. And while the intentions might be good, Reuters is reporting that major American domain registrar GoDaddy is sounding the warning bells that the court's decision could fundamentally reshape the internet well beyond India's borders." GoDaddy argues the move would even make the internet less safe, reports Reuters : [Online fraud] is a key challenge for Prime Minister Narendra Modi's government, which last year received 2.4 million complaints of alleged cyber fraud amounting to $2.4 billion. Starting in 2019, lawsuits were brought by dozens of Indian and global firms — Amazon against fake shopping sites trading on its name and McDonald's complaining against bogus sites offering franchises. [More than 20 companies filed a complaint, the article notes, including Microsoft.] In December, an Indian court blocked more than 1,100 such websites. The New Delhi judge however went further, ordering sweeping new measures that tech experts say have rewritten rules of internet governance: Domain sellers should not offer buyers free privacy protection by default, the buyer's details should be released to anyone with a "legitimate interest" within 72 hours, and website addresses that are variations of protected brand names must be prohibited. U.S.-based GoDaddy has challenged the directives before a larger bench of judges at the Delhi High Court, according to a Reuters review of non-public filings. It says the ruling will affect legitimate businesses that have names similar to big brands. Stopping privacy-by-default features, GoDaddy said, will result in public disclosure of name, address, telephone and email of legitimate website owners, exposing them to "foreseeable privacy and security risks" such as stalking and harassment. As domain names operate globally, not locally, the order could force GoDaddy to regulate website addresses across the world, it said. On the court's order imposing a 72-hour deadline on companies to provide registration details to anyone with "legitimate interest", GoDaddy argues it has no wherewithal to assess who has legitimate interest or not. The "commercially destabilising" directives may force domain name companies to "exit India", said one of GoDaddy's appeal documents that ran into 5,121 pages... GoDaddy rivals, Arizona-based Namecheap and Netherlands-based Hosting Concepts, have also challenged the New Delhi ruling, court records show, although Reuters could not ascertain details of their appeals... GoDaddy argues that diluting the privacy feature will run contrary to India's data protection law and the European Union GDPR law which mandates a "privacy by default" approach. Farzaneh Badii, a New York-based researcher on internet governance, criticised the New Delhi ruling, noting that Europe redacted such details because publishing them had been abused by harassment and targeted phishing. "The people exposed will be journalists, activists, small business owners, and private individuals. The brand impersonators will not," she said... While the sweeping December directives were issued by a court, they followed government's submissions, documents showed... The judges will hear the appeals on July 16. GoDaddy manages 80 million domains and serves over 20 million users, the article points out, with annual revenue over $5 billion.

Read more of this story at Slashdot.

Amazon Has Enough Satellites To Launch Its Starlink Competitor

Par : BeauHD
3 juillet 2026 à 06:00
Amazon says its Leo satellite network now has enough spacecraft in orbit to begin limited commercial internet service, with 396 satellites providing "continuous service across initial latitudes." Early performance will likely be uneven, however, and well behind Starlink. "It'll be years before Amazon can boast similar performance numbers as it continues to launch a planned 3,232 Leo satellites," reports The Verge. From the report: SpaceX went live with its "Better than nothing beta" back in 2020 when it had almost 900 satellites operating in low-Earth orbit. It initially served a narrow band of users in the upper US and Canada, who complained about frequent service interruptions and high sensitivity to obstructions, with speeds between 50Mbps and 150Mbps, and latency from 20ms to 40ms. By 2022, the service and coverage areas had already dramatically improved. [...] SpaceX currently has over 10,000 Starlink satellites in operation, providing robust internet connectivity on land, sea, and air in over 160 countries. Performance varies by the dish, service level paid for, time of day, and location of the user, but we're now talking 200Mbps median download speeds, 10Mbps to 40Mbps uploads, and latency hovering around 25ms.

Read more of this story at Slashdot.

☕️ Vint Cerf, toujours aussi élégant, se prépare à prendre sa retraite de Google à 83 ans

2 juillet 2026 à 15:01


Vinton Cerf intervenait mardi 30 juin lors d’une conférence Open Frontier organisée à San Francisco. Il est apparu à distance, cravate impeccablement nouée et costume ajusté, pour un panel consacré à la construction de choses qui durent dans le monde informatique.

« Déjà dans les années 70, c’était le scientifique le mieux habillé que j’aie rencontré », a salué David Patterson, professeur à Berkeley et inventeur (entre autres) du RAID, qui animait la table ronde concernée. Il a dans la foulée révélé que Vinton Cerf quitterait d’ici quelques jours ses fonctions chez Google. À 83 ans, l’intéressé occupe en effet depuis 2005 le poste de vice-président et Chief Internet Evangelist chez le géant de la recherche en ligne. « Je crois qu’on peut l’applaudir pour ce parcours plutôt correct », a plaisanté Patterson.

Vint Cert intervenait à distance depuis son domicile de Virginie, toujours tiré à quatre épingles – capture d’écran

Vinton Cerf, dit Vint, est pour mémoire l’un des principaux artisans de TCP/IP, la suite de protocoles fondatrice de l’Internet moderne, élaborée dans le prolongement des travaux du projet Cyclades, piloté par Louis Pouzin.

Et il a défendu, pendant environ 45 minutes, l’idée selon laquelle le recours à des standards ouverts était l’un des prérequis de cette pérennité. Pour Cerf, si TCP/IP sous-tend encore aujourd’hui nos échanges, c’est précisément parce qu’il n’appartient à personne.

« Dans le cas d’Internet, cela n’a fonctionné que parce que le système était distribué dès le départ. Nous avons donc laissé les règles très souples. Nous avons simplement dit que si vous trouviez quelqu’un à qui vous connecter et que vous respectiez les règles des protocoles, cela devrait fonctionner », a-t-il notamment déclaré.

Cette question de l’ouverture était, sans surprise, envisagée à l’aune du développement de l’intelligence artificielle générative, un univers dans lequel une partie des grands laboratoires développent des modèles propriétaires, mais travaillent également à des logiques de passerelles entre environnements concurrents, à l’image du MCP (Model Context Protocol) conçu par Anthropic.

Interrogé sur les velléités de centralisation des grands acteurs de l’IA, Vinton Cerf a estimé que cette ouverture finirait par s’imposer, notamment si l’on délègue à l’IA des tâches de plus en plus complexes. « Le modèle agentique de l’IA, avec de multiples agents provenant de plusieurs sources interagissant entre eux, va imposer la composabilité, ainsi qu’une exigence d’interopérabilité et de standardisation ». Reste à trouver le meilleur moyen de faire parler ces agents entre eux… ce qui suppose peut-être d’explorer de nouvelles voies.

« Je ne pense pas que l’anglais soit le meilleur choix. Il y a une ambiguïté, et je pense que la précision sera primordiale pour l’interaction entre les agents », a-t-il expliqué, prenant l’exemple du « jeu du téléphone », où un message circule de bouche à oreille et finit par être déformé au fil des relais. «  Un agent doit vraiment s’assurer que l’autre agent comprend bien ce qu’ils viennent de convenir de faire ensemble ».

☕️ Vint Cerf, toujours aussi élégant, se prépare à prendre sa retraite de Google à 83 ans

2 juillet 2026 à 15:01


Vinton Cerf intervenait mardi 30 juin lors d’une conférence Open Frontier organisée à San Francisco. Il est apparu à distance, cravate impeccablement nouée et costume ajusté, pour un panel consacré à la construction de choses qui durent dans le monde informatique.

« Déjà dans les années 70, c’était le scientifique le mieux habillé que j’aie rencontré », a salué David Patterson, professeur à Berkeley et inventeur (entre autres) du RAID, qui animait la table ronde concernée. Il a dans la foulée révélé que Vinton Cerf quitterait d’ici quelques jours ses fonctions chez Google. À 83 ans, l’intéressé occupe en effet depuis 2005 le poste de vice-président et Chief Internet Evangelist chez le géant de la recherche en ligne. « Je crois qu’on peut l’applaudir pour ce parcours plutôt correct », a plaisanté Patterson.

Vint Cert intervenait à distance depuis son domicile de Virginie, toujours tiré à quatre épingles – capture d’écran

Vinton Cerf, dit Vint, est pour mémoire l’un des principaux artisans de TCP/IP, la suite de protocoles fondatrice de l’Internet moderne, élaborée dans le prolongement des travaux du projet Cyclades, piloté par Louis Pouzin.

Et il a défendu, pendant environ 45 minutes, l’idée selon laquelle le recours à des standards ouverts était l’un des prérequis de cette pérennité. Pour Cerf, si TCP/IP sous-tend encore aujourd’hui nos échanges, c’est précisément parce qu’il n’appartient à personne.

« Dans le cas d’Internet, cela n’a fonctionné que parce que le système était distribué dès le départ. Nous avons donc laissé les règles très souples. Nous avons simplement dit que si vous trouviez quelqu’un à qui vous connecter et que vous respectiez les règles des protocoles, cela devrait fonctionner », a-t-il notamment déclaré.

Cette question de l’ouverture était, sans surprise, envisagée à l’aune du développement de l’intelligence artificielle générative, un univers dans lequel une partie des grands laboratoires développent des modèles propriétaires, mais travaillent également à des logiques de passerelles entre environnements concurrents, à l’image du MCP (Model Context Protocol) conçu par Anthropic.

Interrogé sur les velléités de centralisation des grands acteurs de l’IA, Vinton Cerf a estimé que cette ouverture finirait par s’imposer, notamment si l’on délègue à l’IA des tâches de plus en plus complexes. « Le modèle agentique de l’IA, avec de multiples agents provenant de plusieurs sources interagissant entre eux, va imposer la composabilité, ainsi qu’une exigence d’interopérabilité et de standardisation ». Reste à trouver le meilleur moyen de faire parler ces agents entre eux… ce qui suppose peut-être d’explorer de nouvelles voies.

« Je ne pense pas que l’anglais soit le meilleur choix. Il y a une ambiguïté, et je pense que la précision sera primordiale pour l’interaction entre les agents », a-t-il expliqué, prenant l’exemple du « jeu du téléphone », où un message circule de bouche à oreille et finit par être déformé au fil des relais. «  Un agent doit vraiment s’assurer que l’autre agent comprend bien ce qu’ils viennent de convenir de faire ensemble ».

Cloudflare Pushes AI Companies To Pay For Publishers' Content

Par : BeauHD
1 juillet 2026 à 21:00
BrianFagioli writes: Cloudflare announced new controls that give publishers more say over how AI companies access and use their content. Beginning September 15, new Cloudflare sites will allow traditional search indexing while blocking AI training and AI agent access on ad supported pages by default. The company is also expanding its monetization efforts with a Pay-Per-Use model that aims to compensate publishers when their content contributes to AI generated answers rather than simply being crawled. Cloudflare argues that publishers should not have to choose between being discoverable online and giving away their work for free to AI systems.

Read more of this story at Slashdot.

SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

1 juillet 2026 à 14:55
Puisqu'on te dit que c'est pour ton bien
SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

SFR communique en direction de ses clients pour annoncer la mise en place d’un nouveau service de « navigation protégée », censé bloquer l’accès aux sites problématiques. Il prend la forme d’un filtrage DNS, opéré à partir des données d’un prestataire français, EfficientIP, en passe d’être racheté par un fonds américain. Le dispositif est activé par défaut, alors même que l’opérateur ne donne aucune information précise sur son fonctionnement.

Annoncé par voie de communiqué de presse le 2 juin dernier (PDF), « SFR Navigation Protégée » est un nouveau service offert par l’opérateur au carré rouge à tous ses clients fibre, SFR ou Red by SFR. Il est présenté comme une « solution de protection intégrée, automatique et efficace directement au niveau du réseau » qui permet de bloquer de façon préventive l’accès aux sites frauduleux ou dangereux, dès lors que l’internaute surfe par l’intermédiaire de sa box.

Un filtrage DNS en forme de boîte noire

Depuis quelques jours, SFR communique plus directement auprès de ses clients fibre pour les informer de l’intégration de ce service à leur forfait. « Avec SFR Navigation Protégée, vous naviguez plus sereinement. Les sites dangereux identifiés par notre partenaire EfficientIP sont automatiquement bloqués et vous en êtes averti en temps réel. Vous n’avez rien à faire : pas d’installation, pas de réglage, le service est inclus et activé automatiquement », écrit l’opérateur dans un email dédié, expédié fin juin.

Les sites considérés comme frauduleux ou dangereux sont bloqués et le navigateur affiche un écran dédié – crédit SFR

EfficientIP, fondée en 2004 et installée en région parisienne, se présente comme un spécialiste de la gestion des aspects liés au DNS (qui traduit les adresses IP en noms de domaine), au DHCP (qui attribue les adresses IP au sein d’un réseau) et à l’IPAM (gestion des adresses IP). Outre une plateforme de gestion centralisée de ces différents aspects, la société vend plusieurs briques spécialisées, destinées notamment à la sécurité des réseaux télécom d’entreprise.

L’une d’elles, baptisée DNS Threat Pulse, prend justement la forme d’une liste de domaines malveillants que le client peut intégrer à ses propres serveurs DNS pour en bloquer préventivement l’accès. D’autres font appel à un moteur d’inspection, à l’image de DNS Guardian, qui tourne sur le serveur DNS et fait de l’inspection de trafic en temps réel pour, par exemple, détecter une tentative d’exfiltration de données.

Dans le lot, quelle est la solution mise en œuvre par SFR ? S’il insiste sur la simplicité inhérente à cette protection, l’opérateur ne donne aucun détail technique dans son email. La question n’est cependant pas triviale dans la mesure où le service est activé par défaut pour tous les clients, sans qu’ils aient à en faire la demande.

Son communiqué de début juin se veut légèrement plus disert : « Fort de plus de 10 ans d’expérience, EfficientIP s’appuie sur l’Intelligence Artificielle pour fournir à SFR une base de données de menaces constamment mise à jour et enrichie par la collecte et l’analyse de données à l’échelle d’Internet, assurant ainsi une défense de pointe contre les menaces émergentes ».

Présenté de la sorte, le service ressemble à une liste opérée par SFR au niveau de ses propres serveurs DNS, mais impossible de l’affirmer de façon catégorique. Contacté pour vérification, le FAI n’a pas répondu à nos questions.

Une protection activée par défaut chez tous les clients fibre

L’une des pages de FAQ de la marque Red by SFR accrédite la thèse d’un simple filtrage DNS. Elle explique en effet que l’on peut désactiver SFR Navigation Protégée « en paramétrant le service DNS tiers de son choix » au niveau de l’interface d’administration de sa box. La mesure ne sera cependant valable que de façon limitée. « En cas de désactivation, le service SFR Navigation Protégée sera réactiver [sic] lors de la prochaine réinitialisation de votre RED Box Fibre », indique en effet l’opérateur.

Pour procéder à une désactivation définitive, il n’y a pas d’autre choix que de formuler une demande explicite. « Le filtrage est actif par défaut sur votre ligne. Vous pouvez demander son retrait à tout moment auprès de notre Service Client », précise la FAQ hébergée cette fois sur le site principal SFR. Elle précise au passage que son filtrage « ne bloque pas l’accès aux sites illégaux (exemple : peer-to-peer) ».

Complaisamment relayée dans les médias en ligne début juin, l’annonce de ce nouveau service a tout de même fait quelques mécontents, comme cet internaute très remonté parce que sa box lui coupe l’accès à des sites « d’opinion en géopolitique » d’obédience pro-russe.

Plusieurs lecteurs de Next nous ont également signalé l’email reçu de leur opérateur, en s’émouvant que ce dernier s’arroge, même si c’est via un intermédiaire technique, une forme de contrôle sur les sites qu’ils visitent. Dans le lot, certains ont fait remonter l’information selon laquelle « l’entreprise française » sur laquelle s’appuie SFR n’était plus tout à fait française. Comme l’a révélé l’Informé mi-avril, EfficientIP vient en effet d’être racheté par un fonds californien, Francisco Partners.

Rappelons que les internautes qui souhaitent se protéger des sites malveillants sans en déléguer la gestion à leur opérateur peuvent tout à fait mettre en place leur propre filtrage DNS, en s’appuyant par exemple sur les listes proposées par DNS4EU, celles-là même que Free met en œuvre dans l’offre mVPN intégrée à ses forfaits mobiles.

SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

1 juillet 2026 à 14:55
Puisqu'on te dit que c'est pour ton bien
SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

SFR communique en direction de ses clients pour annoncer la mise en place d’un nouveau service de « navigation protégée », censé bloquer l’accès aux sites problématiques. Il prend la forme d’un filtrage DNS, opéré à partir des données d’un prestataire français, EfficientIP, en passe d’être racheté par un fonds américain. Le dispositif est activé par défaut, alors même que l’opérateur ne donne aucune information précise sur son fonctionnement.

Annoncé par voie de communiqué de presse le 2 juin dernier (PDF), « SFR Navigation Protégée » est un nouveau service offert par l’opérateur au carré rouge à tous ses clients fibre, SFR ou Red by SFR. Il est présenté comme une « solution de protection intégrée, automatique et efficace directement au niveau du réseau » qui permet de bloquer de façon préventive l’accès aux sites frauduleux ou dangereux, dès lors que l’internaute surfe par l’intermédiaire de sa box.

Un filtrage DNS en forme de boîte noire

Depuis quelques jours, SFR communique plus directement auprès de ses clients fibre pour les informer de l’intégration de ce service à leur forfait. « Avec SFR Navigation Protégée, vous naviguez plus sereinement. Les sites dangereux identifiés par notre partenaire EfficientIP sont automatiquement bloqués et vous en êtes averti en temps réel. Vous n’avez rien à faire : pas d’installation, pas de réglage, le service est inclus et activé automatiquement », écrit l’opérateur dans un email dédié, expédié fin juin.

Les sites considérés comme frauduleux ou dangereux sont bloqués et le navigateur affiche un écran dédié – crédit SFR

EfficientIP, fondée en 2004 et installée en région parisienne, se présente comme un spécialiste de la gestion des aspects liés au DNS (qui traduit les adresses IP en noms de domaine), au DHCP (qui attribue les adresses IP au sein d’un réseau) et à l’IPAM (gestion des adresses IP). Outre une plateforme de gestion centralisée de ces différents aspects, la société vend plusieurs briques spécialisées, destinées notamment à la sécurité des réseaux télécom d’entreprise.

L’une d’elles, baptisée DNS Threat Pulse, prend justement la forme d’une liste de domaines malveillants que le client peut intégrer à ses propres serveurs DNS pour en bloquer préventivement l’accès. D’autres font appel à un moteur d’inspection, à l’image de DNS Guardian, qui tourne sur le serveur DNS et fait de l’inspection de trafic en temps réel pour, par exemple, détecter une tentative d’exfiltration de données.

Dans le lot, quelle est la solution mise en œuvre par SFR ? S’il insiste sur la simplicité inhérente à cette protection, l’opérateur ne donne aucun détail technique dans son email. La question n’est cependant pas triviale dans la mesure où le service est activé par défaut pour tous les clients, sans qu’ils aient à en faire la demande.

Son communiqué de début juin se veut légèrement plus disert : « Fort de plus de 10 ans d’expérience, EfficientIP s’appuie sur l’Intelligence Artificielle pour fournir à SFR une base de données de menaces constamment mise à jour et enrichie par la collecte et l’analyse de données à l’échelle d’Internet, assurant ainsi une défense de pointe contre les menaces émergentes ».

Présenté de la sorte, le service ressemble à une liste opérée par SFR au niveau de ses propres serveurs DNS, mais impossible de l’affirmer de façon catégorique. Contacté pour vérification, le FAI n’a pas répondu à nos questions.

Une protection activée par défaut chez tous les clients fibre

L’une des pages de FAQ de la marque Red by SFR accrédite la thèse d’un simple filtrage DNS. Elle explique en effet que l’on peut désactiver SFR Navigation Protégée « en paramétrant le service DNS tiers de son choix » au niveau de l’interface d’administration de sa box. La mesure ne sera cependant valable que de façon limitée. « En cas de désactivation, le service SFR Navigation Protégée sera réactiver [sic] lors de la prochaine réinitialisation de votre RED Box Fibre », indique en effet l’opérateur.

Pour procéder à une désactivation définitive, il n’y a pas d’autre choix que de formuler une demande explicite. « Le filtrage est actif par défaut sur votre ligne. Vous pouvez demander son retrait à tout moment auprès de notre Service Client », précise la FAQ hébergée cette fois sur le site principal SFR. Elle précise au passage que son filtrage « ne bloque pas l’accès aux sites illégaux (exemple : peer-to-peer) ».

Complaisamment relayée dans les médias en ligne début juin, l’annonce de ce nouveau service a tout de même fait quelques mécontents, comme cet internaute très remonté parce que sa box lui coupe l’accès à des sites « d’opinion en géopolitique » d’obédience pro-russe.

Plusieurs lecteurs de Next nous ont également signalé l’email reçu de leur opérateur, en s’émouvant que ce dernier s’arroge, même si c’est via un intermédiaire technique, une forme de contrôle sur les sites qu’ils visitent. Dans le lot, certains ont fait remonter l’information selon laquelle « l’entreprise française » sur laquelle s’appuie SFR n’était plus tout à fait française. Comme l’a révélé l’Informé mi-avril, EfficientIP vient en effet d’être racheté par un fonds californien, Francisco Partners.

Rappelons que les internautes qui souhaitent se protéger des sites malveillants sans en déléguer la gestion à leur opérateur peuvent tout à fait mettre en place leur propre filtrage DNS, en s’appuyant par exemple sur les listes proposées par DNS4EU, celles-là même que Free met en œuvre dans l’offre mVPN intégrée à ses forfaits mobiles.

☕️ Google coupe le robinet des GIF Tenor

1 juillet 2026 à 05:09


Les GIF animés proposés dans Google Images, Google Messages et le clavier Gboard (sur mobile) proviennent de Tenor, une plateforme achetée en 2018 par le géant du web. Le moteur de recherche n’avait pas complètement verrouillé le service : une API permettait d’intégrer des images du catalogue de Tenor dans d’autres services en ligne, comme Twitter, Discord et d’autres.

Malheureusement, les bonnes choses ont une fin. L’API Tenor a été débranchée ce mardi 30 juin. Google refuse désormais les nouvelles inscriptions aux clés API et les nouvelles intégrations. Depuis hier, tous les contrats de distribution d’API sont résiliés, les intégrations actuelles qui utilisent l’interface de programmation sont hors service.

Capture d’écran Tenor

Les requêtes API provenant de sites web et de services en ligne n’ayant pas trouvé de solution de remplacement échouent, avec un message d’erreur en lieu et place de l’image animée. Les utilisateurs de ces plateformes ne peuvent plus y trouver d’images Tenor pour les partager ou les sauvegarder. Il faudra se rendre directement sur Tenor et utiliser les outils d’intégration maison.

ArsTechnica rapporte que Twitter a migré aux alentours de mi-juin. Discord, WhatsApp et Bluesky ont de leur côté choisi Klipy comme fournisseur de GIF. Ce qui est plutôt ironique quand on y pense : Klipy a en effet été cofondé par Frank Nawabi, le créateur de Tenor – la plateforme compte d’ailleurs parmi ses investisseurs un certain… Google, qui a mis au pot durant le dernier tour de table de la startup le 17 juin.

Google avait prévenu en janvier des changements à venir pour Tenor, « dans le cadre de nos efforts continus pour concentrer nos ressources sur l’amélioration de nos produits principaux ». Il est vrai que le mastodonte de la pub en ligne et de l’IA, qui n’a jamais vraiment su rentabiliser Tenor, est au bord de la faillite. Quoi qu’il en soit, le glas symbolique a sonné : Tenor API vient de rejoindre le cimetière de Google.

❌