Vue normale

“Ils nous coupent les jambes” : au Mali, l’interdiction des motos pénalise la population

Début juin, les autorités maliennes interdisaient certains types de motos hors des centres urbains du pays. Cette mesure, présentée comme sécuritaire, vise à mieux repérer les déplacements des groupes armés, notamment djihadistes. Mais, souligne “Sahel Horizon”, ces “no-moto-zones” pèsent sur la population, qui dépend de ces deux-roues pour se déplacer, se nourrir, se soigner et travailler.

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Une rue de Bamako, le 4 juillet 2026.

“Aux Galápagos, les humains et les espèces sauvages coexistent comme nulle part ailleurs”

Dans l’archipel équatorien des Galápagos, les otaries ont la priorité sur les transats et un iguane écrasé par une voiture est considéré comme un incident pouvant entraîner de lourdes conséquences. La vie moderne tout entière s’y adapte à un écosystème si farouchement préservé que la faune sauvage bénéficie de fait d’une priorité légale, raconte “The Wall Street Journal”.

© PHOTO JOSH HANER/THE NEW YORK TIMES

Des tortues et des otaries sur l’île Isabela, en novembre 2018.

À la frontière entre la Chine et la Russie, des voisins bien éloignés : “Ce qui compte, c’est d’avoir l’air slave”

Pékin et Moscou revendiquent d’excellentes relations au plus haut niveau. Mais la proximité entre les deux peuples, elle, paraît moins évidente. Dans la province chinoise du Heilongjiang, frontalière de la Russie, les interactions entre Russes et Chinois se limitent au commerce, en raison d’un véritable fossé culturel, comme l’a constaté sur place le quotidien allemand “Die Tageszeitung”.

© PHOTO GILLES SABRIÉ/THE NEW YORK TIMES

Devant la cathédrale Sainte-Sophie de Harbin, symbole du passé russe de la région, dans la province du Heilongjiang (Chine), le 11 décembre 2023.

“Cet ours me connaît” : la forêt bosnienne livrée à elle-même depuis vingt mille ans

Dans les montagnes de Bosnie-Herzégovine, la forêt de Perucica se découvre comme un monde à part, où chaque trace d’ours, ces “requins terrestres”, ou de loup, rappelle que l’homme n’est qu’un invité. Ce reportage publié par le quotidien britannique “The Guardian” raconte une randonnée dans l’un des derniers grands sanctuaires sauvages d’Europe.

© PHOTO ERWAN MARTIN/WIKIMEDIA COMMONS

La forêt primaire de Perucica, en Bosnie-Herzégovine, en 2012.

À Ostie, sous le béton, la plage

Ostie fait partie de la commune de Rome. Elle est située sur le littoral, à 30 kilomètres de la capitale. L’endroit regorge de plages, qui, jusqu’à récemment, étaient presque toutes “privatisées” par les mêmes concessionnaires depuis des lustres. Or, après des années de bataille politique, ces concessions ont été remises en concurrence, bouleversant l’équilibre à Ostie. “Il Venerdì”, s’est rendu sur place pour mesurer les effets de cette révolution.

© Photp Marcello Valeri/ZUMA Press Wire/Reuters

La démolition d’une paillotte sur une plage de Ostie, en août 2025.

En Hongrie, la solitude des expatriés allemands d’extrême droite

Ils cherchaient “l’Allemagne d’il y a cinquante ans” et l’ont trouvée en Hongrie sous Orban. “Die Zeit” est allé à la rencontre de ces expatriés radicaux, isolés dans des fermes reculées et gagnés par les discours de l’AfD.

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Le lac Balaton, en Hongrie.

“Tout ça, c’était il y a longtemps” : à Braunau, l’encombrante maison natale d’Adolf Hitler

Le 22 juillet a été inauguré un commissariat dans la maison natale d’Adolf Hitler, dans la ville autrichienne de Braunau am Inn. L’objectif : mettre fin aux pèlerinages néonazis. Mais dans cette commune d’un peu plus de 17 000 habitants, située à la frontière avec l’Allemagne, le spectre du Führer n’est jamais bien loin, comme en témoigne ce reportage du magazine dominical de la “Neue Zürcher Zeitung” suisse.

© Photo Gintare Karpaviciute/REUTERS

Des agents de police, lors de l’inauguration d’un commissariat dans la maison natale d’Adolf Hitler, le 22 juillet 2026.

“Ici, tout est vivant” : au Sénégal, une école de danse dans l’équilibre des sables

Depuis 1996, dans le village de Toubab Dialao, l’École des Sables enseigne des danses traditionnelles et contemporaines d’Afrique. Sa particularité ? Les danseurs s’entraînent et évoluent sur du sable, ce qui imprime aux corps et à la danse une grâce singulière. Le “New York Times” s’est rendu dans cette institution culturelle prestigieuse pour y rencontrer sa fondatrice, Germaine Acogny.

© Photo Imane Djamil/The New York Times

Un cours de danse à l’École des Sables, au Sénégal, en mars 2026.

L’incroyable collection de lettres d’amour des archives de Coblence

Déclarations enflammées, billets érotiques et cœurs brisés… La chercheuse Eva Lia Wyss et son équipe ont récolté au fil des ans plus de 50 000 messages d’amants et d’amoureux. Leur travail met en lumière la complexité des relations humaines, raconte “Der Spiegel” dans un reportage empreint de poésie et de sentiments.

© Dessin d’Ale+Ale, Italie.

Lettres manuscrites, SMS et fax… Les archives de Coblence renferment toutes sortes de correspondances amoureuses.

Le Liechtenstein, ce confetti conservateur où l’avortement reste tabou

Nichée au cœur des Alpes, la principauté est l’un des derniers pays européens à interdire presque complètement l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Quinze ans après un premier référendum infructueux, une nouvelle initiative appelle à réformer la loi. Une entreprise complexe, dans un pays dont le monarque est connu pour ses positions antiavortement, relate le quotidien libéral suisse “Le Temps”.

© Dessin de Boligan, paru dans El Universal,Mexico.

-Sur l’étiquette : “loi contre l’avortement”

Une journée dans la fournaise d’Orani, en Sardaigne, où “l’air chaud fait l’effet d’une gifle”

Située en plein cœur de l’île, cette petite ville a enregistré lors de la canicule de la semaine dernière une température de 46 °C – la plus élevée de toute l’Italie. Voilà qui a poussé ce reporter de “La Repubblica” à se rendre sur place pour comprendre comment les habitants s’adaptent à cette situation extraordinaire.

© DESSIN DE RAMSÉS, CUBA.

DESSIN DE RAMSÉS, CUBA.

En Ukraine, les Russes veulent prendre Kramatorsk “quoi qu’il en coûte”

Situé dans l’ouest du Donbass, Kramatorsk est l’un des derniers bastions stratégiques de cette région encore contrôlés par l’armée ukrainienne. La bataille fait rage tout autour de la ville, et la population civile en subit les conséquences, relate ce reportage du quotidien italien “Il Manifesto”.

© Dessin d’Oleksiy Kustovky, Ukraine.

Kramatosk, la capitale de l’oblast de Donetsk, est devenue la cible quotidienne des drones FPV russes.

En Iran, la police des mœurs a disparu du paysage

Les patrouilles qui surveillaient minutieusement le port du voile ont pratiquement disparu des rues de Téhéran et des grandes villes du pays, raconte le média iranien en exil “Radio Farda”. Un relâchement tactique accéléré par la guerre, mais la loi est toujours là et certaines restrictions subsistent.

© Photo AFP

Des passants traversent la place Enghelab, à Téhéran, le 15 juillet 2026.

À Gaza, enseigner la musique sous les tentes

Avec les moyens du bord, un petit groupe d’anciens employés du Conservatoire national, détruit par la guerre, a décidé de dispenser des cours dans un camp de déplacés. Un acte de résistance pacifique visant à ressusciter l’institution et à apaiser, un tant soit peu, des jeunes traumatisés par le conflit, relate “The Guardian” sur place.

© PHOTO BASHAR TALEB/AFP

Un jeune Palestinien déplacé s’exerce au violon dans le cadre d’un programme d’éducation musicale sous les tentes du Conservatoire national Edward-Said, dans un camp de Gaza, le 20 mai 2026.

Au Sénégal, le lait de chamelle se vend à prix d’or

Les éleveurs nomades maures du Ferlo, région semi-désertique au Sénégal, vendent leur lait de chamelle pour s’assurer une source de revenus indispensables. Mais, souligne “Le Soleil”, ce produit rare souffre des contraintes de conservation, exacerbées par le dérèglement climatique.

© PHOTO JOHN WESSELS / AFP

Un éleveur de chameaux, dans le nord du Sénégal, en juillet 2020.

Dans le désert du Colorado, les amateurs d’ovnis n’en démordent pas

Peu impressionnés par la publication des dossiers secrets du Pentagone, les passionnés de soucoupes volantes continuent de guetter le ciel à la recherche de signes de vie extraterrestre, souligne ce reportage du “New York Times” à la tour d’observation des ovnis de Hooper, dans le Colorado.

© Photo Chet Strange/The Washington Post

Près de l’UFO Watchtower, la tour d’observation des ovnis, créée en 2000 par Judy Messoline, près de Hooper, dans le désert du Colorado, aux États-Unis.

“Une folle envie de danser” : la ville turque de Van, défouloir d’Iraniens qui veulent décompresser

Des jeunes Iraniens mais aussi des familles affluent dans cette ville frontalière pour faire la fête ou du shopping, loin des mois de guerre et de violences politiques dans leur pays, raconte “The Wall Street Journal”.

© Dessin d’Ale+Ale, Italie

Dans la campagne anglaise, avec les saboteuses de parties de chasse

Weasel, Lynn et Emma traquent chaque semaine les adeptes de la vénerie, soupçonnés de continuer à tuer des animaux en dépit de l’interdiction en vigueur depuis plus de vingt ans. Pour le média en ligne “Dispatch”, un journaliste s’est joint à ces justicières pour une action d’entrave, dans une ambiance à la fois tendue et empreinte de courtoisie britannique.

© PHOTO JEREMIE SOUTEYRAT/THE NEW YORK TIMES

Un renard dans un champ près de Rye, dans le Sussex de l’Est, en Angleterre, en octobre 2023.

“Nous sommes terrifiés” : en RDC, l’épidémie d’Ebola devient hors de contrôle

Alors que la maladie continue de se propager en République démocratique du Congo, “The Economist” s’inquiète du caractère “incontrôlable” de son expansion, notamment vers le Soudan du Sud. Au manque chronique de moyens s’ajoutent des grèves du personnel soignant qui proteste contre le non-paiement des salaires.

© PHOTO GRADEL MUYISA MUMBERE/REUTERS

Un soignant dans le camp de déplacés de Kigonze, le 18 juin 2026.

Au Maroc, la soif persiste au pied des usines de désalinisation

À Safi, ville industrielle sur la côte atlantique, l’eau reste une denrée précieuse alors même que la ville dispose de nombreuses infrastructures de désalinisation. Le site marocain d’investigation “Enass” a enquêté sur ce paradoxe, entre coupures persistantes, accaparement de l’eau par des industries polluantes et “technosolutionnisme” au détriment de l’environnement.

© PHOTO FADEL SENNA/AFP

Un troupeau en plien sécheresse, dans le village d’Ouled Essi Masseoud, à quelque 140 kilomètres au sud de Casablanca, le 8 août 2022
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