Dix jours après la crise migratoire, les résidents de l’enclave espagnole se désolent de la “passivité” des autorités centrales, symbolisée par l’absence de visite du roi Felipe VI, à ce stade. Et regrettent l’âge d’or des relations transfrontalières, désormais révolu.
Ahmad Abdel Jalil se bat depuis trois décennies pour préserver le dernier lieu de culte hindou dans la ville portuaire d’Aden, où vivait une importante communauté indienne établie au fil de siècles de liens commerciaux avec l’Inde. Mais la guerre dans le pays, les pillages et les procédures judiciaires menacent plus que jamais cet édifice bâti il y a plus de cent cinquante ans, raconte le média américain “New Lines Magazine”.
Réputé pour son architecture coloniale française et sa structure circulaire plantée au cœur de la ville, le marché Kermel est l’un des plus emblématiques de la capitale sénégalaise. Mais avec l’évolution des modes de consommation de la classe moyenne, il est de plus en plus déserté au profit des livraisons de courses et des supermarchés, regrette le quotidien local “Le Soleil”.
Cinquième au classement mondial pour sa surface viticole, la Turquie, pays musulman, exporte pourtant principalement des raisins secs. Mais les vins turcs existent et commencent à se faire une place dans les restaurants cossus du pays, notamment grâce aux femmes qui font vivre le secteur, comme le relate le “Süddeutsche Zeitung Magazin”.
En 2006, la bourgade de Glod, en Roumanie, a servi de décor au documentaire parodique sur le Kazakhstan réalisé par Sacha Baron Cohen et couronné d’un Golden Globe. Deux décennies plus tard, cette petite communauté de Roms n’a pas oublié les méthodes douteuses de la production et les trahisons successives. Et raconte sans fard à ce journaliste britannique la vie sur place.
Dans la capitale finlandaise, quelque 5 500 abris antiatomiques souterrains servent aussi d’aires de jeu, de piscines ou d’églises, tout en restant prêts à protéger la population en cas d’alerte. Un modèle de défense civile, conservé depuis la Seconde Guerre mondiale et devenu une source d’inspiration bien au-delà du pays avec la guerre en Ukraine, raconte “The Times”.
Début juin, les autorités maliennes interdisaient certains types de motos hors des centres urbains du pays. Cette mesure, présentée comme sécuritaire, vise à mieux repérer les déplacements des groupes armés, notamment djihadistes. Mais, souligne “Sahel Horizon”, ces “no-moto-zones” pèsent sur la population, qui dépend de ces deux-roues pour se déplacer, se nourrir, se soigner et travailler.
Dans l’archipel équatorien des Galápagos, les otaries ont la priorité sur les transats et un iguane écrasé par une voiture est considéré comme un incident pouvant entraîner de lourdes conséquences. La vie moderne tout entière s’y adapte à un écosystème si farouchement préservé que la faune sauvage bénéficie de fait d’une priorité légale, raconte “The Wall Street Journal”.
Pékin et Moscou revendiquent d’excellentes relations au plus haut niveau. Mais la proximité entre les deux peuples, elle, paraît moins évidente. Dans la province chinoise du Heilongjiang, frontalière de la Russie, les interactions entre Russes et Chinois se limitent au commerce, en raison d’un véritable fossé culturel, comme l’a constaté sur place le quotidien allemand “Die Tageszeitung”.
Dans les montagnes de Bosnie-Herzégovine, la forêt de Perucica se découvre comme un monde à part, où chaque trace d’ours, ces “requins terrestres”, ou de loup, rappelle que l’homme n’est qu’un invité. Ce reportage publié par le quotidien britannique “The Guardian” raconte une randonnée dans l’un des derniers grands sanctuaires sauvages d’Europe.
Ostie fait partie de la commune de Rome. Elle est située sur le littoral, à 30 kilomètres de la capitale. L’endroit regorge de plages, qui, jusqu’à récemment, étaient presque toutes “privatisées” par les mêmes concessionnaires depuis des lustres. Or, après des années de bataille politique, ces concessions ont été remises en concurrence, bouleversant l’équilibre à Ostie. “Il Venerdì”, s’est rendu sur place pour mesurer les effets de cette révolution.
Ils cherchaient “l’Allemagne d’il y a cinquante ans” et l’ont trouvée en Hongrie sous Orban. “Die Zeit” est allé à la rencontre de ces expatriés radicaux, isolés dans des fermes reculées et gagnés par les discours de l’AfD.
Le 22 juillet a été inauguré un commissariat dans la maison natale d’Adolf Hitler, dans la ville autrichienne de Braunau am Inn. L’objectif : mettre fin aux pèlerinages néonazis. Mais dans cette commune d’un peu plus de 17 000 habitants, située à la frontière avec l’Allemagne, le spectre du Führer n’est jamais bien loin, comme en témoigne ce reportage du magazine dominical de la “Neue Zürcher Zeitung” suisse.
Depuis 1996, dans le village de Toubab Dialao, l’École des Sables enseigne des danses traditionnelles et contemporaines d’Afrique. Sa particularité ? Les danseurs s’entraînent et évoluent sur du sable, ce qui imprime aux corps et à la danse une grâce singulière. Le “New York Times” s’est rendu dans cette institution culturelle prestigieuse pour y rencontrer sa fondatrice, Germaine Acogny.
Déclarations enflammées, billets érotiques et cœurs brisés… La chercheuse Eva Lia Wyss et son équipe ont récolté au fil des ans plus de 50 000 messages d’amants et d’amoureux. Leur travail met en lumière la complexité des relations humaines, raconte “Der Spiegel” dans un reportage empreint de poésie et de sentiments.
Nichée au cœur des Alpes, la principauté est l’un des derniers pays européens à interdire presque complètement l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Quinze ans après un premier référendum infructueux, une nouvelle initiative appelle à réformer la loi. Une entreprise complexe, dans un pays dont le monarque est connu pour ses positions antiavortement, relate le quotidien libéral suisse “Le Temps”.
Située en plein cœur de l’île, cette petite ville a enregistré lors de la canicule de la semaine dernière une température de 46 °C – la plus élevée de toute l’Italie. Voilà qui a poussé ce reporter de “La Repubblica” à se rendre sur place pour comprendre comment les habitants s’adaptent à cette situation extraordinaire.
Situé dans l’ouest du Donbass, Kramatorsk est l’un des derniers bastions stratégiques de cette région encore contrôlés par l’armée ukrainienne. La bataille fait rage tout autour de la ville, et la population civile en subit les conséquences, relate ce reportage du quotidien italien “Il Manifesto”.
Les patrouilles qui surveillaient minutieusement le port du voile ont pratiquement disparu des rues de Téhéran et des grandes villes du pays, raconte le média iranien en exil “Radio Farda”. Un relâchement tactique accéléré par la guerre, mais la loi est toujours là et certaines restrictions subsistent.
Avec les moyens du bord, un petit groupe d’anciens employés du Conservatoire national, détruit par la guerre, a décidé de dispenser des cours dans un camp de déplacés. Un acte de résistance pacifique visant à ressusciter l’institution et à apaiser, un tant soit peu, des jeunes traumatisés par le conflit, relate “The Guardian” sur place.
Un jeune Palestinien déplacé s’exerce au violon dans le cadre d’un programme d’éducation musicale sous les tentes du Conservatoire national Edward-Said, dans un camp de Gaza, le 20 mai 2026.