Paru le 19 août chez Grasset, le premier roman de Thélyson Orélien, écrivain québécois d’origine haïtienne, est l’un des événements de cette rentrée littéraire française. Mais avant de conquérir l’Europe francophone, “C’était ça ou mourir” a séduit la critique québécoise, emportée par ce récit “doux et poignant” de l’exil d’un professeur d’histoire de Port-au-Prince chassé de son pays par la violence des gangs.
“Oroppa”, un premier roman, a valu à cette autrice née en 1994 deux prix littéraires majeurs dans le monde néerlandophone. Elle y explore avec habileté, dans une langue inventive, l’héritage des “années de plomb”, sous le règne du roi Hassan II, sur la diaspora marocaine en Europe. L’ouvrage est désormais traduit en français, chez Robert Laffont.
C’est l’un des romans étrangers les plus attendus de cette rentrée littéraire. “Lázár”, un roman de Nelio Biedermann, un jeune écrivain de Suisse alémanique, paraît chez Belfond. Cette ample fresque historique sur une famille de la noblesse hongroise a valu à son auteur, né en 2003, les louanges de la presse germanophone. Voici en quels termes le quotidien “Tages-Anzeiger”, en 2025, présentait le prodige.
Dans “Houaria”, Inam Bioud nous emmène à Oran, en pleine décennie noire. Avec son ton parfois cru, et son décor emprunté aux cabarets et quartiers populaires de cette grande ville de l’Ouest algérien, ce roman a choqué les conservateurs lors de sa parution en arabe. Il vient d’être traduit en français, relançant les débats dans la presse algérienne.
Née en 1953, l’Algérienne Inam Bioud est professeure à l’université et romancière. Son roman “Houaria” raconte la vie dans les quartiers populaires d’Oran, en pleine décennie noire.