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Vue normale

☕️ Avec Quasar Quake, la distribution GLF OS pousse plus loin la personnalisation

10 septembre 2026 à 05:20


GLF OS est une distribution Linux française spécialisée dans le jeu vidéo. L’objectif est de fournir un environnement prêt à l’emploi avec une meilleure prise en charge du matériel moderne. La dernière mise à jour importante, Quasar, était arrivée en juin. Le système passe désormais à Quasar Quake.

Les nouveautés sont nombreuses. D’abord, la distribution se débarrasse de l’installeur Calamares au profit d’un nouveau venu spécifique à la distribution. Nommé Omnis, il doit amener une meilleure intégration au système ainsi qu’une base plus flexible pour les futurs développements.

GLF Customizer fait également son entrée. Cette petite application permet de réunir au même endroit de nombreux réglages propres à la distribution, avec à la clé une adaptation plus simple à différents besoins. On peut par exemple activer ou désactiver des pans entiers de fonctions et applications selon l’objectif principal de la distribution (qui dispose d’une variante orientée création).

Parmi les autres améliorations, signalons un renforcement des mises à jour, dont le mécanisme gère mieux les connexions lentes, les interruptions réseaux, les délais de réponse des serveurs ou encore les migrations entre serveurs.

En plus de la traditionnelle modernisation de tous les paquets, y compris la branche 610 du pilote NVIDIA, Quasar Quake intègre diverses améliorations spécifiques aux jeux vidéo, dont de nouveaux réglages pour ZRAM, un meilleur support des volants, des corrections pour Steam, Gamescope et Proton, ou encore l’arrivée de xpadneo pour les manettes Xbox et Bluetooth.

La mise à jour est disponible pour les utilisateurs actuels, tandis que l’ISO d’installation peut être récupérée depuis le site officiel.

☕️ Avec Quasar Quake, la distribution GLF OS pousse plus loin la personnalisation

10 septembre 2026 à 05:20


GLF OS est une distribution Linux française spécialisée dans le jeu vidéo. L’objectif est de fournir un environnement prêt à l’emploi avec une meilleure prise en charge du matériel moderne. La dernière mise à jour importante, Quasar, était arrivée en juin. Le système passe désormais à Quasar Quake.

Les nouveautés sont nombreuses. D’abord, la distribution se débarrasse de l’installeur Calamares au profit d’un nouveau venu spécifique à la distribution. Nommé Omnis, il doit amener une meilleure intégration au système ainsi qu’une base plus flexible pour les futurs développements.

GLF Customizer fait également son entrée. Cette petite application permet de réunir au même endroit de nombreux réglages propres à la distribution, avec à la clé une adaptation plus simple à différents besoins. On peut par exemple activer ou désactiver des pans entiers de fonctions et applications selon l’objectif principal de la distribution (qui dispose d’une variante orientée création).

Parmi les autres améliorations, signalons un renforcement des mises à jour, dont le mécanisme gère mieux les connexions lentes, les interruptions réseaux, les délais de réponse des serveurs ou encore les migrations entre serveurs.

En plus de la traditionnelle modernisation de tous les paquets, y compris la branche 610 du pilote NVIDIA, Quasar Quake intègre diverses améliorations spécifiques aux jeux vidéo, dont de nouveaux réglages pour ZRAM, un meilleur support des volants, des corrections pour Steam, Gamescope et Proton, ou encore l’arrivée de xpadneo pour les manettes Xbox et Bluetooth.

La mise à jour est disponible pour les utilisateurs actuels, tandis que l’ISO d’installation peut être récupérée depuis le site officiel.

Des failles dans les téléviseurs connectés LG permettent d’écouter leur environnement

9 septembre 2026 à 14:42
Entre failles et publicités
Des failles dans les téléviseurs connectés LG permettent d’écouter leur environnement

En juillet, une polémique avait éclaté autour des écrans LG pour ordinateurs : l’installation automatique du pilote provoquait l’apparition d’une publicité pour l’antivirus McAfee. Les pratiques du constructeur ont été épinglées dans une nouvelle vidéo, mais LG dément tout problème.

LG a été sous un feu nourri de critiques en juillet. Lors du branchement d’un écran LG sur un ordinateur, un signal était envoyé à Windows Update pour récupérer automatiquement le pilote. Une opération courante, qui évite à l’utilisateur d’aller le chercher manuellement.

LG avait détourné ce mécanisme pour installer aussi un composant qui provoquait l’affichage d’une publicité pour McAfee. La documentation de Microsoft précise pourtant de faire attention à ce genre de pratique. La firme avait d’ailleurs fini par intervenir, LG mettant fin à l’opération, avec une image entachée.

Ce comportement avait été mis en avant par Gamers Nexus dans une vidéo expliquant le problème. Or, la chaine vient de remettre le couvert, en s’attaquant cette fois aux téléviseurs de la marque.

Dans sa nouvelle vidéo (vue plus de 3 millions de fois à l’heure où nous écrivons ces lignes), Gamers Nexus expose pendant 135 minutes l’étendue de ses découvertes, faites en collaboration avec Level1Techs et des chercheurs en sécurité indépendants. La chaîne met en cause le comportement réseau et logiciel des téléviseurs sous webOS, notamment des modèles OLED de la gamme G5.

Des comportements étranges…

La vidéo de 2h15 plonge profondément dans les détails. Parmi les constats majeurs de la chaîne : le fait que les téléviseurs testés (des modèles OLED) captent l’audio dans la pièce, même quand l’appareil est en veille. D’après les tests réalisés, les téléviseurs enregistrent le son à travers le micro même quand la connexion est coupée, stockant les données localement en attendant que l’accès à internet soit restauré.

Les testeurs ont également utilisé le logiciel Wireshark pour analyser les paquets de données envoyés par la télé. Les résultats auraient montré un balayage actif du réseau local, notamment pour cartographier les appareils voisins. Ce balayage collecterait au passage les adresses IP des appareils connectés, de même que les noms et intensités de signal des réseaux Wi-Fi détectés, ainsi que leurs données de localisation.

Selon Gamers Nexus, les données ainsi recueillies alimentent LG Ad Solutions, la filiale publicitaire du groupe. LG aurait écoulé 216 millions de téléviseurs connectés dans le monde, tandis que la filiale revendiquerait 363 millions d’appareils secondaires pouvant être ciblés individuellement, dans les seuls États-Unis. On ne parle donc pas uniquement d’appareils détectés, mais de ceux sur lesquels une publicité peut être envoyée.

La technique n’est pas nouvelle, chez LG. Le constructeur utilise depuis des années un mécanisme nommé Automated Content Recognition (ACR, non spécifique à LG), chargé de générer des empreintes numériques, pour récupérer – entre autres – les habitudes de visionnage. Le travail mené par Gamers Nexus va cependant plus loin.

Le plus gros problème rencontré par la chaîne réside dans la sécurité. Plusieurs failles ont été détectées dans webOS, le système d’exploitation propre à LG, que le constructeur fournit dans ses TV connectées. Les testeurs sont parvenus à les exploiter, débloquant des capacités d’exécution de code arbitraire à distance. Ils s’en sont servi, entre autres, pour récupérer les données audio justement enregistrées par le téléviseur quand la connexion internet était coupée.

Les failles ont été transmises à LG sans révélation publique et seraient en cours de correction.

… réfutés par LG

En 48 heures (la vidéo a été publiée le 7 septembre), ces informations ont eu le temps de ressortir dans plusieurs médias. Initialement, LG se refusait à tout commentaire, mais le constructeur a fini par sortir de sa réserve auprès de plusieurs sites, dont MacG.

Selon LG, les conversations ambiantes ne sont ni enregistrées ni transmises dans les conditions normales d’utilisation. Pour que le processus se déclenche, il faut que l’utilisateur l’active volontairement, par exemple via la touche spécifique de la télécommande. Le constructeur réfute toute écoute passive et automatique de ce qui se passe autour de ses télés connectées.

L’écoute peut en revanche se faire si la fonction « Hi LG » est activée. Le comportement serait alors le même que n’importe quel autre assistant vocal : une écoute locale passive, devenant active quand les mots-clés sont prononcés. Quand aucun mot-clé n’est détecté, les données stockées temporairement sont supprimées et rien n’est transmis, assure LG.

Le constructeur affirme également que les données récupérées sur le réseau sont standards. Détecter les appareils connectés permet notamment de partager du contenu et d’utiliser d’autres fonctions liées à la maison connectée. Autre affirmation : tout ce qui touche à la personnalisation des publicités et, de manière générale, à l’ACR, ne peut fonctionner qu’avec un accord explicite de l’utilisateur. Celui-ci peut révoquer cette autorisation à tout moment dans les réglages de l’appareil.

Bien que ces comportements puissent entrer dans la catégorie « pratiques courantes », la réponse de LG est incomplète. Ainsi, pas un mot sur les failles de sécurité, alors qu’elles ont permis la récupération de données pouvant s’avérer sensibles. Exploitées, ces failles pourraient permettre à des pirates de transformer ces appareils en autant de dispositifs d’écoute.

Le Cyber Resilience Act en embuscade

À noter que Gamers Nexus avait déjà épinglé les téléviseurs LG en juillet pour les problèmes d’écoute. Ils notaient effectivement que l’on pouvait désactiver la reconnaissance vocale, coupant du même coup toutes les fonctions de type IA. LG, là aussi, avait fini par répondre à plusieurs médias, dont nos confrères de MacG : « LG Electronics (LGE) réaffirme que les téléviseurs LG ne collectent, n’enregistrent ni ne stockent les conversations ambiantes. La reconnaissance vocale est une fonctionnalité optionnelle, lancée par l’utilisateur, qui traite les données vocales uniquement lorsqu’elle est activée par l’utilisateur pour répondre à une demande spécifique. Les clients peuvent utiliser les fonctionnalités Smart TV sans activer la reconnaissance vocale ».

La succession des vidéos de Gamers Nexus provoque, sans surprise, de nombreuses discussions et écorne l’image du constructeur. Sur Reddit ou les réseaux sociaux, de nombreuses personnes réfléchissent désormais à la connexion de leur téléviseur, LG ou non. Outre les choix faits par les constructeurs, la sécurité même du système d’exploitation interroge et beaucoup se demandent si elle est gérée sérieusement.

Ces questions fusent autour des appareils connectés depuis longtemps. Elles ont largement alimenté la réflexion ayant conduit l’Europe à adopter le Cyber Resilience Act, qui va franchir une étape majeure ce 11 septembre. Mais à compter de décembre 2027, les constructeurs seront pleinement responsables de la sécurité de leurs produits, dès lors qu’ils contiennent une composante numérique. Les téléviseurs connectés seront bien sûr concernés, d’autant plus que le CRA sera rétroactif et s’appliquera sur tous les appareils en cours de commercialisation, pas uniquement les nouveaux.

Des failles dans les téléviseurs connectés LG permettent d’écouter leur environnement

9 septembre 2026 à 14:42
Entre failles et publicités
Des failles dans les téléviseurs connectés LG permettent d’écouter leur environnement

En juillet, une polémique avait éclaté autour des écrans LG pour ordinateurs : l’installation automatique du pilote provoquait l’apparition d’une publicité pour l’antivirus McAfee. Les pratiques du constructeur ont été épinglées dans une nouvelle vidéo, mais LG dément tout problème.

LG a été sous un feu nourri de critiques en juillet. Lors du branchement d’un écran LG sur un ordinateur, un signal était envoyé à Windows Update pour récupérer automatiquement le pilote. Une opération courante, qui évite à l’utilisateur d’aller le chercher manuellement.

LG avait détourné ce mécanisme pour installer aussi un composant qui provoquait l’affichage d’une publicité pour McAfee. La documentation de Microsoft précise pourtant de faire attention à ce genre de pratique. La firme avait d’ailleurs fini par intervenir, LG mettant fin à l’opération, avec une image entachée.

Ce comportement avait été mis en avant par Gamers Nexus dans une vidéo expliquant le problème. Or, la chaine vient de remettre le couvert, en s’attaquant cette fois aux téléviseurs de la marque.

Dans sa nouvelle vidéo (vue plus de 3 millions de fois à l’heure où nous écrivons ces lignes), Gamers Nexus expose pendant 135 minutes l’étendue de ses découvertes, faites en collaboration avec Level1Techs et des chercheurs en sécurité indépendants. La chaîne met en cause le comportement réseau et logiciel des téléviseurs sous webOS, notamment des modèles OLED de la gamme G5.

Des comportements étranges…

La vidéo de 2h15 plonge profondément dans les détails. Parmi les constats majeurs de la chaîne : le fait que les téléviseurs testés (des modèles OLED) captent l’audio dans la pièce, même quand l’appareil est en veille. D’après les tests réalisés, les téléviseurs enregistrent le son à travers le micro même quand la connexion est coupée, stockant les données localement en attendant que l’accès à internet soit restauré.

Les testeurs ont également utilisé le logiciel Wireshark pour analyser les paquets de données envoyés par la télé. Les résultats auraient montré un balayage actif du réseau local, notamment pour cartographier les appareils voisins. Ce balayage collecterait au passage les adresses IP des appareils connectés, de même que les noms et intensités de signal des réseaux Wi-Fi détectés, ainsi que leurs données de localisation.

Selon Gamers Nexus, les données ainsi recueillies alimentent LG Ad Solutions, la filiale publicitaire du groupe. LG aurait écoulé 216 millions de téléviseurs connectés dans le monde, tandis que la filiale revendiquerait 363 millions d’appareils secondaires pouvant être ciblés individuellement, dans les seuls États-Unis. On ne parle donc pas uniquement d’appareils détectés, mais de ceux sur lesquels une publicité peut être envoyée.

La technique n’est pas nouvelle, chez LG. Le constructeur utilise depuis des années un mécanisme nommé Automated Content Recognition (ACR, non spécifique à LG), chargé de générer des empreintes numériques, pour récupérer – entre autres – les habitudes de visionnage. Le travail mené par Gamers Nexus va cependant plus loin.

Le plus gros problème rencontré par la chaîne réside dans la sécurité. Plusieurs failles ont été détectées dans webOS, le système d’exploitation propre à LG, que le constructeur fournit dans ses TV connectées. Les testeurs sont parvenus à les exploiter, débloquant des capacités d’exécution de code arbitraire à distance. Ils s’en sont servi, entre autres, pour récupérer les données audio justement enregistrées par le téléviseur quand la connexion internet était coupée.

Les failles ont été transmises à LG sans révélation publique et seraient en cours de correction.

… réfutés par LG

En 48 heures (la vidéo a été publiée le 7 septembre), ces informations ont eu le temps de ressortir dans plusieurs médias. Initialement, LG se refusait à tout commentaire, mais le constructeur a fini par sortir de sa réserve auprès de plusieurs sites, dont MacG.

Selon LG, les conversations ambiantes ne sont ni enregistrées ni transmises dans les conditions normales d’utilisation. Pour que le processus se déclenche, il faut que l’utilisateur l’active volontairement, par exemple via la touche spécifique de la télécommande. Le constructeur réfute toute écoute passive et automatique de ce qui se passe autour de ses télés connectées.

L’écoute peut en revanche se faire si la fonction « Hi LG » est activée. Le comportement serait alors le même que n’importe quel autre assistant vocal : une écoute locale passive, devenant active quand les mots-clés sont prononcés. Quand aucun mot-clé n’est détecté, les données stockées temporairement sont supprimées et rien n’est transmis, assure LG.

Le constructeur affirme également que les données récupérées sur le réseau sont standards. Détecter les appareils connectés permet notamment de partager du contenu et d’utiliser d’autres fonctions liées à la maison connectée. Autre affirmation : tout ce qui touche à la personnalisation des publicités et, de manière générale, à l’ACR, ne peut fonctionner qu’avec un accord explicite de l’utilisateur. Celui-ci peut révoquer cette autorisation à tout moment dans les réglages de l’appareil.

Bien que ces comportements puissent entrer dans la catégorie « pratiques courantes », la réponse de LG est incomplète. Ainsi, pas un mot sur les failles de sécurité, alors qu’elles ont permis la récupération de données pouvant s’avérer sensibles. Exploitées, ces failles pourraient permettre à des pirates de transformer ces appareils en autant de dispositifs d’écoute.

Le Cyber Resilience Act en embuscade

À noter que Gamers Nexus avait déjà épinglé les téléviseurs LG en juillet pour les problèmes d’écoute. Ils notaient effectivement que l’on pouvait désactiver la reconnaissance vocale, coupant du même coup toutes les fonctions de type IA. LG, là aussi, avait fini par répondre à plusieurs médias, dont nos confrères de MacG : « LG Electronics (LGE) réaffirme que les téléviseurs LG ne collectent, n’enregistrent ni ne stockent les conversations ambiantes. La reconnaissance vocale est une fonctionnalité optionnelle, lancée par l’utilisateur, qui traite les données vocales uniquement lorsqu’elle est activée par l’utilisateur pour répondre à une demande spécifique. Les clients peuvent utiliser les fonctionnalités Smart TV sans activer la reconnaissance vocale ».

La succession des vidéos de Gamers Nexus provoque, sans surprise, de nombreuses discussions et écorne l’image du constructeur. Sur Reddit ou les réseaux sociaux, de nombreuses personnes réfléchissent désormais à la connexion de leur téléviseur, LG ou non. Outre les choix faits par les constructeurs, la sécurité même du système d’exploitation interroge et beaucoup se demandent si elle est gérée sérieusement.

Ces questions fusent autour des appareils connectés depuis longtemps. Elles ont largement alimenté la réflexion ayant conduit l’Europe à adopter le Cyber Resilience Act, qui va franchir une étape majeure ce 11 septembre. Mais à compter de décembre 2027, les constructeurs seront pleinement responsables de la sécurité de leurs produits, dès lors qu’ils contiennent une composante numérique. Les téléviseurs connectés seront bien sûr concernés, d’autant plus que le CRA sera rétroactif et s’appliquera sur tous les appareils en cours de commercialisation, pas uniquement les nouveaux.

Patch Tuesday : Microsoft frôle le millier de correctifs

9 septembre 2026 à 09:02
Inflation galopante
Patch Tuesday : Microsoft frôle le millier de correctifs

Si les derniers mois avaient déjà vu plusieurs records de failles corrigées chez Microsoft, le Patch Tuesday de la rentrée les explose tous : avec 966 vulnérabilités colmatées, dont plus de 700 pour Windows, septembre 2026 restera probablement dans les annales.

966 : c’est le nombre de failles corrigées dans le bulletin mensuel accompagnant la salve de correctifs publiés le 8 septembre. Le chiffre varie légèrement selon les sources, en fonction de ce qui est comptabilisé. Les 966 failles correspondent aux CVE publiés effectivement ce 8 septembre, selon Bleeping Computer.

Même en tenant compte de ces différences de comptage, le Patch Tuesday de septembre est loin, très loin devant. Le précédent record était détenu par les correctifs de juillet, qui culminait déjà à 570 failles. Le mois d’août avait suivi avec 400 failles corrigées.

Des chiffres très élevés, conséquence directe de l’utilisation des LLM (grands modèles de langage). Microsoft a depuis largement expliqué comment ses équipes s’en servaient, avec plusieurs LLM évoluant au sein d’un harnais spécialisé. L’entreprise a également officialisé son projet Perception, coordonnant trois familles d’agents, responsables respectivement de la traque des failles, de l’évaluation du contexte et de la correction.

Un bulletin hors normes

Parmi les 966 failles corrigées, 105 sont critiques, dont 81 permettant des exécutions arbitraires de code à distance, soit le pire des scénarios. Aucune des failles critiques n’est cependant exploitée à ce jour ni même publique. L’avertissement habituel tient toujours cependant : dès lors que les correctifs sont disponibles, les quelques détails les accompagnant peuvent orienter les pirates vers les failles correspondantes.

Bleeping Computer donne une ventilation approximative des failles par type :

  • 438 vulnérabilités de type élévation de privilèges
  • 19 vulnérabilités de type contournement des fonctionnalités de sécurité
  • 258 vulnérabilités de type exécution de code à distance
  • 173 vulnérabilités de type divulgation d’information
  • 56 vulnérabilités de type déni de service
  • 16 vulnérabilités de type usurpation (spoofing)

En revanche, deux failles sont exploitées (0-day). Elles ne sont pas critiques, mais sont tout de même importantes :

  • CVE-2026-81963 : vulnérabilité d’élévation des privilèges dans la pile Windows Update, permet aux attaquants d’obtenir des privilèges SYSTEM
  • CVE-2026-85880 : vulnérabilité dans l’Advanced Local Procedure Call (ALPC) de Windows, permet également d’obtenir des privilèges SYSTEM

La recommandation est donc logique : installer ces nouveaux correctifs aussi rapidement que possible.

Des nouveautés fonctionnelles importantes… peut-être

La mise à jour publiée hier soir, estampillée KB5124008, contient aussi de nouvelles fonctions pour Windows 11, dont la plupart ont été déjà commentées au cours des derniers mois.

C’est ainsi la mise à jour qui officialise le retour de la capacité à bouger la barre des tâches sur n’importe quel côté de l’écran. Le fonctionnement n’est pas celui de Windows 10, qui permettait de la changer de côté par glisser-déposer. Dans Windows 11, il faut se rendre dans les réglages (le plus simple est de passer par le clic droit sur la barre des tâches) et de choisir l’option voulue. Dans tous les cas, on peut toujours modifier l’alignement des icônes.

Source : Windows Latest

Toujours pour la barre des tâches, on peut maintenant l’afficher en mode réduit. Jusqu’ici, le système permettait de la réduire, mais le réglage n’influait que sur la taille des icônes, pas sur la barre elle-même. Le nouveau réglage s’occupe des deux.

On peut également redimensionner le menu Démarrer, via un nouveau réglage qui laisse le choix entre Grand, Petit et Automatique. Bien sûr, plus le menu sera grand, plus il pourra afficher d’éléments. Cette amélioration s’accompagne d’une autre : une personnalisation nettement plus poussée. On peut ainsi désactiver la zone « Recommandés », qui s’appelle d’ailleurs « Récents » maintenant, choisir de n’afficher qu’une grille d’icônes ou une liste, ou encore supprimer les catégories et les applications épinglées. Si l’on désactive tout, le menu Démarrer n’affiche alors plus qu’une liste statique et alphabétique des applications installées.

Cette mise à jour intronise en outre les améliorations de performances pour l’Explorateur, qui se charge plus vite et se montre plus réactif. Comme nous l’avions indiqué, cette hausse de performances se fait via de courtes hausses de la consommation CPU, pas par un préchargement de l’application en mémoire. Selon Microsoft, la différence de performances est d’autant plus visible sur les machines peu puissantes.

Enfin, on peut désactiver Bing et le Microsoft Store dans la recherche, pour n’avoir que des résultats locaux. La recherche y gagne largement en performances. En revanche, la tolérance aux fautes de frappe n’est pas encore de la partie.

Notez que vous ne verrez pas forcément ces nouveautés immédiatement après l’installation de la mise à jour. Microsoft a l’habitude de procéder par étapes, créant systématiquement un « bazar ». Les fonctions sont activées petit à petit chez les utilisateurs, mais on ne sait pas combien de temps prendra le processus complet.

Patch Tuesday : Microsoft frôle le millier de correctifs

9 septembre 2026 à 09:02
Inflation galopante
Patch Tuesday : Microsoft frôle le millier de correctifs

Si les derniers mois avaient déjà vu plusieurs records de failles corrigées chez Microsoft, le Patch Tuesday de la rentrée les explose tous : avec 966 vulnérabilités colmatées, dont plus de 700 pour Windows, septembre 2026 restera probablement dans les annales.

966 : c’est le nombre de failles corrigées dans le bulletin mensuel accompagnant la salve de correctifs publiés le 8 septembre. Le chiffre varie légèrement selon les sources, en fonction de ce qui est comptabilisé. Les 966 failles correspondent aux CVE publiés effectivement ce 8 septembre, selon Bleeping Computer.

Même en tenant compte de ces différences de comptage, le Patch Tuesday de septembre est loin, très loin devant. Le précédent record était détenu par les correctifs de juillet, qui culminait déjà à 570 failles. Le mois d’août avait suivi avec 400 failles corrigées.

Des chiffres très élevés, conséquence directe de l’utilisation des LLM (grands modèles de langage). Microsoft a depuis largement expliqué comment ses équipes s’en servaient, avec plusieurs LLM évoluant au sein d’un harnais spécialisé. L’entreprise a également officialisé son projet Perception, coordonnant trois familles d’agents, responsables respectivement de la traque des failles, de l’évaluation du contexte et de la correction.

Un bulletin hors normes

Parmi les 966 failles corrigées, 105 sont critiques, dont 81 permettant des exécutions arbitraires de code à distance, soit le pire des scénarios. Aucune des failles critiques n’est cependant exploitée à ce jour ni même publique. L’avertissement habituel tient toujours cependant : dès lors que les correctifs sont disponibles, les quelques détails les accompagnant peuvent orienter les pirates vers les failles correspondantes.

Bleeping Computer donne une ventilation approximative des failles par type :

  • 438 vulnérabilités de type élévation de privilèges
  • 19 vulnérabilités de type contournement des fonctionnalités de sécurité
  • 258 vulnérabilités de type exécution de code à distance
  • 173 vulnérabilités de type divulgation d’information
  • 56 vulnérabilités de type déni de service
  • 16 vulnérabilités de type usurpation (spoofing)

En revanche, deux failles sont exploitées (0-day). Elles ne sont pas critiques, mais sont tout de même importantes :

  • CVE-2026-81963 : vulnérabilité d’élévation des privilèges dans la pile Windows Update, permet aux attaquants d’obtenir des privilèges SYSTEM
  • CVE-2026-85880 : vulnérabilité dans l’Advanced Local Procedure Call (ALPC) de Windows, permet également d’obtenir des privilèges SYSTEM

La recommandation est donc logique : installer ces nouveaux correctifs aussi rapidement que possible.

Des nouveautés fonctionnelles importantes… peut-être

La mise à jour publiée hier soir, estampillée KB5124008, contient aussi de nouvelles fonctions pour Windows 11, dont la plupart ont été déjà commentées au cours des derniers mois.

C’est ainsi la mise à jour qui officialise le retour de la capacité à bouger la barre des tâches sur n’importe quel côté de l’écran. Le fonctionnement n’est pas celui de Windows 10, qui permettait de la changer de côté par glisser-déposer. Dans Windows 11, il faut se rendre dans les réglages (le plus simple est de passer par le clic droit sur la barre des tâches) et de choisir l’option voulue. Dans tous les cas, on peut toujours modifier l’alignement des icônes.

Source : Windows Latest

Toujours pour la barre des tâches, on peut maintenant l’afficher en mode réduit. Jusqu’ici, le système permettait de la réduire, mais le réglage n’influait que sur la taille des icônes, pas sur la barre elle-même. Le nouveau réglage s’occupe des deux.

On peut également redimensionner le menu Démarrer, via un nouveau réglage qui laisse le choix entre Grand, Petit et Automatique. Bien sûr, plus le menu sera grand, plus il pourra afficher d’éléments. Cette amélioration s’accompagne d’une autre : une personnalisation nettement plus poussée. On peut ainsi désactiver la zone « Recommandés », qui s’appelle d’ailleurs « Récents » maintenant, choisir de n’afficher qu’une grille d’icônes ou une liste, ou encore supprimer les catégories et les applications épinglées. Si l’on désactive tout, le menu Démarrer n’affiche alors plus qu’une liste statique et alphabétique des applications installées.

Cette mise à jour intronise en outre les améliorations de performances pour l’Explorateur, qui se charge plus vite et se montre plus réactif. Comme nous l’avions indiqué, cette hausse de performances se fait via de courtes hausses de la consommation CPU, pas par un préchargement de l’application en mémoire. Selon Microsoft, la différence de performances est d’autant plus visible sur les machines peu puissantes.

Enfin, on peut désactiver Bing et le Microsoft Store dans la recherche, pour n’avoir que des résultats locaux. La recherche y gagne largement en performances. En revanche, la tolérance aux fautes de frappe n’est pas encore de la partie.

Notez que vous ne verrez pas forcément ces nouveautés immédiatement après l’installation de la mise à jour. Microsoft a l’habitude de procéder par étapes, créant systématiquement un « bazar ». Les fonctions sont activées petit à petit chez les utilisateurs, mais on ne sait pas combien de temps prendra le processus complet.

☕️ Cybersécurité : l’ANSSI lance son mécanisme REACTIV dédié aux services de l’État

8 septembre 2026 à 14:40


L’ANSSI a annoncé ce 7 septembre la mise en place d’un dispositif nommé REACTIV (REponse & ACTion Interministérielle face aux Violations de données). Créé à la demande du Premier ministre, il doit permettre la mobilisation immédiate des compétences et moyens de l’agence de sécurité pour les ministères touchés par des cyberattaques.

Selon l’annonce officielle, le nouveau mécanisme se traduit concrètement par une bascule des efforts opérationnels pour renforcer l’appui aux ministères sur deux volets : le traitement des compromissions de comptes utilisateurs et l’analyse des violations de données.

Surtout, REACTIV renforce l’autorité de l’agence sur deux points spécifiques. D’abord, la possibilité pour l’ANSSI d’imposer aux ministères des mesures immédiates de protection des données, à appliquer dans des délais contraints. Ensuite, la centralisation par l’agence de la communication technique de crise en cas d’attaque touchant des services de l’État.

Illustration : Flock

Ce renforcement « complète les mesures de la Feuille de route des efforts prioritaires en matière de sécurité numérique de l’État 2026 - 2027, dont le Premier ministre a demandé l’accélération de la mise en œuvre, afin de rehausser significativement et durablement le niveau de sécurité des réseaux ministériels », indique l’ANSSI.

Le mécanisme semble être une réponse structurelle à ce qui est clairement une accumulation d’incidents depuis plusieurs mois : l’Agence nationale des titres sécurisés (devenue France Titres) en avril dernier, puis cet été le ministère de l’Éducation, la direction générale des Finances publiques (DGFiP), le ministère de l’Intérieur, le Serveur professionnel de données cadastrales et les fichiers des successions vacantes. Une multiplication telle qu’elle a fait l’objet d’une question écrite à l’Assemblée nationale le 1er septembre.

Un tel mécanisme était-il nécessaire ? Probablement, car les faits plaident pour des capacités d’action supplémentaires. La mention par l’ANSSI de mesures immédiates « dans des délais contraints » semble le point essentiel de l’annonce. L’agence a toujours fonctionné jusqu’à présent sur un mode d’accompagnement et de conseil plutôt que d’injonction, ce qui change donc avec REACTIV. La question des moyens alloués à l’agence reste cependant entière, d’autant que les rôles de l’ANSSI vont se renforcer à l’aune des nouveaux textes européens sur la cybersécurité : NIS2, REC, DORA et le Cyber Resilience Act, que nous évoquions récemment.

Dans un billet dédié sur LinkedIn, Vincent Strubel, directeur de l’ANSSI, précise d’ailleurs que cet effort est « temporaire » et qu’il se fait « au détriment d’autres pans de la menace », que l’ANSSI ne perd « pas de vue pour autant ». REACTIV « n’évitera pas toutes les attaques, mais doit nous permettre d’être plus réactifs et plus directifs, pour au moins limiter la casse le temps que les mesures de long terme prennent effet, et de partager plus d’informations pour mieux comprendre », ajoute Vincent Strubel.

☕️ Cybersécurité : l’ANSSI lance son mécanisme REACTIV dédié aux services de l’État

8 septembre 2026 à 14:40


L’ANSSI a annoncé ce 7 septembre la mise en place d’un dispositif nommé REACTIV (REponse & ACTion Interministérielle face aux Violations de données). Créé à la demande du Premier ministre, il doit permettre la mobilisation immédiate des compétences et moyens de l’agence de sécurité pour les ministères touchés par des cyberattaques.

Selon l’annonce officielle, le nouveau mécanisme se traduit concrètement par une bascule des efforts opérationnels pour renforcer l’appui aux ministères sur deux volets : le traitement des compromissions de comptes utilisateurs et l’analyse des violations de données.

Surtout, REACTIV renforce l’autorité de l’agence sur deux points spécifiques. D’abord, la possibilité pour l’ANSSI d’imposer aux ministères des mesures immédiates de protection des données, à appliquer dans des délais contraints. Ensuite, la centralisation par l’agence de la communication technique de crise en cas d’attaque touchant des services de l’État.

Illustration : Flock

Ce renforcement « complète les mesures de la Feuille de route des efforts prioritaires en matière de sécurité numérique de l’État 2026 - 2027, dont le Premier ministre a demandé l’accélération de la mise en œuvre, afin de rehausser significativement et durablement le niveau de sécurité des réseaux ministériels », indique l’ANSSI.

Le mécanisme semble être une réponse structurelle à ce qui est clairement une accumulation d’incidents depuis plusieurs mois : l’Agence nationale des titres sécurisés (devenue France Titres) en avril dernier, puis cet été le ministère de l’Éducation, la direction générale des Finances publiques (DGFiP), le ministère de l’Intérieur, le Serveur professionnel de données cadastrales et les fichiers des successions vacantes. Une multiplication telle qu’elle a fait l’objet d’une question écrite à l’Assemblée nationale le 1er septembre.

Un tel mécanisme était-il nécessaire ? Probablement, car les faits plaident pour des capacités d’action supplémentaires. La mention par l’ANSSI de mesures immédiates « dans des délais contraints » semble le point essentiel de l’annonce. L’agence a toujours fonctionné jusqu’à présent sur un mode d’accompagnement et de conseil plutôt que d’injonction, ce qui change donc avec REACTIV. La question des moyens alloués à l’agence reste cependant entière, d’autant que les rôles de l’ANSSI vont se renforcer à l’aune des nouveaux textes européens sur la cybersécurité : NIS2, REC, DORA et le Cyber Resilience Act, que nous évoquions récemment.

Dans un billet dédié sur LinkedIn, Vincent Strubel, directeur de l’ANSSI, précise d’ailleurs que cet effort est « temporaire » et qu’il se fait « au détriment d’autres pans de la menace », que l’ANSSI ne perd « pas de vue pour autant ». REACTIV « n’évitera pas toutes les attaques, mais doit nous permettre d’être plus réactifs et plus directifs, pour au moins limiter la casse le temps que les mesures de long terme prennent effet, et de partager plus d’informations pour mieux comprendre », ajoute Vincent Strubel.

Cyber Resilience Act : les obligations de signalement entrent en vigueur le 11 septembre

8 septembre 2026 à 08:36
Sécurité dès la conception
Cyber Resilience Act : les obligations de signalement entrent en vigueur le 11 septembre

Le Cyber Resilience Act, un important règlement pour la cybersécurité en Europe, entrera dans une nouvelle phase le 11 septembre. À cette date, les fabricants auront l’obligation de signaler les failles activement exploitées et les incidents graves à l’ENISA, l’agence centrale européenne de cybersécurité.

Le règlement européen sur la résilience cyber, ou CRA (UE 2024/2847), est entré en vigueur le 10 décembre 2024. S’agissant d’un règlement, il s’applique à l’ensemble des pays membres de l’Union, sans distinction. Contrairement aux directives, il ne nécessite pas de transposition dans le droit national.

La pleine entrée en application est attendue pour décembre 2027. Les responsabilités seront alors nombreuses, ainsi que les entreprises concernées : toute structure commercialisant un produit qui intègre au moins un composant numérique y est soumise. Le CRA distingue trois niveaux de risque :

  • les produits « courants » (la grande majorité) relèvent d’une auto-évaluation du fabricant,
  • les produits « importants » (définis à l’annexe III) comprennent de nombreuses catégories – systèmes de gestion d’identité, les navigateurs, les gestionnaires de mots de passe, les antivirus, hyperviseurs ou encore les VPN – et nécessitent de passer par un organisme dédié,
  • les produits « critiques » (définis à l’annexe IV) comprennent les dispositifs matériels avec boitier de sécurité, les « passerelles pour compteur intelligent » et les systèmes de cartes à puce, qui nécessitent eux aussi un organisme dédié.

Avant d’entrer toutefois dans le cœur de ces obligations, la mise en application passe par une étape intermédiaire : le signalement des failles exploitées et des incidents graves.

L’obligation de faire remonter les informations

L’article 14 du règlement entre en application le 11 septembre 2026, donc dans quelques jours à peine. Il impose aux fabricants de produits comportant des éléments numériques de signaler deux types d’événements distincts : toute vulnérabilité activement exploitée affectant ces produits, et tout incident grave ayant un impact sur leur sécurité.

Plus précisément, le fabricant devra notifier l’ENISA dans les 24 heures suivant la découverte (elle est qualifiée de « précoce »). Un rapport complet devra être fourni dans les 72 heures, puis un rapport final dans les 14 jours. Ces délais sont les mêmes que pour la directive NIS2, afin d’harmoniser le cadre de la cybersécurité (nous y reviendrons). Ils sont également identiques pour les failles exploitées et les incidents graves.

L’ENISA a le rôle de guichet central. L’agence sera chargée de distribuer ensuite les informations aux CSIRT (Computer Security Incident Response Team) nationaux des pays membres de l’Union. En France, il s’agit du CERT-FR. Via ce dernier, l’ANSSI assure alors la réception, l’analyse et la coordination du traitement. Si le produit est commercialisé dans d’autres pays, le CERT-FR doit aussi diffuser les informations obtenues à ses homologues.

Si la pleine application du Cyber Resilience Act aura des conséquences majeures, l’obligation du 11 septembre n’en est pas moins cruciale. Et pour cause : non seulement l’obligation pèse sur de très nombreuses entreprises, mais elle est également rétroactive. Contrairement à d’autres cadres européens, comme l’obligation pour les smartphones d’avoir au moins cinq ans de mises à jour logicielles, le CRA s’applique rétroactivement à tous les produits commercialisés.


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Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

7 septembre 2026 à 09:20
Travail ingrat
Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Cette distribution Linux se destine avant tout aux Mac équipés de puces Apple Silicon, que l’entreprise a inaugurées il y a six ans avec sa puce M1. Alors que les premières machines M6 sont depuis peu sur le marché, Asahi annonce la prise en charge des puces M3. Mais attention, il reste beaucoup de travail.

Asahi Linux vise à porter Linux sur les Mac équipés de puces Apple Silicon. Il s’agit d’un travail de titan, car l’architecture d’Apple n’est pas ouverte. Les développeurs procèdent donc par tâtonnement et rétro-ingénierie, sans aucune documentation technique pour les y aider. Apple n’a aucun intérêt en effet à documenter sa technologie, puisqu’elle est la seule à l’utiliser et qu’elle est consciente des très bonnes performances de ses puces, constituant un avantage concurrentiel certain.

Pour avancer, les développeurs doivent ainsi analyser les microprogrammes (firmwares), la mémoire et le comportement des composants (contrôleur d’affichage, processeur de sécurité, contrôleur mémoire unifiée, etc.). Il faut ensuite en déduire un fonctionnement reproductible pour l’intégrer dans un système d’exploitation libre. La distribution de référence est Fedora Asahi Remix, mais le travail effectué est notamment repris dans le noyau Linux.

Un gros pas vers les puces M3

Comme indiqué par Phoronix le 6 septembre, le support officiel des Mac équipés de puces Apple M3 (M3, M3 Pro, M3 Max) vient d’être intégré à l’installateur du projet. Seule exception, la version Ultra de la puce, que l’on peut retrouver dans le Mac Studio dans sa configuration maximale.

Le niveau de prise en charge est proche de celui déjà obtenu sur les puces M1 et M2 (et leurs variantes). Le support comprend notamment la webcam, les microphones intégrés, l’USB, le décodage vidéo matériel avec support de l’AV1, le Wi-Fi et le Bluetooth.

Attention cependant, car les mêmes limites initiales qu’avec les générations M1 et M2 recommencent, à cause de deux composants qui donnent du fil à retordre aux développeurs. D’abord, le contrôleur d’affichage (DCP, Display Controller Processor), un coprocesseur dédié et propriétaire introduit avec la puce A14 (iPhone 12). Son support n’est que très partiel, car il a fallu passer par un hyperviseur interceptant les appels entre macOS et la puce. En conséquence, la machine ne peut pas être mise en veille et le HDMI ne fonctionne pas.

De même, le support du GPU reste expérimental. Les performances sont donc très limitées et son utilisation consomme beaucoup plus d’énergie qu’elle ne le devrait. Lors de la conférence X.Org qui se tiendra du 28 au 30 septembre, une partie de l’équipe de développement viendra rendre compte des progrès accomplis sur ce point.

Un travail de longue haleine.

Dans le billet d’annonce sur le site officiel de la distribution, James Calligeros (l’un des développeurs d’Asahi) indique cependant que l’équipe aura davantage d’informations sur ces sujets dans les mois à venir. Comme avec les générations M1 et M2, il est très probable que les développeurs finiront par obtenir le support complet du GPU et du DCP. Sur les deux premières générations, GPU a atteint la conformité officielle (auprès du Khronos Group) pour OpenGL 4.6, OpenCL 3.0 et Vulkan 1.3 (ainsi qu’OpenGL ES 3.2)

Le travail reste cependant « ingrat », car il faut recommencer à chaque nouvelle génération de puces, à cause des changements d’architecture et autres améliorations apportées chaque année. Il en ira de même pour le support des puces M4.

En outre, il faut garder en tête que « pleinement fonctionnel » a une définition particulière dans le cadre d’Asahi. L’appellation indique surtout que toutes les fonctions de base sont supportées et que la machine a, dans l’ensemble, le comportement que l’on peut en attendre dans une utilisation quotidienne. Des fonctions restent indisponibles, comme le HDR ou certaines configurations Thunderbolt (pour les machines qui l’ont).

Une lente intégration dans le noyau Linux

Une partie du travail réalisé par les développeurs d’Asahi atterrit ensuite dans le noyau Linux lui-même. Le processus est bien sûr plus lent et sélectif, car seuls les composants jugés suffisamment matures sont intégrés. Ils sont alors soumis aux mainteneurs des sous-systèmes concernés (DRM pour l’affichage, IOMMU pour la gestion mémoire, etc.), selon le processus habituel de relecture par correctifs.

On retrouve ainsi des composants comme le pilote DCP de base, le contrôleur IOMMU pour la mémoire, le pilote SMC (contrôleur de gestion système) ou encore les contrôleurs GPIO. Le pilote graphique complet, en revanche, n’en fait pas partie. D’une part, il est nettement plus volumineux que les autres composants.

D’autre part, il est en grande partie écrit en Rust, ce qui avait soulevé des tensions sur les discussions d’intégration au noyau. Ces tensions avaient poussé Hector Martin, fondateur et responsable historique du projet, à démissionner de son rôle de mainteneur et de la direction. La décision était intervenue notamment à la suite de remontrances de Linus Torvalds. Ce dernier indiquait alors ne pas être contre Rust dans le noyau (le code Rust y est en augmentation depuis trois ans), mais il n’avait pas apprécié qu’Hector Martin passe par les réseaux sociaux pour tenter de convaincre la communauté.

Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

7 septembre 2026 à 09:20
Travail ingrat
Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Cette distribution Linux se destine avant tout aux Mac équipés de puces Apple Silicon, que l’entreprise a inaugurées il y a six ans avec sa puce M1. Alors que les premières machines M6 sont depuis peu sur le marché, Asahi annonce la prise en charge des puces M3. Mais attention, il reste beaucoup de travail.

Asahi Linux vise à porter Linux sur les Mac équipés de puces Apple Silicon. Il s’agit d’un travail de titan, car l’architecture d’Apple n’est pas ouverte. Les développeurs procèdent donc par tâtonnement et rétro-ingénierie, sans aucune documentation technique pour les y aider. Apple n’a aucun intérêt en effet à documenter sa technologie, puisqu’elle est la seule à l’utiliser et qu’elle est consciente des très bonnes performances de ses puces, constituant un avantage concurrentiel certain.

Pour avancer, les développeurs doivent ainsi analyser les microprogrammes (firmwares), la mémoire et le comportement des composants (contrôleur d’affichage, processeur de sécurité, contrôleur mémoire unifiée, etc.). Il faut ensuite en déduire un fonctionnement reproductible pour l’intégrer dans un système d’exploitation libre. La distribution de référence est Fedora Asahi Remix, mais le travail effectué est notamment repris dans le noyau Linux.

Un gros pas vers les puces M3

Comme indiqué par Phoronix le 6 septembre, le support officiel des Mac équipés de puces Apple M3 (M3, M3 Pro, M3 Max) vient d’être intégré à l’installateur du projet. Seule exception, la version Ultra de la puce, que l’on peut retrouver dans le Mac Studio dans sa configuration maximale.

Le niveau de prise en charge est proche de celui déjà obtenu sur les puces M1 et M2 (et leurs variantes). Le support comprend notamment la webcam, les microphones intégrés, l’USB, le décodage vidéo matériel avec support de l’AV1, le Wi-Fi et le Bluetooth.

Attention cependant, car les mêmes limites initiales qu’avec les générations M1 et M2 recommencent, à cause de deux composants qui donnent du fil à retordre aux développeurs. D’abord, le contrôleur d’affichage (DCP, Display Controller Processor), un coprocesseur dédié et propriétaire introduit avec la puce A14 (iPhone 12). Son support n’est que très partiel, car il a fallu passer par un hyperviseur interceptant les appels entre macOS et la puce. En conséquence, la machine ne peut pas être mise en veille et le HDMI ne fonctionne pas.

De même, le support du GPU reste expérimental. Les performances sont donc très limitées et son utilisation consomme beaucoup plus d’énergie qu’elle ne le devrait. Lors de la conférence X.Org qui se tiendra du 28 au 30 septembre, une partie de l’équipe de développement viendra rendre compte des progrès accomplis sur ce point.

Un travail de longue haleine.

Dans le billet d’annonce sur le site officiel de la distribution, James Calligeros (l’un des développeurs d’Asahi) indique cependant que l’équipe aura davantage d’informations sur ces sujets dans les mois à venir. Comme avec les générations M1 et M2, il est très probable que les développeurs finiront par obtenir le support complet du GPU et du DCP. Sur les deux premières générations, GPU a atteint la conformité officielle (auprès du Khronos Group) pour OpenGL 4.6, OpenCL 3.0 et Vulkan 1.3 (ainsi qu’OpenGL ES 3.2)

Le travail reste cependant « ingrat », car il faut recommencer à chaque nouvelle génération de puces, à cause des changements d’architecture et autres améliorations apportées chaque année. Il en ira de même pour le support des puces M4.

En outre, il faut garder en tête que « pleinement fonctionnel » a une définition particulière dans le cadre d’Asahi. L’appellation indique surtout que toutes les fonctions de base sont supportées et que la machine a, dans l’ensemble, le comportement que l’on peut en attendre dans une utilisation quotidienne. Des fonctions restent indisponibles, comme le HDR ou certaines configurations Thunderbolt (pour les machines qui l’ont).

Une lente intégration dans le noyau Linux

Une partie du travail réalisé par les développeurs d’Asahi atterrit ensuite dans le noyau Linux lui-même. Le processus est bien sûr plus lent et sélectif, car seuls les composants jugés suffisamment matures sont intégrés. Ils sont alors soumis aux mainteneurs des sous-systèmes concernés (DRM pour l’affichage, IOMMU pour la gestion mémoire, etc.), selon le processus habituel de relecture par correctifs.

On retrouve ainsi des composants comme le pilote DCP de base, le contrôleur IOMMU pour la mémoire, le pilote SMC (contrôleur de gestion système) ou encore les contrôleurs GPIO. Le pilote graphique complet, en revanche, n’en fait pas partie. D’une part, il est nettement plus volumineux que les autres composants.

D’autre part, il est en grande partie écrit en Rust, ce qui avait soulevé des tensions sur les discussions d’intégration au noyau. Ces tensions avaient poussé Hector Martin, fondateur et responsable historique du projet, à démissionner de son rôle de mainteneur et de la direction. La décision était intervenue notamment à la suite de remontrances de Linus Torvalds. Ce dernier indiquait alors ne pas être contre Rust dans le noyau (le code Rust y est en augmentation depuis trois ans), mais il n’avait pas apprécié qu’Hector Martin passe par les réseaux sociaux pour tenter de convaincre la communauté.

☕️ Sync-in 2.5 ajoute des favoris et renforce la sécurité autour des comptes OIDC

4 septembre 2026 à 15:42


Sync-in est une solution d’hébergement et de synchronisation de fichiers libre et open source (licence AGPL 3). Après une version 2.4 en juin, la 2.5 vient de paraître, avec à son bord plusieurs nouveautés importantes.

Elle introduit d’abord un système de favoris, une vue dédiée dans laquelle on peut placer aussi bien des fichiers que des espaces collaboratifs et des partages. On y trouve également des filtres, options de tri, informations sur leur emplacement ainsi qu’un affichage en liste ou en galerie.

Sync-in 2.5 introduit aussi un panneau de sélection. Il s’ouvre automatiquement lorsqu’on clique sur l’icône d’un fichier, avec ou sans sélection multiple. Dans le panneau, on trouve des informations sur les éléments choisis, dont la taille totale et un accès aux fonctions disponibles.

L’activité récente a été unifiée : les fichiers et commentaires sont réunis dans la même chronologie, que l’on peut organiser par période, avec possibilité de filtrer par type d’activité. La nouvelle mouture améliore aussi les copies, déplacements et envois, avec un volet repensé et la possibilité d’ignorer les fichiers quand des conflits sont détectés. Citons en outre une amélioration générale de l’accessibilité, ainsi qu’une meilleure recherche en texte intégral.

La version 2.5 comporte en outre quelques changements importants liés à la sécurité. Le plus significatif est sans doute l’obligation par défaut d’avoir une adresse e-mail vérifiée lorsque l’on passe par un fournisseur OIDC (OpenID Connect). Si c’est impossible pour une raison ou une autre, la personne chargée de l’administration du serveur devra modifier la valeur de l’option auth.oidc.security.requireVerifiedEmail pour false.

☕️ Sync-in 2.5 ajoute des favoris et renforce la sécurité autour des comptes OIDC

4 septembre 2026 à 15:42


Sync-in est une solution d’hébergement et de synchronisation de fichiers libre et open source (licence AGPL 3). Après une version 2.4 en juin, la 2.5 vient de paraître, avec à son bord plusieurs nouveautés importantes.

Elle introduit d’abord un système de favoris, une vue dédiée dans laquelle on peut placer aussi bien des fichiers que des espaces collaboratifs et des partages. On y trouve également des filtres, options de tri, informations sur leur emplacement ainsi qu’un affichage en liste ou en galerie.

Sync-in 2.5 introduit aussi un panneau de sélection. Il s’ouvre automatiquement lorsqu’on clique sur l’icône d’un fichier, avec ou sans sélection multiple. Dans le panneau, on trouve des informations sur les éléments choisis, dont la taille totale et un accès aux fonctions disponibles.

L’activité récente a été unifiée : les fichiers et commentaires sont réunis dans la même chronologie, que l’on peut organiser par période, avec possibilité de filtrer par type d’activité. La nouvelle mouture améliore aussi les copies, déplacements et envois, avec un volet repensé et la possibilité d’ignorer les fichiers quand des conflits sont détectés. Citons en outre une amélioration générale de l’accessibilité, ainsi qu’une meilleure recherche en texte intégral.

La version 2.5 comporte en outre quelques changements importants liés à la sécurité. Le plus significatif est sans doute l’obligation par défaut d’avoir une adresse e-mail vérifiée lorsque l’on passe par un fournisseur OIDC (OpenID Connect). Si c’est impossible pour une raison ou une autre, la personne chargée de l’administration du serveur devra modifier la valeur de l’option auth.oidc.security.requireVerifiedEmail pour false.

☕️ Audacity 4.0 fait peau neuve et le plein de nouveautés

4 septembre 2026 à 13:02


L’éditeur audio multiplateforme et open source Audacity était connu pour son interface très « old school ». Les développeurs ne voulaient manifestement plus de cette étiquette : la nouvelle version 4.0 modernise largement l’interface.

Dans Audacity 4.0, l’interface a été réécrite en Qt. Esthétiquement beaucoup plus actuelle, elle permet la réorganisation libre des panneaux et la création d’espaces de travail, qui enregistrent les dispositions personnalisées. Des thèmes clair, sombre et haut contraste apparaissent également. Signalons aussi un spectrogramme redessiné au rendu plus rapide et des effets retravaillés, sur le plan esthétique et des performances.

Outre le changement visuel, les nouveautés sont nombreuses. Par exemple, l’édition par clips a été repensée. On peut maintenant sélectionner directement les clips, en modifier plusieurs simultanément, les grouper ou encore les déplacer librement entre les pistes. Le découpage se veut plus intuitif en proposant son propre outil et des commandes dédiées. De même, la tête de lecture reste visible pendant la navigation et peut être déplacée pendant la lecture. Chaque en-tête dispose en outre de vumètres pour l’enregistrement et la lecture.

La nouvelle mouture améliore aussi sa gestion des périphériques système, leur actualisation et le mapping personnalisé des canaux. Les changements opérés au niveau du système se reflètent maintenant dans l’application. De plus, la version Windows supporte désormais le protocole ASIO (Audio Stream Input/Output), permettant à Audacity une communication plus directe avec la carte son, avec à la clé une amélioration de la latence et de la fiabilité.

Attention cependant, car toutes les fonctions d’Audacity 3 ne sont pas encore présentes dans la branche 4.X, dont les Time Tracks, les pistes MIDI/Note, le Mixer, le Macro Manager, VAMP/LADSPA ou encore Play-at-speed. Les développeurs promettent leur retour dans de prochaines versions, signe du chantier conséquent qu’a été cette version.

Elle s’accompagne d’ailleurs d’un nouveau format de fichier, logiquement nommé .aup4, pour prendre la relève des fichiers .aup3. Ces derniers peuvent être ouverts avec Audacity 4.0 et seront automatiquement convertis.

La nouvelle mouture peut être téléchargée depuis le site officiel. Des versions Windows, macOS et Linux sont comme d’habitude fournies. On remarque que l’application s’est dotée pour l’occasion d’une nouvelle icône, reprise désormais partout sur le site.

☕️ Audacity 4.0 fait peau neuve et le plein de nouveautés

4 septembre 2026 à 13:02


L’éditeur audio multiplateforme et open source Audacity était connu pour son interface très « old school ». Les développeurs ne voulaient manifestement plus de cette étiquette : la nouvelle version 4.0 modernise largement l’interface.

Dans Audacity 4.0, l’interface a été réécrite en Qt. Esthétiquement beaucoup plus actuelle, elle permet la réorganisation libre des panneaux et la création d’espaces de travail, qui enregistrent les dispositions personnalisées. Des thèmes clair, sombre et haut contraste apparaissent également. Signalons aussi un spectrogramme redessiné au rendu plus rapide et des effets retravaillés, sur le plan esthétique et des performances.

Outre le changement visuel, les nouveautés sont nombreuses. Par exemple, l’édition par clips a été repensée. On peut maintenant sélectionner directement les clips, en modifier plusieurs simultanément, les grouper ou encore les déplacer librement entre les pistes. Le découpage se veut plus intuitif en proposant son propre outil et des commandes dédiées. De même, la tête de lecture reste visible pendant la navigation et peut être déplacée pendant la lecture. Chaque en-tête dispose en outre de vumètres pour l’enregistrement et la lecture.

La nouvelle mouture améliore aussi sa gestion des périphériques système, leur actualisation et le mapping personnalisé des canaux. Les changements opérés au niveau du système se reflètent maintenant dans l’application. De plus, la version Windows supporte désormais le protocole ASIO (Audio Stream Input/Output), permettant à Audacity une communication plus directe avec la carte son, avec à la clé une amélioration de la latence et de la fiabilité.

Attention cependant, car toutes les fonctions d’Audacity 3 ne sont pas encore présentes dans la branche 4.X, dont les Time Tracks, les pistes MIDI/Note, le Mixer, le Macro Manager, VAMP/LADSPA ou encore Play-at-speed. Les développeurs promettent leur retour dans de prochaines versions, signe du chantier conséquent qu’a été cette version.

Elle s’accompagne d’ailleurs d’un nouveau format de fichier, logiquement nommé .aup4, pour prendre la relève des fichiers .aup3. Ces derniers peuvent être ouverts avec Audacity 4.0 et seront automatiquement convertis.

La nouvelle mouture peut être téléchargée depuis le site officiel. Des versions Windows, macOS et Linux sont comme d’habitude fournies. On remarque que l’application s’est dotée pour l’occasion d’une nouvelle icône, reprise désormais partout sur le site.

Omarchy : une distribution qui séduit, un créateur et une fondation qui divisent

4 septembre 2026 à 10:01
Un système, des moutons, des millions
Omarchy : une distribution qui séduit, un créateur et une fondation qui divisent

La distribution Linux Omarchy attire un nombre croissant de regards. Bâtie sur Arch Linux, elle se distingue notamment par un parti pris graphique tranché et une esthétique soignée, en plus d’être très orientée vers le développement agentique. En arrière-plan cependant, son créateur est contesté pour ses positions sociales tranchées, tout comme le financement de la fondation qui accompagne Omarchy.

Omarchy est une distribution Linux créée par le Danois David Heinemeier Hansson, le plus souvent surnommé « DHH ». Créateur du célèbre framework de développement Ruby on Rails, il est également le directeur technique de 37signals, l’éditeur de Basecamp et HEY). Nous reviendrons sur DHH plus loin.

L’objectif d’Omarchy est de transformer une installation Arch Linux vierge en un système entièrement configuré, moderne et esthétique, fondé sur le compositeur Wayland Hyprland. Le projet a un prédécesseur, Omakub, qui avait la même logique mais était basé sur Ubuntu. Cette distribution se réclame de la philosophie « omakase » : le système impose des choix tranchés et s’adresse surtout à des personnes « capables » de l’apprécier.

Concrètement, cette philosophie s’illustre par des choix très marqués sur les thèmes ou encore les applications embarquées (comme Neovim, Alacritty et Chromium), ainsi qu’une interface globalement pensée pour un pilotage au clavier plutôt qu’à la souris. Comme certaines autres distributions Linux, les mises à jour passent par un système de snapshots (instantanés) au lieu d’un gestionnaire plus classique de paquets.

De la technique et des agents

Omarchy se destine largement aux développeurs et utilisateurs techniques. Cette orientation se reflète dans le choix des applications embarquées et dans la configuration de l’environnement. Le choix d’Hyprland est par exemple marquant, car ce compositeur a été créé avec le « tiling » en tête, c’est-à-dire l’organisation automatique des fenêtres. Le clavier est alors utilisé pour passer de l’une à l’autre, changer leur taille ou encore les déplacer vers d’autres espaces de travail. Le tout s’accompagne de nombreux visuels appréciés aujourd’hui : animations, coins arrondis, ombres, etc.

Si Hyprland s’occupe des fenêtres et de leur gestion, les éléments graphiques sont construits avec Quickshell. Ce framework (cadriciel) permet de développer des éléments graphiques, en l’occurrence la barre de menu, les widgets, le menu de lancement, les notifications, l’écran de verrouillage, les contrôles audio et ainsi de suite. Omarchy a donc une identité visuelle forte, sans passer par KDE ou GNOME. La distribution se sert d’Hyprland et Quickshell pour aboutir au résultat voulu.

Source : Dashen Tech

Cette identité visuelle et ce maniement peuvent rebuter les nouveaux venus, mais ils peuvent s’apprendre, même pour les personnes n’ayant pas d’expérience de ce type d’interface. Omarchy affiche un positionnement différent de la plupart des distributions qui sont initialement « génériques » et doivent souvent être personnalisées pour correspondre aux usages. L’environnement d’Omarchy est pensé comme un tout, le système trahissant l’idée de ce que doit être un « bon environnement », avec les avantages et inconvénients que cela comporte. La distribution est d’ailleurs souvent qualifiée d’« opiniated », c’est-à-dire avec une position assumée.

« Moins de configuration et plus d’utilisation » pourrait être la devise d’Omarchy, mais une utilisation basée sur le clavier et le terminal.

Avec la version 4.0 du système, nommée Quatro, Omarchy a d’ailleurs fait un pas supplémentaire vers les développeurs. Le système se fait plus agentique, avec un shell de bureau réécrit en un seul processus, des mises à jour maintenant basées sur pacman et un agent maintenant aux premières loges, avec une place fixe. Il dispose d’un panneau de quota et intègre un diagnostic automatique des plantages, ainsi qu’une compétence (skill) dédiée pour reconfigurer la machine. On peut choisir parmi neuf agents par défaut, dont Claude, Codex, Gemini, Grok et Copilot (aucun n’est présélectionné). Il vous faut un module particulier sur le bureau ? Demandez à l’agent.

Une fondation, des millions de dollars

La sortie de Quatro le 14 aout a été suivie une semaine plus tard d’une annonce importante pour la distribution : le lancement de la fondation Omacom. Les fondations sont des outils courants dans le monde de l’open source, car elles permettent de gérer l’avenir d’un projet de manière collégiale ou non, ainsi que d’engranger des donations. En lançant la fondation, David Heinemeier Hansson a indiqué vouloir concrétiser cette fois la « prophétie de l’année de Linux ». Il estime que « toutes les pièces sont en place ».

Douze membres fondateurs sont nommés : Tobi Lütke (Shopify), Patrick Collison (Stripe), Michael Dell (Dell Technologies), Jack Dorsey (Block), Matthew Prince (Cloudflare), Brendan Iribe (Sesame, ancien cofondateur d’Oculus), Jason Fried (37signals), Drew Houston (Dropbox), Peter Steinberger (créateur de l’outil d’IA OpenClaw), Brian Armstrong (Coinbase), Yunjie Dai (TapTap) et DHH lui-même. Chaque membre a apporté un million de dollars sur la table.

La somme, déjà conséquente, a été encore augmentée par l’arrivée de plusieurs autres personnes, avec chacune 100 000 dollars : Ryan R. Hughes (Oodle), Ed Huang (PingCAP), Adrien Treccani (Metaco/Ripple) et Max Schoening (Notion). Deux entreprises, 1Password et 37signals, participent également en leur nom propre, avec un budget de 100 000 dollars par an pendant trois ans.

Depuis, les critiques fusent de toute part.

Un créateur très contesté

Si Omarchy semble actuellement la star des réseaux sociaux avec son esthétique et son environnement pensé pour les développeurs, les discussions autour de la distribution ne sont pas que techniques. La figure de DHH est très contestée.

En 2021, il s’était déjà illustré chez Basecamp, dont il était le créateur et patron. Il avait alors interdit toutes les discussions politiques et sociales au sein de l’entreprise, y compris sur les outils utilisés. À l’époque, cette seule mesure avait provoqué le départ d’environ un tiers des effectifs en quelques semaines, dont la responsable design et la responsable marketing. À l’extérieur, beaucoup s’étaient également dit déçus.


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☕️ Vivaldi prépare une version entreprise de son navigateur

3 septembre 2026 à 10:47


Vivaldi 8.2 vient tout juste de paraître. À son bord, plusieurs nouvelles fonctions, dont la simplification de la calculatrice, qui peut désormais s’utiliser directement dans la barre d’adresse.

Les opérations y sont réalisées en temps réel, un appui sur Entrée envoyant les informations dans le presse-papier. Vivaldi précise que ces entrées ne sont pas enregistrées, même pas dans l’historique. Pour les personnes qui préféraient réserver cette fonction aux commandes rapides, une option permet de désactiver la calculatrice dans la barre d’adresse.

Vivaldi 8.2 renforce également la découverte des PWA (Progressive Web Apps). Le changement consiste surtout en un bouton apparaissant à droite de la barre d’adresse quand une application web compatible est découverte, par exemple WhatsApp. Après un clic sur le bouton, un petit panneau apparait pour confirmer l’installation. Une PWA profite, pour rappel, de certains comportements intégrés du système utilisé. Sur Windows par exemple, on peut l’épingler à la barre des tâches et dans le menu Démarrer. Chaque application a ses propres réglages.

Si les notes de version sont plus courtes que d’habitude, elles se finissent sur une annonce importante : Vivaldi travaille sur une version entreprise. L’éditeur dit viser « les organisations de toutes tailles – des entreprises et institutions publiques aux écoles ». Il donne peu d’informations pour l’instant, évoquant simplement une gestion de la vie privée, le déploiement centralisé et les mises à jour, ainsi que des personnalisations pour les organisations.

L’arrivée de cette version pourrait être significative pour Vivaldi. Viser le marché des entreprises implique notamment un cycle dédié de parution des mises à jour, pour pouvoir corriger les bugs et failles de sécurité, sans toucher au cycle fonctionnel. C’est ce que fait par exemple la version ESR de Firefox. Chrome et Edge disposent eux aussi d’une telle version, mais sur un délai bien plus court de huit semaines, via le canal Extended Stable.

☕️ Vivaldi prépare une version entreprise de son navigateur

3 septembre 2026 à 10:47


Vivaldi 8.2 vient tout juste de paraître. À son bord, plusieurs nouvelles fonctions, dont la simplification de la calculatrice, qui peut désormais s’utiliser directement dans la barre d’adresse.

Les opérations y sont réalisées en temps réel, un appui sur Entrée envoyant les informations dans le presse-papier. Vivaldi précise que ces entrées ne sont pas enregistrées, même pas dans l’historique. Pour les personnes qui préféraient réserver cette fonction aux commandes rapides, une option permet de désactiver la calculatrice dans la barre d’adresse.

Vivaldi 8.2 renforce également la découverte des PWA (Progressive Web Apps). Le changement consiste surtout en un bouton apparaissant à droite de la barre d’adresse quand une application web compatible est découverte, par exemple WhatsApp. Après un clic sur le bouton, un petit panneau apparait pour confirmer l’installation. Une PWA profite, pour rappel, de certains comportements intégrés du système utilisé. Sur Windows par exemple, on peut l’épingler à la barre des tâches et dans le menu Démarrer. Chaque application a ses propres réglages.

Si les notes de version sont plus courtes que d’habitude, elles se finissent sur une annonce importante : Vivaldi travaille sur une version entreprise. L’éditeur dit viser « les organisations de toutes tailles – des entreprises et institutions publiques aux écoles ». Il donne peu d’informations pour l’instant, évoquant simplement une gestion de la vie privée, le déploiement centralisé et les mises à jour, ainsi que des personnalisations pour les organisations.

L’arrivée de cette version pourrait être significative pour Vivaldi. Viser le marché des entreprises implique notamment un cycle dédié de parution des mises à jour, pour pouvoir corriger les bugs et failles de sécurité, sans toucher au cycle fonctionnel. C’est ce que fait par exemple la version ESR de Firefox. Chrome et Edge disposent eux aussi d’une telle version, mais sur un délai bien plus court de huit semaines, via le canal Extended Stable.

☕️ Le CERN va migrer ses ordinateurs industriels de Red Hat vers Debian 13

3 septembre 2026 à 08:48


L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire utilise Linux pour ses besoins depuis longtemps. Dès les années 1990, le CERN s’était créé sa propre distribution en se basant sur Red Hat. En 2004, il s’était associé au Fermilab pour créer Scientific Linux (également basée sur Red Hat), avant d’entamer en 2015 une migration vers CentOS. En 2022, après l’annonce – très mal reçue – de Red Hat sur la fin de CentOS au profit de CentOS Stream, le CERN avait décidé de migrer vers AlmaLinux, autre distribution compatible Red Hat.

Le laboratoire a cependant décidé de se détourner de Red Hat, comme le rapporte Phoronix, qui a assisté à la conférence MiniDebConf, à laquelle participait le CERN. Les ingénieurs avaient bien, dans un premier temps, considéré un passage vers CentOS Stream, mais l’obligation du niveau d’instructions -march=x86-64-v2 par défaut à la compilation a été perçue par le CERN comme une forme d’« obsolescence forcée » pour le matériel ancien.

Le niveau d’instruction est un découpage artificiel permettant de cibler un lot de fonctionnalités au sein du processeur. Le niveau v2 mentionné correspond à une bascule effectuée par Red Hat Enterprise Linux 9, ce qui impliquait notamment les instructions SSE 4.2. RHEL 10 a imposé le niveau v3, qui nécessitait par exemple les instructions AVX2, FMA ou encore VEX. Ce découpage, nommé ISA (Instruction Set Architecture), a été violemment critiqué par Linus Torvalds fin 2024. Il estimait notamment la classification « stupide », car elle donnait l’impression erronée que la progression des jeux d’instruction était linéaire.

Le CERN avait, quoi qu’il en soit, pris bonne note des changements imposés par Red Hat. Lors de la conférence, le laboratoire a donc annoncé qu’une transition étant en préparation : d’ici la fin de l’année, l’intégralité du parc informatique fonctionnera sous Debian 13. Au total, 2 200 ordinateurs industriels et systèmes embarqués, utilisés pour le contrôle des accélérateurs de particules, seront concernés. En revanche, les centres de données et l’informatique expérimentale restent pour l’instant sur RHEL ou AlmaLinux.

☕️ Le CERN va migrer ses ordinateurs industriels de Red Hat vers Debian 13

3 septembre 2026 à 08:48


L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire utilise Linux pour ses besoins depuis longtemps. Dès les années 1990, le CERN s’était créé sa propre distribution en se basant sur Red Hat. En 2004, il s’était associé au Fermilab pour créer Scientific Linux (également basée sur Red Hat), avant d’entamer en 2015 une migration vers CentOS. En 2022, après l’annonce – très mal reçue – de Red Hat sur la fin de CentOS au profit de CentOS Stream, le CERN avait décidé de migrer vers AlmaLinux, autre distribution compatible Red Hat.

Le laboratoire a cependant décidé de se détourner de Red Hat, comme le rapporte Phoronix, qui a assisté à la conférence MiniDebConf, à laquelle participait le CERN. Les ingénieurs avaient bien, dans un premier temps, considéré un passage vers CentOS Stream, mais l’obligation du niveau d’instructions -march=x86-64-v2 par défaut à la compilation a été perçue par le CERN comme une forme d’« obsolescence forcée » pour le matériel ancien.

Le niveau d’instruction est un découpage artificiel permettant de cibler un lot de fonctionnalités au sein du processeur. Le niveau v2 mentionné correspond à une bascule effectuée par Red Hat Enterprise Linux 9, ce qui impliquait notamment les instructions SSE 4.2. RHEL 10 a imposé le niveau v3, qui nécessitait par exemple les instructions AVX2, FMA ou encore VEX. Ce découpage, nommé ISA (Instruction Set Architecture), a été violemment critiqué par Linus Torvalds fin 2024. Il estimait notamment la classification « stupide », car elle donnait l’impression erronée que la progression des jeux d’instruction était linéaire.

Le CERN avait, quoi qu’il en soit, pris bonne note des changements imposés par Red Hat. Lors de la conférence, le laboratoire a donc annoncé qu’une transition étant en préparation : d’ici la fin de l’année, l’intégralité du parc informatique fonctionnera sous Debian 13. Au total, 2 200 ordinateurs industriels et systèmes embarqués, utilisés pour le contrôle des accélérateurs de particules, seront concernés. En revanche, les centres de données et l’informatique expérimentale restent pour l’instant sur RHEL ou AlmaLinux.

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