❌

Vue normale

Une station au sol de Starlink servant de relais à l’Ukraine incendiée en Pologne, la piste d’un sabotage russe évoquée

24 septembre 2026 à 10:20

Un incendie a endommagé ce mercredi 23 septembre au soir la station au sol de Starlink à Wola Krobowska. Cette installation relaie Internet par satellite vers l'Europe centrale et l'Ukraine. La piste d’un incendie volontaire se renforce, tandis que le vice-Premier ministre polonais évoque déjà le mode opératoire des services russes.

Nouvelles extensions Internet : 1 616 demandes payées, joyeux Hunger Games à tous

24 septembre 2026 à 07:43
ICANN’t stop them now
Nouvelles extensions Internet : 1 616 demandes payées, joyeux Hunger Games à tous

L’ICANN vient de confirmer que 1 616 demandes ont été payées pour de nouvelles extensions de premier niveau sur Internet. La liste n’est pas encore connue, mais devrait l’être dans les prochaines semaines, ce qui permettra de savoir quelles sont les extensions demandées plusieurs fois. Un long processus s’engagera alors… mais certains n’ont pas attendu pour déjà s’attaquer aux tribunaux.

Cela fait déjà 14 ans que les dernières extensions ont été ajoutées sur Internet, on parle des extensions de premier niveau, comme les .alsace, .best, .sncf et .xyz pour ne citer qu’elles. Les propriétaires de ces extensions peuvent ensuite vendre des domaines de deuxième niveau.

1 663 demandes, 1 616 payées

L’ICANN a rouvert les vannes cette année, avec le « round 2 » (ou série 2026) qui a suscité un engouement certain. Au total, 1 663 demandes ont été envoyées. Pour valider leur participation, les candidats avaient jusqu’au 19 août pour payer des frais de 227 000 dollars minimum par candidature, sauf dans le cadre du Applicant Support Program qui permet d’avoir des réductions sur la facture. Fin aout, l’ICANN annonçait que 56 entités étaient éligibles, mais sans indiquer combien ont réellement déposé des demandes.

Sur les 1 663, 1 616 se sont acquittés des frais nécessaires pour continuer, ce qui représenterait donc plus de 360 millions de dollars. Il y en avait un peu moins de 2 000 lors de la précédente campagne en 2012, pour un montant de 350 millions de dollars, selon l’ICANN.

Le détail des candidats sera annoncé au plus tard le 14 octobre, à l’occasion du Reveal Day. De plus amples détails sur le calendrier seront donnés en début de semaine prochaine. L’ICANN en profite pour lancer un avertissement :

« Ces dernières semaines, plusieurs candidats au Round 2026 ont décidé de divulguer publiquement à quelle(s) extension(s) ils auraient postulé. L’ICANN encourage les candidats et les parties intéressées à rester méfiants de toute information ne provenant pas directement de l’ICANN. Elle est la seule source pour des informations complètes et vérifiées sur les candidatures du Round 2026, y compris les entités qui ont postulé et pour quelle extension (ou extensions) ».

.easy : déjà des attaques devant les tribunaux

Comme nous le rappelions, « si plusieurs ont déposé les mêmes termes, les litiges pourraient bien se régler aux enchères au cas où les discussions à l’amiable sous l’égide de l’ICANN n’ont pas abouti ». Cette fois-ci, l’ICANN interdit aux candidats de régler directement entre eux (arrangement, accord financier…) un litige sur une extension. Pas besoin d’attendre le Reveal Day pour que les combats autour d’une extension commencent, comme le rapporte Domainnamewire. Le litige concerne l’extension .easy.

EasyGroup, qui a notamment EasyJet, « a menacé les candidats au domaine de premier niveau .easy, et l’un d’eux riposte désormais en justice », comme l’expliquent nos confrères. EasyGroup a en effet mis en demeure Link Freedom Group (LFG) de retirer sa candidature au plus tard le 9 septembre. Un troisième larron, Aruba, aurait aussi déposé une candidature pour cette extension.

De son côté, LFG demande à un juge de préciser que « tout litige concernant l’extension « .easy » doit se régler via la procédure d’arbitrage de l’ICANN, ou bien que l’extension de premier niveau « .easy » qu’elle projette de lancer ne portera pas atteinte aux marques d’easyGroup ». Le 10 septembre, LFG a aussi demandé à l’ICANN de disqualifier (la demande est publiée par Domainnamewire) EasyGroup pour ne pas avoir, selon elle, respecté les règles (notamment la communication interdite entre candidats) de ce deuxième round.

Le Texas « s’oppose à la candidature pour l’extension gTLD ".texas" »

Sur le .texas, l’État a pris les devants dans une lettre publiée par l’ICANN : « Je crois comprendre que des personnes n’ayant aucun lien avec le gouvernement de l’État du Texas pourraient déposer, ou auraient déjà déposé, une candidature pour la chaîne gTLD « .texas » dans le cadre du cycle 2026 du programme gTLD de l’ICANN […] Sur instruction du gouverneur, je vous informe par la présente que l’État du Texas ne soutient pas et s’oppose à la candidature pour l’extension gTLD « .texas », ainsi qu’à toute extension qui en serait dérivée ». L’État ne précise pas s’il est candidat, mais le ton de la lettre laisse penser que non. En tout cas, aucune candidature tierce pour le .texas ne pourra être validée par l’ICANN.

L’ICANN n’a rien publié pour le moment concernant le .easy. La dernière correspondance concerne bien les nouveaux gTLD ; il s’agit d’une lettre de l’avocat Jeff Neuman (fondateur et CEO de JJN) qui demande à l’ICANN de publier au plus vite la suite du calendrier et les modalités afin que chacun puisse se préparer.

Il rappelle notamment que « les candidats n’auront par ailleurs que 14 jours pour décider s’ils optent pour une extension de remplacement désignée à l’avance. Cette décision est irréversible » et nécessite donc un certain délai de réflexion, affirme-t-il. Les extensions de remplacement sont nombreuses, comme l’expliquait l’ICANN cet été dans un premier bilan : « plus de 1 600 candidatures primaires, dont plus de 1 100 incluent des candidatures pour des extensions de remplacement (candidatures secondaires) ».

De plus, « si le Reveal Day a lieu avant ou pendant l’ICANN 87 [du 17 au 22 octobre 2026 à Bali, ndlr], les candidats doivent être prêts, dès ce jour-là, à respecter les restrictions de communication » qui s’appliquent à ceux ayant postulé pour une même extension. C’est d’ailleurs sur ce point que porte la demande de LFG à l’ICANN, mais sur une zone grise : les discussions/attaques sont réalisées en amont du Reveal Day.

Nouvelles extensions Internet : 1 616 demandes payées, joyeux Hunger Games à tous

24 septembre 2026 à 07:43
ICANN’t stop them now
Nouvelles extensions Internet : 1 616 demandes payées, joyeux Hunger Games à tous

L’ICANN vient de confirmer que 1 616 demandes ont été payées pour de nouvelles extensions de premier niveau sur Internet. La liste n’est pas encore connue, mais devrait l’être dans les prochaines semaines, ce qui permettra de savoir quelles sont les extensions demandées plusieurs fois. Un long processus s’engagera alors… mais certains n’ont pas attendu pour déjà s’attaquer aux tribunaux.

Cela fait déjà 14 ans que les dernières extensions ont été ajoutées sur Internet, on parle des extensions de premier niveau, comme les .alsace, .best, .sncf et .xyz pour ne citer qu’elles. Les propriétaires de ces extensions peuvent ensuite vendre des domaines de deuxième niveau.

1 663 demandes, 1 616 payées

L’ICANN a rouvert les vannes cette année, avec le « round 2 » (ou série 2026) qui a suscité un engouement certain. Au total, 1 663 demandes ont été envoyées. Pour valider leur participation, les candidats avaient jusqu’au 19 août pour payer des frais de 227 000 dollars minimum par candidature, sauf dans le cadre du Applicant Support Program qui permet d’avoir des réductions sur la facture. Fin aout, l’ICANN annonçait que 56 entités étaient éligibles, mais sans indiquer combien ont réellement déposé des demandes.

Sur les 1 663, 1 616 se sont acquittés des frais nécessaires pour continuer, ce qui représenterait donc plus de 360 millions de dollars. Il y en avait un peu moins de 2 000 lors de la précédente campagne en 2012, pour un montant de 350 millions de dollars, selon l’ICANN.

Le détail des candidats sera annoncé au plus tard le 14 octobre, à l’occasion du Reveal Day. De plus amples détails sur le calendrier seront donnés en début de semaine prochaine. L’ICANN en profite pour lancer un avertissement :

« Ces dernières semaines, plusieurs candidats au Round 2026 ont décidé de divulguer publiquement à quelle(s) extension(s) ils auraient postulé. L’ICANN encourage les candidats et les parties intéressées à rester méfiants de toute information ne provenant pas directement de l’ICANN. Elle est la seule source pour des informations complètes et vérifiées sur les candidatures du Round 2026, y compris les entités qui ont postulé et pour quelle extension (ou extensions) ».

.easy : déjà des attaques devant les tribunaux

Comme nous le rappelions, « si plusieurs ont déposé les mêmes termes, les litiges pourraient bien se régler aux enchères au cas où les discussions à l’amiable sous l’égide de l’ICANN n’ont pas abouti ». Cette fois-ci, l’ICANN interdit aux candidats de régler directement entre eux (arrangement, accord financier…) un litige sur une extension. Pas besoin d’attendre le Reveal Day pour que les combats autour d’une extension commencent, comme le rapporte Domainnamewire. Le litige concerne l’extension .easy.

EasyGroup, qui a notamment EasyJet, « a menacé les candidats au domaine de premier niveau .easy, et l’un d’eux riposte désormais en justice », comme l’expliquent nos confrères. EasyGroup a en effet mis en demeure Link Freedom Group (LFG) de retirer sa candidature au plus tard le 9 septembre. Un troisième larron, Aruba, aurait aussi déposé une candidature pour cette extension.

De son côté, LFG demande à un juge de préciser que « tout litige concernant l’extension « .easy » doit se régler via la procédure d’arbitrage de l’ICANN, ou bien que l’extension de premier niveau « .easy » qu’elle projette de lancer ne portera pas atteinte aux marques d’easyGroup ». Le 10 septembre, LFG a aussi demandé à l’ICANN de disqualifier (la demande est publiée par Domainnamewire) EasyGroup pour ne pas avoir, selon elle, respecté les règles (notamment la communication interdite entre candidats) de ce deuxième round.

Le Texas « s’oppose à la candidature pour l’extension gTLD ".texas" »

Sur le .texas, l’État a pris les devants dans une lettre publiée par l’ICANN : « Je crois comprendre que des personnes n’ayant aucun lien avec le gouvernement de l’État du Texas pourraient déposer, ou auraient déjà déposé, une candidature pour la chaîne gTLD « .texas » dans le cadre du cycle 2026 du programme gTLD de l’ICANN […] Sur instruction du gouverneur, je vous informe par la présente que l’État du Texas ne soutient pas et s’oppose à la candidature pour l’extension gTLD « .texas », ainsi qu’à toute extension qui en serait dérivée ». L’État ne précise pas s’il est candidat, mais le ton de la lettre laisse penser que non. En tout cas, aucune candidature tierce pour le .texas ne pourra être validée par l’ICANN.

L’ICANN n’a rien publié pour le moment concernant le .easy. La dernière correspondance concerne bien les nouveaux gTLD ; il s’agit d’une lettre de l’avocat Jeff Neuman (fondateur et CEO de JJN) qui demande à l’ICANN de publier au plus vite la suite du calendrier et les modalités afin que chacun puisse se préparer.

Il rappelle notamment que « les candidats n’auront par ailleurs que 14 jours pour décider s’ils optent pour une extension de remplacement désignée à l’avance. Cette décision est irréversible » et nécessite donc un certain délai de réflexion, affirme-t-il. Les extensions de remplacement sont nombreuses, comme l’expliquait l’ICANN cet été dans un premier bilan : « plus de 1 600 candidatures primaires, dont plus de 1 100 incluent des candidatures pour des extensions de remplacement (candidatures secondaires) ».

De plus, « si le Reveal Day a lieu avant ou pendant l’ICANN 87 [du 17 au 22 octobre 2026 à Bali, ndlr], les candidats doivent être prêts, dès ce jour-là, à respecter les restrictions de communication » qui s’appliquent à ceux ayant postulé pour une même extension. C’est d’ailleurs sur ce point que porte la demande de LFG à l’ICANN, mais sur une zone grise : les discussions/attaques sont réalisées en amont du Reveal Day.

Le Wi-Fi 8 pointe déjà le bout de ses antennes chez ASUS

Alors que le Wi-Fi 7 commence à se démocratiser dans les box françaises, le Wi-Fi 8 s’invite déjà dans les catalogues des marques. C’est le cas chez ASUS, qui vient d’annoncer la commercialisation de son premier routeur compatible avec la prochaine génération de Wi-Fi, le ROG Rapture GT-BN98... [Tout lire]

Petal de Meta : 1 000 Tb/s entre les États-Unis et la France grâce à des fibres à deux cœurs

22 septembre 2026 à 09:32
Toujours plus de vidéos de chats par seconde !
Petal de Meta : 1 000 Tb/s entre les États-Unis et la France grâce à des fibres à deux cœurs

Au lieu de doubler les fibres dans les câbles sous-marins, Meta double le nombre de cœurs dans chaque fibre. Résultat des courses, en 2029, un nouveau câble transatlantique de 7 000 km avec 24 paires de fibre optique proposera une bande passante de 1 Pb/s (ou 1 000 Tb/s).

Ce nouveau câble sous-marin de 7 000 km va relier les États-Unis à la France, avec Orange aux commandes pour l’atterrissement sur les côtes atlantiques. Le réseau social affirme que c’est « le premier câble sous-marin d’une capacité de pétabits à être déployé à travers un océan », soit le double de « la capacité des câbles transocéaniques les plus avancés d’aujourd’hui ».

Meta explique qu’il s’agit du « premier système de câble utilisant la technologie des fibres multicœurs déployé sur des distances transocéaniques ». Il faut comprendre en creux que ce n’est pas la première fois que plusieurs cœurs sont intégrés dans une fibre, pas plus que c’est une première dans un câble sous-marin. Idem, il existe déjà, au moins en laboratoire, des fibres avec plus de deux cœurs, voire des dizaines de cœurs. La différence ici : le procédé est industrialisé et sera opérationnel en 2029, selon Meta.

Deux cœurs dans un brin de 125 μm de diamètre


Il reste 82% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

L’assourdissant bruit de fond d’Internet

22 septembre 2026 à 07:07
Le serveur n’a rien demandé à personne !
L’assourdissant bruit de fond d’Internet

Assourdissant, c’est le mot : un serveur privé fraîchement installé et branché à Internet reçoit près de 100 000 visites par jour. Le chiffre est vertigineux et montre bien ce que l’on appelle le « bruit de fond d’Internet », c’est-à-dire ce qui se passe même quand on n’a rien demandé à personne.

La semaine dernière, nous expliquions qu’un de nos serveurs était attaqué un peu plus de 4 000 fois par jour. Attaqué sur le seul port 22, celui par défaut des connexions SSH pour prendre la main à distance. Mais ce n’était que la face visible de l’iceberg.

Notre serveur « visité » 100 000 fois par jour

Nous avons pris un autre serveur privé virtuel (VPS) – un serveur avec des ressources CPU, mémoire et stockage partagées – chez OVHcloud cette fois. Nous avons installé T-Pot de Deutsche Telekom Security, un honeypot (pot de miel) open source captant toutes les demandes au serveur, pas seulement celles sur le port 22.


Il reste 81% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

Revue de presse de l’April pour la semaine 38 de l’année 2026

Par : echarp
21 septembre 2026 à 15:43

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[01net.] Mozilla choisit Mistral: l'IA française s'installe au cœur de Firefox

✍ Naïm Bada, le jeudi 17 septembre 2026.

Firefox s’équipe d’une IA maison, et pour une fois, elle ne sort pas d’un campus californien. Mistral s’installe dans la Fenêtre intelligente du navigateur, et la France est servie avant presque tout le monde.

Et aussi:

[Next] L'IA ouverte rattrape les modèles propriétaires, et la Chine en profite

✍ Mickael Bazoge, le mercredi 16 septembre 2026.

Les modèles IA à poids ouverts peuvent tenir tête aux modèles propriétaires. Ce qui n’est pas sans provoquer des frictions géopolitiques, avec d’un côté…

Et aussi:

[ZDNET] Les Helvètes sortent leur couteau suisse face à Microsoft 365

✍ Steven Vaughan-Nichols, le mardi 15 septembre 2026.

Deux divisions du gouvernement suisse abandonnent Microsoft 365 au profit de la solution open source openDesk. Voici pourquoi.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Avec l'EU Kids Act, l’UE prépare son contrôle d’âge pour les joueurs

L’Union européenne prépare un nouveau texte destiné à mieux encadrer l’accès des mineurs aux services numériques. Baptisé EU Kids Act, le projet doit être présenté par la Commission européenne cette semaine, jeudi 17 septembre... [Tout lire]

Revue de presse de l’April pour la semaine 37 de l’année 2026

Par : echarp · Arkem
14 septembre 2026 à 17:03

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Le Figaro] Intelligence artificielle: la Chine propose la création d'une zone «open source» pour les Brics

Le dimanche 13 septembre 2026.

Le dirigeant chinois a appelé à la mise en place d’un «large cadre de gouvernance mondiale» de l’IA fondé sur le «consensus».

[Reporterre] Quitter Gmail, ils l’ont fait: les conseils pour le grand saut

✍ Benjamin Douriez, le vendredi 11 septembre 2026.

De nombreux internautes ne veulent plus confier leurs mails, leur agenda ou leurs photos à Google. Migrer vers un service indépendant et respectueux des données personnelles est une véritable transition. Voici notre tuto.

[LeMagIT] Open source: les contributions IA pèsent sur les épaules des mainteneurs (€)

✍ Gaétan Raoul, le mercredi 9 septembre 2026.

Face à la hausse des contributions open source générées par l’IA, deux grands camps se sont formés. Certains les refusent catégoriquement. D’autres jugent le retour en arrière difficile, voire impossible. Cette nouvelle donne bouleverse le quotidien des mainteneurs qui, de plus en plus, «combattent le feu par le feu» en utilisant l’IA pour participer aux projets et trier les contributions. Mais elle pèse aussi sur l’avenir des projets: comment identifier les futurs réviseurs et mainteneurs?

Et aussi:

[ZDNET] Sergio Gago, CTO Cloudera: 'L'open source, clé de l'indépendance technologique

✍ Sergio Gago, le lundi 7 septembre 2026.

Une poignée de fournisseurs propriétaires impose aux entreprises les outils, les normes et les règles régissant l’usage de leurs données et de l’IA. Ils contrôlent l’architecture sous-jacente, décident seuls qui peut y participer et à quelles conditions, dénonce dans cette tribune Sergio Gago, CTO chez Cloudera.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

95,3 % des locaux sont raccordables à la fibre, mais la ligne d’arrivée recule toujours

14 septembre 2026 à 11:53
Fibr'o'magie
95,3 % des locaux sont raccordables à la fibre, mais la ligne d’arrivée recule toujours

Selon l’Arcep, la France compte environ 45,2 millions de locaux, dont 95 % raccordables à la fibre. Sur ceux qui peuvent accéder au FTTH, 65 % ont effectivement sauté le pas. Ce chiffre progresse trimestre après trimestre, mais il est tiraillé entre deux mouvements contraires : toujours plus de locaux d’un côté, et toujours plus de fibre de l’autre, principalement poussé par les zones moins denses.

L’Arcep vient de mettre en ligne son dernier observatoire du marché des services fixes à haut et très haut débit (chiffres de fin juin 2026). Le régulateur des télécoms dénombre « 45,2 millions de locaux présents sur le territoire national », dont 95,3 % sont raccordables à la fibre optique, soit 275 000 locaux supplémentaires en trois mois.

Il reste donc 2,1 millions de locaux à rendre raccordables. Les raisons sont diverses, mais « pour plus d’un tiers d’entre eux, les opérateurs indiquent à date qu’il s’agit de locaux pour lesquels l’intervention de déploiement a été refusée par des tiers [des syndicats de copropriété sont cités en exemple, ndlr] ou de locaux encore en cours de construction ».

Cette volonté de déployer la fibre sur l’ensemble du territoire s’apprécie à la lumière de deux données complémentaires : le nombre de lignes déployées sur le trimestre, mais aussi le nombre de nouveaux locaux rendus éligibles.

Fibre vs locaux : cours après moi que je t’attrape

Avec 43,1 millions de locaux raccordables à la fibre optique, on serait à 100 % avec le nombre de locaux estimés par l’Arcep au troisième trimestre 2022. Dans le graphique ci-dessous, nous avons combiné le nombre de locaux en France et ceux raccordables à la fibre optique, à partir des données open data de l’Arcep :


Il reste 72% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

Roblox veut s’affranchir de l’application et d’Internet pour jouer

12 septembre 2026 à 10:09

Roblox prépare une petite révolution pour sa plateforme. D’ici la fin de 2026, certains jeux pourront être lancés directement depuis un navigateur sans installer l’application. Et à partir de 2027, certains pourront même fonctionner hors ligne. Une évolution qui pourrait changer la manière dont on accède aux nombreux jeux de la plateforme.

IMDb Adds 'Digital Creator' Profiles For the First Time

Par : BeauHD
10 septembre 2026 à 18:00
IMDb is introducing "Digital Creator" as a new professional category on IMDb and IMDbPro, giving streamers, vloggers, influencers, video essayists, and other online creators a "dedicated way to represent [their] work and connect with audiences, industry peers, and potential employers," according to IMDb. Variety reports: The category includes sub-professions to further specify their work, including "Streamer," "Vlogger," "Video Essayist," "Video Creator," "Gaming Creator" and "Influencer." The "Digital Creator" designation functions as a professional category on IMDb and IMDbPro. Creators can feature multiple professions on their page, so someone who is both a digital creator and an actor can "represent the full scope of their work in one place," per the company. No existing film or TV credits are required to establish a profile as a Digital Creator.

Read more of this story at Slashdot.

TSMC prépare les photomasques de 12 pouces pour le High-NA EUV de demain

l’instar de Samsung, TSMC ne s’est pas rué sur le High-NA EUV. Le fondeur taïwanais maximise ses procédés actuels en Low-NA et ne prévoit d’introduire la lithographie High-NA EUV dans sa production en volume qu’à partir de 2030... [Tout lire]

« Je disparais d’Internet » : Verisign arrête les prenom.nom.name, avec pertes et fracas

9 septembre 2026 à 07:15
no.name
« Je disparais d’Internet » : Verisign arrête les prenom.nom.name, avec pertes et fracas

Verisign veut se débarrasser des domaines en prenom.nom.name. L’ICANN a donné son feu vert, mais plusieurs utilisateurs font part de leur grogne ; l’un d’entre eux à même peur de « disparaitre d’Internet » après 25 ans de présence. Un recours a été déposé, mais il n’est pas forcément en bonne voie pour le moment…

L’affaire remonte à avril 2026, quand Verisign demande officiellement à l’ICANN – Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, en charge des noms de domaines et adresses IP sur Internet – d’arrêter la vente des domaines en prenom.nom.name et de supprimer ceux existants.

Verisign coupe franchement : les noms de troisième niveau sont résiliés

On parle de troisième niveau : le .name est le premier niveau (comme le .com, .fr, .ink, etc.). Nom.name est le deuxième niveau et prenom.nom.name le troisième. Avoir un nom de deuxième niveau permet automatiquement de gérer également l’ensemble des sous-domaines. Par exemple avec next.ink, nous pouvons faire n’importe quel sous-domaine en xxx.next.ink, mais aussi continuer l’arborescence en yyy.xxx.next.ink, etc.

La demande de Verisign concernant la fin des prenom.nom.name (et des redirections emails) a été acceptée par l’ICANN en mai, puis formalisée fin juillet. L’opérateur « proposait que, dès l’interruption du service, aucun nouveau nom de domaine de troisième niveau ne soit enregistré et que les noms de domaine de troisième niveau existants soient résiliés », explique l’ICANN.

Verisign justifie sa décision par le faible support des registrars et un « déclin de l’utilisation des domaines de troisième niveau, en précisant que, bien qu’il existe environ 22 000 enregistrements de domaines de troisième niveau, la majorité de ces domaines ne sont pas utilisés ».

prenom.nom.name : au dernier décompte, 20 931 noms de 3e niveau

Sur la dernière liste des domaines en .name consultée par Next, il y avait 20 931 noms de troisième niveau en prenom.nom.name, contre 21 593 en octobre 2025, soit une petite baisse de 3 % en un an. Dans le lot, 12 819 domaines distincts de deuxième niveau en nom.name : 10 302 avec un seul prenom, 2 517 avec deux prenoms ou plus (prenom1.nom.name, prenom2.nom.name, etc.) pour un total de 10 629 domaines.


Il reste 76% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

9 septembre 2026 à 06:22
Des nuages à l'horizon
Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

Les enchères pour la bande de fréquence des 2 GHz MSS, qui correspond à celles des services de satellites, attisent les appétits en Europe. Les licences expirent en effet l’année prochaine, et la Commission européenne a établi de nouvelles règles favorisant les acteurs régionaux. Un consortium composé des principaux opérateurs du vieux continent, dont Orange, pourrait ainsi voir le jour.

Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica auraient entamé des négociations pour mettre sur pied un consortium et participer aux enchères d’une partie des fréquences satellites en Europe, croit savoir Bloomberg. L’idée est d’exploiter la bande des 2 GHz MSS (Service Mobile par Satellite) pour proposer un service de téléphonie par satellite « direct-to-device ». À l’heure actuelle, Starlink fait partie des leaders sur ce marché, avec son service de messagerie texte et d’appels (dans les apps) par satellite.

Bruxelles réserve une partie de la bande

Les licences actuelles arrivent à expiration en mai 2027. Elles avaient été attribué en 2009 à Inmarsat qui a été racheté par Viasat, ainsi qu’à Solaris Mobile croqué par EchoStar. À cette occasion, la Commission européenne a adopté une proposition qui réserve deux des six blocs appariés de 5 MHz, soit un tiers de la bande, à un système sécurisé destiné en priorité aux communications gouvernementales, de sécurité et de défense. Ce morceau devra être exploité par un opérateur européen et intégré au programme de constellation de satellites IRIS².

Les deux autres tiers de la bande seront destinés à des usages commerciaux, avec une procédure spécifique pour les nouveaux entrants de l’Union et une autre ouverte aux entreprises établies dans l’UE ou dans des pays tiers.

Pour être considéré comme nouvel entrant européen, un candidat devra être établi dans un État membre, avoir sa direction exécutive dans l’Union et être contrôlé, directement ou indirectement, uniquement par l’Union, un ou plusieurs États membres ou des ressortissants d’États membres. Le consortium pourrait peser fort sur cette part réservée aux acteurs européens, tout en réduisant les risques d’une possible flambée des enchères.

Rappelons que le géant américain est déjà bien implanté sur le Vieux Continent, notamment via des accords avec Deutsche Telekom pour le direct to cell dans une dizaine de pays européens. De son côté, Vodafone s’est acoquiné avec AST SpaceMobile pour créer Satellite Connect Europe. Orange a aussi un partenaire américain pour son direct to device : Skylo, qui utilise des satellites de Viasat, EchoStar et Immarsat.

Starlink voit rouge

Cette procédure a fait l’objet d’un mémo au vitriol de Starlink partagé par Le Monde début juillet. Car il ne reste plus à l’entreprise américaine qu’un seul tiers de la bande européenne, et les enchères s’annoncent rudes face à Amazon Leo.

La filiale de SpaceX, qui compte 7,4 millions de clients en Europe, estime que la proposition de la Commission « augmente considérablement le risque que les Européens soient privés de services satellitaires critiques déjà en service en Europe ». Starlink espérait décrocher un bloc de 15 MHz, mais la réglementation européenne limite le tiers destiné aux opérateurs étrangers à 2 blocs de 5 MHz.

L’entreprise d’Elon Musk a bien évidemment frappé à la porte de la Maison-Blanche pour obtenir un coup de main de Donald Trump dans ce dossier. Mais pour Bruxelles, l’affaire semble entendue : pas question de laisser une grande partie de la bande aux mains d’un acteur américain dominant. Une source du Monde rappelle aussi que le marché américain de la communication par satellite sur la fréquence des 2 GHz est complètement fermé aux acteurs européens. Il faut dire aussi que personne n’arrive à la cheville de Starlink en matière de direct-to-device.

Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

9 septembre 2026 à 06:22
Des nuages à l'horizon
Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

Les enchères pour la bande de fréquence des 2 GHz MSS, qui correspond à celles des services de satellites, attisent les appétits en Europe. Les licences expirent en effet l’année prochaine, et la Commission européenne a établi de nouvelles règles favorisant les acteurs régionaux. Un consortium composé des principaux opérateurs du vieux continent, dont Orange, pourrait ainsi voir le jour.

Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica auraient entamé des négociations pour mettre sur pied un consortium et participer aux enchères d’une partie des fréquences satellites en Europe, croit savoir Bloomberg. L’idée est d’exploiter la bande des 2 GHz MSS (Service Mobile par Satellite) pour proposer un service de téléphonie par satellite « direct-to-device ». À l’heure actuelle, Starlink fait partie des leaders sur ce marché, avec son service de messagerie texte et d’appels (dans les apps) par satellite.

Bruxelles réserve une partie de la bande

Les licences actuelles arrivent à expiration en mai 2027. Elles avaient été attribué en 2009 à Inmarsat qui a été racheté par Viasat, ainsi qu’à Solaris Mobile croqué par EchoStar. À cette occasion, la Commission européenne a adopté une proposition qui réserve deux des six blocs appariés de 5 MHz, soit un tiers de la bande, à un système sécurisé destiné en priorité aux communications gouvernementales, de sécurité et de défense. Ce morceau devra être exploité par un opérateur européen et intégré au programme de constellation de satellites IRIS².

Les deux autres tiers de la bande seront destinés à des usages commerciaux, avec une procédure spécifique pour les nouveaux entrants de l’Union et une autre ouverte aux entreprises établies dans l’UE ou dans des pays tiers.

Pour être considéré comme nouvel entrant européen, un candidat devra être établi dans un État membre, avoir sa direction exécutive dans l’Union et être contrôlé, directement ou indirectement, uniquement par l’Union, un ou plusieurs États membres ou des ressortissants d’États membres. Le consortium pourrait peser fort sur cette part réservée aux acteurs européens, tout en réduisant les risques d’une possible flambée des enchères.

Rappelons que le géant américain est déjà bien implanté sur le Vieux Continent, notamment via des accords avec Deutsche Telekom pour le direct to cell dans une dizaine de pays européens. De son côté, Vodafone s’est acoquiné avec AST SpaceMobile pour créer Satellite Connect Europe. Orange a aussi un partenaire américain pour son direct to device : Skylo, qui utilise des satellites de Viasat, EchoStar et Immarsat.

Starlink voit rouge

Cette procédure a fait l’objet d’un mémo au vitriol de Starlink partagé par Le Monde début juillet. Car il ne reste plus à l’entreprise américaine qu’un seul tiers de la bande européenne, et les enchères s’annoncent rudes face à Amazon Leo.

La filiale de SpaceX, qui compte 7,4 millions de clients en Europe, estime que la proposition de la Commission « augmente considérablement le risque que les Européens soient privés de services satellitaires critiques déjà en service en Europe ». Starlink espérait décrocher un bloc de 15 MHz, mais la réglementation européenne limite le tiers destiné aux opérateurs étrangers à 2 blocs de 5 MHz.

L’entreprise d’Elon Musk a bien évidemment frappé à la porte de la Maison-Blanche pour obtenir un coup de main de Donald Trump dans ce dossier. Mais pour Bruxelles, l’affaire semble entendue : pas question de laisser une grande partie de la bande aux mains d’un acteur américain dominant. Une source du Monde rappelle aussi que le marché américain de la communication par satellite sur la fréquence des 2 GHz est complètement fermé aux acteurs européens. Il faut dire aussi que personne n’arrive à la cheville de Starlink en matière de direct-to-device.

La Maison-Blanche retire son clone xénophobe de Tetris

9 septembre 2026 à 06:01
Tetris plus fort que la haine
La Maison-Blanche retire son clone xénophobe de Tetris

La semaine dernière, la Maison-Blanche de Donald Trump mettait en ligne des jeux rétro à caractère xénophobe. Ces jeux sont des pastiches de titres connus, comme Flappy Bird, Snake, ou encore Tetris – ce dernier n’est pas resté longtemps : la Tetris Company en a obtenu le retrait.

Il est possible de creuser toujours plus profondément, comme le démontre très régulièrement la Maison-Blanche. Après le site web consacré aux performances de la police anti-immigration (ICE) reprenant les codes des séries TV X-Files ou Les Envahisseurs, l’administration Trump a mis en ligne le 4 septembre dernier une série de jeux pour navigateurs web.

La sélection, qui surfe sur la tendance du pixel art et du rétro, propose de récupérer de l’argent (et des bitcoins) pour garnir le compte épargne de ses enfants, supprimer des produits ultra-transformés de la cantine scolaire, ou encore prendre le contrôle d’un aigle volant au-dessus du National Mall de Washington avec un texte de loi entre les griffes (à la manière de Flappy Bird).

La Tetris Company en première ligne

On peut se demander ce que des jeux fabriquent sur le site officiel de la Maison-Blanche, mais passons. Ce qui est plus douteux, c’est que plusieurs d’entre eux ont des relents xénophobes : il y a un qui consiste à patrouiller le long du Rio Grande pour arrêter les migrants qui tenteraient de passer la frontière, le tout à la manière du Serpent (le fameux jeu du Nokia 3310).

Le site Arcade de la Maison-Blanche

L’autre jeu propose de construire un mur pour empêcher ces mêmes migrants de poser un pied aux États-Unis. Ici, la Maison-Blanche s’est fortement inspirée de Tetris, sauf que les tetrominos s’empilent sans disparaitre, même si on fait des lignes complètes. Le tout s’est accompagnée d’une communication tapageuse de la Maison-Blanche sur les réseaux sociaux, à grands renforts de copies de logos de jeux, d’éditeurs et de constructeurs de consoles repris à la sauce « MAGA ». Tout le monde y passe, de Sega à Nintendo, en passant par Pac-Man et Xbox.

Si aucune de ces entreprises n’a voulu réagir publiquement, la Tetris Company est montée au créneau. La société, détenue par Alexey Pajitnov et Henk Rogers, a clarifié qu’elle n’avait rien à voir avec le jeu de la Maison-Blanche « Build the Wall », qu’elle croit au « pouvoir du lien et au fait de rassembler les gens, pas de les diviser ». Et rappelle au passage qu’elle prend les infractions au copyright très sérieusement.

La menace a visiblement porté ses fruits : le site de la Maison-Blanche a discrètement retiré son vilain clone de Tetris. Les autres jeux sont toujours présents.

Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump utilise l’imagerie des jeux vidéo et des films à grand spectacle pour pousser sa réthorique anti-migrants ou faire la promotion de la guerre en Iran. En mars, le compte X de la Maison-Blanche avait partagé une vidéo combinant des extraits d’animes, de jeux et de films pour « célébrer » les bombardements de l’armée US en Iran.

Le clip a provoqué la colère de Steve Downes, la voix de Master Chief (le héros du jeu Halo), qu’on entend dans la vidéo en question. « J’exige que les producteurs de cette propagande guerrière répugnante et puérile retirent immédiatement ma voix », a-t-il exigé, sans réponse.

❌