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F-Droid 2.0 : nouvelle interface, installation améliorée et quelques fonctions sacrifiées

28 septembre 2026 à 05:51
Tout change en façade et sous le capot
F-Droid 2.0 : nouvelle interface, installation améliorée et quelques fonctions sacrifiées

F-Droid fait peau neuve dans une version 2.0 qui représente la mise à jour la plus importante de ces dix dernières années pour la boutique alternative d’applications Android. Elle y gagne une nouvelle vitrine ainsi qu’un système d’installation simplifié.

Ravalement de façade complet pour F-Droid. La version 2.0 de la boutique d’apps spécialisée dans les logiciels libres et open source pour Android est en cours de déploiement depuis le jeudi 24 septembre. Les composants clés ont été retravaillés et réécrits avec Kotlin, le langage devenu un standard pour le développement Android. L’interface a été conçue avec la boîte à outils Jetpack Compose, elle aussi très utilisée par les développeurs Android. Ces fondations solides permettront de livrer plus rapidement des améliorations tout au long des prochaines années.

Une interface entièrement repensée

Le changement le plus visible est donc cette toute nouvelle interface. La navigation dans la bibliothèque d’apps est désormais découpée en trois piliers qui sont autant d’onglets en bas de la boutique. « Discover » met en avant les nouvelles applications et celles qui ont été récemment mises à jour, ainsi que les plus téléchargées. Les catégories ont été fortement remaniées, elles sont plus nombreuses et spécialisées (il y en a 17 uniquement pour les jeux !). À tel point qu’il existe maintenant des catégories qui en regroupent plusieurs.

Le moteur de recherche, second pilier de F-Droid 2.0, a lui aussi été amélioré : il peut ainsi fouiller dans les descriptions, les noms des catégories ainsi que dans les traductions des contenus. Un historique récent des dernières recherches est aussi présent. De nouvelles options de filtres font leur apparition pour combiner plusieurs critères (catégories, compatibilité…).

La boutique prend toujours en charge le téléchargement des mises à jour des apps installées, cette fois de manière automatique et par défaut (il reste heureusement possible de désactiver cette option). Le geste « tirer pour rafraîchir [les dépôts] », qui sert à vérifier la présence d’une mise à jour, tire sa révérence : l’opération se réalise en effet en tâche de fond. « Le meilleur bouton de rafraîchissement est celui sur lequel on n’a jamais besoin d’appuyer », explique F-Droid. On peut toujours lancer une mise à jour « à la main » en passant par les options.

Le contrôle des téléchargements et des mises à jour a lui aussi été revu. La boutique propose des réglages granulaires pour décider quand récupérer la nouvelle version d’une application et ainsi éviter de grever son enveloppe de données.

Des installations plus proches de celles du Play Store

Outre l’interface, l’autre grand chantier de F-Droid 2.0 a concerné le téléchargement et l’installation de nouvelles applications. La boutique utilise désormais l’API de pré-approbation inaugurée dans Android 14. Avant, un magasin alternatif devait télécharger l’APK de l’app, préparer une session d’installation puis seulement à la fin Android affichait la confirmation système.

Cette API permet aux installeurs de demander l’autorisation de l’utilisateur avant de valider la session et de télécharger l’APK. F-Droid 2.0 peut maintenant demander l’accord utilisateur tout de suite après avoir touché le bouton « Installer », puis télécharger et installer ensuite en arrière-plan si l’accord a été donné. « L’installation d’applications avec F-Droid sur les appareils Android se rapproche ainsi beaucoup de l’expérience proposée par la boutique intégrée », se réjouit l’équipe – bien sûr, sur les smartphones fonctionnant sur Android 14 ou au-delà.

Cela ne résout pas pour autant la question épineuse du nouveau système de vérification d’identité du développeur qui sera mis en œuvre par Google à compter du 30 septembre au Brésil, en Indonésie, à Singapour et en Thaïlande. Le Google Play Store et les boutiques d’Honor, OPlus, Samsung, Transsion, Vivo et Xiaomi sont concernées, pas (encore) F-Droid. Mais à terme – c’est à dire à partir de 2027 et au-delà – le processus concernera toutes les sources d’installation sur les appareils Android certifiés.

F-Droid est en première ligne contre cette vérification d’identité, qui concerne aussi bien les développeurs d’apps distribuées dans le Play Store (où les dévs doivent de toute façon montrer patte blanche) que dans des boutiques alternatives.

Il reste possible d’installer des applications de développeurs non vérifiés via une procédure de « flux avancé ». Mais celle-ci nécessite beaucoup de manipulations (activation du mode développeur, confirmation que personne ne force l’utilisateur à installer l’app, redémarrage du smartphone) et surtout, une attente de 24 heures avant de pouvoir récupérer l’app.

Des fonctions de sécurité aux abonnés absents

En termes de sécurité, cette version 2.0 présente quelques régressions, notamment dans les fonctions d’urgence. L’utilisateur peut toujours camoufler l’icône de F-Droid et son nom par celui d’une banale app calculatrice, mais il suffit de la lancer pour afficher l’interface de la boutique. Auparavant, le mode camouflage de F-Droid présentait l’interface d’une vraie calculatrice.

La fonction protège contre un coup d’œil sur l’écran d’accueil, mais plus contre l’ouverture de la boutique en elle-même. « F-Droid restera visible dans la rubrique Applications des paramètres et pourra être détectée lors d’un examen approfondi de l’appareil », explique le billet de blog. « Ce changement devrait aider [les utilisateurs] à mieux comprendre les limites de cette fonctionnalité, tout en leur permettant de continuer à l’utiliser en cas de besoin », poursuit-il.

La fonction d’effacement d’apps à distance en situation d’urgence, qui pouvait par exemple s’activer via l’app Ripple, n’est pas encore disponible dans F-Droid 2.0. « Nous savons que certains utilisateurs comptent sur cette fonction pour protéger leur vie privée et leur sécurité personnelle, et qu’elle va bien au-delà d’une simple question de confort », admet la boutique. Le hic, c’est la maintenance de cette fonctionnalité qui exige « un travail très spécialisé ».

« Compte tenu du nombre limité de personnes qui l’utilisent, nous avons estimé qu’elle ne devait plus retarder autant d’autres améliorations importantes », se justifie l’équipe. Mieux vaut alors reporter l’installation de la version 2.0 si on utilise cette fonction. Tout n’est pas perdu pour autant : F-Droid souhaite recueillir des témoignages d’utilisateurs pour mieux comprendre dans quelles circonstances et de quelle manière ils s’en servent. Tout cela permettra de déterminer la meilleure manière de restaurer cette fonction.

Autre absente de cette nouvelle livrée, mais cette fois du côté des fonctions grand public : Nearby, qui permet à deux appareils proches de partager des apps, a été repensée pour F-Droid 2.0 mais reste encore en développement.

Si le client F-Droid n’est pas encore disponible dans la version 2.0 chez vous, on peut tout de même télécharger la version compilée et signée.

F-Droid 2.0 : nouvelle interface, installation améliorée et quelques fonctions sacrifiées

28 septembre 2026 à 05:51
Tout change en façade et sous le capot
F-Droid 2.0 : nouvelle interface, installation améliorée et quelques fonctions sacrifiées

F-Droid fait peau neuve dans une version 2.0 qui représente la mise à jour la plus importante de ces dix dernières années pour la boutique alternative d’applications Android. Elle y gagne une nouvelle vitrine ainsi qu’un système d’installation simplifié.

Ravalement de façade complet pour F-Droid. La version 2.0 de la boutique d’apps spécialisée dans les logiciels libres et open source pour Android est en cours de déploiement depuis le jeudi 24 septembre. Les composants clés ont été retravaillés et réécrits avec Kotlin, le langage devenu un standard pour le développement Android. L’interface a été conçue avec la boîte à outils Jetpack Compose, elle aussi très utilisée par les développeurs Android. Ces fondations solides permettront de livrer plus rapidement des améliorations tout au long des prochaines années.

Une interface entièrement repensée

Le changement le plus visible est donc cette toute nouvelle interface. La navigation dans la bibliothèque d’apps est désormais découpée en trois piliers qui sont autant d’onglets en bas de la boutique. « Discover » met en avant les nouvelles applications et celles qui ont été récemment mises à jour, ainsi que les plus téléchargées. Les catégories ont été fortement remaniées, elles sont plus nombreuses et spécialisées (il y en a 17 uniquement pour les jeux !). À tel point qu’il existe maintenant des catégories qui en regroupent plusieurs.

Le moteur de recherche, second pilier de F-Droid 2.0, a lui aussi été amélioré : il peut ainsi fouiller dans les descriptions, les noms des catégories ainsi que dans les traductions des contenus. Un historique récent des dernières recherches est aussi présent. De nouvelles options de filtres font leur apparition pour combiner plusieurs critères (catégories, compatibilité…).

La boutique prend toujours en charge le téléchargement des mises à jour des apps installées, cette fois de manière automatique et par défaut (il reste heureusement possible de désactiver cette option). Le geste « tirer pour rafraîchir [les dépôts] », qui sert à vérifier la présence d’une mise à jour, tire sa révérence : l’opération se réalise en effet en tâche de fond. « Le meilleur bouton de rafraîchissement est celui sur lequel on n’a jamais besoin d’appuyer », explique F-Droid. On peut toujours lancer une mise à jour « à la main » en passant par les options.

Le contrôle des téléchargements et des mises à jour a lui aussi été revu. La boutique propose des réglages granulaires pour décider quand récupérer la nouvelle version d’une application et ainsi éviter de grever son enveloppe de données.

Des installations plus proches de celles du Play Store

Outre l’interface, l’autre grand chantier de F-Droid 2.0 a concerné le téléchargement et l’installation de nouvelles applications. La boutique utilise désormais l’API de pré-approbation inaugurée dans Android 14. Avant, un magasin alternatif devait télécharger l’APK de l’app, préparer une session d’installation puis seulement à la fin Android affichait la confirmation système.

Cette API permet aux installeurs de demander l’autorisation de l’utilisateur avant de valider la session et de télécharger l’APK. F-Droid 2.0 peut maintenant demander l’accord utilisateur tout de suite après avoir touché le bouton « Installer », puis télécharger et installer ensuite en arrière-plan si l’accord a été donné. « L’installation d’applications avec F-Droid sur les appareils Android se rapproche ainsi beaucoup de l’expérience proposée par la boutique intégrée », se réjouit l’équipe – bien sûr, sur les smartphones fonctionnant sur Android 14 ou au-delà.

Cela ne résout pas pour autant la question épineuse du nouveau système de vérification d’identité du développeur qui sera mis en œuvre par Google à compter du 30 septembre au Brésil, en Indonésie, à Singapour et en Thaïlande. Le Google Play Store et les boutiques d’Honor, OPlus, Samsung, Transsion, Vivo et Xiaomi sont concernées, pas (encore) F-Droid. Mais à terme – c’est à dire à partir de 2027 et au-delà – le processus concernera toutes les sources d’installation sur les appareils Android certifiés.

F-Droid est en première ligne contre cette vérification d’identité, qui concerne aussi bien les développeurs d’apps distribuées dans le Play Store (où les dévs doivent de toute façon montrer patte blanche) que dans des boutiques alternatives.

Il reste possible d’installer des applications de développeurs non vérifiés via une procédure de « flux avancé ». Mais celle-ci nécessite beaucoup de manipulations (activation du mode développeur, confirmation que personne ne force l’utilisateur à installer l’app, redémarrage du smartphone) et surtout, une attente de 24 heures avant de pouvoir récupérer l’app.

Des fonctions de sécurité aux abonnés absents

En termes de sécurité, cette version 2.0 présente quelques régressions, notamment dans les fonctions d’urgence. L’utilisateur peut toujours camoufler l’icône de F-Droid et son nom par celui d’une banale app calculatrice, mais il suffit de la lancer pour afficher l’interface de la boutique. Auparavant, le mode camouflage de F-Droid présentait l’interface d’une vraie calculatrice.

La fonction protège contre un coup d’œil sur l’écran d’accueil, mais plus contre l’ouverture de la boutique en elle-même. « F-Droid restera visible dans la rubrique Applications des paramètres et pourra être détectée lors d’un examen approfondi de l’appareil », explique le billet de blog. « Ce changement devrait aider [les utilisateurs] à mieux comprendre les limites de cette fonctionnalité, tout en leur permettant de continuer à l’utiliser en cas de besoin », poursuit-il.

La fonction d’effacement d’apps à distance en situation d’urgence, qui pouvait par exemple s’activer via l’app Ripple, n’est pas encore disponible dans F-Droid 2.0. « Nous savons que certains utilisateurs comptent sur cette fonction pour protéger leur vie privée et leur sécurité personnelle, et qu’elle va bien au-delà d’une simple question de confort », admet la boutique. Le hic, c’est la maintenance de cette fonctionnalité qui exige « un travail très spécialisé ».

« Compte tenu du nombre limité de personnes qui l’utilisent, nous avons estimé qu’elle ne devait plus retarder autant d’autres améliorations importantes », se justifie l’équipe. Mieux vaut alors reporter l’installation de la version 2.0 si on utilise cette fonction. Tout n’est pas perdu pour autant : F-Droid souhaite recueillir des témoignages d’utilisateurs pour mieux comprendre dans quelles circonstances et de quelle manière ils s’en servent. Tout cela permettra de déterminer la meilleure manière de restaurer cette fonction.

Autre absente de cette nouvelle livrée, mais cette fois du côté des fonctions grand public : Nearby, qui permet à deux appareils proches de partager des apps, a été repensée pour F-Droid 2.0 mais reste encore en développement.

Si le client F-Droid n’est pas encore disponible dans la version 2.0 chez vous, on peut tout de même télécharger la version compilée et signée.

☕️ Le gestionnaire de tâches TMOG s’élance sur Windows et Linux

25 septembre 2026 à 13:21


En août, nous relevions la sortie d’un drôle d’oiseau : TMOG. Ce gestionnaire de tâches, semblable à ce que l’on peut trouver dans Windows 11, a été développé par Dave Plummer, ancien ingénieur chez Microsoft qui a notamment travaillé sur Windows NT 4.0. Surtout, il est l’auteur du premier gestionnaire des tâches il y a 30 ans.

La première version de son outil était dédiée à macOS. Dave Plummer estimait en effet que le moniteur d’activité du système d’Apple n’était pas digne de la plateforme. Il évoquait alors un code totalement natif, partant d’un cœur en C++ pour effectuer les mesures et d’un enrobage fait de Swift et AppKit. Dans notre prise en main, nous notions la grande fluidité de l’ensemble. Des versions Windows et Linux étaient également prévues.

Elles viennent d’être lancées, respectivement les 23 et 24 septembre. L’orientation générale de l’application n’a pas changé. Le cœur C++ reste le même, mais les technologies changent selon la plateforme utilisée, toujours dans l’idée : Win32 et Direct2D sur Windows, Qt6 sur Linux.

TMOG pour Windows

Contrairement à la bêta de l’application disponible cet été, il s’agit désormais d’une mouture 1.0.0 finale avec plusieurs traductions, dont le français. Sur les trois plateformes, l’interface est soignée et particulièrement réactive.

Trop peut-être, l’auteur ayant choisi de montrer les capacités de son application avec une fréquence de rafraîchissement élevée par défaut dans les mesures et leur rendu. TMOG peut donner une petite impression de « sapin de Noël » au premier abord, mais les options permettent de modifier finement les délais de mesures et rafraichissements. Ce point n’est pas anodin, un gestionnaire des tâches prélevant des ressources pour son fonctionnement.

TMOG pour Linux

Les fonctions proposées sont à peu près les mêmes sur les trois plateformes. Pour rappel, l’application propose plusieurs thèmes pour personnaliser les couleurs, ainsi qu’une jauge de saturation. Avec cette version 1.0, on note l’arrivée d’un « enregistreur de vol », qui permet d’enregistrer l’activité de la machine pendant un temps prédéfini. Cette fonction est cependant réservée à la licence Pro.

Dans sa forme gratuite en effet, TMOG fournit globalement les mêmes fonctions que pendant la bêta. Mais dans la colonne latérale, on trouve maintenant une section « PRO » avec plusieurs nouveaux onglets : Puissance et fréquence, Enregistreur de vol, Connexions, Apps installées, Pilotes, Espace disque et Benchmarks. La licence Pro est vendue 39,95 dollars « à vie », donc sans abonnement. Les versions gratuites peuvent être téléchargées depuis le site officiel.

☕️ Le gestionnaire de tâches TMOG s’élance sur Windows et Linux

25 septembre 2026 à 13:21


En août, nous relevions la sortie d’un drôle d’oiseau : TMOG. Ce gestionnaire de tâches, semblable à ce que l’on peut trouver dans Windows 11, a été développé par Dave Plummer, ancien ingénieur chez Microsoft qui a notamment travaillé sur Windows NT 4.0. Surtout, il est l’auteur du premier gestionnaire des tâches il y a 30 ans.

La première version de son outil était dédiée à macOS. Dave Plummer estimait en effet que le moniteur d’activité du système d’Apple n’était pas digne de la plateforme. Il évoquait alors un code totalement natif, partant d’un cœur en C++ pour effectuer les mesures et d’un enrobage fait de Swift et AppKit. Dans notre prise en main, nous notions la grande fluidité de l’ensemble. Des versions Windows et Linux étaient également prévues.

Elles viennent d’être lancées, respectivement les 23 et 24 septembre. L’orientation générale de l’application n’a pas changé. Le cœur C++ reste le même, mais les technologies changent selon la plateforme utilisée, toujours dans l’idée : Win32 et Direct2D sur Windows, Qt6 sur Linux.

TMOG pour Windows

Contrairement à la bêta de l’application disponible cet été, il s’agit désormais d’une mouture 1.0.0 finale avec plusieurs traductions, dont le français. Sur les trois plateformes, l’interface est soignée et particulièrement réactive.

Trop peut-être, l’auteur ayant choisi de montrer les capacités de son application avec une fréquence de rafraîchissement élevée par défaut dans les mesures et leur rendu. TMOG peut donner une petite impression de « sapin de Noël » au premier abord, mais les options permettent de modifier finement les délais de mesures et rafraichissements. Ce point n’est pas anodin, un gestionnaire des tâches prélevant des ressources pour son fonctionnement.

TMOG pour Linux

Les fonctions proposées sont à peu près les mêmes sur les trois plateformes. Pour rappel, l’application propose plusieurs thèmes pour personnaliser les couleurs, ainsi qu’une jauge de saturation. Avec cette version 1.0, on note l’arrivée d’un « enregistreur de vol », qui permet d’enregistrer l’activité de la machine pendant un temps prédéfini. Cette fonction est cependant réservée à la licence Pro.

Dans sa forme gratuite en effet, TMOG fournit globalement les mêmes fonctions que pendant la bêta. Mais dans la colonne latérale, on trouve maintenant une section « PRO » avec plusieurs nouveaux onglets : Puissance et fréquence, Enregistreur de vol, Connexions, Apps installées, Pilotes, Espace disque et Benchmarks. La licence Pro est vendue 39,95 dollars « à vie », donc sans abonnement. Les versions gratuites peuvent être téléchargées depuis le site officiel.

☕️ Ubuntu 26.10 : du retard pour la bêta et un « snapping » à la Windows 11

25 septembre 2026 à 12:59


La bêta publique d’Ubuntu 26.10, alias Stonking Stingray, devait arriver le 24 septembre. Elle a finalement été reportée au 1ᵉʳ octobre, comme l’indique le développeur Matthieu Clemenceau de Canonical : « En raison de problèmes d’infrastructure imprévus, la bêta Ubuntu 26.10 Stonking Stingray sera retardée d’une semaine et est désormais prévue pour le 1er octobre ».

Les personnes intéressées par la nouvelle version de la distribution devront donc prendre encore un peu leur mal en patience, à moins de passer par les versions intérimaires de développement (snapshots), un peu plus « brutes ». Étonnamment, Matthieu Clemenceau indique que la date de la sortie finale ne change pas et reste fixée au 15 octobre. Ce qui signifie à peine deux semaines pour tester les nouveautés d’Ubuntu 26.10.

Or, ces nouveautés sont nombreuses, avec des implications techniques parfois importantes. Canonical a par exemple décidé très récemment de lâcher le noyau Linux 7.2 au profit de la version 7.3, qui n’est pas encore finalisée. Outre l’utilisation de GNOME 51 (qui, lui, est finalisé), Stonking Stingray boucle aussi le passage à Rust pour ses Coreutils. On se souvient qu’Ubuntu 25.10 avait introduit les premiers outils en Rust il y a un an, en commençant par sudo-rs. La transition s’achèvera ainsi avec les outils cp, mv et rm.

Nos confrères d’OMGUbuntu ont également découvert un ajout de dernière minute dans les fonctions liées à l’interface : l’outil de « tiling » affiche une zone de dépôt quand on accroche une fenêtre et qu’on la déplace. Cette zone s’affiche en haut de l’écran et propose plusieurs modèles.

Cet outil, largement repris de Windows 11, permet d’organiser rapidement plusieurs fenêtres selon des dispositions déjà établies. Si on lâche par exemple une fenêtre dans la grille composée de quatre éléments disposés en carré, Ubuntu propose automatiquement de compléter la formation en choisissant des fenêtres supplémentaires.

Ce fonctionnement vient compléter celui existant depuis 2023 et qui ne disparait pas pour autant : on peut déplacer une fenêtre vers un bord ou un coin de l’écran pour lui faire adopter rapidement la forme voulue. Un fonctionnement là aussi popularisé par Windows et repris depuis dans d’autres systèmes, notamment macOS.

Nos confrères notent cependant qu’il y a pour l’instant un grand absent : contrairement à Windows 11, Ubuntu 26.10 n’a pas encore de réglage permettant de désactiver la zone de dépôt en haut de l’écran. On peut s’attendre à ce qu’une telle option apparaisse, car son affichage obligatoire pourrait faire grincer quelques dents. OMGUbuntu observe quand même que l’on peut accéder à cette option, à condition de passer par un outil tiers comme Extensions Manager. Le site regrette également que les dispositions proposées se contentent de deux colonnes.

☕️ Ubuntu 26.10 : du retard pour la bêta et un « snapping » à la Windows 11

25 septembre 2026 à 12:59


La bêta publique d’Ubuntu 26.10, alias Stonking Stingray, devait arriver le 24 septembre. Elle a finalement été reportée au 1ᵉʳ octobre, comme l’indique le développeur Matthieu Clemenceau de Canonical : « En raison de problèmes d’infrastructure imprévus, la bêta Ubuntu 26.10 Stonking Stingray sera retardée d’une semaine et est désormais prévue pour le 1er octobre ».

Les personnes intéressées par la nouvelle version de la distribution devront donc prendre encore un peu leur mal en patience, à moins de passer par les versions intérimaires de développement (snapshots), un peu plus « brutes ». Étonnamment, Matthieu Clemenceau indique que la date de la sortie finale ne change pas et reste fixée au 15 octobre. Ce qui signifie à peine deux semaines pour tester les nouveautés d’Ubuntu 26.10.

Or, ces nouveautés sont nombreuses, avec des implications techniques parfois importantes. Canonical a par exemple décidé très récemment de lâcher le noyau Linux 7.2 au profit de la version 7.3, qui n’est pas encore finalisée. Outre l’utilisation de GNOME 51 (qui, lui, est finalisé), Stonking Stingray boucle aussi le passage à Rust pour ses Coreutils. On se souvient qu’Ubuntu 25.10 avait introduit les premiers outils en Rust il y a un an, en commençant par sudo-rs. La transition s’achèvera ainsi avec les outils cp, mv et rm.

Nos confrères d’OMGUbuntu ont également découvert un ajout de dernière minute dans les fonctions liées à l’interface : l’outil de « tiling » affiche une zone de dépôt quand on accroche une fenêtre et qu’on la déplace. Cette zone s’affiche en haut de l’écran et propose plusieurs modèles.

Cet outil, largement repris de Windows 11, permet d’organiser rapidement plusieurs fenêtres selon des dispositions déjà établies. Si on lâche par exemple une fenêtre dans la grille composée de quatre éléments disposés en carré, Ubuntu propose automatiquement de compléter la formation en choisissant des fenêtres supplémentaires.

Ce fonctionnement vient compléter celui existant depuis 2023 et qui ne disparait pas pour autant : on peut déplacer une fenêtre vers un bord ou un coin de l’écran pour lui faire adopter rapidement la forme voulue. Un fonctionnement là aussi popularisé par Windows et repris depuis dans d’autres systèmes, notamment macOS.

Nos confrères notent cependant qu’il y a pour l’instant un grand absent : contrairement à Windows 11, Ubuntu 26.10 n’a pas encore de réglage permettant de désactiver la zone de dépôt en haut de l’écran. On peut s’attendre à ce qu’une telle option apparaisse, car son affichage obligatoire pourrait faire grincer quelques dents. OMGUbuntu observe quand même que l’on peut accéder à cette option, à condition de passer par un outil tiers comme Extensions Manager. Le site regrette également que les dispositions proposées se contentent de deux colonnes.

Dis Next, c’est quoi un paquet reproductible ?

24 septembre 2026 à 13:03
Determinism is sexy
Dis Next, c’est quoi un paquet reproductible ?

Dans le domaine du libre, particulièrement des distributions Linux, la notion de « paquets reproductibles » est souvent présente. De quoi parle-t-on ? À quoi ça sert ? Quels sont les avantages, les limites ? On vous explique, en toute simplicité.

Vous venez d’installer un système Linux. Vous savez que tout le code (pour simplifier) est libre et open source. Soudain, une question vous assaille : comment être sûr que ce que vous venez d’installer correspond bien à ce code ?

Il s’agit autant d’une question de confiance envers l’éditeur ou la communauté concerné que de sécurité. On trouve depuis longtemps par exemple des empreintes cryptographiques (SHA-256 par exemple), qui permettent de comparer un téléchargement à la version présente sur le site. En comparant les deux empreintes, on peut s’assurer de la correspondance. Le site vous dit « L’empreinte de ce fichier est XYZ », vous permettant de vérifier que ce que vous avez récupéré est bien la même chose.

Toutefois, cette méthode ne dit rien de la manière dont ce fichier a été produit. Quand on télécharge une application par exemple, on ne sait rien de ce qui s’est passé avant sa mise à disposition. Et si le serveur de compilation avait été compromis ? Si des pirates se sont emparés d’une partie de l’infrastructure, les fichiers produits peuvent être compromis. La comparaison de l’empreinte ne sera alors d’aucun secours.

C’est quoi la reproductibilité ?

Pour avancer dans la vérification, on veut aller plus loin. Dans le monde du libre, on part du principe que n’importe qui peut regarder le code. En revanche, dans l’immense majorité des cas, les utilisateurs récupèrent des binaires, c’est-à-dire des versions compilées, prêtes à l’emploi. Un exemple classique est le noyau Linux : tout le monde peut voir ses sources, mais dans l’utilisation quotidienne, on se contente de récupérer les nouvelles versions via les mises à jour du système sous forme binaire, livrées sous forme de paquets.


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☕️ Ubuntu : un noyau toutes les deux semaines pour suivre la cadence des correctifs

24 septembre 2026 à 11:12


Dans le schéma actuel d’Ubuntu, estampillé « 4/2 », les nouveaux noyaux sont fournis toutes les quatre semaines. C’est le cycle stable classique, en place depuis 2023. À mi-chemin, donc deux semaines après la dernière publication ordinaire, il peut y avoir une publication d’urgence quand la situation l’exige.

Ce rythme va changer. Dans un billet publié ce 23 septembre, Canonical indique qu’Ubuntu va basculer sur un rythme unifié de deux semaines. Durant la première semaine, les développeurs prépareront les patchs et builds pour les mettre à disposition des testeurs. Durant la seconde, les tests et certifications seront terminés et le nouveau noyau sera envoyé en tant que mise à jour. Pour les plus aventureux, il sera possible d’activer la récupération automatique toutes les semaines.

Source : Canonical

Pourquoi un tel changement ? Pour les mêmes raisons que dans les changements annoncés dans les rythmes de Chrome ou Firefox : tenir compte du déluge de corrections entrainé par l’utilisation des LLM dans la recherche de failles. On voit depuis plusieurs mois une explosion des correctifs, par exemple chez Mozilla (qui a bénéficié de Mythos 5 d’Anthropic, via Glasswing), ou encore chez Microsoft et son infrastructure Perception.

Canonical mentionne très clairement dans son billet qu’il s’agit de s’adapter. La préparation des nouveaux noyaux se transforme en chaudron : les correctifs sont intégrés en continu, puis l’arbre des modifications est figé à une date fixe, les compilations étant alors envoyées dans un dépôt dédié, nommé « -proposed ». Quand un noyau entre dans sa phase finale, le suivant est déjà en préparation.

Selon Canonical, il est impossible de publier plus vite des noyaux tout en testant à fond chaque version candidate. Pour les plus exigeants, il sera donc possible de lancer leurs propres tests de validation depuis le nouveau dépôt, qui sera mis à jour chaque semaine.

La politique sur les mesures d’atténuation ne changera pas en revanche. Pendant la préparation d’un correctif, Canonical continuera de travailler sur ces mesures. Quand rien de spécifique ne sera possible, l’éditeur renverra simplement vers des mesures plus générales de durcissement. Canonical se fixe un objectif de remettre un système dans un état « défendable » en 24 à 48 heures.

Il faut dire que les chiffres donnent raison à l’entreprise. Fin août, Greg Kroah-Hartman, mainteneur principal du noyau, relevait qu’une version du noyau corrigeait en moyenne 500 vulnérabilités (CVE) entre les moutures 6.9 et 6.19. Mais la version 7.0 en a corrigé plus de 1 000 et la 7.2 a dépassé les 1 500. À ce rythme, le noyau 7.3 pourrait passer la barre des 2 000.

☕️ Ubuntu : un noyau toutes les deux semaines pour suivre la cadence des correctifs

24 septembre 2026 à 11:12


Dans le schéma actuel d’Ubuntu, estampillé « 4/2 », les nouveaux noyaux sont fournis toutes les quatre semaines. C’est le cycle stable classique, en place depuis 2023. À mi-chemin, donc deux semaines après la dernière publication ordinaire, il peut y avoir une publication d’urgence quand la situation l’exige.

Ce rythme va changer. Dans un billet publié ce 23 septembre, Canonical indique qu’Ubuntu va basculer sur un rythme unifié de deux semaines. Durant la première semaine, les développeurs prépareront les patchs et builds pour les mettre à disposition des testeurs. Durant la seconde, les tests et certifications seront terminés et le nouveau noyau sera envoyé en tant que mise à jour. Pour les plus aventureux, il sera possible d’activer la récupération automatique toutes les semaines.

Source : Canonical

Pourquoi un tel changement ? Pour les mêmes raisons que dans les changements annoncés dans les rythmes de Chrome ou Firefox : tenir compte du déluge de corrections entrainé par l’utilisation des LLM dans la recherche de failles. On voit depuis plusieurs mois une explosion des correctifs, par exemple chez Mozilla (qui a bénéficié de Mythos 5 d’Anthropic, via Glasswing), ou encore chez Microsoft et son infrastructure Perception.

Canonical mentionne très clairement dans son billet qu’il s’agit de s’adapter. La préparation des nouveaux noyaux se transforme en chaudron : les correctifs sont intégrés en continu, puis l’arbre des modifications est figé à une date fixe, les compilations étant alors envoyées dans un dépôt dédié, nommé « -proposed ». Quand un noyau entre dans sa phase finale, le suivant est déjà en préparation.

Selon Canonical, il est impossible de publier plus vite des noyaux tout en testant à fond chaque version candidate. Pour les plus exigeants, il sera donc possible de lancer leurs propres tests de validation depuis le nouveau dépôt, qui sera mis à jour chaque semaine.

La politique sur les mesures d’atténuation ne changera pas en revanche. Pendant la préparation d’un correctif, Canonical continuera de travailler sur ces mesures. Quand rien de spécifique ne sera possible, l’éditeur renverra simplement vers des mesures plus générales de durcissement. Canonical se fixe un objectif de remettre un système dans un état « défendable » en 24 à 48 heures.

Il faut dire que les chiffres donnent raison à l’entreprise. Fin août, Greg Kroah-Hartman, mainteneur principal du noyau, relevait qu’une version du noyau corrigeait en moyenne 500 vulnérabilités (CVE) entre les moutures 6.9 et 6.19. Mais la version 7.0 en a corrigé plus de 1 000 et la 7.2 a dépassé les 1 500. À ce rythme, le noyau 7.3 pourrait passer la barre des 2 000.

Qualcomm promet le support Linux pour ses puces Snapdragon X2, une préversion disponible

24 septembre 2026 à 09:11
Believe
Qualcomm promet le support Linux pour ses puces Snapdragon X2, une préversion disponible

En plus des annonces autour de ses produits, Qualcomm a annoncé des progrès à venir sur la prise en charge de ses puces Snapdragon X2 par Linux. Le constructeur l’assure, le support de Linux fait désormais partie de ses plans, avec des étapes majeures au cours des prochains mois.

Qualcomm l’affirme : les développeurs réclamaient depuis longtemps le support de Linux sur les puces Snapdragon, ils ont été entendus. À partir de la série X2, que l’on trouve actuellement dans les ordinateurs Copilot+ (donc avec Windows 11 Arm), Linux fait désormais partie des plateformes à prendre en charge, au même titre que le système de Microsoft. Le constructeur ajoute que le travail a commencé dès la présentation des puces X2 en 2025.

Tout irait très vite, avec une prise en charge de Debian avant la fin de l’année, puis une certification Ubuntu tablant sur le premier semestre 2027, en partenariat avec Canonical. En outre, des constructeurs comme HP, ASUS et HUMAIN ont annoncé travailler sur des offres adaptées. Par exemple, ASUS a indiqué que des versions Ubuntu des Zenbook A14 et A16 seront proposées. Aucune date n’a été annoncée, mais puisqu’il s’agit d’Ubuntu, il est probable qu’ils soient disponibles durant le premier semestre 2027, en même temps que la certification.

De quoi parle-t-on vraiment ?

Sur le plan technique, il existe dès maintenant une préversion pour développeurs. L’environnement de référence et de test associe Debian 13 à un noyau spécifique. Selon Qualcomm, il est assez fonctionnel pour que des développeurs contribuent, mais il faut posséder un portable X2 pour y participer.

L’entreprise indique que la priorité est l’intégration en amont (upstream) des pilotes nécessaires aux charges réelles : le NPU Hexagon via fastRPC pour l’inférence locale, et le GPU Adreno via les pilotes libres de Mesa, Freedreno, Turnip et Rusticl. « En amont » signifie une intégration dans le noyau Linux lui-même, contrairement à l’utilisation d’un noyau spécifique.

Selon XDA Developers, les éléments fournis par Qualcomm ne sont pas encore simples à utiliser, mais sont « un bon début ». Ils permettent le démarrage de Debian, le chargement du bureau et une utilisation classique. Qualcomm se sert notamment de systemd-boot pour le démarrage. Tous les fichiers nécessaires sont disponibles dans le dépôt GitHub dédié de Qualcomm.

Selon le calendrier envisagé, les modifications apparaitraient dans le noyau Linux lui-même en novembre.

Tout n’est pas rose pour autant

Il faut préciser plusieurs points importants. D’une part, comme noté par Phoronix (qui a hâte de lancer des benchmarks sur ces futures machines), une bonne part du travail est déjà en place, mais des travaux restent à mener sur la gestion de l’énergie, la gestion thermique et la fiabilité de l’ensemble. L’énergie est un facteur capital pour l’architecture Arm, qui a tendance à briller dans le domaine performances/watt.

D’autre part, même si Debian et Ubuntu sont dans la boucle, aucune annonce n’a été faite côté Red Hat et son écosystème (dont Fedora aussi). En outre, le travail lancé par Qualcomm ne concerne que les puces Snapdragon X2, rien ne sera a priori reversé sur le support de la série X1. Ce n’est pas anodin, car Qualcomm avait aussi annoncé la prise en charge en amont il y a deux ans pour ses puces X1 dans les PC, mais le support reste aujourd’hui bancal. La présence cette fois de plusieurs partenaires pourrait changer la donne.

Enfin, il reste une grande inconnue sur les microgiciels (firmwares). Certes l’inclusion dans le noyau Linux permettra à toutes les distributions de profiter de ce support, et le rôle de Mesa comme pile graphique de référence en sortira renforcé avec les pilotes Freedreno, Turnip et Rusticl. Mais les microgiciels sont indispensables pour que les différentes composantes du noyau (GPU, NPU, DSP audio, modem…) puissent fonctionner correctement.

Ces firmwares sont signés numériquement et sont propriétaires à l’heure actuelle. Or, comme Tom’s Hardware le signalait en 2024, la présence de ces microgiciels est obligatoire pour que l’ensemble fonctionne correctement. Sur le support de la première puce X, l’absence par défaut de ces fichiers avait même conduit à la désactivation dans le noyau Linux de la partie GPU.

Tout dépend en fait des constructeurs, et non de Qualcomm seul. Toutefois, l’engagement de HP, ASUS et HUMAIN et la certification Ubuntu laissent penser que les modèles concernés auront leurs micrologiciels publiés, car une certification n’aurait guère de sens dans le cas contraire.

Pourquoi maintenant ?

Il existe plusieurs raisons qui peuvent expliquer le choix de Qualcomm. Le plus évident est de ne pas dépendre que de Windows pour écouler ses machines. L’attraction de Linux s’amplifie continuellement et la communication de Qualcomm vise clairement les développeurs. L’entreprise espère sans doute faire mouche avec des puces réputées pour leurs performances CPU et leur consommation mesurée. Avec en bonus la perspective d’ordinateurs portables capables de tenir au moins une journée de travail.

Qualcomm arriverait également sur le marché plus large des ordinateurs Arm sans Windows, largement dominé par Apple et Google. Selon la gamme de la puce et le niveau d’équipement, on pourrait ainsi voir arriver tantôt des concurrents des MacBook Pro, tantôt des concurrents des Chromebook ou des récents Googlebook.

De plus, les serveurs Arm (Graviton, Ampere, Grace, Cobalt…) sont aujourd’hui courants dans les centres de données. Un X2 sous Debian ou Ubuntu permettrait alors de compiler et de tester nativement du code pour arm64, sans émulation ni compilation croisée. L’accès au NPU sous Linux ajouterait une inférence locale peu gourmande en énergie. Rappelons quand même que Windows 11 permet d’installer WSL (Windows Subsystem for Linux) sur des machines Arm, à condition que la distribution utilisée soit elle-même compilée pour Arm.

Une bonne partie de l’éventuel succès de cette initiative dépendra cependant de la gestion de l’énergie. Qualcomm, en aplanissant le terrain, pourrait proposer une alternative viable aux MacBook, dont le support par Linux fait l’objet d’un effort communautaire, via surtout le projet Asahi.

Qualcomm promet le support Linux pour ses puces Snapdragon X2, une préversion disponible

24 septembre 2026 à 09:11
Believe
Qualcomm promet le support Linux pour ses puces Snapdragon X2, une préversion disponible

En plus des annonces autour de ses produits, Qualcomm a annoncé des progrès à venir sur la prise en charge de ses puces Snapdragon X2 par Linux. Le constructeur l’assure, le support de Linux fait désormais partie de ses plans, avec des étapes majeures au cours des prochains mois.

Qualcomm l’affirme : les développeurs réclamaient depuis longtemps le support de Linux sur les puces Snapdragon, ils ont été entendus. À partir de la série X2, que l’on trouve actuellement dans les ordinateurs Copilot+ (donc avec Windows 11 Arm), Linux fait désormais partie des plateformes à prendre en charge, au même titre que le système de Microsoft. Le constructeur ajoute que le travail a commencé dès la présentation des puces X2 en 2025.

Tout irait très vite, avec une prise en charge de Debian avant la fin de l’année, puis une certification Ubuntu tablant sur le premier semestre 2027, en partenariat avec Canonical. En outre, des constructeurs comme HP, ASUS et HUMAIN ont annoncé travailler sur des offres adaptées. Par exemple, ASUS a indiqué que des versions Ubuntu des Zenbook A14 et A16 seront proposées. Aucune date n’a été annoncée, mais puisqu’il s’agit d’Ubuntu, il est probable qu’ils soient disponibles durant le premier semestre 2027, en même temps que la certification.

De quoi parle-t-on vraiment ?

Sur le plan technique, il existe dès maintenant une préversion pour développeurs. L’environnement de référence et de test associe Debian 13 à un noyau spécifique. Selon Qualcomm, il est assez fonctionnel pour que des développeurs contribuent, mais il faut posséder un portable X2 pour y participer.

L’entreprise indique que la priorité est l’intégration en amont (upstream) des pilotes nécessaires aux charges réelles : le NPU Hexagon via fastRPC pour l’inférence locale, et le GPU Adreno via les pilotes libres de Mesa, Freedreno, Turnip et Rusticl. « En amont » signifie une intégration dans le noyau Linux lui-même, contrairement à l’utilisation d’un noyau spécifique.

Selon XDA Developers, les éléments fournis par Qualcomm ne sont pas encore simples à utiliser, mais sont « un bon début ». Ils permettent le démarrage de Debian, le chargement du bureau et une utilisation classique. Qualcomm se sert notamment de systemd-boot pour le démarrage. Tous les fichiers nécessaires sont disponibles dans le dépôt GitHub dédié de Qualcomm.

Selon le calendrier envisagé, les modifications apparaitraient dans le noyau Linux lui-même en novembre.

Tout n’est pas rose pour autant

Il faut préciser plusieurs points importants. D’une part, comme noté par Phoronix (qui a hâte de lancer des benchmarks sur ces futures machines), une bonne part du travail est déjà en place, mais des travaux restent à mener sur la gestion de l’énergie, la gestion thermique et la fiabilité de l’ensemble. L’énergie est un facteur capital pour l’architecture Arm, qui a tendance à briller dans le domaine performances/watt.

D’autre part, même si Debian et Ubuntu sont dans la boucle, aucune annonce n’a été faite côté Red Hat et son écosystème (dont Fedora aussi). En outre, le travail lancé par Qualcomm ne concerne que les puces Snapdragon X2, rien ne sera a priori reversé sur le support de la série X1. Ce n’est pas anodin, car Qualcomm avait aussi annoncé la prise en charge en amont il y a deux ans pour ses puces X1 dans les PC, mais le support reste aujourd’hui bancal. La présence cette fois de plusieurs partenaires pourrait changer la donne.

Enfin, il reste une grande inconnue sur les microgiciels (firmwares). Certes l’inclusion dans le noyau Linux permettra à toutes les distributions de profiter de ce support, et le rôle de Mesa comme pile graphique de référence en sortira renforcé avec les pilotes Freedreno, Turnip et Rusticl. Mais les microgiciels sont indispensables pour que les différentes composantes du noyau (GPU, NPU, DSP audio, modem…) puissent fonctionner correctement.

Ces firmwares sont signés numériquement et sont propriétaires à l’heure actuelle. Or, comme Tom’s Hardware le signalait en 2024, la présence de ces microgiciels est obligatoire pour que l’ensemble fonctionne correctement. Sur le support de la première puce X, l’absence par défaut de ces fichiers avait même conduit à la désactivation dans le noyau Linux de la partie GPU.

Tout dépend en fait des constructeurs, et non de Qualcomm seul. Toutefois, l’engagement de HP, ASUS et HUMAIN et la certification Ubuntu laissent penser que les modèles concernés auront leurs micrologiciels publiés, car une certification n’aurait guère de sens dans le cas contraire.

Pourquoi maintenant ?

Il existe plusieurs raisons qui peuvent expliquer le choix de Qualcomm. Le plus évident est de ne pas dépendre que de Windows pour écouler ses machines. L’attraction de Linux s’amplifie continuellement et la communication de Qualcomm vise clairement les développeurs. L’entreprise espère sans doute faire mouche avec des puces réputées pour leurs performances CPU et leur consommation mesurée. Avec en bonus la perspective d’ordinateurs portables capables de tenir au moins une journée de travail.

Qualcomm arriverait également sur le marché plus large des ordinateurs Arm sans Windows, largement dominé par Apple et Google. Selon la gamme de la puce et le niveau d’équipement, on pourrait ainsi voir arriver tantôt des concurrents des MacBook Pro, tantôt des concurrents des Chromebook ou des récents Googlebook.

De plus, les serveurs Arm (Graviton, Ampere, Grace, Cobalt…) sont aujourd’hui courants dans les centres de données. Un X2 sous Debian ou Ubuntu permettrait alors de compiler et de tester nativement du code pour arm64, sans émulation ni compilation croisée. L’accès au NPU sous Linux ajouterait une inférence locale peu gourmande en énergie. Rappelons quand même que Windows 11 permet d’installer WSL (Windows Subsystem for Linux) sur des machines Arm, à condition que la distribution utilisée soit elle-même compilée pour Arm.

Une bonne partie de l’éventuel succès de cette initiative dépendra cependant de la gestion de l’énergie. Qualcomm, en aplanissant le terrain, pourrait proposer une alternative viable aux MacBook, dont le support par Linux fait l’objet d’un effort communautaire, via surtout le projet Asahi.

☕️ Internet Explorer n’est pas tout à fait mort, mais Microsoft prépare la fin

24 septembre 2026 à 08:07


Internet Explorer, c’est comme le pansement du capitaine Haddock : on croit s’en être débarrassé, et puis finalement il est toujours là, collé au bout du doigt. Depuis belle lurette (juin 2022, pour être précis), Microsoft n’assure plus aucun support d’Explorer 11 dans Windows 10. Le logiciel en lui-même a été désactivé sur la plupart des versions du système d’exploitation en février 2023.

Le bon vieux temps (non). Image : Christiaan Colen, CC BY-SA 2.0

Mais il reste possible d’utiliser le mode IE dans Edge, qui permet à certaines organisations de continuer à utiliser des outils professionnels spécialement conçus pour Explorer : intranet, logiciels métier, pages web utilisant des technologies obsolètes, ou encore des sites qui dépendent du moteur de rendu Trident ou des paramètres de sécurité du navigateur.

Toute bonne chose ayant une fin, Microsoft a commencé à battre le rappel concernant l’arrêt du mode IE d’Edge : la fonction sera prise en charge « au moins jusqu’à la fin de l’année 2029 », selon un message publié le 16 septembre sur le centre admin de Microsoft 365, repéré par Techspot. L’éditeur explique que les entreprises qui utilisent toujours ce mode doivent « recenser leurs dépendances, évaluer les possibilités de modernisation et planifier leurs migrations suffisamment tôt pour éviter toute interruption ».

Cette date n’est pas nouvelle : le mode IE existe depuis 2019, et deux ans plus tard Microsoft annonçait son maintien au moins jusqu’à 2029. Mais il s’agit de rappeler aux admins de prévoir la bascule de leurs anciens sites web et applications qui dépendent toujours du mode IE.

« Les projets de modernisation des applications peuvent prendre plusieurs années, selon le nombre et la complexité des dépendances. Une planification anticipée permet donc de réduire le risque de perturbations ultérieures », recommande sagement Microsoft. Il y a heureusement un peu de marge avant la fin du monde. L’entreprise préviendra au moins un an à l’avance de la date ferme et définitive de l’arrêt du mode IE dans Edge. Rendez-vous en 2028 pour entendre de nouveau parler d’Internet Explorer dans nos colonnes.

☕️ Internet Explorer n’est pas tout à fait mort, mais Microsoft prépare la fin

24 septembre 2026 à 08:07


Internet Explorer, c’est comme le pansement du capitaine Haddock : on croit s’en être débarrassé, et puis finalement il est toujours là, collé au bout du doigt. Depuis belle lurette (juin 2022, pour être précis), Microsoft n’assure plus aucun support d’Explorer 11 dans Windows 10. Le logiciel en lui-même a été désactivé sur la plupart des versions du système d’exploitation en février 2023.

Le bon vieux temps (non). Image : Christiaan Colen, CC BY-SA 2.0

Mais il reste possible d’utiliser le mode IE dans Edge, qui permet à certaines organisations de continuer à utiliser des outils professionnels spécialement conçus pour Explorer : intranet, logiciels métier, pages web utilisant des technologies obsolètes, ou encore des sites qui dépendent du moteur de rendu Trident ou des paramètres de sécurité du navigateur.

Toute bonne chose ayant une fin, Microsoft a commencé à battre le rappel concernant l’arrêt du mode IE d’Edge : la fonction sera prise en charge « au moins jusqu’à la fin de l’année 2029 », selon un message publié le 16 septembre sur le centre admin de Microsoft 365, repéré par Techspot. L’éditeur explique que les entreprises qui utilisent toujours ce mode doivent « recenser leurs dépendances, évaluer les possibilités de modernisation et planifier leurs migrations suffisamment tôt pour éviter toute interruption ».

Cette date n’est pas nouvelle : le mode IE existe depuis 2019, et deux ans plus tard Microsoft annonçait son maintien au moins jusqu’à 2029. Mais il s’agit de rappeler aux admins de prévoir la bascule de leurs anciens sites web et applications qui dépendent toujours du mode IE.

« Les projets de modernisation des applications peuvent prendre plusieurs années, selon le nombre et la complexité des dépendances. Une planification anticipée permet donc de réduire le risque de perturbations ultérieures », recommande sagement Microsoft. Il y a heureusement un peu de marge avant la fin du monde. L’entreprise préviendra au moins un an à l’avance de la date ferme et définitive de l’arrêt du mode IE dans Edge. Rendez-vous en 2028 pour entendre de nouveau parler d’Internet Explorer dans nos colonnes.

Windows 11 : une mise à jour optionnelle améliore l’Explorateur et la touche Copilot

23 septembre 2026 à 08:53
En préversion-pas-pour-tout-le-monde
Windows 11 : une mise à jour optionnelle améliore l’Explorateur et la touche Copilot

La nouvelle mise à jour fonctionnelle peut être récupérée dans Windows Update. Elle contient des améliorations bienvenues, notamment pour l’Explorateur et la touche Copilot.

Microsoft propose depuis ce 22 septembre une mise à jour optionnelle (KB5124010) dans Windows 11. Elle sert à tester, pour les utilisateurs en mal d’aventure, les nouveautés fonctionnelles qui seront déployées le mois prochain avec le Patch Tuesday du 14 octobre. Pour l’installer, il faut aller dans Windows Update > Options avancées > Mises à jour facultatives.

Ces mises à jour sont devenues intéressantes depuis plusieurs mois dans le sillage de l’initiative K2. Microsoft semble en effet décidée à redorer le blason de son système, l’entreprise communiquant abondamment sur les chantiers en cours : performances, composants natifs, recul de l’IA, fluidification des usages, etc.

Vers une touche Copilot personnalisable

Parmi ces chantiers, Microsoft avait évoqué la possibilité de réaffecter la touche Copilot. Celle-ci est disponible sur un nombre croissant d’ordinateurs portables (voire fixes) vendus par les constructeurs. Sur les modèles estampillés Copilot+ (essentiellement basés sur des puces Snapdragon), elle est systématiquement présente. Actuellement, elle peut soit garder son comportement (ouvrir Copilot), soit lancer une application, soit ouvrir la recherche.

Source : Windows Latest

Avec la mise à jour, deux nouvelles possibilités font leur apparition : menu contextuel et Ctrl droit. L’arrivée de cette dernière est une bonne nouvelle, car la touche Copilot remplace souvent Ctrl droit, perturbant l’utilisation classique du clavier. Selon Windows Latest, une prochaine mise à jour devrait apporter une ligne « Ne rien faire ». On peut toujours rêver d’une future amélioration qui laisserait la possibilité d’affecter n’importe quelle action à la touche Copilot, voire une série d’actions (macro) comme sur certains claviers.

Du mieux pour l’Explorateur et le Bluetooth

La mise à jour contient plusieurs autres améliorations bienvenues. L’une des plus importantes est le retour de la prévisualisation des documents dans le panneau Aperçu de l’Explorateur. Cette fonction était inopérante à cause d’une ancienne faille dans NTLM, mais est de retour pour tous les documents non HTML. L’Explorateur reçoit d’autres bonus : mémorisation de l’état des sections dans l’onglet Accueil, miniatures améliorées pour les fichiers dans le cloud, une réorganisation de la vue Détails et la correction d’un bug qui provoquait la disparition du contenu de la barre d’adresse quand on cherchait à la modifier.

Parmi les autres ajouts, signalons aussi l’arrivée du support d’Emoji 17.0, la correction d’un problème avec les fonds d’écran qui pouvait laisser un simple fond noir, le support des panoramas de photos en fond pour les écrans multiples, ou encore l’apparition d’un réglage permettant de lancer toutes les applications en taille maximisée.

On note aussi une amélioration significative du Bluetooth, en particulier sa fiabilité via la correction de nombreux problèmes. Ce n’est pas un mal, tant le Bluetooth peut être capricieux sur le système de Microsoft.

Attention cependant si vous installez la mise à jour pour avoir ces nouveautés, car toutes ne seront pas forcément là tout de suite, y compris pour le Bluetooth. Microsoft garde cette drôle d’habitude de diffuser certaines améliorations dans le temps, avec un déploiement progressif. Certaines améliorations pourront donc mettre plusieurs jours avant d’être effectivement disponibles. Un fonctionnement pénible, d’autant qu’il affecte tout autant les préversions du système, pourtant conçues pour tester les nouveautés dans des environnements spécifiques.

Windows 11 : une mise à jour optionnelle améliore l’Explorateur et la touche Copilot

23 septembre 2026 à 08:53
En préversion-pas-pour-tout-le-monde
Windows 11 : une mise à jour optionnelle améliore l’Explorateur et la touche Copilot

La nouvelle mise à jour fonctionnelle peut être récupérée dans Windows Update. Elle contient des améliorations bienvenues, notamment pour l’Explorateur et la touche Copilot.

Microsoft propose depuis ce 22 septembre une mise à jour optionnelle (KB5124010) dans Windows 11. Elle sert à tester, pour les utilisateurs en mal d’aventure, les nouveautés fonctionnelles qui seront déployées le mois prochain avec le Patch Tuesday du 14 octobre. Pour l’installer, il faut aller dans Windows Update > Options avancées > Mises à jour facultatives.

Ces mises à jour sont devenues intéressantes depuis plusieurs mois dans le sillage de l’initiative K2. Microsoft semble en effet décidée à redorer le blason de son système, l’entreprise communiquant abondamment sur les chantiers en cours : performances, composants natifs, recul de l’IA, fluidification des usages, etc.

Vers une touche Copilot personnalisable

Parmi ces chantiers, Microsoft avait évoqué la possibilité de réaffecter la touche Copilot. Celle-ci est disponible sur un nombre croissant d’ordinateurs portables (voire fixes) vendus par les constructeurs. Sur les modèles estampillés Copilot+ (essentiellement basés sur des puces Snapdragon), elle est systématiquement présente. Actuellement, elle peut soit garder son comportement (ouvrir Copilot), soit lancer une application, soit ouvrir la recherche.

Source : Windows Latest

Avec la mise à jour, deux nouvelles possibilités font leur apparition : menu contextuel et Ctrl droit. L’arrivée de cette dernière est une bonne nouvelle, car la touche Copilot remplace souvent Ctrl droit, perturbant l’utilisation classique du clavier. Selon Windows Latest, une prochaine mise à jour devrait apporter une ligne « Ne rien faire ». On peut toujours rêver d’une future amélioration qui laisserait la possibilité d’affecter n’importe quelle action à la touche Copilot, voire une série d’actions (macro) comme sur certains claviers.

Du mieux pour l’Explorateur et le Bluetooth

La mise à jour contient plusieurs autres améliorations bienvenues. L’une des plus importantes est le retour de la prévisualisation des documents dans le panneau Aperçu de l’Explorateur. Cette fonction était inopérante à cause d’une ancienne faille dans NTLM, mais est de retour pour tous les documents non HTML. L’Explorateur reçoit d’autres bonus : mémorisation de l’état des sections dans l’onglet Accueil, miniatures améliorées pour les fichiers dans le cloud, une réorganisation de la vue Détails et la correction d’un bug qui provoquait la disparition du contenu de la barre d’adresse quand on cherchait à la modifier.

Parmi les autres ajouts, signalons aussi l’arrivée du support d’Emoji 17.0, la correction d’un problème avec les fonds d’écran qui pouvait laisser un simple fond noir, le support des panoramas de photos en fond pour les écrans multiples, ou encore l’apparition d’un réglage permettant de lancer toutes les applications en taille maximisée.

On note aussi une amélioration significative du Bluetooth, en particulier sa fiabilité via la correction de nombreux problèmes. Ce n’est pas un mal, tant le Bluetooth peut être capricieux sur le système de Microsoft.

Attention cependant si vous installez la mise à jour pour avoir ces nouveautés, car toutes ne seront pas forcément là tout de suite, y compris pour le Bluetooth. Microsoft garde cette drôle d’habitude de diffuser certaines améliorations dans le temps, avec un déploiement progressif. Certaines améliorations pourront donc mettre plusieurs jours avant d’être effectivement disponibles. Un fonctionnement pénible, d’autant qu’il affecte tout autant les préversions du système, pourtant conçues pour tester les nouveautés dans des environnements spécifiques.

☕️ Linux Mint 23 renforcera sa suite d’applications avec un calendrier et une liseuse

18 septembre 2026 à 07:47


Dans un billet, le développeur principal de Linux Mint, Clément Lefebvre, annonce plusieurs nouveautés, dont la création d’un site dédié aux XApp. Ces dernières sont initialement les applications prévues pour Linux Mint, en reprenant une organisation et une esthétique communes. Le projet a évolué au-delà de Mint depuis et la suite application a maintenant son propre site pour en présenter les tenants et aboutissants.

Le développeur évoque ensuite les changements dans ces applications. À commencer par Thingy (Bibliothèque), qui avait bien besoin d’un nouveau design. L’outil, qui sert à réunir les documents de l’utilisateur au même endroit, change de présentation. Elle troque la répartition par application pour un tri par type de fichiers. « Peu importe désormais quelles applications sont installées ni quels formats elles supportent », précise Clément Lefebvre. L’application dispose également d’une barre latérale fournissant des catégories personnalisables.

Source : Linux Mint

Xepub est de son côté une liseuse destinée aux fichiers EPUB. Selon le développeur, l’expérience de lecture est faite pour ressembler à une liseuse Kindle ou Kobo. À ceci près que cette lecture se fera sur un écran classique, plus fatiguant pour les yeux qu’un appareil e-ink. L’application permettra la navigation entre chapitres, la recherche dans le contenu, l’ajout de favoris, la reprise à l’endroit précédent, ou encore un accès à la recherche via clic droit sur un mot sélectionné.

Clockenstein, lui, va remplacer le vieillissant Calendrier présent dans l’application, qui provient d’une ère GNOME avant la grande bascule vers GTK4. La nouvelle application gardera le nom « Calendrier » dans Linux Mint et veut afficher plus clairement l’état des données. L’un des objectifs est de faire comprendre quand un calendrier en ligne n’est pas disponible. L’application affichera ainsi les évènements liés en lecture seule. Elle dispose également de son propre service (daemon) et de son propre agent de notification, qui fonctionnent donc même quand l’application est fermée. Les autres applications pourront communiquer avec le nouveau Calendrier via de nouvelles API.

Source : Linux Mint

Ces nouveautés sont en préparation pour Linux Mint 23. Cette version du système est attendue pour la fin de l’année et constituera un saut technique important. La distribution ne se base en effet que sur les moutures LTS d’Ubuntu. Linux Mint 23 ainsi sera la première version à prendre appui sur Ubuntu 26.04, sortie plus tôt dans l’année.

☕️ Linux Mint 23 renforcera sa suite d’applications avec un calendrier et une liseuse

18 septembre 2026 à 07:47


Dans un billet, le développeur principal de Linux Mint, Clément Lefebvre, annonce plusieurs nouveautés, dont la création d’un site dédié aux XApp. Ces dernières sont initialement les applications prévues pour Linux Mint, en reprenant une organisation et une esthétique communes. Le projet a évolué au-delà de Mint depuis et la suite application a maintenant son propre site pour en présenter les tenants et aboutissants.

Le développeur évoque ensuite les changements dans ces applications. À commencer par Thingy (Bibliothèque), qui avait bien besoin d’un nouveau design. L’outil, qui sert à réunir les documents de l’utilisateur au même endroit, change de présentation. Elle troque la répartition par application pour un tri par type de fichiers. « Peu importe désormais quelles applications sont installées ni quels formats elles supportent », précise Clément Lefebvre. L’application dispose également d’une barre latérale fournissant des catégories personnalisables.

Source : Linux Mint

Xepub est de son côté une liseuse destinée aux fichiers EPUB. Selon le développeur, l’expérience de lecture est faite pour ressembler à une liseuse Kindle ou Kobo. À ceci près que cette lecture se fera sur un écran classique, plus fatiguant pour les yeux qu’un appareil e-ink. L’application permettra la navigation entre chapitres, la recherche dans le contenu, l’ajout de favoris, la reprise à l’endroit précédent, ou encore un accès à la recherche via clic droit sur un mot sélectionné.

Clockenstein, lui, va remplacer le vieillissant Calendrier présent dans l’application, qui provient d’une ère GNOME avant la grande bascule vers GTK4. La nouvelle application gardera le nom « Calendrier » dans Linux Mint et veut afficher plus clairement l’état des données. L’un des objectifs est de faire comprendre quand un calendrier en ligne n’est pas disponible. L’application affichera ainsi les évènements liés en lecture seule. Elle dispose également de son propre service (daemon) et de son propre agent de notification, qui fonctionnent donc même quand l’application est fermée. Les autres applications pourront communiquer avec le nouveau Calendrier via de nouvelles API.

Source : Linux Mint

Ces nouveautés sont en préparation pour Linux Mint 23. Cette version du système est attendue pour la fin de l’année et constituera un saut technique important. La distribution ne se base en effet que sur les moutures LTS d’Ubuntu. Linux Mint 23 ainsi sera la première version à prendre appui sur Ubuntu 26.04, sortie plus tôt dans l’année.

☕️ GNOME 51 gagne en fluidité et en fonctionnalités

17 septembre 2026 à 13:43


La fondation GNOME a bouclé dans les temps le chantier de la version 51 de son environnement de bureau, livrée et annoncée mercredi 16 septembre. Six mois après la sortie de GNOME 50, qui signait l’abandon de X11 au profit de Wayland, GNOME 51 mêle améliorations de performances et nouvelles fonctionnalités.

Côté performances, l’équipe du projet indique avoir amélioré l’ordonnancement des animations au niveau de Mutter, le gestionnaire de fenêtres et compositeur graphique. Ces optimisations devraient se traduire par une fluidité accrue au niveau de la manipulation des fenêtres sur le bureau, y compris lorsque le système fait l’objet d’une charge importante. L’interface gagne également des curseurs en SVG, qui devraient donc rester nets, quelle que soit la résolution de l’écran.

GNOME 51 promet également une capture d’écran plus rapide, grâce à la réduction du nombre de copies de buffer entre la mémoire vidéo et l’outil d’enregistrement. L’environnement est désormais allégé des anciennes interfaces de pilotes NVIDIA, et sait désormais mémoriser la luminosité de l’écran d’un redémarrage à l’autre.

Sur les appareils portables, GNOME 51 sait maintenant gérer la rotation automatique de l’écran (via accéléromètre) et désactiver automatiquement le pavé tactile lorsqu’une souris est branchée. L’environnement profite aussi d’une nouvelle interface pour la gestion des empreintes digitales.

Sous le capot, la nouvelle version rend la recherche de domaine DNS accessible au niveau de l’interface graphique. Elle supprime la prise en charge du vénérable WEP pour la sécurité des réseaux Wi-Fi (déprécié depuis longtemps au profit du WPA). Elle introduit par ailleurs le support des sockets systemd, pour n’activer le service SSH qu’à la demande, et la prise en charge de Kerberos pour la connexion à une machine distante.

L’application Cartes offre une intégration nettement plus poussée des transports en commun – Fondation GNOME

Du côté des applications, Cartes gagne la possibilité de télécharger des plans par zone pour une consultation hors-ligne, ainsi que l’intégration des transports en commun avec infos en temps réel (dans les villes prises en charge). Le gestionnaire de fichiers s’enrichit d’un compteur indiquant le nombre d’éléments déplacés en cas de glisser-déposer, d’un affichage plus explicite de l’état (lecture seule par exemple), et d’une réactivité accrue.

Le navigateur profite quant à lui d’un raccourci permettant de copier l’URL de la page ouverte sans sélectionner la barre d’adresses (Ctrl+Shift+C), et d’un nouveau générateur de mots de passe forts, tandis que Papers sait maintenant gérer les signatures manuelles au niveau d’un PDF. L’interface de l’outil de prévisualisation Sushi (mis en œuvre en pressant Espace après sélection d’un fichier) a fait l’objet d’une refonte complète (sous GTK 4 et libadwaita). Elle est maintenant harmonisée avec le reste de l’environnement.

GNOME 51 introduit enfin quelques nouveaux logiciels : Bobby (navigateur SQLite), Tally (création de compteurs), et Bazaar (nouveau magasin d’applis Flatpak/Flathub). Comme à chaque nouvelle version, un nouveau fond d’écran par défaut est également de la partie.

GNOME 51 est surnommée A Coruña (La Corogne), en référence à la ville espagnole où s’est tenue la dernière édition de l’événement communautaire dédié. Cette nouvelle version fera son chemin dans les prochaines semaines vers les distributions Linux courantes, à l’image de Fedora 45, dont la bêta a également été publiée cette semaine.

☕️ GNOME 51 gagne en fluidité et en fonctionnalités

17 septembre 2026 à 13:43


La fondation GNOME a bouclé dans les temps le chantier de la version 51 de son environnement de bureau, livrée et annoncée mercredi 16 septembre. Six mois après la sortie de GNOME 50, qui signait l’abandon de X11 au profit de Wayland, GNOME 51 mêle améliorations de performances et nouvelles fonctionnalités.

Côté performances, l’équipe du projet indique avoir amélioré l’ordonnancement des animations au niveau de Mutter, le gestionnaire de fenêtres et compositeur graphique. Ces optimisations devraient se traduire par une fluidité accrue au niveau de la manipulation des fenêtres sur le bureau, y compris lorsque le système fait l’objet d’une charge importante. L’interface gagne également des curseurs en SVG, qui devraient donc rester nets, quelle que soit la résolution de l’écran.

GNOME 51 promet également une capture d’écran plus rapide, grâce à la réduction du nombre de copies de buffer entre la mémoire vidéo et l’outil d’enregistrement. L’environnement est désormais allégé des anciennes interfaces de pilotes NVIDIA, et sait désormais mémoriser la luminosité de l’écran d’un redémarrage à l’autre.

Sur les appareils portables, GNOME 51 sait maintenant gérer la rotation automatique de l’écran (via accéléromètre) et désactiver automatiquement le pavé tactile lorsqu’une souris est branchée. L’environnement profite aussi d’une nouvelle interface pour la gestion des empreintes digitales.

Sous le capot, la nouvelle version rend la recherche de domaine DNS accessible au niveau de l’interface graphique. Elle supprime la prise en charge du vénérable WEP pour la sécurité des réseaux Wi-Fi (déprécié depuis longtemps au profit du WPA). Elle introduit par ailleurs le support des sockets systemd, pour n’activer le service SSH qu’à la demande, et la prise en charge de Kerberos pour la connexion à une machine distante.

L’application Cartes offre une intégration nettement plus poussée des transports en commun – Fondation GNOME

Du côté des applications, Cartes gagne la possibilité de télécharger des plans par zone pour une consultation hors-ligne, ainsi que l’intégration des transports en commun avec infos en temps réel (dans les villes prises en charge). Le gestionnaire de fichiers s’enrichit d’un compteur indiquant le nombre d’éléments déplacés en cas de glisser-déposer, d’un affichage plus explicite de l’état (lecture seule par exemple), et d’une réactivité accrue.

Le navigateur profite quant à lui d’un raccourci permettant de copier l’URL de la page ouverte sans sélectionner la barre d’adresses (Ctrl+Shift+C), et d’un nouveau générateur de mots de passe forts, tandis que Papers sait maintenant gérer les signatures manuelles au niveau d’un PDF. L’interface de l’outil de prévisualisation Sushi (mis en œuvre en pressant Espace après sélection d’un fichier) a fait l’objet d’une refonte complète (sous GTK 4 et libadwaita). Elle est maintenant harmonisée avec le reste de l’environnement.

GNOME 51 introduit enfin quelques nouveaux logiciels : Bobby (navigateur SQLite), Tally (création de compteurs), et Bazaar (nouveau magasin d’applis Flatpak/Flathub). Comme à chaque nouvelle version, un nouveau fond d’écran par défaut est également de la partie.

GNOME 51 est surnommée A Coruña (La Corogne), en référence à la ville espagnole où s’est tenue la dernière édition de l’événement communautaire dédié. Cette nouvelle version fera son chemin dans les prochaines semaines vers les distributions Linux courantes, à l’image de Fedora 45, dont la bêta a également été publiée cette semaine.

Le dernier Patch Tuesday de Microsoft crée des problèmes, l’IA en faute ?

17 septembre 2026 à 12:07
Plus de corrections, plus de régressions ?
Le dernier Patch Tuesday de Microsoft crée des problèmes, l’IA en faute ?

Les dernières mises à jour de sécurité avaient une ampleur jamais vue. Elles ont entraîné dans leur sillage bon nombre de régressions, forçant Microsoft à publier des correctifs sans attendre le mois prochain. Malgré ces réparations, d’autres problèmes restent ouverts, notamment dans Excel et Active Directory.

Le Patch Tuesday de septembre 2026 a établi un nouveau record chez Microsoft. En frôlant le millier de failles corrigées, l’éditeur a montré les résultats concrets de sa traque boostée à l’IA, notamment son harnais MDASH et son infrastructure Perception. La firme l’avait assuré : elle pouvait détecter plus de failles dans le code que n’importe qui. Des failles, elle en a trouvé à un rythme effréné depuis juin, chaque bulletin mensuel corrigeant des centaines de vulnérabilités.

Nous nous étions cependant posé la question : si la correction d’un nombre croissant implique une augmentation nette des modifications dans le code, ne risque-t-elle pas d’entrainer des régressions ? Par régressions, on entend les problèmes provoqués par ces modifications, qui font apparaitre un bug ou cassent un élément qui fonctionnait jusque-là. En clair, un effet secondaire imprévu que les tests de qualité (QA) n’ont pas détecté.

Or, le dernier Patch Tuesday a provoqué bon nombre de ces régressions.

Deux gros problèmes vite résolus

Il a fallu à Microsoft publier en urgence un correctif (KB5129195) pour rétablir plusieurs fonctions cassées. Ces publications hors cycle (hors du cycle mensuel) sont rares et réservées aux situations qui l’exigent. Le mécanisme est plus souvent utilisé pour le colmatage d’une brèche de sécurité que pour réparer des fonctions, signe que la situation dérapait.

Le 14 septembre, la mise à jour a ainsi réparé de sérieux problèmes avec les services de bureau à distance (RDS). Selon Bleeping Computer, les entreprises ont signalé des serveurs RDS qui fonctionnaient quelques heures (voire moins) avant que les connexions échouent. Les sessions existantes ne se fermaient plus correctement et, dans certains cas, seul un redémarrage forcé rétablissait le service. Le problème a été corrigé dans la mise à jour du 14 septembre. Mieux valait d’ailleurs que Microsoft s’en occupe rapidement, car certains administrateurs finissaient par désinstaller la mise à jour fautive, alors qu’elle corrigeait une faille critique (CVSS 9,8) dans RDS.

Parmi les autres problèmes corrigés, on trouve un partage inopérant de dossier vers les machines virtuelles Linux gérées par HCS. Le souci se produit quand Plan9 est utilisé sur un hôte Windows, provoquant un effet boule de neige dans plusieurs scénarios, dont le sous-système Linux (WSL) et Claude Cowork. Les machines Hyper-V classiques ne sont pas concernées si elles n’utilisent pas Plan9.

En revanche, une partie des erreurs rencontrées par les utilisateurs n’a pas encore de solution complète.

Connexions aux domaines et périphériques audio USB

L’un des bugs les plus pénibles est lié à la gestion du son dans Windows : certains périphériques audio USB deviennent inutilisables. Microsoft évoque l’absence de son, l’impossibilité de modifier le volume sur le système ainsi que des paramètres audio inaccessibles. Le problème est centré sur les fonctions multicanaux.

La mise à jour du 14 septembre ne répare que partiellement la situation. Les modes audio 8 canaux et 3D sont restaurés, mais d’autres périphériques ne fonctionnent toujours pas, relève Windows Latest. Selon nos confrères, certains microphones sont également concernés.

Autre fonction cassée le 8 septembre avec le Patch Tuesday, la perte d’approbation avec le domaine en entreprise avec des comptes protégés par Credential Guard. Le symptôme est un message d’erreur signalant que la relation de confiance a été rompue entre la machine et le domaine Active Directory.

Dans ses notes, Microsoft indique que l’origine du problème a été trouvée : depuis le Patch Tuesday, les mises à jour activent la fonction d’isolation de l’identité de la machine. « Cependant, cette fonctionnalité n’est prise en charge que pour les environnements connectés à des contrôleurs de domaine fonctionnant à un niveau fonctionnel de domaine (DFL) de Windows Server 2025 et supérieur. La fonctionnalité devrait être désactivée ailleurs », indique Microsoft.

Cette situation n’est actuellement pas résolue par une mise à jour. Elle est en revanche atténuée par une procédure consistant à désactiver l’isolation de l’identité machine, en utilisant la même méthode que pour l’activer : soit par Intune, soit par une stratégie de groupe, soit manuellement dans le registre.

Si la formulation de Microsoft laisse penser que les administrateurs sont « fautifs », plusieurs ont remonté à Bleeping Computer et IT-Connect des cas de bascule automatique sur la fonction avec la mise à jour du 8 septembre. En outre, Neowin relève que la désactivation de l’isolation après coup peut casser l’authentification et imposer de sortir puis réintégrer le poste au domaine. Ce qui explique peut-être pourquoi le problème est en statut « Mitigated » et pas « Resolved » sur la page consacrée aux problèmes.

Et le reste ?

Il ne s’agit là que des problèmes directement abordés par Microsoft. Windows Latest a dressé une liste d’autres symptômes remontés par les utilisateurs. Nos confrères expliquent ainsi avoir reçu des rapports sur des plantages continus d’Explorer.exe juste après la connexion, « laissant certains PC bloqués sur un écran noir sans bureau ou barre des tâches fonctionnelles ». Il semble que les machines concernées soient en entreprise, avec des produits comme Citrix UPM, FSLogix, Horizon ou ProfileUnity ProfileDisks sur les configurations. Un simple redémarrage d’Explorer.exe via le Gestionnaire des tâches suffirait à contourner le problème.

Autre fonction a priori cassée : l’Historique de fichiers. C’est une vieille capacité introduite par Windows 8 et qui permet la sauvegarde de plusieurs versions des fichiers vers un périphérique externe de stockage (l’opération n’est pas disponible sur le disque interne). Même si Windows 11 met largement l’accent sur le cloud (via OneDrive) et masque la fonction (on peut la trouver en écrivant « Historique » dans le menu Démarrer), Historique reste là.

Problème, la mise à jour du 8 septembre rend la fonction inexploitable. Chez une partie des utilisateurs, Historique ne parvient plus à détecter les disques externes, même quand il s’agit de ceux déjà utilisés pour la sauvegarde.

Windows Latest pointe également des bugs potentiels avec les GPU AMD. Des joueurs ont signalé des écrans noirs et des gels du système après l’installation de la mise à jour, mais toujours en dehors des jeux. Un fil sur Reddit mentionne une expiration du pilote GPU sans changement récent de ce dernier. Des configurations à base de Radeon RX 6600, RX 7700 XT, RX 7800 XT, RX 7900 GRE, RX 7900 XTX et RX 7900 XT ont été mentionnées.

On note aussi un bug gênant dans Excel : sur certaines machines, quand on copie une cellule et que l’on cherche à la coller dans une autre (dans le même tableau ou non), l’opération n’aboutit pas. Le bug semble se produire avec les séries incrémentées automatiquement quand on fait glisser l’ancrage à la souris. On peut contourner le problème en passant par la fonction Collage spécial. La désinstallation de la mise à jour n’est pas recommandée, à cause des correctifs de sécurité qu’elle contient (29 pour Excel).

Le nombre de régressions a-t-il augmenté ?

La question est délicate. En théorie, plus on intervient dans le code, plus les chances de régression augmentent. C’était vrai avant l’usage intensif des LLM, ça l’est toujours. Pour sa part, Microsoft a indiqué clairement que l’explosion du nombre de correctifs était directement imputable à son infrastructure de LLM. L’éditeur a prévenu que les mises à jour mensuelles corrigeraient ainsi un plus grand nombre de vulnérabilités. Selon Krebs on Security, Microsoft en est environ à 2 600 failles colmatées en tout depuis le début de 2026, soit le double de 2020, jusqu’ici l’année record avec ses 1 245 failles.

Cependant, Microsoft avait également précisé que les mêmes LLM servaient à augmenter les tests de régression. De fait, peut-on mettre les problèmes de cette rentrée sur le compte de cette utilisation massive ? Si l’hypothèse est « séduisante », elle n’est pas prouvée. CrowdStrike souligne par exemple qu’environ la moitié des failles corrigées le 8 septembre concernent des élévations de privilège, dont les correctifs impliquent généralement de resserrer les contrôles. Un processus pouvant effectivement engendrer des effets dans des scénarios peu ou pas testés.

En outre, les bugs engendrés par des mises à jour mensuelles n’ont rien de nouveau. En janvier 2018 par exemple, les correctifs publiés pour les failles Meltdown et Spectre rendaient certaines configurations AMD incapables de démarrer. Quatre ans plus tard, les corrections de janvier 2022 avaient créé de gros problèmes en entreprises, avec des redémarrages en boucle de contrôleurs de domaines et des volumes ReFS inaccessibles.

Si l’usage des LLM augmente mathématiquement les modifications dans le code, l’historique de Microsoft montre que ces problèmes peuvent surgir n’importe quand. Certaines mises à jour majeures, dont les versions H2 sortant à l’automne, sont connues pour créer de nombreuses incompatibilités. Contrairement aux correctifs mensuels cependant, l’entreprise ne les diffuse que petit à petit, au fur et à mesure qu’elle reçoit des signalements et écarte les PC présentant des configurations (matérielles et/ou logicielles) problématiques, jusqu’à ce que les bugs soient résolus.

On manque encore de recul pour établir des statistiques fiables. Pour l’instant, on peut simplement observer que l’historique a montré des régressions tout aussi graves avec des volumes de correctifs bien plus faibles.

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