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☕️ Firefox 157 et son interface Nova sont disponibles

29 septembre 2026 à 15:25


Firefox 157 est désormais disponible au téléchargement, y compris en mise à jour. La nouveauté la plus visible littéralement est sa nouvelle interface. Baptisée Nova, elle ambitionne de moderniser le navigateur, en tablant largement sur les arrondis et des couleurs plus vivantes.

Il s’agit d’un changement visuel, qui n’implique pas de modifications plus profondes. Mozilla a pris soin de l’expliquer à plusieurs reprises, dont une dernière fois sur les réseaux sociaux le 23 septembre. L’arrivée de Nova ne change rien aux performances et n’a pas d’impact sur les extensions, les raccourcis ou encore les menus. Nova est disponible aussi bien dans la version pour ordinateurs que dans la mouture mobile.

L’ensemble se veut plus « propre », offrant moins de distractions visuelles. Nova affecte l’apparence de tous les éléments, de la forme des onglets aux couleurs de l’ensemble, en passant par les menus, les zones de sélection et ainsi de suite. Comme on pouvait cependant le voir sur X le 23 septembre, les réactions étaient globalement peu enthousiastes.

Nova est cependant là pour rester, même si rien n’empêche Mozilla d’adapter petit à petit cette interface aux retours des utilisateurs. Il s’agit également de l’interface par défaut de Firefox, elle ne peut pas être supprimée, même si le thème peut être changé. Il n’est pas non plus possible de revenir sur l’ancienne version. Et tant pis pour les personnes qui voient dans toutes ces rondeurs des abominations visuelles. Sur ce point, Vivaldi reste loin devant avec des options de personnalisation très poussées, dont la possibilité de régler l’arrondi des angles.

L’arrivée de Nova va de pair avec le retour d’une fonction réclamée à cor et à cri : le mode compact. Un retour d’autant plus bienvenu que Nova, dans son affichage par défaut, a tendance à prendre un peu plus de place. Le mode compact réduit ainsi la taille des onglets et des barres d’outils, y compris dans la barre latérale.

En dehors de Nova, il y a peu de nouveautés majeures. On note toutefois que le navigateur sait maintenant utiliser le décodage matériel pour AV1 pour les appels WebRTC si la machine utilisée en est capable.

Enfin, Firefox 157 corrige une longue liste de vulnérabilités, dont 38 critiques.

☕️ Firefox 157 et son interface Nova sont disponibles

29 septembre 2026 à 15:25


Firefox 157 est désormais disponible au téléchargement, y compris en mise à jour. La nouveauté la plus visible littéralement est sa nouvelle interface. Baptisée Nova, elle ambitionne de moderniser le navigateur, en tablant largement sur les arrondis et des couleurs plus vivantes.

Il s’agit d’un changement visuel, qui n’implique pas de modifications plus profondes. Mozilla a pris soin de l’expliquer à plusieurs reprises, dont une dernière fois sur les réseaux sociaux le 23 septembre. L’arrivée de Nova ne change rien aux performances et n’a pas d’impact sur les extensions, les raccourcis ou encore les menus. Nova est disponible aussi bien dans la version pour ordinateurs que dans la mouture mobile.

L’ensemble se veut plus « propre », offrant moins de distractions visuelles. Nova affecte l’apparence de tous les éléments, de la forme des onglets aux couleurs de l’ensemble, en passant par les menus, les zones de sélection et ainsi de suite. Comme on pouvait cependant le voir sur X le 23 septembre, les réactions étaient globalement peu enthousiastes.

Nova est cependant là pour rester, même si rien n’empêche Mozilla d’adapter petit à petit cette interface aux retours des utilisateurs. Il s’agit également de l’interface par défaut de Firefox, elle ne peut pas être supprimée, même si le thème peut être changé. Il n’est pas non plus possible de revenir sur l’ancienne version. Et tant pis pour les personnes qui voient dans toutes ces rondeurs des abominations visuelles. Sur ce point, Vivaldi reste loin devant avec des options de personnalisation très poussées, dont la possibilité de régler l’arrondi des angles.

L’arrivée de Nova va de pair avec le retour d’une fonction réclamée à cor et à cri : le mode compact. Un retour d’autant plus bienvenu que Nova, dans son affichage par défaut, a tendance à prendre un peu plus de place. Le mode compact réduit ainsi la taille des onglets et des barres d’outils, y compris dans la barre latérale.

En dehors de Nova, il y a peu de nouveautés majeures. On note toutefois que le navigateur sait maintenant utiliser le décodage matériel pour AV1 pour les appels WebRTC si la machine utilisée en est capable.

Enfin, Firefox 157 corrige une longue liste de vulnérabilités, dont 38 critiques.

Discord : un « mode jeu » pour réduire l’empreinte CPU/GPU, mais quid de la RAM ?

29 septembre 2026 à 14:43
Pauvres barrettes
Discord : un « mode jeu » pour réduire l’empreinte CPU/GPU, mais quid de la RAM ?

Discord travaillerait sur un mode jeu pour réduire son empreinte sur le processeur et la carte graphique. Si l’information reste à confirmer, elle laisse sur le carreau la question de la mémoire vive, inévitablement associée aux applications Electron. La pression actuelle sur le marché de la RAM augmente encore l’effet grossissant.

Sur X, le compte Discord Previews a pour habitude de vendre la mèche sur les changements en préparation dans l’application, le plus souvent avec précision. Le 26 septembre, il a affirmé que Discord travaillait sur un « mode jeu ».

Le fonctionnement de ce mode serait à peu près le même que dans les systèmes d’exploitation qui en proposent aussi, notamment Windows 11 et macOS. « Une fois activé, le client Discord réduira automatiquement les animations et désactivera les effets lorsqu’il détectera qu’un jeu est en cours, libérant ainsi des ressources CPU et GPU qui pourraient aider votre jeu à tourner de manière plus fluide », indique le tweet.

Source : Discord Previews

Du CPU, du GPU, mais pas de RAM

Si cette annonce doit encore être confirmée officiellement, elle arrive dans un contexte particulier. Discord a souvent été accusée de consommer trop de mémoire, l’application étant basée sur Electron et embarquant, dans les grandes lignes, un navigateur quasi complet (Chromium) pour afficher ce dont elle a besoin, un fonctionnement qualifié de « wrapper web ». Un gros avantage bien sûr pour les développeurs : le code est pratiquement identique d’une plateforme à l’autre, permettant à Discord de proposer des clients pour tous les systèmes ou presque.

Côté utilisateur, c’est parfois une autre paire de manches. Le sujet avait atteint un pic en décembre 2025, quand un employé de Discord était venu sur Reddit pour évoquer une expérience menée par l’entreprise : le redémarrage automatique de l’application si les 4 Go de mémoire étaient atteints. Un cas rare selon l’employé, et un redémarrage n’intervenant que dans des conditions précises (inaction depuis 30 min, jamais pendant un appel, etc.), mais qui jetait une lumière crue sur la situation.

Or, le mode jeu – qui doit encore être confirmé – ne corrigerait pas ce point. Il s’attaquerait à la consommation CPU et GPU pour s’assurer que Discord ne prélève aucune ressource inutile. Mais il ne peut sans doute rien contre le fonctionnement même de la technologie Electron, souvent décriée pour cette raison.

Discord semble pourtant sérieuse sur le sujet des performances, avec certains pans de code réécrits en Rust, ou encore tout récemment le passage à la version 42 d’Electron. Cette dernière a permis de réduire l’utilisation médiane du processeur de 17 %, mais cette baisse s’est faite au prix d’une augmentation médiane de 4 % de la mémoire. Or, si le CPU et le GPU sont cruciaux pour les jeux, la quantité de mémoire disponible l’est également.

L’IA joue les trouble-fêtes

Windows Latest, qui a repris le tweet de Discord Preview, généralise ce type de constat à l’ensemble des applications Electron, notamment WhatsApp et Teams. Nos confrères pointent ces applications parce qu’elles sont fréquentes et peuvent donc fonctionner de concert sur la même machine. Ils militent pour le code natif, encourageant Discord à s’affranchir d’Electron pour une application moderne basée sur WinUI. Précisons que le code natif a beau être nettement plus léger, il demande souvent plus d’entretien, car il oblige à maintenir un plus grand nombre de spécificités pour chaque plateforme.

Cette « détestation » des applications Electron n’est pas nouvelle, mais elle prend une autre saveur à la jonction de deux trajectoires, intimement liées : la popularisation du « vibe coding » et les prix de la RAM.

On trouve depuis plusieurs mois un nombre croissant de témoignages de personnes s’étant lancées dans le développement, sans en avoir forcément les bases. L’objectif ? Répondre à un besoin spécifique ou… en finir avec les wrappers web. Sur X, l’Italien Carmine Paolino s’est par exemple fait un nom en développant Spotifast et Zapfast, des clients alternatifs pour respectivement Spotify et WhatsApp, développés en Rust et sous licence MIT.

Le problème, dans une grande partie des cas, est de pouvoir le faire avec un fonctionnement fiable, donc en passant par des API publiques. La zone est plus ou moins grise, selon le projet. Dans le cas de WhatsApp, les conditions d’utilisation interdisent ce type d’utilisation, l’entreprise se réservant le droit de bloquer les comptes qui en abuseraient.

Mais ces projets répondent à une demande autant qu’à une frustration. En juin dernier, nous relevions ainsi que la fin du client WhatsApp natif pour Windows avait laissé sa place à une application Electron, la consommation moyenne de mémoire explosant alors pour atteindre 1,2 Go, avec des pointes jusqu’à plus de 3 Go. Le mouvement était d’autant plus étonnant que l’ancienne version Windows était fluide et légère, ce qui soulignait une volonté d’économies au sein de Meta.

À l’heure où les prix de la mémoire continuent de grimper, les entreprises ne peuvent cependant plus compter sur l’accroissement « naturel » de la quantité moyenne de RAM. Parallèlement, la demande pour des applications et composants natifs augmente. Elle a notamment conduit Microsoft à faire une série d’annonces pour Windows 11 plus tôt dans l’année, l’éditeur affirmant que de gros efforts étaient en préparation dans ce sens, via son initiative K2.

Discord : un « mode jeu » pour réduire l’empreinte CPU/GPU, mais quid de la RAM ?

29 septembre 2026 à 14:43
Pauvres barrettes
Discord : un « mode jeu » pour réduire l’empreinte CPU/GPU, mais quid de la RAM ?

Discord travaillerait sur un mode jeu pour réduire son empreinte sur le processeur et la carte graphique. Si l’information reste à confirmer, elle laisse sur le carreau la question de la mémoire vive, inévitablement associée aux applications Electron. La pression actuelle sur le marché de la RAM augmente encore l’effet grossissant.

Sur X, le compte Discord Previews a pour habitude de vendre la mèche sur les changements en préparation dans l’application, le plus souvent avec précision. Le 26 septembre, il a affirmé que Discord travaillait sur un « mode jeu ».

Le fonctionnement de ce mode serait à peu près le même que dans les systèmes d’exploitation qui en proposent aussi, notamment Windows 11 et macOS. « Une fois activé, le client Discord réduira automatiquement les animations et désactivera les effets lorsqu’il détectera qu’un jeu est en cours, libérant ainsi des ressources CPU et GPU qui pourraient aider votre jeu à tourner de manière plus fluide », indique le tweet.

Source : Discord Previews

Du CPU, du GPU, mais pas de RAM

Si cette annonce doit encore être confirmée officiellement, elle arrive dans un contexte particulier. Discord a souvent été accusée de consommer trop de mémoire, l’application étant basée sur Electron et embarquant, dans les grandes lignes, un navigateur quasi complet (Chromium) pour afficher ce dont elle a besoin, un fonctionnement qualifié de « wrapper web ». Un gros avantage bien sûr pour les développeurs : le code est pratiquement identique d’une plateforme à l’autre, permettant à Discord de proposer des clients pour tous les systèmes ou presque.

Côté utilisateur, c’est parfois une autre paire de manches. Le sujet avait atteint un pic en décembre 2025, quand un employé de Discord était venu sur Reddit pour évoquer une expérience menée par l’entreprise : le redémarrage automatique de l’application si les 4 Go de mémoire étaient atteints. Un cas rare selon l’employé, et un redémarrage n’intervenant que dans des conditions précises (inaction depuis 30 min, jamais pendant un appel, etc.), mais qui jetait une lumière crue sur la situation.

Or, le mode jeu – qui doit encore être confirmé – ne corrigerait pas ce point. Il s’attaquerait à la consommation CPU et GPU pour s’assurer que Discord ne prélève aucune ressource inutile. Mais il ne peut sans doute rien contre le fonctionnement même de la technologie Electron, souvent décriée pour cette raison.

Discord semble pourtant sérieuse sur le sujet des performances, avec certains pans de code réécrits en Rust, ou encore tout récemment le passage à la version 42 d’Electron. Cette dernière a permis de réduire l’utilisation médiane du processeur de 17 %, mais cette baisse s’est faite au prix d’une augmentation médiane de 4 % de la mémoire. Or, si le CPU et le GPU sont cruciaux pour les jeux, la quantité de mémoire disponible l’est également.

L’IA joue les trouble-fêtes

Windows Latest, qui a repris le tweet de Discord Preview, généralise ce type de constat à l’ensemble des applications Electron, notamment WhatsApp et Teams. Nos confrères pointent ces applications parce qu’elles sont fréquentes et peuvent donc fonctionner de concert sur la même machine. Ils militent pour le code natif, encourageant Discord à s’affranchir d’Electron pour une application moderne basée sur WinUI. Précisons que le code natif a beau être nettement plus léger, il demande souvent plus d’entretien, car il oblige à maintenir un plus grand nombre de spécificités pour chaque plateforme.

Cette « détestation » des applications Electron n’est pas nouvelle, mais elle prend une autre saveur à la jonction de deux trajectoires, intimement liées : la popularisation du « vibe coding » et les prix de la RAM.

On trouve depuis plusieurs mois un nombre croissant de témoignages de personnes s’étant lancées dans le développement, sans en avoir forcément les bases. L’objectif ? Répondre à un besoin spécifique ou… en finir avec les wrappers web. Sur X, l’Italien Carmine Paolino s’est par exemple fait un nom en développant Spotifast et Zapfast, des clients alternatifs pour respectivement Spotify et WhatsApp, développés en Rust et sous licence MIT.

Le problème, dans une grande partie des cas, est de pouvoir le faire avec un fonctionnement fiable, donc en passant par des API publiques. La zone est plus ou moins grise, selon le projet. Dans le cas de WhatsApp, les conditions d’utilisation interdisent ce type d’utilisation, l’entreprise se réservant le droit de bloquer les comptes qui en abuseraient.

Mais ces projets répondent à une demande autant qu’à une frustration. En juin dernier, nous relevions ainsi que la fin du client WhatsApp natif pour Windows avait laissé sa place à une application Electron, la consommation moyenne de mémoire explosant alors pour atteindre 1,2 Go, avec des pointes jusqu’à plus de 3 Go. Le mouvement était d’autant plus étonnant que l’ancienne version Windows était fluide et légère, ce qui soulignait une volonté d’économies au sein de Meta.

À l’heure où les prix de la mémoire continuent de grimper, les entreprises ne peuvent cependant plus compter sur l’accroissement « naturel » de la quantité moyenne de RAM. Parallèlement, la demande pour des applications et composants natifs augmente. Elle a notamment conduit Microsoft à faire une série d’annonces pour Windows 11 plus tôt dans l’année, l’éditeur affirmant que de gros efforts étaient en préparation dans ce sens, via son initiative K2.

☕️ Apple corrige en urgence une faille critique exploitée dans iOS, iPadOS et macOS

29 septembre 2026 à 12:00


Apple a déployé ce 28 septembre des mises à jour pour l’ensemble de ses plateformes 26 pour les iPhone, iPad et Mac. Ces mises à jour sont estampillées « 26.7.1 », mais macOS Sequoia a également droit à une version 15.8.1.

Le rapport est laconique : « Traiter un fichier mal conçu peut entraîner une exécution de code arbitraire. Apple est au courant d’un rapport selon lequel ce problème aurait pu être exploité lors d’une attaque extrêmement sophistiquée contre des individus ciblés spécifiques sur des versions antérieures à iOS 27 ».

Tout juste apprend-on qu’elle se situe dans le composant CoreGraphics et est de type « écriture hors limites ». Estampillée CVE-2026-86950, sa découverte est attribuée à Meta. Sur le site du NIST, on peut lire que la faille a reçu un score de sévérité de 8,8.

Piratage de la DGFiP : pas d’attaque sophistiquée, mais une série de défaillances techniques
Illustration : Flock

Il n’est pas rare qu’Apple publie ce genre de correctif en urgence, sans attendre des versions un peu plus « majeures ». Les mots employés laissent penser qu’il s’agit d’une attaque menée par un groupe étatique, ce qu’Apple suggère souvent par « attaque extrêmement sophistiquée ».

Si l’expression a tendance à faire penser à des profils particuliers (personnalités politiques, activistes, journalistes…), il est recommandé d’installer la mise à jour au plus vite, ce qui entraînera le redémarrage de l’appareil. La situation est d’autant plus urgente que la publication d’un correctif entraîne mathématiquement une plus grande attention sur le composant incriminé, avec le danger que d’autres trouvent la faille.

À noter qu’Apple a publié également des versions 27.0.1 pour ses nouveaux systèmes. La société précise qu’il n’y a pas de CVE associé, donc a priori pas de problèmes de sécurité, à moins que ces informations soient ajoutées plus tard. En revanche, ces mises à jour corrigent plusieurs défauts de jeunesse, notamment un souci pénible avec Face ID sur les iPhone 18 Pro et Pro Max.

☕️ Apple corrige en urgence une faille critique exploitée dans iOS, iPadOS et macOS

29 septembre 2026 à 12:00


Apple a déployé ce 28 septembre des mises à jour pour l’ensemble de ses plateformes 26 pour les iPhone, iPad et Mac. Ces mises à jour sont estampillées « 26.7.1 », mais macOS Sequoia a également droit à une version 15.8.1.

Le rapport est laconique : « Traiter un fichier mal conçu peut entraîner une exécution de code arbitraire. Apple est au courant d’un rapport selon lequel ce problème aurait pu être exploité lors d’une attaque extrêmement sophistiquée contre des individus ciblés spécifiques sur des versions antérieures à iOS 27 ».

Tout juste apprend-on qu’elle se situe dans le composant CoreGraphics et est de type « écriture hors limites ». Estampillée CVE-2026-86950, sa découverte est attribuée à Meta. Sur le site du NIST, on peut lire que la faille a reçu un score de sévérité de 8,8.

Piratage de la DGFiP : pas d’attaque sophistiquée, mais une série de défaillances techniques
Illustration : Flock

Il n’est pas rare qu’Apple publie ce genre de correctif en urgence, sans attendre des versions un peu plus « majeures ». Les mots employés laissent penser qu’il s’agit d’une attaque menée par un groupe étatique, ce qu’Apple suggère souvent par « attaque extrêmement sophistiquée ».

Si l’expression a tendance à faire penser à des profils particuliers (personnalités politiques, activistes, journalistes…), il est recommandé d’installer la mise à jour au plus vite, ce qui entraînera le redémarrage de l’appareil. La situation est d’autant plus urgente que la publication d’un correctif entraîne mathématiquement une plus grande attention sur le composant incriminé, avec le danger que d’autres trouvent la faille.

À noter qu’Apple a publié également des versions 27.0.1 pour ses nouveaux systèmes. La société précise qu’il n’y a pas de CVE associé, donc a priori pas de problèmes de sécurité, à moins que ces informations soient ajoutées plus tard. En revanche, ces mises à jour corrigent plusieurs défauts de jeunesse, notamment un souci pénible avec Face ID sur les iPhone 18 Pro et Pro Max.

AMD rachète World Labs et ses « modèles de monde » pour 8,2 milliards de dollars

29 septembre 2026 à 08:01
8 milliards en deux ans
AMD rachète World Labs et ses « modèles de monde » pour 8,2 milliards de dollars

AMD vient de s’offrir une jeune pousse de l’IA, spécialisée dans la conception de « modèles de monde ». La firme américaine veut obtenir des données synthétiques de qualité et mieux sentir le sens du vent dans le domaine de l’IA.

AMD a annoncé le 28 septembre 2026 un accord définitif en vue d’acquérir World Labs, pour la somme de 8,2 milliards de dollars, payés intégralement en actions.

World Labs est une jeune pousse du secteur de l’IA (créée en 2024) qui développe des « modèles de monde », pour simuler des environnements en trois dimensions. Son premier modèle, Marble, vise les contenus de divertissement et la création d’environnements simulés pour l’entraînement de robots. Son dernier modèle, Atlas, peut générer la réplique virtuelle d’une usine ou d’un entrepôt à partir de quelques photos, et simuler des objets en mouvement comme des convoyeurs. L’entreprise n’est pas la seule sur ce créneau : AMI Labs (Yann LeCun) travaille aussi sur ce type de modèle.

World Labs est dirigée par Fei-Fei Li, professeure de mathématiques à l’Université américaine de Stanford, connue pour son rôle dans la gestion de la base de données ImageNet et la compétition associée, qui ont permis d’importants progrès en reconnaissance d’images. Au terme du rachat, celle-ci obtiendra une double casquette chez AMD : vice-présidente et surtout directrice scientifique. Elle ne rendra compte qu’à Lisa Su, CEO d’AMD.

Cette acquisition n’est pas complètement une surprise. L’opération intervient sept mois après qu’AMD a participé à un tour de table de 1 milliard de dollars, valorisant World Labs à 5 milliards. La somme de 8,2 milliards place le rachat comme deuxième plus important de l’histoire d’AMD, derrière Xilinx en 2022, pour laquelle la société avait déboursé 50 milliards de dollars.

Lisa Su et Fei-Fei Li, source : Fei-Fei Li

Sentir le vent tourner

Pourquoi un tel rachat ? Lisa Su l’explique dans le communiqué : « Construire les plateformes de calcul pour la prochaine génération d’IA nécessite une compréhension approfondie de l’évolution des modèles. Fei-Fei et l’équipe des World Labs apportent un leadership exceptionnel en recherche et une expertise exemplaire. Ensemble, nous pouvons utiliser ces connaissances pour développer le matériel, les logiciels et les systèmes qui alimenteront la prochaine génération d’IA et renforceront l’écosystème ouvert de l’IA »

En d’autres termes, AMD veut avoir une vision précoce de l’évolution des modèles pour mieux orienter ses futurs produits, matériels et logiciels. C’est aussi une bonne manière de ne pas laisser NVIDIA prendre trop d’avance dans le domaine, avec ses modèles ouverts, son Open Agent Safety Platform lancée récemment pour tenir les agents en laisse, ses GPU bien sûr ou encore le rachat de Hugging Face pour 12,9 milliards de dollars. AMD pourrait ainsi devenir un acteur de poids dans la production de données synthétiques pour l’entraînement des modèles.

« Faire progresser la prochaine génération de technologies d’IA nécessite une collaboration étroite entre la recherche sur les modèles, les systèmes et le calcul. Rejoindre AMD donnera à notre équipe les ressources et la profondeur d’ingénierie nécessaires pour accélérer nos recherches et aider à définir l’infrastructure nécessaire à la prochaine ère de l’IA », a indiqué Fei-Fei Li. Position qu’elle développe également dans un billet dédié sur son Substack.

World Labs restera une entité indépendante jusqu’à la finalisation du rachat, attendue pour la fin de l’année. Après quoi, « l’équipe de World Labs continuera de se concentrer sur l’avancement de la recherche sur les modèles d’IA », indique simplement le communiqué.

AMD rachète World Labs et ses « modèles de monde » pour 8,2 milliards de dollars

29 septembre 2026 à 08:01
8 milliards en deux ans
AMD rachète World Labs et ses « modèles de monde » pour 8,2 milliards de dollars

AMD vient de s’offrir une jeune pousse de l’IA, spécialisée dans la conception de « modèles de monde ». La firme américaine veut obtenir des données synthétiques de qualité et mieux sentir le sens du vent dans le domaine de l’IA.

AMD a annoncé le 28 septembre 2026 un accord définitif en vue d’acquérir World Labs, pour la somme de 8,2 milliards de dollars, payés intégralement en actions.

World Labs est une jeune pousse du secteur de l’IA (créée en 2024) qui développe des « modèles de monde », pour simuler des environnements en trois dimensions. Son premier modèle, Marble, vise les contenus de divertissement et la création d’environnements simulés pour l’entraînement de robots. Son dernier modèle, Atlas, peut générer la réplique virtuelle d’une usine ou d’un entrepôt à partir de quelques photos, et simuler des objets en mouvement comme des convoyeurs. L’entreprise n’est pas la seule sur ce créneau : AMI Labs (Yann LeCun) travaille aussi sur ce type de modèle.

World Labs est dirigée par Fei-Fei Li, professeure de mathématiques à l’Université américaine de Stanford, connue pour son rôle dans la gestion de la base de données ImageNet et la compétition associée, qui ont permis d’importants progrès en reconnaissance d’images. Au terme du rachat, celle-ci obtiendra une double casquette chez AMD : vice-présidente et surtout directrice scientifique. Elle ne rendra compte qu’à Lisa Su, CEO d’AMD.

Cette acquisition n’est pas complètement une surprise. L’opération intervient sept mois après qu’AMD a participé à un tour de table de 1 milliard de dollars, valorisant World Labs à 5 milliards. La somme de 8,2 milliards place le rachat comme deuxième plus important de l’histoire d’AMD, derrière Xilinx en 2022, pour laquelle la société avait déboursé 50 milliards de dollars.

Lisa Su et Fei-Fei Li, source : Fei-Fei Li

Sentir le vent tourner

Pourquoi un tel rachat ? Lisa Su l’explique dans le communiqué : « Construire les plateformes de calcul pour la prochaine génération d’IA nécessite une compréhension approfondie de l’évolution des modèles. Fei-Fei et l’équipe des World Labs apportent un leadership exceptionnel en recherche et une expertise exemplaire. Ensemble, nous pouvons utiliser ces connaissances pour développer le matériel, les logiciels et les systèmes qui alimenteront la prochaine génération d’IA et renforceront l’écosystème ouvert de l’IA »

En d’autres termes, AMD veut avoir une vision précoce de l’évolution des modèles pour mieux orienter ses futurs produits, matériels et logiciels. C’est aussi une bonne manière de ne pas laisser NVIDIA prendre trop d’avance dans le domaine, avec ses modèles ouverts, son Open Agent Safety Platform lancée récemment pour tenir les agents en laisse, ses GPU bien sûr ou encore le rachat de Hugging Face pour 12,9 milliards de dollars. AMD pourrait ainsi devenir un acteur de poids dans la production de données synthétiques pour l’entraînement des modèles.

« Faire progresser la prochaine génération de technologies d’IA nécessite une collaboration étroite entre la recherche sur les modèles, les systèmes et le calcul. Rejoindre AMD donnera à notre équipe les ressources et la profondeur d’ingénierie nécessaires pour accélérer nos recherches et aider à définir l’infrastructure nécessaire à la prochaine ère de l’IA », a indiqué Fei-Fei Li. Position qu’elle développe également dans un billet dédié sur son Substack.

World Labs restera une entité indépendante jusqu’à la finalisation du rachat, attendue pour la fin de l’année. Après quoi, « l’équipe de World Labs continuera de se concentrer sur l’avancement de la recherche sur les modèles d’IA », indique simplement le communiqué.

Truecaller veut concentrer les informations sur les arnaques avec son Scam Checker

28 septembre 2026 à 14:56
Rester pertinent
Truecaller veut concentrer les informations sur les arnaques avec son Scam Checker

Truecaller vient de lancer un service gratuit de vérification des arnaques. Accessible depuis le web, le service ambitionne de guider encore davantage les usagers, en leur donnant plus rapidement accès aux informations fréquemment cherchées, particulièrement en Inde.

Truecaller est un éditeur suédois connu pour son application du même nom, qui sert à la fois à identifier les appelants et à bloquer les appels et SMS indésirables. Elle affiche le nom de l’appelant et signale les numéros suspects à partir d’une base alimentée par ses utilisateurs, complétée par une détection automatique. Selon TechCrunch, l’application compte plus de 500 millions d’utilisateurs mensuels, dont plus de 350 millions en Inde, de loin son marché principal.

L’éditeur veut cependant aller plus loin. Avec son nouveau service Scam Checker, il se propose de remplir le rôle d’une recherche sur le web pour obtenir des compléments d’informations.

All-in sur les arnaques

Fraîchement lancé ce 27 septembre, Scam Checker est un service web et Android qui permet de coller un numéro de téléphone, un lien ou un message suspect pour savoir s’il s’agit d’une fraude. Il fait remonter les signalements associés issus de ScamFeed, la communauté existante d’utilisateurs de Truecaller. Sous cette forme, aucune application ou compte n’est nécessaire. Les informations plus détaillées sur un numéro, dont le nom associé, restent réservées au service existant qui exige un compte.

Scam Checker développe les liens raccourcis et suit les redirections jusqu’à la destination finale. Ce résultat est comparé à la base de risques de Truecaller et d’autres indicateurs de fraude. Pour les messages directement copiés/collés dans l’interface, le service extrait le numéro ou le lien, puis remonte les signalements communautaires correspondants.

Truecaller prévoit d’ajouter la prise en charge d’un plus grand nombre de techniques d’arnaques, des captures d’écran et d’autres fonctions dans « un avenir proche ».

« Les gens sentent souvent que quelque chose ne va pas, mais ils ont besoin d’un moyen rapide de vérifier avant de répondre. Scam Checker réunit nos capacités de détection et ce que notre communauté a rapporté afin que les gens puissent enquêter sur un lien, un numéro ou une histoire suspecte en un seul endroit », indique le CEO de l’entreprise, Rishit Jhunjhunwala.

Côté disponibilité, le service est accessible dans l’ensemble des marchés depuis le site web officiel. En Inde, Scam Checker a également été intégré directement dans l’application Truecaller. La disponibilité de cette intégration dans les autres pays et dans l’application iOS sont prévues à « une date ultérieure », sans précision.

La récupération des recherches complémentaires

Truecaller justifie ce lancement par l’évolution des canaux d’arnaque. Elle se fonde sur les usages de recherche, notant par exemple une recrudescence des recherches sur le web pour obtenir des informations sur une suspicion d’arnaque.

Rishit Jhunjhunwala indique ainsi à TechCrunch : « Quand vous en avez besoin, vous êtes généralement ailleurs. Le lien apparaît sur WhatsApp. Votre mère reçoit un message concernant une amende de circulation. Un ami vous envoie une capture d’écran et vous demande : ‘Est-ce que c’est réel ?’. Ce que les gens font à ce moment-là, c’est une recherche ».

Sans trop de surprise, Truecaller a décidé d’exploiter la mine d’or que représente sa communauté. L’entreprise indique ainsi que ScamFeed, son flux participatif où les utilisateurs peuvent publier et discuter des arnaques, contient aujourd’hui 20 000 signalements environ. Mais ce chiffre croît rapidement, avec 1 300 nouveaux signalements chaque semaine. Truecaller indique en outre avoir analysé 12,9 milliards de messages dans le monde entre les 14 et 20 septembre et en avoir étiqueté 20,3 millions comme frauduleux.

Un contexte spécifique en Inde

Comme le notent nos confrères, ce lancement n’est pas un hasard. L’Inde est de très loin le plus gros marché de Truecaller, représentant environ 70 % de sa base d’utilisateurs. Or, la situation y évolue rapidement depuis plusieurs mois. En avril dernier, le site évoquait déjà une pression croissante autour de Truecaller, entre évolution des techniques, usage plus intensif de l’IA et renforcement divers dans les systèmes Android et iOS eux-mêmes. La croissance s’est ralentie et l’année 2025 a été particulièrement rude pour l’entreprise en bourse.

Plus récemment, la situation est devenue encore un peu plus tendue. Le gouvernement indien soutient ainsi un service central nommé Calling Name Presentation (CNAP), qui permet justement l’identification de l’appelant. Il est en cours d’intégration chez les opérateurs de téléphonie dans le pays. De plus, mi-septembre, la Telecom Regulatory Authority of India (TRAI) a rendu obligatoire le partage des informations collectées sur les numéros liés à des arnaques. Ces données doivent être partagées, là encore, avec les opérateurs de téléphonie, via l’utilisation d’une blockchain. Truecaller n’est guère satisfaite du changement, critiquant un « échange à sens unique ».

Truecaller veut donc rester pertinent face à une évolution rapide du contexte, en simplifiant cette étape de recherche des informations complémentaires. Scam Checker se présente en complément de l’activité principale, un canal d’acquisition et de collecte de signaux qui ne sont pas couverts par le CNAP ni les obligations imposées par le TRAI.

En France, Truecaller est un acteur parmi d’autres. Il fait face à des concurrents comme Saracroche ou même Orange Téléphone (utilisable sans être abonné à l’opérateur). En dépit d’une évolution législative importante avec la fin du démarchage téléphonique classique, on pourrait penser que ces applications sont moins importantes. Mais les appels restent fréquents, notamment parce que de nombreux acteurs malveillants ignorent la loi.

Enfin, précisons que si Scam Checker est ouvert à tous, il contient surtout pour l’instant des signalements portant sur l’Inde.

Truecaller veut concentrer les informations sur les arnaques avec son Scam Checker

28 septembre 2026 à 14:56
Rester pertinent
Truecaller veut concentrer les informations sur les arnaques avec son Scam Checker

Truecaller vient de lancer un service gratuit de vérification des arnaques. Accessible depuis le web, le service ambitionne de guider encore davantage les usagers, en leur donnant plus rapidement accès aux informations fréquemment cherchées, particulièrement en Inde.

Truecaller est un éditeur suédois connu pour son application du même nom, qui sert à la fois à identifier les appelants et à bloquer les appels et SMS indésirables. Elle affiche le nom de l’appelant et signale les numéros suspects à partir d’une base alimentée par ses utilisateurs, complétée par une détection automatique. Selon TechCrunch, l’application compte plus de 500 millions d’utilisateurs mensuels, dont plus de 350 millions en Inde, de loin son marché principal.

L’éditeur veut cependant aller plus loin. Avec son nouveau service Scam Checker, il se propose de remplir le rôle d’une recherche sur le web pour obtenir des compléments d’informations.

All-in sur les arnaques

Fraîchement lancé ce 27 septembre, Scam Checker est un service web et Android qui permet de coller un numéro de téléphone, un lien ou un message suspect pour savoir s’il s’agit d’une fraude. Il fait remonter les signalements associés issus de ScamFeed, la communauté existante d’utilisateurs de Truecaller. Sous cette forme, aucune application ou compte n’est nécessaire. Les informations plus détaillées sur un numéro, dont le nom associé, restent réservées au service existant qui exige un compte.

Scam Checker développe les liens raccourcis et suit les redirections jusqu’à la destination finale. Ce résultat est comparé à la base de risques de Truecaller et d’autres indicateurs de fraude. Pour les messages directement copiés/collés dans l’interface, le service extrait le numéro ou le lien, puis remonte les signalements communautaires correspondants.

Truecaller prévoit d’ajouter la prise en charge d’un plus grand nombre de techniques d’arnaques, des captures d’écran et d’autres fonctions dans « un avenir proche ».

« Les gens sentent souvent que quelque chose ne va pas, mais ils ont besoin d’un moyen rapide de vérifier avant de répondre. Scam Checker réunit nos capacités de détection et ce que notre communauté a rapporté afin que les gens puissent enquêter sur un lien, un numéro ou une histoire suspecte en un seul endroit », indique le CEO de l’entreprise, Rishit Jhunjhunwala.

Côté disponibilité, le service est accessible dans l’ensemble des marchés depuis le site web officiel. En Inde, Scam Checker a également été intégré directement dans l’application Truecaller. La disponibilité de cette intégration dans les autres pays et dans l’application iOS sont prévues à « une date ultérieure », sans précision.

La récupération des recherches complémentaires

Truecaller justifie ce lancement par l’évolution des canaux d’arnaque. Elle se fonde sur les usages de recherche, notant par exemple une recrudescence des recherches sur le web pour obtenir des informations sur une suspicion d’arnaque.

Rishit Jhunjhunwala indique ainsi à TechCrunch : « Quand vous en avez besoin, vous êtes généralement ailleurs. Le lien apparaît sur WhatsApp. Votre mère reçoit un message concernant une amende de circulation. Un ami vous envoie une capture d’écran et vous demande : ‘Est-ce que c’est réel ?’. Ce que les gens font à ce moment-là, c’est une recherche ».

Sans trop de surprise, Truecaller a décidé d’exploiter la mine d’or que représente sa communauté. L’entreprise indique ainsi que ScamFeed, son flux participatif où les utilisateurs peuvent publier et discuter des arnaques, contient aujourd’hui 20 000 signalements environ. Mais ce chiffre croît rapidement, avec 1 300 nouveaux signalements chaque semaine. Truecaller indique en outre avoir analysé 12,9 milliards de messages dans le monde entre les 14 et 20 septembre et en avoir étiqueté 20,3 millions comme frauduleux.

Un contexte spécifique en Inde

Comme le notent nos confrères, ce lancement n’est pas un hasard. L’Inde est de très loin le plus gros marché de Truecaller, représentant environ 70 % de sa base d’utilisateurs. Or, la situation y évolue rapidement depuis plusieurs mois. En avril dernier, le site évoquait déjà une pression croissante autour de Truecaller, entre évolution des techniques, usage plus intensif de l’IA et renforcement divers dans les systèmes Android et iOS eux-mêmes. La croissance s’est ralentie et l’année 2025 a été particulièrement rude pour l’entreprise en bourse.

Plus récemment, la situation est devenue encore un peu plus tendue. Le gouvernement indien soutient ainsi un service central nommé Calling Name Presentation (CNAP), qui permet justement l’identification de l’appelant. Il est en cours d’intégration chez les opérateurs de téléphonie dans le pays. De plus, mi-septembre, la Telecom Regulatory Authority of India (TRAI) a rendu obligatoire le partage des informations collectées sur les numéros liés à des arnaques. Ces données doivent être partagées, là encore, avec les opérateurs de téléphonie, via l’utilisation d’une blockchain. Truecaller n’est guère satisfaite du changement, critiquant un « échange à sens unique ».

Truecaller veut donc rester pertinent face à une évolution rapide du contexte, en simplifiant cette étape de recherche des informations complémentaires. Scam Checker se présente en complément de l’activité principale, un canal d’acquisition et de collecte de signaux qui ne sont pas couverts par le CNAP ni les obligations imposées par le TRAI.

En France, Truecaller est un acteur parmi d’autres. Il fait face à des concurrents comme Saracroche ou même Orange Téléphone (utilisable sans être abonné à l’opérateur). En dépit d’une évolution législative importante avec la fin du démarchage téléphonique classique, on pourrait penser que ces applications sont moins importantes. Mais les appels restent fréquents, notamment parce que de nombreux acteurs malveillants ignorent la loi.

Enfin, précisons que si Scam Checker est ouvert à tous, il contient surtout pour l’instant des signalements portant sur l’Inde.

Citrix corrige en urgence deux failles critiques déjà exploitées dans ses produits NetScaler

28 septembre 2026 à 08:06
Reprise en fanfare
Citrix corrige en urgence deux failles critiques déjà exploitées dans ses produits NetScaler

Citrix a corrigé huit vulnérabilités critiques en urgence le 27 septembre dans deux produits NetScaler. Il est recommandé aux administrateurs concernés de les installer aussi rapidement que possible car deux d’entre elles sont déjà exploitées. C’est la troisième fois en quelques mois que des failles sont exploitées dans NetScaler.

L’urgence vient de la criticité des failles et de la situation : deux vulnérabilités, estampillées CVE-2026-88771 et CVE-2026-88772, étaient déjà exploitées avant même la publication des correctifs. En outre, il n’existe pas de mesure d’atténuation, la seule méthode pour restaurer la sécurité des équipements étant de les mettre à jour puis de vérifier s’ils ont été compromis, indique Citrix dans son bulletin.

Deux failles déjà exploitées

Des deux failles, CVE-2026-88771 est la plus grave. C’est un défaut de validation des entrées (CWE-20) qui permet à un attaquant non authentifié d’exécuter des commandes arbitraires. Son score CVSS est de 9,5 sur 10, soit proche du maximal. Elle touche tous les déploiements NetScaler ADC et NetScaler Gateway, y compris en configuration par défaut, sans besoin d’activer la moindre fonction particulière. Examiner la configuration ne sert donc à rien, seule la version installée compte.

L’autre faille, 2026 - 88772, est un débordement mémoire (CWE-19) affichant le même score CVSS de 9,5. Exploitée, elle aussi peut permettre des exécutions de code arbitraires, ou des dénis de service. Seule petite différence avec la première faille sur l’exploitation, il faut que DTLS soit actif, ce qui est le cas par défaut. Une passerelle est vulnérable si DTLS n’a pas été désactivé avec l’option -dtls OFF, et les autres serveurs virtuels le sont s’ils sont de type DTLS, indique Citrix.

Citrix liste les équipements concernés par l’exploitation de ces failles :

  • NetScaler ADC et NetScaler Gateway 14.1 avant 14.1 - 73.37
  • NetScaler ADC et NetScaler Gateway 13.1 avant 13.1 - 64.23
  • NetScaler ADC FIPS avant 14.1 - 73.37 FIPS
  • NetScaler ADC, FIPS et NDcPP avant 13.1 - 37.279

Six autres failles sont corrigées dans les mises à jour publiées ce dimanche, dont une critique. CVE-2026-88773 affiche ainsi un score CVSS de 9,3 et est de type contrebande de requêtes HTTP (HTTP Request Smuggling) à cause d’une interprétation incohérente des requêtes. Elle est à peine moins critique que les deux premières, mais elle ne semble pas activement exploitée. Les autres vulnérabilités affichent un score allant de 7 à 8,8 et sont donc de sévérité importante.

Vérifier la compromission

Les différents bulletins de sécurité avertissent que l’installation des correctifs est essentielle mais pas suffisante. Elle empêche simplement les nouvelles exploitations, mais ne peut rien dans le cas d’une exploitation déjà active.

Il est ainsi recommandé de conserver l’image mémoire de l’équipement et les journaux d’au moins un mois, puis de continuer à surveiller l’équipement après la mise à jour. Ensuite, comme indiqué notamment par watchTowr, il faut chercher des traces de compromission. Deux méthodes sont possibles : lancer l’analyse des marqueurs depuis la page de sécurité de la console NetScaler (version 14.1 - 73.36 ou ultérieure, avec télémétrie activée), ou demander les marqueurs au support Citrix.

Attention cependant, car Citrix prévient que ces marqueurs ne couvrent pas tous les types de compromissions. De fait, watchTowr conseille de renouveler l’ensemble des secrets et certifications stockés sur les équipements affectés, tandis que Bleeping Computer recommande de réduire autant que possible l’exposition à internet si les correctifs ne peuvent pas être installés rapidement.

Signes précurseurs

Selon Bleeping Computer, c’est le Centre national néerlandais de cybersécurité (NCSC) qui a réagi publiquement le premier. Il a envoyé une notification aux entreprises néerlandaises au sujet des deux failles critiques activement exploitées dans les produits NetScaler. Les informations du NCSC sont venues du CERT européen, qui a également publié son propre bulletin ce 27 septembre.

Nos confrères indiquent que la notification du NCSC est arrivée avant et ne contenait pas encore les CVE, qui n’avaient pas encore été publiés. Le message envoyé aux entreprises indiquait simplement que Citrix avait découvert ces failles en enquêtant sur des incidents signalés dans des environnements clients. L’entreprise avait alors découvert l’exploitation active. Il semble que les premiers signes soient apparus le 26 septembre sur un fil Reddit. Le même jour, la situation était débattue sur les réseaux sociaux, notamment par l’expert en cybersécurité Kevin Beaumont sur Mastodon.

L’information a rapidement circulé grâce au Cyber Resilience Act. Comme nous l’indiquions plus tôt dans le mois, le règlement européen instaurera un régime de responsabilité pour la sécurité des produits électroniques fin 2027. Mais depuis le 11 septembre, il rend obligatoire le signalement des failles découvertes aux CERT nationaux. Dans le cas présent, ce fonctionnement explique comment le NCSC a pu prévenir les entreprises néerlandaises avant la publication du bulletin de Citrix.

Point intéressant, le NCSC ne reconnait pas clairement l’envoi de sa notification. Interrogé par Bleeping Computer, le centre de sécurité a répondu qu’il était de son rôle de surveiller « les développements pertinents et les menaces cyber affectant les Pays-Bas ». Il a ajouté : « Nous fournissons des informations et des conseils aux organisations afin qu’elles puissent prendre les mesures appropriées. Comme vous ne faites pas partie de notre circonscription, nous ne pouvons divulguer aucune information supplémentaire pour le moment ». Depuis, le bulletin du centre néerlandais est devenu public.

Troisième vague d’attaques en deux mois

C’est la troisième vague de failles NetScaler exploitées en peu de temps. Selon Tenable, la CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency) américaine avait déjà ajouté CVE-2026-8452 à son catalogue en août, puis CVE-2026-19490 le 9 septembre, deux failles critiques ayant été activement exploitées.

Toujours d’après Tenable, environ deux tiers de l’activité malveillante visant NetScaler ces sept dernières années venaient de groupes étatiques (APT), et un tiers de groupes de rançongiciels et de leurs affiliés.

Citrix corrige en urgence deux failles critiques déjà exploitées dans ses produits NetScaler

28 septembre 2026 à 08:06
Reprise en fanfare
Citrix corrige en urgence deux failles critiques déjà exploitées dans ses produits NetScaler

Citrix a corrigé huit vulnérabilités critiques en urgence le 27 septembre dans deux produits NetScaler. Il est recommandé aux administrateurs concernés de les installer aussi rapidement que possible car deux d’entre elles sont déjà exploitées. C’est la troisième fois en quelques mois que des failles sont exploitées dans NetScaler.

L’urgence vient de la criticité des failles et de la situation : deux vulnérabilités, estampillées CVE-2026-88771 et CVE-2026-88772, étaient déjà exploitées avant même la publication des correctifs. En outre, il n’existe pas de mesure d’atténuation, la seule méthode pour restaurer la sécurité des équipements étant de les mettre à jour puis de vérifier s’ils ont été compromis, indique Citrix dans son bulletin.

Deux failles déjà exploitées

Des deux failles, CVE-2026-88771 est la plus grave. C’est un défaut de validation des entrées (CWE-20) qui permet à un attaquant non authentifié d’exécuter des commandes arbitraires. Son score CVSS est de 9,5 sur 10, soit proche du maximal. Elle touche tous les déploiements NetScaler ADC et NetScaler Gateway, y compris en configuration par défaut, sans besoin d’activer la moindre fonction particulière. Examiner la configuration ne sert donc à rien, seule la version installée compte.

L’autre faille, 2026 - 88772, est un débordement mémoire (CWE-19) affichant le même score CVSS de 9,5. Exploitée, elle aussi peut permettre des exécutions de code arbitraires, ou des dénis de service. Seule petite différence avec la première faille sur l’exploitation, il faut que DTLS soit actif, ce qui est le cas par défaut. Une passerelle est vulnérable si DTLS n’a pas été désactivé avec l’option -dtls OFF, et les autres serveurs virtuels le sont s’ils sont de type DTLS, indique Citrix.

Citrix liste les équipements concernés par l’exploitation de ces failles :

  • NetScaler ADC et NetScaler Gateway 14.1 avant 14.1 - 73.37
  • NetScaler ADC et NetScaler Gateway 13.1 avant 13.1 - 64.23
  • NetScaler ADC FIPS avant 14.1 - 73.37 FIPS
  • NetScaler ADC, FIPS et NDcPP avant 13.1 - 37.279

Six autres failles sont corrigées dans les mises à jour publiées ce dimanche, dont une critique. CVE-2026-88773 affiche ainsi un score CVSS de 9,3 et est de type contrebande de requêtes HTTP (HTTP Request Smuggling) à cause d’une interprétation incohérente des requêtes. Elle est à peine moins critique que les deux premières, mais elle ne semble pas activement exploitée. Les autres vulnérabilités affichent un score allant de 7 à 8,8 et sont donc de sévérité importante.

Vérifier la compromission

Les différents bulletins de sécurité avertissent que l’installation des correctifs est essentielle mais pas suffisante. Elle empêche simplement les nouvelles exploitations, mais ne peut rien dans le cas d’une exploitation déjà active.

Il est ainsi recommandé de conserver l’image mémoire de l’équipement et les journaux d’au moins un mois, puis de continuer à surveiller l’équipement après la mise à jour. Ensuite, comme indiqué notamment par watchTowr, il faut chercher des traces de compromission. Deux méthodes sont possibles : lancer l’analyse des marqueurs depuis la page de sécurité de la console NetScaler (version 14.1 - 73.36 ou ultérieure, avec télémétrie activée), ou demander les marqueurs au support Citrix.

Attention cependant, car Citrix prévient que ces marqueurs ne couvrent pas tous les types de compromissions. De fait, watchTowr conseille de renouveler l’ensemble des secrets et certifications stockés sur les équipements affectés, tandis que Bleeping Computer recommande de réduire autant que possible l’exposition à internet si les correctifs ne peuvent pas être installés rapidement.

Signes précurseurs

Selon Bleeping Computer, c’est le Centre national néerlandais de cybersécurité (NCSC) qui a réagi publiquement le premier. Il a envoyé une notification aux entreprises néerlandaises au sujet des deux failles critiques activement exploitées dans les produits NetScaler. Les informations du NCSC sont venues du CERT européen, qui a également publié son propre bulletin ce 27 septembre.

Nos confrères indiquent que la notification du NCSC est arrivée avant et ne contenait pas encore les CVE, qui n’avaient pas encore été publiés. Le message envoyé aux entreprises indiquait simplement que Citrix avait découvert ces failles en enquêtant sur des incidents signalés dans des environnements clients. L’entreprise avait alors découvert l’exploitation active. Il semble que les premiers signes soient apparus le 26 septembre sur un fil Reddit. Le même jour, la situation était débattue sur les réseaux sociaux, notamment par l’expert en cybersécurité Kevin Beaumont sur Mastodon.

L’information a rapidement circulé grâce au Cyber Resilience Act. Comme nous l’indiquions plus tôt dans le mois, le règlement européen instaurera un régime de responsabilité pour la sécurité des produits électroniques fin 2027. Mais depuis le 11 septembre, il rend obligatoire le signalement des failles découvertes aux CERT nationaux. Dans le cas présent, ce fonctionnement explique comment le NCSC a pu prévenir les entreprises néerlandaises avant la publication du bulletin de Citrix.

Point intéressant, le NCSC ne reconnait pas clairement l’envoi de sa notification. Interrogé par Bleeping Computer, le centre de sécurité a répondu qu’il était de son rôle de surveiller « les développements pertinents et les menaces cyber affectant les Pays-Bas ». Il a ajouté : « Nous fournissons des informations et des conseils aux organisations afin qu’elles puissent prendre les mesures appropriées. Comme vous ne faites pas partie de notre circonscription, nous ne pouvons divulguer aucune information supplémentaire pour le moment ». Depuis, le bulletin du centre néerlandais est devenu public.

Troisième vague d’attaques en deux mois

C’est la troisième vague de failles NetScaler exploitées en peu de temps. Selon Tenable, la CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency) américaine avait déjà ajouté CVE-2026-8452 à son catalogue en août, puis CVE-2026-19490 le 9 septembre, deux failles critiques ayant été activement exploitées.

Toujours d’après Tenable, environ deux tiers de l’activité malveillante visant NetScaler ces sept dernières années venaient de groupes étatiques (APT), et un tiers de groupes de rançongiciels et de leurs affiliés.

Microsoft fusionne ses applications Copilot en une seule « app à tout faire »

25 septembre 2026 à 15:57
Allez, on recommence tout
Microsoft fusionne ses applications Copilot en une seule « app à tout faire »

Sans doute lassée des quolibets, Microsoft a choisi de rassembler toutes ses applications Copilot en une seule, à l’exception de GitHub Copilot. L’éditeur ambitionne désormais de répondre à toutes les demandes depuis une interface unique, avec plusieurs onglets et un choix de modèle piloté selon les besoins.

Comme on pouvait le craindre, l’explosion de l’intelligence artificielle générative n’a pas été maitrisée par tout le monde. Chez Microsoft, les fonctions dopées à l’IA ont envahi tous les produits, au point de provoquer une saturation rapide, ainsi que des hausses de prix, notamment dans Microsoft 365. Au point que l’éditeur fait maintenant machine arrière. À travers son initiative K2 pour Windows 11, ces fonctions sont en recul, tantôt supprimées tantôt désactivées par défaut.

L’un des facteurs qui a mené Microsoft « à sa perte » semble être la multiplication des applications. Le nom « Copilot » est presque devenu un sujet de moquerie, tant les applications se sont multipliées, là où Google n’a par exemple qu’un Gemini, dont les fonctions plongent dans d’autres produits. Le public s’est également habitué à ChatGPT et Claude, avec leur interface unique.

Outre les travaux actuels dans Windows et les applications de l’éditeur, le repositionnement de Copilot se révèle par d’autres émanations. La presse américaine note par exemple que l’étiquette Copilot+ disparait peu à peu des produits qui pouvaient y prétendre. Les caractéristiques techniques minimales sont toujours là, mais l’appellation semble avoir fait son temps, comme l’a confirmé un responsable de Microsoft à Windows Central. Les produits Surface récemment lancés n’ont d’ailleurs pas l’étiquette. On pourrait également relever les nouvelles possibilités de réaffectation dans Windows 11 pour la touche Copilot sur les claviers équipés.

Et voilà que Microsoft annonce désormais une refonte complète de son application centrale Copilot, avec l’idée d’en faire désormais une « super app ».

Tout au même endroit

Le changement le plus important est le même que chez OpenAI ou Anthropic : avoir tout au même endroit. Microsoft restructure donc son application en trois parties.

Home devient le nouveau point d’entrée, en réunissant Chat et Cowork. Dans cette partie, on trouve aussi Office. Pas des visionneuses, mais bien la suite bureautique au grand complet, tout du moins Word, Excel et PowerPoint. Vient ensuite Code, pour lancer des projets de développement comme on le ferait avec le Code de ChatGPT ou celui de Claude. À la différence que Microsoft met l’accent sur le choix du modèle. La dernière partie est Autopilot, qui permet de créer de gérer un agent persistant pour continuer de travailler de manière autonome sur les tâches confiées par l’utilisateur. Pour les personnes qui avaient suivi la conférence Build en juin dernier, Autopilot est simplement le nom officiel du projet Scout.

L’application a l’ambition de servir tous les besoins ou presque. Home est clairement orientée vers le travail quotidien, tandis que Code vise plus spécifiquement les non-développeurs, avec la promesse vendue de pouvoir réaliser rapidement les projets qu’ils pourraient avoir en tête. Microsoft précise que rien ne change pour les développeurs : GitHub Copilot est toujours là (il sert également de fondation à Code). Pour l’éditeur, les avantages de cette approche sont évidents : une personne peut décrire une application, un tableau de bord ou n’importe quelle forme d’automatisation, le résultat tirant partie des données liées au compte.

Dans le cadre d’une utilisation en entreprise, l’ensemble doit rester dans un contexte professionnel via Microsoft IQ. Microsoft joue bien sûr la carte de l’écosystème : Fabric IQ apporte du contexte à partir des données présentes dans Copilot (dont les modèles sémantiques de Power BI), un ancrage est prévu dans les données et flux de Dynamics 365 et Power Platform, etc.

Même si Microsoft possède ses propres modèles (et s’en sert notamment pour son infrastructure de recherche de failles Perception), l’éditeur semble vouloir devenir surtout le pourvoyeur d’une solution « pratique », où l’on peut tout faire au même endroit. Dans un tweet publié ce 25 septembre, Satya Nadella indique ainsi : « Nous construisons Copilot comme un nouveau système d’exploitation pour le travail qui englobe chaque modèle, chaque format, et chaque tâche ».

Une tarification en deux parties

Côté tarification, l’entreprise adopte une approche double, dans laquelle l’IA du quotidien reste à un prix fixe par utilisateur, tandis que l’IA agentique fonctionne sur des crédits Copilot. La licence fixe est simplement la licence Microsoft 365 Copilot actuelle, qui couvre Word, Excel, PowerPoint, Outlook et Teams pour 30 dollars par utilisateur et par mois. Elle fonctionne par défaut sur un mode « Auto » censé choisir le modèle le plus adapté selon la requête. GPT-5.6 et Sonnet 5 sont présents, mais pas encore Astra ni le récent Opus 5.5.

Si cette licence est un prérequis, les crédits Copilot servent à alimenter tout ce qui touche à l’agentique. Il s’agit donc d’une facturation à l’utilisation, avec un poids plus ou moins important selon les tâches confiées à Copilot et le modèle utilisé. Dans tous les cas, les usages sont paramétrables par l’équipe d’administration.

Microsoft fusionne ses applications Copilot en une seule « app à tout faire »

25 septembre 2026 à 15:57
Allez, on recommence tout
Microsoft fusionne ses applications Copilot en une seule « app à tout faire »

Sans doute lassée des quolibets, Microsoft a choisi de rassembler toutes ses applications Copilot en une seule, à l’exception de GitHub Copilot. L’éditeur ambitionne désormais de répondre à toutes les demandes depuis une interface unique, avec plusieurs onglets et un choix de modèle piloté selon les besoins.

Comme on pouvait le craindre, l’explosion de l’intelligence artificielle générative n’a pas été maitrisée par tout le monde. Chez Microsoft, les fonctions dopées à l’IA ont envahi tous les produits, au point de provoquer une saturation rapide, ainsi que des hausses de prix, notamment dans Microsoft 365. Au point que l’éditeur fait maintenant machine arrière. À travers son initiative K2 pour Windows 11, ces fonctions sont en recul, tantôt supprimées tantôt désactivées par défaut.

L’un des facteurs qui a mené Microsoft « à sa perte » semble être la multiplication des applications. Le nom « Copilot » est presque devenu un sujet de moquerie, tant les applications se sont multipliées, là où Google n’a par exemple qu’un Gemini, dont les fonctions plongent dans d’autres produits. Le public s’est également habitué à ChatGPT et Claude, avec leur interface unique.

Outre les travaux actuels dans Windows et les applications de l’éditeur, le repositionnement de Copilot se révèle par d’autres émanations. La presse américaine note par exemple que l’étiquette Copilot+ disparait peu à peu des produits qui pouvaient y prétendre. Les caractéristiques techniques minimales sont toujours là, mais l’appellation semble avoir fait son temps, comme l’a confirmé un responsable de Microsoft à Windows Central. Les produits Surface récemment lancés n’ont d’ailleurs pas l’étiquette. On pourrait également relever les nouvelles possibilités de réaffectation dans Windows 11 pour la touche Copilot sur les claviers équipés.

Et voilà que Microsoft annonce désormais une refonte complète de son application centrale Copilot, avec l’idée d’en faire désormais une « super app ».

Tout au même endroit

Le changement le plus important est le même que chez OpenAI ou Anthropic : avoir tout au même endroit. Microsoft restructure donc son application en trois parties.

Home devient le nouveau point d’entrée, en réunissant Chat et Cowork. Dans cette partie, on trouve aussi Office. Pas des visionneuses, mais bien la suite bureautique au grand complet, tout du moins Word, Excel et PowerPoint. Vient ensuite Code, pour lancer des projets de développement comme on le ferait avec le Code de ChatGPT ou celui de Claude. À la différence que Microsoft met l’accent sur le choix du modèle. La dernière partie est Autopilot, qui permet de créer de gérer un agent persistant pour continuer de travailler de manière autonome sur les tâches confiées par l’utilisateur. Pour les personnes qui avaient suivi la conférence Build en juin dernier, Autopilot est simplement le nom officiel du projet Scout.

L’application a l’ambition de servir tous les besoins ou presque. Home est clairement orientée vers le travail quotidien, tandis que Code vise plus spécifiquement les non-développeurs, avec la promesse vendue de pouvoir réaliser rapidement les projets qu’ils pourraient avoir en tête. Microsoft précise que rien ne change pour les développeurs : GitHub Copilot est toujours là (il sert également de fondation à Code). Pour l’éditeur, les avantages de cette approche sont évidents : une personne peut décrire une application, un tableau de bord ou n’importe quelle forme d’automatisation, le résultat tirant partie des données liées au compte.

Dans le cadre d’une utilisation en entreprise, l’ensemble doit rester dans un contexte professionnel via Microsoft IQ. Microsoft joue bien sûr la carte de l’écosystème : Fabric IQ apporte du contexte à partir des données présentes dans Copilot (dont les modèles sémantiques de Power BI), un ancrage est prévu dans les données et flux de Dynamics 365 et Power Platform, etc.

Même si Microsoft possède ses propres modèles (et s’en sert notamment pour son infrastructure de recherche de failles Perception), l’éditeur semble vouloir devenir surtout le pourvoyeur d’une solution « pratique », où l’on peut tout faire au même endroit. Dans un tweet publié ce 25 septembre, Satya Nadella indique ainsi : « Nous construisons Copilot comme un nouveau système d’exploitation pour le travail qui englobe chaque modèle, chaque format, et chaque tâche ».

Une tarification en deux parties

Côté tarification, l’entreprise adopte une approche double, dans laquelle l’IA du quotidien reste à un prix fixe par utilisateur, tandis que l’IA agentique fonctionne sur des crédits Copilot. La licence fixe est simplement la licence Microsoft 365 Copilot actuelle, qui couvre Word, Excel, PowerPoint, Outlook et Teams pour 30 dollars par utilisateur et par mois. Elle fonctionne par défaut sur un mode « Auto » censé choisir le modèle le plus adapté selon la requête. GPT-5.6 et Sonnet 5 sont présents, mais pas encore Astra ni le récent Opus 5.5.

Si cette licence est un prérequis, les crédits Copilot servent à alimenter tout ce qui touche à l’agentique. Il s’agit donc d’une facturation à l’utilisation, avec un poids plus ou moins important selon les tâches confiées à Copilot et le modèle utilisé. Dans tous les cas, les usages sont paramétrables par l’équipe d’administration.

HexaForce : Thales lance son propre rival de Maven, en parallèle d’Arcadia

25 septembre 2026 à 14:42
Commandement décentralisé
HexaForce : Thales lance son propre rival de Maven, en parallèle d’Arcadia

Thales vient de présenter sa solution HexaForce, un système de commandement et de contrôle avec IA pour les forces armées. Il est développé en parallèle du projet souverain Arcadia, nous affirme Thales. HexaForce et Arcadia visent la même cible, Maven de l’Américain Palantir, et semblent puiser leurs inspirations dans la même source, Artemis.IA.

Dans son annonce, Thales met en avant trois forces principales de son produit. D’abord, une architecture ouverte et interopérable, décentralisée et multi-domaine. Ensuite, une adaptation aux conflits de haute intensité, quand les besoins de commandement dépassent les 100 000 combattants. Enfin, une disponibilité avant la fin de l’année.

Si cette présentation fait parler d’elle, c’est qu’elle concrétise une concurrence directe face à Palantir et son produit Maven, avec un accent clair mis sur la souveraineté.

Une structure décentralisée

HexaForce se veut avant tout une plateforme distribuée et donc présentée comme particulièrement résiliente. Le produit « intervient sur l’ensemble des espaces de confrontation : terre, air, mer, cyber, champ électromagnétique, espace et champ informationnel », indique Thales. Son rôle est d’être la clé de voûte de l’organisation militaire au sens large, la solution devant orchestrer « l’ensemble des systèmes présents dans les forces armées et les coalitions pour accélérer la prise de décision et fournir un avantage à tous les niveaux opérationnels ».

Plus précisément, HexaForce est présenté comme un système C4I, pour « Command, Control, Communications, Computers and Intelligence ». Selon Thales, il repose sur « plus de vingt ans d’expérience opérationnelle au sein des forces françaises et de l’OTAN ».


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☕️ Le gestionnaire de tâches TMOG s’élance sur Windows et Linux

25 septembre 2026 à 13:21


En août, nous relevions la sortie d’un drôle d’oiseau : TMOG. Ce gestionnaire de tâches, semblable à ce que l’on peut trouver dans Windows 11, a été développé par Dave Plummer, ancien ingénieur chez Microsoft qui a notamment travaillé sur Windows NT 4.0. Surtout, il est l’auteur du premier gestionnaire des tâches il y a 30 ans.

La première version de son outil était dédiée à macOS. Dave Plummer estimait en effet que le moniteur d’activité du système d’Apple n’était pas digne de la plateforme. Il évoquait alors un code totalement natif, partant d’un cœur en C++ pour effectuer les mesures et d’un enrobage fait de Swift et AppKit. Dans notre prise en main, nous notions la grande fluidité de l’ensemble. Des versions Windows et Linux étaient également prévues.

Elles viennent d’être lancées, respectivement les 23 et 24 septembre. L’orientation générale de l’application n’a pas changé. Le cœur C++ reste le même, mais les technologies changent selon la plateforme utilisée, toujours dans l’idée : Win32 et Direct2D sur Windows, Qt6 sur Linux.

TMOG pour Windows

Contrairement à la bêta de l’application disponible cet été, il s’agit désormais d’une mouture 1.0.0 finale avec plusieurs traductions, dont le français. Sur les trois plateformes, l’interface est soignée et particulièrement réactive.

Trop peut-être, l’auteur ayant choisi de montrer les capacités de son application avec une fréquence de rafraîchissement élevée par défaut dans les mesures et leur rendu. TMOG peut donner une petite impression de « sapin de Noël » au premier abord, mais les options permettent de modifier finement les délais de mesures et rafraichissements. Ce point n’est pas anodin, un gestionnaire des tâches prélevant des ressources pour son fonctionnement.

TMOG pour Linux

Les fonctions proposées sont à peu près les mêmes sur les trois plateformes. Pour rappel, l’application propose plusieurs thèmes pour personnaliser les couleurs, ainsi qu’une jauge de saturation. Avec cette version 1.0, on note l’arrivée d’un « enregistreur de vol », qui permet d’enregistrer l’activité de la machine pendant un temps prédéfini. Cette fonction est cependant réservée à la licence Pro.

Dans sa forme gratuite en effet, TMOG fournit globalement les mêmes fonctions que pendant la bêta. Mais dans la colonne latérale, on trouve maintenant une section « PRO » avec plusieurs nouveaux onglets : Puissance et fréquence, Enregistreur de vol, Connexions, Apps installées, Pilotes, Espace disque et Benchmarks. La licence Pro est vendue 39,95 dollars « à vie », donc sans abonnement. Les versions gratuites peuvent être téléchargées depuis le site officiel.

☕️ Le gestionnaire de tâches TMOG s’élance sur Windows et Linux

25 septembre 2026 à 13:21


En août, nous relevions la sortie d’un drôle d’oiseau : TMOG. Ce gestionnaire de tâches, semblable à ce que l’on peut trouver dans Windows 11, a été développé par Dave Plummer, ancien ingénieur chez Microsoft qui a notamment travaillé sur Windows NT 4.0. Surtout, il est l’auteur du premier gestionnaire des tâches il y a 30 ans.

La première version de son outil était dédiée à macOS. Dave Plummer estimait en effet que le moniteur d’activité du système d’Apple n’était pas digne de la plateforme. Il évoquait alors un code totalement natif, partant d’un cœur en C++ pour effectuer les mesures et d’un enrobage fait de Swift et AppKit. Dans notre prise en main, nous notions la grande fluidité de l’ensemble. Des versions Windows et Linux étaient également prévues.

Elles viennent d’être lancées, respectivement les 23 et 24 septembre. L’orientation générale de l’application n’a pas changé. Le cœur C++ reste le même, mais les technologies changent selon la plateforme utilisée, toujours dans l’idée : Win32 et Direct2D sur Windows, Qt6 sur Linux.

TMOG pour Windows

Contrairement à la bêta de l’application disponible cet été, il s’agit désormais d’une mouture 1.0.0 finale avec plusieurs traductions, dont le français. Sur les trois plateformes, l’interface est soignée et particulièrement réactive.

Trop peut-être, l’auteur ayant choisi de montrer les capacités de son application avec une fréquence de rafraîchissement élevée par défaut dans les mesures et leur rendu. TMOG peut donner une petite impression de « sapin de Noël » au premier abord, mais les options permettent de modifier finement les délais de mesures et rafraichissements. Ce point n’est pas anodin, un gestionnaire des tâches prélevant des ressources pour son fonctionnement.

TMOG pour Linux

Les fonctions proposées sont à peu près les mêmes sur les trois plateformes. Pour rappel, l’application propose plusieurs thèmes pour personnaliser les couleurs, ainsi qu’une jauge de saturation. Avec cette version 1.0, on note l’arrivée d’un « enregistreur de vol », qui permet d’enregistrer l’activité de la machine pendant un temps prédéfini. Cette fonction est cependant réservée à la licence Pro.

Dans sa forme gratuite en effet, TMOG fournit globalement les mêmes fonctions que pendant la bêta. Mais dans la colonne latérale, on trouve maintenant une section « PRO » avec plusieurs nouveaux onglets : Puissance et fréquence, Enregistreur de vol, Connexions, Apps installées, Pilotes, Espace disque et Benchmarks. La licence Pro est vendue 39,95 dollars « à vie », donc sans abonnement. Les versions gratuites peuvent être téléchargées depuis le site officiel.

☕️ Ubuntu 26.10 : du retard pour la bêta et un « snapping » à la Windows 11

25 septembre 2026 à 12:59


La bêta publique d’Ubuntu 26.10, alias Stonking Stingray, devait arriver le 24 septembre. Elle a finalement été reportée au 1ᵉʳ octobre, comme l’indique le développeur Matthieu Clemenceau de Canonical : « En raison de problèmes d’infrastructure imprévus, la bêta Ubuntu 26.10 Stonking Stingray sera retardée d’une semaine et est désormais prévue pour le 1er octobre ».

Les personnes intéressées par la nouvelle version de la distribution devront donc prendre encore un peu leur mal en patience, à moins de passer par les versions intérimaires de développement (snapshots), un peu plus « brutes ». Étonnamment, Matthieu Clemenceau indique que la date de la sortie finale ne change pas et reste fixée au 15 octobre. Ce qui signifie à peine deux semaines pour tester les nouveautés d’Ubuntu 26.10.

Or, ces nouveautés sont nombreuses, avec des implications techniques parfois importantes. Canonical a par exemple décidé très récemment de lâcher le noyau Linux 7.2 au profit de la version 7.3, qui n’est pas encore finalisée. Outre l’utilisation de GNOME 51 (qui, lui, est finalisé), Stonking Stingray boucle aussi le passage à Rust pour ses Coreutils. On se souvient qu’Ubuntu 25.10 avait introduit les premiers outils en Rust il y a un an, en commençant par sudo-rs. La transition s’achèvera ainsi avec les outils cp, mv et rm.

Nos confrères d’OMGUbuntu ont également découvert un ajout de dernière minute dans les fonctions liées à l’interface : l’outil de « tiling » affiche une zone de dépôt quand on accroche une fenêtre et qu’on la déplace. Cette zone s’affiche en haut de l’écran et propose plusieurs modèles.

Cet outil, largement repris de Windows 11, permet d’organiser rapidement plusieurs fenêtres selon des dispositions déjà établies. Si on lâche par exemple une fenêtre dans la grille composée de quatre éléments disposés en carré, Ubuntu propose automatiquement de compléter la formation en choisissant des fenêtres supplémentaires.

Ce fonctionnement vient compléter celui existant depuis 2023 et qui ne disparait pas pour autant : on peut déplacer une fenêtre vers un bord ou un coin de l’écran pour lui faire adopter rapidement la forme voulue. Un fonctionnement là aussi popularisé par Windows et repris depuis dans d’autres systèmes, notamment macOS.

Nos confrères notent cependant qu’il y a pour l’instant un grand absent : contrairement à Windows 11, Ubuntu 26.10 n’a pas encore de réglage permettant de désactiver la zone de dépôt en haut de l’écran. On peut s’attendre à ce qu’une telle option apparaisse, car son affichage obligatoire pourrait faire grincer quelques dents. OMGUbuntu observe quand même que l’on peut accéder à cette option, à condition de passer par un outil tiers comme Extensions Manager. Le site regrette également que les dispositions proposées se contentent de deux colonnes.

☕️ Ubuntu 26.10 : du retard pour la bêta et un « snapping » à la Windows 11

25 septembre 2026 à 12:59


La bêta publique d’Ubuntu 26.10, alias Stonking Stingray, devait arriver le 24 septembre. Elle a finalement été reportée au 1ᵉʳ octobre, comme l’indique le développeur Matthieu Clemenceau de Canonical : « En raison de problèmes d’infrastructure imprévus, la bêta Ubuntu 26.10 Stonking Stingray sera retardée d’une semaine et est désormais prévue pour le 1er octobre ».

Les personnes intéressées par la nouvelle version de la distribution devront donc prendre encore un peu leur mal en patience, à moins de passer par les versions intérimaires de développement (snapshots), un peu plus « brutes ». Étonnamment, Matthieu Clemenceau indique que la date de la sortie finale ne change pas et reste fixée au 15 octobre. Ce qui signifie à peine deux semaines pour tester les nouveautés d’Ubuntu 26.10.

Or, ces nouveautés sont nombreuses, avec des implications techniques parfois importantes. Canonical a par exemple décidé très récemment de lâcher le noyau Linux 7.2 au profit de la version 7.3, qui n’est pas encore finalisée. Outre l’utilisation de GNOME 51 (qui, lui, est finalisé), Stonking Stingray boucle aussi le passage à Rust pour ses Coreutils. On se souvient qu’Ubuntu 25.10 avait introduit les premiers outils en Rust il y a un an, en commençant par sudo-rs. La transition s’achèvera ainsi avec les outils cp, mv et rm.

Nos confrères d’OMGUbuntu ont également découvert un ajout de dernière minute dans les fonctions liées à l’interface : l’outil de « tiling » affiche une zone de dépôt quand on accroche une fenêtre et qu’on la déplace. Cette zone s’affiche en haut de l’écran et propose plusieurs modèles.

Cet outil, largement repris de Windows 11, permet d’organiser rapidement plusieurs fenêtres selon des dispositions déjà établies. Si on lâche par exemple une fenêtre dans la grille composée de quatre éléments disposés en carré, Ubuntu propose automatiquement de compléter la formation en choisissant des fenêtres supplémentaires.

Ce fonctionnement vient compléter celui existant depuis 2023 et qui ne disparait pas pour autant : on peut déplacer une fenêtre vers un bord ou un coin de l’écran pour lui faire adopter rapidement la forme voulue. Un fonctionnement là aussi popularisé par Windows et repris depuis dans d’autres systèmes, notamment macOS.

Nos confrères notent cependant qu’il y a pour l’instant un grand absent : contrairement à Windows 11, Ubuntu 26.10 n’a pas encore de réglage permettant de désactiver la zone de dépôt en haut de l’écran. On peut s’attendre à ce qu’une telle option apparaisse, car son affichage obligatoire pourrait faire grincer quelques dents. OMGUbuntu observe quand même que l’on peut accéder à cette option, à condition de passer par un outil tiers comme Extensions Manager. Le site regrette également que les dispositions proposées se contentent de deux colonnes.

☕️ KeePass XC 2.8 va proposer le remplissage automatique sur les sessions Wayland

25 septembre 2026 à 08:50


Le gestionnaire de mots de passe KeePass XC est une variante multiplateforme de KeePass, avec comme objectif une plus grande richesse fonctionnelle de base, sans passer par des plugins. La version 2.8, en préparation et dont une bêta vient de paraitre, s’annonce déjà comme une mouture majeure.

KeePass XC 2.8 bénéficie en effet d’un portage vers Qt 6, avec à la clé une modernisation de son interface et de ses intégrations dans les différentes plateformes prises en charge. Parmi les améliorations, on note surtout l’arrivée de l’auto-remplissage (fonction Auto-Type) pour les sessions Wayland, c’est-à-dire la capacité à insérer rapidement un identifiant et un mot de passe dans la fenêtre d’une application.

Photo de rc.xyz NFT gallery sur Unsplash

L’ajout est majeur, car Wayland ne permet plus « d’espionner » simplement une fenêtre active pour savoir si elle présente des champs d’authentification. La compatibilité annoncée va se faire à travers les portails XDG, ce qui revient à demander l’autorisation à Wayland d’examiner la fenêtre et d’y insérer des informations. L’équipe de KeePass XC avertit que ce support dépend pour l’instant de l’environnement choisi : support complet pour KDE 6.6 +, initial pour GNOME 48 + et dépendant du support des portails XDG dans les autres (Sway, Hyprland, labwc…).

Les autres améliorations sont nombreuses, avec par exemple l’arrivée d’une version compilée nativement pour les systèmes Windows ARM64 (y compris pour la version portable), une meilleure intégration sur Linux via l’AppImage, la possibilité de montrer des suggestions quand on ajoute des attributs, le support des clés d’accès (passkeys) dans les statistiques, la synchronisation des bases de données distantes via des outils tiers, des raccourcis clavier personnalisables ou encore le déverrouillage rapide sur macOS et Linux, respectivement via le mot de passe et Polkit. Enfin, plusieurs vulnérabilités ont été corrigées.

Pour les utilisateurs aventureux, le téléchargement de cette première bêta peut se faire depuis l’annonce officielle.

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