Ce 29 septembre, Canonical a officiellement ouvert la mise à niveau directe d’Ubuntu 24.04 LTS (Noble Numbat) vers Ubuntu 26.04.1 LTS (Resolute Raccoon). L’information peut surprendre, Ubuntu 26.04 ayant près de six mois déjà. Pourtant, ce chemin de migration n’a en réalité qu’un mois de retard sur le calendrier habituel.
Pour rappel, les versions printanières sortant les années paires comme 24.04 et 26.04 sont étiquetées LTS, pour Long Term Support. Chez Canonical, cela signifie un support de cinq ans, extensible via l’offre Ubuntu Pro. Par défaut, ces versions ne se mettent pas à jour vers les versions intérimaires (c’est-à-dire autres que LTS). Si l’on ne touche à rien, les seules évolutions possibles sont vers les nouvelles LTS.
Souvent, les personnes choisissant ces versions privilégient la stabilité au détriment des nouveautés. En entreprise ou dans d’autres organisations, Ubuntu peut par exemple être utilisé sur des appareils de production, des serveurs, etc. Le choix de migration est donc prudent : le chemin ne s’ouvre qu’une fois que Canonical s’est assuré que les principaux problèmes ont été réglés.
Dans une annonce, Canonical indique que le chemin de migration commence à être ouvert. L’entreprise y explique que la version 26.04.1 va être proposée dans les jours qui viennent à l’ensemble des ordinateurs équipés de 24.04, via le gestionnaire de mises à jour. Le déploiement étant progressif, la notification peut ne pas apparaître tout de suite.
Signalons quand même plusieurs éléments. D’une part, rien n’oblige à installer cette nouvelle version, qui peut être refusée : Ubuntu 24.04 est supportée jusqu’en 2029, ou 2034 avec Ubuntu Pro. D’autre part, les personnes qui n’ont pas envie d’attendre la notification peuvent lancer la commande « do-release-upgrade » dans le terminal. Enfin, la migration ne peut se faire que si toutes les mises à jour en attente sont installées, que ce soit dans le gestionnaire graphique ou en ligne de commande avec apt.
En outre, attention à la migration, car ce type d’installation n’est jamais anodin. Canonical souligne plusieurs points de vigilance, dont la fin de la session GNOME sous Xorg. Le serveur graphique n’est ainsi pas supprimé, mais l’option disparait de l’écran de connexion. La session par défaut repose sur Wayland, les applications X11 passant par XWayland depuis Ubuntu 25.10. En revanche, Xfce, LXQt, Cinnamon et MATE prennent toujours en charge Xorg. Autre point de vigilance, la quantité de mémoire recommandée : 6 Go, contre 4 Go pour Ubuntu 24.04. L’installation n’est pas bloquée sur une machine avec 4 Go de mémoire, mais l’ensemble fonctionnera sans doute moins bien.
Rappelons qu’Ubuntu 26.10 arrivera le 15 octobre. Pour les personnes utilisant Ubuntu 26.04 (ou 24.04 et sur le point de migrer), la situation est celle que nous décrivions : cette mise à jour ne vous sera pas proposée. Pour recevoir cette mise à jour, il faudra soit avoir déjà une version intérimaire (semestrielle), soit avoir une version LTS configurée pour les recevoir. Si vous voulez changer ce réglage sur Ubuntu 26.04 par exemple, il faut vous rendre l’application « Logiciels et mises à jour », dans l’onglet « Mises à jour ». Dans le champ « Me notifier des nouvelles versions d’Ubuntu » choisissez alors « Pour toute nouvelle version ».
Ce 29 septembre, Canonical a officiellement ouvert la mise à niveau directe d’Ubuntu 24.04 LTS (Noble Numbat) vers Ubuntu 26.04.1 LTS (Resolute Raccoon). L’information peut surprendre, Ubuntu 26.04 ayant près de six mois déjà. Pourtant, ce chemin de migration n’a en réalité qu’un mois de retard sur le calendrier habituel.
Pour rappel, les versions printanières sortant les années paires comme 24.04 et 26.04 sont étiquetées LTS, pour Long Term Support. Chez Canonical, cela signifie un support de cinq ans, extensible via l’offre Ubuntu Pro. Par défaut, ces versions ne se mettent pas à jour vers les versions intérimaires (c’est-à-dire autres que LTS). Si l’on ne touche à rien, les seules évolutions possibles sont vers les nouvelles LTS.
Souvent, les personnes choisissant ces versions privilégient la stabilité au détriment des nouveautés. En entreprise ou dans d’autres organisations, Ubuntu peut par exemple être utilisé sur des appareils de production, des serveurs, etc. Le choix de migration est donc prudent : le chemin ne s’ouvre qu’une fois que Canonical s’est assuré que les principaux problèmes ont été réglés.
Dans une annonce, Canonical indique que le chemin de migration commence à être ouvert. L’entreprise y explique que la version 26.04.1 va être proposée dans les jours qui viennent à l’ensemble des ordinateurs équipés de 24.04, via le gestionnaire de mises à jour. Le déploiement étant progressif, la notification peut ne pas apparaître tout de suite.
Signalons quand même plusieurs éléments. D’une part, rien n’oblige à installer cette nouvelle version, qui peut être refusée : Ubuntu 24.04 est supportée jusqu’en 2029, ou 2034 avec Ubuntu Pro. D’autre part, les personnes qui n’ont pas envie d’attendre la notification peuvent lancer la commande « do-release-upgrade » dans le terminal. Enfin, la migration ne peut se faire que si toutes les mises à jour en attente sont installées, que ce soit dans le gestionnaire graphique ou en ligne de commande avec apt.
En outre, attention à la migration, car ce type d’installation n’est jamais anodin. Canonical souligne plusieurs points de vigilance, dont la fin de la session GNOME sous Xorg. Le serveur graphique n’est ainsi pas supprimé, mais l’option disparait de l’écran de connexion. La session par défaut repose sur Wayland, les applications X11 passant par XWayland depuis Ubuntu 25.10. En revanche, Xfce, LXQt, Cinnamon et MATE prennent toujours en charge Xorg. Autre point de vigilance, la quantité de mémoire recommandée : 6 Go, contre 4 Go pour Ubuntu 24.04. L’installation n’est pas bloquée sur une machine avec 4 Go de mémoire, mais l’ensemble fonctionnera sans doute moins bien.
Rappelons qu’Ubuntu 26.10 arrivera le 15 octobre. Pour les personnes utilisant Ubuntu 26.04 (ou 24.04 et sur le point de migrer), la situation est celle que nous décrivions : cette mise à jour ne vous sera pas proposée. Pour recevoir cette mise à jour, il faudra soit avoir déjà une version intérimaire (semestrielle), soit avoir une version LTS configurée pour les recevoir. Si vous voulez changer ce réglage sur Ubuntu 26.04 par exemple, il faut vous rendre l’application « Logiciels et mises à jour », dans l’onglet « Mises à jour ». Dans le champ « Me notifier des nouvelles versions d’Ubuntu » choisissez alors « Pour toute nouvelle version ».
Microsoft a lancé ce 29 septembre sa nouvelle mise à jour annuelle. Contrairement aux années précédentes cependant, la 26H2 est surtout là pour prolonger le support, Microsoft ayant choisi une approche plus souple.
L’automne est toujours pour Windows synonyme de mise à jour majeure, d’autant que Microsoft n’en propose désormais plus qu’une par an, le reste étant fourni en continu au fil des mois. Si les versions 24H2 et 25H2 ont apporté de longues listes de nouveautés, la 26H2 est cependant d’un genre nouveau. Ses apports ont en fait été disséminés dans les mises à jour mensuelles depuis quelques mois.
En clair, pour une machine actuellement à jour en 25H2, la 26H2 ne va pas apporter grand-chose. Son rôle premier est de relancer un cycle de support technique : 24 mois pour les éditions Famille et Professionnelle, 36 mois pour Entreprise et Éducation. Ce cycle de deux ans pour le grand public signifie que l’heure de la fin est proche pour la 24H2. Si vous avez encore une machine sur cette version, il est temps de passer à la 25H2 ou 26H2, car vous n’aurez plus de mises à jour mensuelles de sécurité après le 13 octobre.
Le déploiement de cette version 26H2 est dit « contrôlé ». Un comportement habituel chez Microsoft, qui propose d’abord ses versions majeures aux machines jugées les plus compatibles. Ensuite, au fur et à mesure des installations, la télémétrie permet à l’éditeur de voir l’état du déploiement et des bugs rencontrés. Le téléchargement est ensuite proposé à un nombre croissant d’ordinateurs au cours des mois suivants. Toutefois, il est possible de court-circuiter ce mécanisme en allant dans Windows Update pour cliquer sur le bouton « Rechercher des mises à jour », ou chez les personnes qui ont activé l’option « Recevez les dernières mises à jour dès qu’elles sont disponibles ».
Et donc, c’est tout ? Pas tout à fait. La situation va être très variable selon les configurations. Les fonctions ajoutées au cours des derniers mois ne sont pas activées chez tout le monde. Ce fonctionnement flou est une marque de fabrique de Microsoft depuis longtemps. En revanche, l’arrivée de la 26H2 signifie dans la plupart des cas l’activation des nouveautés « dormantes », et elles peuvent être nombreuses.
Côté interface, beaucoup de bonnes choses
Si vous n’avez pas suivi l’actualité des derniers mois, la 26H2 peut être synonyme de bonne surprise, surtout dans les fonctions du quotidien. La barre des tâches récupère ainsi la possibilité d’être placée sur n’importe quel bord de l’écran, avec en plus une option pour réduire sa taille. Des fonctions présentes depuis longtemps dans les systèmes de Microsoft mais que Windows 11 avait supprimées.
Le menu Démarrer a droit à une refonte qui le rend nettement plus personnalisable. On peut désormais choisir précisément les sections à afficher, supprimer les catégories et les applications recommandées, avoir uniquement la liste alphabétique des applications installées, etc. Autre nouveauté, la possibilité de choisir entre des versions petite et grande du menu.
Autre gros morceau, la recherche est enfin à la hauteur. On peut ainsi désactiver les résultats web dans les options pour n’afficher que les contenus locaux. La recherche tolère maintenant les fautes de frappe (il était temps), affiche un aperçu des résultats et indexe automatiquement les dossiers fréquemment utilisés. On peut également supprimer la recherche dans le Microsoft Store.
L’Explorateur a reçu de son côté bon nombre d’améliorations. Il s’ouvre nettement plus vite et l’affichage de l’Accueil est plus rapide. On y trouve aussi la prise en charge d’autres types d’archives (uu, cpio, xar et nupkg), la conservation des préférences d’affichage et de tri (enfin !) ou encore la possibilité d’utiliser la dictée vocale pour renommer un fichier ou un dossier. En revanche, certains travaux arriveront plus tard, dont le menu contextuel remanié et personnalisable. Dans ce dernier, on peut quand même signaler le regroupement des actions OneDrive dans un sous-menu dédié.
Ces apports ont été répartis sur l’été et ne sont pas encore présents chez tout le monde. Si certains ne vous disent rien, l’installation de la 26H2 devrait changer la donne, la mise à jour étant surtout un « Enablement Package », pour reprendre la terminologie de Microsoft.
Du neuf pour la sécurité
L’un des plus gros apports de ces derniers mois est la protection Administrateur, dont le rôle est de remplacer les droits d’administration permanents. Les droits sont maintenant accordés au moment du besoin, avec séparation des profils pour renforcer le système contre l’élévation de privilèges. Dans les entreprises, cette fonction s’active via Intune ou une stratégie de groupe. Pour le grand public, l’option doit apparaitre dans le centre de sécurité, dans la section Protection du compte. Si elle n’est pas là, c’est qu’elle fait l’objet d’un déploiement progressif. Dans notre cas, elle est absente pour le moment.
Parmi les autres apports, signalons l’intégration native de Sysmon pour la capture des évènements système, que l’on peut ensuite utiliser pour de la détection de menaces. Smart App Control peut à présent être activé ou désactivé à la volée, sans plus nécessiter une réinstallation propre du système. Un changement majeur, car si la protection permet de surveiller le comportement des applications pour bloquer les comportements douteux, elle peut entrainer des soucis de compatibilité dans certains scénarios.
Voici d’autres nouveautés dans le domaine de la sécurité :
Windows accepte désormais les gestionnaires de mots de passe tiers pour les clés d’accès, s’ils sont compatibles avec cette nouvelle intégration à l’échelle du système
Windows Hello Enhanced Sign-in Security (ESS) prend en charge les lecteurs d’empreintes périphériques compatibles, et plus uniquement ceux intégrés dans les ordinateurs
Windows ne fait plus confiance par défaut aux pilotes à signature croisée, seuls restant admis les pilotes du programme WHCP et une liste de pilotes historiques de confiance
Prise en charge des algorithmes de cryptographie post-quantique ML-KEM et ML-DSA
Un peu de tout
Les modifications ajoutées au cours des derniers mois sont nombreuses. Voici une liste pêle-mêle de ce que vous pourriez avoir avec la version 26H2 si ces fonctions n’étaient pas déjà présentes.
Parmi les dernières nouveautés, on note un renforcement important de la fiabilité et des performances pour le Bluetooth, surtout dans des scénarios comme les appels, la reconnexion après veille prolongée, l’écoute via LE Audio, ou encore la synchronisation de la mise en sourdine. On trouve également du mieux pour l’USB, dont une connexion plus fiable des écrans via des docks et hubs USB4.
Windows Update se veut en outre plus léger sur ses procédures d’installations, avec moins de redémarrages. Les mises à jour éligibles sont installées en même temps que celles de sécurité et le mécanisme est capable de restaurer certains comportements. Par exemple, Windows Update peut sortir un PC de veille pour installer des correctifs et le remettre ensuite en veille. Ce cas ne survient que pour les machines configurées pour ne jamais se mettre en veille automatiquement, mais quand même plongées en veille manuellement. Microsoft ne donne pas d’autres précisions sur ce fonctionnement, qui reste en partie mystérieux.
Le gestionnaire des tâches récupère plusieurs nouvelles colonnes optionnelles : NPU, moteur NPU, mémoire NPU dédiée ou partagée, et « Isolation » pour pointer les applications exécutées dans un AppContainer.
Enfin, côté accessibilité, la Loupe accepte un pourcentage de zoom précis ainsi qu’un niveau de zoom distinct par écran en mode étendu. Le Narrateur intègre maintenant Braille Viewer et améliore la navigation dans Word. L’accès vocal comprend le langage naturel sur les PC Copilot+ et ajoute le français, l’allemand, l’espagnol et le coréen.
Installation et problèmes connus
Avant de vous lancer, sachez que plusieurs problèmes sont déjà connus et que cette liste peut évoluer fortement dans les prochaines semaines. Par exemple, les problèmes de son signalés apparus avec les derniers correctifs du Patch Tuesday sont considérés comme « atténués », mais pas complètement corrigés. Idem pour les soucis déjà signalés de perte d’approbation à des domaines en entreprise ou d’écran noir après connexion dans certains environnements de bureau virtuel.
Quant à l’installation, selon votre configuration, elle peut se révéler très rapide. Sur une machine en 25H2 à jour, la 26H2 ne va servir que de module d’activation pour les nouveautés des derniers mois. Elle ne sera pas plus lourde qu’une mise à jour mensuelle et ne devrait donc pas immobiliser longtemps la machine. Comme toujours, le temps dépend de la configuration logicielle et de la puissance de la machine.
À moins d’être passé au travers des déploiements progressifs des derniers mois, nous recommandons d’attendre que Windows Update propose de lui-même cette nouvelle version. Le déclenchement manuel de l’installation peut révéler des incompatibilités.
Enfin, la page de téléchargement de l’image ISO de Windows 11 a été mise à jour. Si vous avez envie ou besoin de réinstaller proprement le système, l’image fournie correspond bien désormais à la version 26H2 (build 26300).
Microsoft a lancé ce 29 septembre sa nouvelle mise à jour annuelle. Contrairement aux années précédentes cependant, la 26H2 est surtout là pour prolonger le support, Microsoft ayant choisi une approche plus souple.
L’automne est toujours pour Windows synonyme de mise à jour majeure, d’autant que Microsoft n’en propose désormais plus qu’une par an, le reste étant fourni en continu au fil des mois. Si les versions 24H2 et 25H2 ont apporté de longues listes de nouveautés, la 26H2 est cependant d’un genre nouveau. Ses apports ont en fait été disséminés dans les mises à jour mensuelles depuis quelques mois.
En clair, pour une machine actuellement à jour en 25H2, la 26H2 ne va pas apporter grand-chose. Son rôle premier est de relancer un cycle de support technique : 24 mois pour les éditions Famille et Professionnelle, 36 mois pour Entreprise et Éducation. Ce cycle de deux ans pour le grand public signifie que l’heure de la fin est proche pour la 24H2. Si vous avez encore une machine sur cette version, il est temps de passer à la 25H2 ou 26H2, car vous n’aurez plus de mises à jour mensuelles de sécurité après le 13 octobre.
Le déploiement de cette version 26H2 est dit « contrôlé ». Un comportement habituel chez Microsoft, qui propose d’abord ses versions majeures aux machines jugées les plus compatibles. Ensuite, au fur et à mesure des installations, la télémétrie permet à l’éditeur de voir l’état du déploiement et des bugs rencontrés. Le téléchargement est ensuite proposé à un nombre croissant d’ordinateurs au cours des mois suivants. Toutefois, il est possible de court-circuiter ce mécanisme en allant dans Windows Update pour cliquer sur le bouton « Rechercher des mises à jour », ou chez les personnes qui ont activé l’option « Recevez les dernières mises à jour dès qu’elles sont disponibles ».
Et donc, c’est tout ? Pas tout à fait. La situation va être très variable selon les configurations. Les fonctions ajoutées au cours des derniers mois ne sont pas activées chez tout le monde. Ce fonctionnement flou est une marque de fabrique de Microsoft depuis longtemps. En revanche, l’arrivée de la 26H2 signifie dans la plupart des cas l’activation des nouveautés « dormantes », et elles peuvent être nombreuses.
Côté interface, beaucoup de bonnes choses
Si vous n’avez pas suivi l’actualité des derniers mois, la 26H2 peut être synonyme de bonne surprise, surtout dans les fonctions du quotidien. La barre des tâches récupère ainsi la possibilité d’être placée sur n’importe quel bord de l’écran, avec en plus une option pour réduire sa taille. Des fonctions présentes depuis longtemps dans les systèmes de Microsoft mais que Windows 11 avait supprimées.
Le menu Démarrer a droit à une refonte qui le rend nettement plus personnalisable. On peut désormais choisir précisément les sections à afficher, supprimer les catégories et les applications recommandées, avoir uniquement la liste alphabétique des applications installées, etc. Autre nouveauté, la possibilité de choisir entre des versions petite et grande du menu.
Autre gros morceau, la recherche est enfin à la hauteur. On peut ainsi désactiver les résultats web dans les options pour n’afficher que les contenus locaux. La recherche tolère maintenant les fautes de frappe (il était temps), affiche un aperçu des résultats et indexe automatiquement les dossiers fréquemment utilisés. On peut également supprimer la recherche dans le Microsoft Store.
L’Explorateur a reçu de son côté bon nombre d’améliorations. Il s’ouvre nettement plus vite et l’affichage de l’Accueil est plus rapide. On y trouve aussi la prise en charge d’autres types d’archives (uu, cpio, xar et nupkg), la conservation des préférences d’affichage et de tri (enfin !) ou encore la possibilité d’utiliser la dictée vocale pour renommer un fichier ou un dossier. En revanche, certains travaux arriveront plus tard, dont le menu contextuel remanié et personnalisable. Dans ce dernier, on peut quand même signaler le regroupement des actions OneDrive dans un sous-menu dédié.
Ces apports ont été répartis sur l’été et ne sont pas encore présents chez tout le monde. Si certains ne vous disent rien, l’installation de la 26H2 devrait changer la donne, la mise à jour étant surtout un « Enablement Package », pour reprendre la terminologie de Microsoft.
Du neuf pour la sécurité
L’un des plus gros apports de ces derniers mois est la protection Administrateur, dont le rôle est de remplacer les droits d’administration permanents. Les droits sont maintenant accordés au moment du besoin, avec séparation des profils pour renforcer le système contre l’élévation de privilèges. Dans les entreprises, cette fonction s’active via Intune ou une stratégie de groupe. Pour le grand public, l’option doit apparaitre dans le centre de sécurité, dans la section Protection du compte. Si elle n’est pas là, c’est qu’elle fait l’objet d’un déploiement progressif. Dans notre cas, elle est absente pour le moment.
Parmi les autres apports, signalons l’intégration native de Sysmon pour la capture des évènements système, que l’on peut ensuite utiliser pour de la détection de menaces. Smart App Control peut à présent être activé ou désactivé à la volée, sans plus nécessiter une réinstallation propre du système. Un changement majeur, car si la protection permet de surveiller le comportement des applications pour bloquer les comportements douteux, elle peut entrainer des soucis de compatibilité dans certains scénarios.
Voici d’autres nouveautés dans le domaine de la sécurité :
Windows accepte désormais les gestionnaires de mots de passe tiers pour les clés d’accès, s’ils sont compatibles avec cette nouvelle intégration à l’échelle du système
Windows Hello Enhanced Sign-in Security (ESS) prend en charge les lecteurs d’empreintes périphériques compatibles, et plus uniquement ceux intégrés dans les ordinateurs
Windows ne fait plus confiance par défaut aux pilotes à signature croisée, seuls restant admis les pilotes du programme WHCP et une liste de pilotes historiques de confiance
Prise en charge des algorithmes de cryptographie post-quantique ML-KEM et ML-DSA
Un peu de tout
Les modifications ajoutées au cours des derniers mois sont nombreuses. Voici une liste pêle-mêle de ce que vous pourriez avoir avec la version 26H2 si ces fonctions n’étaient pas déjà présentes.
Parmi les dernières nouveautés, on note un renforcement important de la fiabilité et des performances pour le Bluetooth, surtout dans des scénarios comme les appels, la reconnexion après veille prolongée, l’écoute via LE Audio, ou encore la synchronisation de la mise en sourdine. On trouve également du mieux pour l’USB, dont une connexion plus fiable des écrans via des docks et hubs USB4.
Windows Update se veut en outre plus léger sur ses procédures d’installations, avec moins de redémarrages. Les mises à jour éligibles sont installées en même temps que celles de sécurité et le mécanisme est capable de restaurer certains comportements. Par exemple, Windows Update peut sortir un PC de veille pour installer des correctifs et le remettre ensuite en veille. Ce cas ne survient que pour les machines configurées pour ne jamais se mettre en veille automatiquement, mais quand même plongées en veille manuellement. Microsoft ne donne pas d’autres précisions sur ce fonctionnement, qui reste en partie mystérieux.
Le gestionnaire des tâches récupère plusieurs nouvelles colonnes optionnelles : NPU, moteur NPU, mémoire NPU dédiée ou partagée, et « Isolation » pour pointer les applications exécutées dans un AppContainer.
Enfin, côté accessibilité, la Loupe accepte un pourcentage de zoom précis ainsi qu’un niveau de zoom distinct par écran en mode étendu. Le Narrateur intègre maintenant Braille Viewer et améliore la navigation dans Word. L’accès vocal comprend le langage naturel sur les PC Copilot+ et ajoute le français, l’allemand, l’espagnol et le coréen.
Installation et problèmes connus
Avant de vous lancer, sachez que plusieurs problèmes sont déjà connus et que cette liste peut évoluer fortement dans les prochaines semaines. Par exemple, les problèmes de son signalés apparus avec les derniers correctifs du Patch Tuesday sont considérés comme « atténués », mais pas complètement corrigés. Idem pour les soucis déjà signalés de perte d’approbation à des domaines en entreprise ou d’écran noir après connexion dans certains environnements de bureau virtuel.
Quant à l’installation, selon votre configuration, elle peut se révéler très rapide. Sur une machine en 25H2 à jour, la 26H2 ne va servir que de module d’activation pour les nouveautés des derniers mois. Elle ne sera pas plus lourde qu’une mise à jour mensuelle et ne devrait donc pas immobiliser longtemps la machine. Comme toujours, le temps dépend de la configuration logicielle et de la puissance de la machine.
À moins d’être passé au travers des déploiements progressifs des derniers mois, nous recommandons d’attendre que Windows Update propose de lui-même cette nouvelle version. Le déclenchement manuel de l’installation peut révéler des incompatibilités.
Enfin, la page de téléchargement de l’image ISO de Windows 11 a été mise à jour. Si vous avez envie ou besoin de réinstaller proprement le système, l’image fournie correspond bien désormais à la version 26H2 (build 26300).
Firefox 157 est désormais disponible au téléchargement, y compris en mise à jour. La nouveauté la plus visible littéralement est sa nouvelle interface. Baptisée Nova, elle ambitionne de moderniser le navigateur, en tablant largement sur les arrondis et des couleurs plus vivantes.
Il s’agit d’un changement visuel, qui n’implique pas de modifications plus profondes. Mozilla a pris soin de l’expliquer à plusieurs reprises, dont une dernière fois sur les réseaux sociaux le 23 septembre. L’arrivée de Nova ne change rien aux performances et n’a pas d’impact sur les extensions, les raccourcis ou encore les menus. Nova est disponible aussi bien dans la version pour ordinateurs que dans la mouture mobile.
L’ensemble se veut plus « propre », offrant moins de distractions visuelles. Nova affecte l’apparence de tous les éléments, de la forme des onglets aux couleurs de l’ensemble, en passant par les menus, les zones de sélection et ainsi de suite. Comme on pouvait cependant le voir sur X le 23 septembre, les réactions étaient globalement peu enthousiastes.
Nova est cependant là pour rester, même si rien n’empêche Mozilla d’adapter petit à petit cette interface aux retours des utilisateurs. Il s’agit également de l’interface par défaut de Firefox, elle ne peut pas être supprimée, même si le thème peut être changé. Il n’est pas non plus possible de revenir sur l’ancienne version. Et tant pis pour les personnes qui voient dans toutes ces rondeurs des abominations visuelles. Sur ce point, Vivaldi reste loin devant avec des options de personnalisation très poussées, dont la possibilité de régler l’arrondi des angles.
L’arrivée de Nova va de pair avec le retour d’une fonction réclamée à cor et à cri : le mode compact. Un retour d’autant plus bienvenu que Nova, dans son affichage par défaut, a tendance à prendre un peu plus de place. Le mode compact réduit ainsi la taille des onglets et des barres d’outils, y compris dans la barre latérale.
En dehors de Nova, il y a peu de nouveautés majeures. On note toutefois que le navigateur sait maintenant utiliser le décodage matériel pour AV1 pour les appels WebRTC si la machine utilisée en est capable.
Enfin, Firefox 157 corrige une longue liste de vulnérabilités, dont 38 critiques.
Firefox 157 est désormais disponible au téléchargement, y compris en mise à jour. La nouveauté la plus visible littéralement est sa nouvelle interface. Baptisée Nova, elle ambitionne de moderniser le navigateur, en tablant largement sur les arrondis et des couleurs plus vivantes.
Il s’agit d’un changement visuel, qui n’implique pas de modifications plus profondes. Mozilla a pris soin de l’expliquer à plusieurs reprises, dont une dernière fois sur les réseaux sociaux le 23 septembre. L’arrivée de Nova ne change rien aux performances et n’a pas d’impact sur les extensions, les raccourcis ou encore les menus. Nova est disponible aussi bien dans la version pour ordinateurs que dans la mouture mobile.
L’ensemble se veut plus « propre », offrant moins de distractions visuelles. Nova affecte l’apparence de tous les éléments, de la forme des onglets aux couleurs de l’ensemble, en passant par les menus, les zones de sélection et ainsi de suite. Comme on pouvait cependant le voir sur X le 23 septembre, les réactions étaient globalement peu enthousiastes.
Nova est cependant là pour rester, même si rien n’empêche Mozilla d’adapter petit à petit cette interface aux retours des utilisateurs. Il s’agit également de l’interface par défaut de Firefox, elle ne peut pas être supprimée, même si le thème peut être changé. Il n’est pas non plus possible de revenir sur l’ancienne version. Et tant pis pour les personnes qui voient dans toutes ces rondeurs des abominations visuelles. Sur ce point, Vivaldi reste loin devant avec des options de personnalisation très poussées, dont la possibilité de régler l’arrondi des angles.
L’arrivée de Nova va de pair avec le retour d’une fonction réclamée à cor et à cri : le mode compact. Un retour d’autant plus bienvenu que Nova, dans son affichage par défaut, a tendance à prendre un peu plus de place. Le mode compact réduit ainsi la taille des onglets et des barres d’outils, y compris dans la barre latérale.
En dehors de Nova, il y a peu de nouveautés majeures. On note toutefois que le navigateur sait maintenant utiliser le décodage matériel pour AV1 pour les appels WebRTC si la machine utilisée en est capable.
Enfin, Firefox 157 corrige une longue liste de vulnérabilités, dont 38 critiques.
Discord travaillerait sur un mode jeu pour réduire son empreinte sur le processeur et la carte graphique. Si l’information reste à confirmer, elle laisse sur le carreau la question de la mémoire vive, inévitablement associée aux applications Electron. La pression actuelle sur le marché de la RAM augmente encore l’effet grossissant.
Sur X, le compte Discord Previews a pour habitude de vendre la mèche sur les changements en préparation dans l’application, le plus souvent avec précision. Le 26 septembre, il a affirmé que Discord travaillait sur un « mode jeu ».
Le fonctionnement de ce mode serait à peu près le même que dans les systèmes d’exploitation qui en proposent aussi, notamment Windows 11 et macOS. « Une fois activé, le client Discord réduira automatiquement les animations et désactivera les effets lorsqu’il détectera qu’un jeu est en cours, libérant ainsi des ressources CPU et GPU qui pourraient aider votre jeu à tourner de manière plus fluide », indique le tweet.
Source : Discord Previews
Du CPU, du GPU, mais pas de RAM
Si cette annonce doit encore être confirmée officiellement, elle arrive dans un contexte particulier. Discord a souvent été accusée de consommer trop de mémoire, l’application étant basée sur Electron et embarquant, dans les grandes lignes, un navigateur quasi complet (Chromium) pour afficher ce dont elle a besoin, un fonctionnement qualifié de « wrapper web ». Un gros avantage bien sûr pour les développeurs : le code est pratiquement identique d’une plateforme à l’autre, permettant à Discord de proposer des clients pour tous les systèmes ou presque.
Côté utilisateur, c’est parfois une autre paire de manches. Le sujet avait atteint un pic en décembre 2025, quand un employé de Discord était venu sur Reddit pour évoquer une expérience menée par l’entreprise : le redémarrage automatique de l’application si les 4 Go de mémoire étaient atteints. Un cas rare selon l’employé, et un redémarrage n’intervenant que dans des conditions précises (inaction depuis 30 min, jamais pendant un appel, etc.), mais qui jetait une lumière crue sur la situation.
Or, le mode jeu – qui doit encore être confirmé – ne corrigerait pas ce point. Il s’attaquerait à la consommation CPU et GPU pour s’assurer que Discord ne prélève aucune ressource inutile. Mais il ne peut sans doute rien contre le fonctionnement même de la technologie Electron, souvent décriée pour cette raison.
Discord semble pourtant sérieuse sur le sujet des performances, avec certains pans de code réécrits en Rust, ou encore tout récemment le passage à la version 42 d’Electron. Cette dernière a permis de réduire l’utilisation médiane du processeur de 17 %, mais cette baisse s’est faite au prix d’une augmentation médiane de 4 % de la mémoire. Or, si le CPU et le GPU sont cruciaux pour les jeux, la quantité de mémoire disponible l’est également.
L’IA joue les trouble-fêtes
Windows Latest, qui a repris le tweet de Discord Preview, généralise ce type de constat à l’ensemble des applications Electron, notamment WhatsApp et Teams. Nos confrères pointent ces applications parce qu’elles sont fréquentes et peuvent donc fonctionner de concert sur la même machine. Ils militent pour le code natif, encourageant Discord à s’affranchir d’Electron pour une application moderne basée sur WinUI. Précisons que le code natif a beau être nettement plus léger, il demande souvent plus d’entretien, car il oblige à maintenir un plus grand nombre de spécificités pour chaque plateforme.
Cette « détestation » des applications Electron n’est pas nouvelle, mais elle prend une autre saveur à la jonction de deux trajectoires, intimement liées : la popularisation du « vibe coding » et les prix de la RAM.
On trouve depuis plusieurs mois un nombre croissant de témoignages de personnes s’étant lancées dans le développement, sans en avoir forcément les bases. L’objectif ? Répondre à un besoin spécifique ou… en finir avec les wrappers web. Sur X, l’Italien Carmine Paolino s’est par exemple fait un nom en développant Spotifast et Zapfast, des clients alternatifs pour respectivement Spotify et WhatsApp, développés en Rust et sous licence MIT.
Le problème, dans une grande partie des cas, est de pouvoir le faire avec un fonctionnement fiable, donc en passant par des API publiques. La zone est plus ou moins grise, selon le projet. Dans le cas de WhatsApp, les conditions d’utilisation interdisent ce type d’utilisation, l’entreprise se réservant le droit de bloquer les comptes qui en abuseraient.
Mais ces projets répondent à une demande autant qu’à une frustration. En juin dernier, nous relevions ainsi que la fin du client WhatsApp natif pour Windows avait laissé sa place à une application Electron, la consommation moyenne de mémoire explosant alors pour atteindre 1,2 Go, avec des pointes jusqu’à plus de 3 Go. Le mouvement était d’autant plus étonnant que l’ancienne version Windows était fluide et légère, ce qui soulignait une volonté d’économies au sein de Meta.
À l’heure où les prix de la mémoire continuent de grimper, les entreprises ne peuvent cependant plus compter sur l’accroissement « naturel » de la quantité moyenne de RAM. Parallèlement, la demande pour des applications et composants natifs augmente. Elle a notamment conduit Microsoft à faire une série d’annonces pour Windows 11 plus tôt dans l’année, l’éditeur affirmant que de gros efforts étaient en préparation dans ce sens, via son initiative K2.
Discord travaillerait sur un mode jeu pour réduire son empreinte sur le processeur et la carte graphique. Si l’information reste à confirmer, elle laisse sur le carreau la question de la mémoire vive, inévitablement associée aux applications Electron. La pression actuelle sur le marché de la RAM augmente encore l’effet grossissant.
Sur X, le compte Discord Previews a pour habitude de vendre la mèche sur les changements en préparation dans l’application, le plus souvent avec précision. Le 26 septembre, il a affirmé que Discord travaillait sur un « mode jeu ».
Le fonctionnement de ce mode serait à peu près le même que dans les systèmes d’exploitation qui en proposent aussi, notamment Windows 11 et macOS. « Une fois activé, le client Discord réduira automatiquement les animations et désactivera les effets lorsqu’il détectera qu’un jeu est en cours, libérant ainsi des ressources CPU et GPU qui pourraient aider votre jeu à tourner de manière plus fluide », indique le tweet.
Source : Discord Previews
Du CPU, du GPU, mais pas de RAM
Si cette annonce doit encore être confirmée officiellement, elle arrive dans un contexte particulier. Discord a souvent été accusée de consommer trop de mémoire, l’application étant basée sur Electron et embarquant, dans les grandes lignes, un navigateur quasi complet (Chromium) pour afficher ce dont elle a besoin, un fonctionnement qualifié de « wrapper web ». Un gros avantage bien sûr pour les développeurs : le code est pratiquement identique d’une plateforme à l’autre, permettant à Discord de proposer des clients pour tous les systèmes ou presque.
Côté utilisateur, c’est parfois une autre paire de manches. Le sujet avait atteint un pic en décembre 2025, quand un employé de Discord était venu sur Reddit pour évoquer une expérience menée par l’entreprise : le redémarrage automatique de l’application si les 4 Go de mémoire étaient atteints. Un cas rare selon l’employé, et un redémarrage n’intervenant que dans des conditions précises (inaction depuis 30 min, jamais pendant un appel, etc.), mais qui jetait une lumière crue sur la situation.
Or, le mode jeu – qui doit encore être confirmé – ne corrigerait pas ce point. Il s’attaquerait à la consommation CPU et GPU pour s’assurer que Discord ne prélève aucune ressource inutile. Mais il ne peut sans doute rien contre le fonctionnement même de la technologie Electron, souvent décriée pour cette raison.
Discord semble pourtant sérieuse sur le sujet des performances, avec certains pans de code réécrits en Rust, ou encore tout récemment le passage à la version 42 d’Electron. Cette dernière a permis de réduire l’utilisation médiane du processeur de 17 %, mais cette baisse s’est faite au prix d’une augmentation médiane de 4 % de la mémoire. Or, si le CPU et le GPU sont cruciaux pour les jeux, la quantité de mémoire disponible l’est également.
L’IA joue les trouble-fêtes
Windows Latest, qui a repris le tweet de Discord Preview, généralise ce type de constat à l’ensemble des applications Electron, notamment WhatsApp et Teams. Nos confrères pointent ces applications parce qu’elles sont fréquentes et peuvent donc fonctionner de concert sur la même machine. Ils militent pour le code natif, encourageant Discord à s’affranchir d’Electron pour une application moderne basée sur WinUI. Précisons que le code natif a beau être nettement plus léger, il demande souvent plus d’entretien, car il oblige à maintenir un plus grand nombre de spécificités pour chaque plateforme.
Cette « détestation » des applications Electron n’est pas nouvelle, mais elle prend une autre saveur à la jonction de deux trajectoires, intimement liées : la popularisation du « vibe coding » et les prix de la RAM.
On trouve depuis plusieurs mois un nombre croissant de témoignages de personnes s’étant lancées dans le développement, sans en avoir forcément les bases. L’objectif ? Répondre à un besoin spécifique ou… en finir avec les wrappers web. Sur X, l’Italien Carmine Paolino s’est par exemple fait un nom en développant Spotifast et Zapfast, des clients alternatifs pour respectivement Spotify et WhatsApp, développés en Rust et sous licence MIT.
Le problème, dans une grande partie des cas, est de pouvoir le faire avec un fonctionnement fiable, donc en passant par des API publiques. La zone est plus ou moins grise, selon le projet. Dans le cas de WhatsApp, les conditions d’utilisation interdisent ce type d’utilisation, l’entreprise se réservant le droit de bloquer les comptes qui en abuseraient.
Mais ces projets répondent à une demande autant qu’à une frustration. En juin dernier, nous relevions ainsi que la fin du client WhatsApp natif pour Windows avait laissé sa place à une application Electron, la consommation moyenne de mémoire explosant alors pour atteindre 1,2 Go, avec des pointes jusqu’à plus de 3 Go. Le mouvement était d’autant plus étonnant que l’ancienne version Windows était fluide et légère, ce qui soulignait une volonté d’économies au sein de Meta.
À l’heure où les prix de la mémoire continuent de grimper, les entreprises ne peuvent cependant plus compter sur l’accroissement « naturel » de la quantité moyenne de RAM. Parallèlement, la demande pour des applications et composants natifs augmente. Elle a notamment conduit Microsoft à faire une série d’annonces pour Windows 11 plus tôt dans l’année, l’éditeur affirmant que de gros efforts étaient en préparation dans ce sens, via son initiative K2.
Apple a déployé ce 28 septembre des mises à jour pour l’ensemble de ses plateformes 26 pour les iPhone, iPad et Mac. Ces mises à jour sont estampillées « 26.7.1 », mais macOS Sequoia a également droit à une version 15.8.1.
Le rapport est laconique : « Traiter un fichier mal conçu peut entraîner une exécution de code arbitraire. Apple est au courant d’un rapport selon lequel ce problème aurait pu être exploité lors d’une attaque extrêmement sophistiquée contre des individus ciblés spécifiques sur des versions antérieures à iOS 27 ».
Tout juste apprend-on qu’elle se situe dans le composant CoreGraphics et est de type « écriture hors limites ». Estampillée CVE-2026-86950, sa découverte est attribuée à Meta. Sur le site du NIST, on peut lire que la faille a reçu un score de sévérité de 8,8.
Illustration : Flock
Il n’est pas rare qu’Apple publie ce genre de correctif en urgence, sans attendre des versions un peu plus « majeures ». Les mots employés laissent penser qu’il s’agit d’une attaque menée par un groupe étatique, ce qu’Apple suggère souvent par « attaque extrêmement sophistiquée ».
Si l’expression a tendance à faire penser à des profils particuliers (personnalités politiques, activistes, journalistes…), il est recommandé d’installer la mise à jour au plus vite, ce qui entraînera le redémarrage de l’appareil. La situation est d’autant plus urgente que la publication d’un correctif entraîne mathématiquement une plus grande attention sur le composant incriminé, avec le danger que d’autres trouvent la faille.
À noter qu’Apple a publié également des versions 27.0.1 pour ses nouveaux systèmes. La société précise qu’il n’y a pas de CVE associé, donc a priori pas de problèmes de sécurité, à moins que ces informations soient ajoutées plus tard. En revanche, ces mises à jour corrigent plusieurs défauts de jeunesse, notamment un souci pénible avec Face ID sur les iPhone 18 Pro et Pro Max.
Apple a déployé ce 28 septembre des mises à jour pour l’ensemble de ses plateformes 26 pour les iPhone, iPad et Mac. Ces mises à jour sont estampillées « 26.7.1 », mais macOS Sequoia a également droit à une version 15.8.1.
Le rapport est laconique : « Traiter un fichier mal conçu peut entraîner une exécution de code arbitraire. Apple est au courant d’un rapport selon lequel ce problème aurait pu être exploité lors d’une attaque extrêmement sophistiquée contre des individus ciblés spécifiques sur des versions antérieures à iOS 27 ».
Tout juste apprend-on qu’elle se situe dans le composant CoreGraphics et est de type « écriture hors limites ». Estampillée CVE-2026-86950, sa découverte est attribuée à Meta. Sur le site du NIST, on peut lire que la faille a reçu un score de sévérité de 8,8.
Illustration : Flock
Il n’est pas rare qu’Apple publie ce genre de correctif en urgence, sans attendre des versions un peu plus « majeures ». Les mots employés laissent penser qu’il s’agit d’une attaque menée par un groupe étatique, ce qu’Apple suggère souvent par « attaque extrêmement sophistiquée ».
Si l’expression a tendance à faire penser à des profils particuliers (personnalités politiques, activistes, journalistes…), il est recommandé d’installer la mise à jour au plus vite, ce qui entraînera le redémarrage de l’appareil. La situation est d’autant plus urgente que la publication d’un correctif entraîne mathématiquement une plus grande attention sur le composant incriminé, avec le danger que d’autres trouvent la faille.
À noter qu’Apple a publié également des versions 27.0.1 pour ses nouveaux systèmes. La société précise qu’il n’y a pas de CVE associé, donc a priori pas de problèmes de sécurité, à moins que ces informations soient ajoutées plus tard. En revanche, ces mises à jour corrigent plusieurs défauts de jeunesse, notamment un souci pénible avec Face ID sur les iPhone 18 Pro et Pro Max.
Les Googlebook sont la nouvelle tentative de Google de compter sur le marché du PC. Le géant du web ne part pas de zéro : grâce à leur petit prix, les Chromebook sont bien installés dans le secteur de l’éducation ainsi que dans les entreprises. La commercialisation à venir des premiers Googlebook pose la question de leur cohabitation avec les Chromebook qui ont maintenant vocation à disparaitre du paysage.
Malgré des parts de marché enviables dans les marchés de l’éducation (aux États-Unis en particulier) et de l’entreprise, les Chromebook n’ont pas réellement permis de positionner ChromeOS en véritable concurrent de Windows, macOS, et même Linux. Google a donc remis une pièce dans la machine en repartant de zéro avec les Googlebook. Ces ordinateurs – tous des portables pour le moment – construits par des partenaires tournent sous Android, pardon, sous Googlebook OS, avec une forte perfusion de Gemini pour faire bonne mesure.
Ces appareils, dont les prix débutent à 1 099 euros, feront leur apparition dans les linéaires à partir du 5 octobre. L’histoire nous dira si cette nouvelle tentative de trouver une place sur le marché bien encombré des ordinateurs portables aura été payante, ou si les Googlebook rejoindront bientôt le fameux et bien garni cimetière de Google.
Et puisqu’on est à parler de cercueil, Google confirme dans une note d’assistance la fin du support logiciel pour les Chromebook : c’est prévu pour la mi-2034. Il y a donc un peu de temps pour se retourner et trouver son bonheur avec un Googlebook ou toute autre plateforme.
L’entreprise s’est engagée sur des mises à jour et des correctifs de sécurité pendant dix ans pour les Chromebook (même chose pour les Googlebook). Les appareils admissibles achetés aujourd’hui qui ont un cycle de support s’étendant au-delà de la date fatidique seront accompagnés dans leur transition vers Googlebook OS. Il y aura des options de migration directe entre les deux systèmes d’exploitation : les Chromebook récents seront en mesure de basculer vers Googlebook OS.
Google a tout intérêt à viser large, car contrairement aux Chromebook qui étaient conçus pour être utilisés dans des organisations (établissements scolaires, entreprises), les Googlebook ne sont pas prêts. Pas encore du moins. La nouvelle génération d’ordinateurs est en effet pour l’instant « spécifiquement destinée à un usage personnel et ne prend pas encore en charge l’inscription à un domaine ni la gestion centralisée d’un parc d’appareils ».
Google promet de développer des outils d’administration et des mécanismes de conformité en matière de sécurité dans des flottes. Il faudra attendre le deuxième semestre 2027 pour le déploiement d’une solution complète de gestion de Googlebook. Elle s’accompagnera d’une nouvelle « structure de licence » pour les programmes payants de gestion à distance de Chromebook, pour les entreprises et l’éducation.
Les Googlebook sont la nouvelle tentative de Google de compter sur le marché du PC. Le géant du web ne part pas de zéro : grâce à leur petit prix, les Chromebook sont bien installés dans le secteur de l’éducation ainsi que dans les entreprises. La commercialisation à venir des premiers Googlebook pose la question de leur cohabitation avec les Chromebook qui ont maintenant vocation à disparaitre du paysage.
Malgré des parts de marché enviables dans les marchés de l’éducation (aux États-Unis en particulier) et de l’entreprise, les Chromebook n’ont pas réellement permis de positionner ChromeOS en véritable concurrent de Windows, macOS, et même Linux. Google a donc remis une pièce dans la machine en repartant de zéro avec les Googlebook. Ces ordinateurs – tous des portables pour le moment – construits par des partenaires tournent sous Android, pardon, sous Googlebook OS, avec une forte perfusion de Gemini pour faire bonne mesure.
Ces appareils, dont les prix débutent à 1 099 euros, feront leur apparition dans les linéaires à partir du 5 octobre. L’histoire nous dira si cette nouvelle tentative de trouver une place sur le marché bien encombré des ordinateurs portables aura été payante, ou si les Googlebook rejoindront bientôt le fameux et bien garni cimetière de Google.
Et puisqu’on est à parler de cercueil, Google confirme dans une note d’assistance la fin du support logiciel pour les Chromebook : c’est prévu pour la mi-2034. Il y a donc un peu de temps pour se retourner et trouver son bonheur avec un Googlebook ou toute autre plateforme.
L’entreprise s’est engagée sur des mises à jour et des correctifs de sécurité pendant dix ans pour les Chromebook (même chose pour les Googlebook). Les appareils admissibles achetés aujourd’hui qui ont un cycle de support s’étendant au-delà de la date fatidique seront accompagnés dans leur transition vers Googlebook OS. Il y aura des options de migration directe entre les deux systèmes d’exploitation : les Chromebook récents seront en mesure de basculer vers Googlebook OS.
Google a tout intérêt à viser large, car contrairement aux Chromebook qui étaient conçus pour être utilisés dans des organisations (établissements scolaires, entreprises), les Googlebook ne sont pas prêts. Pas encore du moins. La nouvelle génération d’ordinateurs est en effet pour l’instant « spécifiquement destinée à un usage personnel et ne prend pas encore en charge l’inscription à un domaine ni la gestion centralisée d’un parc d’appareils ».
Google promet de développer des outils d’administration et des mécanismes de conformité en matière de sécurité dans des flottes. Il faudra attendre le deuxième semestre 2027 pour le déploiement d’une solution complète de gestion de Googlebook. Elle s’accompagnera d’une nouvelle « structure de licence » pour les programmes payants de gestion à distance de Chromebook, pour les entreprises et l’éducation.
F-Droid fait peau neuve dans une version 2.0 qui représente la mise à jour la plus importante de ces dix dernières années pour la boutique alternative d’applications Android. Elle y gagne une nouvelle vitrine ainsi qu’un système d’installation simplifié.
Ravalement de façade complet pour F-Droid. La version 2.0 de la boutique d’apps spécialisée dans les logiciels libres et open source pour Android est en cours de déploiement depuis le jeudi 24 septembre. Les composants clés ont été retravaillés et réécrits avec Kotlin, le langage devenu un standard pour le développement Android. L’interface a été conçue avec la boîte à outils Jetpack Compose, elle aussi très utilisée par les développeurs Android. Ces fondations solides permettront de livrer plus rapidement des améliorations tout au long des prochaines années.
Une interface entièrement repensée
Le changement le plus visible est donc cette toute nouvelle interface. La navigation dans la bibliothèque d’apps est désormais découpée en trois piliers qui sont autant d’onglets en bas de la boutique. « Discover » met en avant les nouvelles applications et celles qui ont été récemment mises à jour, ainsi que les plus téléchargées. Les catégories ont été fortement remaniées, elles sont plus nombreuses et spécialisées (il y en a 17 uniquement pour les jeux !). À tel point qu’il existe maintenant des catégories qui en regroupent plusieurs.
Le moteur de recherche, second pilier de F-Droid 2.0, a lui aussi été amélioré : il peut ainsi fouiller dans les descriptions, les noms des catégories ainsi que dans les traductions des contenus. Un historique récent des dernières recherches est aussi présent. De nouvelles options de filtres font leur apparition pour combiner plusieurs critères (catégories, compatibilité…).
La boutique prend toujours en charge le téléchargement des mises à jour des apps installées, cette fois de manière automatique et par défaut (il reste heureusement possible de désactiver cette option). Le geste « tirer pour rafraîchir [les dépôts] », qui sert à vérifier la présence d’une mise à jour, tire sa révérence : l’opération se réalise en effet en tâche de fond. « Le meilleur bouton de rafraîchissement est celui sur lequel on n’a jamais besoin d’appuyer », explique F-Droid. On peut toujours lancer une mise à jour « à la main » en passant par les options.
Le contrôle des téléchargements et des mises à jour a lui aussi été revu. La boutique propose des réglages granulaires pour décider quand récupérer la nouvelle version d’une application et ainsi éviter de grever son enveloppe de données.
Des installations plus proches de celles du Play Store
Outre l’interface, l’autre grand chantier de F-Droid 2.0 a concerné le téléchargement et l’installation de nouvelles applications. La boutique utilise désormais l’API de pré-approbation inaugurée dans Android 14. Avant, un magasin alternatif devait télécharger l’APK de l’app, préparer une session d’installation puis seulement à la fin Android affichait la confirmation système.
Cette API permet aux installeurs de demander l’autorisation de l’utilisateur avant de valider la session et de télécharger l’APK. F-Droid 2.0 peut maintenant demander l’accord utilisateur tout de suite après avoir touché le bouton « Installer », puis télécharger et installer ensuite en arrière-plan si l’accord a été donné. « L’installation d’applications avec F-Droid sur les appareils Android se rapproche ainsi beaucoup de l’expérience proposée par la boutique intégrée », se réjouit l’équipe – bien sûr, sur les smartphones fonctionnant sur Android 14 ou au-delà.
Cela ne résout pas pour autant la question épineuse du nouveau système de vérification d’identité du développeur qui sera mis en œuvre par Google à compter du 30 septembre au Brésil, en Indonésie, à Singapour et en Thaïlande. Le Google Play Store et les boutiques d’Honor, OPlus, Samsung, Transsion, Vivo et Xiaomi sont concernées, pas (encore) F-Droid. Mais à terme – c’est à dire à partir de 2027 et au-delà – le processus concernera toutes les sources d’installation sur les appareils Android certifiés.
F-Droid est en première ligne contre cette vérification d’identité, qui concerne aussi bien les développeurs d’apps distribuées dans le Play Store (où les dévs doivent de toute façon montrer patte blanche) que dans des boutiques alternatives.
Il reste possible d’installer des applications de développeurs non vérifiés via une procédure de « flux avancé ». Mais celle-ci nécessite beaucoup de manipulations (activation du mode développeur, confirmation que personne ne force l’utilisateur à installer l’app, redémarrage du smartphone) et surtout, une attente de 24 heures avant de pouvoir récupérer l’app.
En termes de sécurité, cette version 2.0 présente quelques régressions, notamment dans les fonctions d’urgence. L’utilisateur peut toujours camoufler l’icône de F-Droid et son nom par celui d’une banale app calculatrice, mais il suffit de la lancer pour afficher l’interface de la boutique. Auparavant, le mode camouflage de F-Droid présentait l’interface d’une vraie calculatrice.
La fonction protège contre un coup d’œil sur l’écran d’accueil, mais plus contre l’ouverture de la boutique en elle-même. « F-Droid restera visible dans la rubrique Applications des paramètres et pourra être détectée lors d’un examen approfondi de l’appareil », explique le billet de blog. « Ce changement devrait aider [les utilisateurs] à mieux comprendre les limites de cette fonctionnalité, tout en leur permettant de continuer à l’utiliser en cas de besoin », poursuit-il.
La fonction d’effacement d’apps à distance en situation d’urgence, qui pouvait par exemple s’activer via l’app Ripple, n’est pas encore disponible dans F-Droid 2.0. « Nous savons que certains utilisateurs comptent sur cette fonction pour protéger leur vie privée et leur sécurité personnelle, et qu’elle va bien au-delà d’une simple question de confort », admet la boutique. Le hic, c’est la maintenance de cette fonctionnalité qui exige « un travail très spécialisé ».
« Compte tenu du nombre limité de personnes qui l’utilisent, nous avons estimé qu’elle ne devait plus retarder autant d’autres améliorations importantes », se justifie l’équipe. Mieux vaut alors reporter l’installation de la version 2.0 si on utilise cette fonction. Tout n’est pas perdu pour autant : F-Droid souhaite recueillir des témoignages d’utilisateurs pour mieux comprendre dans quelles circonstances et de quelle manière ils s’en servent. Tout cela permettra de déterminer la meilleure manière de restaurer cette fonction.
Autre absente de cette nouvelle livrée, mais cette fois du côté des fonctions grand public : Nearby, qui permet à deux appareils proches de partager des apps, a été repensée pour F-Droid 2.0 mais reste encore en développement.
Si le client F-Droid n’est pas encore disponible dans la version 2.0 chez vous, on peut tout de même télécharger la version compilée et signée.
F-Droid fait peau neuve dans une version 2.0 qui représente la mise à jour la plus importante de ces dix dernières années pour la boutique alternative d’applications Android. Elle y gagne une nouvelle vitrine ainsi qu’un système d’installation simplifié.
Ravalement de façade complet pour F-Droid. La version 2.0 de la boutique d’apps spécialisée dans les logiciels libres et open source pour Android est en cours de déploiement depuis le jeudi 24 septembre. Les composants clés ont été retravaillés et réécrits avec Kotlin, le langage devenu un standard pour le développement Android. L’interface a été conçue avec la boîte à outils Jetpack Compose, elle aussi très utilisée par les développeurs Android. Ces fondations solides permettront de livrer plus rapidement des améliorations tout au long des prochaines années.
Une interface entièrement repensée
Le changement le plus visible est donc cette toute nouvelle interface. La navigation dans la bibliothèque d’apps est désormais découpée en trois piliers qui sont autant d’onglets en bas de la boutique. « Discover » met en avant les nouvelles applications et celles qui ont été récemment mises à jour, ainsi que les plus téléchargées. Les catégories ont été fortement remaniées, elles sont plus nombreuses et spécialisées (il y en a 17 uniquement pour les jeux !). À tel point qu’il existe maintenant des catégories qui en regroupent plusieurs.
Le moteur de recherche, second pilier de F-Droid 2.0, a lui aussi été amélioré : il peut ainsi fouiller dans les descriptions, les noms des catégories ainsi que dans les traductions des contenus. Un historique récent des dernières recherches est aussi présent. De nouvelles options de filtres font leur apparition pour combiner plusieurs critères (catégories, compatibilité…).
La boutique prend toujours en charge le téléchargement des mises à jour des apps installées, cette fois de manière automatique et par défaut (il reste heureusement possible de désactiver cette option). Le geste « tirer pour rafraîchir [les dépôts] », qui sert à vérifier la présence d’une mise à jour, tire sa révérence : l’opération se réalise en effet en tâche de fond. « Le meilleur bouton de rafraîchissement est celui sur lequel on n’a jamais besoin d’appuyer », explique F-Droid. On peut toujours lancer une mise à jour « à la main » en passant par les options.
Le contrôle des téléchargements et des mises à jour a lui aussi été revu. La boutique propose des réglages granulaires pour décider quand récupérer la nouvelle version d’une application et ainsi éviter de grever son enveloppe de données.
Des installations plus proches de celles du Play Store
Outre l’interface, l’autre grand chantier de F-Droid 2.0 a concerné le téléchargement et l’installation de nouvelles applications. La boutique utilise désormais l’API de pré-approbation inaugurée dans Android 14. Avant, un magasin alternatif devait télécharger l’APK de l’app, préparer une session d’installation puis seulement à la fin Android affichait la confirmation système.
Cette API permet aux installeurs de demander l’autorisation de l’utilisateur avant de valider la session et de télécharger l’APK. F-Droid 2.0 peut maintenant demander l’accord utilisateur tout de suite après avoir touché le bouton « Installer », puis télécharger et installer ensuite en arrière-plan si l’accord a été donné. « L’installation d’applications avec F-Droid sur les appareils Android se rapproche ainsi beaucoup de l’expérience proposée par la boutique intégrée », se réjouit l’équipe – bien sûr, sur les smartphones fonctionnant sur Android 14 ou au-delà.
Cela ne résout pas pour autant la question épineuse du nouveau système de vérification d’identité du développeur qui sera mis en œuvre par Google à compter du 30 septembre au Brésil, en Indonésie, à Singapour et en Thaïlande. Le Google Play Store et les boutiques d’Honor, OPlus, Samsung, Transsion, Vivo et Xiaomi sont concernées, pas (encore) F-Droid. Mais à terme – c’est à dire à partir de 2027 et au-delà – le processus concernera toutes les sources d’installation sur les appareils Android certifiés.
F-Droid est en première ligne contre cette vérification d’identité, qui concerne aussi bien les développeurs d’apps distribuées dans le Play Store (où les dévs doivent de toute façon montrer patte blanche) que dans des boutiques alternatives.
Il reste possible d’installer des applications de développeurs non vérifiés via une procédure de « flux avancé ». Mais celle-ci nécessite beaucoup de manipulations (activation du mode développeur, confirmation que personne ne force l’utilisateur à installer l’app, redémarrage du smartphone) et surtout, une attente de 24 heures avant de pouvoir récupérer l’app.
En termes de sécurité, cette version 2.0 présente quelques régressions, notamment dans les fonctions d’urgence. L’utilisateur peut toujours camoufler l’icône de F-Droid et son nom par celui d’une banale app calculatrice, mais il suffit de la lancer pour afficher l’interface de la boutique. Auparavant, le mode camouflage de F-Droid présentait l’interface d’une vraie calculatrice.
La fonction protège contre un coup d’œil sur l’écran d’accueil, mais plus contre l’ouverture de la boutique en elle-même. « F-Droid restera visible dans la rubrique Applications des paramètres et pourra être détectée lors d’un examen approfondi de l’appareil », explique le billet de blog. « Ce changement devrait aider [les utilisateurs] à mieux comprendre les limites de cette fonctionnalité, tout en leur permettant de continuer à l’utiliser en cas de besoin », poursuit-il.
La fonction d’effacement d’apps à distance en situation d’urgence, qui pouvait par exemple s’activer via l’app Ripple, n’est pas encore disponible dans F-Droid 2.0. « Nous savons que certains utilisateurs comptent sur cette fonction pour protéger leur vie privée et leur sécurité personnelle, et qu’elle va bien au-delà d’une simple question de confort », admet la boutique. Le hic, c’est la maintenance de cette fonctionnalité qui exige « un travail très spécialisé ».
« Compte tenu du nombre limité de personnes qui l’utilisent, nous avons estimé qu’elle ne devait plus retarder autant d’autres améliorations importantes », se justifie l’équipe. Mieux vaut alors reporter l’installation de la version 2.0 si on utilise cette fonction. Tout n’est pas perdu pour autant : F-Droid souhaite recueillir des témoignages d’utilisateurs pour mieux comprendre dans quelles circonstances et de quelle manière ils s’en servent. Tout cela permettra de déterminer la meilleure manière de restaurer cette fonction.
Autre absente de cette nouvelle livrée, mais cette fois du côté des fonctions grand public : Nearby, qui permet à deux appareils proches de partager des apps, a été repensée pour F-Droid 2.0 mais reste encore en développement.
Si le client F-Droid n’est pas encore disponible dans la version 2.0 chez vous, on peut tout de même télécharger la version compilée et signée.
En août, nous relevions la sortie d’un drôle d’oiseau : TMOG. Ce gestionnaire de tâches, semblable à ce que l’on peut trouver dans Windows 11, a été développé par Dave Plummer, ancien ingénieur chez Microsoft qui a notamment travaillé sur Windows NT 4.0. Surtout, il est l’auteur du premier gestionnaire des tâches il y a 30 ans.
La première version de son outil était dédiée à macOS. Dave Plummer estimait en effet que le moniteur d’activité du système d’Apple n’était pas digne de la plateforme. Il évoquait alors un code totalement natif, partant d’un cœur en C++ pour effectuer les mesures et d’un enrobage fait de Swift et AppKit. Dans notre prise en main, nous notions la grande fluidité de l’ensemble. Des versions Windows et Linux étaient également prévues.
Elles viennent d’être lancées, respectivement les 23 et 24 septembre. L’orientation générale de l’application n’a pas changé. Le cœur C++ reste le même, mais les technologies changent selon la plateforme utilisée, toujours dans l’idée : Win32 et Direct2D sur Windows, Qt6 sur Linux.
TMOG pour Windows
Contrairement à la bêta de l’application disponible cet été, il s’agit désormais d’une mouture 1.0.0 finale avec plusieurs traductions, dont le français. Sur les trois plateformes, l’interface est soignée et particulièrement réactive.
Trop peut-être, l’auteur ayant choisi de montrer les capacités de son application avec une fréquence de rafraîchissement élevée par défaut dans les mesures et leur rendu. TMOG peut donner une petite impression de « sapin de Noël » au premier abord, mais les options permettent de modifier finement les délais de mesures et rafraichissements. Ce point n’est pas anodin, un gestionnaire des tâches prélevant des ressources pour son fonctionnement.
TMOG pour Linux
Les fonctions proposées sont à peu près les mêmes sur les trois plateformes. Pour rappel, l’application propose plusieurs thèmes pour personnaliser les couleurs, ainsi qu’une jauge de saturation. Avec cette version 1.0, on note l’arrivée d’un « enregistreur de vol », qui permet d’enregistrer l’activité de la machine pendant un temps prédéfini. Cette fonction est cependant réservée à la licence Pro.
Dans sa forme gratuite en effet, TMOG fournit globalement les mêmes fonctions que pendant la bêta. Mais dans la colonne latérale, on trouve maintenant une section « PRO » avec plusieurs nouveaux onglets : Puissance et fréquence, Enregistreur de vol, Connexions, Apps installées, Pilotes, Espace disque et Benchmarks. La licence Pro est vendue 39,95 dollars « à vie », donc sans abonnement. Les versions gratuites peuvent être téléchargées depuis le site officiel.
En août, nous relevions la sortie d’un drôle d’oiseau : TMOG. Ce gestionnaire de tâches, semblable à ce que l’on peut trouver dans Windows 11, a été développé par Dave Plummer, ancien ingénieur chez Microsoft qui a notamment travaillé sur Windows NT 4.0. Surtout, il est l’auteur du premier gestionnaire des tâches il y a 30 ans.
La première version de son outil était dédiée à macOS. Dave Plummer estimait en effet que le moniteur d’activité du système d’Apple n’était pas digne de la plateforme. Il évoquait alors un code totalement natif, partant d’un cœur en C++ pour effectuer les mesures et d’un enrobage fait de Swift et AppKit. Dans notre prise en main, nous notions la grande fluidité de l’ensemble. Des versions Windows et Linux étaient également prévues.
Elles viennent d’être lancées, respectivement les 23 et 24 septembre. L’orientation générale de l’application n’a pas changé. Le cœur C++ reste le même, mais les technologies changent selon la plateforme utilisée, toujours dans l’idée : Win32 et Direct2D sur Windows, Qt6 sur Linux.
TMOG pour Windows
Contrairement à la bêta de l’application disponible cet été, il s’agit désormais d’une mouture 1.0.0 finale avec plusieurs traductions, dont le français. Sur les trois plateformes, l’interface est soignée et particulièrement réactive.
Trop peut-être, l’auteur ayant choisi de montrer les capacités de son application avec une fréquence de rafraîchissement élevée par défaut dans les mesures et leur rendu. TMOG peut donner une petite impression de « sapin de Noël » au premier abord, mais les options permettent de modifier finement les délais de mesures et rafraichissements. Ce point n’est pas anodin, un gestionnaire des tâches prélevant des ressources pour son fonctionnement.
TMOG pour Linux
Les fonctions proposées sont à peu près les mêmes sur les trois plateformes. Pour rappel, l’application propose plusieurs thèmes pour personnaliser les couleurs, ainsi qu’une jauge de saturation. Avec cette version 1.0, on note l’arrivée d’un « enregistreur de vol », qui permet d’enregistrer l’activité de la machine pendant un temps prédéfini. Cette fonction est cependant réservée à la licence Pro.
Dans sa forme gratuite en effet, TMOG fournit globalement les mêmes fonctions que pendant la bêta. Mais dans la colonne latérale, on trouve maintenant une section « PRO » avec plusieurs nouveaux onglets : Puissance et fréquence, Enregistreur de vol, Connexions, Apps installées, Pilotes, Espace disque et Benchmarks. La licence Pro est vendue 39,95 dollars « à vie », donc sans abonnement. Les versions gratuites peuvent être téléchargées depuis le site officiel.
La bêta publique d’Ubuntu 26.10, alias Stonking Stingray, devait arriver le 24 septembre. Elle a finalement été reportée au 1ᵉʳ octobre, comme l’indique le développeur Matthieu Clemenceau de Canonical : « En raison de problèmes d’infrastructure imprévus, la bêta Ubuntu 26.10 Stonking Stingray sera retardée d’une semaine et est désormais prévue pour le 1er octobre ».
Les personnes intéressées par la nouvelle version de la distribution devront donc prendre encore un peu leur mal en patience, à moins de passer par les versions intérimaires de développement (snapshots), un peu plus « brutes ». Étonnamment, Matthieu Clemenceau indique que la date de la sortie finale ne change pas et reste fixée au 15 octobre. Ce qui signifie à peine deux semaines pour tester les nouveautés d’Ubuntu 26.10.
Or, ces nouveautés sont nombreuses, avec des implications techniques parfois importantes. Canonical a par exemple décidé très récemment de lâcher le noyau Linux 7.2 au profit de la version 7.3, qui n’est pas encore finalisée. Outre l’utilisation de GNOME 51 (qui, lui, est finalisé), Stonking Stingray boucle aussi le passage à Rust pour ses Coreutils. On se souvient qu’Ubuntu 25.10 avait introduit les premiers outils en Rust il y a un an, en commençant par sudo-rs. La transition s’achèvera ainsi avec les outils cp, mv et rm.
Nos confrères d’OMGUbuntu ont également découvert un ajout de dernière minute dans les fonctions liées à l’interface : l’outil de « tiling » affiche une zone de dépôt quand on accroche une fenêtre et qu’on la déplace. Cette zone s’affiche en haut de l’écran et propose plusieurs modèles.
Cet outil, largement repris de Windows 11, permet d’organiser rapidement plusieurs fenêtres selon des dispositions déjà établies. Si on lâche par exemple une fenêtre dans la grille composée de quatre éléments disposés en carré, Ubuntu propose automatiquement de compléter la formation en choisissant des fenêtres supplémentaires.
Ce fonctionnement vient compléter celui existant depuis 2023 et qui ne disparait pas pour autant : on peut déplacer une fenêtre vers un bord ou un coin de l’écran pour lui faire adopter rapidement la forme voulue. Un fonctionnement là aussi popularisé par Windows et repris depuis dans d’autres systèmes, notamment macOS.
Nos confrères notent cependant qu’il y a pour l’instant un grand absent : contrairement à Windows 11, Ubuntu 26.10 n’a pas encore de réglage permettant de désactiver la zone de dépôt en haut de l’écran. On peut s’attendre à ce qu’une telle option apparaisse, car son affichage obligatoire pourrait faire grincer quelques dents. OMGUbuntu observe quand même que l’on peut accéder à cette option, à condition de passer par un outil tiers comme Extensions Manager. Le site regrette également que les dispositions proposées se contentent de deux colonnes.
La bêta publique d’Ubuntu 26.10, alias Stonking Stingray, devait arriver le 24 septembre. Elle a finalement été reportée au 1ᵉʳ octobre, comme l’indique le développeur Matthieu Clemenceau de Canonical : « En raison de problèmes d’infrastructure imprévus, la bêta Ubuntu 26.10 Stonking Stingray sera retardée d’une semaine et est désormais prévue pour le 1er octobre ».
Les personnes intéressées par la nouvelle version de la distribution devront donc prendre encore un peu leur mal en patience, à moins de passer par les versions intérimaires de développement (snapshots), un peu plus « brutes ». Étonnamment, Matthieu Clemenceau indique que la date de la sortie finale ne change pas et reste fixée au 15 octobre. Ce qui signifie à peine deux semaines pour tester les nouveautés d’Ubuntu 26.10.
Or, ces nouveautés sont nombreuses, avec des implications techniques parfois importantes. Canonical a par exemple décidé très récemment de lâcher le noyau Linux 7.2 au profit de la version 7.3, qui n’est pas encore finalisée. Outre l’utilisation de GNOME 51 (qui, lui, est finalisé), Stonking Stingray boucle aussi le passage à Rust pour ses Coreutils. On se souvient qu’Ubuntu 25.10 avait introduit les premiers outils en Rust il y a un an, en commençant par sudo-rs. La transition s’achèvera ainsi avec les outils cp, mv et rm.
Nos confrères d’OMGUbuntu ont également découvert un ajout de dernière minute dans les fonctions liées à l’interface : l’outil de « tiling » affiche une zone de dépôt quand on accroche une fenêtre et qu’on la déplace. Cette zone s’affiche en haut de l’écran et propose plusieurs modèles.
Cet outil, largement repris de Windows 11, permet d’organiser rapidement plusieurs fenêtres selon des dispositions déjà établies. Si on lâche par exemple une fenêtre dans la grille composée de quatre éléments disposés en carré, Ubuntu propose automatiquement de compléter la formation en choisissant des fenêtres supplémentaires.
Ce fonctionnement vient compléter celui existant depuis 2023 et qui ne disparait pas pour autant : on peut déplacer une fenêtre vers un bord ou un coin de l’écran pour lui faire adopter rapidement la forme voulue. Un fonctionnement là aussi popularisé par Windows et repris depuis dans d’autres systèmes, notamment macOS.
Nos confrères notent cependant qu’il y a pour l’instant un grand absent : contrairement à Windows 11, Ubuntu 26.10 n’a pas encore de réglage permettant de désactiver la zone de dépôt en haut de l’écran. On peut s’attendre à ce qu’une telle option apparaisse, car son affichage obligatoire pourrait faire grincer quelques dents. OMGUbuntu observe quand même que l’on peut accéder à cette option, à condition de passer par un outil tiers comme Extensions Manager. Le site regrette également que les dispositions proposées se contentent de deux colonnes.
Dans le domaine du libre, particulièrement des distributions Linux, la notion de « paquets reproductibles » est souvent présente. De quoi parle-t-on ? À quoi ça sert ? Quels sont les avantages, les limites ? On vous explique, en toute simplicité.
Vous venez d’installer un système Linux. Vous savez que tout le code (pour simplifier) est libre et open source. Soudain, une question vous assaille : comment être sûr que ce que vous venez d’installer correspond bien à ce code ?
Il s’agit autant d’une question de confiance envers l’éditeur ou la communauté concerné que de sécurité. On trouve depuis longtemps par exemple des empreintes cryptographiques (SHA-256 par exemple), qui permettent de comparer un téléchargement à la version présente sur le site. En comparant les deux empreintes, on peut s’assurer de la correspondance. Le site vous dit « L’empreinte de ce fichier est XYZ », vous permettant de vérifier que ce que vous avez récupéré est bien la même chose.
Toutefois, cette méthode ne dit rien de la manière dont ce fichier a été produit. Quand on télécharge une application par exemple, on ne sait rien de ce qui s’est passé avant sa mise à disposition. Et si le serveur de compilation avait été compromis ? Si des pirates se sont emparés d’une partie de l’infrastructure, les fichiers produits peuvent être compromis. La comparaison de l’empreinte ne sera alors d’aucun secours.
C’est quoi la reproductibilité ?
Pour avancer dans la vérification, on veut aller plus loin. Dans le monde du libre, on part du principe que n’importe qui peut regarder le code. En revanche, dans l’immense majorité des cas, les utilisateurs récupèrent des binaires, c’est-à-dire des versions compilées, prêtes à l’emploi. Un exemple classique est le noyau Linux : tout le monde peut voir ses sources, mais dans l’utilisation quotidienne, on se contente de récupérer les nouvelles versions via les mises à jour du système sous forme binaire, livrées sous forme de paquets.
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Dans le schéma actuel d’Ubuntu, estampillé « 4/2 », les nouveaux noyaux sont fournis toutes les quatre semaines. C’est le cycle stable classique, en place depuis 2023. À mi-chemin, donc deux semaines après la dernière publication ordinaire, il peut y avoir une publication d’urgence quand la situation l’exige.
Ce rythme va changer. Dans un billet publié ce 23 septembre, Canonical indique qu’Ubuntu va basculer sur un rythme unifié de deux semaines. Durant la première semaine, les développeurs prépareront les patchs et builds pour les mettre à disposition des testeurs. Durant la seconde, les tests et certifications seront terminés et le nouveau noyau sera envoyé en tant que mise à jour. Pour les plus aventureux, il sera possible d’activer la récupération automatique toutes les semaines.
Source : Canonical
Pourquoi un tel changement ? Pour les mêmes raisons que dans les changements annoncés dans les rythmes de Chrome ou Firefox : tenir compte du déluge de corrections entrainé par l’utilisation des LLM dans la recherche de failles. On voit depuis plusieurs mois une explosion des correctifs, par exemple chez Mozilla (qui a bénéficié de Mythos 5 d’Anthropic, via Glasswing), ou encore chez Microsoft et son infrastructure Perception.
Canonical mentionne très clairement dans son billet qu’il s’agit de s’adapter. La préparation des nouveaux noyaux se transforme en chaudron : les correctifs sont intégrés en continu, puis l’arbre des modifications est figé à une date fixe, les compilations étant alors envoyées dans un dépôt dédié, nommé « -proposed ». Quand un noyau entre dans sa phase finale, le suivant est déjà en préparation.
Selon Canonical, il est impossible de publier plus vite des noyaux tout en testant à fond chaque version candidate. Pour les plus exigeants, il sera donc possible de lancer leurs propres tests de validation depuis le nouveau dépôt, qui sera mis à jour chaque semaine.
La politique sur les mesures d’atténuation ne changera pas en revanche. Pendant la préparation d’un correctif, Canonical continuera de travailler sur ces mesures. Quand rien de spécifique ne sera possible, l’éditeur renverra simplement vers des mesures plus générales de durcissement. Canonical se fixe un objectif de remettre un système dans un état « défendable » en 24 à 48 heures.
Il faut dire que les chiffres donnent raison à l’entreprise. Fin août, Greg Kroah-Hartman, mainteneur principal du noyau, relevait qu’une version du noyau corrigeait en moyenne 500 vulnérabilités (CVE) entre les moutures 6.9 et 6.19. Mais la version 7.0 en a corrigé plus de 1 000 et la 7.2 a dépassé les 1 500. À ce rythme, le noyau 7.3 pourrait passer la barre des 2 000.