Steam On Linux - Down To 3.05% For September?
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PokerTH va bientôt fêter ses 20 ans. Et si vous ne l’avez pas lancé depuis quelques années, beaucoup de choses ont changé : un client moderne en Qt/QML, une version Android, le jeu directement dans un navigateur — installable comme PWA — et toujours une communauté qui organise BBC, Monthly Cup et WeCUP.
Et si vous ne connaissez pas encore PokerTH, il suffit désormais d’un navigateur pour venir essayer une partie, sans argent réel, contre des bots ou avec les joueuses et joueurs du réseau PokerTH.
Créé en 2006, PokerTH est une implémentation libre du Texas Hold’em. Il ne s’agit ni d’un casino ni d’un jeu d’argent : aucune mise réelle, mais des parties amicales, des tournois et des classements entretenus par la communauté.
Le projet a traversé plusieurs générations d’interfaces et de systèmes. En 2026, il ne se contente pas de survivre : le client historique a été modernisé, une version Android existe, un nouveau client Web fonctionne sur ordinateur comme sur mobile, et le serveur public continue de réunir les mêmes habitués et de nouveaux venus.
Le client natif actuel repose sur Qt et QML. Cette modernisation conserve le moteur et le protocole de PokerTH tout en proposant une interface adaptée aux écrans contemporains. Les versions pour GNU/Linux, Windows et macOS permettent de jouer contre les bots, sur le réseau public PokerTH ou sur un serveur privé/LAN.
La version PokerTH 2.1.9, publiée en septembre 2026, illustre que le développement reste actif. Elle apporte notamment les notes privées et l’évaluation des joueurs dans l’interface QML, une nouvelle génération de moteur pour les adversaires contrôlés par l’ordinateur, des améliorations d’affichage sur téléphone et plusieurs corrections touchant le client, le serveur et la sécurité. Les paquets et les sources sont disponibles dans le dépôt officiel PokerTH.
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La table QML par défaut — source.
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Le thème de table « Saloon » — source.
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Le thème de table « Disco » — source.
L’interface QML a aussi rendu possible une véritable version Android. Les adaptations récentes portent entre autres sur l’affichage bord à bord, les zones sûres des appareils mobiles et l’organisation de la table sur les petits écrans. Le but reste le même que sur le bureau : rejoindre les parties de l’écosystème PokerTH plutôt qu’un réseau mobile séparé.
La nouveauté la plus simple à essayer est le Web Client officiel. Il suffit d’ouvrir la page dans un navigateur récent : aucune installation n’est nécessaire. L’interface s’adapte aux ordinateurs, tablettes et téléphones et peut être ajoutée à l’écran d’accueil comme application Web progressive (PWA).
Le Web Client permet aujourd’hui :
Client natif, Android et navigateur ne constituent donc pas trois communautés isolées : ils sont différentes portes d’entrée vers le même protocole, les mêmes serveurs et les mêmes tables.
Un navigateur ne peut pas ouvrir directement la connexion TCP employée historiquement par PokerTH. Le code source du Web Client comprend donc un relais WebSocket-vers-TCP : le navigateur parle WebSocket au proxy, qui transmet le protocole PokerTH à l’infrastructure existante. Sur le serveur public, une connexion WebSocket directe sécurisée est également prise en charge par l’infrastructure officielle.
Ce choix évite de créer un second jeu ou un service incompatible. Le client Web réutilise le protocole, suit les évolutions de l’interface QML et peut aussi viser un serveur auto-hébergé. Le code, la documentation de déploiement, les tests et l’historique des changements sont publics ; les signalements de bogues et les contributions passent par les dépôts GitHub.
L’ensemble peut être installé chez soi, par exemple sur un Raspberry Pi hébergeant également un serveur PokerTH. Sur une machine Debian ou Ubuntu, le dépôt fournit un installateur rapide :
curl -sSL https://raw.githubusercontent.com/narmod/pokerth-web-client/HEAD/install.sh | bash
Comme toujours avec une commande « curl | bash », il est préférable de télécharger et relire le script avant de l’exécuter. Le projet documente aussi une installation manuelle et fournit un Dockerfile ainsi qu’un fichier docker-compose.yml. Les images Docker sont multi-architectures (amd64, arm64 et armv7), ce qui convient notamment aux Raspberry Pi. Pour profiter de l’installation PWA et du cache hors ligne depuis une autre machine du réseau, il faut servir le client en HTTPS — ou l’utiliser sur localhost, les navigateurs réservant les Service Workers aux contextes sécurisés.
Le développement Web récent a notamment porté sur la PWA, l’affichage mobile, les tables et thèmes, les avatars, le chat public et privé, le mode spectateur, l’accessibilité, les profils et la compatibilité avec les nouveautés de PokerTH 2.1.9.
La technique ne suffit pas à maintenir un jeu vivant pendant près de vingt ans. PokerTH dispose toujours d’un serveur public, d’un forum actif et de compétitions organisées par les joueurs. Elles donnent des rendez-vous récurrents, des objectifs de progression et, surtout, des occasions de retrouver des adversaires connus.
La Best Brainies Cup est une compétition communautaire organisée en plusieurs étapes. Le manuel officiel décrit un tournoi en quatre « steps » et les conditions de participation. Les résultats et profils restent consultables sur le site de la BBC. Plutôt que de figer ici des horaires ou critères susceptibles d’évoluer, le site de la compétition fait foi pour la saison en cours.
La Monthly Cup propose, comme son nom l’indique, un grand rendez-vous mensuel. Sa page annonce la prochaine coupe et conserve les résultats des éditions précédentes. Les discussions et inscriptions sont également suivies dans la rubrique Monthly Cup du forum.
La WeCUP, ou WEC, anime des parties régulières et maintient ses propres scores, classements ainsi que des finales mensuelles et annuelles. Les critères d’accès et l’organisation pouvant être ajustés par les responsables de la compétition, le meilleur point d’entrée reste la rubrique WEC du forum PokerTH, où sont publiés le fil principal, les scores de la saison et les classements à jour.
En dehors de ces coupes, le classement général PokerTH permet de suivre les résultats enregistrés sur le serveur public et la progression des joueurs. Les compétitions spécialisées et le classement général se complètent : on peut venir pour une partie occasionnelle, suivre une saison ou chercher à progresser sur la durée.
PokerTH réunit depuis longtemps des joueurs de nombreux pays. Le client natif et le site sont traduits dans de multiples langues, et le Web Client pousse particulièrement loin cet effort : au moment de la rédaction, il dispose de 83 langues, sélectionnables à la volée et détectées depuis les préférences du navigateur. Ce nombre évoluant rapidement, le README du projet reste le meilleur point d’entrée pour suivre les évolutions de l’internationalisation.
Cette internationalisation ne se limite pas à l’écran de connexion : elle couvre l’interface de jeu et un ensemble de pages d’aide. Les corrections de traduction, notamment pour le vocabulaire propre au poker, sont un terrain de contribution accessible sans devoir modifier le moteur du jeu.
Les portes d’entrée sont nombreuses :
Le chemin le plus court est désormais webclient.pokerth.net : choisissez l’entraînement pour affronter les bots hors ligne, ou Internet pour rejoindre le serveur public. Aucun compte n’est nécessaire pour une première partie comme invité.
Celles et ceux qui préfèrent une application native peuvent récupérer PokerTH pour leur système depuis le site officiel ou les versions publiées sur GitHub. Les groupes d’amis et associations peuvent enfin utiliser un serveur privé ou une partie en LAN.
Presque vingt ans après ses premières mains, PokerTH reste ainsi un projet libre que l’on peut étudier, auto-héberger, traduire et améliorer — mais surtout un jeu auquel on peut encore venir s’asseoir. La prochaine place libre à une table sera peut-être la vôtre.
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On ne sait pas si Qualcomm a décidé de s’ouvrir à Linux sur PC de gré ou de force. Avec en tête la perspective d’une alternative à Windows ou parce que le marché est devenu compliqué. Mais le résultat est là, les SoC Snapdragon X vont pouvoir faire fonctionner le système, à commencer par Debian.
Les choses ont beaucoup changé cette dernière année et Qualcomm est dans le même bain que les autres constructeurs. L’augmentation du prix des composants rend le secteur fébrile et prêt à explorer de nouvelles solutions. Comment continuer à vendre des machines abordables avec un Windows 11 qui tire rapidement la langue en multitâche si votre PC n’est pas équipé d’au moins 16 Go de mémoire vive ? La réponse est simple, en se passant de Microsoft.
Du reste, l’histoire d’amour fusionnelle entre Microsoft et Qualcomm est désormais terminée depuis que le papa de Windows s’est amouraché des puces RTX Spark que Nvidia vient d’annoncer. Pas de raison pour les Snapdragon de ne pas tenter l’aventure Linux.
Le Lenovo IdeaPad Slim 3 15Q8X10
Certaines configurations vendues sous Snapdragon X sont régulièrement pointées du doigt pour leur intégration jugée très légère. L’entrée de gamme de ces modèles souffre de n’être livrée qu’avec des solutions mémoire en 8 Go et souvent peu de stockage. Je me souviens d’avoir eu en main le Lenovo IdeaPad Slim 3 15Q8X10 ci-dessus. Un engin de ce type avec 8 Go de mémoire non évolutive. Ses performances étaient franchement médiocres. Sous Windows 11 le trio système, SoC et mémoire fonctionne tout juste passablement, n’autorisant bien souvent du confort qu’à l’ouverture d’une tâche après l’autre. Passer sous Linux pourrait permettre de transformer ces machines en des solutions beaucoup plus convaincantes tout en conservant des usages identiques. Ces modèles ne sont pas des solutions spécialisées mais très souvent juste des accès à des services de base : web, bureautique, média et communication. L’utilisateur lambda ne fera pas de différence d’usage entre un Windows et un Linux pour ces tâches.
Microsoft et Qualcomm poussent les puces Snadpragon X vers les solutions portables Windows depuis plusieurs années maintenant et les avancées des deux compères ont porté leurs fruits avec une émulation de plus en plus efficace. On reproche toujours au duo le manque d’implication des développeurs qui ne travaillent pas directement pour optimiser la plateforme ARM qui fait perdre une bonne partie de l’intérêt de la solution. Mais le travail effectué a tout de même permis à Qualcomm d’exister sur ce segment.
L’ouverture à des systèmes libre3 pourrait leur donner un nouveau souffle en encourageant différentes communautés à porter leur code vers ces SoC. Reste à voir comment les libristes vont travailler le sujet. Une version Debian est prévue d’ici la fin de l’année. Celle-ci ouvrira sans doute la porte à d’autres variantes si les sources sont disponibles. Ubuntu suivrait en 2027 mais avec une énorme restriction. Seules les puces Snapdragon X2 pourraient y prétendre.
Suivant la manière dont le code et les versions seront distribués, on peut s’attendre à un gros travail d’optimisation et de déploiement de la part des libristes… Enfin si le matériel suit. J’ai dans l’esprit qu’une bonne partie de la communauté ne va pas spécialement vouloir acheter un portable de ce type sous Windows 11 explicitement pour apporter leur aux puces Snapdragon X sous Linux.
Reste qu’à l’issue de son Qualcomm Summit 2026, où ces annonces ont été faites, le concepteur de SoC se veut plutôt confiant. Il annonce que différents fabricants seraient intéressés par le déploiement de nouvelles machines sous Snapdragon X2 et sous Linux. Asus en ferait partie. Il faudra analyser leur proposition et voir si cela ne serait pas juste un moyen de vendre des machines au rabais en sacrifiant les capacités des composants au minimum syndical. Là encore, je ne suis pas certain que le libriste moyen ait envie d’acheter un Asus sous Snapdragon X2 sous Ubuntu uniquement parce qu’il est sous Ubuntu…
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En attendant le déploiement de ces nouvelles formules Debian et Ubuntu, Qualcomm annonce l’arrivée de ses puces dans les GoogleBooks de Google. Dès le 5 octobre prochain, on pourra retrouver en rayons ces nouvelles machines pilotées par un dérivé d’Android 17 et qui rappellent fortement les dernières mutations génétiques des Chromebooks mâtinées d’Android.
Des engins dont le succès est encore difficile à envisager, mais qui veulent probablement dépasser les cercles éducatifs des Chromebooks. La sauce Chrome n’a jamais vraiment pris dans le grand public Européen. Ces engins qui ont martelé leur côté dans les nuages ont souffert d’une image plutôt négative auprès des particuliers. La tentative d’en faire des « PC comme les autres » se soldant par une augmentation drastique de leurs tarifs, les foyers ont préféré investir dans des engins plus traditionnels aux mêmes prix. Est-ce que la promesse d’une IA comme Gemini implantée directement dans le système pourrait faire mouche ? À suivre.
Pour 2027 on dessine un tableau à faire pâlir une série à l’eau de rose. Microsoft va batifoler du côté de Nvidia tout en continuant toujours sa longue passion avec AMD et Intel. Qualcomm est toujours proche de Windows en façade mais se sent trahi par le rapprochement avec Nvidia qui fricote lui-même avec Mediatek. Surtout après tous les sacrifices consentis pour faire de leur histoire une véritable fusion. Il se console donc en se rapprochant de Linux pendant qu’Apple joue toujours tout seul dans son coin. Que va nous réserver le prochain épisode ?
Dans tous les cas, donnez-moi un petit format portable vif et réactif, avec un Snapdragon X ou autre chose, sous Linux, avec juste ce qu’il faut de mémoire et de stockage pour pouvoir surfer et travailler n’importe où et je serais ravi. Il y a quelques années, une marque comme Asus sortait un ultra-ultraportable avec 512 Mo de mémoire et 4 Go de stockage et un processeur Intel considéré comme une véritable catastrophe sur le marché. Cette minimachine aux caractéristiques ridicules était livrée sous un Linux inconnu au bataillon. Et Asus en a vendu des millions.
S si le sujet vous intéressse, Qualcomm a explicité finement le déploiement de Linux sur ses Sanpdragon X au travers de différents liens et de nombreux documents.
Qualcomm ouvre enfin ses puces Snapdragon X à Linux © MiniMachines.net. 2026
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Valve a publié la liste des jeux compatibles SteamOS via sa base de données SteamDB. On y découvre un ensemble de 21 000 titres jouables et 31 400 jeux compatibles. C’est évidemment très loin des 264 000 titres Windows mais c’est une évolution importante des possibilités du système.
31 000 jeux compatibles SteamOS
Pendant très longtemps, le jeu sur Linux ce n’était pas un vrai sujet. Mis à part quelques titres développés nativement par des Linuxiens purs et durs qui mettaient en scène un bestiaire quasiment composé uniquement de pingouins, c’était pauvre. Ce qui était un souci pour Linux car si sa partie logicielle de service et de création se développait de son côté, beaucoup d’utilisateurs ne voulaient pas « sauter le pas » depuis Windows c’était parce que cela signifiait qu’il fallait abandonner ce loisir.
Avec la sortie du Steam Deck et les gros efforts communautaires pour faire évoluer la plateforme SteamOS et Linux, on a compté les listes de jeux. D’abord timidement, quelques dizaines à la fois. Puis de plus en plus vite et désormais ce sont des pans entiers du catalogue de Steam qui basculent du côté des compatibles, dont les deux tiers qualifiés de jouables.
Si cela ne représente toujours qu’une fraction de l’entièreté de ce que Windows sait piloter, il ne faut pas oublier qu’une énorme quantité de jeux Steam sont des titres anciens, souvent peu joués, et qu’une autre bonne partie est constituée de titres qui ne valent tout simplement pas le coup d’être lancés – et encore moins achetés. La permissibilité de publication de Valve, le fait que la marque ne cherche pas à censurer la production de titres, permet à certains de proposer des jeux médiocres par dizaines sans qu’aucun ne dépasse une poignée de téléchargements et encore moins de ventes.
Ce que nous dit cette énorme liste de jeux compatibles SteamOS, c’est qu’il y a désormais un catalogue important pour que chacun puisse trouver son bonheur. Et si on ajoute à cette liste les jeux compatibles Linux sur d’autres machines que le Steam Deck, on a un potentiel de jouabilité énorme. Valve prend en compte la lisibilité des textes sur son petit écran, la compatibilité avec les boutons et joysticks et évidemment les capacités de calcul de la machine. Autant d’éléments qui font qu’un jeu ne va pas être considéré comme compatible avec un Steam Deck, mais qui ne posera en réalité aucun problème à Linux.
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Proton, qui assure la compatibilité des titres Windows sous Linux, propose une myriade de jeux différents désormais. Tout n’est pas compatible évidemment, certains ne trouveront pas un de leurs titres fétiches au catalogue. D’autres ronchonneront sur les performances et bien entendu l’éternel problème des systèmes anti-triche. Il reste plus de 6800 jeux qui ne sont absolument pas pilotés par le Steam Deck. Difficile de savoir exactement à quoi cela correspond cependant. Il doit y avoir un mélange de vieux titres, des jeux d’éditeurs disparus corps et âmes avec des moteurs exotiques.
Le point est qu’un nouveau joueur sur le marché du PC en 2026 ne va plus regarder Linux comme le repoussoir qu’il a été. Désormais il est possible de commencer à jouer sur Linux sans trop de contraintes. Si la période est trop trouble pour examiner les évolutions actuelles du jeu sans prendre en considération les effets de l’évolution des prix à la hausse qui viennent fausser les tendances. Je ne serais pas spécialement surpris de voir de plus en plus de joueurs considérer la solution Linux comme la plus évidente pour jouer. Avant la hausse des prix, j’ai pu constater que beaucoup d’utilisateurs de Windows ne souhaitant pas spécialement mettre à jour leur matériel avaient basculé la partie ludique sur Steam Deck. Cette tendance pourrait largement reprendre à l’avenir avec la console mobile de Valve mais également avec la Steam Machine.
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Et cela, les éditeurs le prennent bien en compte. Valve a créé SteamOS et les matériels qui l’utilisent avec une idée en tête, assurer des ventes de jeux. Les développeurs ont bien compris que, s’il ne s’agissait pas d’un marché totalement captif, cela n’en reste pas moins un élément important du mix nécessaire à la rentabilité de leurs titres. Beaucoup d’indépendants développent désormais en prenant Linux en compte au travers de Proton, c’est clairement devenu un vrai sujet pour eux. Ce qui signifie que dans le futur, le catalogue va continuer a s’épaissir.
31 000 jeux compatibles SteamOS, Linux n’est plus un sujet © MiniMachines.net. 2026
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Trois actualités à retenir cette semaine dans le cyberespace : une cyberattaque qui prive de télésurveillance les nouveaux pacemakers d'un géant de la santé, l'infrastructure de Linux à bout de souffle face aux scrapers IA, et des sessions Claude piratées qui alimentent un marché parallèle.
Arch Linux est une distribution très connue pour être une bonne base permettant de créer son propre système Linux personnalisé de fond en comble. La possibilité d’y ajouter des logiciels libres peu connus du grand public via l' AUR est l’une des grandes forces d’Arch Linux.
J’ai donc une vision personnelle assez précise du bureau Linux idéal, et je souhaite la partager ici en vous présentant un projet sur lequel je travaille depuis un peu moins d’un an, presque non-stop. Ma propre distribution Linux : SlyOS, un système d'exploitation libre distribué sous licence GPLv3.
Par exemple, voici quelques logiciels disponibles dans l'AUR : DeaDBeeF, Cine, Warehouse, Carburetor, …
Arch Linux est aussi une distribution valorisée par son choix presque illimité d'environnements de bureau. En effet, on peut prendre l'exemple de mon expérience personnelle sur ce point.
J’ai tout d'abord commencé par découvrir GNOME. Son interface m’a immédiatement convaincu et il reste aujourd’hui l’un de mes environnements de bureau préférés. La principale réserve que j’ai à son sujet concerne sa dépendance trop marquée à plusieurs composants de systemd (j’expliquerai plus tard dans la dépêche ce qui me tracasse vraiment à ce sujet).
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J’ai ensuite essayé plusieurs environnements de bureau moins répandus, notamment Pantheon. Je reste particulièrement attaché à son interface, mais j’ai fini par l’abandonner en raison de bugs que j’ai rencontrés avec le compositeur Gala, ainsi que des difficultés liées à la transition de X11 vers Wayland. Cette transition a notamment retiré Plank, que j’appréciais beaucoup, sans vraiment lui apporter de remplaçant…
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Ou encore moins connu : herbstluftwm que j'aimais beaucoup mais que j'ai fini par abandonner aussi à cause du manque d'outils de personnalisation sur X11 pour un gestionnaire de fenêtre si minimal.
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J'ai aussi testé plein d'autres gestionnaires de fenêtre et de d'environnements de bureau tels que Cinnamon, Xfce, Hyprland, Fluxbox, LXQt, MATE, Sway, IceWM…
Avec le temps, j'ai façonné quelques opinions sur les différentes options que nous propose la communauté. Par exemple, cela peut en affecter certains, mais j’essaie d’éviter Qt au maximum et de privilégier GTK. Ma position concerne principalement le modèle économique de Qt : je ne reproche pas à un projet libre de chercher à se financer, mais Qt repose notamment sur les revenus provenant de logiciels propriétaires et de licences commerciales (proposant des offres payantes sur son site web). Je préfère donc soutenir des projets qui privilégient d’autres modèles, comme les dons, à l’image de ce qui existe autour de GTK. Ma position peut paraître controversée, notamment parce que l’écosystème Linux dépend lui aussi largement de grandes entreprises (comme Google, ou même Microsoft qui détient GitHub). Je ne prétends donc pas pouvoir éviter toute dépendance de ce type, mais j’essaie, autant que possible, de privilégier des logiciels et des projets capables de subsister sans être directement financés par le logiciel propriétaire.
De même, je n’aime pas vraiment systemd car c'est de plus en plus un programme qui obtient le monopole, avec une étendue de fonctionnalités et une complexité qui s'éloignent du principe KISS. Surtout que récemment, systemd a été au cœur de débats controversés, notamment à travers une proposition de vérification de l’âge intégrée directement à celui-ci. Le problème n’est pas uniquement l’existence de ce champ optionnel (birthDate), mais le fait que systemd puisse devenir un point central pour intégrer ce type de mécanisme à l’avenir. C'est pourquoi je préfère limiter les composants centraux aux fonctions dont le système a réellement besoin.
Cette problématique de vérification d'âge ne se limite d'ailleurs pas à systemd : le plus gros problème actuel est aussi xdg-desktop-portal. Mais il est à l'heure actuelle compliqué de changer cela, puisque xdg-desktop-portal est une dépendance presque cruciale dans Arch Linux. Un paquet alternatif contenant un patch pourrait être envisageable dans le dépôt de SlyOS via notamment l'alternative de xdg-desktop-portal Ageless Linux, mais je n'ai pas vraiment le temps d'accomplir cela pour l'instant.
J'ai dû parfois remettre en question certaines de mes opinions comme ma préférence à X11. Cela a par exemple opéré quand j'ai découvert niri et la stabilité et fluidité de Wayland nettement supérieure à X11.
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SlyOS est basé sur Arch Linux et construit à l’aide d’archiso. Le projet a commencé comme une expérience personnelle pour en apprendre davantage sur Linux. Je me suis rendu compte par la suite qu’il y avait un réel intérêt à proposer ma vision du bureau Linux parfait, car je ne l’avais étrangement vue nulle part ailleurs (par défaut dans un système d'exploitation).
Je sais que les concepts revendiqués par une distribution peuvent paraître flous ou consensuels (moderne, léger, simple à utiliser, intuitive, personnalisable, performant, stable, respectant le principe KISS), mais dans SlyOS, chacun de ces principes correspond à des choix concrets et justifiés qui permettent à SlyOS d'être une distribution :
Moderne : SlyOS propose niri, un gestionnaire de fenêtres entièrement basé sur Wayland, relativement récent, qui a déjà fait ses preuves (notamment par sa popularité en croissance exponentielle) et qui bénéficie d’un développement actif.
Légère : la version minimale de SlyOS contient moins de 700 paquets, tandis que la version complète en contient moins de 850. Les ISO sont nettement plus légères que celles de nombreuses distributions x86_64, réduisant les composants susceptibles de poser problème, sans pour autant supprimer les fonctionnalités essentielles.
Simple d’utilisation et intuitive : SlyOS propose un programme d’accueil dès le live ou après l'installation, présentant les raccourcis principaux. Le système peut être utilisé sans ligne de commande grâce à Pamac. Le bureau minimal et l'accès aux paramètres permettent à un débutant de prendre le système en main rapidement.
Performante et stable : SlyOS utilise le noyau linux-cachyos-lts pour un bon compromis performances/stabilité. La consommation de RAM au démarrage est très basse grâce à un nombre limité de services en arrière-plan grâce à l'esprit minimaliste de SlyOS.
Personnalisable : SlyOS s’appuie sur des outils Wayland comme Ironbar, Wofi, Hyprlock ou Vibepanel. Ils offrent un environnement complet tout en laissant une grande liberté de modification (ils peuvent être désinstallés et remplacés). Le choix de niri facilite également cette personnalisation profonde puisque largement reconnu dans le domaine du "Rice".
Respectueuse de la vie privée : remplacer systemd par OpenRC est une première marche vers une meilleure protection de la vie privée dans un système Linux. De plus, SlyOS contient LibreWolf, un navigateur axé sur la vie privée bloquant le pistage, ainsi que les extensions uBlock Origin (bloqueur de pubs et traqueurs efficace) et Decentraleyes (empêche le suivi par les CDN en servant les ressources localement). Il intègre aussi le DNS Mullvad Base qui chiffre vos requêtes DNS pour empêcher les écoutes et les fuites de données vers votre FAI.
Suivre le principe KISS en évitant systemd (plus d'informations ici) : SlyOS utilise OpenRC, un système d'initialisation qui suit une approche plus modulaire et plus proche du principe KISS que systemd, régulièrement critiqué pour son poids et sa complexité. Ce choix permet d'éviter de renforcer la position dominante de systemd tout en limitant les risques de dérive (comme l'intégration d'un champ birthDate).
À ses débuts, la distribution ne respectait pas entièrement tous ces critères. Elle utilisait GNOME / MATE, avec systemd ainsi que le noyau linux-cachyos-lts.
La distribution ressemblait à ceci à ses débuts, dans sa version 0.1 « Dxtrus » (pour "dexterous" en anglais) :
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Depuis, le projet a considérablement évolué et est progressivement devenu un système plus complet et abouti, illustrant concrètement la direction prise par SlyOS. La version 0.2 « Invativ » (pour "innovative" en anglais) utilise désormais :
Voici à quoi ressemble la distribution depuis :
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La distribution inclut également un centre de contrôle appelé Thymbr, qui permet de configurer de nombreux aspects du système depuis une interface centralisée. Cela rend SlyOS bien plus intuitif et simple d’utilisation, bien que le caractère intuitif se juge surtout à l'utilisation.
Le site web du projet est disponible ici
Je vous conseille d’y jeter un coup d’œil. Le site propose une version française et fournit des explications plus approfondies sur le projet, notamment à travers les principes présentés sur la page d’accueil ainsi que la FAQ, accessible dans la catégorie « Aide ». Le meilleur moyen de se faire une opinion reste de tester SlyOS, par exemple dans une machine virtuelle.
La configuration archiso est disponible sur Codeberg : https://codeberg.org/Minaucro/SlyOS
Je travaille à rendre SlyOS pratique, optimisé, simple et performant, selon ma propre vision d’un système d’exploitation Linux destiné aux ordinateurs de bureau. Le projet est encore en développement, mais il est déjà suffisamment mature pour être testé et utilisé au quotidien.
Merci d’avoir pris le temps de me lire.
SlyOS a été créé par Minaucro (slyos@minaucro.fr).
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Depuis 13 ans, Kernel Recipes est la conférence technique sur le noyau Linux en France.
Nous avons invité Anne Nicolas, créatrice de l'évènement, à venir raconter l'histoire de Kernel Recipes, de son idée née autour d'un barbecue à son édition 2026.
Vous découvrirez aussi ce qui rend cette conférence différente des autres !
L'édition 2026 aura lieu du 21 au 23 septembre 2026.
Une transcription complète, agrémentée de vidéos, est, comme d'habitude disponible pour cet épisode.
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Git.kernel.org, la plateforme qui héberge le code source de Linux, est sous pression. En cause : les scrapers qui aspirent en masse le contenu des sites pour nourrir des IA. Le problème n'est pas tant leur présence que leur façon d'avaler ce contenu.
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Bonsoir à toutes et à tous !
Après un démarrage « maladroit » en avril dernier (en clair on s’est pris une volée de bois vert 😂), nous avons revu drastiquement notre « copie » et nous sommes fiers de vous présenter notre nouveau site et ses nouvelles ressources.
Notre objectif reste le même : multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !
Le Libre, on en parle beaucoup tout comme la souveraineté numérique mais concrètement la route est longue, trop longue et parfois inaccessible pour des populations loin des grandes métropoles où l’on trouve désormais de nombreuses associations et collectivités qui promeuvent et qui portent assistance à la population pour faire revire leur PC et entrer dans un monde numérique plus « juste » et plus respectueux de notre vie privée et de notre planète.
Certains disent que le PC est mort, mais nous, nous le pensons pas ! Cette machine à écrire des temps modernes a du sens : le partage des savoirs et des savoir-faire, la création. De part leur essence, la plupart des distributions GNU/Linux respectent l’utilisateur, ne sont pas intrusives et permettent d’utiliser des machines devenues obsolètes aux yeux des GAFAM. D’après HOP, 55 % des PC sous Windows 10 sont directement concernés par l’incompatibilité quant à l’utilisation de Windows 11. Nous souhaitons prouver qu’une alternative existe et qu’elle n’a rien à envier aux GAFAM !
Notre modèle est basé sur une association et, OUI on parle « argent » dès la page d’accueil du site, car nous rémunérons nos linuxAngels pour leur travail qui consiste à aller chez le particulier et à effectuer une migration de Microsoft Windows vers Linux Mint qui est la distribution que nous avons choisie avec son environnement Cinnamon.
Bien évidement, nous recherchons des linuxAngels, des ami·e·s (assos, gulls, collectifs…) qui parlent de nous et qui nous aideraient à relever ce défi mais aussi des collectivités pour réaliser des projets à grande échelle, etc.
Voilà !
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Ce 27 juillet 2026, le collectif Emmabuntüs vient d’annoncer la sortie de sa nouvelle version Emmabuntüs Debian Édition 6 1.02, basée sur la Debian 13.6 Trixie et supportant les deux environnements de bureau XFCE et LXQt.
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Rappelons que cette distribution est née au sein du Mouvement Emmaüs, pour faciliter le reconditionnement des ordinateurs donnés aux associations, notamment humanitaires, mais aussi pour favoriser la découverte de GNU/Linux par les débutants, tout en prolongeant la durée de vie du matériel informatique, ce qui réduit le gaspillage lié à la surconsommation de matière première.
La nouvelle évolution de cette distribution concerne essentiellement des améliorations en matière d’accessibilité avec notamment un retour à la version stable d'Orca 48.1.1 ainsi qu’une meilleure prise en charge de la synthèse vocale Piper, ce qui améliore notablement le confort d’écoute du système.
Cette distribution a été utilisée lors de la première séance de formation dispensée au Centre Polyvalent Saint-Augustin de Lomé, à l'intention des futurs référents représentant les 10 structures spécialisées pour les personnes déficientes visuelles du Togo.
Pour mémoire ces actions se font en collaboration étroite avec l’A.S.I. YOVOTOGO qui prévoit aussi l’installation d’une première salle informatique au Cameroun, marquant une nouvelle étape dans l’expansion géographique de ses actions dans cette région d’Afrique.
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