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Pornhub « de retour » en France

5 juin 2026 à 15:39
Magnifique trompe-l’œil, Cedric Grolet n’a qu’à bien se tenir !
Pornhub « de retour » en France

Après des mois de fermeture, Pornhub rouvre en France… mais sans contenus pornographiques (pour le moment ?). Son éditeur Aylo se bat depuis longtemps contre la législation française qui impose des contrôles renforcés à l’entrée des sites X. Hasard (ou pas) du calendrier, le tribunal administratif de Paris vient de rejeter ses demandes.

En juin de l’année dernière, Aylo mettait ses menaces à exécution : Pornhub, Redtube et Youporn (trois mastodontes du porno en ligne) étaient inaccessibles en France. En cause, la vérification d’âge imposée à l’entrée des sites diffusant des contenus pornographiques, dont les trois adresses phares d’Aylo.

Ça s’en va et ça revient…

Après une série de rebondissements judiciaires (et une réouverture temporaire), Youporn, Pornhub et Redtube étaient de nouveau bloqués en France à partir du 15 juillet. Dix mois plus tard, le message d’accueil sur les trois plateformes est resté le même… enfin jusqu’à hier.

Si Redtube et Youporn affichent toujours le même message de protestation, Pornhub est de « retour » avec son ancien message de « prévention », celui qui est encore présent dans d’autres pays : « Ceci est un site web destiné aux adultes », avec deux boutons plus bas : « J’ai 18 ans ou plus – Entrer » ou « J’ai moins de 18 ans – Sortir ».

Aucune vérification d’age n’est exigée si on clique sur « Entrer ». Les contenus proposés ensuite sont par contre différents selon que votre IP est localisée en France ou ailleurs.

Pornhub, sans porno en France

Pornhub enfreint-il la loi avec un retour à son fonctionnement d’avant, quand cliquer sur « Entrer » suffisait à accéder à des contenus pornos ? Non, les contenus proposés ne semblent pas à caractère pornographique, et certains sont floutés. Contrairement à d’autres sites, ce n’est pas juste du flou (ou blur) ajouté par le navigateur, les images sont directement floutées (exemple ici).

Les contenus proposés sont plus ou moins sexualisés, mais aucun ne montre de parties intimes explicitement ou de rapports sexuels, alors que c’est monnaie courante (et même une marque de fabrique) sur la page d’accueil de Pornhub dans d’autres pays européens.

Si vous cliquez sur un contenu flouté, un des menus catégorie, pornstars… une demande de connexion apparait avant d’aller plus loin. Il n’est possible que de se connecter, pas de créer un compte. Pornhub indique en effet qu’il « n’accepte actuellement pas de nouvelles inscriptions dans votre région ».

La détection se fait sur l’adresse IP puisque passer en Suisse ou en Allemagne (par exemple) et recharger la page nous expose directement à des contenus pornographiques. Revenir en France et recharger de nouveau la page nous ramène à la version « française » de Pornhub.

Au fond, le tribunal administratif rejette les demandes d’Aylo

Comme le signale Alexandre Archambault sur X (avec les passages importants soulignés), Pornhub vient de se faire notifier un rejet par le tribunal administratif de Paris. Aylo demandait « d’annuler l’arrêté […] du 26 février 2025 » qui désignait 17 sites, dont Pornhub, Youporn et Redtube, comme devant mettre en place un système de vérification d’âge.

Pour rappel, dans certains cas, la mise en place ressemble à une vaste blague puisque quelques clics permettent parfois de contourner les protections, quand il ne suffit pas de présenter une fausse carte d’identité de Dora l’Exploratrice pour valider sa majorité.

Le Conseil d’État avait décidé en juillet d’annuler une décision qui suspendait l’obligation de vérification de l’âge entrée en vigueur quelques semaines auparavant ; la notion d’urgence n’était pas retenue. Restait donc la décision au fond du tribunal administratif de Paris, sans succès : « Les requêtes de la société Aylo Freesites Ltd sont rejetées ». Aylo peut exercer un recours contre cette décision s’il le souhaite.

Pornhub « de retour » en France

5 juin 2026 à 15:39
Magnifique trompe-l’œil, Cedric Grolet n’a qu’à bien se tenir !
Pornhub « de retour » en France

Après des mois de fermeture, Pornhub rouvre en France… mais sans contenus pornographiques (pour le moment ?). Son éditeur Aylo se bat depuis longtemps contre la législation française qui impose des contrôles renforcés à l’entrée des sites X. Hasard (ou pas) du calendrier, le tribunal administratif de Paris vient de rejeter ses demandes.

En juin de l’année dernière, Aylo mettait ses menaces à exécution : Pornhub, Redtube et Youporn (trois mastodontes du porno en ligne) étaient inaccessibles en France. En cause, la vérification d’âge imposée à l’entrée des sites diffusant des contenus pornographiques, dont les trois adresses phares d’Aylo.

Ça s’en va et ça revient…

Après une série de rebondissements judiciaires (et une réouverture temporaire), Youporn, Pornhub et Redtube étaient de nouveau bloqués en France à partir du 15 juillet. Dix mois plus tard, le message d’accueil sur les trois plateformes est resté le même… enfin jusqu’à hier.

Si Redtube et Youporn affichent toujours le même message de protestation, Pornhub est de « retour » avec son ancien message de « prévention », celui qui est encore présent dans d’autres pays : « Ceci est un site web destiné aux adultes », avec deux boutons plus bas : « J’ai 18 ans ou plus – Entrer » ou « J’ai moins de 18 ans – Sortir ».

Aucune vérification d’age n’est exigée si on clique sur « Entrer ». Les contenus proposés ensuite sont par contre différents selon que votre IP est localisée en France ou ailleurs.

Pornhub, sans porno en France

Pornhub enfreint-il la loi avec un retour à son fonctionnement d’avant, quand cliquer sur « Entrer » suffisait à accéder à des contenus pornos ? Non, les contenus proposés ne semblent pas à caractère pornographique, et certains sont floutés. Contrairement à d’autres sites, ce n’est pas juste du flou (ou blur) ajouté par le navigateur, les images sont directement floutées (exemple ici).

Les contenus proposés sont plus ou moins sexualisés, mais aucun ne montre de parties intimes explicitement ou de rapports sexuels, alors que c’est monnaie courante (et même une marque de fabrique) sur la page d’accueil de Pornhub dans d’autres pays européens.

Si vous cliquez sur un contenu flouté, un des menus catégorie, pornstars… une demande de connexion apparait avant d’aller plus loin. Il n’est possible que de se connecter, pas de créer un compte. Pornhub indique en effet qu’il « n’accepte actuellement pas de nouvelles inscriptions dans votre région ».

La détection se fait sur l’adresse IP puisque passer en Suisse ou en Allemagne (par exemple) et recharger la page nous expose directement à des contenus pornographiques. Revenir en France et recharger de nouveau la page nous ramène à la version « française » de Pornhub.

Au fond, le tribunal administratif rejette les demandes d’Aylo

Comme le signale Alexandre Archambault sur X (avec les passages importants soulignés), Pornhub vient de se faire notifier un rejet par le tribunal administratif de Paris. Aylo demandait « d’annuler l’arrêté […] du 26 février 2025 » qui désignait 17 sites, dont Pornhub, Youporn et Redtube, comme devant mettre en place un système de vérification d’âge.

Pour rappel, dans certains cas, la mise en place ressemble à une vaste blague puisque quelques clics permettent parfois de contourner les protections, quand il ne suffit pas de présenter une fausse carte d’identité de Dora l’Exploratrice pour valider sa majorité.

Le Conseil d’État avait décidé en juillet d’annuler une décision qui suspendait l’obligation de vérification de l’âge entrée en vigueur quelques semaines auparavant ; la notion d’urgence n’était pas retenue. Restait donc la décision au fond du tribunal administratif de Paris, sans succès : « Les requêtes de la société Aylo Freesites Ltd sont rejetées ». Aylo peut exercer un recours contre cette décision s’il le souhaite.

Meta revient (plus ou moins) sur son projet de surveillance de ses employés

5 juin 2026 à 06:21
IA patronale
Meta revient (plus ou moins) sur son projet de surveillance de ses employés

Devant les critiques internes, Meta allège un peu son projet de déploiement d’un outil de surveillance des salariés destiné à entraîner ses moteurs d’IA.

En avril, Meta avait informé ses employés que leurs moindres faits et gestes seraient surveillés par un nouvel outil nommé Model Capability Initiative (MCI). La machine devait enregistrer tous les mouvements de curseur de souris, les clics et les frappes de clavier, ainsi qu’enregistrer des captures d’écran de temps à autre.

Devant la fronde suscitée par l’annonce, l’entreprise aurait néanmoins un peu réduit la voilure de son projet, rapporte Reuters. Celui-ci n’est pas archivé pour autant : concrètement, Meta indique qu’elle permettra à celles et ceux qui le souhaitent de mettre le fonctionnement de MCI en pause « jusqu’à 30 minutes à la fois », voire de demander à être exemptés de la soumission au projet.

« Usine à extraction des données des employés »

La décision fait suite à plusieurs semaines de protestations au sein de la société de Mark Zuckerberg. Au moment de l’annonce du déploiement de MCI, Meta expliquait à la BBC que si elle s’employait à « construire des agents pour aider les gens à réaliser des tâches du quotidien sur leurs ordinateurs, nos modèles ont besoin d’exemples de la manière dont les gens les utilisent concrètement ».

L’argumentaire n’a absolument pas convaincu en interne. Alors que l’entreprise a récemment licencié 1 500 personnes, déplacé 7 000 autres, et annoncé une future réduction de 10 % de ses effectifs restants, de nombreux employés se sont organisés pour appeler à stopper le déploiement de l’outil.

Début mai, certains distribuaient des flyers dans les bureaux états-uniens, dans lesquels Meta était qualifié d’usine à extraire les données des employés (Employee Data Extraction Factory). Au Royaume-Uni, un autre groupe de travailleurs s’est rapproché du syndicat United Tech and Allied Workers (UTAW). Une pétition signée par plus de 1 500 personnes a par ailleurs été adressée à Mark Zuckerberg.

Recul relatif

Devant l’ampleur du mouvement, la direction a fait circuler un nouveau mémo ce 2 juin. Vice-président du Superintelligence Labs de Meta, Stephane Kasriel, qui en est l’auteur, se veut rassurant :

« Bien que nous restions confiants au sujet des mesures de protection de la vie privée mises en place lors du lancement, qui ont fait l’objet de plusieurs évaluations de risques, nous avons entendu vos inquiétudes relatives aux données personnelles présentes sur les appareils professionnels, à l’autonomie de la batterie, ainsi que votre souhait de disposer d’un plus grand contrôle sur le moment où la capture a lieu. »

Il a annoncé que « plusieurs optimisations » avaient été apportées à l’outil, dont l’une dédiée à réduire la pression sur la batterie des ordinateurs portables. Parmi les critiques, les employés soulignaient en effet que le recours à MCI faisait grimper leur usage d’internet lorsqu’ils travaillaient depuis chez eux.

Meta revient (plus ou moins) sur son projet de surveillance de ses employés

5 juin 2026 à 06:21
IA patronale
Meta revient (plus ou moins) sur son projet de surveillance de ses employés

Devant les critiques internes, Meta allège un peu son projet de déploiement d’un outil de surveillance des salariés destiné à entraîner ses moteurs d’IA.

En avril, Meta avait informé ses employés que leurs moindres faits et gestes seraient surveillés par un nouvel outil nommé Model Capability Initiative (MCI). La machine devait enregistrer tous les mouvements de curseur de souris, les clics et les frappes de clavier, ainsi qu’enregistrer des captures d’écran de temps à autre.

Devant la fronde suscitée par l’annonce, l’entreprise aurait néanmoins un peu réduit la voilure de son projet, rapporte Reuters. Celui-ci n’est pas archivé pour autant : concrètement, Meta indique qu’elle permettra à celles et ceux qui le souhaitent de mettre le fonctionnement de MCI en pause « jusqu’à 30 minutes à la fois », voire de demander à être exemptés de la soumission au projet.

« Usine à extraction des données des employés »

La décision fait suite à plusieurs semaines de protestations au sein de la société de Mark Zuckerberg. Au moment de l’annonce du déploiement de MCI, Meta expliquait à la BBC que si elle s’employait à « construire des agents pour aider les gens à réaliser des tâches du quotidien sur leurs ordinateurs, nos modèles ont besoin d’exemples de la manière dont les gens les utilisent concrètement ».

L’argumentaire n’a absolument pas convaincu en interne. Alors que l’entreprise a récemment licencié 1 500 personnes, déplacé 7 000 autres, et annoncé une future réduction de 10 % de ses effectifs restants, de nombreux employés se sont organisés pour appeler à stopper le déploiement de l’outil.

Début mai, certains distribuaient des flyers dans les bureaux états-uniens, dans lesquels Meta était qualifié d’usine à extraire les données des employés (Employee Data Extraction Factory). Au Royaume-Uni, un autre groupe de travailleurs s’est rapproché du syndicat United Tech and Allied Workers (UTAW). Une pétition signée par plus de 1 500 personnes a par ailleurs été adressée à Mark Zuckerberg.

Recul relatif

Devant l’ampleur du mouvement, la direction a fait circuler un nouveau mémo ce 2 juin. Vice-président du Superintelligence Labs de Meta, Stephane Kasriel, qui en est l’auteur, se veut rassurant :

« Bien que nous restions confiants au sujet des mesures de protection de la vie privée mises en place lors du lancement, qui ont fait l’objet de plusieurs évaluations de risques, nous avons entendu vos inquiétudes relatives aux données personnelles présentes sur les appareils professionnels, à l’autonomie de la batterie, ainsi que votre souhait de disposer d’un plus grand contrôle sur le moment où la capture a lieu. »

Il a annoncé que « plusieurs optimisations » avaient été apportées à l’outil, dont l’une dédiée à réduire la pression sur la batterie des ordinateurs portables. Parmi les critiques, les employés soulignaient en effet que le recours à MCI faisait grimper leur usage d’internet lorsqu’ils travaillaient depuis chez eux.

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