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French Tech 2026 : 93 % des start-ups passent par Google ou Microsoft pour leur emails

15 juin 2026 à 14:00
French Touch(y)
French Tech 2026 : 93 % des start-ups passent par Google ou Microsoft pour leur emails

La fournée 2026 des lauréats de la French Tech Next40/120 est arrivée et elles sont encore plus de 9 start-ups sur 10 à passer par des emails de géants américains, selon un décompte de Next. Google est le maître incontesté des emails de la FrenchTech avec 68 % de parts de marché.

Depuis 2019, le programme French Tech Next40 et 120 «identifie et accompagne chaque année les scale-up françaises les plus performantes dans leur passage à l’échelle et leur développement international ». Les 40 entreprises à la première place (le classement Next40) incarnent pour leur part « l’avant-garde de la puissance technologique française ».

L’édition 2026 est marquée par l’arrivée de cinq nouvelles startups dans la liste Next40 : AMI Labs (de Yann LeCun avec son WorldModel), Aura Aero, Hublo, Legalplace et Quobly. Les autres start-ups indiquées en jaune dans la liste ci-dessous (Alma, Aqemia, Ekimetrics, Foodles…) étaient déjà dans la FrenchTech 120 l’année dernière, elles sont simplement montées dans le Next40.

Une vingtaine de nouvelles start-ups débarquent dans la FrenchTech120 : Animaj, Bigblue, Crème de la crème, FoodFlow, GitGuardian, Gradium, HomeExchange, Jimmy, Latitude, MyUnisoft, Naboo, Partoo, Scientil Photonics, Shopopop, Spore.Bio, Step Pharma, Stoik, Verley et Yespark.

En chiffres d’affaires, les 12 entreprises cumulent 11,3 milliards d’euros. Hors deeptech (elles représentent tout de même 27 % de l’ensemble des 120 start-ups), la croissance est de 31 % en moyenne sur un an et 45 % des entreprises sont rentables, affirme la French Tech.

Comme lors de l’annonce des lauréats de la French Tech 2030, nous avons regardé quelles étaient les dépendances des 120 start-ups aux géants américains pour la gestion de leurs emails. Nous avons donc interrogé les enregistrements MX des noms de domaine afin de voir vers quel service ils pointaient.


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La Fable, le Mythos et la raison d’État

15 juin 2026 à 06:50
Trump, meilleur allié de la souveraineté
La Fable, le Mythos et la raison d’État

Au-delà du remous interne, la dernière action du gouvernement de Donald Trumpbloquer Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropica de larges répercussions internationales. En Europe et en France, les réactions vont toutes dans le même sens : les enjeux de souveraineté, face au « kill switch » que les États-Unis peuvent déclencher comme bon leur semble.

Vous n’avez certainement pas échappé à cette information : Anthropic a coupé l’accès de Fable 5 et Mythos 5 (ses deux derniers modèles les plus performants) à l’ensemble de ses clients. Fable 5 est, pour rappel, la version grand public de Mythos 5. En cause, une directive du gouvernement américain au nom de la sécurité nationale. Les autres modèles Opus, Haiku et Sonnet (toutes versions) restent disponibles.

C’est à la fois un énorme coup de publicité pour Anthropic (ses modèles seraient tellement puissants qu’il faudrait les museler) et une alerte sur les enjeux de souveraineté. D’une directive et sans crier gare, le gouvernement de Donald Trump prive le reste du monde d’outils qu’il utilisait depuis quelques jours. En France, les réactions étaient nombreuses, de tous les bords politiques, et allaient dans le même sens.

L’affaire


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