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Suite au tollé, AMD réintroduit le chiffrement mémoire sur des Ryzen grand public

23 juin 2026 à 07:02
Vous me voyez, vous me voyez plus
Suite au tollé, AMD réintroduit le chiffrement mémoire sur des Ryzen grand public

Des tests ont révélé qu’AMD avait supprimé une fonction auparavant supportée dans ses processeurs grand public. Nommée TSME, pour Transparent Secure Memory Encryption, elle chiffre et déchiffre à la volée les données placées en mémoire vive. Devant la levée de boucliers, AMD a promis son retour, mais la situation reste floue.

Tout commence en avril 2026, comme le raconte notamment TechSpot. Ben Kilpatrick, qui se décrit lui-même comme un utilisateur Linux avancé et soucieux de sa vie privée, aime vérifier que toutes les protections fournies avec un matériel donné sont actives. Il remarque alors un comportement étrange : avec une récente mise à jour du BIOS, l’outil HSI (Host Security ID) renvoyait le résultat : « Encrypted RAM: not supported », alors que la fonction correspondante, TSME, était activée dans le BIOS.

De quoi parle-t-on ?

Si TSME peut être vu comme une évolution de SME, il faut pourtant savoir de quoi on parle précisément.

SME, pour Secure Memory Encryption, est une fonction de chiffrement des données gérée par le système d’exploitation. Elle utilise une clé unique servant à chiffrer sélectivement certaines pages mémoire. TSME (Transparent Secure Memory Encryption) est gérée directement par le firmware (AGESA) et se sert d’un moteur AES (Advanced Encryption Standard) embarqué dans le processeur. Elle correspond ainsi à une réalité matérielle, gravée dans le silicium de la puce.

Quand TSME fonctionne, les applications et le système d’exploitation exécutent leurs tâches, sans nécessiter de modification. Les opérations de chiffrement sont appliquées par le processeur à l’ensemble des données présentes en mémoire vive, sans intervention d’un autre code que celui fourni par le firmware. C’est cet aspect transparent qui a donné son nom à la fonction. Bien que les noms SME et TSME soient très proches, ils ne sont liés que par la finalité, car les processus impliqués sont complètement différents.

TSME est utile pour bloquer certains scénarios d’attaque parmi les plus évolués, dont ceux par « cold boot ». Elles consistent à refroidir physiquement les modules DRAM pour ralentir la perte de données, puis à éteindre la machine. À ce moment, la mémoire retient sa charge suffisamment longtemps pour que les clés de chiffrement, jetons d’authentification et autres identifiants soient récupérés.

Aller et retour d’un hobbyste

Que s’est-il alors passé ? Ben Killpatrick a fini par ouvrir un rapport de bug sur le dépôt GitHub public d’AMD. Deux ingénieurs de l’entreprise, Tom Lendacky et Mario Limonciello, ont fini par répondre. D’abord, le premier a répondu ne pas comprendre d’où venait le problème et a conseillé de modifier le paramètre dans le BIOS. Le second, qui se trouve être aussi le mainteneur de l’implémentation HSI de fwupd (un utilitaire de mise à jour des firmwares presque omniprésent sur Linux), aboutit à une conclusion similaire. Si la manipulation ne donne rien, il conseille de contacter le fabricant de la carte mère.


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La Steam Machine démarre à plus de 1 000 euros

23 juin 2026 à 06:04
Ça pique
La Steam Machine démarre à plus de 1 000 euros

On attendait le coup de bambou, et comme redouté, il est arrivé ! Valve a finalement dévoilé les prix de la Steam Machine, sa nouvelle console de salon. Ils sont salés, crise de la mémoire oblige.

La Steam Machine est (presque) là ! Enfin, si vous avez le budget pour. Et si vous avez la chance d’être tiré au sort par Valve… La console de salon, présentée en novembre dernier, commençait à se faire attendre, mais le constructeur n’a pas pu faire autrement que de se dépatouiller de la crise actuelle qui frappe la mémoire vive et le stockage.

Un prix d’entrée de gamme qui n’en est pas un

Les prix de ces composants sont tellement élevés – et ce n’est pas terminé – que les constructeurs n’ont pas d’autre choix : leurs appareils doivent suivre la marche forcée. Tim Cook a ainsi prévenu d’une hausse à venir pour les produits d’Apple. C’est le cas aussi chez Valve, qui n’imaginait pas devoir proposer la Steam Machine d’entrée de gamme à 1 039 euros. Il s’agit du modèle de 512 Go, livré sans manette.

Le bundle complet, avec un Steam Controller et deux façades, revient à 1 428 euros. Image : Valve

Selon une indiscrétion d’IGN, la console de base devait coûter à l’origine autour de 750 dollars, soit une cinquantaine de dollars de plus qu’une Xbox Series X ou une PS5. Un tarif mine de rien plutôt avantageux, sachant que la Steam Machine est aussi un PC Linux de bureau, pour peu qu’on y branche un moniteur, un clavier et une souris. Mais évidemment, au-delà du seuil des mille dollars, c’est une autre histoire.

La version 2 To est commercialisée à 1 359 euros, toujours sans manette. Valve propose des bundles avec le Steam Controller, il faut alors ajouter à la facture 69 euros, ce qui représente une petite économie de 30 euros par rapport au prix de la manette seule.

Dans un billet de blog, Valve explique le raisonnement derrière la grille tarifaire de la Machine. « Nous pensions avoir une vision solide de l’évolution de ces couts au fil du temps lorsque nous avons commencé nos approvisionnements pour la Steam Machine en 2023 », écrit l’entreprise. Mais la vision de prix qui ont « principalement tendance à baisser avec le temps à mesure que de nouvelles technologies émergent » est tombée à côté de la plaque cette fois.

« L’année écoulée a marqué une rupture rapide et importante, spécialement en ce qui concerne les composants de mémoire vive et de stockage. Les raisons en sont multiples, mais toutes affectent directement le matériel informatique, et ce, absolument partout. Il en résulte globalement que notre objectif initial pour le prix de la Steam Machine n’est plus viable. Les prix que nous annonçons aujourd’hui reflètent donc les conditions mondiales actuelles de fabrication. Ou, plus précisément, le coût des composants tels que nous les avons négociés au cours des six derniers mois. »

Pour Valve, il n’est pas question de subventionner la Steam Machine. Dans sa FAQ, le constructeur considère en effet l’appareil non pas comme une console, mais comme « une extension du jeu sur PC ». Pas question donc d’adhérer au modèle économique traditionnel des fabricants du secteur (comme Sony, Microsoft ou Nintendo) « qui consiste à vendre le matériel à perte, puis à compenser ces pertes grâce aux services par abonnement ou à la vente de jeux réservés à la plateforme ».

À court terme, cela peut avoir du sens, mais « les écosystèmes ouverts [comme le PC] sont plus avantageux pour la clientèle sur le long terme ». Pour Valve, « l’histoire du jeu sur PC le démontre : depuis des décennies, l’ouverture de l’écosystème PC est le principal moteur de l’innovation matérielle et logicielle. » La Steam Machine s’inscrit dans cette philosophie : « la liberté de choisir à la fois ses jeux et son matériel ». Est-ce que tout cela vaut les 1 000 euros et plus demandés pour la Steam Machine ?

Malgré des prix difficiles à avaler, Valve ne prend aucun risque avec les scalpers et a mis en place un système de tirage aléatoire. Il faut s’y inscrire avant le 25 juin, et croiser les doigts très fort pour être sélectionné dans la liste des réservations. Dès lors, une Steam Machine a été réservée au nom de l’heureux élu. À mesure que les unités seront prêtes à être expédiées, les personnes sur cette liste recevront un courriel contenant l’option d’achat. Le premier lot d’unités sera envoyé dès le 29 juin.

Image : Valve

Avec quoi repart-on ? Avec une console au design presque cubique, équipée d’une puce AMD Zen « partiellement sur-mesure » équipée de 6 cœurs/12 threads, d’un GPU d’AMD lui aussi « custom » avec 28 CU (Compute Units) RDNA3, 16 Go de mémoire DDR5, 8 Go de mémoire vidéo GDDR6, un SSD NVMe de 512 Go ou 2 To, un slot pour carte microSD, le support du Wi-Fi 6E, du Bluetooth 5.3 et du Gigabit Ethernet.

Une barre lumineuse en façade fait office d’indicateur d’état (pour la progression des téléchargements par exemple), à personnaliser selon les envies. Tout comme la façade : on peut la retirer pour la remplacer par une plus à son goût, bon ou mauvais. La console fonctionne évidemment sur SteamOS, et on peut la basculer sur un mode bureau (environnement KDE Plasma) avec une interface proche de celle d’un PC classique.

C’est d’ailleurs là que Valve tente de justifier son positionnement tarifaire. Contrairement à une console classique, la Steam Machine peut aussi servir d’ordinateur traditionnel, capable d’exécuter des applications Linux classiques. Il est même possible d’installer Windows pour ceux qui le souhaitent.

Une console de salon qui fait aussi PC

Durant la présentation de la Steam Machine l’an dernier, Valve a promis une expérience de jeu 4K à 60 FPS. Dans les faits, il faudra compter sur l’upscale FSR pour y parvenir. Les premiers tests montrent que la promesse n’est pas totalement hors de portée. IGN a obtenu entre 50 et 60 images par seconde dans la plupart des jeux testés en 4K avec FSR, à condition d’accepter des réglages graphiques moyens. Cyberpunk 2077 atteint ainsi 64 FPS après quelques ajustements, tandis que Forza Horizon 6 frôle les 60 FPS dans les mêmes conditions.

The Verge dresse un constat similaire. Le site estime que la machine est davantage à l’aise en 1440p qu’en 4K native, mais souligne la stabilité de ses performances, notamment sur les téléviseurs compatibles VRR. Des titres exigeants comme Indiana Jones et le Cercle ancien, Returnal ou encore Cyberpunk 2077 restent parfaitement jouables depuis un canapé grâce à l’upscaling.

En réalité, les deux testeurs considèrent que la machine se situe globalement au niveau d’une PS5 ou d’une Xbox Series X. The Verge constate toutefois que certains jeux affichent une image plus nette sur la console de Sony, malgré un tarif près de deux fois inférieur. Ces premiers retours saluent en revanche le système de refroidissement mis au point par Valve. Malgré son format compact, la Steam Machine se montre particulièrement discrète, y compris en charge. Personne ne veut d’un gros ventilateur qui hurle à la mort à côté de la télé.

En revanche, les joueurs devront souvent mettre les mains dans les réglages graphiques pour trouver le bon équilibre entre qualité d’image et fluidité, là où une PlayStation ou une Xbox masque généralement cette complexité aux utilisateurs. Valve compte ici sur la bonne volonté des développeurs pour faciliter la vie des clients de la Steam Machine, en proposant des réglages « clés en main ».

La Steam Machine démarre à plus de 1 000 euros

23 juin 2026 à 06:04
Ça pique
La Steam Machine démarre à plus de 1 000 euros

On attendait le coup de bambou, et comme redouté, il est arrivé ! Valve a finalement dévoilé les prix de la Steam Machine, sa nouvelle console de salon. Ils sont salés, crise de la mémoire oblige.

La Steam Machine est (presque) là ! Enfin, si vous avez le budget pour. Et si vous avez la chance d’être tiré au sort par Valve… La console de salon, présentée en novembre dernier, commençait à se faire attendre, mais le constructeur n’a pas pu faire autrement que de se dépatouiller de la crise actuelle qui frappe la mémoire vive et le stockage.

Un prix d’entrée de gamme qui n’en est pas un

Les prix de ces composants sont tellement élevés – et ce n’est pas terminé – que les constructeurs n’ont pas d’autre choix : leurs appareils doivent suivre la marche forcée. Tim Cook a ainsi prévenu d’une hausse à venir pour les produits d’Apple. C’est le cas aussi chez Valve, qui n’imaginait pas devoir proposer la Steam Machine d’entrée de gamme à 1 039 euros. Il s’agit du modèle de 512 Go, livré sans manette.

Le bundle complet, avec un Steam Controller et deux façades, revient à 1 428 euros. Image : Valve

Selon une indiscrétion d’IGN, la console de base devait coûter à l’origine autour de 750 dollars, soit une cinquantaine de dollars de plus qu’une Xbox Series X ou une PS5. Un tarif mine de rien plutôt avantageux, sachant que la Steam Machine est aussi un PC Linux de bureau, pour peu qu’on y branche un moniteur, un clavier et une souris. Mais évidemment, au-delà du seuil des mille dollars, c’est une autre histoire.

La version 2 To est commercialisée à 1 359 euros, toujours sans manette. Valve propose des bundles avec le Steam Controller, il faut alors ajouter à la facture 69 euros, ce qui représente une petite économie de 30 euros par rapport au prix de la manette seule.

Dans un billet de blog, Valve explique le raisonnement derrière la grille tarifaire de la Machine. « Nous pensions avoir une vision solide de l’évolution de ces couts au fil du temps lorsque nous avons commencé nos approvisionnements pour la Steam Machine en 2023 », écrit l’entreprise. Mais la vision de prix qui ont « principalement tendance à baisser avec le temps à mesure que de nouvelles technologies émergent » est tombée à côté de la plaque cette fois.

« L’année écoulée a marqué une rupture rapide et importante, spécialement en ce qui concerne les composants de mémoire vive et de stockage. Les raisons en sont multiples, mais toutes affectent directement le matériel informatique, et ce, absolument partout. Il en résulte globalement que notre objectif initial pour le prix de la Steam Machine n’est plus viable. Les prix que nous annonçons aujourd’hui reflètent donc les conditions mondiales actuelles de fabrication. Ou, plus précisément, le coût des composants tels que nous les avons négociés au cours des six derniers mois. »

Pour Valve, il n’est pas question de subventionner la Steam Machine. Dans sa FAQ, le constructeur considère en effet l’appareil non pas comme une console, mais comme « une extension du jeu sur PC ». Pas question donc d’adhérer au modèle économique traditionnel des fabricants du secteur (comme Sony, Microsoft ou Nintendo) « qui consiste à vendre le matériel à perte, puis à compenser ces pertes grâce aux services par abonnement ou à la vente de jeux réservés à la plateforme ».

À court terme, cela peut avoir du sens, mais « les écosystèmes ouverts [comme le PC] sont plus avantageux pour la clientèle sur le long terme ». Pour Valve, « l’histoire du jeu sur PC le démontre : depuis des décennies, l’ouverture de l’écosystème PC est le principal moteur de l’innovation matérielle et logicielle. » La Steam Machine s’inscrit dans cette philosophie : « la liberté de choisir à la fois ses jeux et son matériel ». Est-ce que tout cela vaut les 1 000 euros et plus demandés pour la Steam Machine ?

Malgré des prix difficiles à avaler, Valve ne prend aucun risque avec les scalpers et a mis en place un système de tirage aléatoire. Il faut s’y inscrire avant le 25 juin, et croiser les doigts très fort pour être sélectionné dans la liste des réservations. Dès lors, une Steam Machine a été réservée au nom de l’heureux élu. À mesure que les unités seront prêtes à être expédiées, les personnes sur cette liste recevront un courriel contenant l’option d’achat. Le premier lot d’unités sera envoyé dès le 29 juin.

Image : Valve

Avec quoi repart-on ? Avec une console au design presque cubique, équipée d’une puce AMD Zen « partiellement sur-mesure » équipée de 6 cœurs/12 threads, d’un GPU d’AMD lui aussi « custom » avec 28 CU (Compute Units) RDNA3, 16 Go de mémoire DDR5, 8 Go de mémoire vidéo GDDR6, un SSD NVMe de 512 Go ou 2 To, un slot pour carte microSD, le support du Wi-Fi 6E, du Bluetooth 5.3 et du Gigabit Ethernet.

Une barre lumineuse en façade fait office d’indicateur d’état (pour la progression des téléchargements par exemple), à personnaliser selon les envies. Tout comme la façade : on peut la retirer pour la remplacer par une plus à son goût, bon ou mauvais. La console fonctionne évidemment sur SteamOS, et on peut la basculer sur un mode bureau (environnement KDE Plasma) avec une interface proche de celle d’un PC classique.

C’est d’ailleurs là que Valve tente de justifier son positionnement tarifaire. Contrairement à une console classique, la Steam Machine peut aussi servir d’ordinateur traditionnel, capable d’exécuter des applications Linux classiques. Il est même possible d’installer Windows pour ceux qui le souhaitent.

Une console de salon qui fait aussi PC

Durant la présentation de la Steam Machine l’an dernier, Valve a promis une expérience de jeu 4K à 60 FPS. Dans les faits, il faudra compter sur l’upscale FSR pour y parvenir. Les premiers tests montrent que la promesse n’est pas totalement hors de portée. IGN a obtenu entre 50 et 60 images par seconde dans la plupart des jeux testés en 4K avec FSR, à condition d’accepter des réglages graphiques moyens. Cyberpunk 2077 atteint ainsi 64 FPS après quelques ajustements, tandis que Forza Horizon 6 frôle les 60 FPS dans les mêmes conditions.

The Verge dresse un constat similaire. Le site estime que la machine est davantage à l’aise en 1440p qu’en 4K native, mais souligne la stabilité de ses performances, notamment sur les téléviseurs compatibles VRR. Des titres exigeants comme Indiana Jones et le Cercle ancien, Returnal ou encore Cyberpunk 2077 restent parfaitement jouables depuis un canapé grâce à l’upscaling.

En réalité, les deux testeurs considèrent que la machine se situe globalement au niveau d’une PS5 ou d’une Xbox Series X. The Verge constate toutefois que certains jeux affichent une image plus nette sur la console de Sony, malgré un tarif près de deux fois inférieur. Ces premiers retours saluent en revanche le système de refroidissement mis au point par Valve. Malgré son format compact, la Steam Machine se montre particulièrement discrète, y compris en charge. Personne ne veut d’un gros ventilateur qui hurle à la mort à côté de la télé.

En revanche, les joueurs devront souvent mettre les mains dans les réglages graphiques pour trouver le bon équilibre entre qualité d’image et fluidité, là où une PlayStation ou une Xbox masque généralement cette complexité aux utilisateurs. Valve compte ici sur la bonne volonté des développeurs pour faciliter la vie des clients de la Steam Machine, en proposant des réglages « clés en main ».

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