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Supprimé par Trump, le portail états-unien de la recherche sur le climat ressuscité

25 juin 2026 à 08:52
Comment dit-on cheh en anglais ?
Supprimé par Trump, le portail états-unien de la recherche sur le climat ressuscité

Utilisé par le monde de la recherche comme par le public, le site climate.gov a été supprimé l’an dernier au beau milieu des attaques du gouvernement de Trump contre les sciences climatiques. Des bénévoles viennent de lui donner une nouvelle vie à l’adresse climate.us.

Printemps 2025 : de retour au pouvoir depuis quelques mois, Donald Trump met en place une politique d’attaque en règle de la recherche, en particulier celle liée aux enjeux climatiques. Les effets se font ressentir aux États-Unis, mais aussi à l’international : la communauté scientifique recourt à de nombreux outils et bases de données américaines pour mener ses travaux. En France, la paléoclimatologue du CEA Valérie Masson-Delmotte demande aux sénateurs que la France protège les données scientifiques en passe d’être supprimées.

Un outil en particulier illustre la politique appliquée par le gouvernement Trump : climate.gov. Hébergé par l’administration des États-Unis, le site servait de point d’accès à quantité de ressources liées aux enjeux climatiques, que ce soit des jeux de données, des analyses ou de simples articles de vulgarisation destinés au grand public. À la suite du décret « Restoring Gold Standard Science » (Rétablir une science au meilleur standard), pris en juin 2025, le site a été rendu inaccessible.

Un an plus tard, une large part de l’équipe qui avait fabriqué climate.gov dévoile climate.us. Indépendante de l’administration des états-unis, la plateforme rend l’accès à la vaste collection de données hors ligne pendant un an.

D’anciennes équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration

À la manœuvre : une partie des équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui avait drastiquement coupé dans ses effectifs dès mars 2025. Ces anciens agents fédéraux ont créé une organisation à but non lucratif et collecté 2 500 « petites donations auprès de personnes qui veulent que l’information relative aux sciences climatiques reste accessible ».

Pour un total de 250 000 dollars environ, ces donations ont constitué le tiers des financements totaux collectés. Grâce à ces moyens, ils ont annoncé ce 24 juin, soit pile un an après la suppression de climate.gov, le lancement de la version complète du site climate.us.

Ce dernier compte devenir un « foyer pour l’information climatique de confiance, soutenu par le public ». L’ONG indique que plus de 80 scientifiques « se sont portés volontaires pour exercer des révisions par les pairs sur leurs sujets ». Au total, la plateforme revendique donner l’accès à 15 ans d’articles, de publications de blogs, de rapports et d’autres indicateurs essentiels liés au climat.

Les attaques du gouvernement Trump contre les régulations environnementales n’ont pas cessé depuis l’an dernier. La semaine dernière, le ministère de la Justice a notamment adressé à la cour du Mississippi une lettre l’intimant de classer l’affaire relative au supercalculateur Colossus de xAI. Ce dernier est accusé d’avoir violé le Clean Air Act en installant des générateurs au gaz non autorisés, et de polluer l’air du voisinage, principalement habité par une population noire qui présente déjà l’espérance de vie la plus faible de Memphis et ses environs.

Supprimé par Trump, le portail états-unien de la recherche sur le climat ressuscité

25 juin 2026 à 08:52
Comment dit-on cheh en anglais ?
Supprimé par Trump, le portail états-unien de la recherche sur le climat ressuscité

Utilisé par le monde de la recherche comme par le public, le site climate.gov a été supprimé l’an dernier au beau milieu des attaques du gouvernement de Trump contre les sciences climatiques. Des bénévoles viennent de lui donner une nouvelle vie à l’adresse climate.us.

Printemps 2025 : de retour au pouvoir depuis quelques mois, Donald Trump met en place une politique d’attaque en règle de la recherche, en particulier celle liée aux enjeux climatiques. Les effets se font ressentir aux États-Unis, mais aussi à l’international : la communauté scientifique recourt à de nombreux outils et bases de données américaines pour mener ses travaux. En France, la paléoclimatologue du CEA Valérie Masson-Delmotte demande aux sénateurs que la France protège les données scientifiques en passe d’être supprimées.

Un outil en particulier illustre la politique appliquée par le gouvernement Trump : climate.gov. Hébergé par l’administration des États-Unis, le site servait de point d’accès à quantité de ressources liées aux enjeux climatiques, que ce soit des jeux de données, des analyses ou de simples articles de vulgarisation destinés au grand public. À la suite du décret « Restoring Gold Standard Science » (Rétablir une science au meilleur standard), pris en juin 2025, le site a été rendu inaccessible.

Un an plus tard, une large part de l’équipe qui avait fabriqué climate.gov dévoile climate.us. Indépendante de l’administration des états-unis, la plateforme rend l’accès à la vaste collection de données hors ligne pendant un an.

D’anciennes équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration

À la manœuvre : une partie des équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui avait drastiquement coupé dans ses effectifs dès mars 2025. Ces anciens agents fédéraux ont créé une organisation à but non lucratif et collecté 2 500 « petites donations auprès de personnes qui veulent que l’information relative aux sciences climatiques reste accessible ».

Pour un total de 250 000 dollars environ, ces donations ont constitué le tiers des financements totaux collectés. Grâce à ces moyens, ils ont annoncé ce 24 juin, soit pile un an après la suppression de climate.gov, le lancement de la version complète du site climate.us.

Ce dernier compte devenir un « foyer pour l’information climatique de confiance, soutenu par le public ». L’ONG indique que plus de 80 scientifiques « se sont portés volontaires pour exercer des révisions par les pairs sur leurs sujets ». Au total, la plateforme revendique donner l’accès à 15 ans d’articles, de publications de blogs, de rapports et d’autres indicateurs essentiels liés au climat.

Les attaques du gouvernement Trump contre les régulations environnementales n’ont pas cessé depuis l’an dernier. La semaine dernière, le ministère de la Justice a notamment adressé à la cour du Mississippi une lettre l’intimant de classer l’affaire relative au supercalculateur Colossus de xAI. Ce dernier est accusé d’avoir violé le Clean Air Act en installant des générateurs au gaz non autorisés, et de polluer l’air du voisinage, principalement habité par une population noire qui présente déjà l’espérance de vie la plus faible de Memphis et ses environs.

☕️ Quand une vidéo YouTube permet de prouver l’existence du chat des sables libyen

25 juin 2026 à 07:30


Tout est parti d’une vidéo YouTube de 18 secondes : le photographe animalier Mohammed Almuntasir l’a publiée en 2017, sans plus y penser.

Dessus : un petit chat pâle, creusant un trou dans le sable du désert du sud-ouest de la Libye.

« Personne ne voulait croire que ç’avait été filmé en Libye », explique-t-il au Guardian.

Si Mohammed Almuntasir n’en a pas particulièrement fait la promotion, sa vidéo a attiré l’attention d’un nombre croissant de chercheurs au fil des ans, alors que des preuves de la présence de tout un groupe de chat des sables en Libye émergeaient.

À répétition, ces derniers contactent le photographe. Jusqu’à Firas Hayder, zoologue sud-africain spécialisé dans les petits carnivores.

Ce dernier convainc Mohammed Almuntasir de l’aider à mener une étude sur le retour de cet animal en Libye – la région dans laquelle ce dernier a repéré à plusieurs reprises des chats des sables n’est ni protégée, ni équipée pour repérer les animaux. Théâtre de trafics entre l’Algérie, le Niger et le Tchad, elle est par ailleurs dangereuse pour le travail de terrain.

Après une première rencontre, Mohammed Almuntasir et Firas Hayder se sont donc lancés dans une collaboration de huit ans, le plus souvent menée à distance, dans laquelle le zoologue a appris au photographe les techniques d’enregistrement des coordonnées GPS et de documentation photographique et vidéo des petits animaux.

En se liant aux communautés touareg locales, Mohammed Almuntasir a quadrillé le terrain avec ses appareils, jusqu’à ce que les deux hommes puissent publier une étude revue par les pairs dans le Journal of Arid Environments, en février 2026. Ils y établissent la présence du chat des sables dans 13 sites du Sahara libyen.

☕️ Quand une vidéo YouTube permet de prouver l’existence du chat des sables libyen

25 juin 2026 à 07:30


Tout est parti d’une vidéo YouTube de 18 secondes : le photographe animalier Mohammed Almuntasir l’a publiée en 2017, sans plus y penser.

Dessus : un petit chat pâle, creusant un trou dans le sable du désert du sud-ouest de la Libye.

« Personne ne voulait croire que ç’avait été filmé en Libye », explique-t-il au Guardian.

Si Mohammed Almuntasir n’en a pas particulièrement fait la promotion, sa vidéo a attiré l’attention d’un nombre croissant de chercheurs au fil des ans, alors que des preuves de la présence de tout un groupe de chat des sables en Libye émergeaient.

À répétition, ces derniers contactent le photographe. Jusqu’à Firas Hayder, zoologue sud-africain spécialisé dans les petits carnivores.

Ce dernier convainc Mohammed Almuntasir de l’aider à mener une étude sur le retour de cet animal en Libye – la région dans laquelle ce dernier a repéré à plusieurs reprises des chats des sables n’est ni protégée, ni équipée pour repérer les animaux. Théâtre de trafics entre l’Algérie, le Niger et le Tchad, elle est par ailleurs dangereuse pour le travail de terrain.

Après une première rencontre, Mohammed Almuntasir et Firas Hayder se sont donc lancés dans une collaboration de huit ans, le plus souvent menée à distance, dans laquelle le zoologue a appris au photographe les techniques d’enregistrement des coordonnées GPS et de documentation photographique et vidéo des petits animaux.

En se liant aux communautés touareg locales, Mohammed Almuntasir a quadrillé le terrain avec ses appareils, jusqu’à ce que les deux hommes puissent publier une étude revue par les pairs dans le Journal of Arid Environments, en février 2026. Ils y établissent la présence du chat des sables dans 13 sites du Sahara libyen.

☕️ Oracle a licencié 21 000 personnes en un an après avoir recentré ses activités sur l’IA

25 juin 2026 à 06:02


En un an, Oracle a mis fin à 21 000 postes à travers le monde. En mai 2026, l’entreprise indiquait compter 141 000 employés à temps plein, contre 162 000 l’année précédente, soit une baisse de 13 % de ses effectifs.

Très investie dans le déploiement de l’intelligence artificielle générative (Oracle est au cœur de contrats circulaires avec OpenAI et NVIDIA), l’entreprise lie explicitement ce type de technologie à ses décisions en matière de ressources humaines. 
« Le déploiement des technologies d’IA à travers nos activités a eu pour effet, et pourrait continuer d’avoir pour effet de réduire nos effectifs », indique Oracle dans son rapport annuel.

Illustration : Flock

Si le constat a de quoi rassurer les marchés financiers sur la productivité effective du secteur de l’IA, il peut aussi correspondre à l’économie de la promesse que la présidente de Signal Meredith Whittaker critique régulièrement. Il peut aussi cacher la réalité de l’évolution des tâches demandées aux employés d’Oracle, ou de ceux en charge d’entraîner les modèles qu’elle utilise.

Au total, les réductions d’effectifs ont coûté 1,8 milliard de dollars d’indemnités de départ, beaucoup plus que les 374 millions de dollars déjà engagés l’année précédente pour restructurer la société. L’entreprise prévient par ailleurs que ces coupes pourraient entraîner un manque de main d’œuvre qualifiée sur certains postes, note la BBC, ce qui pourrait réduire sa productivité et impacter ses revenus.

Comme Oracle, Amazon et Meta ont chacune procédé à des licenciements en 2025. Amazon, Google et Meta prévoient d’investir collectivement 650 milliards de dollars dans l’IA en 2026. Oracle, de son côté, prévoit au moins 50 milliards de dollars d’investissement dans ses infrastructures.

☕️ Oracle a licencié 21 000 personnes en un an après avoir recentré ses activités sur l’IA

25 juin 2026 à 06:02


En un an, Oracle a mis fin à 21 000 postes à travers le monde. En mai 2026, l’entreprise indiquait compter 141 000 employés à temps plein, contre 162 000 l’année précédente, soit une baisse de 13 % de ses effectifs.

Très investie dans le déploiement de l’intelligence artificielle générative (Oracle est au cœur de contrats circulaires avec OpenAI et NVIDIA), l’entreprise lie explicitement ce type de technologie à ses décisions en matière de ressources humaines. 
« Le déploiement des technologies d’IA à travers nos activités a eu pour effet, et pourrait continuer d’avoir pour effet de réduire nos effectifs », indique Oracle dans son rapport annuel.

Illustration : Flock

Si le constat a de quoi rassurer les marchés financiers sur la productivité effective du secteur de l’IA, il peut aussi correspondre à l’économie de la promesse que la présidente de Signal Meredith Whittaker critique régulièrement. Il peut aussi cacher la réalité de l’évolution des tâches demandées aux employés d’Oracle, ou de ceux en charge d’entraîner les modèles qu’elle utilise.

Au total, les réductions d’effectifs ont coûté 1,8 milliard de dollars d’indemnités de départ, beaucoup plus que les 374 millions de dollars déjà engagés l’année précédente pour restructurer la société. L’entreprise prévient par ailleurs que ces coupes pourraient entraîner un manque de main d’œuvre qualifiée sur certains postes, note la BBC, ce qui pourrait réduire sa productivité et impacter ses revenus.

Comme Oracle, Amazon et Meta ont chacune procédé à des licenciements en 2025. Amazon, Google et Meta prévoient d’investir collectivement 650 milliards de dollars dans l’IA en 2026. Oracle, de son côté, prévoit au moins 50 milliards de dollars d’investissement dans ses infrastructures.

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