Vue normale

Six mois après l’adoption de l’euro, les Bulgares digèrent mal la hausse généralisée des prix

Six mois après l’adoption de la monnaie unique, les Bulgares sont persuadés que tout est désormais plus cher dans leur pays. Et de fait, les prix des denrées les plus basiques s’envolent, en particulier sur la côte de la mer Noire, où tout flambe à l’approche de la saison touristique. Mais le passage à l’euro ne saurait être le seul coupable, nuance la presse.

© PHOTO NIKOLAY DOYCHINOV/AFP

La plage du resort Black Sea, à Albena, en Bulgarie, photographiée le 17 août 2025. Albena est située juste au nord de Varna, station balnéaire touristique qui subit cette année de plein fouet la hausse des prix.

L’UE et la Chine s’accordent pour apaiser les tensions commerciales sur fond de déficit abyssal

Les responsables du commerce de l’Union européenne (UE) et de la Chine se sont rencontrés le 29 juin pour tenter de régler leurs nombreux différends commerciaux au travers d’un mécanisme de concertation qui doit durer trois mois. Si Bruxelles et Pékin se félicitent de cette initiative, la méfiance est toujours de mise.

© PHOTOS PEDRO PARDO, ANNABELLE GORDON/AFP

Le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic (à droite) a rencontré à Bruxelles son homologue chinois Wang Wentao le 29 juin 2026.

Derrière Shein et Temu, NordVPN, roi des sponsos tech sur les réseaux sociaux

30 juin 2026 à 14:12
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Derrière Shein et Temu, NordVPN, roi des sponsos tech sur les réseaux sociaux

Avec son nouvel Observatoire des pratiques de l’influence, l’association Paye ton influence éclaire les pratiques publicitaires des marques de grande consommation. Que ce soit en matière de partenariats avec des influenceurs ou de publications sponsorisées, les géants de l’ultra fast-fashion Shein et Temu inondent TikTok, Instagram et YouTube.

Pour qui les créatrices et créateurs de contenu en ligne font-ils de la publicité ? Dans 16 % des cas, pour des marques de mode, dans 17 % des cas, pour des marques de beauté. La technologie arrive en troisième position (11,5 % des publicités), suivie par l’alimentation (11,3 %).

Deux des dix marques qui ont le plus de partenariats avec des influenceurs sont des marques à impact sociaux et écologiques « jugés négatifs », indique l’Observatoire des pratiques de l’influence : Temu et Shein. Ces enseignes correspondent aux « marques aux impacts négatifs avérés, comme la fast-fashion, les industries fossiles, etc », explique à Next Amélie Deloche, cofondatrice de l’association Paye ton Influence.

Dans l’analyse menée avec l’aide de l’ONG Data for Good, ce type de marques représente 10 % du panel de 1 308 enseignes repérées. Elles totalisent en revanche 18 % des publications sponsorisées étudiées. L’enjeu d’autant plus important que l’ensemble des internautes s’informe désormais plus via les plateformes, notamment sociales, que via les sites web ou applications de média. C’est donc là qu’ils sont le plus exposés à des publicités, en particulier lorsqu’ils ont entre 18 et 24 ans. En effet, dans cette tranche d’âge, plus d’une personne sur deux (52 %) déclare consommer son information sur les réseaux sociaux et plateformes de vidéos.

Lutter contre les impacts environnementaux de la consommation.

Créé en décembre 2021, Paye ton influence veut « provoquer le réveil écologique du secteur de l’influence et responsabiliser ses acteurs ». En pratique, il s’agit de dénoncer « les imaginaires à rebours des enjeux environnementaux popularisés par les influenceurs : surconsommation, partenariats avec des entités responsables d’impacts écologiques et sociaux importants, mise en avant de lobbies », indique l’association sur sa page Tipeee.


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Canicule : les ventes des fabricants asiatiques de climatiseurs explosent

Les géants asiatiques de l’électroménager, spécialistes des climatiseurs mobiles, augmentent leur production pour répondre à la demande en Europe, tandis que les investisseurs parient sur la demande de systèmes de refroidissement industriels.

© PHOTO NICOLAS GUYONNET/HANS LUCAS/AFP

Des climatiseurs de la marque chinoise Midea dans un magasin de bricolage et de décoration de l’enseigne Leroy Merlin à Valence, dans la Drôme, en mai 2026.

Comment la Corée du Sud veut doubler sa capacité de production de RAM d’ici cinq ans

30 juin 2026 à 12:56
Le pays du matin vénère
Comment la Corée du Sud veut doubler sa capacité de production de RAM d’ici cinq ans

Entouré des représentants de Samsung et de SK hynix, le président sud-coréen Lee Jae Myung a annoncé lundi un plan d’investissement public privé sans précédent. Il doit permettre de doubler la capacité de production de mémoire vive du pays d’ici cinq ans, mais aussi de positionner le pays comme un leader en matière de datacenters et de robotique. Les différentes enveloppes évoquées dépassent allègrement la barre des 1 000 milliards d’euros, mais risquent de se heurter à quelques contingences matérielles…

C’est lors d’une allocution télévisée, et entouré des patrons de Samsung Electronics et de SK hynix, que le président sud-coréen Lee Jae Myung a dévoilé, lundi 29 juin, les trois « méga projets » qui permettront, selon lui, de positionner le pays en première position dans la course au progrès technologique. La démarche est présentée non pas comme un objectif de développement économique, mais comme une question de survie, selon ses propos rapportés par le Korea Herald :

« Seule une course contre la montre nous permettra de survivre. Nous devons sécuriser les éléments fondamentaux de l’intelligence artificielle plus rapidement que n’importe quel autre pays. Les semi-conducteurs, l’IA physique et les centres de données d’IA constituent les trois piliers d’un grand bond en avant. »

Le gouvernement sud-coréen justifie cette déclaration alarmante par un rappel du déclin que connaitrait l’économie nationale, avec un taux de croissance potentielle passé de 3,4 % en 2013 à 1,9 % en 2025 (données OCDE de février 2026), sous l’effet du vieillissement et de la baisse de la population active.

Le gouvernement sud-coréen justifie son plan massif par le ralentissement structurel de sa croissance potentielle – capture d’écran Next

Les trois méga projets englobent donc trois domaines de pointe connexes : les semiconducteurs, incarnés principalement en Corée du Sud par la fabrication de mémoire vive, dont Samsung et SK hynix sont les leaders mondiaux, la robotique et les infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle, autrement dit les datacenters.

Doubler la production de RAM d’ici cinq ans

La fabrication de mémoire vive, et plus particulièrement des mémoires HBM exploitées dans les GPU ou les puces spécialisées dédiées à l’intelligence artificielle, figure déjà au centre des préoccupations industrielles de la Corée du Sud. Fin 2024, le pays avait ainsi déjà encouragé (financièrement et au moyen de facilités réglementaires) les projets d’investissement portés par Samsung et SK hynix, qui doivent donner naissance à d’immenses complexes dans la région de Yongin, au sud de Séoul.

La crise de la mémoire vive et les trajectoires d’investissements dans l’IA (plus de 700 milliards de dollars promis en 2026 par les seuls hyperscalers) semblent avoir aiguisé les appétits sud-coréens. « Nous vivons un moment véritablement décisif, car le paysage de l’économie mondiale est en pleine mutation, a encore déclaré le président sud-coréen. Les grandes puissances, dont les États-Unis et la Chine, sont engagées dans une concurrence acharnée aux enjeux colossaux ».

Résultat des courses : Lee Jae Myung aligne des chiffres qui donnent le tournis. La ventilation exacte entre financements publics et fonds privés n’est pas précisée, mais il est question de 400 billions de wons (environ 225 milliards d’euros) d’investissements supplémentaires portés par SK hynix, tandis que Samsung investirait une somme équivalente, pour un nouveau complexe industriel dédié à la mémoire HBM situé dans la banlieue de Gwangju, plus au sud-ouest. Ce dernier bénéficierait donc d’une enveloppe totale de près de 500 milliards de dollars.


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Le risque d’une crise inflationniste est-il déjà écarté en France ?

DÉCRYPTAGE - La hausse des prix a nettement reculé en juin pour s’établir à 1,8 %, contre 2,4 % en mai, principalement en raison du ralentissement des produits pétroliers. Les experts sont partagés sur l'impact de cette trajectoire sur l’économie.

© Sarah Meyssonnier / REUTERS

Ce mardi matin, le ministre de l’Économie Roland Lescure voulait voir dans le recul de l’inflation un « signal de relance ».

La Hongrie peut-elle passer à l’euro d’ici à 2030 ?

Défenseur de la monnaie unique, le Premier ministre Peter Magyar ambitionne de faire entrer le pays dans l’antichambre de la zone euro d’ici à la fin de son mandat. Si la tâche est réalisable, les obstacles restent nombreux, car la Hongrie doit encore se remettre de la “politique économique hasardeuse” du pouvoir précédent, avertissent médias et experts.

© PHOTO JOHN THYS/AFP

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre hongrois, Peter Magyar, tiennent une conférence de presse conjointe à l’issue de leur rencontre au siège de l’Union européenne à Bruxelles, le 29 mai 2026.
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