Aux États-Unis comme en Allemagne, de plus en plus de gens envisagent l’expatriation pour fuir les crises économiques et politiques. S’ils se comprennent sur le plan personnel, ces départs aggravent en fait la situation dans chaque pays.
Dans le contexte géopolitique actuel, se préparer à l’apocalypse est compréhensible, écrit Arno Frank dans les colonnes de l’hebdomadaire allemand “Der Spiegel”. Pour autant, le journaliste refuse de participer à cet effort national. Car il est aujourd’hui difficile de savoir ce à quoi nous devons nous préparer. Et anticiper le pire est aussi, selon lui, une façon de s’entraîner à renoncer.