Vue normale

« Les gens leur confient tout », on décortique la faille qui faisait fuiter la mémoire de Claude

16 juillet 2026 à 18:10

Un chercheur a détourné les capacités de navigation web de Claude pour lui faire recracher, lettre par lettre, les secrets stockés dans sa mémoire. Anthropic a depuis corrigé le tir.

Pour Bruno Retailleau, l’IA « n’attend pas notre consentement »

16 juillet 2026 à 09:24
Re tAIlleau
Pour Bruno Retailleau, l’IA « n’attend pas notre consentement »

Candidat à l’élection présidentielle de 2027, le patron du parti Les Républicains a publié un dense document sur ses positions sur l’IA, une technologie qui « n’attend pas notre consentement », selon lui. Il projette un investissement étatique de 23 milliards d’euros sur le quinquennat financé en partie par le non-remplacement et le redéploiement de 250 000 fonctionnaires remplacés par une IA administrative unique baptisée Marianne.

La campagne électorale va-t-elle se jouer sur le numérique ? On se pose la question à chaque présidentielle depuis plusieurs décennies. Mais les questions de souveraineté numérique, d’intelligence artificielle et de fortes tensions géopolitiques poussent les candidats à s’y intéresser un peu plus que d’habitude. Ainsi, Bruno Retailleau, président des Républicains (LR) et candidat à l’élection présidentielle de 2027 pour son parti, a publié en ce mois de juillet un document de 56 pages [PDF] concernant l’intelligence artificielle.

Pour le sénateur de Vendée, l’IA « n’attend pas notre consentement. Elle s’impose, et elle décidera, dans les dix années qui viennent, du rang des nations ». Il veut que la France puise 23 milliards d’euros dans son budget sur le prochain quinquennat pour financer des investissements dans le secteur.

S’il n’y a donc aucune alternative à l’utilisation de l’IA dans tous les secteurs pour le candidat de droite, il veut en même temps se positionner sur une « troisième voie », entre la « fascination naïve » et « la peur stérile ». Bruno Retailleau déclare ainsi avoir trouvé dans l’IA une solution à la baisse démographique du pays. L’IA et la robotisation seraient « la condition du maintien de notre niveau de vie, de nos services publics et de notre modèle social ».

Si le terme « IA générative » n’est mentionné qu’une fois dans le document, il semble que Bruno Retailleau se focalise essentiellement sur cette technologie et sur les promesses d’augmentation de la productivité tant vantées par les entreprises du secteur.

Une IA « Marianne » pour remplacer les services numériques de l’État et des fonctionnaires

Le candidat LR veut notamment que les services de l’État (sans préciser quelle institution en aura la charge) créent un « assistant administratif numérique ». Remplaçant une bonne partie des services du numérique public, une IA nommée « Marianne » (réutilisant certes la figure allégorique de la République, mais cela vient supposer un nouveau service féminisé) devra simplifier les démarches, réduire les délais et rendre l’État plus accessible, pour devenir « l’aboutissement de France Connect ».

Mais pour Bruno Retailleau, qui projette de mettre un milliard d’euros dans le projet, le chatbot Marianne doit remplir les tâches de l’équivalent de 250 000 équivalents temps plein (ETP) de fonctionnaires. Le candidat LR, y voyant l’occasion de continuer la dénonciation bicentenaire du nombre des agents de l’État, prévoit ainsi de ne pas remplacer 125 000 départs en retraite dans la fonction publique et de « redéployer » 125 000 autres fonctionnaires pour les « mobiliser […] vers le soin, l’enquête et l’accompagnement ».


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