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Baroud d’honneur pour Bloctel, avec la fuite de 600 000 numéros opposés au démarchage

12 août 2026 à 15:01
Quand l’open source va trop loin…
Baroud d’honneur pour Bloctel, avec la fuite de 600 000 numéros opposés au démarchage

Bloctel devait protéger les utilisateurs opposés au démarchage téléphonique… mais ce n’était pas un franc succès. Bloctel a tiré officiellement sa révérence le 11 août, non sans un dernier fait d’arme : « Un accès frauduleux à un compte professionnel a permis à un cybercriminel de récupérer des fichiers contenant 3 millions de numéros de téléphone, dont 600 000 inscrits sur Bloctel ».

Un email envoyé aux utilisateurs, dont nous pouvons confirmer l’authenticité

Un des utilisateurs du service, Gauthier Huguenin, nous a transféré le message que Bloctel a envoyé. Nous avons ainsi pu vérifier son authenticité : il a bien été envoyé depuis un serveur autorisé par le domaine bloctel.gouv.fr et porte une signature cryptographique valide, comme en attestent les contrôles DKIM, SPF et DMARC.

Celui-ci évoque l’usurpation d’« un compte professionnel utilisateur du service » par «un tiers non autorisé » pour « accéder à ce compte et télécharger des fichiers échangés avec le service Bloctel ».

Deux fichiers sont listés : l’un « contenant des numéros de téléphone émanant du professionnel utilisateur du service » et l’autre est celui « restitué après vérification auprès de la liste d’opposition au démarchage téléphonique Bloctel ». En comparant les deux fichiers, on peut certainement en déduire les numéros inscrits sur Bloctel (qui ont donc disparu de la seconde liste).

Bloctel assure à ses utilisateurs à qui il a envoyé l’email que leur numéro de téléphone est la seule donnée concernée par l’incident. Mais couplée au fait qu’il appartient à une liste d’opposition à tout démarchage téléphonique, cela augmente un peu l’intérêt de cette donnée.

Dans son mail, le service affirme avoir bloqué le compte en question dès confirmation du piratage et avoir mené une investigation pour circonscrire le problème. Comme nécessaire à chaque fuite de données, Bloctel explique avoir notifié l’incident à la CNIL.

Le pirate repart avec 3 millions de numéros, dont 600 000 inscrits sur Bloctel

La revendication du piratage avait déjà été relayée par FrenchBreaches depuis quelques jours sans confirmation. La liste de plus de 3 millions de numéros de téléphone est revendiquée sans que ce chiffre soit officiel. La DGCCRF est venue clarifier la situation avec un communiqué :

« Un accès frauduleux à un compte professionnel a permis à un cybercriminel de récupérer des fichiers contenant 3 millions de numéros de téléphone, dont 600 000 inscrits sur Bloctel ». La répression des fraudes confirme que « seuls des numéros de téléphone ont été exposés, sans aucune autre donnée personnelle (nom, adresse, etc.) ». Elle ajoute que « la base de données Bloctel elle-même n’a pas été compromise ».

Baroud d’honneur pour Bloctel, avec la fuite de 600 000 numéros opposés au démarchage

12 août 2026 à 15:01
Quand l’open source va trop loin…
Baroud d’honneur pour Bloctel, avec la fuite de 600 000 numéros opposés au démarchage

Bloctel devait protéger les utilisateurs opposés au démarchage téléphonique… mais ce n’était pas un franc succès. Bloctel a tiré officiellement sa révérence le 11 août, non sans un dernier fait d’arme : « Un accès frauduleux à un compte professionnel a permis à un cybercriminel de récupérer des fichiers contenant 3 millions de numéros de téléphone, dont 600 000 inscrits sur Bloctel ».

Un email envoyé aux utilisateurs, dont nous pouvons confirmer l’authenticité

Un des utilisateurs du service, Gauthier Huguenin, nous a transféré le message que Bloctel a envoyé. Nous avons ainsi pu vérifier son authenticité : il a bien été envoyé depuis un serveur autorisé par le domaine bloctel.gouv.fr et porte une signature cryptographique valide, comme en attestent les contrôles DKIM, SPF et DMARC.

Celui-ci évoque l’usurpation d’« un compte professionnel utilisateur du service » par «un tiers non autorisé » pour « accéder à ce compte et télécharger des fichiers échangés avec le service Bloctel ».

Deux fichiers sont listés : l’un « contenant des numéros de téléphone émanant du professionnel utilisateur du service » et l’autre est celui « restitué après vérification auprès de la liste d’opposition au démarchage téléphonique Bloctel ». En comparant les deux fichiers, on peut certainement en déduire les numéros inscrits sur Bloctel (qui ont donc disparu de la seconde liste).

Bloctel assure à ses utilisateurs à qui il a envoyé l’email que leur numéro de téléphone est la seule donnée concernée par l’incident. Mais couplée au fait qu’il appartient à une liste d’opposition à tout démarchage téléphonique, cela augmente un peu l’intérêt de cette donnée.

Dans son mail, le service affirme avoir bloqué le compte en question dès confirmation du piratage et avoir mené une investigation pour circonscrire le problème. Comme nécessaire à chaque fuite de données, Bloctel explique avoir notifié l’incident à la CNIL.

Le pirate repart avec 3 millions de numéros, dont 600 000 inscrits sur Bloctel

La revendication du piratage avait déjà été relayée par FrenchBreaches depuis quelques jours sans confirmation. La liste de plus de 3 millions de numéros de téléphone est revendiquée sans que ce chiffre soit officiel. La DGCCRF est venue clarifier la situation avec un communiqué :

« Un accès frauduleux à un compte professionnel a permis à un cybercriminel de récupérer des fichiers contenant 3 millions de numéros de téléphone, dont 600 000 inscrits sur Bloctel ». La répression des fraudes confirme que « seuls des numéros de téléphone ont été exposés, sans aucune autre donnée personnelle (nom, adresse, etc.) ». Elle ajoute que « la base de données Bloctel elle-même n’a pas été compromise ».

☕️ Flockerie d’été ?? : pas facile de se comprendre avec le choc des générations

12 août 2026 à 11:37


Cet été, Next propose de vous divertir avec un cahier de vacances spécial geek. On vous a préparé des mini-jeux pour vous occuper sur la plage, à la montagne, en voyage… Cerise sur le gâteau, il y a des cadeaux à gagner.

Deux fois par semaine, on se donne rendez-vous pour s’amuser et/ou agiter ses méninges. La liste de tous nos jeux de l’été 2026 est disponible sur cette page, complétée au fur et à mesure des publications.

C’est pas toujours facile de se comprendre entre les générations, surtout quand il y en a plusieurs d’écarts. Un exemple, avec le discours ci-dessous… que peuvent-ils se dire ? Le vieux propose-t-il une partie de petits chevaux avant d’aller chercher des œufs dans le poulailler et de scier un peu de bois ? Le jeune préférait la course d’obstacles et passer un peu de temps à la place ? Rien de tout cela…

☕️ Flockerie d’été ?? : pas facile de se comprendre avec le choc des générations

12 août 2026 à 11:37


Cet été, Next propose de vous divertir avec un cahier de vacances spécial geek. On vous a préparé des mini-jeux pour vous occuper sur la plage, à la montagne, en voyage… Cerise sur le gâteau, il y a des cadeaux à gagner.

Deux fois par semaine, on se donne rendez-vous pour s’amuser et/ou agiter ses méninges. La liste de tous nos jeux de l’été 2026 est disponible sur cette page, complétée au fur et à mesure des publications.

C’est pas toujours facile de se comprendre entre les générations, surtout quand il y en a plusieurs d’écarts. Un exemple, avec le discours ci-dessous… que peuvent-ils se dire ? Le vieux propose-t-il une partie de petits chevaux avant d’aller chercher des œufs dans le poulailler et de scier un peu de bois ? Le jeune préférait la course d’obstacles et passer un peu de temps à la place ? Rien de tout cela…

[Tuto] Installer Proxmox en version Arm sur un Raspberry Pi

12 août 2026 à 09:29
Proxmox dit non, Next dit hold my beer
[Tuto] Installer Proxmox en version Arm sur un Raspberry Pi

Proxmox est disponible sur Arm, mais il faut un peu bidouiller pour le faire tourner sur un Raspberry Pi. Rien d’insurmontable pour autant, comme le montre notre tuto permettant ensuite de lancer plusieurs machines virtuelles depuis un simple Raspberry Pi. Attention, ce n’est pas une installation avec une procédure officielle, à prendre en considération. Le noyau utilisé n’est pas celui de Proxmox, mais celui du Raspberry Pi. Explications et instructions à suivre.

La semaine dernière, Proxmox annonçait une grosse nouveauté : la toute première version de Proxmox Virtual Environment (PVE) avec un support officiel des puces Arm. L’application open source de virtualisation est « fully supported » par les plateformes Grace et Vera, tandis que c’est du « best effort » sur les autres SoC avec une architecture ARMv9-A et ARMv8-A.

De Raspberry Pi OS Lite à Proxmox VE grâce à Debian 13

Pour installer Proxmox comme système à part entière, UEFI et ACPI sont obligatoires, ce qui laisse officiellement le Raspberry Pi sur le bord du chemin. Mais il est possible de passer par un chemin de traverse au prix de quelques sacrifices. Proxmox permet en effet d’installer PVE sur une Debian 13 (Proxmox est basé sur Debian 13 justement). Et cela tombe bien : Raspberry Pi OS est aussi basé sur cette distribution Linux.

Première étape, installer Raspberry Pi OS sur un SSD afin d’avoir un stockage capable de tenir un minimum la route, contrairement à une carte microSD, pas prévue pour un usage aussi intensif qu’un Proxmox. Nous utilisons Raspberry Pi Imager afin de préparer notre SSD, installé dans un boîtier externe en USB.

Pour l’image, Raspberry Pi OS Lite (64-bits) est le plus simple car nous n’avons pas besoin de la version complète avec interface graphique. Dans le choix de l’OS de l’application Imager, il faut cliquer sur Raspberry Pi OS (other) afin de voir la version Lite (basé sur Debian Trixie, exactement comme la version Desktop).

Dans la partie personnalisation, choisissez un nom d’utilisateur et ajoutez forcément un mot de passe : ce compte sera très utile par la suite. Dans notre cas, pas de Wi-Fi : nous utilisons une connexion filaire. Laissons SSH activé avec la configuration par défaut. Une fois l’écriture et la vérification terminées, le SSD est prêt.

Le SSD est prêt, on boot dessus !

Une fois le SSD rebranché sur un port USB 3.0 du Raspberry Pi (et la carte microSD enlevée), il n’y a plus qu’à le brancher pour qu’il démarre. Attention à bien avoir une alimentation capable de délivrer 5 ampères sur 5 volts, sinon le boot sur USB risque de ne pas marcher.

Si un écran est connecté au Raspberry Pi vous devriez voir l’adresse IP s’afficher, sinon il est possible de la retrouver depuis un ordinateur sur le même réseau local. Sous Windows nous lançons PowerShell puis la commande ping gathor ou ping gathor.local (gathor est le nom de la machine, tel que précisé dans Imager). Dans notre cas, l’IP est 192.168.1.30.


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