❌

Vue normale

☕️ Le gouvernement fédéral suisse teste l’abandon de Microsoft 365 sur 3 000 ordinateurs

7 septembre 2026 à 13:37


Après une première expérimentation auprès de 172 agents volontaires, le gouvernement fédéral suisse teste de remplacer la suite Microsoft 365 par une solution open source sur 3 000 ordinateurs.

La Chancellerie prévoit que cette migration, qui concerne environ 7 % des postes utilisés dans ses services, soit réalisée d’ici la fin 2027.

Concrètement, les employés fédéraux se verront fournir l’accès à OpenDesk, une solution allemande produite par le Centre allemand pour la souveraineté numérique (ZenDis).

Cette dernière a été choisie car conçue spécialement pour des administrations publiques, et mise à disposition de l’administration fédérale suisse gratuitement, indique le porte-parole de la Chancellerie au Temps.

Illustration : Flock

Si l’opération se passe correctement, un nombre croissant de postes pourrait passer à OpenDesk par la suite. Ceci dit, impossible d’imaginer que l’intégralité de l’administration locale se passe du fournisseur états-unien, dans la mesure où aucune alternative ne lui permet de « remplacer simplement et complètement les solutions Microsoft en place au sein de son architecture informatique », explique la Chancellerie.

Pour la transition en cours, l’administration a ciblé en priorité des fonctionnaires « chargés de processus sensibles ou essentiels à l’activité ».

Rien n’empêche, à terme, de se tourner vers des solutions suisses – Infomaniak développe par exemple une suite complète — ou de recourir à des sociétés suisses pour les prestations de conseil, d’intégration, de formation ou d’autres activités susceptibles d’accompagner le recours aux outils open source choisis.

Outre cette initiative, le Cyber Command suisse, unité militaire en charge de la cybersécurité, travaille de son côté à remplacer complètement Microsoft 365 par OpenDesk d’ici 2026, selon le média spécialisé It’s Foss.

☕️ Le gouvernement fédéral suisse teste l’abandon de Microsoft 365 sur 3 000 ordinateurs

7 septembre 2026 à 13:37


Après une première expérimentation auprès de 172 agents volontaires, le gouvernement fédéral suisse teste de remplacer la suite Microsoft 365 par une solution open source sur 3 000 ordinateurs.

La Chancellerie prévoit que cette migration, qui concerne environ 7 % des postes utilisés dans ses services, soit réalisée d’ici la fin 2027.

Concrètement, les employés fédéraux se verront fournir l’accès à OpenDesk, une solution allemande produite par le Centre allemand pour la souveraineté numérique (ZenDis).

Cette dernière a été choisie car conçue spécialement pour des administrations publiques, et mise à disposition de l’administration fédérale suisse gratuitement, indique le porte-parole de la Chancellerie au Temps.

Illustration : Flock

Si l’opération se passe correctement, un nombre croissant de postes pourrait passer à OpenDesk par la suite. Ceci dit, impossible d’imaginer que l’intégralité de l’administration locale se passe du fournisseur états-unien, dans la mesure où aucune alternative ne lui permet de « remplacer simplement et complètement les solutions Microsoft en place au sein de son architecture informatique », explique la Chancellerie.

Pour la transition en cours, l’administration a ciblé en priorité des fonctionnaires « chargés de processus sensibles ou essentiels à l’activité ».

Rien n’empêche, à terme, de se tourner vers des solutions suisses – Infomaniak développe par exemple une suite complète — ou de recourir à des sociétés suisses pour les prestations de conseil, d’intégration, de formation ou d’autres activités susceptibles d’accompagner le recours aux outils open source choisis.

Outre cette initiative, le Cyber Command suisse, unité militaire en charge de la cybersécurité, travaille de son côté à remplacer complètement Microsoft 365 par OpenDesk d’ici 2026, selon le média spécialisé It’s Foss.

Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

7 septembre 2026 à 09:20
Travail ingrat
Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Cette distribution Linux se destine avant tout aux Mac équipés de puces Apple Silicon, que l’entreprise a inaugurées il y a six ans avec sa puce M1. Alors que les premières machines M6 sont depuis peu sur le marché, Asahi annonce la prise en charge des puces M3. Mais attention, il reste beaucoup de travail.

Asahi Linux vise à porter Linux sur les Mac équipés de puces Apple Silicon. Il s’agit d’un travail de titan, car l’architecture d’Apple n’est pas ouverte. Les développeurs procèdent donc par tâtonnement et rétro-ingénierie, sans aucune documentation technique pour les y aider. Apple n’a aucun intérêt en effet à documenter sa technologie, puisqu’elle est la seule à l’utiliser et qu’elle est consciente des très bonnes performances de ses puces, constituant un avantage concurrentiel certain.

Pour avancer, les développeurs doivent ainsi analyser les microprogrammes (firmwares), la mémoire et le comportement des composants (contrôleur d’affichage, processeur de sécurité, contrôleur mémoire unifiée, etc.). Il faut ensuite en déduire un fonctionnement reproductible pour l’intégrer dans un système d’exploitation libre. La distribution de référence est Fedora Asahi Remix, mais le travail effectué est notamment repris dans le noyau Linux.

Un gros pas vers les puces M3

Comme indiqué par Phoronix le 6 septembre, le support officiel des Mac équipés de puces Apple M3 (M3, M3 Pro, M3 Max) vient d’être intégré à l’installateur du projet. Seule exception, la version Ultra de la puce, que l’on peut retrouver dans le Mac Studio dans sa configuration maximale.

Le niveau de prise en charge est proche de celui déjà obtenu sur les puces M1 et M2 (et leurs variantes). Le support comprend notamment la webcam, les microphones intégrés, l’USB, le décodage vidéo matériel avec support de l’AV1, le Wi-Fi et le Bluetooth.

Attention cependant, car les mêmes limites initiales qu’avec les générations M1 et M2 recommencent, à cause de deux composants qui donnent du fil à retordre aux développeurs. D’abord, le contrôleur d’affichage (DCP, Display Controller Processor), un coprocesseur dédié et propriétaire introduit avec la puce A14 (iPhone 12). Son support n’est que très partiel, car il a fallu passer par un hyperviseur interceptant les appels entre macOS et la puce. En conséquence, la machine ne peut pas être mise en veille et le HDMI ne fonctionne pas.

De même, le support du GPU reste expérimental. Les performances sont donc très limitées et son utilisation consomme beaucoup plus d’énergie qu’elle ne le devrait. Lors de la conférence X.Org qui se tiendra du 28 au 30 septembre, une partie de l’équipe de développement viendra rendre compte des progrès accomplis sur ce point.

Un travail de longue haleine.

Dans le billet d’annonce sur le site officiel de la distribution, James Calligeros (l’un des développeurs d’Asahi) indique cependant que l’équipe aura davantage d’informations sur ces sujets dans les mois à venir. Comme avec les générations M1 et M2, il est très probable que les développeurs finiront par obtenir le support complet du GPU et du DCP. Sur les deux premières générations, GPU a atteint la conformité officielle (auprès du Khronos Group) pour OpenGL 4.6, OpenCL 3.0 et Vulkan 1.3 (ainsi qu’OpenGL ES 3.2)

Le travail reste cependant « ingrat », car il faut recommencer à chaque nouvelle génération de puces, à cause des changements d’architecture et autres améliorations apportées chaque année. Il en ira de même pour le support des puces M4.

En outre, il faut garder en tête que « pleinement fonctionnel » a une définition particulière dans le cadre d’Asahi. L’appellation indique surtout que toutes les fonctions de base sont supportées et que la machine a, dans l’ensemble, le comportement que l’on peut en attendre dans une utilisation quotidienne. Des fonctions restent indisponibles, comme le HDR ou certaines configurations Thunderbolt (pour les machines qui l’ont).

Une lente intégration dans le noyau Linux

Une partie du travail réalisé par les développeurs d’Asahi atterrit ensuite dans le noyau Linux lui-même. Le processus est bien sûr plus lent et sélectif, car seuls les composants jugés suffisamment matures sont intégrés. Ils sont alors soumis aux mainteneurs des sous-systèmes concernés (DRM pour l’affichage, IOMMU pour la gestion mémoire, etc.), selon le processus habituel de relecture par correctifs.

On retrouve ainsi des composants comme le pilote DCP de base, le contrôleur IOMMU pour la mémoire, le pilote SMC (contrôleur de gestion système) ou encore les contrôleurs GPIO. Le pilote graphique complet, en revanche, n’en fait pas partie. D’une part, il est nettement plus volumineux que les autres composants.

D’autre part, il est en grande partie écrit en Rust, ce qui avait soulevé des tensions sur les discussions d’intégration au noyau. Ces tensions avaient poussé Hector Martin, fondateur et responsable historique du projet, à démissionner de son rôle de mainteneur et de la direction. La décision était intervenue notamment à la suite de remontrances de Linus Torvalds. Ce dernier indiquait alors ne pas être contre Rust dans le noyau (le code Rust y est en augmentation depuis trois ans), mais il n’avait pas apprécié qu’Hector Martin passe par les réseaux sociaux pour tenter de convaincre la communauté.

Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

7 septembre 2026 à 09:20
Travail ingrat
Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Cette distribution Linux se destine avant tout aux Mac équipés de puces Apple Silicon, que l’entreprise a inaugurées il y a six ans avec sa puce M1. Alors que les premières machines M6 sont depuis peu sur le marché, Asahi annonce la prise en charge des puces M3. Mais attention, il reste beaucoup de travail.

Asahi Linux vise à porter Linux sur les Mac équipés de puces Apple Silicon. Il s’agit d’un travail de titan, car l’architecture d’Apple n’est pas ouverte. Les développeurs procèdent donc par tâtonnement et rétro-ingénierie, sans aucune documentation technique pour les y aider. Apple n’a aucun intérêt en effet à documenter sa technologie, puisqu’elle est la seule à l’utiliser et qu’elle est consciente des très bonnes performances de ses puces, constituant un avantage concurrentiel certain.

Pour avancer, les développeurs doivent ainsi analyser les microprogrammes (firmwares), la mémoire et le comportement des composants (contrôleur d’affichage, processeur de sécurité, contrôleur mémoire unifiée, etc.). Il faut ensuite en déduire un fonctionnement reproductible pour l’intégrer dans un système d’exploitation libre. La distribution de référence est Fedora Asahi Remix, mais le travail effectué est notamment repris dans le noyau Linux.

Un gros pas vers les puces M3

Comme indiqué par Phoronix le 6 septembre, le support officiel des Mac équipés de puces Apple M3 (M3, M3 Pro, M3 Max) vient d’être intégré à l’installateur du projet. Seule exception, la version Ultra de la puce, que l’on peut retrouver dans le Mac Studio dans sa configuration maximale.

Le niveau de prise en charge est proche de celui déjà obtenu sur les puces M1 et M2 (et leurs variantes). Le support comprend notamment la webcam, les microphones intégrés, l’USB, le décodage vidéo matériel avec support de l’AV1, le Wi-Fi et le Bluetooth.

Attention cependant, car les mêmes limites initiales qu’avec les générations M1 et M2 recommencent, à cause de deux composants qui donnent du fil à retordre aux développeurs. D’abord, le contrôleur d’affichage (DCP, Display Controller Processor), un coprocesseur dédié et propriétaire introduit avec la puce A14 (iPhone 12). Son support n’est que très partiel, car il a fallu passer par un hyperviseur interceptant les appels entre macOS et la puce. En conséquence, la machine ne peut pas être mise en veille et le HDMI ne fonctionne pas.

De même, le support du GPU reste expérimental. Les performances sont donc très limitées et son utilisation consomme beaucoup plus d’énergie qu’elle ne le devrait. Lors de la conférence X.Org qui se tiendra du 28 au 30 septembre, une partie de l’équipe de développement viendra rendre compte des progrès accomplis sur ce point.

Un travail de longue haleine.

Dans le billet d’annonce sur le site officiel de la distribution, James Calligeros (l’un des développeurs d’Asahi) indique cependant que l’équipe aura davantage d’informations sur ces sujets dans les mois à venir. Comme avec les générations M1 et M2, il est très probable que les développeurs finiront par obtenir le support complet du GPU et du DCP. Sur les deux premières générations, GPU a atteint la conformité officielle (auprès du Khronos Group) pour OpenGL 4.6, OpenCL 3.0 et Vulkan 1.3 (ainsi qu’OpenGL ES 3.2)

Le travail reste cependant « ingrat », car il faut recommencer à chaque nouvelle génération de puces, à cause des changements d’architecture et autres améliorations apportées chaque année. Il en ira de même pour le support des puces M4.

En outre, il faut garder en tête que « pleinement fonctionnel » a une définition particulière dans le cadre d’Asahi. L’appellation indique surtout que toutes les fonctions de base sont supportées et que la machine a, dans l’ensemble, le comportement que l’on peut en attendre dans une utilisation quotidienne. Des fonctions restent indisponibles, comme le HDR ou certaines configurations Thunderbolt (pour les machines qui l’ont).

Une lente intégration dans le noyau Linux

Une partie du travail réalisé par les développeurs d’Asahi atterrit ensuite dans le noyau Linux lui-même. Le processus est bien sûr plus lent et sélectif, car seuls les composants jugés suffisamment matures sont intégrés. Ils sont alors soumis aux mainteneurs des sous-systèmes concernés (DRM pour l’affichage, IOMMU pour la gestion mémoire, etc.), selon le processus habituel de relecture par correctifs.

On retrouve ainsi des composants comme le pilote DCP de base, le contrôleur IOMMU pour la mémoire, le pilote SMC (contrôleur de gestion système) ou encore les contrôleurs GPIO. Le pilote graphique complet, en revanche, n’en fait pas partie. D’une part, il est nettement plus volumineux que les autres composants.

D’autre part, il est en grande partie écrit en Rust, ce qui avait soulevé des tensions sur les discussions d’intégration au noyau. Ces tensions avaient poussé Hector Martin, fondateur et responsable historique du projet, à démissionner de son rôle de mainteneur et de la direction. La décision était intervenue notamment à la suite de remontrances de Linus Torvalds. Ce dernier indiquait alors ne pas être contre Rust dans le noyau (le code Rust y est en augmentation depuis trois ans), mais il n’avait pas apprécié qu’Hector Martin passe par les réseaux sociaux pour tenter de convaincre la communauté.

Projet Zenith : Microsoft drague les développeurs IA avec un Windows 11 prémâché

7 septembre 2026 à 05:49
Le tapis rouge pour le dév IA
Projet Zenith : Microsoft drague les développeurs IA avec un Windows 11 prémâché

Microsoft veut catalyser le marché des développeurs travaillant avec l’IA. L’éditeur a dévoilé le « projet Zenith », un Windows 11 spécialement configuré pour répondre aux besoins de cette clientèle, sur des PC ultra-gonflés. Était-ce bien nécessaire ?

Microsoft veut faire de Windows « la meilleure plateforme pour les développeurs » – il est vrai que sans trop forcer, Apple s’est taillée une réputation enviable dans ce domaine, avec ses Mac à puce Mx et leur mémoire unifiée. À tel point que le constructeur en fait désormais un argument central.

Le projet Zenith est une « expérience » Windows 11 optimisée pour les développeurs. Il s’agit de Windows 11 « sans distraction » destiné à des machines équipées de 64 Go de mémoire unifiée (ou plus si on veut vraiment casser la tirelire) et d’une bande passante de 250 Go/s minimum.

Les premiers modèles compatibles Zenith fonctionneront sur des puces Ryzen AI Halo d’AMD. Il est aussi plus que probable que les futurs PC avec puce RTX Spark de NVIDIA seront pris en charge. Ces machines peuvent faire tourner en local des modèles IA de 30 milliards de paramètres.

Image : Lenovo

À l’occasion de l’IFA, Lenovo a présenté son ThinkCentre X Ultra, l’un des premiers ordinateurs de bureau répondant aux critères du projet Zenith. Il intègre une puce AI Max+ PRO 495, prend en charge jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée, et on peut les connecter en cluster (jusqu’à 4 unités).

Prêt-à-coder très encadré

Microsoft en fait des caisses, mais en réalité ce projet n’est rien d’autre qu’un Windows 11 qui vient avec des réglages prédéfinis et des logiciels déjà installés. Le Terminal de Windows et Visual Studio Code seront ainsi épinglés par défaut à la barre des tâches ; l’Explorateur de fichiers présentera les extensions de fichiers, les fichiers masqués, le chemin complet dans la barre de titre et le volet des détails, avec la prise en charge des chemins longs activés.

La recherche, le menu Démarrer et la barre des tâches seront également configurés « pour le développement » : la Palette de commandes des PowerToys est activée dans les deux premiers ; les conseils du menu Démarrer et les notifications de compte sont désactivés pour limiter les distractions. L’espace de travail est annoncé comme « plus épuré » sans les fichiers et dossiers récemment utilisés.

Image : Microsoft

Au chapitre des logiciels préinstallés, les PC du projet Zenith seront livrés avec Visual Studio Code bien évidemment, GitHub Copilot, des terminaux, des interfaces en ligne de commande, divers langages, .NET 10, Windows Subsystem for Linux (WSL) 2…

« Ces choix créent un point de départ calme et pertinent pour le développement », affirme Microsoft. Fort heureusement, tous ces réglages peuvent être modifiés et désactivés en fonction de ses besoins. « Vous pouvez continuer à configurer, étendre et personnaliser votre environnement autour des outils, langages et frameworks que vous préférez. » Ouf ! Selon l’éditeur, il s’agit simplement de partir d’une « meilleure base ».

Tout cela représente un gain de temps assez marginal, et même un intérêt finalement assez modeste. Chaque développeur a ses petites habitudes, et par ailleurs la configuration aux petits oignons d’un PC ne nécessite plus une gymnastique de tous les instants. Une fois qu’une config’ est calée, en règle générale, le sujet n’est pas censé revenir sur le tapis tous les quatre matins.

Projet Zenith : Microsoft drague les développeurs IA avec un Windows 11 prémâché

7 septembre 2026 à 05:49
Le tapis rouge pour le dév IA
Projet Zenith : Microsoft drague les développeurs IA avec un Windows 11 prémâché

Microsoft veut catalyser le marché des développeurs travaillant avec l’IA. L’éditeur a dévoilé le « projet Zenith », un Windows 11 spécialement configuré pour répondre aux besoins de cette clientèle, sur des PC ultra-gonflés. Était-ce bien nécessaire ?

Microsoft veut faire de Windows « la meilleure plateforme pour les développeurs » – il est vrai que sans trop forcer, Apple s’est taillée une réputation enviable dans ce domaine, avec ses Mac à puce Mx et leur mémoire unifiée. À tel point que le constructeur en fait désormais un argument central.

Le projet Zenith est une « expérience » Windows 11 optimisée pour les développeurs. Il s’agit de Windows 11 « sans distraction » destiné à des machines équipées de 64 Go de mémoire unifiée (ou plus si on veut vraiment casser la tirelire) et d’une bande passante de 250 Go/s minimum.

Les premiers modèles compatibles Zenith fonctionneront sur des puces Ryzen AI Halo d’AMD. Il est aussi plus que probable que les futurs PC avec puce RTX Spark de NVIDIA seront pris en charge. Ces machines peuvent faire tourner en local des modèles IA de 30 milliards de paramètres.

Image : Lenovo

À l’occasion de l’IFA, Lenovo a présenté son ThinkCentre X Ultra, l’un des premiers ordinateurs de bureau répondant aux critères du projet Zenith. Il intègre une puce AI Max+ PRO 495, prend en charge jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée, et on peut les connecter en cluster (jusqu’à 4 unités).

Prêt-à-coder très encadré

Microsoft en fait des caisses, mais en réalité ce projet n’est rien d’autre qu’un Windows 11 qui vient avec des réglages prédéfinis et des logiciels déjà installés. Le Terminal de Windows et Visual Studio Code seront ainsi épinglés par défaut à la barre des tâches ; l’Explorateur de fichiers présentera les extensions de fichiers, les fichiers masqués, le chemin complet dans la barre de titre et le volet des détails, avec la prise en charge des chemins longs activés.

La recherche, le menu Démarrer et la barre des tâches seront également configurés « pour le développement » : la Palette de commandes des PowerToys est activée dans les deux premiers ; les conseils du menu Démarrer et les notifications de compte sont désactivés pour limiter les distractions. L’espace de travail est annoncé comme « plus épuré » sans les fichiers et dossiers récemment utilisés.

Image : Microsoft

Au chapitre des logiciels préinstallés, les PC du projet Zenith seront livrés avec Visual Studio Code bien évidemment, GitHub Copilot, des terminaux, des interfaces en ligne de commande, divers langages, .NET 10, Windows Subsystem for Linux (WSL) 2…

« Ces choix créent un point de départ calme et pertinent pour le développement », affirme Microsoft. Fort heureusement, tous ces réglages peuvent être modifiés et désactivés en fonction de ses besoins. « Vous pouvez continuer à configurer, étendre et personnaliser votre environnement autour des outils, langages et frameworks que vous préférez. » Ouf ! Selon l’éditeur, il s’agit simplement de partir d’une « meilleure base ».

Tout cela représente un gain de temps assez marginal, et même un intérêt finalement assez modeste. Chaque développeur a ses petites habitudes, et par ailleurs la configuration aux petits oignons d’un PC ne nécessite plus une gymnastique de tous les instants. Une fois qu’une config’ est calée, en règle générale, le sujet n’est pas censé revenir sur le tapis tous les quatre matins.

❌