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Vue normale

☕️ Sept ans après son lancement, la NVIDIA Shield TV Pro voit son prix grimper à 299 euros

5 octobre 2026 à 09:56


Toujours vaillante en dépit de son architecture vieille de dix ans, la console NVIDIA Shield TV compte au rang des nouvelles victimes des tensions liées à l’approvisionnement en mémoire provoquées par la course à l’IA.

NVIDIA, qui ne commercialise plus que la version Shield TV Pro, lancée en 2019, vient en effet de majorer son prix de 100 dollars aux États-Unis, comme l’a remarqué Ars Technica. Initialement facturé 199,99 dollars, le boîtier est désormais affiché au prix public de 299,99 dollars, soit une hausse brutale de 50 %.

Un porte-parole de l’entreprise a confirmé le changement de prix, acté au 2 octobre. Sans surprise, il invoque l’augmentation générale du coût des composants, qui affecte toute l’industrie.

Le changement a été répercuté au niveau européen, constate iGeneration : le site de NVIDIA référence désormais le boîtier à 299 euros, alors que la plupart des revendeurs l’affichaient, ou l’affichent encore, à son précédent tarif de 220 euros.

Bien qu’en rupture de stock, la Shield TV Pro voit son prix s’envoler de 80 euros – capture d’écran

Bien que la Shield soit toujours suivie sur le plan logiciel par NVIDIA, on peut toutefois observer que la console est affichée en rupture de stock chez le fabricant, mais aussi chez la plupart des revendeurs, des deux côtés de l’Atlantique.

Pourquoi dans ce contexte réviser son prix à la hausse, alors même que la production de nouvelles Shield ne semble pas être une priorité ? « Augmenter son prix de 50% permet à la fois de ne pas inciter les gens à l’achat et donc d’éloigner la pression d’un éventuel revendeur réclamant des stocks. Tout en couvrant le coût de production en cas de demande » analyse Pierre Lecourt de Minimachines.

La Shield TV Pro embarque pour mémoire une puce Tegra X1 avec 3 Go de mémoire vive et associée, dans la version lancée en 2019, à 16 Go de stockage sur mémoire flash (le modèle initial embarquait un disque dur de 500 Go).

Si l’offre en matière de boîtier TV sous Android s’est largement développée depuis, la Shield a connu un certain succès (voire un succès certain) pour ses capacités à avaler sans broncher les vidéos 4K, servies par exemple depuis un NAS ou un serveur domestique, avec prise en charge du Dolby Vision et du HDR10.

☕️ Sept ans après son lancement, la NVIDIA Shield TV Pro voit son prix grimper à 299 euros

5 octobre 2026 à 09:56


Toujours vaillante en dépit de son architecture vieille de dix ans, la console NVIDIA Shield TV compte au rang des nouvelles victimes des tensions liées à l’approvisionnement en mémoire provoquées par la course à l’IA.

NVIDIA, qui ne commercialise plus que la version Shield TV Pro, lancée en 2019, vient en effet de majorer son prix de 100 dollars aux États-Unis, comme l’a remarqué Ars Technica. Initialement facturé 199,99 dollars, le boîtier est désormais affiché au prix public de 299,99 dollars, soit une hausse brutale de 50 %.

Un porte-parole de l’entreprise a confirmé le changement de prix, acté au 2 octobre. Sans surprise, il invoque l’augmentation générale du coût des composants, qui affecte toute l’industrie.

Le changement a été répercuté au niveau européen, constate iGeneration : le site de NVIDIA référence désormais le boîtier à 299 euros, alors que la plupart des revendeurs l’affichaient, ou l’affichent encore, à son précédent tarif de 220 euros.

Bien qu’en rupture de stock, la Shield TV Pro voit son prix s’envoler de 80 euros – capture d’écran

Bien que la Shield soit toujours suivie sur le plan logiciel par NVIDIA, on peut toutefois observer que la console est affichée en rupture de stock chez le fabricant, mais aussi chez la plupart des revendeurs, des deux côtés de l’Atlantique.

Pourquoi dans ce contexte réviser son prix à la hausse, alors même que la production de nouvelles Shield ne semble pas être une priorité ? « Augmenter son prix de 50% permet à la fois de ne pas inciter les gens à l’achat et donc d’éloigner la pression d’un éventuel revendeur réclamant des stocks. Tout en couvrant le coût de production en cas de demande » analyse Pierre Lecourt de Minimachines.

La Shield TV Pro embarque pour mémoire une puce Tegra X1 avec 3 Go de mémoire vive et associée, dans la version lancée en 2019, à 16 Go de stockage sur mémoire flash (le modèle initial embarquait un disque dur de 500 Go).

Si l’offre en matière de boîtier TV sous Android s’est largement développée depuis, la Shield a connu un certain succès (voire un succès certain) pour ses capacités à avaler sans broncher les vidéos 4K, servies par exemple depuis un NAS ou un serveur domestique, avec prise en charge du Dolby Vision et du HDR10.

Le DGX Spark descend à 64 Go, NVIDIA moteur et « victime » de la pénurie de mémoire

5 octobre 2026 à 07:31
Payer plus pour avoir moins
Le DGX Spark descend à 64 Go, NVIDIA moteur et « victime » de la pénurie de mémoire

La crise de la mémoire est en très grande partie alimentée par NVIDIA qui a besoin de toujours plus de HBM pour ses GPU haut de gamme. Cette crise provoque des hausses de prix sur les composants (mémoire vive, SSD…), mais aussi sur des produits NVIDIA, dont le DGX Spark avec une hausse de 75 % depuis son lancement. Une version 64 Go vient d’être annoncée.

64 Go de LPDDR5x pour « davantage de possibilités »

En mars 2025, NVIDIA dévoilait son DGX Spark au format mini-PC, avec une puce GB10 Grace Blackwell Superchip aux commandes. La machine avait été présentée sous le nom Project DIGITS au CES début 2025. Elle comprend 20 cœurs CPU Arm, un GPU Blackwell et 128 Go de mémoire LPDDR5x. Ce n’est pas de la HBM comme sur les GPU pour les datacenters.

À partir du 23 octobre, cette station de travail sera aussi disponible en version 64 Go afin de proposer « aux développeurs davantage de possibilités pour créer et déployer une IA locale ». Davantage de possibilités avec moins de mémoire ? Une présentation pour le moins originale, quand on sait que la mémoire est l’élément central pour les gros modèles.

À son lancement, le DGX Spark de 128 Go était à… 3 999 dollars

Bien sûr, il s’agit de proposer un tarif « plus abordable » de… 4 999 dollars tout de même. Mais plus abordable que quoi ? Certainement pas que le DGX Spark 128 Go à son lancement puisque la machine était annoncée à 3 999 dollars, soit 1 000 dollars de moins pour le double de mémoire.

Le DGX Spark de 128 Go est passé à 4 699 dollars en février de cette année en raison des « contraintes d’approvisionnement en mémoire à l’échelle de l’industrie ». Il vient encore de subir une augmentation ces derniers jours pour désormais atteindre près de 7 000 dollars, selon The Register.

Aujourd’hui, le DGX Spark 64 Go est certes moins cher que le modèle 128 Go, mais on voit bien les effets de la crise de la mémoire vive. Une crise causée par les demandes de l’ogre du moment : l’intelligence artificielle. Elle nécessite toujours plus de mémoire et de GPU, NVIDIA étant l’acteur dominant.

Les principaux fabricants de mémoire (SK hynix, Samsung et Micron) réorientent aussi leur production sur la HBM, bien plus rentable que la DRAM classique (DDR4, DDR5…) dont le prix s’envole. Le DGX Spark de NVIDIA subit donc de plein fouet une crise alimentée par NVIDIA. Les joueurs aussi en font les frais. La dernière génération de carte graphique pour le grand public date de janvier 2025 avec les RTX 50.

Assemblez les DGX Spark par deux ou quatre, si vous avez les moyens

NVIDIA sort un atout de sa manche pour donner un avantage au DGX Spark de 64 Go : « en cas d’augmentation de la charge de travail, deux unités peuvent être regroupées en cluster via NVIDIA Sync Cluster Assistant sans aucune configuration supplémentaire ».

On passe alors à 128 Go de mémoire (2x 64 Go), mais on double aussi le nombre de cœurs CPU et surtout la partie GPU. NVIDIA annonce des performances en hausse de 1,7x avec deux DGX Spark sur Qwen3B-8-Flash-Next et DeepSeek v4 Flash. Avec quatre DGX Spark, les performances dans GLM 5.3 Flash font x3,1.

Le DGX Spark dispose d’une partie réseau ConnectX-7 à 200 Gb/s permettant de relier plusieurs machines entre elles. Ce n’est pas le cas du RTX Spark, une autre machine dédiée à l’intelligence artificielle de NVIDIA, avec Windows on Arm comme système d’exploitation. Mais sans ConnectX, ce ne sera pas aussi simple d’en assembler plusieurs.

Le DGX Spark descend à 64 Go, NVIDIA moteur et « victime » de la pénurie de mémoire

5 octobre 2026 à 07:31
Payer plus pour avoir moins
Le DGX Spark descend à 64 Go, NVIDIA moteur et « victime » de la pénurie de mémoire

La crise de la mémoire est en très grande partie alimentée par NVIDIA qui a besoin de toujours plus de HBM pour ses GPU haut de gamme. Cette crise provoque des hausses de prix sur les composants (mémoire vive, SSD…), mais aussi sur des produits NVIDIA, dont le DGX Spark avec une hausse de 75 % depuis son lancement. Une version 64 Go vient d’être annoncée.

64 Go de LPDDR5x pour « davantage de possibilités »

En mars 2025, NVIDIA dévoilait son DGX Spark au format mini-PC, avec une puce GB10 Grace Blackwell Superchip aux commandes. La machine avait été présentée sous le nom Project DIGITS au CES début 2025. Elle comprend 20 cœurs CPU Arm, un GPU Blackwell et 128 Go de mémoire LPDDR5x. Ce n’est pas de la HBM comme sur les GPU pour les datacenters.

À partir du 23 octobre, cette station de travail sera aussi disponible en version 64 Go afin de proposer « aux développeurs davantage de possibilités pour créer et déployer une IA locale ». Davantage de possibilités avec moins de mémoire ? Une présentation pour le moins originale, quand on sait que la mémoire est l’élément central pour les gros modèles.

À son lancement, le DGX Spark de 128 Go était à… 3 999 dollars

Bien sûr, il s’agit de proposer un tarif « plus abordable » de… 4 999 dollars tout de même. Mais plus abordable que quoi ? Certainement pas que le DGX Spark 128 Go à son lancement puisque la machine était annoncée à 3 999 dollars, soit 1 000 dollars de moins pour le double de mémoire.

Le DGX Spark de 128 Go est passé à 4 699 dollars en février de cette année en raison des « contraintes d’approvisionnement en mémoire à l’échelle de l’industrie ». Il vient encore de subir une augmentation ces derniers jours pour désormais atteindre près de 7 000 dollars, selon The Register.

Aujourd’hui, le DGX Spark 64 Go est certes moins cher que le modèle 128 Go, mais on voit bien les effets de la crise de la mémoire vive. Une crise causée par les demandes de l’ogre du moment : l’intelligence artificielle. Elle nécessite toujours plus de mémoire et de GPU, NVIDIA étant l’acteur dominant.

Les principaux fabricants de mémoire (SK hynix, Samsung et Micron) réorientent aussi leur production sur la HBM, bien plus rentable que la DRAM classique (DDR4, DDR5…) dont le prix s’envole. Le DGX Spark de NVIDIA subit donc de plein fouet une crise alimentée par NVIDIA. Les joueurs aussi en font les frais. La dernière génération de carte graphique pour le grand public date de janvier 2025 avec les RTX 50.

Assemblez les DGX Spark par deux ou quatre, si vous avez les moyens

NVIDIA sort un atout de sa manche pour donner un avantage au DGX Spark de 64 Go : « en cas d’augmentation de la charge de travail, deux unités peuvent être regroupées en cluster via NVIDIA Sync Cluster Assistant sans aucune configuration supplémentaire ».

On passe alors à 128 Go de mémoire (2x 64 Go), mais on double aussi le nombre de cœurs CPU et surtout la partie GPU. NVIDIA annonce des performances en hausse de 1,7x avec deux DGX Spark sur Qwen3B-8-Flash-Next et DeepSeek v4 Flash. Avec quatre DGX Spark, les performances dans GLM 5.3 Flash font x3,1.

Le DGX Spark dispose d’une partie réseau ConnectX-7 à 200 Gb/s permettant de relier plusieurs machines entre elles. Ce n’est pas le cas du RTX Spark, une autre machine dédiée à l’intelligence artificielle de NVIDIA, avec Windows on Arm comme système d’exploitation. Mais sans ConnectX, ce ne sera pas aussi simple d’en assembler plusieurs.

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