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AI Slop : Google met en pause son programme de bug bounty pour le logiciel libre

6 octobre 2026 à 14:54

AI Slop : Google met en pause son programme de bug bounty pour le logiciel libre

Google a suspendu son programme de bug bounty Open Source Software Vulnerability Rewards Program (OSS VRP). L’entreprise explique qu’elle reçoit trop de rapports erronés générés par IA.

Depuis le 1er octobre dernier, Google n’accepte « plus les signalements de vulnérabilités de produits soumis au programme OSS VRP [Open Source Software Vulnerability Rewards Program] », a-t-elle expliqué sur la page dédiée à ce programme.

L’entreprise avait ouvert ce programme spécifique aux logiciels libres en 2022. Elle expliquait à l’époque qu’ « en fonction de la gravité de la faille de sécurité et de l’importance du projet, les récompenses varieront entre 100 et 31 337 dollars ». L’idée était notamment de faire émerger les vulnérabilités de la supply chain, mais aussi les problèmes de design informatique causant des problèmes de sécurité, par exemple.

« Une forte augmentation des soumissions automatisées »

Mais le système mis en place par Google pour recueillir ces signalements (qui peuvent donc être lucratifs pour leurs auteurs) montre des signes de fragilité face à l’affluence des signalements de plus en plus automatisés via l’IA générative. Comme Apple cet été, Google ferme le robinet.

L’entreprise le dit dans un message posté sur X : « Cette interruption est due à une forte augmentation des soumissions automatisées, dont la grande majorité n’est pas valide. Nous allons poursuivre le remaniement et le travail sur cet aspect du programme OSS VRP et nous nous engageons à faire le point au premier trimestre 2027 ».

Tous les programmes de bug bounty de Google ne sont pas touchés : uniquement l’OSS VRP. L’entreprise redirige donc les personnes qui voudraient signaler une faille notamment vers son programme Patch Rewards.

Ces entreprises, qui par ailleurs font la course aux modèles d’IA générative, n’ont pas trouvé la solution pour éviter la submersion de contenus générés par IA de qualité médiocre qui les empêche de traiter convenablement les signalements réellement utiles.

« Impact psychologique considérable »

Mais ce problème touche d’autres organisations. Ainsi, en janvier dernier, le créateur du fameux logiciel libre cURL, Daniel Stenberg, avait annoncé : « Le programme de bug bounty de cURL n’existe plus. Il prendra officiellement fin le 31 janvier 2026 ». « La gestion de ces soumissions incessantes de contenus de mauvaise qualité a un impact psychologique considérable et prend parfois beaucoup de temps à démystifier. C’est du temps et de l’énergie complètement gaspillés, qui sapent en outre notre envie de vivre », expliquait-il.

Du côté de la communauté du noyau Linux, le sujet est vu différemment. Si Linus Torvalds avait pesté un moment contre les nombreux rapports d’erreurs générés par les LLM et peu efficaces, cet été il avait changé d’avis sur le sujet et refusait de rejeter en bloc les rapports d’erreurs générés de la sorte, se disant prêt à peser de tout son poids de mainteneur principal du noyau si nécessaire. Il faut préciser qu’on ne parle pas ici de signalements faisant appel à rétribution. Le système des bug bounty attribuant une récompense aux signalements, avec une somme plus importante en fonction de l’importance du bug pousse sans doute davantage certains à utiliser des systèmes automatisés de signalements de bugs, sans se préoccuper de leur qualité et de la possible submersion du système.

AI Slop : Google met en pause son programme de bug bounty pour le logiciel libre

6 octobre 2026 à 14:54

AI Slop : Google met en pause son programme de bug bounty pour le logiciel libre

Google a suspendu son programme de bug bounty Open Source Software Vulnerability Rewards Program (OSS VRP). L’entreprise explique qu’elle reçoit trop de rapports erronés générés par IA.

Depuis le 1er octobre dernier, Google n’accepte « plus les signalements de vulnérabilités de produits soumis au programme OSS VRP [Open Source Software Vulnerability Rewards Program] », a-t-elle expliqué sur la page dédiée à ce programme.

L’entreprise avait ouvert ce programme spécifique aux logiciels libres en 2022. Elle expliquait à l’époque qu’ « en fonction de la gravité de la faille de sécurité et de l’importance du projet, les récompenses varieront entre 100 et 31 337 dollars ». L’idée était notamment de faire émerger les vulnérabilités de la supply chain, mais aussi les problèmes de design informatique causant des problèmes de sécurité, par exemple.

« Une forte augmentation des soumissions automatisées »

Mais le système mis en place par Google pour recueillir ces signalements (qui peuvent donc être lucratifs pour leurs auteurs) montre des signes de fragilité face à l’affluence des signalements de plus en plus automatisés via l’IA générative. Comme Apple cet été, Google ferme le robinet.

L’entreprise le dit dans un message posté sur X : « Cette interruption est due à une forte augmentation des soumissions automatisées, dont la grande majorité n’est pas valide. Nous allons poursuivre le remaniement et le travail sur cet aspect du programme OSS VRP et nous nous engageons à faire le point au premier trimestre 2027 ».

Tous les programmes de bug bounty de Google ne sont pas touchés : uniquement l’OSS VRP. L’entreprise redirige donc les personnes qui voudraient signaler une faille notamment vers son programme Patch Rewards.

Ces entreprises, qui par ailleurs font la course aux modèles d’IA générative, n’ont pas trouvé la solution pour éviter la submersion de contenus générés par IA de qualité médiocre qui les empêche de traiter convenablement les signalements réellement utiles.

« Impact psychologique considérable »

Mais ce problème touche d’autres organisations. Ainsi, en janvier dernier, le créateur du fameux logiciel libre cURL, Daniel Stenberg, avait annoncé : « Le programme de bug bounty de cURL n’existe plus. Il prendra officiellement fin le 31 janvier 2026 ». « La gestion de ces soumissions incessantes de contenus de mauvaise qualité a un impact psychologique considérable et prend parfois beaucoup de temps à démystifier. C’est du temps et de l’énergie complètement gaspillés, qui sapent en outre notre envie de vivre », expliquait-il.

Du côté de la communauté du noyau Linux, le sujet est vu différemment. Si Linus Torvalds avait pesté un moment contre les nombreux rapports d’erreurs générés par les LLM et peu efficaces, cet été il avait changé d’avis sur le sujet et refusait de rejeter en bloc les rapports d’erreurs générés de la sorte, se disant prêt à peser de tout son poids de mainteneur principal du noyau si nécessaire. Il faut préciser qu’on ne parle pas ici de signalements faisant appel à rétribution. Le système des bug bounty attribuant une récompense aux signalements, avec une somme plus importante en fonction de l’importance du bug pousse sans doute davantage certains à utiliser des systèmes automatisés de signalements de bugs, sans se préoccuper de leur qualité et de la possible submersion du système.

☕️ Apple veut savoir combien de fois Google fait la pub de Chrome dans Safari

6 octobre 2026 à 13:34


Google ne manque jamais une occasion de faire la promotion de Chrome ou de sa propre application de recherche dans Safari, tout particulièrement sur iPhone. Apple voudrait en avoir le cœur net et mesurer précisément le volume et la fréquence de ces bannières et de ces panneaux souvent envahissants.

Illustration : Flock

La bêta 2 d’iOS 27.2 contient en tout cas des outils de télémétrie pour relever l’usage que fait Google de ces promotions dans Safari, d’après le code découvert par le site 9to5Mac. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’ils seront présents dans la version finale d’iOS 27.2, mais leur présence dans la bêta confirme l’expérimentation par Apple de cette fonction.

Safari injecte un script JavaScript dans certaines pages du site de Google : accueil et résultats de recherche. Il cherche les bannières et les éléments visuels qui incitent les utilisateurs à lancer Chrome ou l’app Google. Lorsqu’une de ces promotions est détectée, le navigateur peut enregistrer plusieurs informations : si elle a été affichée, si l’utilisateur a interagi avec elle, ou encore s’il semble connecté à un compte Google.

Apple est ainsi en mesure de déterminer si l’utilisateur a accepté ou ignoré les sollicitations de Google. Reste à savoir pour quoi faire. 9to5Mac avance l’idée que ces outils pourraient être indispensables dans un cadre réglementaire. Dans l’UE, le règlement sur les marchés numériques oblige Apple à proposer aux internautes le choix du navigateur et du moteur de recherche. Mais pourquoi dans ce cas se limiter à Chrome ?

Le constructeur informatique n’a en tout cas rien officialisé ni documenté la fonction.

☕️ Apple veut savoir combien de fois Google fait la pub de Chrome dans Safari

6 octobre 2026 à 13:34


Google ne manque jamais une occasion de faire la promotion de Chrome ou de sa propre application de recherche dans Safari, tout particulièrement sur iPhone. Apple voudrait en avoir le cœur net et mesurer précisément le volume et la fréquence de ces bannières et de ces panneaux souvent envahissants.

Illustration : Flock

La bêta 2 d’iOS 27.2 contient en tout cas des outils de télémétrie pour relever l’usage que fait Google de ces promotions dans Safari, d’après le code découvert par le site 9to5Mac. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’ils seront présents dans la version finale d’iOS 27.2, mais leur présence dans la bêta confirme l’expérimentation par Apple de cette fonction.

Safari injecte un script JavaScript dans certaines pages du site de Google : accueil et résultats de recherche. Il cherche les bannières et les éléments visuels qui incitent les utilisateurs à lancer Chrome ou l’app Google. Lorsqu’une de ces promotions est détectée, le navigateur peut enregistrer plusieurs informations : si elle a été affichée, si l’utilisateur a interagi avec elle, ou encore s’il semble connecté à un compte Google.

Apple est ainsi en mesure de déterminer si l’utilisateur a accepté ou ignoré les sollicitations de Google. Reste à savoir pour quoi faire. 9to5Mac avance l’idée que ces outils pourraient être indispensables dans un cadre réglementaire. Dans l’UE, le règlement sur les marchés numériques oblige Apple à proposer aux internautes le choix du navigateur et du moteur de recherche. Mais pourquoi dans ce cas se limiter à Chrome ?

Le constructeur informatique n’a en tout cas rien officialisé ni documenté la fonction.

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