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Portages pirates, mash-ups baroques : l’IA met le souk dans le jeu vidéo

12 octobre 2026 à 12:35
Ready player IA
Portages pirates, mash-ups baroques : l’IA met le souk dans le jeu vidéo

L’IA générative et le vibe coding popularisent la création de jeux vidéo en mettant le développement à la portée de presque tout le monde – il suffit simplement d’avoir une idée de jeu pour se lancer. Pour le meilleur comme pour le pire.

Avec Playground, Google facilite la création de jeux vidéo : l’outil, basé sur l’IA du géant du web, donne vie à n’importe quelle idée vidéoludique, il suffit de la décrire et de l’affiner à travers quelques prompts texte.

Une fois au point, les jeux peuvent être partagés dans une galerie dédiée ; une passerelle est aussi prévue avec Unity Spark, le nouvel outil de création de jeux IA du très populaire moteur Unity, pour les projets plus aboutis.

Playground est proposé sous la forme d’une expérimentation aux États-Unis. Mais les amateurs n’ont pas attendu Google pour se lancer dans la génération IA de jeux vidéo. Les modèles sont désormais suffisamment puissants pour donner vie à des projets qui paraissaient hier encore impossibles à réaliser, comme ce « portage » du premier Halo jouable dans un navigateur web.

Le projet, mis en ligne fin septembre par le « développeur IA » Mitchell Hynes, repose sur OpenCE, un portage multiplateforme dérivé d’une décompilation de la version Xbox originale de Halo: Combat Evolved. Ce projet permet d’y jouer sur de nombreux systèmes d’exploitation, sur Windows, Linux ou encore Android, le tout en multijoueur (jusqu’à 128 joueurs !).

La version web n’a pas (encore ?) fait l’objet de remontrances de la part de Microsoft, malgré son succès viral. Histoire de s’éviter une attaque en piqué des avocats de l’éditeur, Hynes a retiré les assets et données du jeu de son portage. Il faut désormais fournir une image disque (un fichier XISO) issue d’une copie du jeu Xbox. C’est aussi le cas pour OpenCE.

Des portages qui ont du mal à passer

La décompilation consiste à reconstruire, à partir du jeu d’origine, un code source lisible par des humains souvent avec l’objectif de pouvoir recompiler ce code pour obtenir une ROM identique à l’original. Un travail de rétro-ingénierie de longue haleine, qui nécessite parfois des années d’efforts.

La recompilation statique traduit automatiquement le code machine du jeu original en code compilable pour une autre plateforme, avec une couche logicielle chargée de faire le lien avec le matériel. Cette technique ne produit pas un portage fini comme par magie, cependant. Le portage à proprement parler vient ensuite : c’est le processus qui adapte le code à une autre plateforme, en y ajoutant le nécessaire pour gérer l’affichage, le son, les contrôles, les options de confort.

L’IA bouscule les habitudes des « historiques » de la scène, en accélérant les chantiers et en multipliant les projets. Le développeur Darío, alias DarioSamo, a participé à Banjo Kazooie Recompiled, excellent portage (non officiel) du classique N64 du studio Rare pour les plateformes modernes. Le cœur du portage repose sur N64Recomp, une recompilation statique qui traduit le code machine MIPS du jeu original pour le faire tourner nativement sur un autre système, plutôt que de simuler la console d’origine comme le ferait un émulateur.

Darío s’en est pris récemment à ces projets IA vite faits et mal ficelés, à l’image de la recompilation de Banjo Tooie, la suite de Kazooie, par Some-scurvy-dog. Il estime que l’IA ne change pas vraiment la donne pour les recompilations, car obtenir une version rudimentaire d’un jeu pouvait déjà se faire très rapidement avec les outils existants. Surtout, le résultat est largement insuffisant.

« Depuis plusieurs mois, on voit arriver dans la scène un nouveau profil de personnes qui pensent que, parce que l’IA leur permet de franchir l’obstacle consistant à faire démarrer le jeu, le travail est pour ainsi dire terminé. Et qu’il ne leur faut rien de plus qu’une carte bancaire et un abonnement à un service d’IA. Ce que ces personnes ne réalisent pas, c’est que faire tourner le jeu n’est en réalité que la première étape du parcours, pas son aboutissement. »

Ce qui prend du temps, c’est le polissage, les détails, la compréhension fine du jeu, ajoute-t-il. Les recomps vibe codés permettent de produire des portages rapidement, mais ils sont difficiles à maintenir, les développeurs humains ont du mal à lire le code produit, et des éléments essentiels comme le support des mods est cassé ou mis de côté. Son Banjo Kazooie Recompiled ne se contente pas de faire tourner le jeu : c’est un port natif PC qui prend en charge une fréquence d’images jusqu’à 120 FPS, les écrans ultrawide, les mods… Pour les curieux, on trouvera ici la liste des projets de décompilation de jeux N64.


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Tesla lâche le FSD en Europe, qui devient « Tesla Conduite Assistée »

12 octobre 2026 à 06:13

Tesla lâche le FSD en Europe, qui devient « Tesla Conduite Assistée »

Ne l’appelez plus FSD ! En Europe, Tesla parle désormais de « conduite assistée » pour son système d’aide à la conduite. Une concession arrachée par l’Allemagne, et un petit prix à payer pour obtenir le feu vert européen pour cette technologie.

Le FSD (Supervised) est devenu « Tesla Conduite Assistée » en Europe. Le ministre allemand des Transports, Steffen Bilger, a arraché ce changement auprès du constructeur automobile : « le nom actuel « FSD » est quelque peu trompeur », explique le ministère, car « il ne s’agit pas d’un système qui prend entièrement en charge la conduite », soulève-t-il.

Une simple aide à la conduite

Le FSD porte mal son nom (« Full Self-Driving ») : il laisse entendre qu’une fois activé, il prend en charge l’ensemble de la conduite. Dans les faits, il faut évidemment que le conducteur soit alerte et toujours prêt à reprendre la main. Sur une page de son site web mise en ligne la semaine dernière, l’entreprise présente sa conduite assistée. Elle précise aussi, en bas et en tout petit certes, que ces fonctions « exigent une surveillance active de la part du conducteur et ne rendent pas le véhicule autonome ».

Tesla y fait également un distinguo explicite : « La conduite entièrement autonome non supervisée n’est actuellement pas disponible et diffère de Tesla Conduite Assistée Basique, dont vous pouvez déjà bénéficier ».

Le ministère allemand des Transports ne dit pas autre chose : « Puisqu’il s’agit d’un système d’aide à la conduite, la responsabilité de la conduite du véhicule reste en principe entre les mains de la personne au volant. Elle demeure entièrement responsable de la conduite sûre du véhicule. » On est très loin de la conduite véritablement autonome qu’Elon Musk promet pour l’année prochaine depuis dix ans.

Malgré tout, les autorités ont elles aussi accepté de mettre de l’eau dans leur vin : elles ont ainsi convenu que cette aide à la conduite pouvait « légèrement » dépasser la limitation de vitesse autorisée, « dans la limite de 10 % au maximum. » Il s’agissait d’une des demandes de dérogation de Tesla, qui souhaitait avoir la possibilité de dépasser temporairement la vitesse maximale en fonction des conditions de trafic.

Steffen Bilger plaide désormais pour une approbation rapide du FSD de la Conduite Assistée de Tesla au niveau européen. Le vote pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’année, selon Reuters. L’Allemagne sera rejointe par la France : après avoir dit non au FSD cet été, Philippe Tabarot, le ministre des Transports, s’est finalement laissé convaincre début septembre, après en avoir discuté avec Elon Musk.

En attente du feu vert européen

Pour remporter le morceau, Tesla devra obtenir le soutien des régulateurs de 55 % des États membres, représentant 65 % de la population de l’UE. Le premier régulateur a avoir donné son feu vert est le RDW néerlandais, en avril dernier. Sept autres pays ont suivi : la Lituanie, l’Estonie, le Danemark, la Belgique, la Slovénie, la République tchèque et la Croatie. Dans ce domaine, l’approbation des Pays-Bas créé un effet d’entraînement sur les autres pays, même si la validation n’est pas automatique. Chaque régulateur national conserve en effet la possibilité d’examiner le dossier et de poser ses propres réserves.

Une longue enquête de Reuters interroge la volonté réelle du RDW d’examiner sérieusement les systèmes d’aide à la conduite de Tesla. La correspondance obtenue par l’agence de presse entre le régulateur et Tesla, lourdement caviardée, montre ainsi que le constructeur a demandé, et obtenu, une réduction de la précision et de l’intensité de certains contrôles. L’entreprise a également contesté les coûts de certaines opérations, et voulu connaitre et même valider des tests. Le régulateur a parfois répondu en des termes très compréhensifs.

Reuters rapporte ainsi qu’en avril 2025, Tesla a contesté une facture de 365 000 euros liée à des permis d’essai, des travaux techniques et autres prestations du RDW. Le constructeur jugeait ces coûts « extrêmement élevés » et exigeait un décompte très détaillé. Une semaine plus tard, un agent a proposé à Tesla de suggérer des moyens d’ajuster ou de réduire les efforts demandés au groupe.

À cela s’ajoutent les campagnes de harcèlement organisées par Elon Musk et sa meute de suiveurs contre les régulateurs. Ils sont accusés de « ne pas sauver des vies » en rechignant à valider la conduite assistée de Tesla. En novembre dernier, le milliardaire s’était moqué des régulateurs européens durant l’assemblée annuelle des actionnaires de l’entreprise. Il décrivait des « conversations folles [dignes] d’un roman de Franz Kafka ». Il a ajouté : « Des vies humaines sont en jeu ici (…) Donc, clairement, une pression de nos clients en Europe pour pousser les régulateurs à approuver serait appréciée. »

Des promesses de sécurité contestées par les experts

Le cœur du problème réside dans l’affirmation selon laquelle le FSD « sauve des vies ». Un argument répété à l’envi par Elon Musk, par exemple cet été après le « non » de Philippe Tabarot : « Retarder l’approbation du FSD en France coûtera des vies », affirmait-il. Tesla a mis en ligne un rapport mettant en évidence les bienfaits supposés du FSD sur la sécurité routière.

Les sept chercheurs en sécurité routière interrogés par Reuters estiment que les études fournies par Tesla ne permettent pas de prouver une baisse des accidents mortels avec le FSD. L’étude européenne du groupe ne mesure pas vraiment les accidents : elle utilise des indicateurs indirects, comme les coups de klaxon, les freinages brusques, les accélérations ou l’usage de clignotants. Certains de ces signaux peuvent avoir leur utilité, mais ils ne démontrent pas qu’un tel système réduit les accidents mortels.

Cette étude compare des trajets FSD réalisés par des automobilistes lambda avec ceux faits par des conducteurs professionnels de Tesla. Ces derniers connaissent bien mieux le système, ils savent quand et comment intervenir, ils ne représentent donc pas l’usage réel du grand public. Par ailleurs, la comparaison des taux d’accidents entre les trajets accomplis avec et sans le FSD est faussée : le nombre de kilomètres parcourus en FSD est trop faible par rapport aux centaines de millions de kilomètres parcourus manuellement par les véhicules Tesla en Europe.

Tesla reconnaît elle-même dans les détails de son étude que ses comparaisons ne doivent pas être interprétées comme des « estimations causales » : même si le FSD obtient de meilleurs résultats sur certains indicateurs, cela ne permet pas de conclure que le système cause une baisse des accidents ou sauve des vies. Pour Marco Benedetti, chercheur à l’Université du Michigan, parler de « vies sauvées » relève du non sens. Daniel McGehee, de l’Université de l’Iowa, reconnait à l’étude européenne qu’elle met en lumière « des éléments potentiellement utiles sur les performances du système », mais sans démontrer que le FSD sauve effectivement des vies.

Tesla lâche le FSD en Europe, qui devient « Tesla Conduite Assistée »

12 octobre 2026 à 06:13

Tesla lâche le FSD en Europe, qui devient « Tesla Conduite Assistée »

Ne l’appelez plus FSD ! En Europe, Tesla parle désormais de « conduite assistée » pour son système d’aide à la conduite. Une concession arrachée par l’Allemagne, et un petit prix à payer pour obtenir le feu vert européen pour cette technologie.

Le FSD (Supervised) est devenu « Tesla Conduite Assistée » en Europe. Le ministre allemand des Transports, Steffen Bilger, a arraché ce changement auprès du constructeur automobile : « le nom actuel « FSD » est quelque peu trompeur », explique le ministère, car « il ne s’agit pas d’un système qui prend entièrement en charge la conduite », soulève-t-il.

Une simple aide à la conduite

Le FSD porte mal son nom (« Full Self-Driving ») : il laisse entendre qu’une fois activé, il prend en charge l’ensemble de la conduite. Dans les faits, il faut évidemment que le conducteur soit alerte et toujours prêt à reprendre la main. Sur une page de son site web mise en ligne la semaine dernière, l’entreprise présente sa conduite assistée. Elle précise aussi, en bas et en tout petit certes, que ces fonctions « exigent une surveillance active de la part du conducteur et ne rendent pas le véhicule autonome ».

Tesla y fait également un distinguo explicite : « La conduite entièrement autonome non supervisée n’est actuellement pas disponible et diffère de Tesla Conduite Assistée Basique, dont vous pouvez déjà bénéficier ».

Le ministère allemand des Transports ne dit pas autre chose : « Puisqu’il s’agit d’un système d’aide à la conduite, la responsabilité de la conduite du véhicule reste en principe entre les mains de la personne au volant. Elle demeure entièrement responsable de la conduite sûre du véhicule. » On est très loin de la conduite véritablement autonome qu’Elon Musk promet pour l’année prochaine depuis dix ans.

Malgré tout, les autorités ont elles aussi accepté de mettre de l’eau dans leur vin : elles ont ainsi convenu que cette aide à la conduite pouvait « légèrement » dépasser la limitation de vitesse autorisée, « dans la limite de 10 % au maximum. » Il s’agissait d’une des demandes de dérogation de Tesla, qui souhaitait avoir la possibilité de dépasser temporairement la vitesse maximale en fonction des conditions de trafic.

Steffen Bilger plaide désormais pour une approbation rapide du FSD de la Conduite Assistée de Tesla au niveau européen. Le vote pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’année, selon Reuters. L’Allemagne sera rejointe par la France : après avoir dit non au FSD cet été, Philippe Tabarot, le ministre des Transports, s’est finalement laissé convaincre début septembre, après en avoir discuté avec Elon Musk.

En attente du feu vert européen

Pour remporter le morceau, Tesla devra obtenir le soutien des régulateurs de 55 % des États membres, représentant 65 % de la population de l’UE. Le premier régulateur a avoir donné son feu vert est le RDW néerlandais, en avril dernier. Sept autres pays ont suivi : la Lituanie, l’Estonie, le Danemark, la Belgique, la Slovénie, la République tchèque et la Croatie. Dans ce domaine, l’approbation des Pays-Bas créé un effet d’entraînement sur les autres pays, même si la validation n’est pas automatique. Chaque régulateur national conserve en effet la possibilité d’examiner le dossier et de poser ses propres réserves.

Une longue enquête de Reuters interroge la volonté réelle du RDW d’examiner sérieusement les systèmes d’aide à la conduite de Tesla. La correspondance obtenue par l’agence de presse entre le régulateur et Tesla, lourdement caviardée, montre ainsi que le constructeur a demandé, et obtenu, une réduction de la précision et de l’intensité de certains contrôles. L’entreprise a également contesté les coûts de certaines opérations, et voulu connaitre et même valider des tests. Le régulateur a parfois répondu en des termes très compréhensifs.

Reuters rapporte ainsi qu’en avril 2025, Tesla a contesté une facture de 365 000 euros liée à des permis d’essai, des travaux techniques et autres prestations du RDW. Le constructeur jugeait ces coûts « extrêmement élevés » et exigeait un décompte très détaillé. Une semaine plus tard, un agent a proposé à Tesla de suggérer des moyens d’ajuster ou de réduire les efforts demandés au groupe.

À cela s’ajoutent les campagnes de harcèlement organisées par Elon Musk et sa meute de suiveurs contre les régulateurs. Ils sont accusés de « ne pas sauver des vies » en rechignant à valider la conduite assistée de Tesla. En novembre dernier, le milliardaire s’était moqué des régulateurs européens durant l’assemblée annuelle des actionnaires de l’entreprise. Il décrivait des « conversations folles [dignes] d’un roman de Franz Kafka ». Il a ajouté : « Des vies humaines sont en jeu ici (…) Donc, clairement, une pression de nos clients en Europe pour pousser les régulateurs à approuver serait appréciée. »

Des promesses de sécurité contestées par les experts

Le cœur du problème réside dans l’affirmation selon laquelle le FSD « sauve des vies ». Un argument répété à l’envi par Elon Musk, par exemple cet été après le « non » de Philippe Tabarot : « Retarder l’approbation du FSD en France coûtera des vies », affirmait-il. Tesla a mis en ligne un rapport mettant en évidence les bienfaits supposés du FSD sur la sécurité routière.

Les sept chercheurs en sécurité routière interrogés par Reuters estiment que les études fournies par Tesla ne permettent pas de prouver une baisse des accidents mortels avec le FSD. L’étude européenne du groupe ne mesure pas vraiment les accidents : elle utilise des indicateurs indirects, comme les coups de klaxon, les freinages brusques, les accélérations ou l’usage de clignotants. Certains de ces signaux peuvent avoir leur utilité, mais ils ne démontrent pas qu’un tel système réduit les accidents mortels.

Cette étude compare des trajets FSD réalisés par des automobilistes lambda avec ceux faits par des conducteurs professionnels de Tesla. Ces derniers connaissent bien mieux le système, ils savent quand et comment intervenir, ils ne représentent donc pas l’usage réel du grand public. Par ailleurs, la comparaison des taux d’accidents entre les trajets accomplis avec et sans le FSD est faussée : le nombre de kilomètres parcourus en FSD est trop faible par rapport aux centaines de millions de kilomètres parcourus manuellement par les véhicules Tesla en Europe.

Tesla reconnaît elle-même dans les détails de son étude que ses comparaisons ne doivent pas être interprétées comme des « estimations causales » : même si le FSD obtient de meilleurs résultats sur certains indicateurs, cela ne permet pas de conclure que le système cause une baisse des accidents ou sauve des vies. Pour Marco Benedetti, chercheur à l’Université du Michigan, parler de « vies sauvées » relève du non sens. Daniel McGehee, de l’Université de l’Iowa, reconnait à l’étude européenne qu’elle met en lumière « des éléments potentiellement utiles sur les performances du système », mais sans démontrer que le FSD sauve effectivement des vies.

☕️ Les jeux physiques n’ont pas dit leur dernier mot

12 octobre 2026 à 05:25


Sony se débarrassera des supports physiques en janvier 2028. Une décision basée sur la réalité du marché : il se vend bien plus de copies dématérialisées d’un jeu que de galettes. Néanmoins, les disques ont encore de beaux restes.

La volonté de l’industrie est inébranlable : l’avenir sera au tout dématérialisé pour la vente de jeux. Sony a planté le dernier clou en annonçant début juillet la mort des supports physiques pour la PlayStation, programmée pour janvier 2028. Mais les joueurs ont rappelé que les bonnes vieilles galettes dans leur boîte en plastique conservaient un attrait.

Crédit Marvel

Selon les données pour le mois de septembre d’Ampere Analysis, qui mesure les ventes de jeux vidéo dans les principaux marchés, 35 % des ventes mondiales de Marvel’s Wolverine ont été réalisées en physique, elles représentent même plus de la moitié des ventes en Europe (51 %). La France est tout particulièrement en pointe : la version physique a pesé pour deux tiers des copies vendues dans l’Hexagone.

Comme le rappelait le syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) dans son rapport 2025 (PDF), le réseau de distribution demeure très dynamique et la concurrence qui s’y exerce permet d’obtenir les nouveautés à prix cassés, contrairement à la boutique en ligne de PlayStation. En contrepoint, les copies physiques de Wolverine ont pesé pour un tiers des ventes totales au Royaume-Uni.

D’autres jeux ont bénéficié eux aussi de très bonnes ventes physiques, à l’instar de Silent Hill: Townfall (45 % dans le monde), The Blood of the Dawnwalker (36 % de physique) ou du nouveau volet d’Onimusha (30 %). « Les gens ont besoin de collectionner », rappelle l’analyste Joost van Dreunen chez The Game Business. « C’est là que les ventes physiques restent extrêmement pertinentes pour le marché grand public. L’industrie est prête à passer à autre chose, mais pas si vite. »

Le message sera-t-il entendu par Sony ? Depuis la fameuse annonce de juillet, le constructeur a essuyé sans rien dire la colère des joueurs sur les réseaux sociaux et dans les commentaires des vidéos YouTube de PlayStation – certains attribuent même la mauvaise réception critique de Wolverine à cette décision du constructeur.

L’entreprise s’est enfouie la tête sous le sable, refusant de communiquer avec la communauté de joueurs légitimement inquiets de l’avenir de leur logithèque physique sur la PS6. Il a fallu attendre les résultats trimestriels du groupe, un mois plus tard, pour avoir quelques explications : « Nous avons examiné [la décision d’arrêter le physique] avec prudence avant d’arriver à cette conclusion, et nous allons mettre en œuvre cette décision avec la même prudence », avait alors déclaré la directrice financière Lin Tao. Au vu des derniers chiffres de ventes, la prudence s’impose plus que jamais.

☕️ Les jeux physiques n’ont pas dit leur dernier mot

12 octobre 2026 à 05:25


Sony se débarrassera des supports physiques en janvier 2028. Une décision basée sur la réalité du marché : il se vend bien plus de copies dématérialisées d’un jeu que de galettes. Néanmoins, les disques ont encore de beaux restes.

La volonté de l’industrie est inébranlable : l’avenir sera au tout dématérialisé pour la vente de jeux. Sony a planté le dernier clou en annonçant début juillet la mort des supports physiques pour la PlayStation, programmée pour janvier 2028. Mais les joueurs ont rappelé que les bonnes vieilles galettes dans leur boîte en plastique conservaient un attrait.

Crédit Marvel

Selon les données pour le mois de septembre d’Ampere Analysis, qui mesure les ventes de jeux vidéo dans les principaux marchés, 35 % des ventes mondiales de Marvel’s Wolverine ont été réalisées en physique, elles représentent même plus de la moitié des ventes en Europe (51 %). La France est tout particulièrement en pointe : la version physique a pesé pour deux tiers des copies vendues dans l’Hexagone.

Comme le rappelait le syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) dans son rapport 2025 (PDF), le réseau de distribution demeure très dynamique et la concurrence qui s’y exerce permet d’obtenir les nouveautés à prix cassés, contrairement à la boutique en ligne de PlayStation. En contrepoint, les copies physiques de Wolverine ont pesé pour un tiers des ventes totales au Royaume-Uni.

D’autres jeux ont bénéficié eux aussi de très bonnes ventes physiques, à l’instar de Silent Hill: Townfall (45 % dans le monde), The Blood of the Dawnwalker (36 % de physique) ou du nouveau volet d’Onimusha (30 %). « Les gens ont besoin de collectionner », rappelle l’analyste Joost van Dreunen chez The Game Business. « C’est là que les ventes physiques restent extrêmement pertinentes pour le marché grand public. L’industrie est prête à passer à autre chose, mais pas si vite. »

Le message sera-t-il entendu par Sony ? Depuis la fameuse annonce de juillet, le constructeur a essuyé sans rien dire la colère des joueurs sur les réseaux sociaux et dans les commentaires des vidéos YouTube de PlayStation – certains attribuent même la mauvaise réception critique de Wolverine à cette décision du constructeur.

L’entreprise s’est enfouie la tête sous le sable, refusant de communiquer avec la communauté de joueurs légitimement inquiets de l’avenir de leur logithèque physique sur la PS6. Il a fallu attendre les résultats trimestriels du groupe, un mois plus tard, pour avoir quelques explications : « Nous avons examiné [la décision d’arrêter le physique] avec prudence avant d’arriver à cette conclusion, et nous allons mettre en œuvre cette décision avec la même prudence », avait alors déclaré la directrice financière Lin Tao. Au vu des derniers chiffres de ventes, la prudence s’impose plus que jamais.

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