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mVPN : Free renforce ses « protections » et ajoute six destinations

15 octobre 2026 à 16:22
Et sinon, l’IPv6 c’est pour quand ?
mVPN : Free renforce ses « protections » et ajoute six destinations

Free Mobile propose six nouvelles destinations avec son VPN, dont des sorties en Asie et en Amériques. mVPN permet aussi d’ajouter deux niveaux de « protection », qui passent par des DNS personnalisés basés « sur des listes de domaines identifiés comme dangereux ou relevant des catégories » comme des sites malveillants, frauduleux ou pour adultes.

En septembre de l’année dernière, Free ajoutait un VPN à ses forfaits mobiles : mVPN. Il ne proposait que deux points de sortie – en Italie ou aux Pays-Bas –, avec ou sans protection contre des sites malveillants. Cette « protection » était en lien direct avec le DNS, et passait plus particulièrement par le service DNS4EU. L’analyse du fonctionnement mVPN nous permettait en effet de remonter aux adresses IP des serveurs de DNS4EU pour la partie DNS.

Free Mobile annonce aujourd’hui du nouveau pour son VPN maison : « un filtrage des sites malveillants et des contenus pour adultes, le choix entre huit pays de connexion et un accès simplifié depuis l’app Free ». Dans le premier cas, il s’agit de proposer trois niveaux de protection. Dans le second, cela permet de sortir de l’Union européenne et d’aller au Brésil, au Canada, aux États-Unis, au Japon, au Royaume-Uni et en Suisse.

Next en vadrouille dans 8 pays, le résolveur DNS nous suit

Nous avons testé les différents points de sortie du réseau de Free Mobile lorsque mVPN est activé. Aux Pays-Bas, comme l’année dernière, c’est via le réseau de Scaleway que nous arrivons sur Internet. Pour l’Italie, c’est le réseau de Scaleway aussi. Dans les deux cas cela reste en interne car Scaleway appartient à iliad, comme Free et Free Mobile.

Dans l’ensemble des nouvelles destinations (il y en a donc six), l’adresse IP qui nous est attribuée appartient à DataCamp Limited ; et de même pour l’adresse IP du résolveur DNS. DataCamp porte le numéro d’AS60068 et propose des services de CDN (via CDN77) et de serveurs dédiés (Datapacket) pour ceux qui ont de gros besoins en bande passante.


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[Tuto] Installer facilement son propre résolveur DNS sur Raspberry Pi, VM Freebox, VPS

15 octobre 2026 à 07:45
Après le poker menteur, le DNS menteur
[Tuto] Installer facilement son propre résolveur DNS sur Raspberry Pi, VM Freebox, VPS

Vous n’avez plus envie de dépendre d’un résolveur DNS externe, que ce soit celui de votre FAI ou d’un géant du numérique ? Alors Next vous propose un petit tuto avec unbound. Quelques lignes suffisent pour le mettre en place et le configurer sur un Raspberry Pi, une VM de Freebox et un VPS.

C’est quoi le DNS et pourquoi avoir le sien ?

Le DNS fait le lien entre un nom de domaine et une adresse IP d’un serveur, permettant ainsi d’arriver au bon endroit. Par exemple, pour accéder à Next.ink, l’IP correspondante est 45.147.208.45 en v4 et 2a06:c484:4::cafe en v6.

En France, les FAI proposent leur propre résolveur DNS, mais il est possible d’en utiliser d’autres. Des géants du Net comme Google et Cloudflare en proposent ouverts au public, l’Europe aussi depuis juin 2025 avec DNS4EU. Comme le DNS fait le lien entre le nom de domaine et l’adresse IP du serveur, un résolveur peut aussi bloquer certaines demandes ; on parle de DNS menteur.

DNS4EU, par exemple, est disponible avec ou sans « protections », ces dernières étant un filtrage sur des noms de domaines jugés malveillants ; il est repris par Free Mobile avec son mVPN. En France, nous avons aussi l’Arcom qui utilise massivement le blocage DNS avec plus de 15 000 noms de domaines bloqués depuis 2022. Ces blocages ordonnés par la justice avaient poussé OpenDNS à quitter la France.

Nous allons voir qu’installer son propre résolveur est simple. Vous prenez vos informations à la source sans dépendre d’un tiers, qui pourrait vous « mentir », bloquer certaines demandes, etc. Stéphane Bortzmeyer, spécialiste des réseaux et du DNS, recommandait dès 2013 d’avoir son propre résolveur DNS « en raison de l’intensification de la censure utilisant le DNS ». 13 ans plus tard, c’est toujours le cas.

Cela ne demande quasiment pas de ressources et un résolveur peut donc tourner sur à peu près n’importe quoi. Nous allons l’installer sur trois types de machines : un Raspberry Pi (qui peut aussi servir à d’autres choses en plus de résolveur DNS), une VM dans la Freebox Delta (ou Ultra) et enfin un VPS externe chez un hébergeur.


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