DÉCRYPTAGE - La candidate RN n’est pas la seule à vouloir couper le robinet du soutien à Kiev. Mais d’autres prétendants à la fonction suprême souhaitent au contraire maintenir, voire accroître l’aide apportée par la France.
Dans un message, publié en fin de matinée, les auteurs exigent au parti de «répondre sérieusement aux revendications» des manifestants et menacent de transmettre leurs données. La formation a annoncé déposer plainte.
L’une des porte-paroles du parti nationaliste a tenté de défendre la position de sa candidate, qui veut arrêter le soutien financier à l’Ukraine «après six mois» de présidence.
Le vice-président du RN critique au passage la «condescendance» de Volodymyr Zelensky, qui a estimé qu’en voulant cesser de soutenir Kiev, Marine Le Pen «ne maîtrise pas bien certains détails».
«Notre économie va finir par s’écrouler, et on ne pourra plus aider personne. La question de l’aide à l’Ukraine ne se posera plus», affirme Sébastien Chenu vendredi au micro de LCI.
INFO LE FIGARO - L’opération, montée jeudi soir à l’initiative du maire LR du 6e arrondissement de Paris, vise à adresser un message d’alerte à l’exécutif en plein débat budgétaire à l’Assemblée nationale.
L’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo, ancienne candidate aux municipales à Paris, reste persuadée que «personne d’autre ne représente» la ligne de son parti.