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Subaru abandonne l’e-BOXER au profit du S:HEV

29 juillet 2026 à 14:12

Subaru arrête l’hybride e-BOXER au Japon en 2026 et prépare le passage de l’Impreza et du Crosstrek au système S:HEV.

Subaru met fin progressivement à son système hybride léger e-BOXER au Japon. Le constructeur japonais cessera de prendre les commandes des versions équipées de cette technologie pour l’Impreza et le Crosstrek à partir du 14 septembre 2026. Après cette date, les deux modèles ne seront plus disponibles avec cette motorisation hybride basée sur un moteur quatre cylindres à plat de 2,0 litres atmosphérique associé à une assistance électrique.

Cette évolution intervient dans un contexte de renforcement des normes d’émissions et d’accélération de la stratégie d’électrification de Subaru. Le constructeur remplace son système hybride léger par une technologie plus avancée baptisée S, déjà proposée sur certains modèles de la gamme. Cette nouvelle motorisation doit permettre d’améliorer l’efficacité énergétique tout en offrant davantage de possibilités de fonctionnement électrique.

L’abandon de l’e-BOXER ne signifie donc pas un retrait de Subaru du marché des véhicules hybrides. Il marque plutôt une transition technologique entre un système d’assistance électrique limitée et une solution hybride capable d’apporter une contribution plus importante à la réduction de la consommation de carburant.

La fin programmée du système hybride e-BOXER

Le système e-BOXER avait été introduit au Japon en 2018 autour d’un moteur à plat quatre cylindres de 2,0 litres à aspiration naturelle. Cette technologie hybride légère a ensuite été déployée sur plusieurs marchés internationaux, notamment en Europe, en Asie et en Océanie. En revanche, elle n’a jamais été commercialisée officiellement en Amérique du Nord.

Sur les modèles Impreza et Crosstrek actuellement concernés, Subaru va donc arrêter les commandes équipées de cette motorisation à partir du 14 septembre 2026. Le constructeur japonais indique que cette décision répond à l’évolution des réglementations environnementales et à son orientation générale vers davantage d’électrification.

L’e-BOXER reposait sur le principe d’une assistance électrique venant compléter le moteur thermique. Cette architecture permettait d’améliorer certains aspects de l’efficacité énergétique, mais elle ne disposait pas des capacités d’un système hybride plus complet capable de fonctionner plus longtemps avec l’énergie électrique.

Avec l’évolution des attentes du marché automobile et des contraintes réglementaires sur les émissions de CO2, Subaru fait donc évoluer son offre hybride. Le constructeur cherche à proposer une technologie plus performante tout en conservant ses caractéristiques traditionnelles, notamment la transmission intégrale.

Le système S devient la nouvelle référence hybride

Le futur système hybride central de Subaru repose désormais sur la technologie S. Cette motorisation associe un moteur à plat de 2,5 litres spécialement développé pour cette application, un moteur électrique de traction de 88 kW et un système de transmission intégrale mécanique utilisant un arbre de transmission.

Selon Subaru, cette nouvelle technologie permettrait d’améliorer la consommation de carburant d’environ 20 % par rapport à l’ancien système hybride léger e-BOXER. Cette progression repose notamment sur une capacité accrue à utiliser l’énergie électrique dans certaines situations de conduite.

Le système S équipe déjà le Crosstrek et le Forester. En juillet 2026, Subaru l’a également introduit sur le Levorg Layback. Cette généralisation progressive montre la volonté du constructeur de faire de cette technologie un élément majeur de sa gamme hybride.

Le remplacement de l’e-BOXER par le S concerne donc une évolution de l’offre technique plutôt qu’une disparition des modèles hybrides Subaru. Le constructeur conserve une approche combinant moteur thermique, assistance électrique et transmission intégrale, tout en augmentant la part de l’électrification.

Une transition hybride sans abandon complet du thermique

Même si Subaru accélère le développement de ses motorisations électrifiées, les versions équipées uniquement d’un moteur essence restent présentes dans la gamme. Le Forester, par exemple, continue d’être proposé avec un moteur turbo de 1,8 litre.

Cette stratégie montre que Subaru adopte une transition progressive entre les différentes technologies disponibles. L’arrivée du S ne remplace pas immédiatement toutes les motorisations thermiques, mais vient compléter l’offre avec une solution hybride plus efficace.

Le passage de l’e-BOXER au S illustre également l’évolution du marché automobile japonais, où les constructeurs doivent répondre à des normes d’émissions plus strictes tout en développant des technologies adaptées aux besoins des conducteurs. Pour Subaru, l’objectif est de proposer une électrification plus aboutie sans abandonner les éléments qui caractérisent ses véhicules, comme la transmission intégrale mécanique.

La disparition programmée de l’e-BOXER marque donc la fin d’une première étape dans l’hybridation de Subaru. Le constructeur mise désormais sur une technologie plus puissante et plus efficiente pour accompagner la transformation de sa gamme automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Le remplacement de l’e-BOXER par le S traduit une évolution de la stratégie hybride de Subaru plutôt qu’un abandon de cette technologie. Le nouveau système apporte une puissance électrique supérieure et une amélioration annoncée de la consommation par rapport à l’ancien dispositif. Les modèles concernés, comme l’Impreza et le Crosstrek au Japon, changent donc de technologie sans quitter l’offre électrifiée. Cette transition accompagne les objectifs de réduction des émissions tout en maintenant les choix techniques propres à Subaru.

Crédit illustration : Subaru.

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Toyota Land Cruiser EV : un prototype électrique aperçu

29 juillet 2026 à 12:18

Toyota teste un prototype de Land Cruiser électrique inspiré du concept Se, avec une possible architecture monocoque.

Toyota pourrait préparer l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille Land Cruiser avec un modèle électrique inédit. Un prototype camouflé a récemment été aperçu à l’usine de Tahara, au Japon, aux côtés d’un Land Cruiser 300 GR Sport. La photographie a été publiée par Andrea Carlucci, directeur Marketing et Stratégie Produit de Toyota Europe, accompagnée de la phrase « La légende évolue ». Le constructeur japonais n’a toutefois pas confirmé le nom du véhicule, son positionnement exact ni le type de motorisation utilisé.

Les éléments visibles sur le prototype laissent penser qu’il pourrait s’agir d’une version de production inspirée du concept Land Cruiser Se présenté en 2023. La silhouette générale, la forme des projecteurs et le dessin de la partie basse du bouclier avant rappellent fortement ce concept-car électrique. Cependant, Toyota n’a pas officiellement indiqué que ce véhicule appartenait à la famille Se, laissant encore plusieurs hypothèses ouvertes concernant son identité finale.

Le futur modèle pourrait représenter une évolution importante pour la gamme Land Cruiser, historiquement associée aux véhicules tout-terrain à châssis séparé. L’arrivée possible d’une architecture différente illustrerait la volonté de Toyota d’explorer de nouvelles solutions techniques pour adapter son emblématique SUV aux nouvelles attentes du marché automobile.

Un prototype électrique inspiré du concept Land Cruiser Se

Le prototype observé à Tahara présente plusieurs similitudes avec le concept Land Cruiser Se dévoilé par Toyota en 2023. Les proportions de la carrosserie, les blocs optiques et certains éléments du design extérieur évoquent un grand SUV électrique destiné à compléter la gamme Land Cruiser.

Une ouverture supplémentaire visible à l’avant du véhicule alimente les interrogations sur sa technologie. Elle pourrait être liée au refroidissement d’un équipement de test, d’une batterie de traction ou encore d’un système de prolongateur d’autonomie. À ce stade, aucune de ces hypothèses n’a été confirmée par Toyota.

Le constructeur japonais n’a communiqué aucune donnée officielle concernant la motorisation électrique, la puissance, la capacité de la batterie ou l’autonomie du prototype. Le calendrier de commercialisation, les marchés concernés et même le nom définitif du modèle restent également inconnus.

Le concept Land Cruiser Se représentait une rupture avec les codes habituels de la famille. Contrairement aux Land Cruiser traditionnels, il reposait sur une architecture monocoque et non sur un châssis à échelle. Toyota avait alors mis en avant des objectifs liés au confort, au silence de fonctionnement, à la maniabilité et à une utilisation davantage orientée vers la conduite urbaine.

Une possible transition vers un châssis monocoque

Si le futur modèle de série reprend l’architecture du concept Land Cruiser Se, il ne constituerait pas un simple équivalent électrique des Land Cruiser 70, 250 ou 300 Series. Il pourrait plutôt devenir un grand SUV électrique distinct au sein de la famille, avec une philosophie différente des modèles historiques.

Le concept présenté en 2023 affichait des dimensions importantes avec 5 150 mm de longueur, 1 990 mm de largeur et 1 705 mm de hauteur. Son empattement atteignait 3 050 mm et son habitacle pouvait accueillir sept occupants. Toyota avait confirmé l’utilisation d’un groupe motopropulseur électrique, sans révéler les caractéristiques techniques détaillées.

L’utilisation d’une plateforme monocoque présente plusieurs avantages potentiels pour un véhicule électrique. Elle permettrait notamment de libérer davantage d’espace intérieur et d’abaisser le centre de gravité, ce qui peut améliorer le comportement routier. En revanche, cette architecture soulève des interrogations concernant la résistance à une utilisation tout-terrain intensive sur le long terme.

La réputation du Land Cruiser repose depuis plusieurs décennies sur plusieurs caractéristiques fondamentales mises en avant par Toyota : la fiabilité, la réparabilité et les capacités hors route. Une nouvelle génération électrique devra donc démontrer qu’elle peut conserver ces qualités malgré une conception différente.

Une gamme Land Cruiser en pleine diversification

La famille Land Cruiser continue actuellement de se développer dans plusieurs directions. Toyota a récemment lancé au Japon le Land Cruiser FJ, un modèle plus compact mesurant 4 575 mm de longueur. Contrairement au futur prototype électrique potentiel, ce véhicule conserve un châssis séparé et une transmission intégrale traditionnelle.

Cette coexistence entre modèles aux philosophies différentes montre que Toyota cherche à élargir l’offre Land Cruiser plutôt qu’à remplacer immédiatement les versions existantes. D’un côté, les modèles historiques restent associés aux usages tout-terrain exigeants, tandis qu’un éventuel Land Cruiser électrique pourrait viser une clientèle recherchant un SUV moderne, silencieux et adapté aux nouveaux usages de mobilité.

Pour le moment, la seule certitude concerne l’existence d’un prototype Toyota en phase d’essai. La transformation de ce véhicule en Land Cruiser EV demeure l’hypothèse la plus probable au regard de ses caractéristiques visuelles et de sa proximité avec le concept Land Cruiser Se, mais elle n’a pas encore été confirmée officiellement par le constructeur.

Notre avis, par leblogauto.com

Le prototype aperçu à Tahara confirme que Toyota poursuit ses recherches autour de l’électrification de la gamme Land Cruiser. L’hypothèse d’un modèle électrique basé sur une architecture monocoque représenterait une évolution importante pour cette famille historiquement associée au châssis séparé. Les informations techniques restent toutefois limitées, Toyota n’ayant communiqué ni motorisation, ni autonomie, ni calendrier de lancement. Ce futur modèle devra démontrer qu’il peut concilier les avantages d’un SUV électrique avec les exigences associées au nom Land Cruiser.

Crédit illustration : Toyota.

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Zeekr 9X : 897 ch, 900 V et recharge en 9,5 minutes pour le nouveau SUV de luxe

29 juillet 2026 à 07:00

Zeekr dévoile le 9X, son premier SUV positionné sur le segment du luxe en Europe. Ce modèle hybride « Super Hybrid » associe un moteur 2,0 litres Turbo à une architecture électrique 900 V et revendique jusqu’à 897 ch. Il mise aussi sur un habitacle très technologique, avec six places et de nombreux équipements dédiés aux passagers.

Un SUV de luxe à six places

Dévoilé le 29 juillet 2026, le Zeekr 9X devient le cinquième modèle de la marque en Europe. Conçu à Göteborg, en Suède, il est lancé dans une finition Ultra à six places. Trois teintes sont proposées : Crystal White, Lava Grey et Onyx Black. Un Black Pack en noir brillant est également disponible.

Les tarifs ne sont pas encore confirmés. Zeekr précise par ailleurs que les caractéristiques techniques communiquées restent préliminaires et n’ont pas encore été définitivement validées ni homologuées.

Jusqu’à 897 ch avec une architecture 900 V

Le Zeekr 9X inaugure la motorisation « Super Hybrid » de la marque. Elle associe une motorisation électrique à un moteur quatre cylindres en ligne 2,0 litres Turbo, utilisé comme générateur pour prolonger l’autonomie.

L’ensemble repose sur une architecture 900 V et une batterie de 55,1 kWh. La puissance atteint jusqu’à 897 ch, soit 660 kW. Zeekr annonce un 0 à 100 km/h en 4,1 secondes et une vitesse maximale de 240 km/h.

Le système propose plusieurs modes de conduite, du tout électrique aux modes tout-terrain. Le SUV reçoit également une suspension pneumatique adaptative à double chambre et des amortisseurs électromagnétiques CDC à double valve.

Jusqu’à 737 km d’autonomie

La recharge en courant continu peut atteindre 330 kW (soit 6C !). Selon les données communiquées par le constructeur, il faut 9,5 minutes pour passer de 10 à 80 % de charge.

L’autonomie annoncée atteint 737 km, dont 179 km en mode tout électrique. Le Zeekr 9X dispose aussi d’une capacité de remorquage de 2 000 kg. Oui, seulement 179 km en tout électrique, malgré 55 kWh de capacité de batterie. Pas très sobre, mais est-ce que c’est ce que l’on demande à un véhicule de cette catégorie ?

Côté chargement, le coffre offre 677 litres. Cette capacité peut atteindre 2 148 litres grâce à différentes configurations commandées depuis l’habitacle.

Un habitacle pensé pour les passagers arrière

Le Zeekr 9X adopte une configuration à six places avec des sièges individuels, dits de type capitaine, sur la deuxième rangée. Les première et deuxième rangées bénéficient de sièges massant ainsi que de fonctions de chauffage et de climatisation. Un véhicule pour PDG avec chauffeur ?

Les passagers arrière disposent d’un écran amovible de 6,3 pouces baptisé « Flexible Magic Control ». Il permet notamment de contrôler l’éclairage et la climatisation.

Un écran OLED 3K de 17 pouces est intégré au ciel de pavillon. Il peut se déployer et avancer de 88 cm pour se positionner face aux passagers. Les stores, le rideau du toit ouvrant et l’éclairage d’ambiance peuvent également être ajustés pour créer une configuration dédiée au visionnage.

Le véhicule dispose par ailleurs d’un réfrigérateur intelligent embarqué. Il propose plusieurs modes de fonctionnement, dont un réglage insolite de chauffage pouvant atteindre 50 °C permettant le maintien au chaud des plats.

32 haut-parleurs et réduction active du bruit

Le système audio Naim comprend 32 haut-parleurs, 40 canaux d’amplification et deux caissons de basses. Huit vibreurs tactiles, des haut-parleurs intégrés aux appuie-têtes et des membranes dans les sièges complètent l’installation.

Six réglages audio sont proposés : Naim Signature, Studio, Live, Cinéma, Club et Podcast. Une fonction de réduction active du bruit est également disponible.

Le service Zeekr Entertainment, inclus dans le pack Zeekr Connected Premium, donne accès à des contenus vidéo à la demande depuis le siège passager avant et les places arrière.

Un cockpit avec affichage tête haute de 47 pouces

Face au conducteur, le Zeekr 9X reçoit un affichage tête haute de 47 pouces. Il projette notamment les informations de navigation, la vitesse et les images de la caméra d’angle mort.

Le tableau de bord accueille un écran antireflet de 13 pouces. Au centre, deux écrans OLED 3,5K de 16 pouces servent d’interface principale. Des commandes physiques restent présentes sur la console centrale pour certaines fonctions essentielles.

Le SUV intègre également des systèmes d’aide à la conduite basés sur la technologie LiDAR, une assistance à la navigation sur autoroute et une aide au stationnement à distance. Ces systèmes ont été conçus et testés en Europe selon Zeekr.

Un design extérieur aux lignes continues

À l’extérieur, le 9X adopte une calandre intégrée de type cascade, proposée en noir, dans le ton de la carrosserie ou en chrome satiné. Les projecteurs « Diamond Starlight Matrix » composent la signature lumineuse avant.

À l’arrière, un bandeau lumineux rouge traverse la largeur du véhicule. La ligne de toit forme une courbe continue avec la carrosserie et s’inspire notamment de l’univers du yachting, de l’art et de l’architecture.

Zeekr indique que le 9X est son premier SUV de luxe et son cinquième modèle commercialisé en Europe depuis l’arrivée de la marque sur le continent, trois ans plus tôt.

Notre avis, par leblogauto.com

Zeekr a de l’ambition en Europe et ce nouveau 9X fait partie de l’assaut mené pour conquérir des parts de marché. Est-ce que l’absence d’historique de la marque ne jouera pas contre elle ? Il faudra que le produit soit irréprochable face aux mastodontes établis.

La motorisation est une proposition intéressante de véhicule électrique avec prolongateur d’autonomie. Cela fait sauter la crainte de la batterie vide. Et avec la charge à 6C, on peut même recharger lors des longs trajets sans taper dans le réservoir de carburant liquide.

Le Zeekr 9X existe aussi en Chine avec une batterie de 70 kWh de capacité et une puissance de 1 381 ch…

Données communiquées par Zeekr : consommation d’énergie combinée de 28,5 kWh/100 km, émissions de CO₂ combinées de 77 g/km et consommation de carburant combinée de 8,9 l/100 km pour le Zeekr 9X Ultra. Le constructeur précise que ces valeurs sont basées sur ses dernières données d’essai et que l’autonomie électrique dépend notamment du style de conduite et des conditions routières.

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Robotaxis en Chine : Momenta relance les tests à Shenzhen

29 juillet 2026 à 06:10

Momenta obtient une licence de test robotaxi à Shenzhen après le gel chinois des autorisations lié à l’incident Baidu.

La Chine reprend progressivement l’attribution des licences de test pour les robotaxis après une suspension de près de trois mois provoquée par un important dysfonctionnement de la flotte autonome Apollo Go de Baidu à Wuhan. Parmi les premiers acteurs à obtenir une nouvelle autorisation figure Momenta, qui peut désormais réaliser des essais routiers avec ses véhicules autonomes de niveau 4 à Shenzhen. Cette reprise reste cependant encadrée par les autorités chinoises, qui limitent pour l’instant les autorisations aux tests et n’autorisent pas encore un déploiement commercial sans supervision humaine.

Le retour des permis de circulation pour les véhicules autonomes ne correspond pas à une levée générale des restrictions. Les différentes villes chinoises doivent encore mener leurs propres évaluations de sécurité avant d’autoriser de nouveaux essais. Une procédure de révision à l’échelle de l’industrie a été engagée après l’incident survenu en avril, impliquant plusieurs organismes, dont le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information.

Momenta obtient une nouvelle autorisation à Shenzhen

Momenta fait partie des premiers spécialistes de la conduite autonome à bénéficier de cette reprise réglementaire. L’entreprise a confirmé que ses robotaxis étaient désormais autorisés à effectuer des tests sur route à Shenzhen. Ces véhicules équipés de systèmes autonomes de niveau 4 seront évalués dans des conditions réelles de circulation urbaine afin de mesurer leur comportement dans différents environnements.

L’autorisation accordée à Momenta concerne uniquement les essais techniques. Elle ne permet pas encore de proposer un service commercial de transport de passagers sans conducteur de sécurité. Les autorités chinoises maintiennent ainsi une approche prudente après les difficultés rencontrées par Apollo Go, la filiale de Baidu spécialisée dans les services de robotaxis.

Dans le même temps, Shenzhen a actualisé sa réglementation concernant les véhicules intelligents connectés. Les nouvelles règles réduisent certaines contraintes administratives et permettent d’élargir les possibilités de tests pour les véhicules autonomes, notamment dans des scénarios pouvant inclure l’absence de conducteur de sécurité.

Momenta dispose déjà d’une expérience internationale dans le domaine. La société réalise actuellement des essais à Shanghai, Suzhou, Wuxi, Munich et Abu Dhabi. La nouvelle licence obtenue à Shenzhen représente donc une étape supplémentaire dans le développement de ses technologies de conduite autonome.

L’incident Apollo Go ralentit le développement des robotaxis

La suspension des nouveaux permis fait suite à un événement majeur survenu le 31 mars à Wuhan. Plus de 100 robotaxis Apollo Go de Baidu se sont arrêtés simultanément après une défaillance du système. Certains véhicules se sont immobilisés sur des viaducs et dans des voies de circulation actives.

Aucun blessé n’a été signalé lors de cet incident, mais plusieurs passagers ont dû quitter les véhicules alors que ceux-ci se trouvaient dans la circulation. À la suite de cet événement, les autorités chinoises ont interrompu la délivrance de nouvelles licences et ont empêché les opérateurs d’étendre leurs flottes, d’ouvrir de nouvelles zones pilotes ou de lancer des activités dans d’autres villes.

Depuis début juillet, des véhicules Apollo Go ont toutefois été observés de nouveau à Wuhan. Certains d’entre eux transportaient des conducteurs de sécurité, ce qui indique une reprise progressive des opérations plutôt qu’un retour immédiat à un fonctionnement totalement autonome.

Malgré cet épisode, Apollo Go conserve une présence importante sur le marché chinois des véhicules autonomes. Au premier trimestre 2026, l’entreprise aurait réalisé 3,2 millions de trajets entièrement autonomes, pour un total cumulé dépassant 22 millions de courses.

Le marché chinois poursuit sa course à l’autonomie

La reprise des licences intervient dans un contexte où plusieurs constructeurs et entreprises technologiques poursuivent leurs investissements dans la mobilité autonome. Le marché chinois reste l’un des plus avancés au monde dans le développement des robotaxis et des véhicules intelligents connectés.

D’autres acteurs continuent également de progresser dans ce domaine. Geely a présenté son premier robotaxi de niveau 4 en avril, tandis que Momenta et SAIC collaborent sur un véhicule de production destiné au transport sans conducteur, avec un objectif annoncé pour 2027.

Cependant, l’incident de Wuhan a modifié les priorités des autorités chinoises. Les critères d’évaluation ne portent plus uniquement sur la capacité d’un véhicule autonome à circuler seul, mais aussi sur la gestion des situations exceptionnelles. La réaction d’une flotte entière face à une perte de connectivité, à un problème logiciel ou au déclenchement simultané d’un système de sécurité devient désormais un élément central des contrôles.

L’obtention d’une licence par Momenta illustre donc une reprise mesurée du développement des robotaxis en Chine. Les acteurs du secteur peuvent recommencer leurs essais, mais sous une surveillance renforcée destinée à garantir la fiabilité et la sécurité des futures solutions de mobilité autonome.

Notre avis, par leblogauto.com

La reprise des autorisations de test montre que les autorités chinoises souhaitent poursuivre le développement des robotaxis tout en renforçant les exigences de sécurité. La licence accordée à Momenta concerne uniquement les essais routiers et ne constitue pas une autorisation d’exploitation commerciale sans supervision. L’incident rencontré par Apollo Go a mis en évidence l’importance de la gestion des défaillances à l’échelle d’une flotte. Le secteur chinois de la conduite autonome continue donc d’avancer, mais avec un cadre réglementaire plus prudent.

Crédit illustration : Momenta.

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Rezvani Dune 2026 : la supercar tout-terrain à 811 ch

29 juillet 2026 à 04:12

Rezvani Dune 2026 : zoom sur une supercar tout-terrain de 811 ch basée sur la Lamborghini Huracan Sterrato et limitée à sept exemplaires.

Rezvani dévoile la Dune, une supercar tout-terrain exclusive développée à partir de la Lamborghini Huracan Sterrato. Le modèle américain reprend l’architecture générale de la sportive italienne, mais adopte une préparation spécifique destinée à améliorer ses capacités hors bitume. Avec une garde au sol portée à 279 mm, une motorisation V10 suralimentée et une production limitée à seulement sept unités, la Rezvani Dune vise un positionnement particulièrement exclusif dans l’univers des automobiles de collection.

Le constructeur n’a pas encore communiqué les tarifs officiels de cette création radicale. Selon les estimations d’Autoevolution, le prix pourrait se situer autour de 500 000 dollars, hors options et frais de livraison. Pour réserver un créneau de fabrication, les futurs propriétaires doivent verser un acompte de 1 500 dollars. Cette stratégie confirme le positionnement haut de gamme de la Dune, pensée davantage comme une pièce rare destinée aux collectionneurs que comme un modèle produit en série.

Une Huracan Sterrato transformée en véhicule tout-terrain

La base technique de la Rezvani Dune reste liée à la Lamborghini Huracan Sterrato, mais les modifications apportées changent profondément son approche. La garde au sol progresse fortement, passant des 44 mm d’origine de la Sterrato à 279 mm sur la Dune. La suspension, développée avec VF Engineering, a été rehaussée de 114 mm. Avec l’ensemble roues et pneumatiques, la hauteur totale supplémentaire atteint 152 mm.

La carrosserie en fibre de carbone adopte également des dimensions spécifiques. Avec une largeur de 2 235 mm, la Dune dépasse la Huracan Sterrato standard d’environ 28 cm. Le véhicule reçoit des équipements adaptés à une utilisation tout-terrain, comme des roues de 20 pouces associées à des pneus de 31 pouces, une protection du soubassement, des pare-chocs renforcés, des crochets de remorquage, un éclairage additionnel et un snorkel.

Les capacités de franchissement annoncées reposent aussi sur des angles d’attaque et de départ de 25 et 35 degrés. Rezvani a ajouté plusieurs modes de conduite spécifiques permettant d’adapter le comportement du véhicule au sable, à la boue, aux rochers, à la neige ou encore à la conduite tout-terrain rapide.

Un V10 suralimenté de 811 chevaux sous le capot

La principale évolution mécanique concerne le moteur V10 de 5,2 litres atmosphérique utilisé par la Huracan Sterrato. Rezvani lui ajoute un compresseur afin d’augmenter ses performances. Le constructeur annonce une puissance d’environ 811 chevaux métriques et un couple maximal de 1 064 Nm.

La transmission à double embrayage à sept rapports ainsi que la transmission intégrale sont conservées. Toutefois, Rezvani n’a pas encore publié les données précises concernant les performances de la Dune. Les chiffres d’accélération, de vitesse maximale et le poids total du véhicule restent donc inconnus.

À titre de comparaison, la Lamborghini Huracan Sterrato développe 610 chevaux et 560 Nm de couple. Elle réalise l’exercice du 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et atteint une vitesse maximale de 260 km/h. La Dune dispose donc d’un avantage important en puissance, mais son poids supplémentaire, son centre de gravité plus élevé et ses pneus tout-terrain plus imposants pourraient influencer ses performances dynamiques.

Une production ultra-limitée face aux autres sportives aventurières

Avec seulement sept exemplaires prévus, la Rezvani Dune sera un modèle extrêmement rare. À titre de comparaison, Lamborghini a produit 1 499 exemplaires de la Huracan Sterrato. La création de Rezvani sera ainsi 214 fois plus limitée que le modèle italien dont elle reprend la base.

Dans l’univers des sportives capables de sortir des routes classiques, la Porsche 911 Dakar représente l’un des modèles les plus proches en philosophie. Toutefois, la Dune se distingue par une approche encore plus exclusive et par un positionnement orienté vers la collection automobile.

Rezvani présente la Dune comme une supercar tout-terrain combinant performances élevées, équipements de franchissement et rareté. Les véritables capacités du véhicule devront néanmoins être confirmées lors des premiers essais, puisque le constructeur a pour l’instant communiqué les caractéristiques techniques sans dévoiler les résultats de tests dynamiques.

Notre avis, par leblogauto.com

La Rezvani Dune adopte une approche originale en associant les codes d’une supercar à des équipements habituellement réservés aux véhicules tout-terrain. Sa puissance annoncée de 811 chevaux et sa production limitée à sept exemplaires renforcent son caractère exclusif. Les performances réelles restent toutefois à confirmer, Rezvani n’ayant pas encore publié les données d’accélération, de vitesse maximale ou de poids. Le modèle s’inscrit davantage dans une logique de véhicule de collection spectaculaire que dans celle d’une sportive destinée à une large diffusion.

Crédit illustrations : Rezvani.

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