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Jeep Avenger : le petit SUV hybride débarque en Argentine

26 août 2026 à 14:12

Le Jeep Avenger fabriqué au Brésil arrive en Argentine avec un moteur mild-hybrid 1.0 turbo de 120 ch.

Lancé en Europe il y a trois ans, le Jeep Avenger s’apprête à faire ses débuts en Argentine. Ce crossover du segment B doit rejoindre les concessions et les parcs de véhicules au quatrième trimestre, avec une particularité importante pour le marché local : il constituera la première offre électrifiée de Jeep dans le pays. Pour cette implantation sud-américaine, Stellantis a choisi de produire le modèle au Brésil plutôt que d’importer des véhicules assemblés en Europe.

Le Jeep Avenger vise notamment les conducteurs urbains à la recherche d’un véhicule compact combinant une position de conduite surélevée, une esthétique de SUV et des dimensions adaptées aux déplacements en ville. Positionné à côté du Jeep Renegade dans la gamme, il doit faire le lien entre les berlines compactes et les véhicules utilitaires. Avec environ 4,1 mètres de longueur, le crossover conserve un gabarit contenu tout en reprenant plusieurs codes stylistiques caractéristiques de la marque américaine.

Cette version destinée à l’Amérique du Sud reçoit une motorisation mild-hybrid associant un moteur essence 1.0 turbo à trois cylindres et un système électrique de 12 volts. Le bloc, baptisé T200 en référence à son couple maximal, développe environ 120 chevaux et 200 Nm. La transmission est assurée par une boîte CVT proposant sept rapports virtualisés.

Un crossover compact aux codes Jeep

Le Jeep Avenger destiné au marché argentin conserve une présentation extérieure fortement inspirée de l’identité Jeep. La face avant adopte notamment une interprétation de la traditionnelle calandre à sept fentes, accompagnée de projecteurs Matrix LED Vision. Les arches de roues prononcées entourent des jantes en alliage de 18 pouces et renforcent l’allure de petit SUV du modèle.

Malgré son positionnement urbain et son gabarit compact, l’Avenger conserve certaines capacités destinées à faciliter les déplacements sur des surfaces irrégulières. La version sud-américaine affiche un angle d’attaque de 22 degrés et un angle de départ de 33,6 degrés. Ces caractéristiques doivent notamment permettre au crossover de composer avec les nids-de-poule, les rampes d’accès et les chemins de terre.

Avec ses quelque 4,1 mètres de long, l’Avenger se destine également aux environnements urbains où la compacité constitue un avantage. Jeep cherche ainsi à attirer des automobilistes qui souhaitent bénéficier d’une position de conduite élevée et d’une présentation robuste sans adopter un véhicule familial plus imposant.

Un moteur 1.0 turbo mild-hybrid de 120 ch

Sous le capot, les clients argentins disposeront d’une mécanique mild-hybrid. Le moteur essence 1.0 turbo à trois cylindres en ligne développe environ 120 ch et 200 Nm de couple. Le système électrique fonctionne sous une tension de 12 volts et intervient notamment pour réduire la consommation de carburant, améliorer l’accélération au démarrage et limiter le temps de réponse du turbocompresseur.

La transmission automatique CVT complète cette motorisation avec sept rapports virtualisés. Cette configuration permet à Jeep de proposer une chaîne de traction électrifiée sans passer par une motorisation entièrement électrique. Le choix du mild-hybrid constitue ainsi un élément important du lancement argentin, puisque l’Avenger deviendra la première Jeep électrifiée commercialisée dans le pays.

À bord, le crossover adopte une position de conduite élevée et une console centrale surélevée, accompagnées de nombreux espaces de rangement. L’habitacle reçoit également un système d’infodivertissement intégrant ChatGPT. Cette technologie permet aux occupants d’utiliser des commandes vocales conversationnelles pour certains réglages du véhicule, la navigation ou des questions générales.

Le niveau d’équipement comprend également un grand toit panoramique et un frein de stationnement électrique. Sur le volet de la sécurité automobile, Stellantis annonce des systèmes avancés d’aide à la conduite de niveau 2. Le freinage automatique d’urgence, l’assistance active au centrage dans la voie et le régulateur de vitesse adaptatif figurent notamment parmi les équipements mentionnés.

Une production brésilienne pour l’Amérique du Sud

Pour son arrivée en Argentine, le Jeep Avenger ne sera pas importé d’Europe. Stellantis a choisi de localiser sa production au Brésil afin d’adapter le crossover aux conducteurs et aux conditions routières sud-américains. Cette stratégie accompagne le développement régional du modèle et permet au constructeur de proposer une version destinée spécifiquement à ce marché.

Les tarifs argentins n’ont pas encore été communiqués. En revanche, la filiale brésilienne de Jeep annonce un prix de 124 990 réais, soit environ 24 130 dollars selon le taux de change indiqué dans le texte source, pour l’Avenger Altitude 1.0 T200 MHEV CVT. Aucun prix en euros n’est fourni dans la source et il n’est donc pas possible d’en déduire un montant fiable sans ajouter une donnée extérieure.

L’arrivée de l’Avenger en Argentine doit intervenir au quatrième trimestre. Jeep entend ainsi compléter son offre avec un crossover de segment B capable de séduire des acheteurs recherchant un véhicule compact, une position de conduite élevée et une motorisation électrifiée.

À ce stade, le constructeur ne prévoit pas de commercialiser l’Avenger aux États-Unis ou au Canada. Le développement sud-américain du modèle reste donc concentré sur les marchés où Stellantis a choisi d’adapter sa production et son offre. Avec sa motorisation mild-hybrid 1.0 turbo, ses équipements d’aide à la conduite et son positionnement entre citadine et SUV, l’Avenger doit désormais trouver sa place dans le marché automobile argentin.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Jeep Avenger destiné à l’Argentine associe un format compact de 4,1 mètres à une motorisation mild-hybrid 1.0 turbo de 120 ch et 200 Nm. Sa dotation comprend notamment des aides à la conduite de niveau 2, une boîte CVT et un système multimédia intégrant ChatGPT. La production brésilienne permet à Jeep de proposer une version destinée au marché sud-américain, avec des caractéristiques de franchissement annoncées de 22 degrés à l’attaque et 33,6 degrés au départ. Le prix argentin reste à déterminer, tandis que le tarif brésilien annoncé pour l’Avenger Altitude s’établit à 124 990 réais.

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Rivian : les nouvelles tentes de toit arrivent

26 août 2026 à 12:12

Rivian et iKamper lancent des tentes de toit dédiées aux R1T, R1S et R2, jusqu’à trois personnes dès 4 100 €.

Rivian et iKamper renforcent leur collaboration avec une nouvelle gamme de tentes de toit conçues spécifiquement pour les véhicules électriques de la marque américaine. Baptisée Rivian x iKamper Skycamp 4.0 DLX, cette nouvelle offre reprend la plateforme Skycamp 4.0 d’iKamper et se décline en deux configurations : 4.0 Duo et 4.0 Trio. Elles sont destinées notamment aux Rivian R1T, R1S et R2 et peuvent accueillir respectivement deux ou trois personnes.

Le partenariat s’inscrit dans la volonté de proposer des équipements adaptés aux usages de plein air associés aux véhicules Rivian. La marque s’est notamment distinguée avec son approche de la cuisine de camping, intégrée à l’origine dans le compartiment de rangement du R1T. Cette Camp Kitchen n’est toutefois plus proposée directement par Rivian et a été remplacée par une Travel Kitchen portable pouvant être installée sur le plateau ou le hayon.

Avec ces nouvelles tentes de toit, iKamper cible donc les propriétaires de véhicules électriques Rivian souhaitant utiliser leur véhicule pour des séjours en extérieur. Le fabricant met particulièrement l’accent sur la compatibilité avec les dimensions spécifiques des modèles Rivian, mais aussi sur la limitation du poids, un paramètre important pour préserver autant que possible l’autonomie d’un véhicule électrique.

Deux configurations pour deux ou trois personnes

La gamme Rivian x iKamper Skycamp 4.0 DLX repose sur deux versions. Le 4.0 Duo est conçu pour deux occupants, tandis que le 4.0 Trio peut accueillir jusqu’à trois personnes. Sur le R1T, les deux configurations peuvent être installées sur le toit de la cabine ou à l’arrière, au-dessus de la benne.

La tente reprend les caractéristiques de la plateforme Skycamp 4.0, présentée comme une solution adaptée au camping quatre saisons. Sa conception associe une coque en plastique renforcé de fibres à une toile en poly-coton de 320 g/m², une housse de pluie et un système de sol ThermaSeal. Le texte source précise toutefois que des systèmes de chauffage et de climatisation peuvent être nécessaires selon les conditions météorologiques.

Cette nouvelle génération bénéficie également de portes et de fenêtres redessinées. Selon iKamper, elles améliorent la circulation de l’air et la visibilité par rapport aux générations précédentes. La hauteur sous plafond a également été augmentée et le puits de lumière agrandi. Des badges spécifiques Rivian sont intégrés à la coque afin de distinguer cette version développée pour les véhicules électriques de la marque.

Un équipement pensé pour les véhicules électriques

Le Skycamp 4.0 DLX dispose d’un port Anderson et d’une boîte de jonction de puissance intégrée. Celle-ci regroupe notamment plusieurs ports USB ainsi qu’une prise 12 V. L’équipement comprend aussi un éclairage intérieur et extérieur ainsi qu’un passage prévu pour un système de chauffage, ventilation et climatisation.

iKamper propose par ailleurs un matelas gonflable en option. Celui-ci utilise une pompe spécifique baptisée AirDown Go et offre une épaisseur de rembourrage de trois pouces. La tente conserve également une échelle télescopique permettant d’accéder à l’espace de couchage et de faciliter son rangement.

Le poids constitue l’un des éléments importants de cette nouvelle gamme destinée aux véhicules électriques. Le 4.0 Duo affiche un poids de 119 livres, soit environ 54 kg, sans le matelas ni l’échelle. Ces deux éléments ajoutent 35,7 livres, soit environ 16,2 kg, portant l’ensemble à un peu plus de 150 livres, soit environ 68 kg.

Le 4.0 Trio est légèrement plus lourd, avec 132 livres, soit environ 59,8 kg, auxquels s’ajoutent l’échelle et le matelas. L’échelle pèse 20,5 livres, soit environ 9,3 kg, tandis que le matelas destiné au Trio atteint 17,1 livres, soit environ 7,8 kg, contre 15,2 livres, ou 6,9 kg, pour celui du Duo.

À partir de 4 100 euros pour le Duo

La nouvelle gamme Rivian x iKamper Skycamp 4.0 DLX est proposée à partir de 4 800 dollars, soit environ 4 100 euros, pour un 4.0 Duo sans matelas. Le 4.0 Trio débute à 5 050 dollars, soit environ 4 320 euros. Avec le matelas gonflable Comfort LT, le tarif du Trio atteint 5 345 dollars, soit environ 4 575 euros.

Le positionnement reste donc celui d’un équipement de camping haut de gamme spécifiquement adapté aux véhicules Rivian. L’offre cible les propriétaires de R1T, R1S et R2 qui souhaitent utiliser leur véhicule électrique pour des escapades en plein air tout en conservant une solution de couchage directement installée sur le véhicule.

Au-delà de la compatibilité avec les modèles Rivian, la collaboration met l’accent sur la maîtrise du poids. Pour un véhicule électrique, une tente de toit et ses accessoires constituent une charge supplémentaire susceptible d’avoir une incidence sur l’usage du véhicule, ce qui explique l’importance accordée par iKamper à la masse de ses produits.

Le Duo et le Trio reprennent ainsi la plateforme Skycamp 4.0 tout en bénéficiant d’éléments spécifiques à Rivian. La nouvelle gamme associe une conception quatre saisons annoncée, des équipements électriques intégrés, un espace de couchage pouvant accueillir jusqu’à trois personnes et une structure pensée pour limiter le poids ajouté au véhicule.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette collaboration propose une solution de camping directement adaptée aux dimensions et aux usages des véhicules Rivian. Le Skycamp 4.0 DLX existe en versions Duo et Trio et affiche un poids de base de 54 kg ou 59,8 kg selon la configuration, hors certains accessoires. L’équipement comprend notamment des ports USB, une prise 12 V, un éclairage intérieur et extérieur ainsi qu’un passage pour un système CVC.

Crédit illustration : Rivian.

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GAC Aion UT : la petite électrique très ambitieuse

26 août 2026 à 06:12

GAC lance l’Aion UT électrique au Royaume-Uni à 28 950 £, soit environ 33 400 €, avec 431 km d’autonomie.

La GAC Aion UT fait ses débuts sur le marché britannique avec l’ambition de s’imposer dans le segment des supermini électriques. Présentée au British Motor Show de Farnborough, du 21 au 23 août 2026, la citadine chinoise sera proposée au Royaume-Uni à partir de 28 950 livres, soit environ 33 400 euros. Les commandes doivent ouvrir en septembre 2026. Ce positionnement tarifaire contraste fortement avec celui annoncé en Australie, où l’Aion UT avait été lancée à partir de 31 990 dollars australiens, soit environ 22 453 euros.

Cette différence de prix illustre l’écart entre certains tarifs pratiqués sur le marché chinois ou australien et ceux affichés sur des marchés internationaux comme le Royaume-Uni. L’Aion UT arrive en outre dans un contexte où les constructeurs automobiles chinois accélèrent leur développement à l’international. Le texte source souligne que les exportations automobiles chinoises ont presque doublé pendant que les ventes de voitures particulières en Chine connaissaient une baisse de dix mois en juillet.

GAC, ou Guangzhou Automobile Group, est un constructeur automobile chinois fondé en 1997. La marque Aion a été créée en 2017 avec l’objectif de se positionner sur le marché électrifié haut de gamme. Au Royaume-Uni, l’Aion UT rejoint notamment l’Aion V, premier modèle de la marque lancé précédemment sur ce marché.

Une supermini électrique richement équipée

La GAC Aion UT a été conçue en Europe, selon le constructeur, dans son studio de design de Milan. Pour son arrivée britannique, la citadine électrique revendique une dotation comprenant notamment un volant chauffant, des sièges avant chauffants, un écran tactile central de 14,6 pouces et une caméra à 360 degrés offrant une vue panoramique.

GAC propose également un Pack Premium facturé 1 200 livres supplémentaires, soit environ 1 385 euros. Cette option ajoute notamment un toit panoramique en verre, un hayon motorisé, un siège conducteur ventilé et un système de recharge sans fil pour téléphone.

L’habitacle met par ailleurs l’accent sur la modularité et le rangement. Le constructeur annonce 24 espaces de rangement ainsi qu’un coffre de 440 litres. Ces caractéristiques participent au positionnement de l’Aion UT comme une supermini électrique cherchant à associer format compact, habitabilité et niveau d’équipement élevé.

La marque estime que son modèle dispose d’une dotation de série particulièrement importante par rapport à ses concurrents. Elle met également en avant certains équipements qui, selon elle, ne seraient pas disponibles sur les modèles concurrents.

Batterie de 60 kWh et 431 km d’autonomie

Sur le plan technique, l’Aion UT destinée au Royaume-Uni reçoit une batterie de 60 kWh. GAC annonce une autonomie de 268 miles, soit environ 431 km, présentée comme la meilleure de sa catégorie par le constructeur. La supermini électrique est également créditée d’un 0 à 100 km/h réalisé en 7,3 secondes.

Ces données constituent les principaux arguments techniques avancés par GAC pour accompagner le lancement britannique. La combinaison d’une batterie de 60 kWh, d’une autonomie annoncée de 431 km et d’un temps de 7,3 secondes pour atteindre 100 km/h doit permettre à l’Aion UT de se distinguer dans le segment des petites voitures électriques.

Le constructeur annonce également des adaptations spécifiques pour le marché britannique. Après assistance et contrôle technique, l’Aion UT bénéficiera de modifications sur mesure concernant les ressorts, les amortisseurs et les butées, ainsi que d’une barre antiroulis révisée. Le texte source ne précise toutefois pas les caractéristiques détaillées de ces modifications.

Un lancement britannique au prix élevé

Le principal sujet autour de l’Aion UT reste son tarif au Royaume-Uni. Avec un prix de départ fixé à 28 950 livres, soit environ 33 400 euros, la citadine électrique est affichée à un niveau nettement supérieur au tarif annoncé en Australie. Le montant britannique représente presque le double du prix de départ australien en dollars américains selon les conversions indiquées dans le texte source, ce qui met en évidence un écart important entre les différents marchés.

La voiture doit faire ses débuts publics britanniques au British Motor Show de Farnborough, où elle sera présentée aux côtés de l’Aion V. Les commandes ouvriront ensuite en septembre 2026.

Aion entend accompagner cette commercialisation de sa promesse baptisée « AION Great 8 », incluse avec chaque véhicule. Jon Wakefield, directeur général d’Aion Auto UK, met en avant les performances, la qualité, l’espace et l’équipement de la supermini, ainsi que la présence de fonctionnalités présentées comme premium.

L’arrivée de l’Aion UT constitue donc une nouvelle étape dans l’expansion internationale de GAC et d’Aion. La citadine dispose de plusieurs arguments techniques, notamment sa batterie de 60 kWh, son autonomie annoncée de 431 km et son équipement complet. Son prix britannique de 28 950 £, soit environ 33 400 €, représente néanmoins un positionnement sensiblement plus élevé que celui observé en Australie, alors que le constructeur cherche précisément à se faire une place sur le marché européen.

Notre avis, par leblogauto.com

L’Aion UT affiche une fiche technique intéressante pour une supermini électrique, avec une batterie de 60 kWh et une autonomie annoncée de 431 km. Son équipement comprend notamment une caméra à 360 degrés, un écran de 14,6 pouces et des sièges avant chauffants. Le principal élément à retenir lors de son arrivée au Royaume-Uni reste toutefois son prix de 28 950 livres, soit environ 33 400 euros, nettement supérieur au tarif annoncé en Australie. Les adaptations spécifiques du châssis et l’équipement de série seront également des éléments importants de son positionnement sur le marché britannique.

Crédit illustration : GAC.

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Canada-USA : l’automobile échappe au choc tarifaire

26 août 2026 à 04:12

Un accord provisoire entre Washington et Ottawa réduirait les droits sur les voitures canadiennes et préserverait les chaînes de production.

Le secteur automobile nord-américain pourrait bénéficier d’un répit après plusieurs jours d’incertitude commerciale entre les États-Unis et le Canada. Un accord bilatéral provisoire négocié dans le cadre de l’ACEUM prévoit de réduire les droits de douane américains appliqués aux véhicules assemblés au Canada de 25 % à 15 %. Pour l’industrie automobile, particulièrement dépendante des échanges transfrontaliers entre les deux pays, cette baisse pourrait contribuer à maintenir les chaînes de production en activité et à limiter la hausse des coûts industriels.

Le projet d’accord intervient après la menace américaine d’imposer un tarif de 50 % sur 30 milliards de dollars de marchandises canadiennes. Une pause tarifaire de trois jours accordée par Donald Trump a toutefois permis aux négociateurs de Washington et d’Ottawa d’avancer vers un compromis. Les discussions portent notamment sur les droits appliqués aux véhicules fabriqués au Canada et sur les conditions permettant de préserver les flux de composants entre les deux pays.

L’un des principaux éléments du compromis concerne le contenu fabriqué aux États-Unis intégré aux véhicules assemblés au Canada. Cette exemption devrait être maintenue selon les éléments de l’accord envisagé. Elle revêt une importance particulière pour l’industrie automobile, car les chaînes d’approvisionnement nord-américaines sont fortement intégrées. Les véhicules produits au Canada contiennent régulièrement au moins 50 % de contenu américain, selon les propos rapportés de Drew Dilkens, maire de Windsor.

Des chaînes d’approvisionnement très intégrées

La baisse du tarif nominal de 25 % à 15 % prend une dimension particulière lorsqu’elle est rapportée à la proportion de composants américains intégrés aux véhicules canadiens. En se fondant sur la logique avancée par le maire de Windsor, le taux tarifaire effectif pourrait ainsi être ramené à 7,5 %. Cette différence est importante pour les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs, dont les chaînes logistiques reposent sur des échanges réguliers entre le Canada et les États-Unis.

La fabrication d’un véhicule implique en effet de nombreux flux de pièces et de matières premières. Métaux, blocs moteurs, faisceaux électriques, sous-ensembles électroniques et autres composants peuvent traverser la frontière à plusieurs reprises avant l’assemblage final ou la livraison du véhicule. Dans ce contexte, l’application de droits élevés à chaque étape pourrait rapidement augmenter le coût global de fabrication.

L’exemple d’un bloc V8 illustre cette problématique. Un moteur ou certains de ses composants peuvent être fabriqués et usinés dans le Michigan, traverser la frontière pour être intégrés à un véhicule en Ontario, puis le véhicule terminé peut à nouveau franchir la frontière vers les États-Unis. Une taxation élevée appliquée à ces échanges successifs aurait donc des conséquences cumulatives sur le coût des matériaux et de l’assemblage.

Le maintien d’une exemption concernant le contenu américain apparaît ainsi comme un élément essentiel du compromis. Il permettrait de limiter l’impact des droits de douane sur les véhicules assemblés au Canada tout en préservant une partie des flux industriels existants entre les deux marchés.

L’acier et l’aluminium également concernés

L’accord envisagé ne concerne pas uniquement les véhicules complets. Les droits américains de la section 232 sur l’acier et l’aluminium canadiens devraient également être réduits, passant de 50 % à 25 %. Cette baisse reste significative pour les usines automobiles, même si un droit de 25 % continuerait à représenter un coût supplémentaire pour les constructeurs et les équipementiers.

L’acier et l’aluminium jouent un rôle central dans la fabrication automobile. Les installations de découpe et d’emboutissage ont besoin d’approvisionnements réguliers pour produire les châssis, les panneaux de carrosserie et différents éléments structurels des véhicules. Une hausse importante du prix de ces matières premières peut donc se répercuter sur l’ensemble de la chaîne de production.

Dans le scénario d’un tarif automobile de 25 %, voire de 50 % comme cela avait été menacé, l’augmentation des coûts aurait pu fragiliser la rentabilité de certaines opérations industrielles. Les véhicules devenant plus coûteux à produire et potentiellement plus chers à vendre, certaines lignes d’assemblage et certains fournisseurs canadiens auraient pu être directement exposés.

La réduction des droits sur les véhicules et les métaux constitue donc un élément important pour préserver la continuité de la production automobile. Selon le texte source, ramener le taux effectif appliqué aux véhicules à environ 7,5 % pourrait fournir une marge permettant aux chaînes d’assemblage de continuer à fonctionner sans entraîner une hausse excessive des prix.

Un répit, mais pas encore une stabilité durable

L’avancée commerciale a également nécessité des discussions politiques entre Ottawa et les provinces canadiennes. Le Premier ministre Mark Carney a notamment demandé aux premiers ministres provinciaux de réduire les mesures susceptibles d’alimenter les tensions commerciales. Il leur a demandé de rétablir la présence des vins et spiritueux américains dans les commerces et de veiller à ce que les politiques d’approvisionnement ne ferment pas la porte aux entreprises américaines.

La Saskatchewan et l’Alberta ont déjà rouvert les rayons de leurs magasins aux produits concernés. Ces décisions s’inscrivent dans la volonté affichée de réduire les points de friction entre les deux pays et de faciliter la conclusion d’un compromis commercial.

Pour l’industrie automobile, le projet d’accord représente surtout un soulagement à court terme. Le texte souligne toutefois que la stabilité nécessaire aux investissements industriels à long terme ne peut pas reposer uniquement sur des pauses tarifaires ou des accords provisoires. Drew Dilkens estime ainsi qu’un investissement industriel durable nécessite une stabilité politique soutenue.

Le compromis envisagé permet néanmoins d’éviter, à ce stade, un choc immédiat pour les chaînes d’approvisionnement automobiles nord-américaines. Avec un tarif de base ramené à 15 % et des exemptions permettant d’aboutir à un taux effectif estimé à 7,5 %, les constructeurs et leurs fournisseurs disposent d’un environnement commercial moins contraignant que celui qui aurait résulté des menaces tarifaires initiales.

L’enjeu dépasse largement les seuls véhicules assemblés au Canada. La forte imbrication des chaînes de production entre les États-Unis et le Canada signifie que les droits de douane peuvent affecter les composants, les matières premières et les véhicules à différentes étapes du processus industriel. Le maintien des échanges transfrontaliers constitue donc un facteur déterminant pour les usines automobiles implantées des deux côtés de la frontière.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse envisagée des droits américains sur les véhicules canadiens, de 25 % à 15 %, constitue un soulagement pour une industrie dont les chaînes d’approvisionnement sont fortement intégrées. Le maintien de l’exemption sur le contenu américain pourrait ramener le taux effectif à 7,5 % selon le calcul présenté dans le texte. La réduction des droits sur l’acier et l’aluminium, de 50 % à 25 %, apporte également un soutien aux activités industrielles. Cet accord reste toutefois provisoire et ne règle pas la question de la stabilité commerciale nécessaire aux investissements automobiles de long terme.

Crédit illustration : Honda.

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