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Mondial de l’auto Paris 2026: Concept DS F3VER :

11 octobre 2026 à 17:50

À la veille de l’ouverture du Mondial de l’Automobile, DS Automobiles lève le voile sur DS F3VER, un concept-car compact et électrique pensé comme le manifeste de ses futures créations. Au programme : un design sculptural, une personnalisation poussée et une philosophie baptisée « Design Intelligence ».

DS Automobiles aime les concepts-cars, et la marque le prouve une nouvelle fois. Après l’imposant DS Aero Sport Lounge de 2020, dont la DS N°8 a largement repris l’esprit, voici DS F3VER. Un nom à prononcer « fever » ou « fièvre », selon la langue. La marque assume : il s’agit de provoquer une émotion instantanée, une « fièvre » positive chez ceux qui le découvriront sur son stand parisien.

Contrairement à l’Aero Sport Lounge et ses 5 mètres, F3VER joue la carte de la compacité. Le concept mesure 4,19 m de long, 1,85 m de large et seulement 1,46 m de haut. Pas de SUV cette fois, mais une silhouette basse et ramassée, qui annonce des proportions inédites pour la marque. De quoi laisser imaginer un futur modèle compact, sous la DS N°4 ? DS n’en dit rien, mais le « 3 » glissé dans le nom ne manquera pas d’alimenter les spéculations.

Autre précision mise en avant par la marque : DS F3VER a été entièrement réalisé en interne, par les équipes du DS Design Studio.

Un « totem » à l’avant comme à l’arrière

La face avant s’articule autour d’un élément vertical, que DS nomme « totem », qui porte l’emblème de la marque. Il est encadré par une nouvelle signature lumineuse verticale en forme de Y. On retrouve ici la logique initiée par la N°8 et sa signature verticale, mais poussée plus loin.

L’arrière reprend le même principe, avec un totem central arborant un logo DS digitalisé. Les feux, eux, jouent l’effet de profondeur : 16 panneaux de LED, empilés comme un tunnel lumineux, maintenus par une structure ultralégère en magnésium. Son dessin s’inspire de la voûte du Grand Palais, clin d’œil appuyé au lieu où la Citroën DS originelle avait été dévoilée en 1955.

La personnalisation au cœur du projet

C’est sans doute le volet le plus intéressant du concept. DS fait de la personnalisation un élément du design à part entière, et non plus une simple liste d’options.

Premier élément : un anneau de pavillon personnalisable, bandeau décoratif qui souligne la ligne de toit et doit permettre à chaque propriétaire de marquer son véhicule. Ensuite, la peinture biton est réinterprétée. La ligne de séparation entre les deux teintes court jusqu’aux feux arrière, puis enveloppe le volet de coffre, les flancs et le bouclier. Une évolution de la logique du biton étendu déjà proposé sur la N°8, qui vise ici à accentuer la compacité perçue.

Le concept étrenne aussi une teinte exclusive, Bleu Cosmique. Cette peinture dichroïque change selon la lumière, d’un bleu vif à des nuances violettes profondes. Un rappel au passage que la marque proposait jadis des teintes plus audacieuses, comme le regretté violet Whisper des débuts.

Enfin, le totem arrière intègre des animations lumineuses dites UX. Selon DS, elles doivent remplir trois rôles : personnaliser l’expression du véhicule via des scénarios dédiés, interagir avec l’environnement et transmettre des informations de manière lisible. La lumière devient ainsi un langage. Reste à voir ce que la réglementation autorisera en série.

Les jantes ne sont pas oubliées, avec un graphisme géométrique, des détails couleur champagne et un discret guillochage « clou de Paris », motif fétiche de la maison.

Compact dehors, généreux dedans ?

DS revendique pour F3VER un empattement généreux, gage d’habitabilité et de confort selon la marque. Le coffre annoncé atteint 400 litres, un volume digne de la catégorie supérieure pour un gabarit de 4,19 m. Pour comparaison, la DS N°4, plus longue, propose 390 litres en version électrique.

Côté technique, en revanche, la fiche reste muette. Le concept est électrique, DS évoque une autonomie « best in class », sans aucun chiffre de batterie, de puissance ou de rayon d’action. L’exercice reste avant tout stylistique.

« Design Intelligence » : faire plus avec moins

Dernier pilier du projet, la « Design Intelligence ». Derrière la formule marketing, une idée assez concrète : réduire le nombre de pièces, alléger les architectures, optimiser l’aérodynamique et améliorer la qualité perçue avec des surfaces plus pures et des assemblages moins visibles.

Sur F3VER, cela se traduit par un bloc lumineux avant unique réunissant projecteur et feu de jour, des boucliers monobloc et la disparition des habillages plastiques rapportés sur les passages de roues et les bas de caisse. Ce dernier point mérite d’être salué, tant les protections noires en plastique sont devenues la norme, y compris sur des modèles premium. Derrière l’argument esthétique, il y a aussi un intérêt industriel évident : moins de pièces, c’est moins de coûts.

DS précise enfin que ses designers s’appuient sur les outils numériques et d’intelligence artificielle développés par Stellantis pour explorer plus vite davantage de pistes. La marque prend soin de préciser que l’IA ne remplace pas la créativité, mais accélère la démarche.

Notre avis

DS F3VER a le mérite d’être un vrai concept, et non un modèle de série maquillé. Il pose des pistes claires : silhouette basse plutôt que SUV, signature lumineuse verticale affirmée, personnalisation intégrée au dessin. Après une DS N°4 qui rentrait un peu dans le rang, avec un nuancier appauvri et des équipements distinctifs supprimés, voir DS remettre la couleur et la singularité au centre du jeu est une bonne nouvelle.

Reste la question qui fâche : quel avenir industriel pour ces idées ? Avec F3VER, DS montre ce qu’elle sait faire. Il lui faudra maintenant prouver qu’elle peut le produire.

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Podcast 396: La semaine automobile par Leblogauto.com

11 octobre 2026 à 07:47

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans La Semaine Automobile, épisode 396. Au programme : Volvo qui renonce à ses prévisions, Volkswagen qui s’allie au chinois Gotion pour ses batteries, une BMW iX4 à 828 km d’autonomie, et un titre mondial arraché à deux virages de la fin pour Elfyn Evans. C’est parti.

Économie

Volvo Cars renonce à ses prévisions

Volvo abandonne ses objectifs de ventes et de trésorerie pour 2026. Et ne donne aucun nouveau chiffre pour les remplacer. En cause : un marché chinois qui s’enfonce et une reprise américaine plus lente que prévu. Seule l’Europe tient.

Au troisième trimestre, Volvo vend 141 609 voitures, en recul de 11 %. L’action touche un plus bas historique. Elle a perdu la moitié de sa valeur depuis janvier. Le redressement est confié à Klaus Zellmer, l’actuel patron de Skoda, qui prendra la direction d’ici un an.

Tesla rebondit en Europe

En septembre, Tesla progresse presque partout : +62 % en France, +128 % au Portugal, +38 % en Suède. De janvier à août, ses immatriculations européennes grimpent de 43 %. C’est plus que le marché électrique, à +39 %.

Mais l’élan pourrait vite retomber. Tesla vit toujours sur ses Model 3 et Model Y. Depuis janvier, les marques non chinoises ont lancé 27 nouvelles électriques en Europe. Tesla, aucune.

Royaume-Uni : Chery sur le podium

Septembre, c’est le mois de la nouvelle plaque « 76 » outre-Manche. Chery en profite pour devenir le troisième constructeur du pays, avec 32 823 immatriculations et plus de 9 % de part de marché. C’est 171 % de plus qu’il y a un an. Le marché, lui, ne progresse que de 12 %.

La Jaecoo 7 est la voiture la plus vendue du mois au Royaume-Uni. Et déjà la deuxième de l’année.

Stratégie

Volkswagen et Gotion : 3,2 milliards pour des batteries hors de Chine

Volkswagen et le chinois Gotion investissent 3,22 milliards d’euros dans trois usines. À Valence, en Espagne : 29,1 gigawattheures par an. À Šurany, en Slovaquie : 8,4. Et au Maroc, à Kénitra, 100 000 tonnes de matériaux de cathode LFP.

Le paradoxe est assumé : pour s’affranchir de la Chine, Volkswagen s’appuie sur un chinois. Après les échecs de Northvolt et Britishvolt, et un PowerCo revu à la baisse, l’Europe n’a plus vraiment le choix.

Mercedes teste la batterie solide de ProLogium

Mercedes obtient un accès prioritaire aux cellules solides Gen4 du taïwanais ProLogium. La promesse : 400 Wh/kg et un 5 à 80 % en 6,4 minutes.

Prudence toutefois. Il s’agit de tests, pas d’un contrat. Et seuls les 381 Wh/kg de la génération précédente ont été certifiés par le TÜV. Mercedes teste en parallèle les cellules de Factorial. ProLogium, lui, construit une usine à Dunkerque.

Nouveautés

BMW iX4 : 828 km d’autonomie

Troisième modèle de la Neue Klasse, le SUV coupé iX4 arrive en mars 2027. La version 50 xDrive revendique 469 ch et jusqu’à 828 km WLTP. Recharge à 400 kW : 387 km récupérés en dix minutes. La M60, elle, grimpe à 612 ch.

La fiche technique impressionne. Le style beaucoup moins : la face avant, très verticale, divise. Production en Hongrie, à Debrecen.

VW ID. Tiguan : la fin des chiffres

Volkswagen range les numéros. L’ID.4 et l’ID.5 cèdent la place à l’ID. Tiguan début 2027. De 190 à 299 ch, jusqu’à 600 km d’autonomie. Prix en Allemagne : 42 695 euros. Commandes ouvertes dès le 13 octobre.

Bonne nouvelle : les boutons physiques reviennent, sur le volant comme pour la climatisation. Et clin d’œil nostalgique : un mode d’affichage reprend les compteurs bleus et rouges de la Golf IV.

Jaguar Type 01 : 1 030 ch et 166 100 euros

Jaguar dévoile enfin sa GT électrique quatre portes. Trois moteurs, 1 030 ch, 0 à 100 en 3,2 secondes. Jusqu’à 720 km WLTP avec 118 kWh utiles.

Les dimensions sont hors normes : 5,24 m de long, 2,17 m de large, 1,40 m de haut. Prix d’entrée en France : 166 100 euros. Jaguar quitte le premium pour le luxe. Le pari est risqué, mais l’effet de surprise est bien là.

Sport

F1 Sepang : Verstappen gagne dans le chaos

Couru à Sepang à la place de Bahreïn, le Grand Prix tourne à la loterie. Pluie, faux départ, pannes sur la grille, deux voitures de sécurité. Verstappen s’impose devant Antonelli et Hamilton. C’est sa 72e victoire, et la première pour Red Bull-Ford.

Russell abandonne en fin de course. Antonelli compte désormais 84 points d’avance, à sept courses de la fin. Le titre lui tend les bras.

WRC : Evans champion à deux virages de la fin

Au dernier rallye, en Sardaigne, Elfyn Evans voit le titre lui échapper. Oliver Solberg mène et n’a besoin que de quelques points en Power Stage. Puis il commet une erreur dans les derniers virages. Il gagne le rallye, mais perd le championnat.

Evans est sacré avec Scott Martin, à 37 ans, après cinq titres de vice-champion. Il devance Solberg de cinq points et Pajari de six.

Petit Le Mans : enfin pour la Porsche 963

Dix heures de course, 16 neutralisations, et même un drapeau rouge à cause des éclairs. Au bout, la première victoire de la Porsche 963 à Road Atlanta. Kévin Estre, Laurens Vanthoor et Matt Campbell s’imposent avec à peine plus d’une seconde d’avance sur la BMW. Une dernière belle page : l’équipage se sépare l’an prochain.

Insolite

Tesla FSD : le panneau dit 30, la Tesla lit 50

L’association belge Johanna.be a testé le FSD Supervised de Tesla sur 400 km. En zone 30, le système dépasse la limite dans 55 % des cas, à 44 km/h en moyenne. Plus étonnant encore : la voiture reconnaît bien le panneau 30… mais affiche 50 au tableau de bord.

Bon point en revanche : le système se montre prudent avec les piétons et les cyclistes. Le rapport a été transmis aux autorités néerlandaises, à l’approche d’un vote européen sur le FSD.

C’est la fin de cet épisode 396 de La Semaine Automobile. Retrouvez tous ces sujets en détail sur leblogauto.com. Et rendez-vous au Mondial de Paris, qui ouvre ses portes lundi 12 octobre. Bonne route, et à la semaine prochaine !

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