New Sam Bankman-Fried Trial Would Be Huge Waste of Court's Time, Judge Says
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Les amateurs d'action-RPG en monde ouvert attendent probablement avec un œil intéressé The Blood of Dawnwalker. Le jeu est en effet le premier titre développé par le studio polonais Rebel Wolves, fondé en 2022 et dirigé par Konrad Tomaszkiewicz, qui n'est autre que le réalisateur du best-seller mond...
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Au mois de février, nos confrères de ComputerBase avaient lancé un intéressant blindtest. L'expression "test à l'aveugle" ne lui convenait d'ailleurs finalement pas très bien, car il fallait au contraire avoir les yeux bien ouverts pour répondre au sondage. Car le but était de regarder chaque fois t...
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La chaîne Brut sur b.tv est arrivée. Disponible gratuitement au canal 135 de votre décodeur, elle invite un journalisme vidéo engagé directement dans votre salon. En bref, c’est une excellente nouvelle pour tous les abonnés Bouygues Telecom ! La chaîne en détail Date de lancement Pourquoi Brut ? Comment y accéder Questions fréquentes 20M Abonnés […]
L'article Brut sur b.tv : le canal 135 s’offre un média de référence a été publié en premier sur Bbox-Mag
Mise à jour du 30 avril 2026 : Le prix augmente de 10 € aujourd'hui mais reste très sympathique. Le code "RAKUTEN30" n'est plus valable mais "DARTY20" le devient, pour faire passer le total de 999 € à 979 €.Bon plan originel du 29 avril 2026 : Prix record pour l'Apple MacBook Air 13,6 pouces dans sa...
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GitHub a un problème de fiabilité qui pèse de plus en plus lourd dans l’esprit des utilisateurs. Plusieurs développeurs, usés par les dysfonctionnements de la plateforme de Microsoft, ont décidé de plier bagage.
Mise à jour, 30 avril, 8h10 : ajout des éléments de réponse apportés par GitHub sur l’explosion des volumes de requêtes associée notamment à l’IA.
C’est la mort dans l’âme que Mitchell Hashimoto, développeur de Ghostty, a pris ses cliques et ses claques : son émulateur de terminal va déménager sur une autre plateforme. Sur GitHub, où le logiciel est développé depuis 18 ans, il ne restera plus que le code source en lecture seule. « Je suis l’utilisateur GitHub 1299, inscrit en février 2008. Depuis, j’ouvre GitHub tous les jours, chaque jour, plusieurs fois par jour, depuis plus de 18 ans », écrit-il sur son blog. Mais alors, pourquoi cette décision ?
C’est que GitHub n’est plus fiable à ses yeux. Mitchell Hashimoto a marqué d’un « X » les jours du mois où la plateforme a eu « un impact négatif sur ma capacité de travailler ». Résultat : un « X » « presque tous les jours ». GitHub n’est plus un environnement adapté à un travail sérieux « s’il vous bloque pendant des heures chaque jour ». Il partagera un peu plus tard les détails sur le déménagement de Ghostty ; cela prendra du temps de retirer les dépendances sur GitHub. La popularité de l’utilitaire est telle que plusieurs fournisseurs se montrent intéressés.
Kyle Daigle, le directeur des opérations de GitHub, a répondu au développeur en se disant désolé de le voir partir : « L’équipe va continuer à travailler pour faire de GitHub un service vers lequel vous aurez envie de revenir, preuves concrètes à l’appui, pas seulement des promesses ». Il ajoute qu’il continuera de soutenir Ghostty en tant qu’utilisateur.
Mitchell Hashimoto n’est pas le seul à en avoir sa claque de GitHub. En novembre dernier, Andrew Kelley annonçait le déménagement de son langage Zig créé en 2015, vers Codeberg. « Il est clair que l’excellence technique qui a fait le succès de la plateforme ne la guide plus. Les priorités et la culture d’ingénierie se sont dégradées, laissant les utilisateurs aux prises avec une sorte de framework JavaScript lourd et truffé de bugs, au nom du progrès », regrette-t-il, avant d’asséner que « ce qui était autrefois rapide est désormais lent, et souvent complètement cassé ».
Andrew Kelley fait remonter les problèmes de GitHub à son acquisition par Microsoft en 2018, pour 7,5 milliards de dollars. À l’époque, la plateforme prédisait « un futur brillant ». Un des problèmes soulevés par les deux développeurs concerne le système d’automatisation GitHub Actions, qui déclenche automatiquement des tâches dès qu’un événement se produit sur un dépôt (un commit, une pull request, un déploiement…). Le jour de la publication de sa note, Mitchell Hashimoto expliquait ne pas avoir pu relire et valider les pull requests pendant deux heures à cause d’une panne de GitHub Actions. Pour Andrew Kelley, ce service a été « complètement négligé ».
Un ou deux développeurs qui quittent GitHub, ce n’est pas encore une hémorragie ou une fuite des cerveaux. Il s’agit toutefois de profils bien connus, qui sont présents et actifs sur la plateforme depuis des années et qui pourraient en inspirer d’autres à regarder ailleurs.
Aux bugs s’ajoutent les failles de sécurité. Ce lundi 28 avril, GitHub donnait des précisions sur un correctif mis en ligne deux heures après la réception du rapport de vulnérabilité sur le Bug Bounty de la plateforme. Il s’agissait d’une faille critique permettant d’exécuter du code à distance. Il n’y a eu aucune exploitation, et GitHub tient à faire savoir au monde sa rapidité de réponse. Néanmoins, cela participe aussi à une certaine défiance.
GitHub a indirectement répondu à ces critiques par l’intermédiaire d’un billet de blog, lui aussi daté du 28 avril, signé par Vlad Fedorov, directeur technique. Ce dernier y explique que GitHub a engagé un plan de multiplication par dix des capacités de sa plateforme, précisément pour en améliorer la fiabilité, mais l’effort se serait finalement révélé insuffisant : en février, il aurait ainsi mesuré que ces capacités auraient dû progresser d’un facteur 30, principalement à cause de l’essor des agents IA : « Le principal facteur est l’évolution rapide des méthodes de développement logiciel. Depuis la seconde moitié de décembre 2025, les flux de travail de développement automatisés se sont considérablement accélérés. »
Fedorov promet à cette occasion que les équipes sont entièrement mobilisées sur le sujet :
« Nos priorités sont claires : la disponibilité d’abord, puis la capacité, et enfin les nouvelles fonctionnalités. Nous réduisons les tâches inutiles, améliorons la mise en cache, isolons les services critiques, éliminons les points de défaillance uniques et déportons les processus critiques vers des systèmes conçus pour ces charges de travail. »
Cette remarque peut être perçue comme paradoxale du point de vue des développeurs qui observent l’insistance avec laquelle Microsoft cherche à fourrer de l’IA générative partout dans GitHub. Le développeur de Zig rappelle les propos tenus en août 2025 par Thomas Dohmke, le directeur général de la plateforme : « Soit vous adoptez l’IA, soit vous quittez votre carrière. »
Reste à voir comment cette IA s’intègre dans GitHub. Mais pour Andrew Kelley, le compte n’y est pas : GitHub Actions a commencé à choisir les tâches à exécuter de manière « apparemment aléatoire ».
Ce trop plein d’IA et la grogne qui en découle ont manifestement atteint les oreilles des dirigeants de Microsoft. L’éditeur va prioriser la stabilité et la fiabilité de Windows 11, en réduisant la voilure sur les fonctions d’IA qui n’apportent aucun bénéfice. Et même chez Xbox, la nouvelle direction incarnée par Asha Sharma ne veut pas inonder sa plateforme de « bouillie IA ». Alors à quand la prise de conscience chez GitHub ?
GitHub a un problème de fiabilité qui pèse de plus en plus lourd dans l’esprit des utilisateurs. Plusieurs développeurs, usés par les dysfonctionnements de la plateforme de Microsoft, ont décidé de plier bagage.
Mise à jour, 30 avril, 8h10 : ajout des éléments de réponse apportés par GitHub sur l’explosion des volumes de requêtes associée notamment à l’IA.
C’est la mort dans l’âme que Mitchell Hashimoto, développeur de Ghostty, a pris ses cliques et ses claques : son émulateur de terminal va déménager sur une autre plateforme. Sur GitHub, où le logiciel est développé depuis 18 ans, il ne restera plus que le code source en lecture seule. « Je suis l’utilisateur GitHub 1299, inscrit en février 2008. Depuis, j’ouvre GitHub tous les jours, chaque jour, plusieurs fois par jour, depuis plus de 18 ans », écrit-il sur son blog. Mais alors, pourquoi cette décision ?
C’est que GitHub n’est plus fiable à ses yeux. Mitchell Hashimoto a marqué d’un « X » les jours du mois où la plateforme a eu « un impact négatif sur ma capacité de travailler ». Résultat : un « X » « presque tous les jours ». GitHub n’est plus un environnement adapté à un travail sérieux « s’il vous bloque pendant des heures chaque jour ». Il partagera un peu plus tard les détails sur le déménagement de Ghostty ; cela prendra du temps de retirer les dépendances sur GitHub. La popularité de l’utilitaire est telle que plusieurs fournisseurs se montrent intéressés.
Kyle Daigle, le directeur des opérations de GitHub, a répondu au développeur en se disant désolé de le voir partir : « L’équipe va continuer à travailler pour faire de GitHub un service vers lequel vous aurez envie de revenir, preuves concrètes à l’appui, pas seulement des promesses ». Il ajoute qu’il continuera de soutenir Ghostty en tant qu’utilisateur.
Mitchell Hashimoto n’est pas le seul à en avoir sa claque de GitHub. En novembre dernier, Andrew Kelley annonçait le déménagement de son langage Zig créé en 2015, vers Codeberg. « Il est clair que l’excellence technique qui a fait le succès de la plateforme ne la guide plus. Les priorités et la culture d’ingénierie se sont dégradées, laissant les utilisateurs aux prises avec une sorte de framework JavaScript lourd et truffé de bugs, au nom du progrès », regrette-t-il, avant d’asséner que « ce qui était autrefois rapide est désormais lent, et souvent complètement cassé ».
Andrew Kelley fait remonter les problèmes de GitHub à son acquisition par Microsoft en 2018, pour 7,5 milliards de dollars. À l’époque, la plateforme prédisait « un futur brillant ». Un des problèmes soulevés par les deux développeurs concerne le système d’automatisation GitHub Actions, qui déclenche automatiquement des tâches dès qu’un événement se produit sur un dépôt (un commit, une pull request, un déploiement…). Le jour de la publication de sa note, Mitchell Hashimoto expliquait ne pas avoir pu relire et valider les pull requests pendant deux heures à cause d’une panne de GitHub Actions. Pour Andrew Kelley, ce service a été « complètement négligé ».
Un ou deux développeurs qui quittent GitHub, ce n’est pas encore une hémorragie ou une fuite des cerveaux. Il s’agit toutefois de profils bien connus, qui sont présents et actifs sur la plateforme depuis des années et qui pourraient en inspirer d’autres à regarder ailleurs.
Aux bugs s’ajoutent les failles de sécurité. Ce lundi 28 avril, GitHub donnait des précisions sur un correctif mis en ligne deux heures après la réception du rapport de vulnérabilité sur le Bug Bounty de la plateforme. Il s’agissait d’une faille critique permettant d’exécuter du code à distance. Il n’y a eu aucune exploitation, et GitHub tient à faire savoir au monde sa rapidité de réponse. Néanmoins, cela participe aussi à une certaine défiance.
GitHub a indirectement répondu à ces critiques par l’intermédiaire d’un billet de blog, lui aussi daté du 28 avril, signé par Vlad Fedorov, directeur technique. Ce dernier y explique que GitHub a engagé un plan de multiplication par dix des capacités de sa plateforme, précisément pour en améliorer la fiabilité, mais l’effort se serait finalement révélé insuffisant : en février, il aurait ainsi mesuré que ces capacités auraient dû progresser d’un facteur 30, principalement à cause de l’essor des agents IA : « Le principal facteur est l’évolution rapide des méthodes de développement logiciel. Depuis la seconde moitié de décembre 2025, les flux de travail de développement automatisés se sont considérablement accélérés. »
Fedorov promet à cette occasion que les équipes sont entièrement mobilisées sur le sujet :
« Nos priorités sont claires : la disponibilité d’abord, puis la capacité, et enfin les nouvelles fonctionnalités. Nous réduisons les tâches inutiles, améliorons la mise en cache, isolons les services critiques, éliminons les points de défaillance uniques et déportons les processus critiques vers des systèmes conçus pour ces charges de travail. »
Cette remarque peut être perçue comme paradoxale du point de vue des développeurs qui observent l’insistance avec laquelle Microsoft cherche à fourrer de l’IA générative partout dans GitHub. Le développeur de Zig rappelle les propos tenus en août 2025 par Thomas Dohmke, le directeur général de la plateforme : « Soit vous adoptez l’IA, soit vous quittez votre carrière. »
Reste à voir comment cette IA s’intègre dans GitHub. Mais pour Andrew Kelley, le compte n’y est pas : GitHub Actions a commencé à choisir les tâches à exécuter de manière « apparemment aléatoire ».
Ce trop plein d’IA et la grogne qui en découle ont manifestement atteint les oreilles des dirigeants de Microsoft. L’éditeur va prioriser la stabilité et la fiabilité de Windows 11, en réduisant la voilure sur les fonctions d’IA qui n’apportent aucun bénéfice. Et même chez Xbox, la nouvelle direction incarnée par Asha Sharma ne veut pas inonder sa plateforme de « bouillie IA ». Alors à quand la prise de conscience chez GitHub ?
Canal+ vient d’obtenir du tribunal judiciaire de Paris une salve de décisions ordonnant la mise en œuvre de mesures de blocage portant sur une vingtaine de sites de streaming donnant accès aux retransmissions de la saison en cours de Formule 1 et de MotoGP. Comme dans le foot, Canal+ ratisse large pour défendre ses droits, avec des procédures qui visent opérateurs, moteurs de recherche, fournisseurs de DNS alternatifs et VPN.
Cette nouvelle salve de décisions n’endiguera pas définitivement le phénomène, mais elle devrait conforter Canal+ dans sa volonté de porter le fer aussi souvent que possible pour faire valoir ses droits. Le groupe audiovisuel a en effet obtenu le 17 avril dernier une salve de décisions de justice ordonnant le blocage d’une vingtaine de sites et miroirs de sites diffusant, en streaming (direct ou différé), des compétitions dont il a acquis les droits.
Deux procédures parallèles visaient à défendre la retransmission de la saison 2026 de Formule 1 (du 6 mars au 6 décembre 2026) et son équivalent dans le monde de la moto, le MotoGP, organisé entre le 27 février et le 22 novembre 2026.
Concernant la Formule 1, le tribunal judiciaire de Paris prononce ainsi le blocage sous trois jours des sites suivants :
Historiquement très impliqué dans la lutte contre le piratage, Canal+ entreprend depuis plusieurs années d’endiguer, à défaut de pouvoir l’interrompre, le streaming illégal. Pour ce faire, le groupe a procédé par étape, en superposant des demandes de blocage visant à prévenir, l’une après l’autre, les mesures de contournement technique.
Soutenu par la loi Arcom d’octobre 2021 puis par l’article L333-10 du Code du Sport, le groupe a d’abord sonné la charge à partir de 2022 en saisissant la justice pour obtenir le blocage de sites pirates par les fournisseurs d’accès à Internet, puis le déréférencement par les moteurs de recherche l’année suivante. Il a ensuite progressivement étendu la portée de ses demandes aux fournisseurs de DNS alternatifs (Google, Cloudflare, etc.) en 2024, puis aux solutions de type VPN ou proxy en 2025, en vertu du DSA.
Rappelons que depuis 2022, ce blocage est fait sous forme d’injonctions « dynamiques » : le juge délivre d’abord une ordonnance enjoignant le blocage d’une liste de sites donnée, pour la durée de la compétition sportive concernée. Le titulaire de droits peut ensuite demander à l’Arcom d’actualiser ou d’étendre cette liste pour prendre en compte les miroirs ou nouveaux sites qu’il aurait découverts, sans qu’il soit nécessaire de retourner devant la justice.

C’est le caractère dynamique de ce dispositif qui explique l’explosion du nombre de noms de domaine bloqués par l’Arcom : l’Autorité issue du rapprochement entre le CSA et la Hadopi en référençait ainsi plus de 15 000 depuis 2022 dans son bilan de sa lutte contre le piratage des contenus culturels et sportifs publié fin mars.
Du côté de Canal+, représenté par ici par deux de ses entités, la méthode est désormais largement rodée, comme en témoigne l’une des 18 décisions datées du 17 avril qui incarnent cette double offensive centrée sur la F1 et le MotoGP (voir un exemple). Toutes suivent le même déroulé.
Entre octobre et novembre, Canal+ fait réaliser via l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) des procès verbaux constatant que les sites litigieux diffusent un flux identique à celui des chaînes du groupe au moment des compétitions concernées. Sur la base de ces PV, Canal+ obtient en décembre 2025 l’autorisation d’assigner l’ensemble des prestataires concernés par l’éventail de ses demandes de blocage (opérateurs et FAI, moteurs de recherche, VPN et assimilés) selon une procédure accélérée au fond. L’audience et les décisions s’enchaînent dans un délai d’environ quatre mois.
À quelques menus détails près, la teneur des échanges et de la décision finale reprennent ce que l’on a pu lire dans les textes liés au précédent épisode déclenché par Canal+, lié cette fois à la Ligue des champions 2025/2026, et jugé le 19 décembre dernier.
Pour la F1 comme pour le MotoGP, le tribunal reconnait que Canal+ a bien qualité à agir, et ordonne aux intermédiaire concernés la mise en place, sous trois jours, de toutes mesures de blocage ou de déréférencement propres à empêcher « l’accès aux sites et services IPTV identifiés ci-dessus ainsi qu’aux sites et services IPTV non encore identifiés à la date de la présente décision », et ce « jusqu’à la date de la dernière course de la compétition ».
Au gré des saisons sportives, le nombre d’ordonnances et de décisions augmente, à mesure que Canal+ essaie de combler les trous dans la raquette technique du blocage. Sur cette dernière salve, le groupe audiovisuel obtient des mesures de blocage de la part des principaux opérateurs (en métropole comme dans les DROM-COM) et de Google et Microsoft pour la recherche. Il fait également mouche côté VPN avec un trio de décisions adressées à Proton, NordVPN, Surfshark, Cyberghost et ExpressVPN.
Enfin, Canal+ remet le couvert côté résolveurs DNS alternatifs en visant notamment Cloudflare et Quad9. Le groupe se félicitait d’ailleurs fin mars que les décisions de première instance déjà obtenues à ce niveau aient été confirmées par la cour d’appel de Paris le 27 mars dernier.
Du point de vue des ayant-droits, la prochaine étape majeure est désormais dans les mains du gouvernement. La proposition de loi « relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel » adoptée par le Sénat en juin 2025 et transmise à l’Assemblée nationale comporte en effet un chapitre spécifiquement consacré au renforcement de la lutte contre le piratage des contenus sportifs.
Dans sa version actuelle, le texte prévoit notamment que les titulaires de droit puissent communiquer à l’Arcom, selon des modalités définies par cette dernière, « les données d’identification permettant d’assurer la mise en œuvre sans délai » de mesures de blocage. Dit autrement, un groupe comme Canal+ pourrait relever en direct l’adresse IP des sites qui diffusent les compétitions dont il a acheté les droits, et obtenir un blocage immédiat de la part des intermédiaires techniques concernés.
« La reprise de l’examen parlementaire de ces dispositions, à l’Assemblée nationale, pourrait également être l’occasion de compléter le texte pour doter l’Arcom d’un pouvoir coercitif de sanction (et pas seulement d’injonction) pour faire appliquer les demandes de blocages DNS que nous notifions, compte tenu des difficultés d’exécution que nous rencontrons avec certains VPN et certains DNS alternatifs », déclarait à ce sujet Martin Ajdari, président de l’Arcom, le 23 mars dernier, en conclusion du forum de l’Association pour la protection des programmes sportifs (APPS).
L’examen à l’Assemblée nationale devrait, sauf bouleversement du calendrier, débuter le 18 mai prochain, a affirmé mi-avril la ministre des Sports Marina Ferrari. À temps, peut-être, pour la saison 2026 - 2027.
Canal+ vient d’obtenir du tribunal judiciaire de Paris une salve de décisions ordonnant la mise en œuvre de mesures de blocage portant sur une vingtaine de sites de streaming donnant accès aux retransmissions de la saison en cours de Formule 1 et de MotoGP. Comme dans le foot, Canal+ ratisse large pour défendre ses droits, avec des procédures qui visent opérateurs, moteurs de recherche, fournisseurs de DNS alternatifs et VPN.
Cette nouvelle salve de décisions n’endiguera pas définitivement le phénomène, mais elle devrait conforter Canal+ dans sa volonté de porter le fer aussi souvent que possible pour faire valoir ses droits. Le groupe audiovisuel a en effet obtenu le 17 avril dernier une salve de décisions de justice ordonnant le blocage d’une vingtaine de sites et miroirs de sites diffusant, en streaming (direct ou différé), des compétitions dont il a acquis les droits.
Deux procédures parallèles visaient à défendre la retransmission de la saison 2026 de Formule 1 (du 6 mars au 6 décembre 2026) et son équivalent dans le monde de la moto, le MotoGP, organisé entre le 27 février et le 22 novembre 2026.
Concernant la Formule 1, le tribunal judiciaire de Paris prononce ainsi le blocage sous trois jours des sites suivants :
Historiquement très impliqué dans la lutte contre le piratage, Canal+ entreprend depuis plusieurs années d’endiguer, à défaut de pouvoir l’interrompre, le streaming illégal. Pour ce faire, le groupe a procédé par étape, en superposant des demandes de blocage visant à prévenir, l’une après l’autre, les mesures de contournement technique.
Soutenu par la loi Arcom d’octobre 2021 puis par l’article L333-10 du Code du Sport, le groupe a d’abord sonné la charge à partir de 2022 en saisissant la justice pour obtenir le blocage de sites pirates par les fournisseurs d’accès à Internet, puis le déréférencement par les moteurs de recherche l’année suivante. Il a ensuite progressivement étendu la portée de ses demandes aux fournisseurs de DNS alternatifs (Google, Cloudflare, etc.) en 2024, puis aux solutions de type VPN ou proxy en 2025, en vertu du DSA.
Rappelons que depuis 2022, ce blocage est fait sous forme d’injonctions « dynamiques » : le juge délivre d’abord une ordonnance enjoignant le blocage d’une liste de sites donnée, pour la durée de la compétition sportive concernée. Le titulaire de droits peut ensuite demander à l’Arcom d’actualiser ou d’étendre cette liste pour prendre en compte les miroirs ou nouveaux sites qu’il aurait découverts, sans qu’il soit nécessaire de retourner devant la justice.

C’est le caractère dynamique de ce dispositif qui explique l’explosion du nombre de noms de domaine bloqués par l’Arcom : l’Autorité issue du rapprochement entre le CSA et la Hadopi en référençait ainsi plus de 15 000 depuis 2022 dans son bilan de sa lutte contre le piratage des contenus culturels et sportifs publié fin mars.
Du côté de Canal+, représenté par ici par deux de ses entités, la méthode est désormais largement rodée, comme en témoigne l’une des 18 décisions datées du 17 avril qui incarnent cette double offensive centrée sur la F1 et le MotoGP (voir un exemple). Toutes suivent le même déroulé.
Entre octobre et novembre, Canal+ fait réaliser via l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) des procès verbaux constatant que les sites litigieux diffusent un flux identique à celui des chaînes du groupe au moment des compétitions concernées. Sur la base de ces PV, Canal+ obtient en décembre 2025 l’autorisation d’assigner l’ensemble des prestataires concernés par l’éventail de ses demandes de blocage (opérateurs et FAI, moteurs de recherche, VPN et assimilés) selon une procédure accélérée au fond. L’audience et les décisions s’enchaînent dans un délai d’environ quatre mois.
À quelques menus détails près, la teneur des échanges et de la décision finale reprennent ce que l’on a pu lire dans les textes liés au précédent épisode déclenché par Canal+, lié cette fois à la Ligue des champions 2025/2026, et jugé le 19 décembre dernier.
Pour la F1 comme pour le MotoGP, le tribunal reconnait que Canal+ a bien qualité à agir, et ordonne aux intermédiaire concernés la mise en place, sous trois jours, de toutes mesures de blocage ou de déréférencement propres à empêcher « l’accès aux sites et services IPTV identifiés ci-dessus ainsi qu’aux sites et services IPTV non encore identifiés à la date de la présente décision », et ce « jusqu’à la date de la dernière course de la compétition ».
Au gré des saisons sportives, le nombre d’ordonnances et de décisions augmente, à mesure que Canal+ essaie de combler les trous dans la raquette technique du blocage. Sur cette dernière salve, le groupe audiovisuel obtient des mesures de blocage de la part des principaux opérateurs (en métropole comme dans les DROM-COM) et de Google et Microsoft pour la recherche. Il fait également mouche côté VPN avec un trio de décisions adressées à Proton, NordVPN, Surfshark, Cyberghost et ExpressVPN.
Enfin, Canal+ remet le couvert côté résolveurs DNS alternatifs en visant notamment Cloudflare et Quad9. Le groupe se félicitait d’ailleurs fin mars que les décisions de première instance déjà obtenues à ce niveau aient été confirmées par la cour d’appel de Paris le 27 mars dernier.
Du point de vue des ayant-droits, la prochaine étape majeure est désormais dans les mains du gouvernement. La proposition de loi « relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel » adoptée par le Sénat en juin 2025 et transmise à l’Assemblée nationale comporte en effet un chapitre spécifiquement consacré au renforcement de la lutte contre le piratage des contenus sportifs.
Dans sa version actuelle, le texte prévoit notamment que les titulaires de droit puissent communiquer à l’Arcom, selon des modalités définies par cette dernière, « les données d’identification permettant d’assurer la mise en œuvre sans délai » de mesures de blocage. Dit autrement, un groupe comme Canal+ pourrait relever en direct l’adresse IP des sites qui diffusent les compétitions dont il a acheté les droits, et obtenir un blocage immédiat de la part des intermédiaires techniques concernés.
« La reprise de l’examen parlementaire de ces dispositions, à l’Assemblée nationale, pourrait également être l’occasion de compléter le texte pour doter l’Arcom d’un pouvoir coercitif de sanction (et pas seulement d’injonction) pour faire appliquer les demandes de blocages DNS que nous notifions, compte tenu des difficultés d’exécution que nous rencontrons avec certains VPN et certains DNS alternatifs », déclarait à ce sujet Martin Ajdari, président de l’Arcom, le 23 mars dernier, en conclusion du forum de l’Association pour la protection des programmes sportifs (APPS).
L’examen à l’Assemblée nationale devrait, sauf bouleversement du calendrier, débuter le 18 mai prochain, a affirmé mi-avril la ministre des Sports Marina Ferrari. À temps, peut-être, pour la saison 2026 - 2027.