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Reçu — 5 mai 2026 Actualités numériques

Bercy « décode » la désinformation et promet… des « sources ouvertes et accessibles »

5 mai 2026 à 14:50
On les prend au pied de la lettre !
Bercy « décode » la désinformation et promet… des « sources ouvertes et accessibles »

Les fakes news envahissent – polluent serait plus juste – de plus en plus l’espace médiatique. Cela va au-delà de la mésinformation ou désinformation, avec des ingérences étrangères. Les risques sont nombreux, notamment en période d’élections (les présidentielles approchent). Bercy lance son « décodeur » maison et promet de la transparence.

Le dispositif a été annoncé hier par le gouvernement : « Face à la recrudescence des fausses informations qui peuvent influencer l’opinion, les ministères économiques et financiers se dotent d’un dispositif de lutte contre la désinformation sous le nom de Bercy décode ».

Le ministère explique que « cette stratégie de lutte contre la désinformation s’intègre dans les dispositifs existants et est en lien notamment avec VIGINUM, le service de vigilance et protection contre les ingérences numériques étrangères ». La menace est croissante et les élections présidentielles de 2027 seront sans aucun doute un terrain

Bercy décode promet des « sources ouvertes et accessibles »

Bercy décode se présente comme un redresseur de torts dispositif permettant de se fixer « comme objectif de garantir que les chiffres, règles et dispositifs publics puissent être consultés, compris et vérifiés à partir de sources ouvertes et accessibles ». Une promesse qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd !

Sur Next, nous avons un long historique de demandes CADA en tous genres afin d’obtenir des informations justement pour travailler sur des données fiables, officielles. On en vient à rêver d’un monde dans lequel l’accès à toutes les données des impôts sont facilement accessibles et intelligibles, de même pour celles des marchés publics, des algorithmes de la CAF, des dépenses dans l’éducation et la recherche…

Clarification des faits et décryptage de l’actualité

Bercy décode, c’est aussi un « identité visuelle » pour des « contenus de clarification […] permettant au public d’identifier immédiatement les décryptages officiels produits par le ministère sur différentes thématiques telles que fiscalité, finances publiques, énergie, numérique, etc. ».

Actuellement, une dizaine de décryptages sont disponibles. Le plus ancien concerne la revente de cartes Pokémon qui serait « désormais dans le viseur du fisc ». Spoiler : oui, mais ce n’est pas nouveau et cela ne concerne pas que Pokémon.

Deux décryptages concernent les éoliennes en mer (sur le bruit et le bilan carbone), deux autres les voitures électriques (la pollution et les longs trajets), un autre les impôts : « Est-ce que seule la moitié des ménages paie des impôts ? ». Réponse : « Faux. Si moins d’un foyer fiscal sur deux est redevable de l’impôt sur le revenu, tous les Français contribuent néanmoins aux finances publiques. En effet, tous les Français s’acquittent des taxes sur la consommation, dont la principale est la TVA ».

Bercy en profite pour assurer une promo interne d’autres institutions qui ont également des outils contre la désinformation : le site du ministère de la Transition écologique, celui du ministère de la Santé (lire notre article sur son lancement), des Affaires étrangères, des Armées, de la Commission européenne et VIGINUM évidemment.

Le ministère se lance sur… TikTok. Et les autres réseaux sociaux ?

Le ministère de l’Économie en profite pour mettre en avant son récent compte TikTok, qui compte pour le moment une quinzaine de contenus. Il est déjà présent sur X depuis fin 2009. Si le ministre Roland Lescure est présent sur Bluesky, ce n’est pas le cas de son ministère. Encore trop souvent la classe politique et les institutions sont présents sur X, mais pas sur d’autres alternatives.

Le site Bercy décode propose enfin un dico de la désinfo – notamment sur la différence entre mésinformation et désinformation – et rappelle quelques bons réflexes à avoir pour éviter la désinformation :

  • Méfiez-vous des informations sensationalistes
  • Vérifiez la source
  • Recroisez l’information et vérifiez les faits
  • Faites attention aux photos et vidéos
  • Un doute ? Ne partagez pas l’information

Il manque un conseil : lire (ou relire) la longue enquête de Jean Marc sur les sites d’info générés par IA (il en a identifié plus de 13 000, rien qu’en français !), et installer l’extension Next pour être alerté lorsqu’on les consulte, ainsi que d’autres sites problématiques, notamment ceux identifiés par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et les noms de domaines potentiellement suspects de RedFlagDomains.

Bercy « décode » la désinformation et promet… des « sources ouvertes et accessibles »

5 mai 2026 à 14:50
On les prend au pied de la lettre !
Bercy « décode » la désinformation et promet… des « sources ouvertes et accessibles »

Les fakes news envahissent – polluent serait plus juste – de plus en plus l’espace médiatique. Cela va au-delà de la mésinformation ou désinformation, avec des ingérences étrangères. Les risques sont nombreux, notamment en période d’élections (les présidentielles approchent). Bercy lance son « décodeur » maison et promet de la transparence.

Le dispositif a été annoncé hier par le gouvernement : « Face à la recrudescence des fausses informations qui peuvent influencer l’opinion, les ministères économiques et financiers se dotent d’un dispositif de lutte contre la désinformation sous le nom de Bercy décode ».

Le ministère explique que « cette stratégie de lutte contre la désinformation s’intègre dans les dispositifs existants et est en lien notamment avec VIGINUM, le service de vigilance et protection contre les ingérences numériques étrangères ». La menace est croissante et les élections présidentielles de 2027 seront sans aucun doute un terrain

Bercy décode promet des « sources ouvertes et accessibles »

Bercy décode se présente comme un redresseur de torts dispositif permettant de se fixer « comme objectif de garantir que les chiffres, règles et dispositifs publics puissent être consultés, compris et vérifiés à partir de sources ouvertes et accessibles ». Une promesse qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd !

Sur Next, nous avons un long historique de demandes CADA en tous genres afin d’obtenir des informations justement pour travailler sur des données fiables, officielles. On en vient à rêver d’un monde dans lequel l’accès à toutes les données des impôts sont facilement accessibles et intelligibles, de même pour celles des marchés publics, des algorithmes de la CAF, des dépenses dans l’éducation et la recherche…

Clarification des faits et décryptage de l’actualité

Bercy décode, c’est aussi un « identité visuelle » pour des « contenus de clarification […] permettant au public d’identifier immédiatement les décryptages officiels produits par le ministère sur différentes thématiques telles que fiscalité, finances publiques, énergie, numérique, etc. ».

Actuellement, une dizaine de décryptages sont disponibles. Le plus ancien concerne la revente de cartes Pokémon qui serait « désormais dans le viseur du fisc ». Spoiler : oui, mais ce n’est pas nouveau et cela ne concerne pas que Pokémon.

Deux décryptages concernent les éoliennes en mer (sur le bruit et le bilan carbone), deux autres les voitures électriques (la pollution et les longs trajets), un autre les impôts : « Est-ce que seule la moitié des ménages paie des impôts ? ». Réponse : « Faux. Si moins d’un foyer fiscal sur deux est redevable de l’impôt sur le revenu, tous les Français contribuent néanmoins aux finances publiques. En effet, tous les Français s’acquittent des taxes sur la consommation, dont la principale est la TVA ».

Bercy en profite pour assurer une promo interne d’autres institutions qui ont également des outils contre la désinformation : le site du ministère de la Transition écologique, celui du ministère de la Santé (lire notre article sur son lancement), des Affaires étrangères, des Armées, de la Commission européenne et VIGINUM évidemment.

Le ministère se lance sur… TikTok. Et les autres réseaux sociaux ?

Le ministère de l’Économie en profite pour mettre en avant son récent compte TikTok, qui compte pour le moment une quinzaine de contenus. Il est déjà présent sur X depuis fin 2009. Si le ministre Roland Lescure est présent sur Bluesky, ce n’est pas le cas de son ministère. Encore trop souvent la classe politique et les institutions sont présents sur X, mais pas sur d’autres alternatives.

Le site Bercy décode propose enfin un dico de la désinfo – notamment sur la différence entre mésinformation et désinformation – et rappelle quelques bons réflexes à avoir pour éviter la désinformation :

  • Méfiez-vous des informations sensationalistes
  • Vérifiez la source
  • Recroisez l’information et vérifiez les faits
  • Faites attention aux photos et vidéos
  • Un doute ? Ne partagez pas l’information

Il manque un conseil : lire (ou relire) la longue enquête de Jean Marc sur les sites d’info générés par IA (il en a identifié plus de 13 000, rien qu’en français !), et installer l’extension Next pour être alerté lorsqu’on les consulte, ainsi que d’autres sites problématiques, notamment ceux identifiés par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et les noms de domaines potentiellement suspects de RedFlagDomains.

☕️ Homebridge 2.0 se fait Matter (en plus de HomeKit)

5 mai 2026 à 12:15


Homebridge est une solution logicielle open source permettant d’ajouter le support de HomeKit (la plateforme d’objets connectés d’Apple) à des produits qui ne le sont pas nativement. Par exemple, des caméras Ring d’Amazon sont ainsi accessibles et utilisables depuis l’application Maison (Home en anglais) d’Apple grâce à Homebridge.

Après trois ans de bêta, Homebridge commence à prendre en charge le standard Matter et passe pour l’occasion en version 2.0. L’app fait donc office de pont Matter, en plus de HomeKit. Les plugins Homebridge peuvent ainsi utiliser des produits Matter (et s’ouvrent notamment à l’écosystème Google). L’application Maison d’Apple est de son côté déjà compatible HomeKit et Matter.

Avant la migration, les développeurs mettent en garde : « Avant de faire une mise à jour, assurez-vous que le(s) plugin(s) que vous utilisez sont compatibles avec cette nouvelle version de Homebridge […] Node.js 18 et 20 ne sont plus pris en charge. Homebridge v2 nécessite Node.js 22 ou 24 ».

Une sonnette connectée Ring d'Amazon

Comme le rapporte The Verge, le développeur voit deux principaux cas d’usage. Pour commencer, « combler le fossé dans la prise en charge des appareils HomeKit : Apple a commencé à utiliser Matter pour les nouveaux types d’appareils plutôt que de les ajouter directement à HomeKit. Les aspirateurs en sont un exemple récent : Apple a ajouté la prise en charge des aspirateurs à l’application Home, mais via Matter, et non via HomeKit. Notre objectif est de combler cette lacune afin que les plugins Homebridge puissent offrir toutes les fonctionnalités pour ces types d’appareils. Nous pensons que cet objectif est tout à fait réalisable et qu’il s’agit de la priorité immédiate ».

Deuxième cas d’usage : « Utiliser d’autres contrôleurs Matter avec les plugins Homebridge : cela permettrait d’accéder à vos plugins Homebridge depuis d’autres contrôleurs Matter, comme l’application Aqara par exemple. Il s’agit là d’un projet à plus long terme – il nécessitera des mises à jour individuelles des plugins pour être pris en charge. Il faut donc s’attendre à un déploiement progressif au fil du temps ».

L’année dernière, Apple et Google avaient fait plusieurs annonces autour de Matter afin de faciliter son adoption en vue d’en faire un standard avec l’adoption la plus large possible. Matter débarquait ainsi dans Google Home.

☕️ Homebridge 2.0 se fait Matter (en plus de HomeKit)

5 mai 2026 à 12:15


Homebridge est une solution logicielle open source permettant d’ajouter le support de HomeKit (la plateforme d’objets connectés d’Apple) à des produits qui ne le sont pas nativement. Par exemple, des caméras Ring d’Amazon sont ainsi accessibles et utilisables depuis l’application Maison (Home en anglais) d’Apple grâce à Homebridge.

Après trois ans de bêta, Homebridge commence à prendre en charge le standard Matter et passe pour l’occasion en version 2.0. L’app fait donc office de pont Matter, en plus de HomeKit. Les plugins Homebridge peuvent ainsi utiliser des produits Matter (et s’ouvrent notamment à l’écosystème Google). L’application Maison d’Apple est de son côté déjà compatible HomeKit et Matter.

Avant la migration, les développeurs mettent en garde : « Avant de faire une mise à jour, assurez-vous que le(s) plugin(s) que vous utilisez sont compatibles avec cette nouvelle version de Homebridge […] Node.js 18 et 20 ne sont plus pris en charge. Homebridge v2 nécessite Node.js 22 ou 24 ».

Une sonnette connectée Ring d'Amazon

Comme le rapporte The Verge, le développeur voit deux principaux cas d’usage. Pour commencer, « combler le fossé dans la prise en charge des appareils HomeKit : Apple a commencé à utiliser Matter pour les nouveaux types d’appareils plutôt que de les ajouter directement à HomeKit. Les aspirateurs en sont un exemple récent : Apple a ajouté la prise en charge des aspirateurs à l’application Home, mais via Matter, et non via HomeKit. Notre objectif est de combler cette lacune afin que les plugins Homebridge puissent offrir toutes les fonctionnalités pour ces types d’appareils. Nous pensons que cet objectif est tout à fait réalisable et qu’il s’agit de la priorité immédiate ».

Deuxième cas d’usage : « Utiliser d’autres contrôleurs Matter avec les plugins Homebridge : cela permettrait d’accéder à vos plugins Homebridge depuis d’autres contrôleurs Matter, comme l’application Aqara par exemple. Il s’agit là d’un projet à plus long terme – il nécessitera des mises à jour individuelles des plugins pour être pris en charge. Il faut donc s’attendre à un déploiement progressif au fil du temps ».

L’année dernière, Apple et Google avaient fait plusieurs annonces autour de Matter afin de faciliter son adoption en vue d’en faire un standard avec l’adoption la plus large possible. Matter débarquait ainsi dans Google Home.

☕️ Dav2d : VideoLAN publie son décodeur AV2 open source

5 mai 2026 à 10:16


Presque huit ans après Dav1d, VideoLAN remet le couvert avec Dav2d. Comme son nom l’indique, c’est une implémentation logicielle pour décompresser des vidéos AV2, le codec en cours de développement par l’Alliance for Open Media. Il prend donc la suite de Dav1d – qui est l’acronyme récursif de Dav1d is an AV1 decoder – pensé pour le codec AV1.

Dans la foire aux questions, il est précisé que Dav2d est toujours récursif, « mais c’est moins drôle que dav1d », reconnait l’équipe. Quoi qu’il en soit, Dav2d est proposé sous une licence très permissive : BSD 2-Clause ou « Simplified BSD License ».

Illustration : Flock

Sur le GitLab dédié de VideoLAN, il est indiqué que « dav2d est un décodeur AV2 multiplateforme, open source, axé sur la vitesse et la précision. Il est basé sur notre décodeur dav1d, très populaire. Il s’agit d’un projet encore préliminaire, qui ne devrait pas être utilisé en production, notamment parce que la spécification AV2 n’est pas définitive ». Ce projet de VideoLAN est réalisé dans « le cadre de son adhésion à l’Alliance for Open Media/AOM », en charge d’AV1 et AV2.

Les travaux ont débuté il y a quelques mois déjà, mais c’est encore une version très préliminaire en 0.0.1 (alias Merbanan). L’équipe cherche de l’aide, notamment des développeurs C et assembleur, ainsi que des testeurs… La FAQ se termine par un trait d’humour sur ce sujet : « Vous soucierez-vous de <mon architecture > ? De < mon OS > ? ». Réponse : « Oui, mais nous n’avons ni le temps ni les connaissances nécessaires. C’est pourquoi les correctifs et les contributions sont les bienvenus ».

AV1, pour rappel, a été lancé en 2018 et son adoption a pris du temps, notamment pour le navigateur Edge de Microsoft (version 121 en 2024) et les terminaux Apple (Mac avec puce M3, iPhone 15Pro et 16), comme le rappelle Lafibre.info dans son grand tableau récapitulatif des codecs populaires.

L’avantage d’AV1 est sa gratuité (pas de redevance, comme AV2), il peut être encapsulé dans des conteneurs tels que MP4, MKV ou même WebM. Il a donné naissance à AVIF pour AV1 Image File Format (un mélange entre les algorithmes de compression AV1 et du High Efficiency Image File Format ou HEIF).

☕️ Dav2d : VideoLAN publie son décodeur AV2 open source

5 mai 2026 à 10:16


Presque huit ans après Dav1d, VideoLAN remet le couvert avec Dav2d. Comme son nom l’indique, c’est une implémentation logicielle pour décompresser des vidéos AV2, le codec en cours de développement par l’Alliance for Open Media. Il prend donc la suite de Dav1d – qui est l’acronyme récursif de Dav1d is an AV1 decoder – pensé pour le codec AV1.

Dans la foire aux questions, il est précisé que Dav2d est toujours récursif, « mais c’est moins drôle que dav1d », reconnait l’équipe. Quoi qu’il en soit, Dav2d est proposé sous une licence très permissive : BSD 2-Clause ou « Simplified BSD License ».

Illustration : Flock

Sur le GitLab dédié de VideoLAN, il est indiqué que « dav2d est un décodeur AV2 multiplateforme, open source, axé sur la vitesse et la précision. Il est basé sur notre décodeur dav1d, très populaire. Il s’agit d’un projet encore préliminaire, qui ne devrait pas être utilisé en production, notamment parce que la spécification AV2 n’est pas définitive ». Ce projet de VideoLAN est réalisé dans « le cadre de son adhésion à l’Alliance for Open Media/AOM », en charge d’AV1 et AV2.

Les travaux ont débuté il y a quelques mois déjà, mais c’est encore une version très préliminaire en 0.0.1 (alias Merbanan). L’équipe cherche de l’aide, notamment des développeurs C et assembleur, ainsi que des testeurs… La FAQ se termine par un trait d’humour sur ce sujet : « Vous soucierez-vous de <mon architecture > ? De < mon OS > ? ». Réponse : « Oui, mais nous n’avons ni le temps ni les connaissances nécessaires. C’est pourquoi les correctifs et les contributions sont les bienvenus ».

AV1, pour rappel, a été lancé en 2018 et son adoption a pris du temps, notamment pour le navigateur Edge de Microsoft (version 121 en 2024) et les terminaux Apple (Mac avec puce M3, iPhone 15Pro et 16), comme le rappelle Lafibre.info dans son grand tableau récapitulatif des codecs populaires.

L’avantage d’AV1 est sa gratuité (pas de redevance, comme AV2), il peut être encapsulé dans des conteneurs tels que MP4, MKV ou même WebM. Il a donné naissance à AVIF pour AV1 Image File Format (un mélange entre les algorithmes de compression AV1 et du High Efficiency Image File Format ou HEIF).

En France, deux tiers des jeunes considèrent l’IA comme « un conseiller de vie »

5 mai 2026 à 09:08
IA là !
En France, deux tiers des jeunes considèrent l’IA comme « un conseiller de vie »

Ce n’est pas une surprise : les jeunes Français et Européens utilisent massivement des outils d’IA. Mais dans quelles proportions, à quelle fréquence et pour quels types d’usages ? La CNIL répond à ces questions.

La CNIL vient de publier les résultats d’une enquête réalisée par Ipsos BVA, en partenariat avec le Groupe VYV (acteur mutualiste de santé et de protection sociale en France) dans quatre pays européens. Elle concerne un sujet ô combien d’actualité : « IA conversationnelle et santé mentale des jeunes ». Pour le sondage, 3 800 jeunes âgés de 11 à 25 ans ont été interrogés en janvier 2026 dans quatre pays européens.

Quasiment 9 jeunes sur 10 utilisent l’IA, dès 11 ans

Premier constat : « 86 % des jeunes Français utilisent des outils d’IA »… et la France est en dernière position sur les quatre pays interrogés. L’Allemagne est en tête avec 92 %, suivie par l’Irlande à 89 % et la Suède à 87 %. À cela s’ajoute un usage dans la durée : « 3 jeunes sur 5 utilisent l’IA conversationnelle depuis plus d’un an ».

L’usage est intensif : un quart des jeunes utilise l’IA chaque jour (58 % une fois par semaine), dans le cadre scolaire ou professionnel. Ils sont également un tiers à la questionner au moins une fois par semaine sur leur vie personnelle et à lui demander des conseils, dont 16 % au moins une fois par jour.

Sur la santé mentale, la réalité semble bien différente du ressenti des utilisateurs. 84 % des jeunes Français – 79 % des filles vs 89 % des garçons – disent se sentir bien dans leur vie quotidienne, mais ils seraient dans le même temps (toujours selon le sondage) 65 % à présenter des troubles anxieux. Le chiffre varie entre 67 et 69 % dans les trois autres pays de l’étude.

L’IA est adoptée très tôt, dès 11 ans selon le sondage. Et, encore, c’est un âge plancher puisque les jeunes interrogés ont, pour rappel, entre 11 et 25 ans (impossible donc de dire ce qu’il en est pour les 10 ans et moins). On passe les 90 % dès la tranche d’âge 15 et 16 ans.

Un tiers des jeunes parle de sujets intimes et personnels

Les usages sont évidemment variés, avec une forte proportion comme outils scolaire ou professionnel, mais aussi pour les loisirs pour 41 % des interrogés (musiques, images, astuces jeux vidéo, idées d’activités…). Les jeunes sont aussi entre 26 et 35 % à parler de sujets intimes et personnels pour recevoir des conseils lorsqu’ils sont stressés, rencontrent des problèmes avec leurs proches, se sentent tristes, en colère ou pas bien dans leur tête, pour gérer des conflits…

Dans sa synthèse, la CNIL note que « les jeunes les plus anxieux déclarent parler plus facilement de leurs problèmes avec une IA qu’avec leurs proches ou qu’avec des professionnels ». La tendance est la même dans les quatre pays.

Le fait qu’elle soit toujours disponible arrive en tête, mais aussi car c’est plus facile que de parler à une vraie personne pour 40 % des jeunes français.

Autre analyse intéressante : un jeune sur trois « ayant utilisé une IA pour des sujets personnels [déclare] s’être déjà [senti] mal à l’aise à cause d’un conseil reçu ». Là encore, cela ne devrait pas surprendre grand monde, mais cela n’empêche évidemment pas de le dire, au contraire !

Deux tiers des jeunes utilisent l’IA comme… un conseiller de vie

Plus de six jeunes Français sur dix considèrent l’IA comme un conseiller de vie et/ou un confident. Un sur deux comme un ami ou un psy, et même un jeune sur cinq comme un amoureux.

Pour 50 % des jeunes, l’IA permet aussi de se sentir mieux et d’avoir davantage confiance en soi. Un jeune sur trois considère même que l’IA peut comprendre les émotions humaines et qu’elle conseille mieux que les humains.

La jeunesse semble heureusement lucide sur la question de la confiance : « 80 % des jeunes n’ont pas totalement confiance en l’IA, malgré son adoption importante ». En être conscient ne veut pas forcément dire l’appliquer au quotidien, malheureusement. C’est un peu comme les mots de passe : tout le monde ou presque sait qu’il ne faut jamais réutiliser le même ; dans la pratique cela arrive souvent.

Les jeunes estiment à 69 % que les IA peuvent donner des conseils fiables, 56 % qu’elles peuvent garder secrets les échanges et 51 % qu’elles peuvent protéger les informations qui leur sont confiées. Preuve que les messages sur le côté statistique des réponses et des données réutilisées pour les entraînements ne sont pas passés auprès de tout le monde.

Des avis partagés, quid d’une disparition de l’IA ?

Les jeunes Français souhaitent davantage d’informations sur ce que l’IA fait de leurs informations, ce qu’il faut éviter de confier à une IA, connaitre les bonnes pratiques et les risques. Seuls 32 % des Français
se considèrent bien informés sur ce que deviennent leurs informations confiées à l’IA, contre 37 à 46 % dans les trois autres pays européens. Il serait intéressant de faire le même sondage auprés des autres générations… pas sur qu’elles s’en sortent mieux.

« La moitié des jeunes Français considère que l’IA peut aider à se sentir mieux, à gagner en confiance. L’autre moitié est en désaccord avec ces affirmations ». Pour la majorité des utilisateurs, « la disparition de l’IA n’aurait que très peu d’effets ». C’est une moyenne : les jeunes les plus fragiles (anxieux, qui utilisent l’IA pour des raisons personnelles et/ou intimes) sont ceux qui voient le plus de conséquences néfastes.

La CNIL milite pour une meilleure éducation au numérique

Dans sa conclusion, la CNIL expose qu’une « part croissante de l’expression du stress, du mal-être ou des difficultés personnelles se joue désormais en amont des parcours classiques de prévention et de recours aux professionnels ». Pour la Commission, cela doit appeler une réponse collective, notamment avec une meilleure éducation au numérique.

Pour le Groupe VYV et la Commission, « l’enjeu n’est ni de freiner l’innovation ni de banaliser les usages, mais de contribuer à construire un cadre de confiance ». Pour les deux partenaires du jour, « il devient essentiel d’intégrer pleinement le numérique dans les politiques de prévention, en articulant innovation, protection des données et accompagnement des usages ».

En France, deux tiers des jeunes considèrent l’IA comme « un conseiller de vie »

5 mai 2026 à 09:08
IA là !
En France, deux tiers des jeunes considèrent l’IA comme « un conseiller de vie »

Ce n’est pas une surprise : les jeunes Français et Européens utilisent massivement des outils d’IA. Mais dans quelles proportions, à quelle fréquence et pour quels types d’usages ? La CNIL répond à ces questions.

La CNIL vient de publier les résultats d’une enquête réalisée par Ipsos BVA, en partenariat avec le Groupe VYV (acteur mutualiste de santé et de protection sociale en France) dans quatre pays européens. Elle concerne un sujet ô combien d’actualité : « IA conversationnelle et santé mentale des jeunes ». Pour le sondage, 3 800 jeunes âgés de 11 à 25 ans ont été interrogés en janvier 2026 dans quatre pays européens.

Quasiment 9 jeunes sur 10 utilisent l’IA, dès 11 ans

Premier constat : « 86 % des jeunes Français utilisent des outils d’IA »… et la France est en dernière position sur les quatre pays interrogés. L’Allemagne est en tête avec 92 %, suivie par l’Irlande à 89 % et la Suède à 87 %. À cela s’ajoute un usage dans la durée : « 3 jeunes sur 5 utilisent l’IA conversationnelle depuis plus d’un an ».

L’usage est intensif : un quart des jeunes utilise l’IA chaque jour (58 % une fois par semaine), dans le cadre scolaire ou professionnel. Ils sont également un tiers à la questionner au moins une fois par semaine sur leur vie personnelle et à lui demander des conseils, dont 16 % au moins une fois par jour.

Sur la santé mentale, la réalité semble bien différente du ressenti des utilisateurs. 84 % des jeunes Français – 79 % des filles vs 89 % des garçons – disent se sentir bien dans leur vie quotidienne, mais ils seraient dans le même temps (toujours selon le sondage) 65 % à présenter des troubles anxieux. Le chiffre varie entre 67 et 69 % dans les trois autres pays de l’étude.

L’IA est adoptée très tôt, dès 11 ans selon le sondage. Et, encore, c’est un âge plancher puisque les jeunes interrogés ont, pour rappel, entre 11 et 25 ans (impossible donc de dire ce qu’il en est pour les 10 ans et moins). On passe les 90 % dès la tranche d’âge 15 et 16 ans.

Un tiers des jeunes parle de sujets intimes et personnels

Les usages sont évidemment variés, avec une forte proportion comme outils scolaire ou professionnel, mais aussi pour les loisirs pour 41 % des interrogés (musiques, images, astuces jeux vidéo, idées d’activités…). Les jeunes sont aussi entre 26 et 35 % à parler de sujets intimes et personnels pour recevoir des conseils lorsqu’ils sont stressés, rencontrent des problèmes avec leurs proches, se sentent tristes, en colère ou pas bien dans leur tête, pour gérer des conflits…

Dans sa synthèse, la CNIL note que « les jeunes les plus anxieux déclarent parler plus facilement de leurs problèmes avec une IA qu’avec leurs proches ou qu’avec des professionnels ». La tendance est la même dans les quatre pays.

Le fait qu’elle soit toujours disponible arrive en tête, mais aussi car c’est plus facile que de parler à une vraie personne pour 40 % des jeunes français.

Autre analyse intéressante : un jeune sur trois « ayant utilisé une IA pour des sujets personnels [déclare] s’être déjà [senti] mal à l’aise à cause d’un conseil reçu ». Là encore, cela ne devrait pas surprendre grand monde, mais cela n’empêche évidemment pas de le dire, au contraire !

Deux tiers des jeunes utilisent l’IA comme… un conseiller de vie

Plus de six jeunes Français sur dix considèrent l’IA comme un conseiller de vie et/ou un confident. Un sur deux comme un ami ou un psy, et même un jeune sur cinq comme un amoureux.

Pour 50 % des jeunes, l’IA permet aussi de se sentir mieux et d’avoir davantage confiance en soi. Un jeune sur trois considère même que l’IA peut comprendre les émotions humaines et qu’elle conseille mieux que les humains.

La jeunesse semble heureusement lucide sur la question de la confiance : « 80 % des jeunes n’ont pas totalement confiance en l’IA, malgré son adoption importante ». En être conscient ne veut pas forcément dire l’appliquer au quotidien, malheureusement. C’est un peu comme les mots de passe : tout le monde ou presque sait qu’il ne faut jamais réutiliser le même ; dans la pratique cela arrive souvent.

Les jeunes estiment à 69 % que les IA peuvent donner des conseils fiables, 56 % qu’elles peuvent garder secrets les échanges et 51 % qu’elles peuvent protéger les informations qui leur sont confiées. Preuve que les messages sur le côté statistique des réponses et des données réutilisées pour les entraînements ne sont pas passés auprès de tout le monde.

Des avis partagés, quid d’une disparition de l’IA ?

Les jeunes Français souhaitent davantage d’informations sur ce que l’IA fait de leurs informations, ce qu’il faut éviter de confier à une IA, connaitre les bonnes pratiques et les risques. Seuls 32 % des Français
se considèrent bien informés sur ce que deviennent leurs informations confiées à l’IA, contre 37 à 46 % dans les trois autres pays européens. Il serait intéressant de faire le même sondage auprés des autres générations… pas sur qu’elles s’en sortent mieux.

« La moitié des jeunes Français considère que l’IA peut aider à se sentir mieux, à gagner en confiance. L’autre moitié est en désaccord avec ces affirmations ». Pour la majorité des utilisateurs, « la disparition de l’IA n’aurait que très peu d’effets ». C’est une moyenne : les jeunes les plus fragiles (anxieux, qui utilisent l’IA pour des raisons personnelles et/ou intimes) sont ceux qui voient le plus de conséquences néfastes.

La CNIL milite pour une meilleure éducation au numérique

Dans sa conclusion, la CNIL expose qu’une « part croissante de l’expression du stress, du mal-être ou des difficultés personnelles se joue désormais en amont des parcours classiques de prévention et de recours aux professionnels ». Pour la Commission, cela doit appeler une réponse collective, notamment avec une meilleure éducation au numérique.

Pour le Groupe VYV et la Commission, « l’enjeu n’est ni de freiner l’innovation ni de banaliser les usages, mais de contribuer à construire un cadre de confiance ». Pour les deux partenaires du jour, « il devient essentiel d’intégrer pleinement le numérique dans les politiques de prévention, en articulant innovation, protection des données et accompagnement des usages ».

Reçu — 4 mai 2026 Actualités numériques

☕️ Palit affirme que GALAX, KFA2 et HOF continuent comme avant… ou presque

4 mai 2026 à 09:47


Palit, ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, pourtant c’est un géant du monde des cartes graphiques pour les joueurs. Depuis presque 20 ans, la société possède la marque GALAX. En Europe, cette dernière opère sous le nom KFA2.

GALAX propose des produits un peu partout dans le reste du monde, notamment au Brésil. Un message sur la page officielle locale (seul le Brésil semble concerné) annonce que Palit « prend le contrôle et l’exploitation de la marque GALAX. Avec cette transition, Palit devient l’unique responsable de toutes les activités et les engagements liés à la marque ». Palit détient, pour rappel, GALAX depuis 2007.

Vient ensuite un message sur X (supprimé depuis, mais disponible chez VideoCardz) publié par Ronaldo Buassali de TecLab (une équipe d’overclockeurs affiliée à GALAX) qui explique que « toutes les affaires en cours doivent être terminées le 27 avril ». C’est en quelque sorte le patient zéro de l’emballement médiatique qui a suivi, et donné lieu à la propagation de la fausse nouvelle sur la fermeture de GALAX.

Palit et GALAX ont depuis communiqué officiellement (ici aussi) pour annoncer, en trois mots : « Business as usual ». « GALAX poursuit ses activités. Nous continuons à développer, produire et assurer le support de notre matériel ». L’entreprise ajoute que les récentes annonces « s’inscrivent dans un effort mondial visant à intégrer la gestion de notre marque pour de meilleures efficacité et synergie ».

« À l’instar de l’intégration réussie de nos opérations internes entre GALAX et Palit, nos marques internationales « GALAX », « KFA2 » et « HOF » [Hall Of Fame, ndlr] sont désormais gérées directement par notre siège, le groupe Palit ». Voilà le seul changement de ces derniers jours.

Business as usual… vraiment ? Pas tant que ça, enfin à voir suivant la définition que chacun apporte à cette phrase. Sur le site de GALAX il est en effet indiqué que, « avec la fermeture des activités de l’ancienne structure et le licenciement de son équipe, la gestion est désormais assurée exclusivement par les canaux officiels de Palit ». Igor’s Lab affirme même que « l’ensemble de l’équipe mondiale [de GALAX] a été licenciée ».

Ni Palit ni GALAX ne démentent les licenciements dans leur communiqué, mais ils ne donnent pas non plus davantage de détails ou de chiffres. Ils parlent simplement de réintégrer la gestion des marques de manière « centralisée au siège du groupe Palit ».

☕️ Palit affirme que GALAX, KFA2 et HOF continuent comme avant… ou presque

4 mai 2026 à 09:47


Palit, ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, pourtant c’est un géant du monde des cartes graphiques pour les joueurs. Depuis presque 20 ans, la société possède la marque GALAX. En Europe, cette dernière opère sous le nom KFA2.

GALAX propose des produits un peu partout dans le reste du monde, notamment au Brésil. Un message sur la page officielle locale (seul le Brésil semble concerné) annonce que Palit « prend le contrôle et l’exploitation de la marque GALAX. Avec cette transition, Palit devient l’unique responsable de toutes les activités et les engagements liés à la marque ». Palit détient, pour rappel, GALAX depuis 2007.

Vient ensuite un message sur X (supprimé depuis, mais disponible chez VideoCardz) publié par Ronaldo Buassali de TecLab (une équipe d’overclockeurs affiliée à GALAX) qui explique que « toutes les affaires en cours doivent être terminées le 27 avril ». C’est en quelque sorte le patient zéro de l’emballement médiatique qui a suivi, et donné lieu à la propagation de la fausse nouvelle sur la fermeture de GALAX.

Palit et GALAX ont depuis communiqué officiellement (ici aussi) pour annoncer, en trois mots : « Business as usual ». « GALAX poursuit ses activités. Nous continuons à développer, produire et assurer le support de notre matériel ». L’entreprise ajoute que les récentes annonces « s’inscrivent dans un effort mondial visant à intégrer la gestion de notre marque pour de meilleures efficacité et synergie ».

« À l’instar de l’intégration réussie de nos opérations internes entre GALAX et Palit, nos marques internationales « GALAX », « KFA2 » et « HOF » [Hall Of Fame, ndlr] sont désormais gérées directement par notre siège, le groupe Palit ». Voilà le seul changement de ces derniers jours.

Business as usual… vraiment ? Pas tant que ça, enfin à voir suivant la définition que chacun apporte à cette phrase. Sur le site de GALAX il est en effet indiqué que, « avec la fermeture des activités de l’ancienne structure et le licenciement de son équipe, la gestion est désormais assurée exclusivement par les canaux officiels de Palit ». Igor’s Lab affirme même que « l’ensemble de l’équipe mondiale [de GALAX] a été licenciée ».

Ni Palit ni GALAX ne démentent les licenciements dans leur communiqué, mais ils ne donnent pas non plus davantage de détails ou de chiffres. Ils parlent simplement de réintégrer la gestion des marques de manière « centralisée au siège du groupe Palit ».

☕️ Installation dépouillée de Windows avec Rufus 4.14, Wine 11.8 corrige un bug avec Golf 99

4 mai 2026 à 07:35


Durant ce long week-end pour commencer le mois de mai, deux logiciels ont eu droit à des mises à jour. Commençons par Rufus, un logiciel spécialisé dans la préparation et la création de clé USB pour installer des systèmes d’exploitation. Il est passé en version 4.14, une dizaine de jours après la bêta.

Première nouveauté, une option « qualité de vie » pour Windows permettant de « désactiver Teams, Outlook, Copilot et autres applications Microsoft imposées et agaçantes ». Rufus propose aussi une installation silencieuse de Windows, c’est-à-dire « qui installe automatiquement Windows sur le premier disque détecté, sans demander de confirmation ».

Les notes de version reportent aussi des améliorations pour les ordinateurs Dell. Il est aussi question d’améliorer « le support de Bazzite [un OS pensé pour les joueurs sous Linux, ndlr] et d’autres dérivés de Fedora qui ne respectent pas les conventions EFI », toutes les deux disponibles depuis peu en version 44.

Autre mise à jour du week-end, Wine 11.8. L’application permet de lancer des applications Windows sous Linux ou macOS, mais n’est pas un émulateur au sens strict. Son nom, d’ailleurs, est l’acronyme récursif de « Wine is not an emulator ».

Les notes de version indiquent que le moteur Mono (transféré par Microsoft à WineHQ en 2024) passe en version 11.1.0, parlent d’« améliorations pour la compatibilité avec VBScript » et ajoutent, comme toujours, que divers bugs sont corrigés.

Dans la liste de bugs, un attire l’attention. Il porte la référence #1201 et concerne le jeu… Golf 99. Le bug a été remonté en 2002 et il est donc corrigé 24 ans plus tard.

☕️ Installation dépouillée de Windows avec Rufus 4.14, Wine 11.8 corrige un bug avec Golf 99

4 mai 2026 à 07:35


Durant ce long week-end pour commencer le mois de mai, deux logiciels ont eu droit à des mises à jour. Commençons par Rufus, un logiciel spécialisé dans la préparation et la création de clé USB pour installer des systèmes d’exploitation. Il est passé en version 4.14, une dizaine de jours après la bêta.

Première nouveauté, une option « qualité de vie » pour Windows permettant de « désactiver Teams, Outlook, Copilot et autres applications Microsoft imposées et agaçantes ». Rufus propose aussi une installation silencieuse de Windows, c’est-à-dire « qui installe automatiquement Windows sur le premier disque détecté, sans demander de confirmation ».

Les notes de version reportent aussi des améliorations pour les ordinateurs Dell. Il est aussi question d’améliorer « le support de Bazzite [un OS pensé pour les joueurs sous Linux, ndlr] et d’autres dérivés de Fedora qui ne respectent pas les conventions EFI », toutes les deux disponibles depuis peu en version 44.

Autre mise à jour du week-end, Wine 11.8. L’application permet de lancer des applications Windows sous Linux ou macOS, mais n’est pas un émulateur au sens strict. Son nom, d’ailleurs, est l’acronyme récursif de « Wine is not an emulator ».

Les notes de version indiquent que le moteur Mono (transféré par Microsoft à WineHQ en 2024) passe en version 11.1.0, parlent d’« améliorations pour la compatibilité avec VBScript » et ajoutent, comme toujours, que divers bugs sont corrigés.

Dans la liste de bugs, un attire l’attention. Il porte la référence #1201 et concerne le jeu… Golf 99. Le bug a été remonté en 2002 et il est donc corrigé 24 ans plus tard.

Reçu — 1 mai 2026 Actualités numériques

#Nextquick : Pourquoi et comment Opus 4.7 crame ses tokens beaucoup plus vite qu’Opus 4.6

1 mai 2026 à 07:09
Bonjour, vous avez quelques tokens pour mon IA ?
#Nextquick : Pourquoi et comment Opus 4.7 crame ses tokens beaucoup plus vite qu’Opus 4.6

Opus 4.7 est plus performant certes, mais consomme aussi bien plus vite les forfaits des utilisateurs. La faute à la tokenization et à une réflexion plus « intense », deux éléments qui engloutissent plus de tokens. Autre conséquence : même si Opus 4.6 et 4.7 coûtent le même prix par tokens via l’API, à usage identique Opus 4.7 reviendra généralement plus cher.

Depuis le lancement d’Opus 4.7, de nombreux utilisateurs se plaignent de cramer leur forfait bien plus vite qu’avec la version 4.6. Claude Code n’était pas épargné. Anthropic a depuis corrigé le tir, notamment en réduisant la taille des réponses, et donc en économisant des tokens en sortie.

Lors du lancement, Anthropic affirmait que les tarifs restaient les mêmes entre Opus 4.6 et 4.7 : 5 dollars par million de tokens (ou jetons) en entrée et 25 dollars par million de tokens en sortie. L’entreprise reconnaissait qu’une même entrée pouvait consommer plus de tokens avec Opus 4.7 car le modèle utilise un nouveau tokeniseur : « entre 1,0 et 1,35 fois de plus, selon le type de contenus ». Autre changement, « Opus 4.7 est plus performant lorsque l’effort requis est plus important […] Cela améliore sa fiabilité face aux problèmes complexes, mais génère davantage de jetons de sortie ».

Une même requête, 41 % de tokens en plus…

Mais qu’en est-il dans la pratique ? Nous avons comparé la consommation en jetons d’Opus 4.6 et 4.7 sur des prompts assez simples pour voir ce qu’il en est. Nous avons mis au point un script avec Claude Code pour utiliser l’API et mesurer les tokens (le script est en fin d’actualité, évidemment sans notre clé API : vibe coder ne veut pas dire faire n’importe quoi !).


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Reçu — 30 avril 2026 Actualités numériques

Marketplaces étrangères : 46 % des produits testés sont dangereux, alerte la DGCCRF

30 avril 2026 à 13:43
Chaud, très chaud devant !
Marketplaces étrangères : 46 % des produits testés sont dangereux, alerte la DGCCRF

La DGCCRF a passé au crible des chargeurs électriques achetés sur des plateformes étrangères. Le résultat est sans appel : 100 % sont non conformes et 60 % sont dangereux. D’autres produits ont été testés, et ce n’est pas beaucoup mieux. Sur les 588 articles analysés, 46 % sont dangereux.

La répression des fraudes vient de publier un état des lieux de la sécurité d’une dizaine de catégories de produits : « Les prélèvements réalisés par la DGCCRF depuis le printemps 2025 sur les articles vendus en ligne par sept marketplaces étrangères parmi les plus populaires auprès des consommateurs français ont révélé que 46 % des produits analysés sont non conformes et dangereux ».

Il s’agit bien d’articles non conformes et dangereux. Dans 75 % des cas, les articles n’étaient « que » non conformes… une bien maigre consolation. Les marketplaces ont pignon sur rue : elles représentaient en 2025 de 8 à 38 millions de visiteurs mensuels uniques en France… chacune.

15 chargeurs testés : 15 non conformes et 9 dangereux

La DGCCRF détaille les résultats par catégorie de produits. La Palme d’or revient aux écharpes de portage et autres articles de puériculture (attache-sucette) avec 15 produits dangereux sur… 15 produits analysés. Viennent ensuite les piles boutons avec 25 non conformes et dangereux sur… 26 produits analysés. Le petit électroménager de cuisine (et autres produits électriques), les luminaires et guirlandes, sont à 81 % de produits non conformes et dangereux.

Sur les adaptateurs et chargeurs USB, 15 articles ont été analysés et… 15 ne sont pas conformes. Seule consolation, ils ne sont « que » 60 % à être dangereux, en plus d’être non conformes. Les habitués de Next et ceux qui ont déjà lu nos analyses sur les chargeurs USB ne seront pas spécialement surpris, mais le chiffre a toujours de quoi faire froid dans le dos.

Nous avons, pour rappel, testé une vingtaine de chargeurs USB achetés pour moins de 20 euros sur des plateformes comme AliExpress, Amazon et Cdiscount (cette dernière est française, elle appartient au groupe Casino).

Plus de 100 000 produits déjà retirés du marché

Ces analyses se déroulent dans le cadre du plan e-commerce annoncé par le gouvernement en 2025. La DGCCRF « a triplé le nombre de prélèvements réalisés en ligne sur sept marketplaces étrangères parmi les plus populaires auprès des consommateurs français ».

La répression des fraudes a évidemment signalé les anomalies aux plateformes concernées, « et plus de 100 000 produits ont déjà fait l’objet d’une alerte pour être retirés de la vente ». La DGCCRF en profite pour appeler les « consommateurs à la vigilance quand ils achètent des produits vendus sur les places de marché étrangères ».

Sur les 46 % des produits dangereux, les griefs sont variés : « risques d’étouffement ou d’étranglement dus à la présence de petits éléments détachables dans des produits destinés aux enfants, risques de chocs électriques et d’incendie pour des appareils électriques et électroménagers ou encore des risques pour la santé en raison de substances chimiques présentes en quantités excessives ». Sur la non-conformité (75 % des produits testés), les principaux reproches sont des défauts d’étiquetage.

Ci-dessous, l’exemple d’un des chargeurs acheté 15 euros sur la marketplace Amazon. Lors de nos tests, la température extérieure était à plus de 127 °C selon notre caméra thermique :

La DGCCRF précise un point important : les prélèvements ont ciblé en priorité « les produits identifiés comme les plus à risque ». Les taux de non-conformité et de dangerosité élevés ne peuvent donc « pas être extrapolés à l’ensemble des produits vendus sur les marketplaces contrôlées ». Lors de nos tests, nous nous étions concentrés sur les produits à moins de 20 euros… Deux approches qui ne sont certainement pas si éloignées l’une de l’autre…

Marketplaces étrangères : 46 % des produits testés sont dangereux, alerte la DGCCRF

30 avril 2026 à 13:43
Chaud, très chaud devant !
Marketplaces étrangères : 46 % des produits testés sont dangereux, alerte la DGCCRF

La DGCCRF a passé au crible des chargeurs électriques achetés sur des plateformes étrangères. Le résultat est sans appel : 100 % sont non conformes et 60 % sont dangereux. D’autres produits ont été testés, et ce n’est pas beaucoup mieux. Sur les 588 articles analysés, 46 % sont dangereux.

La répression des fraudes vient de publier un état des lieux de la sécurité d’une dizaine de catégories de produits : « Les prélèvements réalisés par la DGCCRF depuis le printemps 2025 sur les articles vendus en ligne par sept marketplaces étrangères parmi les plus populaires auprès des consommateurs français ont révélé que 46 % des produits analysés sont non conformes et dangereux ».

Il s’agit bien d’articles non conformes et dangereux. Dans 75 % des cas, les articles n’étaient « que » non conformes… une bien maigre consolation. Les marketplaces ont pignon sur rue : elles représentaient en 2025 de 8 à 38 millions de visiteurs mensuels uniques en France… chacune.

15 chargeurs testés : 15 non conformes et 9 dangereux

La DGCCRF détaille les résultats par catégorie de produits. La Palme d’or revient aux écharpes de portage et autres articles de puériculture (attache-sucette) avec 15 produits dangereux sur… 15 produits analysés. Viennent ensuite les piles boutons avec 25 non conformes et dangereux sur… 26 produits analysés. Le petit électroménager de cuisine (et autres produits électriques), les luminaires et guirlandes, sont à 81 % de produits non conformes et dangereux.

Sur les adaptateurs et chargeurs USB, 15 articles ont été analysés et… 15 ne sont pas conformes. Seule consolation, ils ne sont « que » 60 % à être dangereux, en plus d’être non conformes. Les habitués de Next et ceux qui ont déjà lu nos analyses sur les chargeurs USB ne seront pas spécialement surpris, mais le chiffre a toujours de quoi faire froid dans le dos.

Nous avons, pour rappel, testé une vingtaine de chargeurs USB achetés pour moins de 20 euros sur des plateformes comme AliExpress, Amazon et Cdiscount (cette dernière est française, elle appartient au groupe Casino).

Plus de 100 000 produits déjà retirés du marché

Ces analyses se déroulent dans le cadre du plan e-commerce annoncé par le gouvernement en 2025. La DGCCRF « a triplé le nombre de prélèvements réalisés en ligne sur sept marketplaces étrangères parmi les plus populaires auprès des consommateurs français ».

La répression des fraudes a évidemment signalé les anomalies aux plateformes concernées, « et plus de 100 000 produits ont déjà fait l’objet d’une alerte pour être retirés de la vente ». La DGCCRF en profite pour appeler les « consommateurs à la vigilance quand ils achètent des produits vendus sur les places de marché étrangères ».

Sur les 46 % des produits dangereux, les griefs sont variés : « risques d’étouffement ou d’étranglement dus à la présence de petits éléments détachables dans des produits destinés aux enfants, risques de chocs électriques et d’incendie pour des appareils électriques et électroménagers ou encore des risques pour la santé en raison de substances chimiques présentes en quantités excessives ». Sur la non-conformité (75 % des produits testés), les principaux reproches sont des défauts d’étiquetage.

Ci-dessous, l’exemple d’un des chargeurs acheté 15 euros sur la marketplace Amazon. Lors de nos tests, la température extérieure était à plus de 127 °C selon notre caméra thermique :

La DGCCRF précise un point important : les prélèvements ont ciblé en priorité « les produits identifiés comme les plus à risque ». Les taux de non-conformité et de dangerosité élevés ne peuvent donc « pas être extrapolés à l’ensemble des produits vendus sur les marketplaces contrôlées ». Lors de nos tests, nous nous étions concentrés sur les produits à moins de 20 euros… Deux approches qui ne sont certainement pas si éloignées l’une de l’autre…

☕️ Fuite de l’ANTS : un ado de 15 ans en garde à vue. « Ce n’est pas un prodige. C’est un signal. »

30 avril 2026 à 12:09


Laure Beccuau, procureure de la République, annonce que le, 25 avril, « un mineur âgé de 15 ans a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir contribué à la fuite de données au préjudice de l’ANTS (France Titres, Agence nationale des titres sécurisés) ».

Pour rappel, au moins 11,7 millions de comptes sont touchés. Le portail France Titres a été fermé vendredi 24 avril pour maintenance. Selon nos constatations, c’est finalement mercredi 29 avril en fin de journée que l’accès aux démarches en ligne et à l’identification via France Connect ont été rétablis.

Dans son communiqué, la procureure rappelle que l’OFAC (Office anti-cybercriminalité) avait été informé en avril d’une cyberattaque contre l’ANTS : « Entre 12 et 18 millions de lignes de données étaient proposées à la vente sur des forums cybercriminels, par un hacker surnommé « breach3d » ». Attaque confirmée le 13 avril 2026, avec « l’authenticité des données revendues ».

La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a ouvert une enquête le 16 avril pour « accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État, ainsi que d’extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État (délits faisant encourir la peine de 7 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende) ».

Une information judiciaire est finalement ouverte hier, mercredi 29 avril 2026 par le parquet de Paris : « Les investigations se poursuivent désormais sous la direction du juge d’instruction ». Johanna Brousse, vice-procureure du parquet de Paris, cheffe de la section de lutte contre la cybercriminalité, revient sur cette arrestation avec un message sous la forme d’une alerte :

« Vol de données ANTS : interpellation d’un suspect, il a 15 ans.
Ce n’est pas un prodige.
C’est un signal.
La menace cyber se banalise.
À nous, collectivement, d’élever notre niveau de cyber résilience.
 »

Il y a une semaine, une autre arrestation faisait la une des journaux : HexDex. Il est soupçonné d’être à l’origine de la mise en ligne de nombreuses bases de données dérobées à des fédérations sportives, au système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), à l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), au service Choisir le service public gouv, etc.

Entre les deux arrestations, les fuites ne se sont pas arrêtées avec 705 000 candidats à Parcoursup, l’Agence de services et de paiement et 330 000 usagers du téléservice Radiomaritime de l’ANFR. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, se rendra cet après-midi à l’ANTS pour parler de cybersécurité. À voir maintenant la teneur des annonces qui y seront faites.

☕️ Fuite de l’ANTS : un ado de 15 ans en garde à vue. « Ce n’est pas un prodige. C’est un signal. »

30 avril 2026 à 12:09


Laure Beccuau, procureure de la République, annonce que le, 25 avril, « un mineur âgé de 15 ans a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir contribué à la fuite de données au préjudice de l’ANTS (France Titres, Agence nationale des titres sécurisés) ».

Pour rappel, au moins 11,7 millions de comptes sont touchés. Le portail France Titres a été fermé vendredi 24 avril pour maintenance. Selon nos constatations, c’est finalement mercredi 29 avril en fin de journée que l’accès aux démarches en ligne et à l’identification via France Connect ont été rétablis.

Dans son communiqué, la procureure rappelle que l’OFAC (Office anti-cybercriminalité) avait été informé en avril d’une cyberattaque contre l’ANTS : « Entre 12 et 18 millions de lignes de données étaient proposées à la vente sur des forums cybercriminels, par un hacker surnommé « breach3d » ». Attaque confirmée le 13 avril 2026, avec « l’authenticité des données revendues ».

La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a ouvert une enquête le 16 avril pour « accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État, ainsi que d’extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État (délits faisant encourir la peine de 7 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende) ».

Une information judiciaire est finalement ouverte hier, mercredi 29 avril 2026 par le parquet de Paris : « Les investigations se poursuivent désormais sous la direction du juge d’instruction ». Johanna Brousse, vice-procureure du parquet de Paris, cheffe de la section de lutte contre la cybercriminalité, revient sur cette arrestation avec un message sous la forme d’une alerte :

« Vol de données ANTS : interpellation d’un suspect, il a 15 ans.
Ce n’est pas un prodige.
C’est un signal.
La menace cyber se banalise.
À nous, collectivement, d’élever notre niveau de cyber résilience.
 »

Il y a une semaine, une autre arrestation faisait la une des journaux : HexDex. Il est soupçonné d’être à l’origine de la mise en ligne de nombreuses bases de données dérobées à des fédérations sportives, au système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), à l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), au service Choisir le service public gouv, etc.

Entre les deux arrestations, les fuites ne se sont pas arrêtées avec 705 000 candidats à Parcoursup, l’Agence de services et de paiement et 330 000 usagers du téléservice Radiomaritime de l’ANFR. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, se rendra cet après-midi à l’ANTS pour parler de cybersécurité. À voir maintenant la teneur des annonces qui y seront faites.

Sans crier gare, la Chine sort un supercalculateur de 2,47 ExaFLOPS… sans GPU

30 avril 2026 à 09:43
Surprise !
Sans crier gare, la Chine sort un supercalculateur de 2,47 ExaFLOPS… sans GPU

La Chine a utilisé un supercalculateur pour entrainer une IA, rien d’exceptionnel si ce n’est la puissance de la machine : 1,2 ExaFLOPS… et elle n’était qu’à un quart de sa puissance théorique ! Si la Chine participait encore au Top500, LineShine pourrait être au coude à coude avec le numéro un mondial : El Capitan.

« La Chine vient de déployer un nouveau système Exascale, entièrement scalaire, appelé LineShine, hébergé par le Centre National de Supercalcul de Shenzhen (NSCC-SZ), avec une performance maximale de 2 EFlop/s », explique Stephane Requena (CTO du Genci, Supercomputers for Science and Industry) sur LinkedIn. Il ajoute que, « comme d’habitude, il ne s’agit pas d’une annonce officielle, mais d’une publication scientifique qui en fait l’écho ».

Il existe pour rappel un classement « officiel » des plus gros supercalculateurs dans le monde – le Top500 – mais la Chine n’y participe plus depuis plusieurs années. La raison serait principalement politique dans un contexte tendu avec les États-Unis, qui a placé le pays sur liste noire avec un embargo sur l’exportation de certaines technologies, notamment les GPU les plus puissants de NVIDIA.

Depuis, le pays reste discret sur ses capacités réelles et développe ses propres solutions maison, aussi bien matérielles que logicielles.

Belle bête : 12,4 millions de cœurs, 1 310 To de HBM !

La Chine n’envoie plus de résultats de benchs au Top500 et ne fait pas d’annonces officielles pour le lancement de nouveaux supercalculateurs, contrairement à l’Europe ou aux États-Unis qui jouent à la course à l’échalote. Il faut suivre les évolutions chinoises par la bande. C’est le cas aujourd’hui avec LineShine, un supercalculateur qui a servi pour entrainer un MLIP (Machine Learning Interatomic Potentials) qui a fait l’objet d’une publication scientifique il y a deux semaines.


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Datacenters : 0,1 % de la chaleur fatale réutilisée en France, moins de 2 % en Europe

30 avril 2026 à 07:20
Fatality wins
Datacenters : 0,1 % de la chaleur fatale réutilisée en France, moins de 2 % en Europe

La valorisation de la chaleur fatale est une obligation pour les datacenters, avec un seuil minimum de réutilisation de 20 % pour la France. Nous sommes encore loin, très loin, avec moins de 1 % pour l’ensemble des datacenters. Au niveau européen ce n’est pas beaucoup mieux avec moins de 2 %.

La récupération de la chaleur fatale (celle produite par les serveurs dans les datacenters) est un enjeu important. Sur le plan environnemental tout d’abord afin d’éviter de « perdre » de l’énergie. Réglementaire ensuite, car des pays ont mis en place des seuils minimaux à atteindre.

C’est bien beau, mais où en sommes-nous en France et en Europe ? Il est toujours difficile de trouver des données fiables, et ce n’est pas l’Ademe qui dira le contraire. Outre-Atlantique aussi le sujet prend de l’importance.

La Commission européenne a mis en place en 2024 « un système commun de notation des centres de données à l’échelle de l’Union ». Il détaille les informations et indicateurs clés qui doivent être transmis par les exploitants des datacenters d’au moins 500 kW. Il y a notamment la chaleur fatale réutilisée (EREUSE en kWh), qui doit être « mesurée à la limite du centre de données, au point où l’énergie produite est distribuée pour être utilisée par l’autre partie ».

De plus, si une partie de cette chaleur est réutilisée dans le centre de données, elle doit être déduite de la chaleur fatale réutilisée. À partir de l’EREUSE et en le divisant par la consommation totale d’énergie du datacenter, on peut calculer le Facteur de réutilisation de l’énergie (ERF). Plus il est proche de 1, plus la chaleur fatale est réutilisée.

Si tous les datacenters ne renvoient pas encore les informations demandées, un premier rapport publié récemment permet d’y voir plus clair.

2 % en Europe, moins de 1 % en France…

Au niveau européen, la moyenne de la réutilisation de la chaleur sur l’ensemble des datacenters est inférieure à 2 %, selon la Commission européenne : « D’après les données disponibles, environ 1,9 % de toute la chaleur générée dans les centres de données (théoriquement basée sur la consommation énergétique totale) est réutilisée dans l’UE (ce qui correspondrait à un ERF de 0,019) ».


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Reçu — 29 avril 2026 Actualités numériques

L’USB Type-C s’impose davantage en Europe, mais…

29 avril 2026 à 12:03
Universelle Source de Bordel !
L’USB Type-C s’impose davantage en Europe, mais…

Dans l’Union européenne, la directive sur le chargeur universel s’applique désormais aux ordinateurs portables. L’USB Type-C, qui a de nombreux avantages, est obligatoire comme port de charge. Un pas dans le bon sens, mais il reste un problème : la qualité des chargeurs et des câbles, comme nos nombreux tests l’ont démontré.

Depuis fin 2024, tous les nouveaux smartphones mis sur le marché en Europe doivent être équipés d’un port USB Type-C pour la charge. Le mot « nouveau » est important : rien ne change pour les anciens produits déjà en vente ; ils peuvent garder leur port de charge propriétaire.

Depuis maintenant plus d’un an, on parle souvent des smartphones, mais une large gamme de produits est concernée : tablettes, appareils photo, casques et écouteurs, consoles de jeu, haut-parleurs, liseuses, claviers, souris et systèmes de navigation portables.

« Les équipements électroniques dont la charge ne s’effectue pas avec un dispositif filaire (ex : charge par induction) ne sont pas soumis à l’obligation », rappelle le site Service Public. Il ajoute que « certains appareils trop petits pour un port de charge USB-C ont été exclus du dispositif, comme les montres connectées ». La majorité se charge néanmoins via une technologie sans fil.

Après les smartphones, les ordinateurs portables (même à plus de 240 W)

Depuis hier, le mardi 28 avril 2026, une nouvelle catégorie de produits est concernée : les ordinateurs portables, peu importe leur puissance de charge. La norme USB Type-C Power Delivery (PD) permet, pour rappel, d’aller au-delà des 15 watts maximum de l’USB classique (5 volts et 3 ampères) et de monter jusqu’à 240 watts maximum.

Certains ordinateurs portables ont besoin de plus, mais ce n’est pas une excuse pour la Commission : « Les ordinateurs portables et autres équipements radioélectriques nécessitant une puissance de charge supérieure à 240 W sont-ils exemptés des règles relatives au chargeur universel ? Non. Ils ne sont pas exemptés ». Par contre, le fabricant peut proposer un autre protocole pour dépasser les 240 watts, mais l’« équipement doit également prendre en charge l’USB PD jusqu’à 240 W », indique le texte européen.

Les normes maison, même en USB Type-C, ce n’est pas ce qui manque avec Quick Charge chez Qualcomm (compatible Power Delivery depuis un moment), Fast Charging Protocol (FCP) de Huawei, SuperCharge Protocol (SCP) de Honor, Adaptive Fast Charging (AFC) de Samsung, Pump Express de MediaTek, (Super)VOOC d’OPPO… Il y a des tentatives d’unification de la part de fabricants chinois (Huawei, OPPO, vivo et Xiaomi) avec l’Universal Fast Charging Specification ou UFSC (impossible de passer à côté de ce dessin de xkcd).

Dans sa foire aux questions, la Commission revient sur un point souvent mal compris : « Un équipement radioélectrique peut-il être vendu avec le dispositif de charge inclus dans la boîte ? Oui, pour autant que le consommateur ait également le choix d’acheter le même équipement radioélectrique sans dispositif de charge inclus dans la boîte ». Le client doit avoir le choix.

Par contre, « le fabricant n’est pas tenu de faire en sorte que certaines caractéristiques accessoires (par exemple, une couleur spécifique) des équipements radioélectriques vendus sans chargeur soient identiques ». Il est bien question de « certaines caractéristiques accessoires » pas des « caractéristiques principales ».

Autre point abordé, les obligations ne concernent que la charge et ne précisent donc « aucune règle concernant le transfert de données » via le port USB Type-C. Cela peut varier dans les grandes largeurs entre l’USB 2.0 à 480 Mb/s et l’USB4 v2.0 à 80 Gb/s. C’est un point que nous avons longuement abordé dans notre dossier sur le bordel de l‘USB.

Un « chargeur universel »… mais des caractéristiques à géométrie variable

Le texte européen parle de « chargeur universel » car un même chargeur peut servir pour de nombreux produits différents. Changer d’appareil ne veut pas dire racheter un chargeur… mais ne signifie pas non plus qu’il pourra resservir dans de bonnes conditions.

Le gouvernement affirme que « cette mesure pratique, économique et écologique va faciliter la vie des Français et réduire leur impact environnemental. Ce sont ainsi jusqu’à 11 000 tonnes de déchets électroniques qui seront évités chaque année et 250 millions d’euros économisés pour les particuliers qui n’achèteront plus de chargeurs inutiles ».

C’est la théorie, dans la pratique c’est en effet plus compliqué, comme nous l’avons vu avec notre dossier sur les chargeurs et câbles USB. Nous avons testé fin 2025 plus d’une vingtaine de chargeurs vendus moins de 20 euros sur des plateformes comme Amazon, AliExpress et Cdiscount. Résultat des courses, à peine la moitié des chargeurs sont capables de tenir la puissance annoncée. On ne parle que de tenir la puissance annoncée, pas de la stabilité du signal, de la température…

Il y a des modèles de 65 watts qui ne dépassent pas les 14 watts, d’autres de 120 watts qui coupent à 24 watts, etc. Sans parler des chutes de tension parfois importantes (à peine 4 volts au lieu de 5 volts), des températures qui peuvent atteindre 127 °C lors de nos tests, de la conception dangereuse de certains boîtiers dont la moitié est restée bloquée dans la prise de 220 volts, etc.

Illustration : Flock

C’est aussi le bordel dans les câbles USB

Les chargeurs ne sont pas les seuls à avoir des problèmes, les câbles USB aussi peuvent être dangereux. Avec un même chargeur (de qualité) un mauvais câble USB peut faire baisser la tension de plusieurs volts ou même atteindre plus de 100 °C en surface…

Là encore, nous avons acheté des dizaines de câbles USB sur des plateformes de revendeurs, plus de la moitié n’étaient pas conformes. Certains affirment pouvoir tenir 240 watts, mais ne sont pas équipés de la puce eMarker nécessaire pour dépasser les 60 watts.

Pour rappel, le marquage électronique est obligatoire au-delà de 60 watts avec, en prime, la mention EPR pour dépasser les 100 watts (et monter jusqu’à 240 watts). Sans cela, le chargeur n’est pas censé dépasser les 60 watts pour éviter tout problème.

Illustration : Flock

Une bonne idée et un connecteur pratique, pas toujours simple à comprendre

Alors oui, l’USB Type-C est un connecteur réversible et intéressant sur le papier car il permet à la fois de charger (y compris en rapide jusqu’à 240 watts) et de transférer des données à plusieurs dizaines de Gb/s, mais il est facile de se perdre dans cette jungle. Combien d’utilisateurs se sont retrouvés face à des chargeurs qui ne « chargent pas vite » sans comprendre pourquoi.

Votre smartphone ou ordinateur portable est capable de prendre 100 watts de charge et vous avez un chargeur de 100 watts d’un ancien appareil ? Parfait, vous dites-vous, il va resservir. Sauf qu’il faut être certain que le chargeur peut tenir les 100 watts en toute sécurité, que le protocole de charge est bien compatible entre les deux et que le câble permette de faire passer cette puissance. Faute de quoi, la puissance est radicalement baissée, jusqu’à 2,5 watts minimum (5 volts avec 500 mA).

Dans l’ensemble, les chargeurs de marques reconnues comme Ugreen, Anker, Belkin, Amazon et Ikea s’en sortent bien mieux, en tenant les promesses annoncées sans trop chauffer. Là encore, nous avons publié de nombreux tests.

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