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Reçu — 28 mai 2026 Actualités numériques

Data center, AGI, industrie : Mistral AI sur tous les fronts

28 mai 2026 à 15:50
Petit Poucet veut devenir grand
Data center, AGI, industrie : Mistral AI sur tous les fronts

Grosse actualité autour de Mistral AI, le petit Poucet européen de l’intelligence artificielle générative. À l’occasion de l’AI Now Summit, la startup parisienne et son directeur général Arthur Mensch ont multiplié les annonces : centre de données, partenariats industriels, acquisition, nouveaux outils…

Ne l’appelez plus LeChat. Mistral a rebaptisé son chatbot « Vibe », et lui a donné de nouvelles compétences. Le mode Work se connecte à Outlook, SharePoint, GitHub ou encore Slack (d’autres connecteurs sont disponibles) pour générer des rapports, des synthèses, des graphiques, des listes de tâches… Des compétences (skills) personnalisables peuvent automatiser les flux de travail récurrents « avec cohérence et précision » dans l’enchaînement des tâches.

Un mode Code est également présent pour développer et gérer des projets sur GitHub. Vibe s’interface avec VS Code mais peut aussi s’utiliser dans une interface CLI. Le bot Vibe se décline en plusieurs formules : une gratuite pour les tâches de tous les jours et pour taper la discute, à partir de 14,99 $ par mois pour des tâches complexes et de la programmation.

Un nouveau centre de données dans l’Essonne

Mistral AI a également annoncé un nouveau centre de données basé aux Ulis, qui déploiera 10 MW pour les opérations d’inférence de l’entreprise. Cette infrastructure, qui ouvrira ses portes dès le 3ᵉ trimestre, s’ajoute aux sites de Bruyères-le-Châtel, également en Essonne (40 MW), et à Borlänge en Suède (23 MW).

Durant une conférence de presse relayée par Ouest France, les dirigeants de Mistral ont précisé que l’entreprise allait avoir besoin de 200 MW en 2027, et d’1 GW d’ici la fin de la décennie. Cette capacité de calcul supplémentaire servira aussi bien les clients de Mistral, que d’autres entreprises IA. « Les labos d’IA ont cruellement besoin de puissance de calcul, et nous en avons. Certains nous demandent déjà énormément de capacité aujourd’hui », a expliqué le PDG Arthur Mensch à CNBC.

Les investissements pour ces infrastructures s’établissent pour le moment à 4 milliards d’euros, et il en faudra certainement davantage. « L’Europe accuse un retard dans le déploiement des infrastructures, et nous investissons donc pour combler cet écart », indique le dirigeant. Le Vieux Continent est confronté, selon lui, à des problèmes technologique et macroéconomique : l’Europe commencerait à considérer l’IA comme un actif stratégique au même titre que le gaz.

Une plateforme industrielle pour Mistral

Autre annonce réalisée dans le cadre de l’AI Now Summit, organisé ce jeudi 28 mai : le lancement d’une solution industrielle pour « transformer les opérations critiques ». Cette « pile IA » combine modèles, expertise en ingénierie et capacités robotiques, tout en conservant un « contrôle total » sur les données propriétaires, la propriété intellectuelle et les environnements de production.

Au-delà du discours marketing, Mistral liste les premiers partenaires de ce nouveau programme : Airbus, BMW, ASML et EDF. L’avionneur européen intègre les technologies IA de la jeune pousse pour les opérations en lien avec la conception et les capacités embarquées des avions et des hélicoptères, mais aussi dans ses activités de défense et spatiales. Pour BMW, Mistral développe des modèles de raisonnement multimodaux à partir de données d’ingénierie pour des usages complexes comme les simulations d’accident.

Avec le géant néerlandais (et mondial) des équipements pour semi-conducteurs, Mistral planche sur des cas d’usage d’ingénierie « particulièrement complexes » : optimisation de la conception des composants et modèles hyperspécialisés. Enfin, EDF et Mistral ont signé un partenariat de 5 ans autour de l’ingénierie, de la maintenance et de la construction des futurs réacteurs EPR2.

Des bots exploiteront la « mémoire technique » du parc nucléaire de l’énergéticien pour épauler les équipes de terrain et faciliter les opérations de maintenance. Les données seront hébergées dans des infrastructures souveraines, et resteront la propriété d’EDF.

Toujours dans le domaine de l’entreprise, Mistral a rappelé l’acquisition d’Emmi, une société autrichienne spécialisée dans les modèles d’ingénierie et de conception produit : simulations en temps réel, jumeaux numériques… Ces exemples illustrent le modèle économique de Mistral, qui propose des modèles IA adaptés aux besoins spécifiques des entreprises. Certes, la startup propose aussi des outils grand public, mais les LLM géants et généralistes ne sont pas sa priorité.

Travail, souveraineté, puces maison…

Arthur Mensch a également fait le tour des popotes, que ce soit en France ou aux États-Unis, pour discuter plus généralement de l’IA et de son impact. Chez RTL, il a ainsi décrit la « nouvelle façon de travailler » induite par cette technologie. Cela touche les métiers de l’informatique et singulièrement celui des développeurs, mais à terme « ça va finir par arriver partout […] pour tous les métiers de la connaissance ».

Un point de vue évidemment optimiste, mais le dirigeant convient qu’il existe un « vrai sujet » sur l’aliénation des salariés par l’IA. Pour lui, « il faut faire en sorte que l’utilisateur de l’outil s’enrichisse grâce à l’outil, plutôt qu’il ne désapprenne la tâche qu’il délègue ».

Sur un tout autre sujet, Mensch n’a pas fermé la porte à la possibilité de développer ses propres puces. Concevoir un silicium adapté aux besoins de l’entreprise lui permettrait de « réduire de manière significative le coût du déploiement des tokens », déclare-t-il chez CNBC. À l’heure actuelle, Mistral s’appuie sur Nvidia, « un super partenaire ».

La société s’intéresse également, sans surprise, à l’intelligence artificielle générale (AGI), et alerte sur la situation européenne. « Très bientôt, nous verrons probablement émerger une AGI ou une superintelligence », a indiqué le directeur scientifique Guillaume Lample au Wall Street Journal : « Il est donc très important que nous ayons aussi accès à ces modèles en Europe. Si nous n’y avons pas accès, on ne peut qu’imaginer la gravité de la situation. Il est absolument essentiel que nous y parvenions ».

La question de la souveraineté est centrale pour Mistral. « Tant que nous aurons des adversaires représentant une menace, nous devons disposer de nos propres capacités », affirme Arthur Mensch. « L’Europe, en particulier, doit disposer d’une autonomie stratégique en matière de systèmes de défense. » Cela passera notamment par le développement d’un modèle spécialisé dans la détection de failles de sécurité. Mistral est sur le pont, et travaille avec le secteur bancaire sur un équivalent de Mythos.

Data center, AGI, industrie : Mistral AI sur tous les fronts

28 mai 2026 à 15:50
Petit Poucet veut devenir grand
Data center, AGI, industrie : Mistral AI sur tous les fronts

Grosse actualité autour de Mistral AI, le petit Poucet européen de l’intelligence artificielle générative. À l’occasion de l’AI Now Summit, la startup parisienne et son directeur général Arthur Mensch ont multiplié les annonces : centre de données, partenariats industriels, acquisition, nouveaux outils…

Ne l’appelez plus LeChat. Mistral a rebaptisé son chatbot « Vibe », et lui a donné de nouvelles compétences. Le mode Work se connecte à Outlook, SharePoint, GitHub ou encore Slack (d’autres connecteurs sont disponibles) pour générer des rapports, des synthèses, des graphiques, des listes de tâches… Des compétences (skills) personnalisables peuvent automatiser les flux de travail récurrents « avec cohérence et précision » dans l’enchaînement des tâches.

Un mode Code est également présent pour développer et gérer des projets sur GitHub. Vibe s’interface avec VS Code mais peut aussi s’utiliser dans une interface CLI. Le bot Vibe se décline en plusieurs formules : une gratuite pour les tâches de tous les jours et pour taper la discute, à partir de 14,99 $ par mois pour des tâches complexes et de la programmation.

Un nouveau centre de données dans l’Essonne

Mistral AI a également annoncé un nouveau centre de données basé aux Ulis, qui déploiera 10 MW pour les opérations d’inférence de l’entreprise. Cette infrastructure, qui ouvrira ses portes dès le 3ᵉ trimestre, s’ajoute aux sites de Bruyères-le-Châtel, également en Essonne (40 MW), et à Borlänge en Suède (23 MW).

Durant une conférence de presse relayée par Ouest France, les dirigeants de Mistral ont précisé que l’entreprise allait avoir besoin de 200 MW en 2027, et d’1 GW d’ici la fin de la décennie. Cette capacité de calcul supplémentaire servira aussi bien les clients de Mistral, que d’autres entreprises IA. « Les labos d’IA ont cruellement besoin de puissance de calcul, et nous en avons. Certains nous demandent déjà énormément de capacité aujourd’hui », a expliqué le PDG Arthur Mensch à CNBC.

Les investissements pour ces infrastructures s’établissent pour le moment à 4 milliards d’euros, et il en faudra certainement davantage. « L’Europe accuse un retard dans le déploiement des infrastructures, et nous investissons donc pour combler cet écart », indique le dirigeant. Le Vieux Continent est confronté, selon lui, à des problèmes technologique et macroéconomique : l’Europe commencerait à considérer l’IA comme un actif stratégique au même titre que le gaz.

Une plateforme industrielle pour Mistral

Autre annonce réalisée dans le cadre de l’AI Now Summit, organisé ce jeudi 28 mai : le lancement d’une solution industrielle pour « transformer les opérations critiques ». Cette « pile IA » combine modèles, expertise en ingénierie et capacités robotiques, tout en conservant un « contrôle total » sur les données propriétaires, la propriété intellectuelle et les environnements de production.

Au-delà du discours marketing, Mistral liste les premiers partenaires de ce nouveau programme : Airbus, BMW, ASML et EDF. L’avionneur européen intègre les technologies IA de la jeune pousse pour les opérations en lien avec la conception et les capacités embarquées des avions et des hélicoptères, mais aussi dans ses activités de défense et spatiales. Pour BMW, Mistral développe des modèles de raisonnement multimodaux à partir de données d’ingénierie pour des usages complexes comme les simulations d’accident.

Avec le géant néerlandais (et mondial) des équipements pour semi-conducteurs, Mistral planche sur des cas d’usage d’ingénierie « particulièrement complexes » : optimisation de la conception des composants et modèles hyperspécialisés. Enfin, EDF et Mistral ont signé un partenariat de 5 ans autour de l’ingénierie, de la maintenance et de la construction des futurs réacteurs EPR2.

Des bots exploiteront la « mémoire technique » du parc nucléaire de l’énergéticien pour épauler les équipes de terrain et faciliter les opérations de maintenance. Les données seront hébergées dans des infrastructures souveraines, et resteront la propriété d’EDF.

Toujours dans le domaine de l’entreprise, Mistral a rappelé l’acquisition d’Emmi, une société autrichienne spécialisée dans les modèles d’ingénierie et de conception produit : simulations en temps réel, jumeaux numériques… Ces exemples illustrent le modèle économique de Mistral, qui propose des modèles IA adaptés aux besoins spécifiques des entreprises. Certes, la startup propose aussi des outils grand public, mais les LLM géants et généralistes ne sont pas sa priorité.

Travail, souveraineté, puces maison…

Arthur Mensch a également fait le tour des popotes, que ce soit en France ou aux États-Unis, pour discuter plus généralement de l’IA et de son impact. Chez RTL, il a ainsi décrit la « nouvelle façon de travailler » induite par cette technologie. Cela touche les métiers de l’informatique et singulièrement celui des développeurs, mais à terme « ça va finir par arriver partout […] pour tous les métiers de la connaissance ».

Un point de vue évidemment optimiste, mais le dirigeant convient qu’il existe un « vrai sujet » sur l’aliénation des salariés par l’IA. Pour lui, « il faut faire en sorte que l’utilisateur de l’outil s’enrichisse grâce à l’outil, plutôt qu’il ne désapprenne la tâche qu’il délègue ».

Sur un tout autre sujet, Mensch n’a pas fermé la porte à la possibilité de développer ses propres puces. Concevoir un silicium adapté aux besoins de l’entreprise lui permettrait de « réduire de manière significative le coût du déploiement des tokens », déclare-t-il chez CNBC. À l’heure actuelle, Mistral s’appuie sur Nvidia, « un super partenaire ».

La société s’intéresse également, sans surprise, à l’intelligence artificielle générale (AGI), et alerte sur la situation européenne. « Très bientôt, nous verrons probablement émerger une AGI ou une superintelligence », a indiqué le directeur scientifique Guillaume Lample au Wall Street Journal : « Il est donc très important que nous ayons aussi accès à ces modèles en Europe. Si nous n’y avons pas accès, on ne peut qu’imaginer la gravité de la situation. Il est absolument essentiel que nous y parvenions ».

La question de la souveraineté est centrale pour Mistral. « Tant que nous aurons des adversaires représentant une menace, nous devons disposer de nos propres capacités », affirme Arthur Mensch. « L’Europe, en particulier, doit disposer d’une autonomie stratégique en matière de systèmes de défense. » Cela passera notamment par le développement d’un modèle spécialisé dans la détection de failles de sécurité. Mistral est sur le pont, et travaille avec le secteur bancaire sur un équivalent de Mythos.

☕️ Produits dangereux ou illicites : Temu condamné à 200 millions d’euros

28 mai 2026 à 13:50


Temu a enfreint le règlement européen sur les services numériques : en conséquence, la plateforme chinoise écope d’une amende de 200 millions d’euros. Et la douloureuse pourrait être encore plus salée.

Bruxelles inflige une amende de 200 millions d’euros à Temu, qui n’a pas su correctement évaluer les risques liés à la vente de produits illégaux ou dangereux. La Commission estime aussi que les consommateurs européens ont « très probablement » été exposés à ces produits. « Les évaluations des risques ne sont pas de simples exercices administratifs à cocher sur une liste : elles constituent l’épine dorsale du DSA », rappelle Henna Virkkunen, vice-présidente en charge de la Souveraineté technologique.

Illustration : Flock

Le règlement européen impose aux très grandes plateformes d’analyser les risques systémiques liés à leurs services, de documenter ces risques et de mettre en place des mesures adaptées pour réduire ces risques. L’évaluation effectuée par Temu en 2024 a échoué sur plusieurs points importants, d’après l’enquête du régulateur. Elle reposait en effet sur des informations générales du secteur du commerce en ligne, pas sur des données spécifiques à Temu.

La plateforme aurait aussi fortement sous-estimé la fréquence à laquelle les utilisateurs européens tombent sur des produits illégaux. Enfin, Temu n’aurait pas suffisamment étudié l’impact de ses algorithmes de recommandation sur la distribution de ses produits. Bruxelles évoque également un exercice de « shopping mystère » ayant démontré la défaillance aux contrôles de sécurité basiques de chargeurs. Plusieurs jouets pour bébés contenaient des substances chimiques interdites ou qui présentaient des risques d’étouffement.

L’enquête avait été initiée suite à un signalement du BEUC, le bureau européen des unions de consommateurs. Rapidement, la Commission avait élargi ses investigations à Shein.

La sanction européenne est significative, mais ce n’est finalement qu’un symbole sachant que le DSA permet, en théorie, des amendes allant jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel. La Commission veut surtout mettre la pression sur Temu, en lui demandant de fournir, d’ici au 28 août, un plan d’action détaillé pour remédier aux graves problèmes relevés par l’enquête. La plateforme devra expliquer comment elle compte mieux évaluer les risques, les mesures mises en place, et la manière dont elle réduira l’exposition des consommateurs européens à ces produits illégaux ou dangereux.

Des pénalités financières supplémentaires pourraient être imposées à Temu en cas de manquement répété à ses obligations. Dans une déclaration, l’entreprise affirme respecter les objectifs du DSA « ainsi que la nécessité de règles claires et cohérentes pour l’économie numérique ». Elle conteste la décision de la Commission européenne, qui « concerne notre première évaluation au titre du DSA en 2024 et ne reflète pas l’état actuel de nos systèmes ». Elle affirme que, depuis, des mesures supplémentaires ont été mises en œuvre.

Ce dossier touche à un point sensible depuis plusieurs mois : l’arrivée massive sur le sol européen de produits bon marché expédiés directement depuis la Chine.

☕️ Produits dangereux ou illicites : Temu condamné à 200 millions d’euros

28 mai 2026 à 13:50


Temu a enfreint le règlement européen sur les services numériques : en conséquence, la plateforme chinoise écope d’une amende de 200 millions d’euros. Et la douloureuse pourrait être encore plus salée.

Bruxelles inflige une amende de 200 millions d’euros à Temu, qui n’a pas su correctement évaluer les risques liés à la vente de produits illégaux ou dangereux. La Commission estime aussi que les consommateurs européens ont « très probablement » été exposés à ces produits. « Les évaluations des risques ne sont pas de simples exercices administratifs à cocher sur une liste : elles constituent l’épine dorsale du DSA », rappelle Henna Virkkunen, vice-présidente en charge de la Souveraineté technologique.

Illustration : Flock

Le règlement européen impose aux très grandes plateformes d’analyser les risques systémiques liés à leurs services, de documenter ces risques et de mettre en place des mesures adaptées pour réduire ces risques. L’évaluation effectuée par Temu en 2024 a échoué sur plusieurs points importants, d’après l’enquête du régulateur. Elle reposait en effet sur des informations générales du secteur du commerce en ligne, pas sur des données spécifiques à Temu.

La plateforme aurait aussi fortement sous-estimé la fréquence à laquelle les utilisateurs européens tombent sur des produits illégaux. Enfin, Temu n’aurait pas suffisamment étudié l’impact de ses algorithmes de recommandation sur la distribution de ses produits. Bruxelles évoque également un exercice de « shopping mystère » ayant démontré la défaillance aux contrôles de sécurité basiques de chargeurs. Plusieurs jouets pour bébés contenaient des substances chimiques interdites ou qui présentaient des risques d’étouffement.

L’enquête avait été initiée suite à un signalement du BEUC, le bureau européen des unions de consommateurs. Rapidement, la Commission avait élargi ses investigations à Shein.

La sanction européenne est significative, mais ce n’est finalement qu’un symbole sachant que le DSA permet, en théorie, des amendes allant jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel. La Commission veut surtout mettre la pression sur Temu, en lui demandant de fournir, d’ici au 28 août, un plan d’action détaillé pour remédier aux graves problèmes relevés par l’enquête. La plateforme devra expliquer comment elle compte mieux évaluer les risques, les mesures mises en place, et la manière dont elle réduira l’exposition des consommateurs européens à ces produits illégaux ou dangereux.

Des pénalités financières supplémentaires pourraient être imposées à Temu en cas de manquement répété à ses obligations. Dans une déclaration, l’entreprise affirme respecter les objectifs du DSA « ainsi que la nécessité de règles claires et cohérentes pour l’économie numérique ». Elle conteste la décision de la Commission européenne, qui « concerne notre première évaluation au titre du DSA en 2024 et ne reflète pas l’état actuel de nos systèmes ». Elle affirme que, depuis, des mesures supplémentaires ont été mises en œuvre.

Ce dossier touche à un point sensible depuis plusieurs mois : l’arrivée massive sur le sol européen de produits bon marché expédiés directement depuis la Chine.

Meta teste un abonnement pour ses principaux services, de WhatsApp à l’IA

28 mai 2026 à 07:07
Une 'tite pièce pour rester prop'
Meta teste un abonnement pour ses principaux services, de WhatsApp à l’IA

Si le modèle économique de Meta repose toujours massivement sur le ciblage publicitaire, le géant des réseaux sociaux vient de lancer une offensive impressionnante (et quelque peu confuse) sur le front des abonnements payants. WhatsApp, Instagram, Facebook, Meta AI, tous les services y passent.

L’avenir est manifestement aux abonnements chez Meta. L’entreprise de Mark Zuckerberg a dégainé un feu nourri de formules payantes pour ses différents réseaux sociaux qui, sans supprimer la publicité (contrairement aux offres en Europe), apportent des avantages de confort ou pour les usages professionnels.

Des stickers premium et encore plus d’IA

Côté grand public, Meta va proposer trois abonnements. D’abord WhatsApp Plus à 2,99 $ par mois, axé sur la personnalisation avec des thèmes, des sonneries, des autocollants premium, et quelques babioles « qualité de vie » comme la personnalisation des listes et davantage de conversations à épingler. Cette formule avait fuité il y a quelques semaines.

Instagram et Facebook vont aussi avoir droit à leur offre Plus (à 3,99 $ par mois). Au menu : quelques outils de visibilité comme la mise en avant d’une Story et des statistiques avancées, ainsi que des fonctions de personnalisation (réactions animées, profil…). Ces abonnements n’ont pas vocation à remplacer le programme Meta Verified, qui propose la vérification du compte et la protection contre les usurpations d’identité.

Pour les créateurs et les entreprises, deux offres sont proposées : Meta One Essential à 14,99 $ par mois, et Meta One Advanced à 49,99 $. Elles comprennent les mêmes privilèges que Meta Verified plus une page de liens enrichie, et pour la formule Advanced, une meilleure visibilité dans Facebook et Instagram, la mise en avant dans les résultats de recherche, des outils analytiques plus poussés et de planification, le partage d’accès avec des modérateurs, ou encore des alertes de réutilisation de contenu.

Enfin, Meta voudrait bien commencer à rentabiliser les investissements énormes du groupe dans l’intelligence artificielle. L’entreprise estime que l’IA améliore déjà l’efficacité du ciblage publicitaire, mais elle cherche aussi d’autres sources de revenus, alors pourquoi pas des abonnements.

Deux offres Meta AI vont ainsi être commercialisés. La première, Meta One Plus (7,99 $ par mois), relève le plafond des capacités de génération d’images et de vidéos, autorise des requêtes plus longues ainsi que des fonctions de raisonnement étendu. Meta One Premium, à 19,99 $, comprend davantage de requêtes lourdes et encore plus de génération de contenus (Meta ne précise pas la limite). La version gratuite de Meta AI ne change pas, elle reste toujours disponible.

Ces abonnements IA, dont les tests débuteront à Singapour, au Guatemala et en Bolivie, devraient inclure à l’avenir des avantages liés aux lunettes connectées Ray Ban. Les formules créateurs et PME débuteront en Arabie saoudite, au Maroc, en Thaïlande et au Bangladesh. Meta a l’intention de déployer largement toutes ces nouveautés, sans qu’on sache quand elles débarqueront sur les rives du Vieux continent.

Meta teste un abonnement pour ses principaux services, de WhatsApp à l’IA

28 mai 2026 à 07:07
Une 'tite pièce pour rester prop'
Meta teste un abonnement pour ses principaux services, de WhatsApp à l’IA

Si le modèle économique de Meta repose toujours massivement sur le ciblage publicitaire, le géant des réseaux sociaux vient de lancer une offensive impressionnante (et quelque peu confuse) sur le front des abonnements payants. WhatsApp, Instagram, Facebook, Meta AI, tous les services y passent.

L’avenir est manifestement aux abonnements chez Meta. L’entreprise de Mark Zuckerberg a dégainé un feu nourri de formules payantes pour ses différents réseaux sociaux qui, sans supprimer la publicité (contrairement aux offres en Europe), apportent des avantages de confort ou pour les usages professionnels.

Des stickers premium et encore plus d’IA

Côté grand public, Meta va proposer trois abonnements. D’abord WhatsApp Plus à 2,99 $ par mois, axé sur la personnalisation avec des thèmes, des sonneries, des autocollants premium, et quelques babioles « qualité de vie » comme la personnalisation des listes et davantage de conversations à épingler. Cette formule avait fuité il y a quelques semaines.

Instagram et Facebook vont aussi avoir droit à leur offre Plus (à 3,99 $ par mois). Au menu : quelques outils de visibilité comme la mise en avant d’une Story et des statistiques avancées, ainsi que des fonctions de personnalisation (réactions animées, profil…). Ces abonnements n’ont pas vocation à remplacer le programme Meta Verified, qui propose la vérification du compte et la protection contre les usurpations d’identité.

Pour les créateurs et les entreprises, deux offres sont proposées : Meta One Essential à 14,99 $ par mois, et Meta One Advanced à 49,99 $. Elles comprennent les mêmes privilèges que Meta Verified plus une page de liens enrichie, et pour la formule Advanced, une meilleure visibilité dans Facebook et Instagram, la mise en avant dans les résultats de recherche, des outils analytiques plus poussés et de planification, le partage d’accès avec des modérateurs, ou encore des alertes de réutilisation de contenu.

Enfin, Meta voudrait bien commencer à rentabiliser les investissements énormes du groupe dans l’intelligence artificielle. L’entreprise estime que l’IA améliore déjà l’efficacité du ciblage publicitaire, mais elle cherche aussi d’autres sources de revenus, alors pourquoi pas des abonnements.

Deux offres Meta AI vont ainsi être commercialisés. La première, Meta One Plus (7,99 $ par mois), relève le plafond des capacités de génération d’images et de vidéos, autorise des requêtes plus longues ainsi que des fonctions de raisonnement étendu. Meta One Premium, à 19,99 $, comprend davantage de requêtes lourdes et encore plus de génération de contenus (Meta ne précise pas la limite). La version gratuite de Meta AI ne change pas, elle reste toujours disponible.

Ces abonnements IA, dont les tests débuteront à Singapour, au Guatemala et en Bolivie, devraient inclure à l’avenir des avantages liés aux lunettes connectées Ray Ban. Les formules créateurs et PME débuteront en Arabie saoudite, au Maroc, en Thaïlande et au Bangladesh. Meta a l’intention de déployer largement toutes ces nouveautés, sans qu’on sache quand elles débarqueront sur les rives du Vieux continent.

☕️ Amazon MGM Studios veut industrialiser les séries générées par IA

28 mai 2026 à 06:42


Hollywood commence à intégrer l’IA générative à tâtons et de manière un peu désordonnée. De nombreuses initiatives plus ou moins farfelues ont vu le jour, comme la fausse « comédienne » Tilly Norwood qui a surtout permis à ses créateurs de buzzer. Ou encore l’intégration d’un clone virtuel de Val Kilmer dans un film. On a aussi eu le malheur de poser les yeux sur la série On This Day… 1776 entièrement générée par IA. Réalisée par Darren Aronofsky, elle commémore le 250e anniversaire des États-Unis.

Plus sérieusement, la série argentine El Eternauta a été la première diffusée par Netflix à intégrer une séquence d’effets spéciaux générée par IA. Depuis, la plateforme a établi des principes généraux pour encadrer l’utilisation de cette technologie dans la production de ses contenus.

On pourrait multiplier les exemples de l’incursion de l’IA générative dans les films et les séries télé, malgré les craintes d’une bonne partie de la filière. Un poids lourd de l’industrie a dévoilé ses cartes : il s’agit des studios MGM, ce qui n’est pas une très grande surprise vu le propriétaire, Amazon, très impliqué dans cette technologie.

Le studio a ainsi annoncé le lancement du programme GenAI Creators’ Fund, qui financera des réalisateurs, des créateurs et des startups travaillant sur des films et des séries exploitant l’IA générative. Amazon MGM Studios travaille, en toute logique, avec AWS sur le développement de la courroie de transmission technique, le « projet Nara », une plateforme de production IA.

Elle intègre des outils déjà utilisés dans l’industrie comme Maya, Blender, le moteur Unreal ou encore la suite Adobe, et peut développer des séries d’animation ou en prises de vue réelles. Son architecture est « agnostique », elle combine plusieurs modèles vidéo tiers ainsi que des modèles maison. Un système de suivi a été mis au point pour protéger la propriété intellectuelle de tout ce petit monde.

Trois séries animées ont déjà été commandées par Prime Video, avec une diffusion prévue dans un futur proche. Les producteurs ont cinq semaines pour finaliser leur pilote, afin de démontrer la rapidité du processus. Amazon affirme que le projet Nara permettra non seulement de réduire les coûts et d’accélérer la production, mais aussi d’obtenir un plus grand contrôle créatif d’un bout à l’autre du contenu.

Histoire de rassurer, Albert Cheng, responsable du studio, insiste sur l’approche « centrée sur l’humain » du projet. « Le GenAI Creators’ Fund et le projet Nara placent la créativité humaine au cœur de nos efforts pour intégrer l’IA générative dans nos processus de production chez Amazon MGM Studios », explique-t-il. Les acteurs et comédiens de doublage seront toujours embauchés, et l’IA n’a pas pour vocation de remplacer les équipes créatives de chair et de sang. Chiche ?

☕️ Amazon MGM Studios veut industrialiser les séries générées par IA

28 mai 2026 à 06:42


Hollywood commence à intégrer l’IA générative à tâtons et de manière un peu désordonnée. De nombreuses initiatives plus ou moins farfelues ont vu le jour, comme la fausse « comédienne » Tilly Norwood qui a surtout permis à ses créateurs de buzzer. Ou encore l’intégration d’un clone virtuel de Val Kilmer dans un film. On a aussi eu le malheur de poser les yeux sur la série On This Day… 1776 entièrement générée par IA. Réalisée par Darren Aronofsky, elle commémore le 250e anniversaire des États-Unis.

Plus sérieusement, la série argentine El Eternauta a été la première diffusée par Netflix à intégrer une séquence d’effets spéciaux générée par IA. Depuis, la plateforme a établi des principes généraux pour encadrer l’utilisation de cette technologie dans la production de ses contenus.

On pourrait multiplier les exemples de l’incursion de l’IA générative dans les films et les séries télé, malgré les craintes d’une bonne partie de la filière. Un poids lourd de l’industrie a dévoilé ses cartes : il s’agit des studios MGM, ce qui n’est pas une très grande surprise vu le propriétaire, Amazon, très impliqué dans cette technologie.

Le studio a ainsi annoncé le lancement du programme GenAI Creators’ Fund, qui financera des réalisateurs, des créateurs et des startups travaillant sur des films et des séries exploitant l’IA générative. Amazon MGM Studios travaille, en toute logique, avec AWS sur le développement de la courroie de transmission technique, le « projet Nara », une plateforme de production IA.

Elle intègre des outils déjà utilisés dans l’industrie comme Maya, Blender, le moteur Unreal ou encore la suite Adobe, et peut développer des séries d’animation ou en prises de vue réelles. Son architecture est « agnostique », elle combine plusieurs modèles vidéo tiers ainsi que des modèles maison. Un système de suivi a été mis au point pour protéger la propriété intellectuelle de tout ce petit monde.

Trois séries animées ont déjà été commandées par Prime Video, avec une diffusion prévue dans un futur proche. Les producteurs ont cinq semaines pour finaliser leur pilote, afin de démontrer la rapidité du processus. Amazon affirme que le projet Nara permettra non seulement de réduire les coûts et d’accélérer la production, mais aussi d’obtenir un plus grand contrôle créatif d’un bout à l’autre du contenu.

Histoire de rassurer, Albert Cheng, responsable du studio, insiste sur l’approche « centrée sur l’humain » du projet. « Le GenAI Creators’ Fund et le projet Nara placent la créativité humaine au cœur de nos efforts pour intégrer l’IA générative dans nos processus de production chez Amazon MGM Studios », explique-t-il. Les acteurs et comédiens de doublage seront toujours embauchés, et l’IA n’a pas pour vocation de remplacer les équipes créatives de chair et de sang. Chiche ?

☕️ Valve augmente les prix du Steam Deck de plus de 35 %

28 mai 2026 à 06:25


Les joueurs qui ont attendu trop longtemps avant d’acheter un Steam Deck OLED en seront pour leurs frais. Valve a en effet relevé les prix de sa console portable, et pas qu’un peu. La version 512 Go coûte désormais 779 euros, soit 210 euros de plus qu’auparavant. La déclinaison 1 To revient maintenant à 919 euros, ce qui représente une augmentation de 240 euros par rapport au lancement, en novembre 2023.

Image : Valve.

Cette flambée, qui dépasse les 35 %, ne concerne pas les Steam Deck avec écran LCD qui ne sont plus vendus que dans la boutique reconditionnée de Valve. On peut actuellement en trouver à partir de 299 euros pour la version 64 Go. Pour ceux qui voudraient la mouture OLED en revanche, la facture est franchement salée et rapproche le Steam Deck de concurrents plus récents et plus puissants. Le prix public de la ROG Xbox Ally X d’Asus est de 999 euros.

Les Steam Deck OLED pointaient depuis quelques semaines aux abonnés absents dans plusieurs boutiques de Valve (notamment aux États-Unis). Le constructeur a refait les stocks, mais « la hausse des coûts de la mémoire et du stockage » est passée par là, comme il l’explique. Si les prix ont fortement augmenté, « le produit lui-même n’a pas changé », ajoute-t-il. Le groupe se justifie en évoquant « le coût des composants et d’autres contraintes logistiques mondiales qui se répercutent dans l’ensemble du secteur. »

Une explication qui ne surprendra personne, puisque la crise de la mémoire due à l’appétit vorace des centres de données IA frappe dur l’ensemble de l’industrie, à l’image de la fondation Raspberry Pi. Il y a bien quelques gagnants bien sûr, comme les fabricants des composants mémoire… mais pas les consommateurs lambda.

Tout cela est de mauvais augure pour la Steam Machine, pour laquelle Valve n’a toujours pas annoncé de prix. La console de salon se déclinera en deux modèles : 512 Go et 2 To de stockage, 8 Go de mémoire vidéo et 16 Go de RAM DDR5. Les consoliers choisissent en général de répercuter sur les joueurs la douloureuse liée à la mémoire : Microsoft, Sony et Nintendo ont augmenté les prix de leurs consoles, à rebours des usages du secteur depuis toujours.

☕️ Valve augmente les prix du Steam Deck de plus de 35 %

28 mai 2026 à 06:25


Les joueurs qui ont attendu trop longtemps avant d’acheter un Steam Deck OLED en seront pour leurs frais. Valve a en effet relevé les prix de sa console portable, et pas qu’un peu. La version 512 Go coûte désormais 779 euros, soit 210 euros de plus qu’auparavant. La déclinaison 1 To revient maintenant à 919 euros, ce qui représente une augmentation de 240 euros par rapport au lancement, en novembre 2023.

Image : Valve.

Cette flambée, qui dépasse les 35 %, ne concerne pas les Steam Deck avec écran LCD qui ne sont plus vendus que dans la boutique reconditionnée de Valve. On peut actuellement en trouver à partir de 299 euros pour la version 64 Go. Pour ceux qui voudraient la mouture OLED en revanche, la facture est franchement salée et rapproche le Steam Deck de concurrents plus récents et plus puissants. Le prix public de la ROG Xbox Ally X d’Asus est de 999 euros.

Les Steam Deck OLED pointaient depuis quelques semaines aux abonnés absents dans plusieurs boutiques de Valve (notamment aux États-Unis). Le constructeur a refait les stocks, mais « la hausse des coûts de la mémoire et du stockage » est passée par là, comme il l’explique. Si les prix ont fortement augmenté, « le produit lui-même n’a pas changé », ajoute-t-il. Le groupe se justifie en évoquant « le coût des composants et d’autres contraintes logistiques mondiales qui se répercutent dans l’ensemble du secteur. »

Une explication qui ne surprendra personne, puisque la crise de la mémoire due à l’appétit vorace des centres de données IA frappe dur l’ensemble de l’industrie, à l’image de la fondation Raspberry Pi. Il y a bien quelques gagnants bien sûr, comme les fabricants des composants mémoire… mais pas les consommateurs lambda.

Tout cela est de mauvais augure pour la Steam Machine, pour laquelle Valve n’a toujours pas annoncé de prix. La console de salon se déclinera en deux modèles : 512 Go et 2 To de stockage, 8 Go de mémoire vidéo et 16 Go de RAM DDR5. Les consoliers choisissent en général de répercuter sur les joueurs la douloureuse liée à la mémoire : Microsoft, Sony et Nintendo ont augmenté les prix de leurs consoles, à rebours des usages du secteur depuis toujours.

☕️ YouTube va détecter automatiquement les vidéos générées avec l’IA

28 mai 2026 à 05:43


Sur YouTube, personne ne sait que vous êtes une IA… enfin presque. Depuis 2024, une étiquette prévient les spectateurs de la présence de contenus altérés ou synthétiques dans les vidéos — pour peu que les créateurs aient précisé l’utilisation d’outils IA. La plateforme a annoncé des changements pour afficher plus clairement la couleur, d’abord avec une étiquette « AI » placée en filigrane sur les Shorts et au-dessus de la description d’une vidéo longue.

« En plaçant ces étiquettes directement au premier plan, les spectateurs obtiennent immédiatement le contexte dont ils ont besoin », explique YouTube. La précédente version n’était effectivement pas très claire et évitait de parler d’IA. « Il s’agit désormais du format d’étiquetage unique pour tous les contenus photoréalistes générés ou modifiés de manière significative par l’IA sur YouTube », ajoute l’entreprise.

L’étiquette AI de YouTube.

Les contenus « irréalistes, animés ou légèrement modifiés » présents dans les vidéos seront quant à eux identifiés de la sorte dans la description détaillée, sans l’étiquette AI. Mais le plus important est que YouTube va désormais détecter automatiquement les contenus IA, tout en continuant à exiger des créateurs qu’ils signalent manuellement l’utilisation d’une IA photoréaliste.

Si le système identifie la présence importante d’IA dans une vidéo, l’étiquette sera apposée sur le contenu, même si le créateur ne précise pas s’il a utilisé ou non de l’IA. En cas de désaccord avec la décision de YouTube, il pourra mettre à jour le statut de cette mention dans les réglages de la vidéo.

Néanmoins, ces labels resteront permanents dans certains cas, par exemple quand les vidéos ont été créées avec des outils IA de YouTube, ainsi que celles intégrant des métadonnées C2PA. Cette coalition fondée en 2021 est à l’origine de plusieurs standards d’étiquetage de contenus avec des métadonnées, comme le nom de l’auteur, la date de création du contenu et la manière dont il a été fabriqué (« à la main » ou avec IA).

En matière d’outils de création IA, YouTube a mis les bouchées doubles ces derniers mois. Le plus connu est certainement Dream Screen, qui permet de générer des décors animés en arrière-plan en les décrivant avec une requête texte (« une plage au coucher du soleil »). Le modèle Veo est également à l’œuvre pour « ajouter » du mouvement à une image, modifier le style d’une vidéo, ou générer des objets et des accessoires.

La plateforme pousse aussi à l’adoption d’Auto Dubbing, un système de doublage automatique qui traduit et double une vidéo dans plusieurs langues (27 sont prises en charge). Et elle travaille à améliorer la synchronisation labiale, sur la qualité des voix synthétiques et sur une meilleure adaptation culturelle des doublages générés.

☕️ YouTube va détecter automatiquement les vidéos générées avec l’IA

28 mai 2026 à 05:43


Sur YouTube, personne ne sait que vous êtes une IA… enfin presque. Depuis 2024, une étiquette prévient les spectateurs de la présence de contenus altérés ou synthétiques dans les vidéos — pour peu que les créateurs aient précisé l’utilisation d’outils IA. La plateforme a annoncé des changements pour afficher plus clairement la couleur, d’abord avec une étiquette « AI » placée en filigrane sur les Shorts et au-dessus de la description d’une vidéo longue.

« En plaçant ces étiquettes directement au premier plan, les spectateurs obtiennent immédiatement le contexte dont ils ont besoin », explique YouTube. La précédente version n’était effectivement pas très claire et évitait de parler d’IA. « Il s’agit désormais du format d’étiquetage unique pour tous les contenus photoréalistes générés ou modifiés de manière significative par l’IA sur YouTube », ajoute l’entreprise.

L’étiquette AI de YouTube.

Les contenus « irréalistes, animés ou légèrement modifiés » présents dans les vidéos seront quant à eux identifiés de la sorte dans la description détaillée, sans l’étiquette AI. Mais le plus important est que YouTube va désormais détecter automatiquement les contenus IA, tout en continuant à exiger des créateurs qu’ils signalent manuellement l’utilisation d’une IA photoréaliste.

Si le système identifie la présence importante d’IA dans une vidéo, l’étiquette sera apposée sur le contenu, même si le créateur ne précise pas s’il a utilisé ou non de l’IA. En cas de désaccord avec la décision de YouTube, il pourra mettre à jour le statut de cette mention dans les réglages de la vidéo.

Néanmoins, ces labels resteront permanents dans certains cas, par exemple quand les vidéos ont été créées avec des outils IA de YouTube, ainsi que celles intégrant des métadonnées C2PA. Cette coalition fondée en 2021 est à l’origine de plusieurs standards d’étiquetage de contenus avec des métadonnées, comme le nom de l’auteur, la date de création du contenu et la manière dont il a été fabriqué (« à la main » ou avec IA).

En matière d’outils de création IA, YouTube a mis les bouchées doubles ces derniers mois. Le plus connu est certainement Dream Screen, qui permet de générer des décors animés en arrière-plan en les décrivant avec une requête texte (« une plage au coucher du soleil »). Le modèle Veo est également à l’œuvre pour « ajouter » du mouvement à une image, modifier le style d’une vidéo, ou générer des objets et des accessoires.

La plateforme pousse aussi à l’adoption d’Auto Dubbing, un système de doublage automatique qui traduit et double une vidéo dans plusieurs langues (27 sont prises en charge). Et elle travaille à améliorer la synchronisation labiale, sur la qualité des voix synthétiques et sur une meilleure adaptation culturelle des doublages générés.

Reçu — 27 mai 2026 Actualités numériques

☕️ Face aux vols à l’arraché, Apple prépare un nouvel antivol pour l’iPhone

27 mai 2026 à 15:42


Face à des voleurs à la tire toujours mieux organisés, les constructeurs de smartphones multiplient les systèmes de protection. Apple planche ainsi sur une nouvelle fonction antivol qui combine plusieurs signaux de l’iPhone et met à contribution l’Apple Watch.

Selon du code analysé par le site 9to5Mac, une nouvelle fonctionnalité antivol pourrait apparaître sous peu pour les iPhone. Elle se base sur plusieurs signaux, à commencer par l’analyse de l’accéléromètre : un smartphone arraché des mains de son propriétaire provoque des mouvements inattendus du capteur. L’appareil pourrait alors se verrouiller automatiquement.

L’antivol pourra aussi prendre en compte la distance entre l’iPhone et l’Apple Watch associée. La fonction vérifiera également si le smartphone est connecté à un réseau Wi-Fi connu, comme à la maison ou au bureau. Si les informations renvoyés par ces signaux sont suspects, elles pourront provoquer le verrouillage de l’iPhone. On ignore quand la fonctionnalité sera activée, mais elle est en développement.

Tout cela n’est pas inédit. Google propose un système de verrouillage en cas de détection de vol très similaire pour les smartphones Android : « si quelqu’un vous arrache le téléphone des mains et s’en va en courant, à vélo ou en voiture, le verrouillage en cas de détection de vol peut s’activer. » Personne ne s’offusquera que dans le domaine des antivols, Apple et Google s’inspirent l’un l’autre.

Un iPhone peut exiger un délai pour modifier les réglages de sécurité quand l’appareil ne se trouve pas dans un lieu connu.

Au fil des années, les deux constructeurs ont mis au point de nombreux systèmes de protection des données en cas de vol (ici chez Apple, chez Google). Tous ces dispositifs rendent très difficile la revente de smartphones verrouillés. Si les margoulins peuvent toujours les démonter pour récupérer des composants, plusieurs d’entre eux sont liés matériellement ou logiciellement à l’appareil, ce qui en réduit fortement la valeur sur le marché parallèle.

C’est pourquoi les smartphones déverrouillés sont devenus une prise de choix pour les voleurs. D’où la nécessité de trouver des mécanismes antivol dans ce cas précis.

Le New York Times rapportait récemment la nouvelle tactique extrêmement agressive des voleurs de smartphones à Londres. Les victimes ou leurs proches reçoivent des messages de plus en plus menaçants pour les pousser à désactiver les iPhone volés de leur compte Apple. Des escrocs envoient même des vidéos d’hommes armés et des menaces de mort (!) pour tenter d’obtenir le déverrouillage complet de l’appareil.

☕️ Face aux vols à l’arraché, Apple prépare un nouvel antivol pour l’iPhone

27 mai 2026 à 15:42


Face à des voleurs à la tire toujours mieux organisés, les constructeurs de smartphones multiplient les systèmes de protection. Apple planche ainsi sur une nouvelle fonction antivol qui combine plusieurs signaux de l’iPhone et met à contribution l’Apple Watch.

Selon du code analysé par le site 9to5Mac, une nouvelle fonctionnalité antivol pourrait apparaître sous peu pour les iPhone. Elle se base sur plusieurs signaux, à commencer par l’analyse de l’accéléromètre : un smartphone arraché des mains de son propriétaire provoque des mouvements inattendus du capteur. L’appareil pourrait alors se verrouiller automatiquement.

L’antivol pourra aussi prendre en compte la distance entre l’iPhone et l’Apple Watch associée. La fonction vérifiera également si le smartphone est connecté à un réseau Wi-Fi connu, comme à la maison ou au bureau. Si les informations renvoyés par ces signaux sont suspects, elles pourront provoquer le verrouillage de l’iPhone. On ignore quand la fonctionnalité sera activée, mais elle est en développement.

Tout cela n’est pas inédit. Google propose un système de verrouillage en cas de détection de vol très similaire pour les smartphones Android : « si quelqu’un vous arrache le téléphone des mains et s’en va en courant, à vélo ou en voiture, le verrouillage en cas de détection de vol peut s’activer. » Personne ne s’offusquera que dans le domaine des antivols, Apple et Google s’inspirent l’un l’autre.

Un iPhone peut exiger un délai pour modifier les réglages de sécurité quand l’appareil ne se trouve pas dans un lieu connu.

Au fil des années, les deux constructeurs ont mis au point de nombreux systèmes de protection des données en cas de vol (ici chez Apple, chez Google). Tous ces dispositifs rendent très difficile la revente de smartphones verrouillés. Si les margoulins peuvent toujours les démonter pour récupérer des composants, plusieurs d’entre eux sont liés matériellement ou logiciellement à l’appareil, ce qui en réduit fortement la valeur sur le marché parallèle.

C’est pourquoi les smartphones déverrouillés sont devenus une prise de choix pour les voleurs. D’où la nécessité de trouver des mécanismes antivol dans ce cas précis.

Le New York Times rapportait récemment la nouvelle tactique extrêmement agressive des voleurs de smartphones à Londres. Les victimes ou leurs proches reçoivent des messages de plus en plus menaçants pour les pousser à désactiver les iPhone volés de leur compte Apple. Des escrocs envoient même des vidéos d’hommes armés et des menaces de mort (!) pour tenter d’obtenir le déverrouillage complet de l’appareil.

L’Union européenne verrouille ses fréquences satellites face à Starlink et Amazon

27 mai 2026 à 14:20
La bataille en basse orbite
L’Union européenne verrouille ses fréquences satellites face à Starlink et Amazon

Nouvelle bataille en vue pour la domination des cieux européens. La Commission a officiellement confirmé sa volonté de prendre la main sur une partie importante des fréquences satellites, avec un objectif politique assumé : celui de la souveraineté technologique face à la Chine et surtout aux États-Unis.

Bruxelles entend gérer les attributions de la bande 2 GHz MSS, qui correspond aux fréquences utilisées par les services de satellites mobiles. Comme le rappelle Euronews, ces fréquences ont été attribuées en 2009 à deux opérateurs européens, Viasat et EchoStar. Leur usage est limité (notamment aux appels d’urgence dans une zone blanche), mais la Commission veut les exploiter pour autoriser la connexion directe entre un satellite et un smartphone (« Direct to Device », D2D). Cette bande a aussi des utilisations militaires et gouvernementales.

En attendant IRIS²

La Commission a adopté une proposition qui lui permettra, au renouvellement des fréquences de cette bande (à partir de mai 2027), d’attribuer au niveau européen des autorisations de licence jusque-là largement gérées par les États membres. Ce qui pouvait poser un problème d’harmonisation entre pays. Les opérateurs pourront ainsi lancer leurs services à l’échelle de l’Union européenne, sans devoir négocier avec chaque capitale… même si les États conservent une certaine marge de manœuvre en imposant leurs obligations techniques et des règles de sécurité.

La législation sur les réseaux numériques (ADN), qui repose sur le Code des communications électroniques de l’UE de 2018, a été adoptée le 21 janvier dernier. Elle contient, entre autres, un volet sur « l’harmonisation juridique maximale » visant à faciliter les opérations et la fourniture de services paneuropéens. Parmi les mesures : une autorisation de spectre satellitaire au niveau de l’UE.

Dans le détail, la Commission a décidé de couper en trois la poire de la bande. Le premier tiers est réservé aux usages gouvernementaux et militaires européens, pour les communications critiques et pour s’assurer de la sécurité de ces communications. Ce morceau de fréquences devra être exploité par un opérateur européen et intégré au programme IRIS², la constellation de satellites de l’UE.

À l’origine, le « Starlink » européen devait être opérationnel d’ici 2027. Même si le programme recycle des infrastructures existantes, IRIS² sera plus long à s’élever dans les airs : aux dernières nouvelles (qui remontent au mois de février), ce projet en est toujours dans sa phase de conception et de développement, et cela jusqu’en 2028. Le déploiement est programmé de 2029 à 2030, et l’exploitation entre 2030 et 2037. La pleine capacité opérationnelle est désormais prévue d’ici 2030.

La menace américaine

Voilà pour le premier tiers. Les deux autres tiers seront dévolus aux usages commerciaux : connectivité satellite pour smartphones, objets connectés et services d’urgence. Mais Bruxelles a une idée assez claire des opérateurs qui pourront candidater : la moitié des fréquences est ainsi réservée aux acteurs européens, l’autre moitié est ouverte aux entreprises européennes et non européennes.

On l’aura compris, il s’agit de favoriser l’émergence de fournisseurs européens, tandis que les champions américains (SpaceX, Amazon Leo) auront la portion congrue au nom de la souveraineté. « Plus que jamais, une connectivité satellitaire à haute capacité et largement disponible est essentielle pour renforcer la résilience des réseaux de communication de l’Union européenne », explique Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique.

Ces infrastructures satellitaires, considérées comme critiques par Bruxelles, sont devenues un enjeu de sécurité pour l’Europe. Le poids lourd américain Starlink, avec sa constellation d’environ 10 000 satellites en basse orbite et ses services d’accès internet et de téléphonie D2D, est devenu essentiel à l’effort de guerre en Ukraine… mais l’entreprise d’Elon Musk reste soumise aux lois américaines sur l’exploitation des données de ses utilisateurs (Cloud Act, FISA).

C’est le cas aussi d’Amazon Leo (anciennement Kuiper), qui s’est d’ailleurs offert récemment Globalstar. Ces deux sociétés doivent aussi composer avec la pression, toujours possible, de la Maison Blanche, dans un contexte de très fortes tensions transatlantiques.

Brendan Carr, le très trumpiste président de la Commission aux communications fédérales (FCC), avait mis en garde l’UE lors de sa visite au salon MWC de Barcelone, au mois de mars. « L’Europe dispose de fournisseurs satellitaires nationaux champions qui réalisent une activité importante aux États-Unis », menaçait-il. « Si l’Europe persiste à suivre une voie de souveraineté satellitaire excluant les fournisseurs qui ne sont pas basés sur le continent, alors les États-Unis devront en tenir compte concernant le traitement réciproque que nous accordons. » Ambiance.

Cette décision de la Commission devrait en tout cas booster les acteurs européens, à l’image d’Eutelsat et de sa constellation OneWeb LEO (600 satellites en basse orbite) combinée à des satellites géostationnaires. Eutelsat fait également partie du consortium SpaceRISE chargé de la mise en œuvre d’IRIS².

L’Union européenne verrouille ses fréquences satellites face à Starlink et Amazon

27 mai 2026 à 14:20
La bataille en basse orbite
L’Union européenne verrouille ses fréquences satellites face à Starlink et Amazon

Nouvelle bataille en vue pour la domination des cieux européens. La Commission a officiellement confirmé sa volonté de prendre la main sur une partie importante des fréquences satellites, avec un objectif politique assumé : celui de la souveraineté technologique face à la Chine et surtout aux États-Unis.

Bruxelles entend gérer les attributions de la bande 2 GHz MSS, qui correspond aux fréquences utilisées par les services de satellites mobiles. Comme le rappelle Euronews, ces fréquences ont été attribuées en 2009 à deux opérateurs européens, Viasat et EchoStar. Leur usage est limité (notamment aux appels d’urgence dans une zone blanche), mais la Commission veut les exploiter pour autoriser la connexion directe entre un satellite et un smartphone (« Direct to Device », D2D). Cette bande a aussi des utilisations militaires et gouvernementales.

En attendant IRIS²

La Commission a adopté une proposition qui lui permettra, au renouvellement des fréquences de cette bande (à partir de mai 2027), d’attribuer au niveau européen des autorisations de licence jusque-là largement gérées par les États membres. Ce qui pouvait poser un problème d’harmonisation entre pays. Les opérateurs pourront ainsi lancer leurs services à l’échelle de l’Union européenne, sans devoir négocier avec chaque capitale… même si les États conservent une certaine marge de manœuvre en imposant leurs obligations techniques et des règles de sécurité.

La législation sur les réseaux numériques (ADN), qui repose sur le Code des communications électroniques de l’UE de 2018, a été adoptée le 21 janvier dernier. Elle contient, entre autres, un volet sur « l’harmonisation juridique maximale » visant à faciliter les opérations et la fourniture de services paneuropéens. Parmi les mesures : une autorisation de spectre satellitaire au niveau de l’UE.

Dans le détail, la Commission a décidé de couper en trois la poire de la bande. Le premier tiers est réservé aux usages gouvernementaux et militaires européens, pour les communications critiques et pour s’assurer de la sécurité de ces communications. Ce morceau de fréquences devra être exploité par un opérateur européen et intégré au programme IRIS², la constellation de satellites de l’UE.

À l’origine, le « Starlink » européen devait être opérationnel d’ici 2027. Même si le programme recycle des infrastructures existantes, IRIS² sera plus long à s’élever dans les airs : aux dernières nouvelles (qui remontent au mois de février), ce projet en est toujours dans sa phase de conception et de développement, et cela jusqu’en 2028. Le déploiement est programmé de 2029 à 2030, et l’exploitation entre 2030 et 2037. La pleine capacité opérationnelle est désormais prévue d’ici 2030.

La menace américaine

Voilà pour le premier tiers. Les deux autres tiers seront dévolus aux usages commerciaux : connectivité satellite pour smartphones, objets connectés et services d’urgence. Mais Bruxelles a une idée assez claire des opérateurs qui pourront candidater : la moitié des fréquences est ainsi réservée aux acteurs européens, l’autre moitié est ouverte aux entreprises européennes et non européennes.

On l’aura compris, il s’agit de favoriser l’émergence de fournisseurs européens, tandis que les champions américains (SpaceX, Amazon Leo) auront la portion congrue au nom de la souveraineté. « Plus que jamais, une connectivité satellitaire à haute capacité et largement disponible est essentielle pour renforcer la résilience des réseaux de communication de l’Union européenne », explique Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique.

Ces infrastructures satellitaires, considérées comme critiques par Bruxelles, sont devenues un enjeu de sécurité pour l’Europe. Le poids lourd américain Starlink, avec sa constellation d’environ 10 000 satellites en basse orbite et ses services d’accès internet et de téléphonie D2D, est devenu essentiel à l’effort de guerre en Ukraine… mais l’entreprise d’Elon Musk reste soumise aux lois américaines sur l’exploitation des données de ses utilisateurs (Cloud Act, FISA).

C’est le cas aussi d’Amazon Leo (anciennement Kuiper), qui s’est d’ailleurs offert récemment Globalstar. Ces deux sociétés doivent aussi composer avec la pression, toujours possible, de la Maison Blanche, dans un contexte de très fortes tensions transatlantiques.

Brendan Carr, le très trumpiste président de la Commission aux communications fédérales (FCC), avait mis en garde l’UE lors de sa visite au salon MWC de Barcelone, au mois de mars. « L’Europe dispose de fournisseurs satellitaires nationaux champions qui réalisent une activité importante aux États-Unis », menaçait-il. « Si l’Europe persiste à suivre une voie de souveraineté satellitaire excluant les fournisseurs qui ne sont pas basés sur le continent, alors les États-Unis devront en tenir compte concernant le traitement réciproque que nous accordons. » Ambiance.

Cette décision de la Commission devrait en tout cas booster les acteurs européens, à l’image d’Eutelsat et de sa constellation OneWeb LEO (600 satellites en basse orbite) combinée à des satellites géostationnaires. Eutelsat fait également partie du consortium SpaceRISE chargé de la mise en œuvre d’IRIS².

Google I/O : l’overdose d’annonces IA profite à DuckDuckGo

27 mai 2026 à 07:27
We don't need no AI slop
Google I/O : l’overdose d’annonces IA profite à DuckDuckGo

Durant la dernière Google I/O, le géant du web a voulu galvaniser ses troupes en les noyant sous un torrent incessant de nouveautés IA. Cette avalanche a aussi pu provoquer chez d’autres un effet repoussoir. Résultat : la version « No AI » de DuckDuckGo a enregistré une fréquentation record.

Google a dégainé l’artillerie lourde ces 19 et 20 mai durant son événement I/O, tout particulièrement bien sûr autour de l’IA (c’est le cas de bon nombre d’entreprises du numérique, depuis quelques années). Entre les nouveautés dédiées à Gemini, les agents à gogo, l’outil de vibe coding AI Studio, et même les lunettes connectées infusées à l’IA, il y en avait pour tous les goûts… enfin, pour ceux qui pensent, vivent et mangent IA. Pour les autres, c’est la curée.

La carte du « No AI »

Même si Google est l’acteur archi-dominant de la recherche en ligne, il existe évidemment des alternatives, y compris sans IA comme chez DuckDuckGo. Le moteur de recherche centré sur la protection de la vie privée propose certes ses propres bots et services IA, mais il en existe également une déclinaison « No AI » qui désactive les réponses assistées par IA et supprime les images générées par IA. Elle a connu un joli succès après l’avalanche de Google I/O.

DuckDuckGo No AI.

Aux États-Unis, les visites sur cette mouture du moteur de recherche ont fortement progressé durant le long week-end du Memorial Day (du 23 au 25 mai) : la hausse moyenne s’est établie à 22,7 % par rapport à la semaine précédente, avec un pic à 27,7 % le 24 mai. Les installations de l’app mobile ont elles aussi enregistré une progression substantielle de 18,1 % en moyenne d’une semaine sur l’autre, toujours aux États-Unis.

Les stats d’installation de l’app sur iPhone et iPad ont profité de cet engouement, avec une progression moyenne de 33 %, et même un pic de 69,9 % le 25 mai. La croissance observée outre-Atlantique a été très supérieure à celle enregistrée ailleurs dans le monde, ce qui peut être interprété comme la conséquence des annonces très américano-centrées de l’entreprise.

« Google impose l’IA aux utilisateurs sans leur laisser la possibilité de s’y opposer », décrypte Gabriel Weinberg, fondateur et PDG de DuckDuckGo auprès de Thurrott.com. « Résultat, les résultats de recherche se dégradent au lieu de s’améliorer. Nous voulons être l’endroit qui redonne le contrôle aux utilisateurs et leur permet de décider de la quantité d’IA qu’ils souhaitent – ou non – utiliser », ajoute-t-il.

Ce créneau pourrait bien s’avérer très porteur au vu de la polarisation de plus en plus aiguë entre les pros et les réfractaires à l’IA. Pas fou, DuckDuckGo base d’ailleurs très nettement sa communication sur le rejet que suscite l’IA auprès d’une partie des internautes.

La recherche Google vitrine de l’IA

La recherche en ligne de Google n’a évidemment pas échappé au tsunami d’annonces de Google I/O. L’AI Mode, cette version « bot » de search, fonctionne désormais avec le dernier modèle Gemini 3.5 Flash, tandis que les résumés AI Overviews peuvent répondre à des questions – deux fonctions qui ne sont pas disponibles en France.

L’entreprise inaugure aussi une nouvelle barre de recherche « intelligente », qui signe l’évolution la plus importante depuis 25 ans pour cette fonction centrale de Google : elle peut comprendre des requêtes plus longues et accepter différents types d’entrées (texte, images, fichiers, vidéos et même des onglets Chrome).

La recherche intègre des « agents d’information » qui vont surveiller le web en continu pour suivre un sujet spécifique. Par exemple des annonces immobilières avec des critères précis, ou quand un sportif annonce une collab’ avec une marque de basket. Ces agents seront disponibles dans le courant de l’été pour les abonnés AI Pro et AI Ultra.

Toujours dans ce même registre de la personnalisation des réponses, les nouvelles capacités « Personal Intelligence » de search vont lui permettre de piocher des informations personnelles tirées de Gmail, de Google Photos et de Calendar (pas besoin d’abonnement pour ça).

Google a également annoncé une amélioration des agents de réservation, qui s’étendent à de nouveaux usages comme de trouver une salle de karaoké ou de réserver des services locaux. Le moteur de recherche peut aussi appeler les commerces à la place de l’utilisateur dans certaines catégories (réparation, animaux, beauté). Cette nouveauté sera déployée cet été aux États-Unis.

Enfin, la recherche en ligne va pouvoir générer des tableaux, graphiques, et même des mini-apps (de types simulations ou tableaux de bord). Cela pourra être, par exemple, un système de suivi de remise en forme alimenté par des données puisées dans des avis en ligne ou des cartes.

Google I/O : l’overdose d’annonces IA profite à DuckDuckGo

27 mai 2026 à 07:27
We don't need no AI slop
Google I/O : l’overdose d’annonces IA profite à DuckDuckGo

Durant la dernière Google I/O, le géant du web a voulu galvaniser ses troupes en les noyant sous un torrent incessant de nouveautés IA. Cette avalanche a aussi pu provoquer chez d’autres un effet repoussoir. Résultat : la version « No AI » de DuckDuckGo a enregistré une fréquentation record.

Google a dégainé l’artillerie lourde ces 19 et 20 mai durant son événement I/O, tout particulièrement bien sûr autour de l’IA (c’est le cas de bon nombre d’entreprises du numérique, depuis quelques années). Entre les nouveautés dédiées à Gemini, les agents à gogo, l’outil de vibe coding AI Studio, et même les lunettes connectées infusées à l’IA, il y en avait pour tous les goûts… enfin, pour ceux qui pensent, vivent et mangent IA. Pour les autres, c’est la curée.

La carte du « No AI »

Même si Google est l’acteur archi-dominant de la recherche en ligne, il existe évidemment des alternatives, y compris sans IA comme chez DuckDuckGo. Le moteur de recherche centré sur la protection de la vie privée propose certes ses propres bots et services IA, mais il en existe également une déclinaison « No AI » qui désactive les réponses assistées par IA et supprime les images générées par IA. Elle a connu un joli succès après l’avalanche de Google I/O.

DuckDuckGo No AI.

Aux États-Unis, les visites sur cette mouture du moteur de recherche ont fortement progressé durant le long week-end du Memorial Day (du 23 au 25 mai) : la hausse moyenne s’est établie à 22,7 % par rapport à la semaine précédente, avec un pic à 27,7 % le 24 mai. Les installations de l’app mobile ont elles aussi enregistré une progression substantielle de 18,1 % en moyenne d’une semaine sur l’autre, toujours aux États-Unis.

Les stats d’installation de l’app sur iPhone et iPad ont profité de cet engouement, avec une progression moyenne de 33 %, et même un pic de 69,9 % le 25 mai. La croissance observée outre-Atlantique a été très supérieure à celle enregistrée ailleurs dans le monde, ce qui peut être interprété comme la conséquence des annonces très américano-centrées de l’entreprise.

« Google impose l’IA aux utilisateurs sans leur laisser la possibilité de s’y opposer », décrypte Gabriel Weinberg, fondateur et PDG de DuckDuckGo auprès de Thurrott.com. « Résultat, les résultats de recherche se dégradent au lieu de s’améliorer. Nous voulons être l’endroit qui redonne le contrôle aux utilisateurs et leur permet de décider de la quantité d’IA qu’ils souhaitent – ou non – utiliser », ajoute-t-il.

Ce créneau pourrait bien s’avérer très porteur au vu de la polarisation de plus en plus aiguë entre les pros et les réfractaires à l’IA. Pas fou, DuckDuckGo base d’ailleurs très nettement sa communication sur le rejet que suscite l’IA auprès d’une partie des internautes.

La recherche Google vitrine de l’IA

La recherche en ligne de Google n’a évidemment pas échappé au tsunami d’annonces de Google I/O. L’AI Mode, cette version « bot » de search, fonctionne désormais avec le dernier modèle Gemini 3.5 Flash, tandis que les résumés AI Overviews peuvent répondre à des questions – deux fonctions qui ne sont pas disponibles en France.

L’entreprise inaugure aussi une nouvelle barre de recherche « intelligente », qui signe l’évolution la plus importante depuis 25 ans pour cette fonction centrale de Google : elle peut comprendre des requêtes plus longues et accepter différents types d’entrées (texte, images, fichiers, vidéos et même des onglets Chrome).

La recherche intègre des « agents d’information » qui vont surveiller le web en continu pour suivre un sujet spécifique. Par exemple des annonces immobilières avec des critères précis, ou quand un sportif annonce une collab’ avec une marque de basket. Ces agents seront disponibles dans le courant de l’été pour les abonnés AI Pro et AI Ultra.

Toujours dans ce même registre de la personnalisation des réponses, les nouvelles capacités « Personal Intelligence » de search vont lui permettre de piocher des informations personnelles tirées de Gmail, de Google Photos et de Calendar (pas besoin d’abonnement pour ça).

Google a également annoncé une amélioration des agents de réservation, qui s’étendent à de nouveaux usages comme de trouver une salle de karaoké ou de réserver des services locaux. Le moteur de recherche peut aussi appeler les commerces à la place de l’utilisateur dans certaines catégories (réparation, animaux, beauté). Cette nouveauté sera déployée cet été aux États-Unis.

Enfin, la recherche en ligne va pouvoir générer des tableaux, graphiques, et même des mini-apps (de types simulations ou tableaux de bord). Cela pourra être, par exemple, un système de suivi de remise en forme alimenté par des données puisées dans des avis en ligne ou des cartes.

Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait

27 mai 2026 à 06:42
Ressortez le boulier
Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait

L’IA n’est pas la réponse à tous les maux du monde, et encore moins chez Starbucks. Le géant états-unien des cafés a fini par retirer une intelligence artificielle qui devait améliorer la gestion des stocks de produits et éviter les pénuries de certains articles. Ça n’a pas du tout marché.

En septembre dernier, Starbucks lançait dans sa chaîne de cafés aux États-Unis et au Canada un nouveau logiciel reposant sur l’IA. Plutôt que de compter à la main les produits en stock, les employés plaçaient une tablette devant les étagères de sirops, de lait et autres articles ; charge ensuite à l’application Automated Counting d’analyser ces informations collectées à l’aide de la caméra et du capteur LIDAR.

Combien de bouteilles de lait ?

Cette technologie devait inaugurer « une optimisation plus intelligente de la chaîne d’approvisionnement » et répondre à une problématique aiguë au sein de Starbucks : les pénuries fréquentes de produits de base qui empêchent de concocter des cafés et autres items au menu — ce qui revient souvent à rater des ventes.

Brian Niccol, le PDG du groupe, s’est engagé à trouver des solutions pour améliorer la rentabilité de ses établissements. Ces cinq dernières années, quatre patrons de Starbucks (qui n’est pas en pénurie de dirigeants, manifestement) ont déploré l’approvisionnement difficile de ses milliers de cafés en produits essentiels comme le lait, les viennoiseries ou tout simplement les couvercles de gobelets.

Pour les experts en logistique, une chaîne d’approvisionnement fiable doit assurer des livraisons complètes et ponctuelles dans 95 % des cas. Début 2024, moins d’un tiers des camions arrivant dans les centres de distribution de Starbucks respectaient ces critères, comme d’anciens employés l’ont affirmé à Reuters. En cause : des difficultés de coordination entre les fournisseurs, nombreux, de l’enseigne.

Cette application devait régler une bonne partie du problème. Las : l’IA ne fait pas tout. Toujours d’après l’agence de presse, elle se trompait fréquemment dans le comptage et l’identification des produits. Il lui arrivait de confondre des types de lait similaires, ou de passer complètement à côté… Impossible dans ces conditions d’avoir un inventaire à jour et prêt pour répondre à toutes les commandes.

Une solution pas si fiable

Le prestataire NomadGo en charge du développement assurait pourtant que sa solution est fiable « à 99 % ». En février, Starbucks faisait toujours preuve d’une solide langue de bois en affirmant à qui voulait l’entendre que l’application avait amélioré la disponibilité des produits. Il aura fallu attendre quelques mois de plus pour arrêter les frais : Automated Counting a été retiré des mains des employés, qui ont repris la routine de comptabiliser les stocks comme avant.

« Notre objectif est simple : si un produit figure au menu, les clients doivent pouvoir le commander », indique l’entreprise dans un communiqué. Sauf en cas de pénurie de stocks, évidemment ! Brian Niccol, en poste depuis septembre 2024, a été recruté pour relancer les ventes et simplifier les opérations dans les cafés de l’enseigne. Il a mis en place un programme, « Back to Starbucks », qui inclut la mise en œuvre de technologies IA pour fluidifier les commandes et épauler les barristas.

Starbucks n’est pas la seule entreprise à essuyer un ratage lié à l’IA. Certains exemples sont tout aussi spectaculaires, comme la borne vocale McDonald’s développée avec IBM, dont les ratés (commandes absurdes, ajouts d’articles inexistants) ont fait les riches heures des petits plaisantins sur les réseaux sociaux. Ces bornes ont été retirées de la circulation en 2024. N’oublions pas non plus l’AI Overview de Google qui a conseillé de fourrer de la colle dans des pizzas pour faire tenir le fromage…

Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait

27 mai 2026 à 06:42
Ressortez le boulier
Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait

L’IA n’est pas la réponse à tous les maux du monde, et encore moins chez Starbucks. Le géant états-unien des cafés a fini par retirer une intelligence artificielle qui devait améliorer la gestion des stocks de produits et éviter les pénuries de certains articles. Ça n’a pas du tout marché.

En septembre dernier, Starbucks lançait dans sa chaîne de cafés aux États-Unis et au Canada un nouveau logiciel reposant sur l’IA. Plutôt que de compter à la main les produits en stock, les employés plaçaient une tablette devant les étagères de sirops, de lait et autres articles ; charge ensuite à l’application Automated Counting d’analyser ces informations collectées à l’aide de la caméra et du capteur LIDAR.

Combien de bouteilles de lait ?

Cette technologie devait inaugurer « une optimisation plus intelligente de la chaîne d’approvisionnement » et répondre à une problématique aiguë au sein de Starbucks : les pénuries fréquentes de produits de base qui empêchent de concocter des cafés et autres items au menu — ce qui revient souvent à rater des ventes.

Brian Niccol, le PDG du groupe, s’est engagé à trouver des solutions pour améliorer la rentabilité de ses établissements. Ces cinq dernières années, quatre patrons de Starbucks (qui n’est pas en pénurie de dirigeants, manifestement) ont déploré l’approvisionnement difficile de ses milliers de cafés en produits essentiels comme le lait, les viennoiseries ou tout simplement les couvercles de gobelets.

Pour les experts en logistique, une chaîne d’approvisionnement fiable doit assurer des livraisons complètes et ponctuelles dans 95 % des cas. Début 2024, moins d’un tiers des camions arrivant dans les centres de distribution de Starbucks respectaient ces critères, comme d’anciens employés l’ont affirmé à Reuters. En cause : des difficultés de coordination entre les fournisseurs, nombreux, de l’enseigne.

Cette application devait régler une bonne partie du problème. Las : l’IA ne fait pas tout. Toujours d’après l’agence de presse, elle se trompait fréquemment dans le comptage et l’identification des produits. Il lui arrivait de confondre des types de lait similaires, ou de passer complètement à côté… Impossible dans ces conditions d’avoir un inventaire à jour et prêt pour répondre à toutes les commandes.

Une solution pas si fiable

Le prestataire NomadGo en charge du développement assurait pourtant que sa solution est fiable « à 99 % ». En février, Starbucks faisait toujours preuve d’une solide langue de bois en affirmant à qui voulait l’entendre que l’application avait amélioré la disponibilité des produits. Il aura fallu attendre quelques mois de plus pour arrêter les frais : Automated Counting a été retiré des mains des employés, qui ont repris la routine de comptabiliser les stocks comme avant.

« Notre objectif est simple : si un produit figure au menu, les clients doivent pouvoir le commander », indique l’entreprise dans un communiqué. Sauf en cas de pénurie de stocks, évidemment ! Brian Niccol, en poste depuis septembre 2024, a été recruté pour relancer les ventes et simplifier les opérations dans les cafés de l’enseigne. Il a mis en place un programme, « Back to Starbucks », qui inclut la mise en œuvre de technologies IA pour fluidifier les commandes et épauler les barristas.

Starbucks n’est pas la seule entreprise à essuyer un ratage lié à l’IA. Certains exemples sont tout aussi spectaculaires, comme la borne vocale McDonald’s développée avec IBM, dont les ratés (commandes absurdes, ajouts d’articles inexistants) ont fait les riches heures des petits plaisantins sur les réseaux sociaux. Ces bornes ont été retirées de la circulation en 2024. N’oublions pas non plus l’AI Overview de Google qui a conseillé de fourrer de la colle dans des pizzas pour faire tenir le fromage…

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