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Reçu — 21 juillet 2026 Actualités numériques

Microsoft engage plusieurs milliards de dollars aux côtés de Mistral en Europe

21 juillet 2026 à 15:58
Mistral encaisse le chèque de Microsoft
Microsoft engage plusieurs milliards de dollars aux côtés de Mistral en Europe

Microsoft va donner un coup de main à Mistral pour construire des centres de données en Europe, au travers d’un accord à plusieurs milliards de dollars. Les derniers modèles du labo IA français vont également être distribués dans les plateformes Azure, Foundry et Copilot Studio de l’éditeur américain.

Mistral renforce ses liens avec Microsoft. Les deux entreprises sont partenaires depuis 2024, dans le cadre d’un accord de distribution des modèles IA du labo sur la plateforme Azure. Cette fois, cela va encore plus loin : Microsoft s’engage en effet sur « plusieurs milliards de dollars » pour développer l’infrastructure IA en Europe.

Des centres de données et beaucoup de souveraineté

Le communiqué donne peu de détails concrets, mais avec cet argent frais, Mistral va pouvoir augmenter ses capacités GPU « grâce à des milliers de GPU NVIDIA Vera Rubin de dernière génération ». La société a annoncé plusieurs investissements pour bâtir des datacenters, en France comme ailleurs en Europe.

L’accord donne donc du muscle à Mistral pour l’entraînement, l’inférence et le déploiement à grande échelle de ses modèles, mais Microsoft y voit aussi son intérêt, bien sûr. Le géant américain renforce ainsi ses capacités en Europe « tout en soutenant les engagements numériques » annoncés l’an dernier pour le vieux continent.

Brad Smith, le président de Microsoft, avait publié en mai 2025 une tribune dans laquelle le groupe prenait des engagements, notamment en matière de gouvernance, de confidentialité des données et de collaboration avec les institutions européennes. « L’Europe doit avoir accès aux capacités d’IA les plus avancées au monde, sans compromettre la maîtrise de ses données, de ses opérations ou de son avenir numérique », avance aujourd’hui le dirigeant.

Le nouvel accord avec Mistral contient également une partie importante sur les modèles du labo français. Medium 3.5 est désormais distribué dans Microsoft Foundry et Azure (au niveau applicatif, le modèle est aussi disponible dans Copilot Studio). OCR 4, la dernière version du modèle dédié à la reconnaissance de texte et désormais parseur documentaire sémantique, est lui aussi proposé dans Foundry.

Les modèles de Mistral peuvent aussi être installés via Azure Local (Azure Stack HCI jusqu’en 2024) sur les infrastructures de l’entreprise plutôt que dans les centres de données de Microsoft. Cela permet aux clients de conserver une partie des outils et du fonctionnement de la plateforme cloud de Microsoft, mais sur des serveurs contrôlés par l’organisation – y compris dans des environnements complètement coupés d’internet. Les modèles Mistral utilisés de la sorte peuvent fonctionner au travers de Foundry Local, pour exécuter les apps IA.

Microsoft soigne son image en Europe

Ces nouvelles capacités permettent aux modèles de Mistral d’être « déployés par les entreprises et les institutions publiques du monde entier sur une plateforme de confiance, conçue pour répondre aux exigences des environnements les plus critiques et réglementés, partout où nos clients exercent leurs activités », précise Arthur Mensch, le directeur général de Mistral.

Brad Smith se fait encore plus clair auprès du Wall Street Journal. « Les clients [qui veulent] s’appuyer sur les modèles de Mistral (…) n’ont pas besoin de choisir un modèle d’Anthropic, d’OpenAI ou d’un autre fournisseur américain », explique-t-il. « Ils bénéficient de notre technologie, qui vient évidemment des États-Unis, mais peuvent l’exécuter dans un environnement déconnecté », ajoute le dirigeant.

En soutenant Mistral de la sorte, Microsoft espère bien montrer patte blanche et marquer des points auprès des régulateurs. « En intégrant les modèles européens de pointe de Mistral à notre portefeuille cloud souverain et en les rendant disponibles dans des environnements cloud public, connectés au cloud ou entièrement déconnectés, nous concrétisons les engagements numériques pour l’Europe que nous avons pris et offrons à nos clients une base de confiance pour déployer l’IA selon leurs propres conditions », décrypte le président du mastodonte US.

Azure et Amazon Web Services pourraient bientôt recevoir leur carte du club du DMA. La Commission européenne prépare en effet une extension du règlement sur les marchés numériques au cloud. Les plateformes épinglées doivent se plier à une série d’obligations pour limiter les pratiques anticoncurrentielles et faciliter le passage d’un service à un autre.

Microsoft engage plusieurs milliards de dollars aux côtés de Mistral en Europe

21 juillet 2026 à 15:58
Mistral encaisse le chèque de Microsoft
Microsoft engage plusieurs milliards de dollars aux côtés de Mistral en Europe

Microsoft va donner un coup de main à Mistral pour construire des centres de données en Europe, au travers d’un accord à plusieurs milliards de dollars. Les derniers modèles du labo IA français vont également être distribués dans les plateformes Azure, Foundry et Copilot Studio de l’éditeur américain.

Mistral renforce ses liens avec Microsoft. Les deux entreprises sont partenaires depuis 2024, dans le cadre d’un accord de distribution des modèles IA du labo sur la plateforme Azure. Cette fois, cela va encore plus loin : Microsoft s’engage en effet sur « plusieurs milliards de dollars » pour développer l’infrastructure IA en Europe.

Des centres de données et beaucoup de souveraineté

Le communiqué donne peu de détails concrets, mais avec cet argent frais, Mistral va pouvoir augmenter ses capacités GPU « grâce à des milliers de GPU NVIDIA Vera Rubin de dernière génération ». La société a annoncé plusieurs investissements pour bâtir des datacenters, en France comme ailleurs en Europe.

L’accord donne donc du muscle à Mistral pour l’entraînement, l’inférence et le déploiement à grande échelle de ses modèles, mais Microsoft y voit aussi son intérêt, bien sûr. Le géant américain renforce ainsi ses capacités en Europe « tout en soutenant les engagements numériques » annoncés l’an dernier pour le vieux continent.

Brad Smith, le président de Microsoft, avait publié en mai 2025 une tribune dans laquelle le groupe prenait des engagements, notamment en matière de gouvernance, de confidentialité des données et de collaboration avec les institutions européennes. « L’Europe doit avoir accès aux capacités d’IA les plus avancées au monde, sans compromettre la maîtrise de ses données, de ses opérations ou de son avenir numérique », avance aujourd’hui le dirigeant.

Le nouvel accord avec Mistral contient également une partie importante sur les modèles du labo français. Medium 3.5 est désormais distribué dans Microsoft Foundry et Azure (au niveau applicatif, le modèle est aussi disponible dans Copilot Studio). OCR 4, la dernière version du modèle dédié à la reconnaissance de texte et désormais parseur documentaire sémantique, est lui aussi proposé dans Foundry.

Les modèles de Mistral peuvent aussi être installés via Azure Local (Azure Stack HCI jusqu’en 2024) sur les infrastructures de l’entreprise plutôt que dans les centres de données de Microsoft. Cela permet aux clients de conserver une partie des outils et du fonctionnement de la plateforme cloud de Microsoft, mais sur des serveurs contrôlés par l’organisation – y compris dans des environnements complètement coupés d’internet. Les modèles Mistral utilisés de la sorte peuvent fonctionner au travers de Foundry Local, pour exécuter les apps IA.

Microsoft soigne son image en Europe

Ces nouvelles capacités permettent aux modèles de Mistral d’être « déployés par les entreprises et les institutions publiques du monde entier sur une plateforme de confiance, conçue pour répondre aux exigences des environnements les plus critiques et réglementés, partout où nos clients exercent leurs activités », précise Arthur Mensch, le directeur général de Mistral.

Brad Smith se fait encore plus clair auprès du Wall Street Journal. « Les clients [qui veulent] s’appuyer sur les modèles de Mistral (…) n’ont pas besoin de choisir un modèle d’Anthropic, d’OpenAI ou d’un autre fournisseur américain », explique-t-il. « Ils bénéficient de notre technologie, qui vient évidemment des États-Unis, mais peuvent l’exécuter dans un environnement déconnecté », ajoute le dirigeant.

En soutenant Mistral de la sorte, Microsoft espère bien montrer patte blanche et marquer des points auprès des régulateurs. « En intégrant les modèles européens de pointe de Mistral à notre portefeuille cloud souverain et en les rendant disponibles dans des environnements cloud public, connectés au cloud ou entièrement déconnectés, nous concrétisons les engagements numériques pour l’Europe que nous avons pris et offrons à nos clients une base de confiance pour déployer l’IA selon leurs propres conditions », décrypte le président du mastodonte US.

Azure et Amazon Web Services pourraient bientôt recevoir leur carte du club du DMA. La Commission européenne prépare en effet une extension du règlement sur les marchés numériques au cloud. Les plateformes épinglées doivent se plier à une série d’obligations pour limiter les pratiques anticoncurrentielles et faciliter le passage d’un service à un autre.

La justice accepte qu’Anthropic paie 1,5 milliard pour solder l’affaire des livres piratés

21 juillet 2026 à 13:34
Un chèque record pour éviter une facture bien plus salée
La justice accepte qu’Anthropic paie 1,5 milliard pour solder l’affaire des livres piratés

C’est tout simplement le dédommagement le plus élevé jamais obtenu dans une affaire de droits d’auteur, s’est réjoui l’avocat de plusieurs auteurs, après l’approbation définitive d’un accord avec Anthropic. La somme fait effectivement tourner les têtes : 1,5 milliard de dollars. Malgré tout, le labo s’en sort bien.

Pour s’éviter un procès potentiellement embarrassant et encore plus coûteux, Anthropic avait dégainé le carnet de chèques l’an dernier. L’entreprise mettait sur la table 1,5 milliard de dollars pour éteindre une action collective lancée en août 2024 par plusieurs autrices et auteurs, qui accusaient le labo IA d’avoir entraîné ses modèles IA à partir de leurs œuvres piratées. Un procès aurait dû se tenir en décembre dernier, mais l’accord à l’amiable a scellé le différent… Restait, tout de même, à obtenir l’aval de la justice.

L’approbation a été donnée par la juge Araceli Martinez-Olguin, qui a remplacé le précédent juge en charge du dossier, William Alsup, ce dernier étant parti à la retraite. En septembre 2025, après la présentation de l’accord, il avait tiqué sur plusieurs points et demandé des précisions, en particulier sur la manière dont les avocats allaient notifier les participants de l’action collective.

L’entraînement des modèles IA relève du « fair use »

La proposition d’Anthropic n’a cependant pas été du goût de tous les auteurs, certains estimant que le montant n’était pas suffisamment important, ou que les avocats étaient rémunérés trop généreusement. En cas de procès, l’entreprise aurait effectivement pu être condamnée à des dommages encore plus élevés (on évoquait alors des hypothèses à plusieurs centaines de milliards de dollars…).

Dans son jugement repris par Reuters, la juge a rejeté ces objections : les critiques sur la somme proposée ne repose pas sur une évaluation « réaliste » des risques et des bénéfices d’un procès, assume-t-elle. Araceli Martinez-Olguin a également réduit les émoluments versés aux avocats à 101 millions de dollars d’honoraires (ils demandaient 187,5 millions).

Dans le détail, Anthropic va verser le montant de 1,5 milliard de dollars en quatre fois sur le compte d’un fonds d’indemnisation (PDF). L’action collective liste environ 500 000 œuvres, soit un recouvrement brut de 3 000 dollars par œuvre. « Nous nous réjouissons que plus de 91 % des auteurs et éditeurs concernés par l’accord aient réclamé leur part de l’indemnisation, et nous espérons désormais pouvoir clore ce dossier », explique Aparna Sridhar, directrice juridique adjointe d’Anthropic.

« Il s’agit du plus important dédommagement jamais obtenu dans une affaire de droits d’auteur. Nous allons maintenant nous employer à verser au plus vite les sommes dues aux auteurs concernés par l’accord », a déclaré l’avocat des auteurs.

Malgré le montant engagé, la société s’en sort plutôt bien. Le juge William Aslup avait en effet estimé que l’utilisation de livres pour entraîner les modèles du labo pouvait relever du « fair use », l’exception américaine du droit d’auteur. En revanche, il avait considéré qu’Anthropic pouvait être tenue responsable d’avoir constitué une bibliothèque centrale : celle-ci contenait 7 millions d’ouvrages provenant de sources piratés.

Le fait que certains de ces fichiers aient ensuite servi ou non à l’entraînement ne supprimait pas le problème lié à leur acquisition et à leur conservation. Dans l’accord, Anthropic s’est engagée à détruire les copies des bases de données LibGen (Library Genesis) et PiLiMi (Pirate Library Mirror). « Nous avons conclu cet accord en 2025, après la décision majeure du tribunal selon laquelle l’entraînement d’une IA à partir de livres relève du “fair use” au regard du droit d’auteur — une interprétation qui reste en vigueur aujourd’hui », poursuit Aparna Sridhar.

Les auteurs recevant des dommages du fonds d’Anthropic s’engagent de leur côté à ne pas poursuivre la société. Plusieurs d’entre eux, ainsi que des maisons d’édition, ont décidé de ne pas participer à l’accord et ont déposé de nouvelles plaintes. Le labo est donc encore loin d’en avoir terminé avec la justice, néanmoins elle pourra s’appuyer sur le fait que l’entraînement lui-même a été jugé licite.

La justice accepte qu’Anthropic paie 1,5 milliard pour solder l’affaire des livres piratés

21 juillet 2026 à 13:34
Un chèque record pour éviter une facture bien plus salée
La justice accepte qu’Anthropic paie 1,5 milliard pour solder l’affaire des livres piratés

C’est tout simplement le dédommagement le plus élevé jamais obtenu dans une affaire de droits d’auteur, s’est réjoui l’avocat de plusieurs auteurs, après l’approbation définitive d’un accord avec Anthropic. La somme fait effectivement tourner les têtes : 1,5 milliard de dollars. Malgré tout, le labo s’en sort bien.

Pour s’éviter un procès potentiellement embarrassant et encore plus coûteux, Anthropic avait dégainé le carnet de chèques l’an dernier. L’entreprise mettait sur la table 1,5 milliard de dollars pour éteindre une action collective lancée en août 2024 par plusieurs autrices et auteurs, qui accusaient le labo IA d’avoir entraîné ses modèles IA à partir de leurs œuvres piratées. Un procès aurait dû se tenir en décembre dernier, mais l’accord à l’amiable a scellé le différent… Restait, tout de même, à obtenir l’aval de la justice.

L’approbation a été donnée par la juge Araceli Martinez-Olguin, qui a remplacé le précédent juge en charge du dossier, William Alsup, ce dernier étant parti à la retraite. En septembre 2025, après la présentation de l’accord, il avait tiqué sur plusieurs points et demandé des précisions, en particulier sur la manière dont les avocats allaient notifier les participants de l’action collective.

L’entraînement des modèles IA relève du « fair use »

La proposition d’Anthropic n’a cependant pas été du goût de tous les auteurs, certains estimant que le montant n’était pas suffisamment important, ou que les avocats étaient rémunérés trop généreusement. En cas de procès, l’entreprise aurait effectivement pu être condamnée à des dommages encore plus élevés (on évoquait alors des hypothèses à plusieurs centaines de milliards de dollars…).

Dans son jugement repris par Reuters, la juge a rejeté ces objections : les critiques sur la somme proposée ne repose pas sur une évaluation « réaliste » des risques et des bénéfices d’un procès, assume-t-elle. Araceli Martinez-Olguin a également réduit les émoluments versés aux avocats à 101 millions de dollars d’honoraires (ils demandaient 187,5 millions).

Dans le détail, Anthropic va verser le montant de 1,5 milliard de dollars en quatre fois sur le compte d’un fonds d’indemnisation (PDF). L’action collective liste environ 500 000 œuvres, soit un recouvrement brut de 3 000 dollars par œuvre. « Nous nous réjouissons que plus de 91 % des auteurs et éditeurs concernés par l’accord aient réclamé leur part de l’indemnisation, et nous espérons désormais pouvoir clore ce dossier », explique Aparna Sridhar, directrice juridique adjointe d’Anthropic.

« Il s’agit du plus important dédommagement jamais obtenu dans une affaire de droits d’auteur. Nous allons maintenant nous employer à verser au plus vite les sommes dues aux auteurs concernés par l’accord », a déclaré l’avocat des auteurs.

Malgré le montant engagé, la société s’en sort plutôt bien. Le juge William Aslup avait en effet estimé que l’utilisation de livres pour entraîner les modèles du labo pouvait relever du « fair use », l’exception américaine du droit d’auteur. En revanche, il avait considéré qu’Anthropic pouvait être tenue responsable d’avoir constitué une bibliothèque centrale : celle-ci contenait 7 millions d’ouvrages provenant de sources piratés.

Le fait que certains de ces fichiers aient ensuite servi ou non à l’entraînement ne supprimait pas le problème lié à leur acquisition et à leur conservation. Dans l’accord, Anthropic s’est engagée à détruire les copies des bases de données LibGen (Library Genesis) et PiLiMi (Pirate Library Mirror). « Nous avons conclu cet accord en 2025, après la décision majeure du tribunal selon laquelle l’entraînement d’une IA à partir de livres relève du “fair use” au regard du droit d’auteur — une interprétation qui reste en vigueur aujourd’hui », poursuit Aparna Sridhar.

Les auteurs recevant des dommages du fonds d’Anthropic s’engagent de leur côté à ne pas poursuivre la société. Plusieurs d’entre eux, ainsi que des maisons d’édition, ont décidé de ne pas participer à l’accord et ont déposé de nouvelles plaintes. Le labo est donc encore loin d’en avoir terminé avec la justice, néanmoins elle pourra s’appuyer sur le fait que l’entraînement lui-même a été jugé licite.

Avant même l’ouverture de ses poids, Kimi K3 inquiète déjà Washington

21 juillet 2026 à 06:44
Un modèle qui va peser lourd
Avant même l’ouverture de ses poids, Kimi K3 inquiète déjà Washington

Le secteur de l’IA retient son souffle : le 27 juillet, Moonshot AI publiera les poids complets de son modèle Kimi K3. On verra alors de visu de quel bois se chauffe ce modèle, et si les promesses du labo chinois sont tenues. À la Maison-Blanche, on prépare déjà la riposte.

Petite secousse ou tremblement de terre, on saura très bientôt ce que Kimi K3 a réellement dans le ventre le 27 juillet, lorsque Moonshot AI publiera les poids ouverts de son nouveau modèle, autrement dit son état final après son entraînement. Une fois ces poids téléchargés, ils pourront être chargés dans un logiciel compatible pour y être exécutés, sans avoir à envoyer les requêtes au labo.

La grande peur de l’IA chinoise

Actuellement, ce modèle est disponible sous la forme d’un service en ligne et d’une API. On verra par la suite si Kimi K3 est réellement open source, en fonction de la licence, des fichiers fournis et l’accès éventuel au code ; néanmoins, le code et les poids de Kimi K2 et Kimi K2.5 ont été publiés sous une licence MIT modifiée. Il pourrait en aller de même pour K3.

Avant la date fatidique, la pression monte car ce « premier modèle à atteindre 2 800 milliards de paramètres » est paré de toutes les vertus ou presque. Large fenêtre contextuelle (jusqu’à 1 million de tokens), performances « de niveau frontière », des prix qui paraissent très avantageux sur le papier, grosse hype…

La publication des poids ouverts de Kimi K3 pourrait provoquer un nouveau « moment DeepSeek » au sein de la filière IA, en particulier aux États-Unis où règnent les modèles fermés d’OpenAI et d’Anthropic. Le succès semble déjà au rendez-vous : Moonshot AI vient de fermer les nouvelles inscriptions car la demande est plus importante que prévue et les limites des GPU sont proches, selon l’entreprise. L’ajout de nouvelles capacités de calcul est en cours.

Et l’administration Trump n’a pas l’air d’apprécier l’aspect « ouvert » des modèles IA chinois, une stratégie promue par le président Xi Jinping lui-même. Selon des sources d’Axios, la Maison-Blanche envisage de relancer différentes mesures pour freiner leur adoption par les entreprises américaines – voire les interdire purement et simplement.

Le ministère américain du Commerce aurait étudié la possibilité d’inscrire plusieurs labos chinois sur l’« Entity List », une liste noire qui restreint leur accès à des technologies américaines (celle sur laquelle se trouve Huawei par exemple). Une telle décision serait aussi de nature à compliquer sérieusement l’utilisation de ces modèles à poids ouverts aux États-Unis, sauf à obtenir une autorisation spécifique.

Les modèles chinois en vogue

La NSA et le Bureau du directeur national de la cybersécurité ont de leur côté envisagé de publier un avertissement sur les risques liés aux modèles chinois. Autre piste : imposer aux entreprises américaines qui hébergent ces modèles de garantir leur sécurité et d’assumer la responsabilité d’une éventuelle faille.

Les entreprises états-uniennes utilisent de plus en plus les modèles chinois pour une raison simple : leur inférence est meilleur marché, pour des performances plus ou moins proches des modèles développés par les labos américains. En bonus, lorsqu’ils sont installés sur les serveurs de l’entreprise, les données et les requêtes restent en interne : elles ne transitent pas par les infrastructures d’un fournisseur tiers, ne servent pas à entraîner un autre modèle et ne risquent pas de donner indirectement un coup de pouce à la concurrence.

David Sacks, ancien « tsar » de l’IA (et toujours conseiller) auprès de l’administration Trump, a pris la défense des modèles ouverts. Sur X, il a ainsi écrit : « Nous sommes à un tournant critique de la politique en matière d’intelligence artificielle. Les principaux laboratoires fermés, qui forment déjà un duopole en matière de revenus générés par les modèles d’IA, veulent que le gouvernement élimine leurs concurrents open source. » Il parle bien sûr d’OpenAI et d’Anthropic.

Selon Axios, Washington n’aurait même pas besoin d’interdire formellement ces modèles venus de Chine. Il suffirait, si on peut dire, de mettre en place de nouvelles règles d’achat public, de mener des campagnes de peur (sur les éventuelles portes dérobées ou des failles de sécurité), ou tout simplement de menacer les entreprises US qui oseraient installer cette IA.

Avant même l’ouverture de ses poids, Kimi K3 inquiète déjà Washington

21 juillet 2026 à 06:44
Un modèle qui va peser lourd
Avant même l’ouverture de ses poids, Kimi K3 inquiète déjà Washington

Le secteur de l’IA retient son souffle : le 27 juillet, Moonshot AI publiera les poids complets de son modèle Kimi K3. On verra alors de visu de quel bois se chauffe ce modèle, et si les promesses du labo chinois sont tenues. À la Maison-Blanche, on prépare déjà la riposte.

Petite secousse ou tremblement de terre, on saura très bientôt ce que Kimi K3 a réellement dans le ventre le 27 juillet, lorsque Moonshot AI publiera les poids ouverts de son nouveau modèle, autrement dit son état final après son entraînement. Une fois ces poids téléchargés, ils pourront être chargés dans un logiciel compatible pour y être exécutés, sans avoir à envoyer les requêtes au labo.

La grande peur de l’IA chinoise

Actuellement, ce modèle est disponible sous la forme d’un service en ligne et d’une API. On verra par la suite si Kimi K3 est réellement open source, en fonction de la licence, des fichiers fournis et l’accès éventuel au code ; néanmoins, le code et les poids de Kimi K2 et Kimi K2.5 ont été publiés sous une licence MIT modifiée. Il pourrait en aller de même pour K3.

Avant la date fatidique, la pression monte car ce « premier modèle à atteindre 2 800 milliards de paramètres » est paré de toutes les vertus ou presque. Large fenêtre contextuelle (jusqu’à 1 million de tokens), performances « de niveau frontière », des prix qui paraissent très avantageux sur le papier, grosse hype…

La publication des poids ouverts de Kimi K3 pourrait provoquer un nouveau « moment DeepSeek » au sein de la filière IA, en particulier aux États-Unis où règnent les modèles fermés d’OpenAI et d’Anthropic. Le succès semble déjà au rendez-vous : Moonshot AI vient de fermer les nouvelles inscriptions car la demande est plus importante que prévue et les limites des GPU sont proches, selon l’entreprise. L’ajout de nouvelles capacités de calcul est en cours.

Et l’administration Trump n’a pas l’air d’apprécier l’aspect « ouvert » des modèles IA chinois, une stratégie promue par le président Xi Jinping lui-même. Selon des sources d’Axios, la Maison-Blanche envisage de relancer différentes mesures pour freiner leur adoption par les entreprises américaines – voire les interdire purement et simplement.

Le ministère américain du Commerce aurait étudié la possibilité d’inscrire plusieurs labos chinois sur l’« Entity List », une liste noire qui restreint leur accès à des technologies américaines (celle sur laquelle se trouve Huawei par exemple). Une telle décision serait aussi de nature à compliquer sérieusement l’utilisation de ces modèles à poids ouverts aux États-Unis, sauf à obtenir une autorisation spécifique.

Les modèles chinois en vogue

La NSA et le Bureau du directeur national de la cybersécurité ont de leur côté envisagé de publier un avertissement sur les risques liés aux modèles chinois. Autre piste : imposer aux entreprises américaines qui hébergent ces modèles de garantir leur sécurité et d’assumer la responsabilité d’une éventuelle faille.

Les entreprises états-uniennes utilisent de plus en plus les modèles chinois pour une raison simple : leur inférence est meilleur marché, pour des performances plus ou moins proches des modèles développés par les labos américains. En bonus, lorsqu’ils sont installés sur les serveurs de l’entreprise, les données et les requêtes restent en interne : elles ne transitent pas par les infrastructures d’un fournisseur tiers, ne servent pas à entraîner un autre modèle et ne risquent pas de donner indirectement un coup de pouce à la concurrence.

David Sacks, ancien « tsar » de l’IA (et toujours conseiller) auprès de l’administration Trump, a pris la défense des modèles ouverts. Sur X, il a ainsi écrit : « Nous sommes à un tournant critique de la politique en matière d’intelligence artificielle. Les principaux laboratoires fermés, qui forment déjà un duopole en matière de revenus générés par les modèles d’IA, veulent que le gouvernement élimine leurs concurrents open source. » Il parle bien sûr d’OpenAI et d’Anthropic.

Selon Axios, Washington n’aurait même pas besoin d’interdire formellement ces modèles venus de Chine. Il suffirait, si on peut dire, de mettre en place de nouvelles règles d’achat public, de mener des campagnes de peur (sur les éventuelles portes dérobées ou des failles de sécurité), ou tout simplement de menacer les entreprises US qui oseraient installer cette IA.

Liberté d’expression : nouvelle offensive US contre les règles européennes de modération

21 juillet 2026 à 05:18
Protéger Big Tech à tout prix
Liberté d’expression : nouvelle offensive US contre les règles européennes de modération

Les États-Unis de Donald Trump ont une dent contre les régulations que l’Union européenne impose aux grandes entreprises du numérique. À l’occasion du lancement de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, Washington fait circuler un texte sur la « liberté d’expression » derrière lequel se cacherait les mastodontes américains de la tech.

L’administration Trump tenterait actuellement de faire signer par des chefs d’État et de gouvernement une déclaration de protection de la « liberté d’expression », en marge de l’Assemblée générale de l’ONU qui s’ouvrira le 8 septembre. Le texte, auquel Politico a eu accès, dénoncerait les « nouvelles lois » et les « cadres réglementaires » qui mettraient en danger la liberté d’expression dans des pays « historiquement démocratiques ».

Le DSA sur le banc des accusés

Pour l’Union européenne, difficile de ne pas se sentir visée par cette déclaration. Les règlements sur les marchés et services numériques (DMA et DSA) sont régulièrement ciblés par la Maison-Blanche, comme on l’a vu en février 2025 avec la visite sur le Vieux continent du vice-président J.D. Vance.

Pendant le Sommet pour l’action sur l’IA, il a ainsi dénoncé la « régulation excessive » qui pourrait tuer une industrie (celle de l’IA). Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, Vance a également affirmé : « la menace qui m’inquiète le plus concernant l’Europe n’est ni la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur extérieur [mais] la menace intérieure : le recul de l’Europe par rapport à certaines de ses valeurs les plus fondamentales » – sous-entendu : la liberté d’expression.

La déclaration, encore à l’état de brouillon, engagerait les signataires à ne pas sanctionner les propos qualifiés de « désinformation », « mésinformation » ou « discours haineux », sauf quand ils incitent à la violence ; de ne pas imposer aux plateformes une modération « proactive » de certaines catégories de contenus ; d’éviter toute règle susceptible de conduire à la suppression excessive de propos licites ; et de protéger largement les discours politiques, religieux, électoraux ou scientifiques, y compris quand ils contredisent les positions des autorités.

Parmi les contenus protégés listés par cette déclaration, on retrouve des thèmes chers à la frange la plus radicale des conservateurs américains, parmi lesquels les discussions sur les processus électoraux, les « discours scientifiques, universitaires et intellectuels, notamment les opinions et les nouvelles théories en matière de santé publique » ; ainsi que les « faits étayés par des données statistiques, biologiques ou empiriques, même lorsqu’ils sont contestés par des organismes officiels ou jugés politiquement dérangeants ».

Le piège de la liberté d’expression

L’approche européenne en matière de modération est effectivement aux antipodes de celle en vigueur outre Atlantique, même si l’approche maximaliste de l’administration actuelle consiste bien souvent à étouffer la voix des oppositions.

L’an dernier, la Maison-Blanche a ainsi restreint l’accès de l’agence de presse Associated Press à certains événements car elle refusait d’employer l’expression « golfe d’Amérique ». Depuis la fin 2025, Thierry Breton et d’autres Européens sont interdits de visa car ils travaillaient sur les questions de régulation des discours de haine et de la désinformation… Les exemples ne manquent pas.

Le DSA exige surtout que les très grandes plateformes évaluent et réduisent les risques systémiques liés à leur fonctionnement : amplification de contenus illégaux, atteintes aux élections, à la sécurité publique ou aux droits fondamentaux. La liberté d’expression fait elle-même partie des droits que les plateformes doivent protéger. Le règlement interdit par ailleurs aux autorités d’imposer une obligation générale de surveillance des contenus.

« Nous avons rédigé une déclaration commune afin de favoriser la transparence et de faire émerger un consensus », précise Sarah Rogers, sous-secrétaire d’État américaine chargée de la diplomatie publique, qui confirme donc l’existence de la déclaration. « Ce texte se veut à la fois une expression de courtoisie entre États et de valeurs communes, ainsi qu’un guide d’interprétation pour les entreprises américaines actives dans le domaine de l’expression en ligne et tenues de respecter des législations étrangères », ajoute-t-elle.

Sarah Rogers assure aussi qu’une déclaration diplomatique « ne peut pas primer sur des réglementations comme le DSA ». Les signataires affirment ainsi « qu’ils n’ont pas l’intention de censurer, par exemple, la satire — comme les caricatures de Charlie Hebdo —, les statistiques portant sur des sujets tels que la criminalité ou l’immigration massive, ou encore les critiques non violentes des politiques gouvernementales ».

Le texte américain circule en tout cas dans les cénacles européens à Bruxelles. Il a été discuté (PDF) le 14 juillet dernier par le Conseil de l’Union européenne. Une négociation pourrait se mener en coulisse afin de ne pas créer de précédent pouvant cibler les législations de l’UE. Il s’agirait aussi d’éviter de s’attirer des critiques en cas de refus de signer un document qui appelle à protéger la liberté d’expression.

Liberté d’expression : nouvelle offensive US contre les règles européennes de modération

21 juillet 2026 à 05:18
Protéger Big Tech à tout prix
Liberté d’expression : nouvelle offensive US contre les règles européennes de modération

Les États-Unis de Donald Trump ont une dent contre les régulations que l’Union européenne impose aux grandes entreprises du numérique. À l’occasion du lancement de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, Washington fait circuler un texte sur la « liberté d’expression » derrière lequel se cacherait les mastodontes américains de la tech.

L’administration Trump tenterait actuellement de faire signer par des chefs d’État et de gouvernement une déclaration de protection de la « liberté d’expression », en marge de l’Assemblée générale de l’ONU qui s’ouvrira le 8 septembre. Le texte, auquel Politico a eu accès, dénoncerait les « nouvelles lois » et les « cadres réglementaires » qui mettraient en danger la liberté d’expression dans des pays « historiquement démocratiques ».

Le DSA sur le banc des accusés

Pour l’Union européenne, difficile de ne pas se sentir visée par cette déclaration. Les règlements sur les marchés et services numériques (DMA et DSA) sont régulièrement ciblés par la Maison-Blanche, comme on l’a vu en février 2025 avec la visite sur le Vieux continent du vice-président J.D. Vance.

Pendant le Sommet pour l’action sur l’IA, il a ainsi dénoncé la « régulation excessive » qui pourrait tuer une industrie (celle de l’IA). Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, Vance a également affirmé : « la menace qui m’inquiète le plus concernant l’Europe n’est ni la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur extérieur [mais] la menace intérieure : le recul de l’Europe par rapport à certaines de ses valeurs les plus fondamentales » – sous-entendu : la liberté d’expression.

La déclaration, encore à l’état de brouillon, engagerait les signataires à ne pas sanctionner les propos qualifiés de « désinformation », « mésinformation » ou « discours haineux », sauf quand ils incitent à la violence ; de ne pas imposer aux plateformes une modération « proactive » de certaines catégories de contenus ; d’éviter toute règle susceptible de conduire à la suppression excessive de propos licites ; et de protéger largement les discours politiques, religieux, électoraux ou scientifiques, y compris quand ils contredisent les positions des autorités.

Parmi les contenus protégés listés par cette déclaration, on retrouve des thèmes chers à la frange la plus radicale des conservateurs américains, parmi lesquels les discussions sur les processus électoraux, les « discours scientifiques, universitaires et intellectuels, notamment les opinions et les nouvelles théories en matière de santé publique » ; ainsi que les « faits étayés par des données statistiques, biologiques ou empiriques, même lorsqu’ils sont contestés par des organismes officiels ou jugés politiquement dérangeants ».

Le piège de la liberté d’expression

L’approche européenne en matière de modération est effectivement aux antipodes de celle en vigueur outre Atlantique, même si l’approche maximaliste de l’administration actuelle consiste bien souvent à étouffer la voix des oppositions.

L’an dernier, la Maison-Blanche a ainsi restreint l’accès de l’agence de presse Associated Press à certains événements car elle refusait d’employer l’expression « golfe d’Amérique ». Depuis la fin 2025, Thierry Breton et d’autres Européens sont interdits de visa car ils travaillaient sur les questions de régulation des discours de haine et de la désinformation… Les exemples ne manquent pas.

Le DSA exige surtout que les très grandes plateformes évaluent et réduisent les risques systémiques liés à leur fonctionnement : amplification de contenus illégaux, atteintes aux élections, à la sécurité publique ou aux droits fondamentaux. La liberté d’expression fait elle-même partie des droits que les plateformes doivent protéger. Le règlement interdit par ailleurs aux autorités d’imposer une obligation générale de surveillance des contenus.

« Nous avons rédigé une déclaration commune afin de favoriser la transparence et de faire émerger un consensus », précise Sarah Rogers, sous-secrétaire d’État américaine chargée de la diplomatie publique, qui confirme donc l’existence de la déclaration. « Ce texte se veut à la fois une expression de courtoisie entre États et de valeurs communes, ainsi qu’un guide d’interprétation pour les entreprises américaines actives dans le domaine de l’expression en ligne et tenues de respecter des législations étrangères », ajoute-t-elle.

Sarah Rogers assure aussi qu’une déclaration diplomatique « ne peut pas primer sur des réglementations comme le DSA ». Les signataires affirment ainsi « qu’ils n’ont pas l’intention de censurer, par exemple, la satire — comme les caricatures de Charlie Hebdo —, les statistiques portant sur des sujets tels que la criminalité ou l’immigration massive, ou encore les critiques non violentes des politiques gouvernementales ».

Le texte américain circule en tout cas dans les cénacles européens à Bruxelles. Il a été discuté (PDF) le 14 juillet dernier par le Conseil de l’Union européenne. Une négociation pourrait se mener en coulisse afin de ne pas créer de précédent pouvant cibler les législations de l’UE. Il s’agirait aussi d’éviter de s’attirer des critiques en cas de refus de signer un document qui appelle à protéger la liberté d’expression.

Reçu — 20 juillet 2026 Actualités numériques

Produits illégaux : Bruxelles inflige 550 millions d’euros d’amende à AliExpress

20 juillet 2026 à 15:29
La modération à prix cassé
Produits illégaux : Bruxelles inflige 550 millions d’euros d’amende à AliExpress

AliExpress a l’insigne honneur d’écoper de l’amende la plus élevée jamais infligée par la Commission européenne dans le cadre du règlement sur les services numériques (DSA). La plateforme de commerce en ligne opérée par le groupe chinois Alibaba fait l’objet d’une sanction de 550 millions d’euros pour manquement aux obligations d’évaluation et d’atténuation des risques liés à la vente de produits illégaux, dangereux ou contrefaits.

Le DSA oblige les très grandes plateformes en ligne (VLOP) à respecter une série d’obligations, à commencer par l’évaluation « avec diligence » et l’atténuation des risques de diffusion de produits illégaux, dangereux ou contrefaits. En mars 2024, la Commission européenne lançait une procédure formelle sur le bon respect par Aliexpress de la réglementation sur ces sujets.

En juin 2025, la plateforme a proposé une série d’engagements pour répondre aux préoccupations de l’exécutif européen, que ce dernier a rendue contraignante. Malgré tout, dans ses conclusions préliminaires, la Commission estimait qu’Aliexpress était en non-conformité sur la question de l’évaluation et l’atténuation des risques systémiques de diffusion de produits illicites – des griefs qui n’étaient pas couverts par les engagements.

D’où la sanction du jour à hauteur de 550 millions d’euros, la plus élevée de la courte histoire du DSA. Sur l’absence d’évaluation diligente des risques, Bruxelles relève trois manquements.

AliExpress a ainsi sous-estimé les moyens humains nécessaires à la modération, mal mesuré le rôle de ses systèmes de recommandation et de publicité dans la diffusion de produits illégaux, et fondé son évaluation des risques sur des indicateurs quantitatifs insuffisants. Les propres tests de la Commission ont montré que de nombreux produits illicites continuaient d’être proposés, promus ou remis en circulation malgré les dispositifs annoncés.

Risques systémiques

Sur le volet de l’atténuation des risques systémiques identifiés, la Commission conclut qu’AliExpress n’a pas pris de mesures efficaces pour réduire le risque de diffusion de produits illégaux. Les dispositifs de détection et de retrait des produits illicites sont jugés inefficaces.

Des contrefaçons, jouets dangereux ou cosmétiques non conformes sont restés en ligne pendant plusieurs semaines, tandis que les sanctions contre les vendeurs fautifs étaient mal appliquées. Les commerçants pouvaient en outre contourner les contrôles en classant volontairement leurs produits dans de mauvaises catégories. Enfin, le système d’« autorisation de marque » censé bloquer les contrefaçons manquait de personnel et pouvait être facilement contourné.

« La présence de vêtements contrefaits, de jouets ou de cosmétiques dangereux, et plus largement de produits illégaux sur internet n’a rien d’une fatalité », explique Henna Virkkunen, vice-présidente chargée de la souveraineté technologique. Elle ajoute : « La taille de la plateforme ne peut pas servir d’excuse : les risques doivent être recensés et traités de manière systématique pour permettre aux consommateurs d’acheter en ligne en toute sécurité. Nous demandons donc aujourd’hui à AliExpress de se mettre en conformité et d’agir. »

La sanction financière, qui peut monter jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires global de la « très grande plateforme » (VLOP), a été calculée en prenant en compte la nature des infractions, leur gravité en termes d’utilisateurs touchés, et leur durée (« au moins jusqu’en juin 2025 »). La somme globale reflète la « violation particulièrement grave du règlement sur les services numériques ». Bruxelles a toutefois tenu compte de circonstances atténuantes, comme la nouveauté du DSA.

En plus de l’amende, AliExpress est tenu de présenter un plan d’action. Le groupe a jusqu’au 20 octobre 2026 pour plancher dessus. Le comité européen des services numériques aura un mois pour rendre son avis, à réception dudit plan, puis la Commission se donnera un mois supplémentaire pour adopter une décision finale et fixer un délai raisonnable pour la mise en œuvre.

Cette amende intervient deux mois après une précédente sanction de 200 millions d’euros infligée à Temu, là aussi dans le cadre du DSA. Shein est également dans le collimateur de la Commission : une enquête formelle a été ouverte en février dernier. Depuis le 1er juillet, l’Union européenne exige aussi une taxe douanière de 3 euros pour tous les « petits colis » de moins de 150 euros venant de l’étranger – qui vise surtout les plateformes d’e-commerce chinoises.

Produits illégaux : Bruxelles inflige 550 millions d’euros d’amende à AliExpress

20 juillet 2026 à 15:29
La modération à prix cassé
Produits illégaux : Bruxelles inflige 550 millions d’euros d’amende à AliExpress

AliExpress a l’insigne honneur d’écoper de l’amende la plus élevée jamais infligée par la Commission européenne dans le cadre du règlement sur les services numériques (DSA). La plateforme de commerce en ligne opérée par le groupe chinois Alibaba fait l’objet d’une sanction de 550 millions d’euros pour manquement aux obligations d’évaluation et d’atténuation des risques liés à la vente de produits illégaux, dangereux ou contrefaits.

Le DSA oblige les très grandes plateformes en ligne (VLOP) à respecter une série d’obligations, à commencer par l’évaluation « avec diligence » et l’atténuation des risques de diffusion de produits illégaux, dangereux ou contrefaits. En mars 2024, la Commission européenne lançait une procédure formelle sur le bon respect par Aliexpress de la réglementation sur ces sujets.

En juin 2025, la plateforme a proposé une série d’engagements pour répondre aux préoccupations de l’exécutif européen, que ce dernier a rendue contraignante. Malgré tout, dans ses conclusions préliminaires, la Commission estimait qu’Aliexpress était en non-conformité sur la question de l’évaluation et l’atténuation des risques systémiques de diffusion de produits illicites – des griefs qui n’étaient pas couverts par les engagements.

D’où la sanction du jour à hauteur de 550 millions d’euros, la plus élevée de la courte histoire du DSA. Sur l’absence d’évaluation diligente des risques, Bruxelles relève trois manquements.

AliExpress a ainsi sous-estimé les moyens humains nécessaires à la modération, mal mesuré le rôle de ses systèmes de recommandation et de publicité dans la diffusion de produits illégaux, et fondé son évaluation des risques sur des indicateurs quantitatifs insuffisants. Les propres tests de la Commission ont montré que de nombreux produits illicites continuaient d’être proposés, promus ou remis en circulation malgré les dispositifs annoncés.

Risques systémiques

Sur le volet de l’atténuation des risques systémiques identifiés, la Commission conclut qu’AliExpress n’a pas pris de mesures efficaces pour réduire le risque de diffusion de produits illégaux. Les dispositifs de détection et de retrait des produits illicites sont jugés inefficaces.

Des contrefaçons, jouets dangereux ou cosmétiques non conformes sont restés en ligne pendant plusieurs semaines, tandis que les sanctions contre les vendeurs fautifs étaient mal appliquées. Les commerçants pouvaient en outre contourner les contrôles en classant volontairement leurs produits dans de mauvaises catégories. Enfin, le système d’« autorisation de marque » censé bloquer les contrefaçons manquait de personnel et pouvait être facilement contourné.

« La présence de vêtements contrefaits, de jouets ou de cosmétiques dangereux, et plus largement de produits illégaux sur internet n’a rien d’une fatalité », explique Henna Virkkunen, vice-présidente chargée de la souveraineté technologique. Elle ajoute : « La taille de la plateforme ne peut pas servir d’excuse : les risques doivent être recensés et traités de manière systématique pour permettre aux consommateurs d’acheter en ligne en toute sécurité. Nous demandons donc aujourd’hui à AliExpress de se mettre en conformité et d’agir. »

La sanction financière, qui peut monter jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires global de la « très grande plateforme » (VLOP), a été calculée en prenant en compte la nature des infractions, leur gravité en termes d’utilisateurs touchés, et leur durée (« au moins jusqu’en juin 2025 »). La somme globale reflète la « violation particulièrement grave du règlement sur les services numériques ». Bruxelles a toutefois tenu compte de circonstances atténuantes, comme la nouveauté du DSA.

En plus de l’amende, AliExpress est tenu de présenter un plan d’action. Le groupe a jusqu’au 20 octobre 2026 pour plancher dessus. Le comité européen des services numériques aura un mois pour rendre son avis, à réception dudit plan, puis la Commission se donnera un mois supplémentaire pour adopter une décision finale et fixer un délai raisonnable pour la mise en œuvre.

Cette amende intervient deux mois après une précédente sanction de 200 millions d’euros infligée à Temu, là aussi dans le cadre du DSA. Shein est également dans le collimateur de la Commission : une enquête formelle a été ouverte en février dernier. Depuis le 1er juillet, l’Union européenne exige aussi une taxe douanière de 3 euros pour tous les « petits colis » de moins de 150 euros venant de l’étranger – qui vise surtout les plateformes d’e-commerce chinoises.

Suivi pub : Le Figaro et L’Équipe veulent être indemnisés après la condamnation d’Apple

20 juillet 2026 à 10:24
ATT, l'addition sans fin pour Apple
Suivi pub : Le Figaro et L’Équipe veulent être indemnisés après la condamnation d’Apple

Après l’amende de 150 millions d’euros infligée à Apple pour les modalités d’ATT, Le Figaro, L’Équipe et Adikteev réclament désormais réparation. Les trois entreprises estiment avoir subi un préjudice cumulé de 131,5 millions d’euros.

Depuis iOS 14.5, livré en avril 2021, le dispositif de Transparence du suivi par les apps (ATT) a permis aux utilisateurs d’iPhone et d’iPad de reprendre en main le contrôle du suivi publicitaire dont ils font l’objet. Ce mécanisme s’incarne par l’apparition d’une fenêtre de consentement au premier lancement d’une app : elle demande à l’utilisateur s’il accepte ou refuse la collecte de données personnelles. Il ne fait évidemment pas le bonheur des éditeurs, des régies pubs et des sociétés spécialisées dans le ciblage.

L’Autorité de la concurrence à la barre

Le Figaro, L’Équipe et Adikteev, une société de ciblage publicitaire, ont lancé une offensive devant le Tribunal des activités économiques de Paris pour obtenir réparation, rapporte mind Media. Les trois entreprises s’appuient sur la décision de l’Autorité de la concurrence remontant à mars 2025. Elle condamnait Apple à une amende de 150 millions d’euros pour la mise en œuvre d’ATT entre avril 2021 et juillet 2023.

Si le dossier est entre les mains de la Cour d’appel, les trois plaignants veulent obtenir réparation : le préjudice du Figaro est estimé à 19,5 millions d’euros, celui de L’Équipe à 47 millions, et 65 millions pour celui d’Adikteev. Soit la coquette somme de 131,5 millions d’euros. Et rien n’empêche d’autres éditeurs ou sociétés publicitaires de se lancer eux aussi à l’assaut de la citadelle Apple.

« Nous voulons évoluer dans un marché non faussé et que nos droits soient respectés », assène Marc Feuillée, directeur général du groupe Figaro. « Apple a été reconnu coupable d’abus de position dominante dans son écosystème iOS, au détriment notamment des éditeurs, dont Le Figaro. Il est impossible de discuter avec cet acteur. Nous demandons donc la réparation de notre préjudice. »

La plainte ayant débouché sur la condamnation d’Apple avait été déposée par une coalition d’éditeurs de services en ligne et d’acteurs du secteur de la publicité.

L’Autorité a sanctionné Apple non pas sur le principe d’ATT, mais sur les modalités de mise en œuvre. Le dispositif a été jugé inutilement contraignant, disproportionné et asymétrique, car il compliquait davantage le recueil du consentement pour les applications tierces que pour les services d’Apple.

Alors que les éditeurs devaient obtenir un double consentement, via ATT puis leur propre interface, Apple bénéficiait d’un parcours plus simple pour ses publicités personnalisées. Cette différence de traitement favorisait ses propres activités publicitaires, un point sur lequel la CNIL avait déjà sanctionné le groupe en 2022.

Une des particularités de la procédure engagée par les plaignants est qu’ils pourront demander l’intervention de l’Autorité de la concurrence durant les procès. Elle pourra ainsi expliciter sa décision, ce qui devrait logiquement donner plus de poids aux plaintes. Néanmoins, le fait que la condamnation de 2025 soit en attente de jugement sur le fond en appel réduira la portée juridique de ce témoignage. Cela n’en reste pas moins un atout important dans la manche des trois plaignants.

ATT attaqué de toutes parts

Apple n’a pas voulu commenter ce nouveau rebondissement, se retranchant derrière la déclaration faite en mars 2025, après la condamnation de l’Autorité de la concurrence. L’entreprise se disait « en profond désaccord avec [cette] décision, qui va à l’encontre des précédentes déclarations [de l’Autorité] selon lesquelles la Transparence du suivi par les apps s’inscrit dans l’engagement de longue date d’Apple en faveur de la protection de la vie privée. »

Les premières audiences ont eu lieu le 2 juillet pour Adikteev, le 16 juillet pour les deux groupes de presse. Il ne faut cependant pas s’attendre à une procédure rapide. Lors de l’audience avec Adikteev, Apple a demandé un sursis à statuer, le temps de la décision en appel voire devant la Cour de cassation. Ce qui repousse tout jugement à 2029, au mieux. Apple n’a cependant pas demandé le même sursis durant les audiences du Figaro et de l’Équipe.

Depuis le lancement d’ATT, ce dispositif est une véritable épine dans le pied d’Apple. En Italie, l’équivalent de l’Autorité de la concurrence a infligé une amende de 98,6 millions d’euros pour abus de position dominante lié au mécanisme. En Allemagne, une procédure est toujours en cours.

Des enquêtes similaires suivent leurs cours en Roumanie et en Pologne. Dans ce dernier cas, Apple s’était fendue d’une déclaration équivoque : « Il n’est pas surprenant que l’industrie du suivi publicitaire continue de s’opposer à nos efforts pour redonner aux utilisateurs le contrôle de leurs données », affirmait l’entreprise à Reuters. « Mais les fortes pressions exercées pourraient désormais nous contraindre à retirer cette fonctionnalité, au détriment des consommateurs européens », menaçait-elle.

Suivi pub : Le Figaro et L’Équipe veulent être indemnisés après la condamnation d’Apple

20 juillet 2026 à 10:24
ATT, l'addition sans fin pour Apple
Suivi pub : Le Figaro et L’Équipe veulent être indemnisés après la condamnation d’Apple

Après l’amende de 150 millions d’euros infligée à Apple pour les modalités d’ATT, Le Figaro, L’Équipe et Adikteev réclament désormais réparation. Les trois entreprises estiment avoir subi un préjudice cumulé de 131,5 millions d’euros.

Depuis iOS 14.5, livré en avril 2021, le dispositif de Transparence du suivi par les apps (ATT) a permis aux utilisateurs d’iPhone et d’iPad de reprendre en main le contrôle du suivi publicitaire dont ils font l’objet. Ce mécanisme s’incarne par l’apparition d’une fenêtre de consentement au premier lancement d’une app : elle demande à l’utilisateur s’il accepte ou refuse la collecte de données personnelles. Il ne fait évidemment pas le bonheur des éditeurs, des régies pubs et des sociétés spécialisées dans le ciblage.

L’Autorité de la concurrence à la barre

Le Figaro, L’Équipe et Adikteev, une société de ciblage publicitaire, ont lancé une offensive devant le Tribunal des activités économiques de Paris pour obtenir réparation, rapporte mind Media. Les trois entreprises s’appuient sur la décision de l’Autorité de la concurrence remontant à mars 2025. Elle condamnait Apple à une amende de 150 millions d’euros pour la mise en œuvre d’ATT entre avril 2021 et juillet 2023.

Si le dossier est entre les mains de la Cour d’appel, les trois plaignants veulent obtenir réparation : le préjudice du Figaro est estimé à 19,5 millions d’euros, celui de L’Équipe à 47 millions, et 65 millions pour celui d’Adikteev. Soit la coquette somme de 131,5 millions d’euros. Et rien n’empêche d’autres éditeurs ou sociétés publicitaires de se lancer eux aussi à l’assaut de la citadelle Apple.

« Nous voulons évoluer dans un marché non faussé et que nos droits soient respectés », assène Marc Feuillée, directeur général du groupe Figaro. « Apple a été reconnu coupable d’abus de position dominante dans son écosystème iOS, au détriment notamment des éditeurs, dont Le Figaro. Il est impossible de discuter avec cet acteur. Nous demandons donc la réparation de notre préjudice. »

La plainte ayant débouché sur la condamnation d’Apple avait été déposée par une coalition d’éditeurs de services en ligne et d’acteurs du secteur de la publicité.

L’Autorité a sanctionné Apple non pas sur le principe d’ATT, mais sur les modalités de mise en œuvre. Le dispositif a été jugé inutilement contraignant, disproportionné et asymétrique, car il compliquait davantage le recueil du consentement pour les applications tierces que pour les services d’Apple.

Alors que les éditeurs devaient obtenir un double consentement, via ATT puis leur propre interface, Apple bénéficiait d’un parcours plus simple pour ses publicités personnalisées. Cette différence de traitement favorisait ses propres activités publicitaires, un point sur lequel la CNIL avait déjà sanctionné le groupe en 2022.

Une des particularités de la procédure engagée par les plaignants est qu’ils pourront demander l’intervention de l’Autorité de la concurrence durant les procès. Elle pourra ainsi expliciter sa décision, ce qui devrait logiquement donner plus de poids aux plaintes. Néanmoins, le fait que la condamnation de 2025 soit en attente de jugement sur le fond en appel réduira la portée juridique de ce témoignage. Cela n’en reste pas moins un atout important dans la manche des trois plaignants.

ATT attaqué de toutes parts

Apple n’a pas voulu commenter ce nouveau rebondissement, se retranchant derrière la déclaration faite en mars 2025, après la condamnation de l’Autorité de la concurrence. L’entreprise se disait « en profond désaccord avec [cette] décision, qui va à l’encontre des précédentes déclarations [de l’Autorité] selon lesquelles la Transparence du suivi par les apps s’inscrit dans l’engagement de longue date d’Apple en faveur de la protection de la vie privée. »

Les premières audiences ont eu lieu le 2 juillet pour Adikteev, le 16 juillet pour les deux groupes de presse. Il ne faut cependant pas s’attendre à une procédure rapide. Lors de l’audience avec Adikteev, Apple a demandé un sursis à statuer, le temps de la décision en appel voire devant la Cour de cassation. Ce qui repousse tout jugement à 2029, au mieux. Apple n’a cependant pas demandé le même sursis durant les audiences du Figaro et de l’Équipe.

Depuis le lancement d’ATT, ce dispositif est une véritable épine dans le pied d’Apple. En Italie, l’équivalent de l’Autorité de la concurrence a infligé une amende de 98,6 millions d’euros pour abus de position dominante lié au mécanisme. En Allemagne, une procédure est toujours en cours.

Des enquêtes similaires suivent leurs cours en Roumanie et en Pologne. Dans ce dernier cas, Apple s’était fendue d’une déclaration équivoque : « Il n’est pas surprenant que l’industrie du suivi publicitaire continue de s’opposer à nos efforts pour redonner aux utilisateurs le contrôle de leurs données », affirmait l’entreprise à Reuters. « Mais les fortes pressions exercées pourraient désormais nous contraindre à retirer cette fonctionnalité, au détriment des consommateurs européens », menaçait-elle.

Netflix veut redéfinir l’engagement à son avantage

20 juillet 2026 à 06:31
Toutes les heures ne se valent pas
Netflix veut redéfinir l’engagement à son avantage

Netflix veut changer la manière dont l’engagement est perçu par les investisseurs et les observateurs. Dans l’esprit de la plateforme de streaming, une heure de compétition sportive diffusée en direct qui déclenche le recrutement d’un nouvel abonné a plus de valeur qu’une heure de programme regardée par un abonné fidèle. Plus de qualitatif, moins de quantitatif : à l’heure où Netflix fait face à l’essoufflement relatif de cette métrique essentielle, ce nouveau discours est tout aussi pragmatique qu’opportuniste.

À première vue, tout va très bien pour Netflix. Le deuxième trimestre est solide (PDF), avec des résultats globalement conformes aux prévisions du groupe. Le chiffre d’affaires progresse de 13 % sur un an (12,56 milliards de dollars), le bénéfice net s’établit à 3,4 milliards (+ 8 %), la marge opérationnelle atteint 33,4 % – c’est certes 0,7 point de moins qu’il y a un an, mais la plateforme prévoit une amélioration au second semestre.

Les bons résultats financiers ne suffisent pas

Il y a bien eu un coup de froid sur la trésorerie forte de 1,53 milliard de dollars (740 millions de moins qu’il y a un an), mais cela s’explique en partie par l’indemnité de rupture versée à Warner Bros. Discovery, après l’abandon du projet d’acquisition.

Sur l’ensemble de l’exercice fiscal, Netflix resserre sa prévision de chiffre d’affaires entre 51 et 51,4 milliards de dollars, soit une croissance attendue de 13 à 14 %. La marge opérationnelle devrait atteindre 31,5 %. Les revenus publicitaires devraient, eux, presque doubler pour approcher 3 milliards de dollars. Mais alors, tout va bien ? Non ! Il y a un gros nuage à l’horizon : l’engagement.

En même temps que ses résultats trimestriels, Netflix a aussi annoncé que son rapport « What We Watched », actuellement livré chaque semestre, allait passer à une publication annuelle à partir de 2027 (il sera publié chaque premier trimestre). Ce rapport est scruté de très près, il détaille en effet les heures de visionnage titre par titre.

L’entreprise veut éviter que cette information détourne l’attention de ses autres indicateurs, notamment financiers. Elle continuera cependant de publier des classements chaque semaine, et des données titre par titre.

Au premier semestre 2026, les abonnés à Netflix ont regardé plus de 97 milliards d’heures de programmes. Cela représente une hausse de 2 % sur un an, elle est légèrement supérieure à celle enregistrée sur l’ensemble de l’an dernier (1,5 %). Une performance souligne la plateforme, car la concurrence a été rude entre les JO d’hiver et la Coupe du monde de foot.

La peur de l’engagement

Même si Netflix a voulu rassurer, l’annonce de l’annualisation de son rapport a contribué au recul du cours de l’action de plus de 7 % vendredi dernier. Le signe que l’engagement est devenu une variable de première importance pour les investisseurs, et pour cause : les heures regardées constituent une donnée simple, mesurable et que l’on peut aisément comparer d’un semestre à l’autre.

L’engagement mesure la place réelle du service dans les habitudes des abonnés. Plus les membres trouvent régulièrement des programmes qui les intéressent, plus ils sont susceptibles de conserver leur abonnement, d’accepter une hausse de prix et de générer des revenus supplémentaires via la formule avec pub.

Netflix, ses tarifs, ses spectateurs

Netflix veut faire passer l’idée que « toutes les heures ne se valent pas ». Certains programmes servent à recruter de nouveaux abonnés, d’autres à les fidéliser. Le service prend l’exemple de ses contenus en direct : ils représentent un peu plus de 5 % des dépenses, mais seulement 1 % des heures vues. Et pourtant, ces événements ont généré six des dix journées qui ont compté le plus d’inscriptions depuis cinq ans.

Cette notion qualitative est moins visible que des chiffres bruts. Elle est aussi plus difficile à faire passer mais Netflix va s’y employer. En attendant, la plateforme met en avant d’autres formes d’engagement, par exemple son offre de podcasts vidéo qui est un moyen d’ajouter du temps de visionnage, et ses jeux mobiles.

L’app de jeux destinée aux enfants, Netflix Playground, a vu son nombre d’utilisateurs quotidiens tripler depuis avril, et l’engagement auprès des enfants a bondi de 600 % sur un an. Une croissance impressionnante, mais qui part d’une base modeste (à tel point que les heures consacrées aux jeux ne sont pas intégrées dans le rapport « What We Watched »). L’enjeu est moins de remplacer une heure de série par une autre activité que d’ajouter de nouveaux moments de consommation dans l’app.

TF1 est même appelé à la rescousse : le partenariat qui permet à Netflix de diffuser les chaînes en direct du groupe français, ainsi que ses programmes à la carte, satisfait pleinement la plateforme. TF1 a aussi eu l’occasion de se féliciter de cet accord ; les objectifs d’audience ont été atteints en moins de trois semaines, alors que la chaîne s’était donnée 18 mois pour y parvenir.

Pour Netflix, le temps de visionnage demeure une mesure importante. Mais elle ne suffit plus à mesurer la valeur de sa proposition, qui s’est étendue à d’autres formats (directs, podcasts, jeux, et même télévision linéaire). L’arrêt de la publication semestrielle du rapport sur l’engagement des abonnés, tout comme le changement sémantique sur la notion d’engagement n’aide pas non plus, au moment où la progression des heures regardées est relativement modeste.

Netflix veut redéfinir l’engagement à son avantage

20 juillet 2026 à 06:31
Toutes les heures ne se valent pas
Netflix veut redéfinir l’engagement à son avantage

Netflix veut changer la manière dont l’engagement est perçu par les investisseurs et les observateurs. Dans l’esprit de la plateforme de streaming, une heure de compétition sportive diffusée en direct qui déclenche le recrutement d’un nouvel abonné a plus de valeur qu’une heure de programme regardée par un abonné fidèle. Plus de qualitatif, moins de quantitatif : à l’heure où Netflix fait face à l’essoufflement relatif de cette métrique essentielle, ce nouveau discours est tout aussi pragmatique qu’opportuniste.

À première vue, tout va très bien pour Netflix. Le deuxième trimestre est solide (PDF), avec des résultats globalement conformes aux prévisions du groupe. Le chiffre d’affaires progresse de 13 % sur un an (12,56 milliards de dollars), le bénéfice net s’établit à 3,4 milliards (+ 8 %), la marge opérationnelle atteint 33,4 % – c’est certes 0,7 point de moins qu’il y a un an, mais la plateforme prévoit une amélioration au second semestre.

Les bons résultats financiers ne suffisent pas

Il y a bien eu un coup de froid sur la trésorerie forte de 1,53 milliard de dollars (740 millions de moins qu’il y a un an), mais cela s’explique en partie par l’indemnité de rupture versée à Warner Bros. Discovery, après l’abandon du projet d’acquisition.

Sur l’ensemble de l’exercice fiscal, Netflix resserre sa prévision de chiffre d’affaires entre 51 et 51,4 milliards de dollars, soit une croissance attendue de 13 à 14 %. La marge opérationnelle devrait atteindre 31,5 %. Les revenus publicitaires devraient, eux, presque doubler pour approcher 3 milliards de dollars. Mais alors, tout va bien ? Non ! Il y a un gros nuage à l’horizon : l’engagement.

En même temps que ses résultats trimestriels, Netflix a aussi annoncé que son rapport « What We Watched », actuellement livré chaque semestre, allait passer à une publication annuelle à partir de 2027 (il sera publié chaque premier trimestre). Ce rapport est scruté de très près, il détaille en effet les heures de visionnage titre par titre.

L’entreprise veut éviter que cette information détourne l’attention de ses autres indicateurs, notamment financiers. Elle continuera cependant de publier des classements chaque semaine, et des données titre par titre.

Au premier semestre 2026, les abonnés à Netflix ont regardé plus de 97 milliards d’heures de programmes. Cela représente une hausse de 2 % sur un an, elle est légèrement supérieure à celle enregistrée sur l’ensemble de l’an dernier (1,5 %). Une performance souligne la plateforme, car la concurrence a été rude entre les JO d’hiver et la Coupe du monde de foot.

La peur de l’engagement

Même si Netflix a voulu rassurer, l’annonce de l’annualisation de son rapport a contribué au recul du cours de l’action de plus de 7 % vendredi dernier. Le signe que l’engagement est devenu une variable de première importance pour les investisseurs, et pour cause : les heures regardées constituent une donnée simple, mesurable et que l’on peut aisément comparer d’un semestre à l’autre.

L’engagement mesure la place réelle du service dans les habitudes des abonnés. Plus les membres trouvent régulièrement des programmes qui les intéressent, plus ils sont susceptibles de conserver leur abonnement, d’accepter une hausse de prix et de générer des revenus supplémentaires via la formule avec pub.

Netflix, ses tarifs, ses spectateurs

Netflix veut faire passer l’idée que « toutes les heures ne se valent pas ». Certains programmes servent à recruter de nouveaux abonnés, d’autres à les fidéliser. Le service prend l’exemple de ses contenus en direct : ils représentent un peu plus de 5 % des dépenses, mais seulement 1 % des heures vues. Et pourtant, ces événements ont généré six des dix journées qui ont compté le plus d’inscriptions depuis cinq ans.

Cette notion qualitative est moins visible que des chiffres bruts. Elle est aussi plus difficile à faire passer mais Netflix va s’y employer. En attendant, la plateforme met en avant d’autres formes d’engagement, par exemple son offre de podcasts vidéo qui est un moyen d’ajouter du temps de visionnage, et ses jeux mobiles.

L’app de jeux destinée aux enfants, Netflix Playground, a vu son nombre d’utilisateurs quotidiens tripler depuis avril, et l’engagement auprès des enfants a bondi de 600 % sur un an. Une croissance impressionnante, mais qui part d’une base modeste (à tel point que les heures consacrées aux jeux ne sont pas intégrées dans le rapport « What We Watched »). L’enjeu est moins de remplacer une heure de série par une autre activité que d’ajouter de nouveaux moments de consommation dans l’app.

TF1 est même appelé à la rescousse : le partenariat qui permet à Netflix de diffuser les chaînes en direct du groupe français, ainsi que ses programmes à la carte, satisfait pleinement la plateforme. TF1 a aussi eu l’occasion de se féliciter de cet accord ; les objectifs d’audience ont été atteints en moins de trois semaines, alors que la chaîne s’était donnée 18 mois pour y parvenir.

Pour Netflix, le temps de visionnage demeure une mesure importante. Mais elle ne suffit plus à mesurer la valeur de sa proposition, qui s’est étendue à d’autres formats (directs, podcasts, jeux, et même télévision linéaire). L’arrêt de la publication semestrielle du rapport sur l’engagement des abonnés, tout comme le changement sémantique sur la notion d’engagement n’aide pas non plus, au moment où la progression des heures regardées est relativement modeste.

☕️ Deepfakes sexuels : Apple et Google de nouveau rappelés à l’ordre

20 juillet 2026 à 06:02


Une fois de plus, Apple et Google vont devoir supprimer de leurs boutiques des applications de génération de deepfakes. Le procureur municipal de San Francisco, David Chiu, a mis en demeure les deux contrôleurs d’accès de retirer 13 applications capables de produire des images à caractère sexuel truquées et sans consentement (huit sur l’App Store, cinq sur le Play Store).

« La création d’images intimes sans le consentement des personnes concernées est illégale, préjudiciable et totalement inacceptable », dénonce le procureur auprès de Wired. Son bureau a déjà engagé des poursuites contre 16 sites capables de générer ces deepfakes. Il s’attaque maintenant à Apple et à Google, qui ont « engrangé des millions de dollars de commissions » grâce à ces apps « nudify ».

Illustration : Flock

Des applications qui passent manifestement sans trop de problème l’étape de l’examen des boutiques. Apple vante l’App Store comme « un espace sûr et fiable pour découvrir et se procurer des apps » et met régulièrement en avant les efforts consacrés à la lutte contre la fraude ou la violence. Le discours est similaire du côté de Google. Les règles des deux entreprises à destination des développeurs sont d’ailleurs très claires : pas de pornographie, pas d’abus, pas de harcèlement.

C’est à croire que les applications de déshabillage sans consentement ne font pas partie de ces usages. Une étude du Tech Transparent Project (TTP) publiée en avril démontrait le nombre ahurissant de ces apps dans les boutiques d’Apple et de Google, qui se présentent souvent sous la forme d’outils d’échange de visages. Cette ambiguïté leur permettent manifestement de passer entre les mailles du filet.

Apple et Google se contentent donc de réagir rétroactivement, en retirant les applications qui leur sont signalées par ce genre d’enquêtes. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le moteur de recherche, en supprimant les cinq apps repérées par le procureur de San Francisco. La législation californienne sanctionne les entreprises qui facilitent sciemment le fonctionnement de services de création de deepfakes pornographiques.

Malgré la prolifération de ces apps, Google continue d’affirmer « prendre des mesures proactives pour détecter et supprimer celles qui proposent des contenus préjudiciables ». L’entreprise poursuit : « Lorsque des infractions nous sont signalées, nous enquêtons et intervenons rapidement. Dans le cas de ces applications, cela s’est notamment traduit par la suspension de centaines d’entre elles et par la restriction, sur notre boutique, de termes de recherche associés comme “nudify”. » Apple n’a pas voulu commenter.

David Chiu ne se contente pas d’exiger le retrait de ces applications. Il demande aussi aux deux entreprises de rompre leurs relations commerciales avec les éditeurs des apps en question et surtout, de renforcer leurs procédures de contrôle et de modération. Leur inefficacité persistante depuis des années est un sérieux couac dans la communication bien huilée autour des boutiques, passage obligé pour les possesseurs d’iPhone et de smartphones Android.

☕️ Deepfakes sexuels : Apple et Google de nouveau rappelés à l’ordre

20 juillet 2026 à 06:02


Une fois de plus, Apple et Google vont devoir supprimer de leurs boutiques des applications de génération de deepfakes. Le procureur municipal de San Francisco, David Chiu, a mis en demeure les deux contrôleurs d’accès de retirer 13 applications capables de produire des images à caractère sexuel truquées et sans consentement (huit sur l’App Store, cinq sur le Play Store).

« La création d’images intimes sans le consentement des personnes concernées est illégale, préjudiciable et totalement inacceptable », dénonce le procureur auprès de Wired. Son bureau a déjà engagé des poursuites contre 16 sites capables de générer ces deepfakes. Il s’attaque maintenant à Apple et à Google, qui ont « engrangé des millions de dollars de commissions » grâce à ces apps « nudify ».

Illustration : Flock

Des applications qui passent manifestement sans trop de problème l’étape de l’examen des boutiques. Apple vante l’App Store comme « un espace sûr et fiable pour découvrir et se procurer des apps » et met régulièrement en avant les efforts consacrés à la lutte contre la fraude ou la violence. Le discours est similaire du côté de Google. Les règles des deux entreprises à destination des développeurs sont d’ailleurs très claires : pas de pornographie, pas d’abus, pas de harcèlement.

C’est à croire que les applications de déshabillage sans consentement ne font pas partie de ces usages. Une étude du Tech Transparent Project (TTP) publiée en avril démontrait le nombre ahurissant de ces apps dans les boutiques d’Apple et de Google, qui se présentent souvent sous la forme d’outils d’échange de visages. Cette ambiguïté leur permettent manifestement de passer entre les mailles du filet.

Apple et Google se contentent donc de réagir rétroactivement, en retirant les applications qui leur sont signalées par ce genre d’enquêtes. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le moteur de recherche, en supprimant les cinq apps repérées par le procureur de San Francisco. La législation californienne sanctionne les entreprises qui facilitent sciemment le fonctionnement de services de création de deepfakes pornographiques.

Malgré la prolifération de ces apps, Google continue d’affirmer « prendre des mesures proactives pour détecter et supprimer celles qui proposent des contenus préjudiciables ». L’entreprise poursuit : « Lorsque des infractions nous sont signalées, nous enquêtons et intervenons rapidement. Dans le cas de ces applications, cela s’est notamment traduit par la suspension de centaines d’entre elles et par la restriction, sur notre boutique, de termes de recherche associés comme “nudify”. » Apple n’a pas voulu commenter.

David Chiu ne se contente pas d’exiger le retrait de ces applications. Il demande aussi aux deux entreprises de rompre leurs relations commerciales avec les éditeurs des apps en question et surtout, de renforcer leurs procédures de contrôle et de modération. Leur inefficacité persistante depuis des années est un sérieux couac dans la communication bien huilée autour des boutiques, passage obligé pour les possesseurs d’iPhone et de smartphones Android.

☕️ Apple Music, AppleCare+ : nouvelle salve d’augmentation de prix chez Apple

20 juillet 2026 à 05:35


Si Tim Cook avait pris soin de prévenir de la hausse des prix des produits Apple (ce qui a fini par arriver), il n’avait rien dit concernant les services de son entreprise. C’est pourtant bien ce qui s’est passé ces derniers jours ! Apple a procédé à une salve d’augmentations ici et là qui, mises bout à bout, finissent par représenter une belle petite somme.

Les prix du service de streaming Apple Music ont ainsi augmenté, ce pour toutes les formules : Individuel passe à 11,99 euros par mois (+ 1 euro), Étudiant à 6,99 euros (+ 1 euro) et Famille revient désormais à 19,99 euros (+ 2 euros). La plateforme n’avait pas augmenté ses tarifs depuis 2022. Apple blâme « la hausse des coûts de licence » pour justifier la valse des étiquettes.

Les nouveaux prix des abonnements Apple Music.

Malgré cette hausse, Apple Music demeure moins cher que son grand rival Spotify, qui vend la formule Premium Individuel 12,14 euros par mois (21,24 euros l’offre Famille). La dernière révision de la grille tarifaire de Spotify remonte à juin 2025.

Aux États-Unis, les prix du bouquet de services Apple One – qui regroupe la plupart des services du constructeur – ont également augmenté de 2 dollars, mais pour le moment du moins, l’Europe semble épargnée. La grille actuelle débute à 19,95 euros par mois, jusqu’à 34,95 euros pour la totale. Apple avait procédé à une hausse des prix pour plusieurs de ses services en 2023 (TV, Arcade, News+ et One).

Les tarifs d’Apple One.

Autre service touché par la vague, AppleCare+. L’assurance pour les dommages accidentels et l’assistance technique d’Apple revient désormais 5 euros plus cher par an pour les contrats reconductibles sur les Mac. Le tarif de la couverture pour trois ans a augmenté de 16 euros, sauf pour le Mac mini (+ 10 euros). MacGeneration relève aussi des hausses sur AppleCare+ pour les iPad (+ 50 centimes par mois), le Vision Pro (+ 1 euro par mois) et les AirPods.

Enfin, et c’est peut-être ce qui attend le reste du monde très bientôt, Apple a augmenté les prix des iPhone au Japon. Les hausses oscillent entre 8 et 11 % en fonction du modèle. Un iPhone 17 Pro Max coûte maintenant 214 800 yens, soit 1 150 euros environ… ce qui est toujours meilleur marché que les 1 479 euros demandés en France.

S’il ne fait guère de doute que la prochaine gamme d’iPhone attendue cet automne devrait subir la fièvre tarifaire, la hausse au Japon pourrait s’expliquer par la faiblesse persistante du yen face au dollar.

C’est aussi, semble-t-il, la conjoncture défavorable aux devises locales qui explique l’augmentation des prix d’iCloud+ (stockage et divers services) dans plusieurs pays : Nigéria, Turquie, Vietnam, Égypte, Nouvelle-Zélande, les Philippines, l’Indonésie et Japon. La hausse s’établit entre 11 et 55 % en fonction des marchés et des abonnements.

☕️ Apple Music, AppleCare+ : nouvelle salve d’augmentation de prix chez Apple

20 juillet 2026 à 05:35


Si Tim Cook avait pris soin de prévenir de la hausse des prix des produits Apple (ce qui a fini par arriver), il n’avait rien dit concernant les services de son entreprise. C’est pourtant bien ce qui s’est passé ces derniers jours ! Apple a procédé à une salve d’augmentations ici et là qui, mises bout à bout, finissent par représenter une belle petite somme.

Les prix du service de streaming Apple Music ont ainsi augmenté, ce pour toutes les formules : Individuel passe à 11,99 euros par mois (+ 1 euro), Étudiant à 6,99 euros (+ 1 euro) et Famille revient désormais à 19,99 euros (+ 2 euros). La plateforme n’avait pas augmenté ses tarifs depuis 2022. Apple blâme « la hausse des coûts de licence » pour justifier la valse des étiquettes.

Les nouveaux prix des abonnements Apple Music.

Malgré cette hausse, Apple Music demeure moins cher que son grand rival Spotify, qui vend la formule Premium Individuel 12,14 euros par mois (21,24 euros l’offre Famille). La dernière révision de la grille tarifaire de Spotify remonte à juin 2025.

Aux États-Unis, les prix du bouquet de services Apple One – qui regroupe la plupart des services du constructeur – ont également augmenté de 2 dollars, mais pour le moment du moins, l’Europe semble épargnée. La grille actuelle débute à 19,95 euros par mois, jusqu’à 34,95 euros pour la totale. Apple avait procédé à une hausse des prix pour plusieurs de ses services en 2023 (TV, Arcade, News+ et One).

Les tarifs d’Apple One.

Autre service touché par la vague, AppleCare+. L’assurance pour les dommages accidentels et l’assistance technique d’Apple revient désormais 5 euros plus cher par an pour les contrats reconductibles sur les Mac. Le tarif de la couverture pour trois ans a augmenté de 16 euros, sauf pour le Mac mini (+ 10 euros). MacGeneration relève aussi des hausses sur AppleCare+ pour les iPad (+ 50 centimes par mois), le Vision Pro (+ 1 euro par mois) et les AirPods.

Enfin, et c’est peut-être ce qui attend le reste du monde très bientôt, Apple a augmenté les prix des iPhone au Japon. Les hausses oscillent entre 8 et 11 % en fonction du modèle. Un iPhone 17 Pro Max coûte maintenant 214 800 yens, soit 1 150 euros environ… ce qui est toujours meilleur marché que les 1 479 euros demandés en France.

S’il ne fait guère de doute que la prochaine gamme d’iPhone attendue cet automne devrait subir la fièvre tarifaire, la hausse au Japon pourrait s’expliquer par la faiblesse persistante du yen face au dollar.

C’est aussi, semble-t-il, la conjoncture défavorable aux devises locales qui explique l’augmentation des prix d’iCloud+ (stockage et divers services) dans plusieurs pays : Nigéria, Turquie, Vietnam, Égypte, Nouvelle-Zélande, les Philippines, l’Indonésie et Japon. La hausse s’établit entre 11 et 55 % en fonction des marchés et des abonnements.

Reçu — 17 juillet 2026 Actualités numériques

☕️ La France bloque l’accès à Polymarket

17 juillet 2026 à 14:24


Polymarket est désormais bloqué en France. L’Autorité nationale des jeux (ANJ) a mis en œuvre son pouvoir de blocage administratif (1 290 URL géobloquées l’an dernier). Le régulateur a ordonné ce jeudi 16 juillet aux fournisseurs d’accès d’empêcher l’accès au site de paris qui « fait la promotion d’une offre illégale de jeux d’argent et de hasard ». Le message qui apparait désormais sur le site est très clair :

« Les sites illégaux sont dangereux. Ainsi, contrairement aux opérateurs légalement autorisés par l’ANJ, les personnes qui exploitent ou font la promotion de ces sites ne sont soumis à aucune obligation de protection des personnes vulnérables, de garantie de paiement des joueurs et de traitement des données à caractère personnel (captation de données d’identité et bancaires). »

En novembre 2024, l’ANJ avait envoyé une mise en demeure à Adventure One, l’éditeur de droit panaméen qui opère le site de paris, pour qu’il mette en œuvre le géoblocage de toutes transactions financières sur ses offres.

Mais voilà : La page d’accueil du site, qui affiche les cotes associées à différents événements susceptibles de faire l’objet de paris, constitue un « vecteur majeur de diffusion et de promotion des offres » de Polymarket… dont l’activité n’est pas autorisée dans l’Hexagone. Or, quiconque fait la publicité d’une offre liée à un site de paris ou de jeux d’argent ou de hasard non autorisé – un délit pénal – peut être puni d’une amende de 100 000 euros.

L’Autorité a ainsi comptabilisé 205 057 visiteurs uniques pour 578 751 visites provenant du territoire français en juin dernier. Le blocage est donc renforcé depuis hier, via les FAI.

En pratique, ces paris peuvent donner lieu à des « contournements », prévient le régulateur. Il en veut pour preuve l’enquête ouverte début mai par le parquet de Paris sur des paris météo révélant que des capteurs situés à l’aéroport de Roissy ont pu être piratés. Une affaire qui indique l’absence sur Polymarket de dispositif d’identification des utilisateurs pour s’assurer de leur probité.

Déjà en février, l’Autorité avait rappelé que ces sites de « prédiction » n’étaient pas autorisés en France (c’est aussi le cas de Kalshi). Ces plateformes exposent également leurs utilisateurs à « de nombreux risques (addiction, intégrité, etc.) en l’absence de régulation ». En mai, l’Espagne a bloqué Polymarket et Kalshi.

☕️ La France bloque l’accès à Polymarket

17 juillet 2026 à 14:24


Polymarket est désormais bloqué en France. L’Autorité nationale des jeux (ANJ) a mis en œuvre son pouvoir de blocage administratif (1 290 URL géobloquées l’an dernier). Le régulateur a ordonné ce jeudi 16 juillet aux fournisseurs d’accès d’empêcher l’accès au site de paris qui « fait la promotion d’une offre illégale de jeux d’argent et de hasard ». Le message qui apparait désormais sur le site est très clair :

« Les sites illégaux sont dangereux. Ainsi, contrairement aux opérateurs légalement autorisés par l’ANJ, les personnes qui exploitent ou font la promotion de ces sites ne sont soumis à aucune obligation de protection des personnes vulnérables, de garantie de paiement des joueurs et de traitement des données à caractère personnel (captation de données d’identité et bancaires). »

En novembre 2024, l’ANJ avait envoyé une mise en demeure à Adventure One, l’éditeur de droit panaméen qui opère le site de paris, pour qu’il mette en œuvre le géoblocage de toutes transactions financières sur ses offres.

Mais voilà : La page d’accueil du site, qui affiche les cotes associées à différents événements susceptibles de faire l’objet de paris, constitue un « vecteur majeur de diffusion et de promotion des offres » de Polymarket… dont l’activité n’est pas autorisée dans l’Hexagone. Or, quiconque fait la publicité d’une offre liée à un site de paris ou de jeux d’argent ou de hasard non autorisé – un délit pénal – peut être puni d’une amende de 100 000 euros.

L’Autorité a ainsi comptabilisé 205 057 visiteurs uniques pour 578 751 visites provenant du territoire français en juin dernier. Le blocage est donc renforcé depuis hier, via les FAI.

En pratique, ces paris peuvent donner lieu à des « contournements », prévient le régulateur. Il en veut pour preuve l’enquête ouverte début mai par le parquet de Paris sur des paris météo révélant que des capteurs situés à l’aéroport de Roissy ont pu être piratés. Une affaire qui indique l’absence sur Polymarket de dispositif d’identification des utilisateurs pour s’assurer de leur probité.

Déjà en février, l’Autorité avait rappelé que ces sites de « prédiction » n’étaient pas autorisés en France (c’est aussi le cas de Kalshi). Ces plateformes exposent également leurs utilisateurs à « de nombreux risques (addiction, intégrité, etc.) en l’absence de régulation ». En mai, l’Espagne a bloqué Polymarket et Kalshi.

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