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La mise à jour Revelation de No More Room In Hell 2 est disponible, dernière ligne droite avant la 1.0

7 avril 2026 à 19:59

C’est le printemps, les mises à jour fleurissent. Torn Banner Studios, le studio derrière No More Room In Hell 2, a publié Revelation, nouvelle et dernière mise à jour avant la 1.0. Après les armes de mêlée, c’est au tour des armes à feu de bénéficier d’une refonte complète. Le patch note parle de difficulté retouchée, de progression clarifiée, d’UX améliorée… Mais on s’en fout, parce que le plus intéressant, ce sont les changements apportés aux armes à feu. Hop, terminé les armes sans personnalité, ni impact, ni intérêt. Les développeurs annoncent que chaque flingue a maintenant son identité, un recul crédible, une pénétration cohérente et un calibre qui fait autre chose que changer la couleur de l’icône. Les armes demandent maintenant un minimum de contrôle, et offrent des forces et faiblesses suffisamment marquées pour que ramasser un flingue devienne un choix réfléchi et non plus un réflexe. Ils expliquent également avoir amélioré les calibres et la pénétration de chaque arme : un .308 renvoie l’épaule en arrière et perce l’armure des zombies, tandis qu’un .22 sert à essayer de ne pas crever à bout portant lorsqu’on n’a plus d’autre choix.

Les grosses armes vont désormais prendre plus de poids dans l’inventaire, mais seront plus efficaces contre les groupes de zombies, à l’inverse des petites armes, plus maniables, mais limitées, tout comme les munitions. . De la même manière qu’épauler et viser devient indispensable (non, sérieux…), la précision s’effondre plus rapidement après les premières balles. L’idée est de forcer à réfléchir à deux fois avant de tirer comme un joueur de console qui croit que plus il tire vite, plus les balles finiront par comprendre où aller. La dernière modification concerne les accessoires qui ne sont plus là pour faire beau et font enfin leur boulot : le silencieux évite maintenant réellement d’alerter la horde et les viseurs améliorent les tirs enchaînés. On ne va pas se le cacher, à l’aube de la sortie de l’accès anticipé, il était temps de s’en occuper.

Torn Banner Studios explique en conclusion du patch note que l’essentiel est là, et l’équipe est à l’écoute du feedback des joueurs. On en a déjà un : continuez d’optimiser le jeu d’ici la 1.0. Si vous n’avez pas encore No More Room In Hell 2, vous pouvez le trouver sur Steam pour un peu moins de 29 €, faites‑en ce que vous voulez.

Brutal Fate mis en pause, place à Retrofront: Vietnam

7 avril 2026 à 19:44

“That did not work out as planned.” C’est par cette phrase, comme un aveu d’échec, que SergeantMarkIV a annoncé dans une vidéo la mise en pause de Brutal Fate pour une durée indéterminée. Une annonce un peu passée inaperçue dans un premier temps sur le Patreon du projet malgré l’attente fébrile de la communauté. Le message tient autant du mea culpa que de la prise de conscience. Après des années à développer en solo, le projet est devenu devenu trop gros, trop lourd, trop ambitieux pour un type qui tourne avec un budget équivalent à un demi-plein d’essence. Entre les problèmes perso, l’absence totale de moyens pour financer la musique et le doublage, et un développement qui stagnait depuis trop longtemps, SergeantMarkIV reconnaît qu’il s’acharnait sur un projet devenu ingérable en solo. Il explique avoir enfin compris qu’il lui fallait un projet plus compact, plus réaliste, capable de lui redonner de l’air et, idéalement, d’attirer un éditeur. Un passage que d’autres projets issus du modding sous GZDoom, comme Selaco et d’autres, ont réussi en se structurant au moment de passer à un jeu commercial. L’objectif est clair : sortir quelque chose vendable, qui lui permette de financer la suite, et revenir un jour à Brutal Fate dans des conditions plus favorables.

Le projet en question, c’est VietDoom, que beaucoup n’avaient jamais vraiment oublié (enfin, pas à la rédaction, le dernier article date de 2019). Le plus ironique dans l’histoire, c’est que certaines des features les plus ambitieuses créées pour Brutal Fate, comme son système de végétation dynamique, avec ses arbres réactifs au vent, destructibles et capables de propager le feu, trouvaient finalement peu d’occasions d’être utilisées. Dans un FPS se déroulant dans la jungle, en revanche, ça devient intéressant. Le développeur a donc décidé de transformer VietDoom en un jeu standalone commercial, rebaptisé pour l’occasion Retrofront: Vietnam. Le concept reste le même : un boomer shooter solo sous GZDoom, avec deux campagnes complètes, côté américain et côté nord-vietnamien. Et comme une bonne partie du travail existait déjà dans les alphas d’il y a cinq ans, il estime pouvoir mener le projet à terme en moins d’un an. Finalement, mettre Brutal Fate en pause est peut-être la première décision saine qu’il a prise depuis des années. Maintenant, tout repose sur Retrofront: Vietnam, mais pour le moment, pas de date de sortie annoncée.

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