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Palmarès 2026 des eTrophées de l’AMAM

7 juin 2026 à 12:05

La 5e édition des eTrophées de l’AMAM (Association des Médias Auto et Moto) s’est tenue en région parisienne les 3 et 4 juin 2026. Il s’agissait de distinguer les meilleures voitures électrifiées lancées en France en 2025. Leblogauto.com était représenté au sein du jury comme l’an passé. Retour sur cet événement qui offre une vision intéressante de notre marché.

28 voitures à l’essai, 35 journalistes au volant

Pendant deux jours, l’association et ses équipes ont rassemblé en un seul lieu 28 voitures, un nouveau record battant les 26 modèles de l’édition précédente, hybrides, PHEV ou 100 % électriques, réparties dans plusieurs catégories. Pour les départager, 35 journalistes issus de médias français, ainsi que, pour la première fois, une consœur et un confrère exerçant respectivement en Suisse et en Belgique. Nous avons pris le volant des véhicules sur un parcours mêlant tous types de routes : nationales, départementales, voies rapides, avec des incursions en milieu urbain et périurbain.

En passant d’un modèle à l’autre, il est ainsi possible de comparer immédiatement les différences entre chacun d’eux, ce dont rêverait n’importe quel acheteur hésitant entre deux voitures. À la fin de chaque journée, les consommations moyennes des véhicules sont relevées et transmises au jury. À l’issue de l’événement, chaque voiture aura parcouru entre 400 et 500 km, ce qui permet d’obtenir des chiffres très proches d’une utilisation réelle.

Autre nouveauté notable de cette édition : l’AMAM a proposé aux constructeurs de devenir leur propre jury. À l’issue d’une session d’essai qui leur était réservée, chaque représentant de marque a pu évaluer plusieurs véhicules concurrents et voter pour celui qui l’avait le plus séduit.

De la mini citadine au grand SUV, en passant par des berlines et même un mini-bus électrique, les modèles engagés dans la compétition étaient les suivants : Alpine A390, Audi Q3 e-hybrid, BMW iX3, BYD Atto 2 DM-i, Cadillac Optiq, Citroën ë-C3, Citroën C5 Aircross PHEV, Cupra Raval VZ, Dacia Bigster Hybrid GPL 4×4, Denza Z9 GT, Honda Prelude, Jaecoo 5 HEV, Lexus RZ, Mazda 6e, MG 4 Urban, Nissan Micra, Nissan Qashqai, Omoda 9 PHEV, Peugeot e-408, Polestar 3, Polestar 4, Porsche Cayenne electric, Renault Twingo, Suzuki eVitara, Volkswagen ID. 3 GTX, Volkswagen ID. Buzz GTX, Volvo ES90 et Zeekr 7X. Sur les 24 marques représentées, cinq sont nouvelles sur le marché français : Denza, Jaecoo, Omoda, Polestar et Zeekr, signe d’un marché en plein renouvellement.

Le Palmarès

Onze prix ont été décernés lors de la cérémonie organisée à l’issue des deux journées d’essai, animée par Nicolas Heidet et Alexandre Lenoir, respectivement Président et Trésorier de l’association.

Meilleure Électrique : 1ère BMW iX3, 2e Porsche Cayenne electric, 3e MG 4 Urban

Meilleure PHEV : 1ère Citroën C5 Aircross, 2e Audi Q3 e-hybrid, 3e BYD Atto 2 DM-i

Meilleure HEV : 1ère Honda Prelude, 2e Jaecoo 5, 3e Nissan Qashqai e-Power

Meilleur Grand SUV : 1er Porsche Cayenne electric, 2e BMW iX3, 3e Polestar 3

Meilleur SUV compact : 1er Jaecoo 5, 2e Dacia Bigster Hybrid GPL 4×4, 3e Nissan Qashqai

Meilleure Familiale : 1ère Polestar 3, 2e BMW iX3, 3e Mazda 6e

Meilleure Compacte : 1ère MG 4 Urban, 2e Volkswagen ID. 3 GTX, 3e Honda Prelude

Meilleure Citadine : 1ère Renault Twingo, 2e Cupra Raval, 3e Nissan Micra

Meilleur Intérieur : 1er Volvo ES90, 2e BMW iX3, 3e Renault Twingo

Meilleure Ergonomie : 1ère BMW iX3, 2e Honda Prelude, 3e Cupra Raval

Prix des constructeurs : Renault Twingo

Le prix « Coup de Foudre » de l’AMAM

Le prix Coup de Foudre, décerné conjointement par le jury et les membres de l’AMAM, a été attribué cette année à la Honda Prelude, saluant son caractère et ses qualités globales qui ont su séduire aussi bien les journalistes que les représentants des constructeurs.

Nicolas Heidet, Président de l’AMAM, a résumé l’esprit de ces cinquièmes eTrophées : « L’AMAM se réjouit que l’engouement autour des eTrophées continue de grandir malgré un marché automobile toujours dans la grisaille en France. C’est la preuve d’un réel dynamisme et d’une forte volonté de la part des constructeurs de proposer de nouvelles solutions aux automobilistes. Depuis maintenant 5 ans, les eTrophées de l’AMAM sont devenus un événement incontournable, tant pour les constructeurs auto qui se prêtent au jeu de la confrontation, que pour les médias français. »

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Reçu — 2 juin 2026 le blog auto

Essai BYD Atto 2 DM-i de 212 ch

2 juin 2026 à 06:01

BYD n’en finit plus d’étoffer sa gamme ! Vous connaissiez déjà l’Atto 2 ? Voilà que le constructeur chinois lui greffe une motorisation hybride rechargeable DM-i, celle que l’on retrouve déjà dans le Seal U. Voilà de quoi aller chercher une clientèle sur ce segment réfractaire à l’électrique. Comme vous l’imaginez déjà, elle ne se fait sans doute pas remarquer par un tarif trop onéreux. Nous l’avons essayée en Camargue.

Un design très proche de sa soeur électrique

L’Atto 2, on ne pense pas trahir l’avis général en affirmant qu’elle ne finira pas lauréate d’un concours d’élégance. Entendons-nous bien, non pas qu’elle soit repoussante, mais ses lignes assez classiques la rendent assez anonyme dans la circulation. Avec cette motorisation DM-i, mis à part quelques modifications sur le bouclier avant, on ne peut pas dire qu’on différenciera au premier coup d’œil une Atto 2 100 % électrique d’une hybride rechargeable.

On vous laisse nous dire ce que vous pensez de son design. Ce SUV long de 4,33 m a des cotes assez classiques pour le segment. En face, on n’a pas toujours des voitures qui ont besoin de se brancher, comme cette Atto 2 DM-i. On peut imaginer parmi ses rivales l’une des pionnières du rapport qualité/prix compétitif, la Dacia Duster. Cette dernière n’existant qu’en hybride simple s’en rapproche tout de même par le gabarit et certaines de ses prestations. Mais surtout, la concurrence provient finalement aussi de son même pays d’origine, du côté de MG par exemple.

Une présentation valorisante

La présentation intérieure ressemble à ce que l’on attend d’une voiture d’aujourd’hui, c’est-à-dire une planche de bord avec un écran derrière le volant, une grande dalle tactile, des aérateurs orientables d’un doigt. En outre, on a droit ici à une sellerie assez valorisante, comme beaucoup de revêtements, tels que ceux habillant les contre-portes. Bien sûr, on trouve quasiment comme chez tout le monde aujourd’hui, et même chez certains constructeurs premium, des plastiques plutôt durs dans les parties basses. Sincèrement, les ajustements sont assez sérieux et il en ressort une impression de qualité que l’on ne retrouve parfois pas chez des généralistes. Appuie-têtes pour tout le monde et dossiers inclinables à l’arrière. On se sent bien installé, mais on regrette de ne pouvoir vraiment glisser les pieds sous les sièges avant.

On a un grand coffre, mais les bords creusés créent des coins peu logeables. Pour le reste, on ne manque évidemment pas d’équipements technologiques. Avec le sélecteur accroché à la colonne de direction, on gagne de l’espace pour deux chargeurs à induction. L’écran central de 12,8 pouces ne pivote pas comme dans d’autres BYD. Sa position restera donc exclusivement horizontale. Même si on trouve Google dedans, l’ergonomie des menus demeure assez perfectible pour les moins patients d’entre nous. Cela peut ravir les geeks pendant une recharge, mais en roulant, il ne faut pas avoir à chercher quelque chose dans les nombreux menus. Sur l’écran derrière le volant, on trouve l’essentiel, mais là aussi il faut parfois avoir de bons yeux pour lire certaines informations.

Une motorisation hybride convaincante

La motorisation hybride bien connue se compose d’une batterie LFP de 18 kWh de capacité, d’un quatre cylindres 1.5 de 98 ch et d’un bloc électrique de 197 chevaux développant à lui seul 300 Nm de couple. Excusez du peu ! Quand on sollicite la totalité de la puissance des deux moteurs, on a carrément droit à 212 chevaux. Et c’est là que la concurrence a notamment du mal à suivre, avec souvent moins de canassons par rapport à cette version Boost (l’autre version ne développe que 166 ch). Dans ce cas, le thermique sert aussi directement à la traction. En réalité, on a vraiment le sentiment de rouler plutôt en électrique. La discrétion du bloc à combustion interne y joue pour beaucoup.

Toutefois, on note une disponibilité douce, jamais brutale de la puissance, malgré la cavalerie confortable. Le couple généreux suffit très largement pour la plupart des situations de conduite. On peut d’ailleurs forcer l’utilisation exclusive du moteur électrique, même jusqu’à 140 km/h environ. La voiture conserve automatiquement au moins 25 % de batterie pour ne jamais se retrouver à court de puissance. À partir de là, le mode hybride prend donc le relais quoi qu’il arrive. Si l’autonomie annoncée est de 90 kilomètres, selon nos projections les 70 km sont aisément atteignables sans vraiment forcer. Côté consommation d’essence, sur la fin de notre parcours une fois la batterie à son seuil bas, elle atteignait péniblement les 5 litres.

Préférez une conduite coulée

La question du freinage apparaît toujours centrale sur une voiture à motorisation hybride, qu’elle soit simple ou rechargeable. L’Atto 2 DM-i a une assez bonne gestion de la pédale, avec une consistance qui ne varie pas trop suivant le besoin de régénération. Il s’agit clairement d’une bonne chose, car il s’agit d’un petit détail qui peut allègrement gâcher la conduite au quotidien. On ne peut pas en dire autant de la direction qui s’avère un peu floue, surtout quand on met de la cadence.

Néanmoins, on ne s’attend pas à ce que la plupart des utilisateurs de cette BYD Atto 2 DM-i cherchent à titiller le chrono à l’occasion d’une montée de col, à moins de vouloir absolument user prématurément leurs pneus. Pourtant, elle contient assez bien les mouvements de caisse, notamment grâce à un amortissement assez ferme que l’on aimerait peut-être d’ailleurs un peu plus souple. Du coup, la voiture n’apprécie pas trop les imperfections de la route et des rues à basse vitesse. Rassurez-vous, elle s’avère très largement confortable aussi bien au quotidien que pour les longs trajets.

Sous les 30 000 €

Avec son Atto 2 DM-i, BYD rend accessible sa technologie hybride rechargeable plutôt convaincante. En effet, la voiture dans sa version à 166 chevaux ne réclame que 26 990 euros. Mais si vous êtes affamés de puissance, il faudra débourser 29 990 euros. Simple comme bonjour ! En face, on trouve des hybrides simples comme le Duster, avec souvent beaucoup moins de chevaux. Elle se trouve donc assez bien placée.

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Reçu — 27 mai 2026 le blog auto

Essai Geely E5 de 218 ch

27 mai 2026 à 06:01

Cela faisait bien au moins une semaine qu’un constructeur chinois n’avait pas débarqué en France. Voici venu le tour de Geely Auto de venir sur notre territoire avec deux SUV, dont l’électrique E5. Après une présentation en grande pompe au Carrousel du Louvre, quelques jours après l’autre Chinois Denza à l’Opéra Garnier, nous nous sommes rendus dès le lendemain en Bretagne pour en prendre le volant.

Geely, ce géant chinois qui connaît déjà bien l’Europe

Oui, vous avez déjà entendu parler de Geely, mais pas en tant que constructeur. Ce groupe chinois, vieux de 40 ans, est devenu depuis un géant mondial de l’automobile. On ne va pas refaire toute l’histoire, mais celui qui occupe aujourd’hui la première place sur son marché domestique possède dans son portefeuille, dans le désordre, Volvo Cars, Polestar, Zeekr, Lotus, et partage la moitié de Smart avec Mercedes, entre autres. Le groupe a de l’appétit puisqu’il vise le top 5 mondial d’ici la fin de la décennie, grâce notamment à son expansion en Europe. On a l’impression de vous conter une histoire déjà entendue, mais avec l’arrivée d’un modèle hybride Starray EM-i et d’un électrique E5, Geely Auto vient s’attaquer frontalement aux généralistes.

Cette E5 se la joue plutôt discrète dans son style. Les formes policées et fluides la rendent quasiment invisible dans la circulation. Même le logo de la marque, un bouclier composé de six éléments, paraît timide sur la face avant dépourvue de calandre. On trouve bien en dessous des aérations avec des volets actifs. Son profil très lisse intègre des poignées de porte escamotables. L’arrière n’apparaît pas particulièrement travaillé non plus, avec des feux tout en longueur et plutôt fins. Un becquet de toit habille le haut de la lunette arrière. La trappe de recharge se trouve sur l’aile avant droite. Plus classique que ça, difficile de faire.

L’essentiel et de l’espace

À bord, là aussi, on note que le Chinois se la joue zen avec un mobilier dépouillé, peut-être même un peu trop. Vision tête haute, un large écran derrière le volant et une énorme dalle tactile au milieu de la planche de bord demandent un temps d’adaptation, mais on en loue la lisibilité quasi parfaite. La console, assez enveloppante, est également flottante. On regrette souvent l’absence de molette de volume dans les voitures actuelles, mais ici elle s’avère gigantesque. Le volant n’apparaît pas spécialement rond, puisqu’il est très aplati en bas, à peine moins en haut, et ne compte que deux branches. Cela ressemble davantage à un gouvernail de Boeing qu’à un volant.

Devant le vide-poche fermé, on trouve un chargeur à induction qui refroidit assez mal les téléphones, si l’on en croit la température du nôtre lors de notre essai. Dans l’espace situé en dessous, on trouve une prise USB-C et une USB-A, qui, dans notre monde moderne, devient presque inutile. On note la présence de nombreux revêtements doux et rembourrés, même sur les tapis. L’assemblage apparaît plutôt correct. Comme pour beaucoup de voitures, on s’interroge surtout sur la tenue dans le temps des matériaux. Comme toute bonne chinoise qui se respecte, l’espace à l’arrière ne manque pas. En revanche, on est déçu par le manque de confort de l’assise passager type aviation d’affaires, finalement peu agréable en configuration allongée. Notez une capacité de coffre de 461 l avec double fond.

Une autonomie ambitieuse

Le Geely E5 dispose d’un moteur développant une puissance modeste de 218 chevaux pour un SUV électrique, avec un couple de 320 Nm. La batterie de 68,4 kWh de capacité (60,2 kWh pour l’entrée de gamme) assure une autonomie de 475 km selon le protocole WLTP. Comme souvent, il est difficile de faire des projections sur le kilométrage réel possible dans notre usage sur un parcours aussi court. Néanmoins, le chiffre annoncé par Geely nous a paru un peu ambitieux compte tenu de la consommation relevée. Il nous faudra toutefois le reprendre pour mieux vérifier sa capacité à parcourir de longues distances.

En tout cas, il ne se montre pas particulièrement amorphe lorsqu’il s’agit de décoller, avec un 0 à 100 km/h abattu en à peine 7 secondes. En réalité, il fait preuve d’une fluidité peu commune pour un véhicule électrique de cette puissance, en évitant l’effet “fusée” à chaque démarrage. Cela participe grandement au confort de conduite observé. Car ce Geely E5 se distingue par une douceur de conduite très agréable pour enchaîner les kilomètres dans une quiétude qui peut presque pousser à l’endormissement si l’on ne coupe pas les ADAS bruyants, pour ne pas dire agaçants. Heureusement, ces alertes sonores sont faciles à désactiver.

Tout pour le confort

L’E5 repose sur la plateforme GEA, il s’agit donc d’une traction. L’architecture apparaît assez classique, notamment pour une électrique, avec les batteries dans le plancher et des suspensions de conception traditionnelle. Geely a réussi le tour de force de maintenir l’E5 largement sous les 2 tonnes sur la balance, avec 1 815 kg dans sa configuration la plus lourde. La voiture encaisse correctement les obstacles urbains, notamment les dos-d’âne, mais on note une certaine sensibilité au rebond. Rien de vraiment rédhibitoire, e SUV reste très confortable. Il s’apprécie clairement à un rythme de bon père de famille.

Tout semble pensé pour maximiser le confort. Il existe bien un mode Sport, mais à part renforcer la consistance de la direction, ce qui est appréciable, il n’invite pas à défier le premier Macan venu. Il n’y a pas vraiment de mauvaise surprise, même lorsque le rythme augmente. Au contraire, il présente des réactions plutôt prévenantes qui procurent un sentiment de maîtrise assez accessible. On a également constaté qu’en matière de freinage, deux réglages de force sont disponibles dans la pédale. Dans les deux cas, les freins s’avèrent efficaces. Du côté de la recharge, Geely annonce des chiffres un peu décevants. La marque communique sur un passage de 30 à 80%, contre 10 ou 20% habituellement, en près de 30 minutes. Cela mérite également d’être vérifié.

Une concurrence plutôt chinoise

Le Geely E5 exécute sa tâche sans trop en faire, ce qui est presque surprenant compte tenu de son lancement en grande pompe à Paris. En termes de prix, il n’apparaît pas particulièrement bon marché, avec des tarifs allant de 37 990 € pour la petite batterie à 41 990 €. On n’est finalement pas si éloigné des ID.4 ou du Scénic, mais avec des puissances inférieures. La concurrence est en réalité à chercher du côté des autres modèles chinois, comme le Leapmotor C10 ou le MG5 EV.

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Reçu — 25 mai 2026 le blog auto

Essai Cupra Born VZ 2026 de 326 ch

25 mai 2026 à 11:24

L’arrivée d’une énième marque chinoise ne surprend plus personne aujourd’hui. On se rappelle toutefois de l’audace pour Seat, à l’époque, d’en lancer une nouvelle, en l’occurrence Cupra. La gamme s’est depuis bien étoffée et largement électrifiée. La Born, arrivée en 2022, a droit à un restylage et quelques ajustements techniques pour booster sa carrière commerciale. Nous l’avons essayée dans les environs de Madrid.  

Un style plus agressif

La Cupra Born a tenu le rôle de première voiture 100% électrique de la jeune marque Cupra en 2022. Cousine technique de la Volkswagen ID.3, elle en reprenait l’allure monovolume. En 2026, il ne s’agit que d’un restylage, il ne faut donc pas s’attendre à une révolution. Néanmoins, il faut bien admettre qu’au design, les femmes et hommes tenant les crayons n’ont pas chômé pour la rendre encore plus agressive qu’elle ne l’était déjà. On note en premier lieu la signature lumineuse, désormais commune à toutes les Cupra, à l’avant et à l’arrière. Le bouclier de notre version VZ, très ajouré, et ses appendices cuivre boostent sa personnalité et sa sportivité.  

Pour le reste, en dehors de nouveaux jeux de jantes, le profil évolue peu. La poupe gagne un grand bandeau rouge et le logo rétroéclairé. Surtout, on ne peut pas passer à côté du diffuseur extrêmement imposant compte tenu des dimensions générales de la voiture. Cette Cupra Born 2026 se veut ainsi un peu plus agressive, surtout dans cette version VZ qui coiffe la gamme. Reconnaissons que la marque a su insuffler à ses voitures une âme sportive dans leurs lignes, même si cela ne s’accompagne pas systématiquement de motorisations hyper puissantes. Cela a quelque chose de rafraîchissant dans le paysage.  

Le retour des commandes physiques

À l’intérieur, les changements sont plus importants qu’il n’y paraît. On note déjà une meilleure qualité perçue avec quelques habillages plus softs. On ne parlera pas de retour en arrière, mais disons… d’adaptation aux demandes des clients. En effet, on retrouve des commandes physiques sur le volant, et pour les quatre boutons des vitres. Terminée l’étape du switch « REAR » pour actionner les glaces arrière depuis le poste du conducteur. On aurait juste aimé que Cupra aille jusqu’au bout de la démarche en faisant la même chose pour la climatisation. Au passage, on trouve aussi des aérateurs à l’arrière.  

L’autre grosse évolution provient de l’écran derrière le volant, dont la taille double pour atteindre les 10,25 pouces. À l’ère où les dalles prennent parfois toute la place sur la planche de bord, Cupra ne pouvait plus se contenter du rikiki hérité de l’ID.3. En outre, le grand écran tactile a revu le look de ses menus, avec une ergonomie qui gagne en logique, même si tout n’est pas encore parfait en la matière. Pour le reste, statu quo ! La place disponible pour les passagers n’évolue pas, tout comme le coffre de 385 litres qui suffit pour le quotidien, peut-être un peu moins quand il s’agit de préparer les vacances.  

Puissante et endurante

Cupra, à l’occasion de ce lancement, ne nous a pas laissé le choix de la version. Des VZ pour tout le monde! On disposait donc de la motorisation la plus véloce de 326 chevaux, avec un couple maxi de 545 Nm. Elle ne manque donc pas de puissance pour dépasser et lors des reprises. Le décollage pour atteindre les 100 km/h ne prend que 5,6 secondes. Simplement, on devient gourmand quand on sait qu’il s’agit d’une VZ, et l’on oublie qu’en électrique, Cupra ne peut pas aller aussi loin que pour un Formentor VZ5 à moteur thermique cinq cylindres. Ça tombe sous le sens. Dommage, car encore plus de réactivité aurait donné un meilleur sentiment d’agilité.  

Le nerf de la guerre reste la batterie de 79 kWh (capacité nette). Sur le papier, elle atteint les 631 km, ce qui la place a priori dans le haut du panier de sa catégorie. Sur des essais aussi courts, il nous est toujours difficile de tirer des conclusions pertinentes sur l’autonomie. D’autant plus que, pour balayer le plus de situations de conduite possibles, on ne favorise pas nécessairement l’éco-conduite tout le long de notre itinéraire. Cupra a un peu poussé à l’extrême l’utilisation des modes jouant sur la réactivité du moteur. On préférera toujours n’en avoir que trois, eco, normal et sport. Ici on a un « VZ » en plus. Si l’on ajoute les possibilités de personnalisation, on finit par un peu s’y perdre.  

Lourde propulsion

En 2026, la voiture gagne aussi la possibilité de conduire à une pédale. Cela a le mérite d’exister, mais de notre côté, on n’arrivera jamais à s’y faire. Pour rendre tout ça ludique, on dispose de suspensions pilotées qui renforcent sa polyvalence, que l’on veuille voyager dans le confort ou jouer les pilotes du dimanche. Dans les faits, en conduite dynamique, on mène une voiture à l’amortissement rigoureux, qui assure une assez bonne stabilité, tant que l’on ne la maltraite pas trop tout de même. Il y a d’abord les freins, qui nous rappellent, dans une rapide descente de col, qu’ils doivent à chaque fois ralentir deux tonnes.  

Jusqu’à une certaine vitesse, la voiture sait garder sa trajectoire et se place même assez facilement grâce à cette direction bien calibrée. Mais cette propulsion semble toutefois pousser le train avant quand on réaccélère fortement roues braquées. La trajectoire s’élargit alors.  Néanmoins, il faut déjà bien se cracher dans les mains pour en arriver là. On a bien aussi tenté de tout débrancher pour essayer de jouer avec le train arrière. L’action est difficile à trouver dans les menus, et surtout l’électronique a la fâcheuse tendance à se rebrancher à la première virgule. On se rappelle alors que, toute VZ qu’elle est, elle ne chasse pas sur les terres d’une GTi non plus.  

De 190 à 326 ch, dès 36 570 €

Cette Cupra Born VZ sauce 2026 apporte les améliorations, notamment en termes de vie à bord, que l’on attendait. Ajoutez à cela un look reboosté et l’on obtient une voiture encore plus intéressante. On aime aussi ses performances, son autonomie qui apparaît confortable selon nos premières projections, même si cela reste à vérifier sur un parcours long. On aurait aimé aussi du 800 V, mais ne soyons pas trop gourmands. Il faudra toujours se contenter de 29 minutes pour passer de 10 à 80% (DC 180 kW). Cette Espagnole fabriquée en Allemagne, pour notre modèle d’essai, coûte 46 170 €. La gamme démarre à 36 570 € avec un moteur de 190 ch.

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Reçu — 21 mai 2026 le blog auto

En immersion avec Citroen Racing à Monaco

21 mai 2026 à 07:10

Dans l’ombre de la F1, la Formule E fait son petit bonhomme de chemin avec ses monoplaces 100% électriques. Nous nous sommes rendus à Monaco, un circuit que les deux championnats partagent, pour voir évoluer l’une des marques françaises engagées, Citroën Racing.

Le circuit si spécial de Monaco

37 CASSIDY Nick (nzl), Citroën Racing Formula E Team, Citroën, pitlane, during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Joao Filipe / DPPI

Peu importe les voitures de course que l’on vient voir rouler dans les rues de la principauté, il s’agit toujours d’un spectacle à part, dans un environnement qui ne l’est pas moins. Monaco a d’autant plus cette particularité que les rues sont particulièrement étroites par rapport à n’importe quelle autre grande ville recevant des événements de cette ampleur. En voyant les bâtiments provisoires des stands, des hospitalités et des tribunes, on imagine le travail titanesque qu’il y a derrière.

Il s’agit d’ailleurs d’une grande année pour ce petit territoire, puisqu’il s’y est déroulé il y a quelques jours le Grand Prix de Monaco historique, la Formule E le week-end dernier et, très prochainement, le Grand Prix de Monaco de Formule 1. Avant même de voir notre première voiture, il faut affronter les rues piétonnes fermées, les déviations et la foule qui déambule entre locaux, travailleurs, touristes et fans. Mais tout le monde trouve finalement assez aisément son chemin. Citroën Racing nous recevait dans l’un des plus grands bâtiments d’hospitalité, jouxtant le restaurant La Rascasse dans le dernier virage du circuit. De là, on a une vue plongeante sur la pit lane, le second S de la piscine et donc La Rascasse.

L’engagement de Citroën Racing

Lounge during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Joao Filipe / DPPI

Cela nous permet de prendre la mesure de l’engagement du constructeur français dans ce championnat. Dans un contexte de crise, on pourrait imaginer que cela manque de cohérence, mais Xavier Chardon, patron de la marque, nous a confié les raisons de ce choix stratégique pour l’image de Citroën (voir vidéo). Sur deux étages et une large terrasse s’y bousculent plusieurs types d’invités, qu’ils soient journalistes, créateurs de contenu, influenceurs, partenaires ou clients. On voit tantôt passer Doriane Pin, leur nouvelle pilote de développement, une ancienne Miss France ou un ancien animateur d’émission automobile.

Citroën engage aujourd’hui deux voitures dans ce championnat, une pour Nick Cassidy, le Néo-Zélandais déjà auréolé de plusieurs victoires en Formule E, et une pour Jean-Éric Vergne, l’ancien pilote français de F1 qui a déjà remporté deux fois le titre mondial dans ce championnat de voitures électriques. Autant dire que la marque aux chevrons s’est donné les meilleures chances possibles pour atteindre ses objectifs. Il faut noter d’ailleurs que Citroën développe son propre moteur. Les performances sont malgré tout impressionnantes, avec un 0 à 100 expédié en 1,86 s, 320 km/h de vitesse de pointe et 600 kW de freinage régénératif.

Un arrêt aux stands très particulier

25 VERGNE Jean-Eric (fra), Citroën Racing Formula E Team, Citroën, action during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Julien Delfosse / DPPI

Il faut bien reconnaître que l’absence de bruit puissant sur ces voitures, qui pourtant ne manquent ni d’allure ni de rapidité, rend l’expérience particulière. Mais dans les faits, on assiste à une véritable course avec ses luttes roue contre roue, ses accidents, sa part de drame et même ses ravitaillements. Oui, lors de cette première course du week-end, chaque équipe doit effectuer un pit-stop de 30 secondes pour récupérer 10% de batterie. On est loin, évidemment, des standards de la F1 où l’on change les pneus avec une quinzaine de mécaniciens lors d’un arrêt de moins de deux secondes.

Malheureusement pour Citroën, ce week-end ne restera pas dans les annales du sport auto, ni comme un bon résultat dans le palmarès de la marque. Bien sûr, on préférerait voir la marque aux chevrons en WRC ou en rallye-raid, où elle a connu ses plus belles heures de gloire. Mais dans un marché où l’électrification est devenue le maître mot, on peut comprendre ce choix qui, économiquement, n’implique pas un budget comparable aux standards de la Formule 1 ou de tout autre championnat du monde. Ne ratez pas notre entretien avec Xavier Chardon directement dans les stands, au milieu de Nico Hülkenberg ou Carlos Sainz qui passaient par là, ainsi que nos instantanés sur nos réseaux sociaux.

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Reçu — 19 mai 2026 le blog auto

Essai Volkswagen Golf GTI Edition 50

19 mai 2026 à 06:01

Quand Volkswagen nous a conviés à essayer une partie de sa gamme, nous avons d’abord demandé la liste des voitures. On a vu « Golf GTI Edition 50 », on n’a pas hésité une seconde. Dans un monde où plus de deux autos sur trois testées dans la rubrique sont électrifiées, nous n’allions pas rater l’occasion de prendre le volant d’une compacte sportive 100% thermique. Le monde d’avant nous manquera…

50 ans bien célébrés!

La Volkswagen Golf GTI Edition 50 reprend tous les codes de la compacte sportive comme on les aime, et qui devient une denrée de plus en plus rare pour les raisons que l’on connaît. Et cela commence d’abord par le look, assez proche de celui de la Clubsport. Et pour ne rien gâcher, notre exemplaire dispose du pack « GTI Performance ». En cochant cette option, on profite de jantes spécifiques plus légères, d’un échappement Akrapovič également allégé, ainsi que de pneus semi-slicks Bridgestone Potenza Race. On peut donc considérer que le constructeur ne s’est pas contenté de coller quelques stickers et de souffler des bougies.

Même si l’image d’une Golf sportive est parfois maladroitement associée au profil d’un jeune conducteur intrépide, pour le dire ainsi, nous savons que celle-ci en particulier vaut bien mieux que cela. On a bien conscience que le grand public ne ferait sans doute pas la différence sur la route. Toujours est-il qu’elle a un sacré look. Entre son large bouclier alvéolé, les étriers de frein rouges et le becquet, pour ne citer que ces éléments, tous ces détails contribuent à lui donner une allure franchement badass, surtout dans ce coloris. En tout cas, nous, on adore.

Du sport et des technologies

À bord, Wolfsburg a aussi voulu marquer la différence avec les autres versions de GTI du catalogue. Il y en aura d’ailleurs 50, et pas une de plus, sur notre territoire. On retrouve à l’intérieur les palettes de la R de 333 ch. Pour le reste, la sellerie vintage rappelle ce que vous savez. On note aussi un pédalier rouge. Des touches de la même couleur se retrouvent ici et là dans l’habitacle, ainsi qu’une inscription « GTI 50 » à la base du volant. On connaît déjà le confort de ces sièges, à la fois très agréables et au maintien irréprochable. Ils sont également accompagnés de ceintures rouges. Cette couleur, on l’a bien compris, est indissociable de la griffe GTI maison.

Sincèrement, on se sent plutôt bien à l’intérieur de cette sportive. Elle ne boude pas non plus un certain embourgeoisement, plutôt bienvenu dans l’automobile actuelle. On retrouve ainsi tous les équipements modernes de la compacte routière en bonus : ADAS sophistiqués, dont une conduite semi-autonome de niveau 2, un grand écran avec toute la connectivité attendue sur une auto de ce segment et de ce niveau. En outre, on peut monter assez confortablement à quatre, beaucoup moins à cinq. Avec un coffre à la contenance relativement moyenne, on peut néanmoins envisager cette Golf GTI Edition 50 comme voiture de tous les jours.

325 ch! Juste 8 de moins que la « R »

Pouvoir emmener les enfants en classe verte avec cette voiture ? Vous vous en moquez. Sauf si cela vous laisse l’opportunité de rentrer à vide après les avoir déposés. Et c’est là que l’intérêt de cette voiture prend tout son sens. Il y a d’abord ce moteur, le 2.0 TSI maison, reprogrammé par les sorciers de Wolfsburg pour délivrer 325 ch et 420 Nm de couple, des valeurs supérieures à celles de la Clubsport. Le 0 à 100 km/h est abattu en 5,3 s (-0,3 s) et la vitesse de pointe grimpe à 270 km/h. On ne va pas tourner autour du pot, le bloc est plein comme un œuf ! En revanche, même si Akrapovič s’est impliqué sur l’échappement, on regrette une sonorité peu démonstrative, quel que soit le mode.

Nous n’avons pas essayé le programme « Nürburgring », a priori calibré spécifiquement pour cette piste mythique. En revanche, le mode Sport nous a paru parfaitement approprié pour avaler les lacets de notre parcours entre Séville et le Portugal. Cela nous manquait de faire prendre des tours à un moteur ! Les rapports de la DSG s’enchaînent quasiment sans rupture, tandis que l’aiguille du tachymètre à l’écran s’affole. Était-ce vraiment nécessaire d’accompagner les montées en régime d’un son diffusé dans les haut-parleurs ? On n’en est pas sûrs. Toujours est-il que le moteur ne manque pas de souffle. On peut bien entendu reprendre la main sur la boîte, mais il faut reconnaître qu’elle fait très bien le travail lorsqu’on la laisse faire. On se demande bien ce qu’il reste à la R…

Béni pack GTI Performance

Pour accompagner ce caractère moteur, contrairement à bien des électriques gavées de puissance, on bénéficie ici d’un châssis à la hauteur, qui permet de profiter pleinement de la cavalerie, ou l’inverse. Tout d’abord, la Golf GTI Edition 50 équipée du pack Performance est abaissée de 5 mm par rapport à une GTI « normale ». La suite se joue dans les réglages d’amortissement, dont on vous épargne les détails. L’allègement évoqué plus haut participe également à ce comportement sportif exacerbé. Il faut néanmoins s’assurer d’avoir des gommes bien chaudes avant que la route ne se transforme littéralement en rail. On a le sentiment de maîtriser parfaitement l’auto, compte tenu de la précision du train avant.

Et lorsqu’on enfonce l’accélérateur en sortie de virage, le différentiel électronique piloté tire la voiture vers l’intérieur, ce qui limite l’élargissement de trajectoire, classique sur les tractions puissantes. Sur asphalte sec, grâce à ce dispositif sophistiqué, et avec des gommes très performantes, la motricité est imperturbable. Il faut tout de même bien tenir le volant et rester vigilant. Sur route, nous n’avons pas eu à nous plaindre des freins. La pédale finit par s’enfoncer légèrement si les lignes droites sont courtes, mais rien d’anormal. La question se poserait peut-être sur circuit, à vérifier.

Méchant malus…

Il faut saluer la capacité des concepteurs d’une voiture comme celle-ci à mettre sur la route une auto aussi rapide et accessible pour des conducteurs qui ne sont pas des pilotes aguerris. L’esprit attendu est bien présent, avec une optimisation liée au pack Performance qui satisfera les plus exigeants. Avec 173 g de CO2/km, le malus n’est pas maximal… mais il atteint tout de même près de 30 000 €. Au final, il faut débourser un peu plus de 96 000 € pour se l’offrir chez nous.

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Reçu — 15 mai 2026 le blog auto

Essai Peugeot e-408 de 213 ch

15 mai 2026 à 06:01

Avez-vous oublié l’existence de la Peugeot 408 ? On vous la rappelle à votre bon souvenir ! Le constructeur au Lion vient de la restyler pour donner, on l’espère à Mulhouse, un nouvel élan à sa carrière commerciale. Nous l’avons choisie dans sa version 100% électrique et conduite dans les lacets de l’arrière-pays provençal.

Un restylage bienvenu

La Peugeot 408, au penchant sportif et plus élégant que la 308, mène une vie discrète dans l’ombre de la compacte. Peut-être un peu trop discrète d’ailleurs en France, avec moins de 13 000 unités écoulées. Toutefois, à l’échelle de l’Europe, un peu plus de 100 000 exemplaires roulent aujourd’hui sur le continent. Pour essayer de maintenir ces chiffres honorables dans un contexte de concurrence qui ne cesse de s’étoffer dans le monde des routières, ce petit toilettage apparaît bienvenu. La voiture n’est pas complètement transformée pour autant, même si son visage n’a plus vraiment grand-chose à voir avec le précédent.

Logiquement, le lien de parenté se rapproche de celui de la 308, elle-même restylée il y a déjà plusieurs mois. Exit la signature lumineuse de jour avec les crocs. On passe à trois griffes dans la partie supérieure du bouclier. Peu le remarquent au premier coup d’œil, mais les feux principaux sont dissimulés dans des blocs très assombris, dans ce que l’on prend à première vue pour des entrées d’air, juste en dessous. L’illusion est parfaite ! Le profil demeure identique. À l’arrière, on note aussi une évolution avec, désormais, en lieu et place du logo, l’inscription PEUGEOT illuminée en toutes lettres. Rien de plus !

Un habitacle inchangé, et c’est tant mieux!

À l’intérieur, les changements sont encore plus minimes. En fait, on retrouve strictement le même habitacle, et cette position de conduite pas toujours adaptée. L’écran avec projection 3D compose l’i-Cockpit, tandis que le volant repose un peu sur les genoux. Néanmoins, on a déjà constaté que si c’est vrai pour votre serviteur, cela n’apparaît pas vraiment dérangeant pour d’autres. En ce qui me concerne, il faut faire un choix. Bien voir les informations affichées ou avoir le cerceau à un niveau plus agréable. On fait avec ! On apprécie néanmoins la console centrale et son écran de bonne taille, sans être gigantesque.

On aime beaucoup l’ergonomie des menus, et notamment les i-Toggles personnalisables, qui devraient vraiment devenir la norme dans l’industrie tant ils sont pratiques. Cette installation permet de faire l’économie de boutons physiques, tout en offrant des accès directs bienvenus, aussi bien aux fonctions essentielles qu’à vos préférées. La climatisation et d’autres commandes, comme les dégivrages, conservent des commandes manuelles, tout comme la bonne vieille molette pour le son, qui a tendance à disparaître alors qu’elle est si pratique. On se sent finalement assez bien dans cette e-408 à toutes les places, sauf celle du milieu, avec toutes les technologies que l’on attend pour une bonne vie à bord.

La joie du confort de l’électrique

Le très bon confort de la voiture, on le doit aussi à la propulsion électrique, qui nous épargne tout ce que l’on n’aime pas dans une thermique. Pas d’à-coups, une fluidité exemplaire, et pas de bruits parasites, le tout bien servi par une insonorisation de bon niveau. Ces atouts, on les retrouve bien sûr dans beaucoup de BEV, mais il faut bien admettre que, dans une routière, cela rend l’expérience du voyage encore plus agréable. Avec seulement 213 chevaux, les performances demeurent correctes, sans excès comme chez certaines concurrentes inutilement gavées de puissance.

On ne conduit pas un veau pour autant, mais avec moins de 1 900 kilos sur la balance et une motricité qui ne dévore pas les pneus à grande vitesse, on tient là un bon compromis. L’autre bonne surprise provient de l’autonomie offerte par la batterie de seulement 58 kWh. La consommation sur route s’avère être l’une des meilleures de sa catégorie, avec environ 15 kWh aux 100 km dans notre usage réel, soit une valeur très proche des 14,7 kWh annoncés en homologation. Dans ces conditions, on peut donc envisager de dépasser aisément les 400 km. Évidemment, sur autoroute, la consommation se rapproche plutôt des 20 kWh, ce qui limite alors son rayon d’action sur ce type d’axes.

Une électrique agile sur route

Encore une fois, cette e-408 nous gratifie d’un poids plutôt contenu pour une routière électrique. Cela a un effet direct sur l’agilité de la voiture, qui fait preuve d’un comportement routier agréable, sans ce sentiment trop prononcé ailleurs d’une auto à l’embonpoint marqué. Lorsque l’on hausse le rythme, on retrouve une voiture rigoureuse dans ses placements, avec des mouvements de caisse très bien maîtrisés, évitant le mal de cœur sans effet « bateau qui tangue ». Au final, on tient probablement l’une des meilleures voitures électriques de ce gabarit en matière de plaisir de conduite.

Pour ne rien gâcher, le confort s’avère également d’un très bon niveau, avec ce compromis d’amortissement qui fait, selon nous, référence en la matière, encore une fois pour une routière électrique de ce segment. On regrettera cependant une pédale de frein dont on aimerait un meilleur ressenti. Rien de bien méchant, on finit par s’y habituer à l’usage. Là où le bât blesse, c’est au moment de s’arrêter. Certes, on dispose du V2L, pratique pour alimenter des appareils externes. Mais lors d’une recharge sur borne rapide, il faut se contenter de 120 kW, ce qui implique environ 30 minutes pour passer de 10 à 80%, soit à peine 200 km récupérés sur autoroute.

Pas de 800V

La Peugeot e-408 2026 a le mérite de proposer un style atypique, sans céder à une carrosserie dictée uniquement par les ingénieurs en aérodynamique visant une autonomie maximale. Toutefois, il lui manque un atout devenu presque indispensable pour une routière, une architecture 800 V afin de réduire les temps d’arrêt. Elle reste néanmoins une alternative intéressante face aux SUV. Il faut débourser au minimum 42 700 € pour se l’offrir, voire 47 600 € dans sa finition la plus haute. En face, on trouve des modèles comme le BMW iX2 ou le Cupra Tavascan, nettement plus chers dès que l’on monte en gamme.

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Reçu — 10 mai 2026 le blog auto

Essai Denza Z9 GT de 1 156 ch

10 mai 2026 à 22:40

BYD a de l’appétit et entend plus que jamais s’imposer en Europe. Pour atteindre ses objectifs, le géant chinois introduit sur le Vieux Continent son blason premium Denza. Pour que personne ne passe à côté de la nouvelle, tout le gratin médiatique était invité à l’Opéra Garnier pour le lancement de la marque. Moins d’une semaine après, nous étions déjà au volant de l’un de ses porte-étendards, la survitaminée Z9 GT à la puissance supérieure à celle d’une Bugatti Veyron.

Denza: la marque premium de BYD

DENZA ? Kézako ? Le nom d’origine chinoise est aussi un acronyme : D pour Diversité, E pour Élégance, N pour Nouveauté, Z pour Zénith, A pour Aspiration lorsqu’on le traduit. Pour faire court, il faut comprendre que les différents modèles de la gamme sont élégants, innovants, sophistiqués et premium. Derrière les messages marketing accompagnant la communication de la marque, on trouve la Z9 GT, premier visage du catalogue qui comptera prochainement aussi le van D9. Ce coupé 4 portes légèrement surélevé affiche des cotes plutôt imposantes, avec ses 5,18 m de long.

À l’avant, on repère immédiatement, d’une certaine façon, la patte BYD, avec un regard qui ne semble pas trop en faire. L’arrière apparaît bien plus démonstratif, avec des feux multipoints extrêmement larges entourant le logo de la marque. La sportivité ne pouvant être renforcée par des échappements, le bouclier intègre un diffuseur. Parmi les appendices aérodynamiques, on trouve un becquet de toit et des jupes latérales canalisant l’air, on l’imagine, de la meilleure des façons possibles. Dans la réalité, la voiture semble toutefois un peu lourde dans son allure, même si les designers ont apparemment cherché à lui donner des airs de shooting brake.

Une finition de haut niveau, et le plein de technologies

La Denza Z9 GT invite littéralement ses occupants à bord en ouvrant électriquement la portière. Et pour la refermer, à l’avant, il faut appuyer sur un bouton situé sur le montant, de la même façon que sur une Rolls, bien que le bouton ne soit pas localisé au même endroit. La présentation et la qualité de finition s’avèrent particulièrement impressionnantes, avec ce qui se fait ici de mieux en matière d’automobile chinoise. Les cuirs, les revêtements soft-touch, et d’autres matériaux sont vraiment de bonne qualité. On en devient exigeant au point de ne pas supporter un plastique que l’on ne touche jamais en partie basse, comme partout ailleurs aujourd’hui. Les Chinois aiment l’espace, et la Z9 GT n’en manque pas, à toutes les places.

Étrangement, le coffre paraît presque rikiki compte tenu des dimensions de la voiture, avec 495 l, secondé par un frunk de 53 l. Et que dire des technologies innombrables, dont certaines innovantes. Tout est en fait électrique, même pour commander les buses d’aération. Un peu superflu. Évidemment, on compte trois écrans gigantesques. À force de conduire des voitures de ce pays, on commence à comprendre l’ergonomie des menus, même si elle reste encore perfectible. Ça progresse sensiblement. Petit cocorico, la sono a été confiée au Français Devialet. Ajoutez à cela un compartiment dont on peut gérer la température de -6 à 40 degrés. Globalement, la vie à bord s’avère de grande qualité et tient le niveau de bien des modèles premium.

Une recharge éclair!

Les technologies séduisantes ne sont pas qu’à l’intérieur. Nous sommes particulièrement impressionnés par la capacité de la voiture à se sortir de situations compliquées en manœuvre. Aussi gadget que cela puisse paraître, faire pivoter latéralement le train arrière peut sauver la mise quand on a braqué trop tôt dans un parking. Il vaut mieux user légèrement les gommes qu’une jante, ou plus. On est moins convaincus par la suspension pilotée qui se ramollit pour mieux absorber une rangée de gendarmes couchés. On voit également peu d’intérêt à la conduite en crabe. Cela met toutefois en lumière la capacité du constructeur à industrialiser ce type de technologies. Big up tout de même pour le mode drift !

Avant de parler moteurs et châssis, un mot sur l’infrastructure de recharge que Denza aimerait installer en Europe, avec 3 000 Flash Chargers. La marque chinoise entend tout bonnement enlever de l’équation l’angoisse du temps d’immobilisation. Pour faire simple, une armoire branchée sur le réseau, aux côtés d’autres bornes rapides, contient des batteries tampons. Ensuite, la technologie employée permet de charger à très haute puissance. Résultat : 4 minutes pour passer de 10 à 70%, et comptez 9 tours de trotteuse au total pour atteindre les 97%. Nous avons assisté à la démonstration et c’est effectivement très impressionnant ! À noter qu’un confrère a testé une borne Ionity de 350 kW, avec un passage de 10 à 80% en 14 minutes.

Des performances d’hypercar

1 156 ch et 1 210 Nm de couple au total ! Ces données, relatives à l’univers des supercars, sont atteintes grâce à trois surpuissants moteurs : un à l’avant (313 ch) et deux à l’arrière (422 ch chacun). Il faut au moins ça pour bouger ses 2 930 kilos! On a beau s’y attendre, quand on sollicite la puissance maximale, que ce soit lancé ou via le launch control, ça décoiffe ! 2,7 s pour le 0 à 100 km/h et 270 en pointe, ça cause! En fait, on en arrive même à trouver cela un peu superflu. Bon d’accord… ça reste tout de même très amusant.

Néanmoins, le châssis n’apparaît pas vraiment à l’avenant, ce qui induit des mouvements de caisse surprenants qui ne mettent pas toujours à l’aise. En fait, on réclame très clairement un bien meilleur dynamisme au regard de la puissance disponible. Le confort est là, et bien là. Mais nous sommes prêts à en sacrifier un peu pour de meilleures sensations au volant. Il y a aussi un peu de travail sur le réglage des ADAS, notamment le régulateur avec conduite semi-autonome qui nous a gratifiés de réactions fantômes. Mais on connaît la capacité des Chinois à apporter rapidement des corrections. Voilà pourquoi on entend bien la reprendre plus tard, une fois la commercialisation lancée.

100 € par cheval

L’autonomie est annoncée à 600 km grâce à la batterie de 122 kWh. On ne tiendra pas compte de notre consommation supérieure à 21 kWh aux 100 km, qui ne veut pas dire grand-chose dans notre contexte de découverte. Pour cette raison aussi, il faudra la reprendre. On l’a vu sur les autres segments, la force des Chinois, c’est aussi le prix. Ses performances d’hypercar, Denza les offre pour 115 000 euros. Oui, c’est beaucoup moins cher qu’ailleurs. Avec ça on a 8 ans de garantie (ou 250 000 km) sur la batterie, 6 ans sur le reste de la voiture (ou 150 000 km). Mais à ce niveau de prix, on achète aussi un petit bout d’histoire et/ou de prestige, au-delà des technologies et d’un dynamisme de haut niveau. De ce point de vue-là, Denza a encore une marge de manœuvre.

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Reçu — 6 mai 2026 le blog auto

Essai Jaecoo 7 SHS-H hybride de 224 ch

6 mai 2026 à 06:01

Les marchés européen et français vivent un tournant historique, et pas seulement parce qu’ils traversent une crise majeure. Ils comptent de nouveaux acteurs venus de Chine, gourmands de prendre pour eux une partie du gâteau. 6 des 10 derniers essais de la rubrique concernent un véhicule dont la conception ou la fabrication concerne ce pays. Omoda Jaecoo, dernier venu, nous a déjà donné un avant-goût de son offensive avec le Jaecoo 7 PHEV. Mais histoire de convaincre le plus grand nombre, ce dernier est désormais commercialisé en hybride non rechargeable, ce qui le rend encore plus accessible.

Un style convaincant

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Avec ses 2,8 millions de ventes en 2025, on peut raisonnablement dire que le groupe Chery, auquel appartient Omoda-Jaecoo, est un poids lourd du marché mondial. En s’attaquant à l’Europe avec cette marque destinée exclusivement à l’export, le groupe engage les moyens pour être à la hauteur, avec notamment des centres de recherche et de développement à travers le continent, dont un en France. Avec le Jaecoo 7 que nous avons déjà essayé en version PHEV, le constructeur rend cette technologie plus accessible sur un SUV de cette taille, compte tenu de son tarif.

Mais pour s’assurer que la plupart des clients puissent toutefois se retrouver dans la marque, le Jaecoo 7 est désormais disponible avec la motorisation hybride (non rechargeable) de son petit frère Jaecoo 5. Autant vous le dire tout de suite, mis à part les badges et les baguettes latérales de couleurs différentes, aucun autre indice ne permettra de les distinguer. Son allure de Range Rover demeure et fait finalement de lui, d’une certaine façon par le design, le moins « chinois » des SUV du genre actuellement sur le marché et provenant de l’Empire du milieu. Le premier intérêt de cet hybride est évidemment de faire baisser le prix d’appel.

Déjà des progrès depuis le lancement

En remontant à l’intérieur du Jaecoo 7, on retrouve cette présentation finalement assez classique pour un SUV moderne. On aime ce mélange entre attributs de baroudeur, comme les poignées sur les portières avec des vis apparentes, des matériaux assez chaleureux comme le revêtement de la planche de bord, et surtout la haute technologie, comme en témoignent l’écran derrière le volant et la gigantesque dalle tactile placée verticalement. Des commandes essentielles relatives notamment au désembuage sont accessibles directement derrière le porte-gobelets.

Cela devient de plus en plus difficile de trouver la qualité de fabrication en recul par rapport aux concurrents historiques, surtout au regard du prix. D’autant plus qu’elle semble plutôt en régression chez les autres généralistes, la plupart du temps plus chers. Mais si toutes les technologies que l’on s’attend à avoir dans une voiture de ce segment sont bel et bien là, l’ergonomie pour toutes les faire fonctionner ne facilite pas leur utilisation. Pourtant, des progrès ont été faits depuis la présentation du PHEV, avec désormais l’intégration de profils différents pour la personnalisation des ADAS notamment. On l’avait déjà remarqué, on ne manque pas de place à l’avant comme à l’arrière, et les bagages non plus dans le coffre de 500 litres.

Le Jaecoo 7 à l’épreuve du Cap Corse

Le Jaecoo 7 hybride reprend donc la motorisation apparue sur son petit frère numéro 5. Cette mécanique revendique une puissance confortable de 224 chevaux. Elle se compose d’un 4 cylindres 1.5 de 143 chevaux et d’un bloc électrique de 204. Les performances sont honorables, à l’image du 0 à 100 km/h exécuté en 8,4 s seulement. Clairement, les phases électriques sont nombreuses. La douceur de conduite est l’un des points forts de cette voiture, puisqu’elle n’utilise qu’un seul rapport. Le thermique se met en route tantôt pour recharger la batterie de 1,83 kWh, tantôt directement pour la traction.

Il faut noter que ce grand SUV à vocation familiale pèse tout de même son poids, en l’occurrence 1 715 kilos à vide, et peut donc s’approcher des deux tonnes suivant les configurations, le nombre de passagers et leurs bagages. Cela joue sans doute sur la consommation. Mais dans notre réalité, avec deux adultes d’un bon gabarit et du matériel de tournage, elle s’est établie entre 5 et 6 litres sur les routes particulièrement escarpées du Cap Corse où nous évoluions. Néanmoins, elle sait aussi faire preuve d’une sobriété exceptionnelle, compte tenu des nombreuses descentes. On regrette une pédale de frein au feeling surprenant, notamment quand la batterie est pleine et que l’on n’a plus de régénération. Cela augure des à-coups inattendus.

Une consommation maîtrisée

Sur des parcours plus communs, il est probable que ces désagréments soient beaucoup moins présents. Sur route, la batterie se décharge et se charge en atteignant rarement sa pleine capacité. Dans ces conditions, la notion de confort est renforcée par la fluidité exemplaire de cette motorisation. En outre, les longs voyages sont facilités par des ADAS dont une conduite semi-autonome de niveau 2 assez finement réglée. La dernière chose que l’on a envie de faire, c’est d’augmenter le rythme. On sent clairement qu’il ne s’agit pas là de sa vocation prioritaire.

D’ailleurs, la position de conduite un peu trop haut perchée n’incite pas spécialement à bousculer les estomacs des passagers. Pour le reste, l’amortissement assez souple sert très largement le bien-être des occupants. Il faut donc privilégier une conduite de sénateur en avance, plutôt qu’en retard. Pour le plaisir de conduite, il faudra se tourner vers des concurrents certes plus dynamiques, mais aussi nettement plus chers. Nous nous sommes aussi permis une petite escapade sur des chemins de berger assez défoncés. Sa confortable garde au sol permet ainsi au Jaecoo 7 de s’aventurer hors des sentiers battus, idéalement par temps sec.

Un rapport prix/prestations quasiment imbattable

Comme tout nouvel entrant, pour pouvoir satisfaire les plus curieux, il faut un réseau. À date, il y a plus de 73 points de vente à travers le pays, et ce nombre atteindra les 130 d’ici la fin de l’année. Pour assurer aussi le meilleur suivi possible, Omoda-Jaecoo offre une garantie de 7 ans ou 150 000 km. Mais encore une fois, comme toutes les marques chinoises qui s’invitent sur notre marché, le constructeur met tout le monde d’accord côté prix. Alors que l’inflation en vigueur renforce la crise que le secteur traverse actuellement, la marque chinoise rend accessible ce SUV familial hyper équipé dès 29 990 €, ou pour un loyer de 349 € sans apport. L’industrie européenne, et les étrangers qui vendent sur le vieux continent vont devoir vite mettre un coup de collier pour contenir l’offensive des constructeurs chinois de plus en plus en phase avec notre marché. 

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Essai BMW iX3 50 de 469 ch

20 avril 2026 à 06:01

La nouvelle génération de voitures électriques chez BMW arrive avec le iX3. Ce SUV repose sur la fameuse plateforme « Neue Klasse » qu’annonçait le concept-car de 2024 du même nom. Il nous tardait donc d’en prendre le volant sur les routes aux nombreux virages de l’arrière-pays de Valence en Espagne.  

Un tout nouveau style

Pour ceux qui se poseraient la question, l’iX3 actuel n’est pas juste la version électrique du X3, ce dernier reposant sur la plateforme CLAR. Et quand vous le regardez, on comprend immédiatement que les deux véhicules sont très différents, à commencer par le style. Il affiche le nouveau visage de la marque, avec des haricots beaucoup plus modestes, mais toutefois directement reliés aux feux, avec une signature lumineuse qui s’anime d’ailleurs de façon assez spectaculaire quand on s’approche de la voiture. Plus que jamais, on croit faire face à un concept-car roulant.  

Son profil résolument moderne fait de lui un SUV plutôt fluide, nécessaire pour soigner l’aérodynamisme qui prend une place prépondérante dans la recherche d’une autonomie maximale. Ce iX3 s’étend sur 4,78 m. L’arrière imposant donne un air de masque de robot, qui inscrit clairement la voiture dans le futur. Avec des feux aussi élargis, on s’attendait à minima à des clignotants défilants, mais étrangement, ils ne s’activent qu’aux extrémités, ce qui les rend presque peu visibles en journée. Notre finition M Sport va avec notamment un bouclier arrière plus sportif intégrant un diffuseur.  

Un intérieur digne du 22ème siècle

L’habitacle du nouveau BMW iX3 nous transporte littéralement dans le 22e siècle. Soyez rassurés, il y a toujours un volant, même si son style nous paraît bien compliqué. Parlons d’abord des matériaux. Beaucoup d’observateurs regrettent aujourd’hui un certain recul dans les qualités des finitions, surtout au regard du prix. Chez BMW, on fait surtout le choix de revêtements différents avec notamment du tissu pour la planche de bord. Si certains préfèrent un cuir ou du bois, cela apporte tout de même une touche de chaleur bienvenue. Car pour le reste, on se retrouve surtout dans un vaisseau spatial.  

Il y a d’abord ce grand écran pile au milieu, rectangulaire (18’’), mais aux bords verticaux obliques, pour faciliter sa lecture pour le conducteur. Même si les touches ne sont pas physiques, on peut tout de même accéder en permanence aux réglages de la climatisation. Mais le clou du spectacle se situe sur le dessus de la planche de bord, avec le Panoramic View. Il paraît déroutant au début, mais on s’y fait rapidement. On peut aussi personnaliser ce qu’on veut y afficher, notamment des données utiles, comme peu intéressantes. Cette dalle horizontale étant parfaitement lisible, la vision tête haute s’avère parfaitement superflue. Il ne manque rien en termes de connectivité et d’équipements technologiques, absolument rien ! Même si l’assise est un peu courte, on a beaucoup de place à l’arrière. Côté coffre, comptez sur 520 l, pas mal, sans plus, mais il y a aussi un frunk de 58 l.  

Des performances de premier ordre

Dans cet environnement, on se demande presque comment démarrer la voiture. Heureusement, rien de bien compliqué en réalité. Mais BMW a fait disparaître certaines commandes liées à la conduite, bien pratiques. Cependant, la voiture en facilite d’autres, ce qui change quand même la vie dans un modèle aussi technologique. Avec le bon profil, en un clic, les alertes agaçantes sont tues et l’activation de vos ADAS préférés est automatique. Globalement, l’appréhension des technologies est un peu plus intuitive, malgré l’absence de touches. Et quand on a trouvé, il suffit d’en faire un raccourci pour y accéder ensuite facilement. Mais surtout, on applaudit des deux mains la finesse de réglage des assistances.  

Quand on laisse la voiture conduire en partie toute seule, elle le fait très bien, sans à-coups parasites, et semble lire vraiment efficacement la route, dans un confort parfois même supérieur à la conduite de la voiture par un humain, on n’exagère pas. Malheureusement en Espagne, on ne peut pas, au moment de notre essai, utiliser la fonction de dépassement d’un regard dans le rétro et la conduite sans les mains sur autoroute jusqu’à 130. On la reprendra très prochainement pour l’essayer sur nos routes, car en France le système est actif. Fort de 469 chevaux, ce iX3 à transmission intégrale n’a peur de rien sur la route. 0 à 100 km/h en 4,9 s, 210 km/h de vitesse de pointe, il se sent à l’aise dans tous les pays d’Europe si vous voyez ce que je veux dire.  

800V et une autonomie record

Ses performances de haut niveau, on peut en profiter assez longtemps d’ailleurs. Avec sa grosse batterie NMC (qui pèse au passage près de 600 kilos), l’autonomie théorique peut dépasser les 800 kilomètres. Dans notre réalité, sur route, la consommation se tient très largement en dessous des 20 kWh/100 km, et plus proche des 16 quand on ne cherche pas à faire un chrono. On peut jouer sur la force de la régénération (pas de palettes au volant), les allergiques à la conduite One-Pedal pouvant s’en passer si besoin. La conduite peut vraiment être douce, et quand on la brusque, cet iX3 ne tombe pas dans la violence pour autant. Tant mieux ! En électrique, il faut aussi s’arrêter, on le sait. C’est là qu’on loue son architecture 800 V, permettant de passer de 10 à 80% en 20 minutes. Et si vous ne restez que 10, vous prenez quasiment 400 km d’autonomie sur une borne de 400 kW.  

Le nouvel iX3 s’avère plutôt agréable à conduire. Néanmoins, on regrette l’absence d’un amortissement piloté sur un véhicule aussi haut de gamme. Cela aurait rendu possiblement le confort encore plus doux. Mais surtout, son concurrent à l’Étoile lui en dispose. Espérons pour BMW que les amoureux des équipements du genre ne leur en tiendront pas rigueur. Toujours est-il que pour une voiture aussi lourde, elle fait preuve d’une étonnante agilité, même si elle n’atteint pas le niveau de sportivité que les plus exigeants pourraient vouloir de lui. Mais clairement, sur ce segment, le confort prime, et le plaisir de conduite se montre largement à la hauteur.  

Dès 64 550 €

En attendant la commercialisation d’une version 40 un peu plus abordable à 64 550 €, il faut débourser au moins 71 950 € pour notre version xDrive. Mais rassurez-vous, à ce tarif, on peut très bien se contenter des équipements de série très nombreux, dont un régulateur permettant la conduite semi-autonome de niveau 2, sans la sophistication permettant de lâcher les mains et doubler avec le regard.

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Rencontre au Centre de Design d’Opel

3 avril 2026 à 16:02

Le centre de design d’Opel, à Rüsselsheim, n’est pas un lieu où l’on arrive par hasard. C’est ici que prennent forme les silhouettes des futures Opel, à quelques kilomètres seulement du siège historique de la marque. Nous nous y sommes rendus pour rencontrer Gilles Vidal et Mark Adams. Avant même la rencontre, le décor donne une idée assez précise de la manière dont le design se décide.

Mark Adams et Gilles Vidal nous reçoivent en personne

On nous fait patienter dans une salle de réunion presque entièrement blanche. Les murs, la grande table au centre, jusqu’au plateau posé dessus : tout semble avoir été pensé pour éliminer la moindre distraction. Au-dessus, un puits de lumière éclaire directement la surface. Difficile de ne pas imaginer des designers venant y déposer une maquette ou quelques planches de croquis, sous ce faisceau très net, pour défendre leur proposition face à la direction du style. La pièce n’a pas de fenêtre. Ici, toute l’attention est censée converger vers l’objet posé au milieu. Nous attendons Mark Adams et Gilles Vidal.

Le premier est vice-président du design d’Opel et Vauxhall chez Stellantis. Britannique, il pilote depuis plusieurs années l’identité visuelle de la marque allemande et a notamment accompagné l’émergence de la signature stylistique du « Vizor », devenue l’un des éléments les plus reconnaissables des Opel récentes. Gilles Vidal, lui, occupe désormais une fonction plus transversale : directeur du design pour les marques européennes de Stellantis. Ancien patron du design Peugeot, période durant laquelle il a profondément renouvelé l’image de la marque, il supervise aujourd’hui l’évolution stylistique d’un ensemble beaucoup plus large.

Conversation quasi informelle

La porte finit par s’ouvrir. Les deux hommes apparaissent ensemble, sourire aux lèvres. Mark Adams, chevelure grisonnante et costume sombre, dégage une forme de calme très britannique. À ses côtés, Gilles Vidal affiche un style un peu plus décontracté, dans une tenue casual qui tranche légèrement avec la sobriété de la pièce. Les salutations sont rapides, cordiales. Très vite, ils nous proposent de les suivre. Nous quittons la salle blanche pour emprunter quelques couloirs du centre de design avant d’entrer dans un petit auditorium.

C’est là que la conversation doit avoir lieu. Mais plutôt que de s’installer dans les rangées, nous prenons place directement sur scène. Entre eux et nous, une table basse, avec des modèles miniatures et des livres consacrés à la marque. Dans cet auditorium vide, avec seulement nos interlocuteurs et quelques membres des équipes Opel, l’atmosphère est calme. La rencontre a l’air presque fortuite, quasiment informelle. On pourrait dérouler un plan autour du langage de design qui accompagne le lancement de l’Astra restylée. Mais l’ambiance décontractée de l’entretien nous invite plutôt à discuter du présent et du futur du design chez Opel, avec les outils d’aujourd’hui, dans un contexte qui a beaucoup évolué.

Le design comme première raison d’achat

La discussion peut commencer. Et, très vite, elle prend le ton d’une conversation presque informelle sur ce qui façonne aujourd’hui le design des marques européennes de Stellantis. Dans une courte introduction, les deux hommes nous expliquent que le design est devenu à la fois une science et une forme d’art. En Europe, c’est la première raison d’achat, précisent-ils, bien avant les performances, l’aménagement intérieur et les équipements. On ne le prend pas pour nous, mais il faut bien avouer que parfois, une voiture connaît un succès inattendu, alors que l’on a pointé chez elle des défauts qui nous semblaient majeurs.

Ils admettent qu’aujourd’hui, les départements de design des constructeurs sont très bons, peu importe l’identité des marques, qu’elles soient coréennes, japonaises, chinoises ou américaines. Il n’est désormais plus suffisant de simplement faire de bonnes voitures, selon eux. Toutefois, Gilles Vidal indique que lorsqu’il s’agit d’une marque française ou italienne, il sait à quel point il peut jouer avec des propositions créatives. Il entend par là que pour une marque allemande comme Opel, c’est un peu plus compliqué. Avec Mark, ils disent vouloir une exécution allemande dans le design, une certaine perfection et puissance. Le Britannique s’est donc penché sur une icône, un showcar comme le GT Concept.

Du concept à un modèle de série

Quand nous regardons cette icône face au Mokka, on ne comprend pas forcément au premier coup d’œil le lien entre les deux voitures, car des époques les séparent, des langages de design les éloignent. Pourtant, selon le designer anglais, c’est un excellent exemple de ce qu’il cherche à nous expliquer. Il nous confie qu’il ne décide pas de ce qui sera une icône. Tout est dans l’intention, dans les idées, dans les formes. Alors, comme souvent avec les designers, on ne comprend pas toujours l’expression parfois très conceptuelle de leurs idées. On en déduit qu’ils conçoivent chaque modèle comme une icône, une voiture à part, et que l’histoire fait le reste. Adams nous montre alors une forme sur le concept, puis directement sur le Mokka, révélant qu’on retrouve ce trait de crayon distinctif sur le SUV. L’un date de 2016, l’autre de 2020. Le premier a tout de même eu de l’influence sur le second.

Il évoque ensuite comment on passe des idées mises sur un concept-car à leur transposition sur un modèle de série, sans perdre au passage le côté iconique. Là encore, on a parfois le sentiment qu’il faut être dans leur tête pour comprendre où ils veulent en venir. Il parle de l’interprétation moderne d’un élément de design, qu’il faut améliorer pour en faire quelque chose d’émotionnel pour la marque. Il faut donc garder à l’esprit ce que l’on voit sur les concept-cars d’aujourd’hui et observer comment cela sera traduit sur les nouveautés. Par exemple, pour ce qu’il y a de plus visible, on a facilement fait le lien entre le concept Vizor et le masque noir en vigueur aujourd’hui sur l’avant de toutes les Opel.

L’IA face à l’inspiration

On bascule sur l’intervention de l’IA dans l’industrie, dans leur département en particulier. Les deux hommes comparent d’abord leurs vitesses d’exécution respectives. L’IA arrive avec une rapidité fulgurante, alors que l’automobile avance à son propre rythme. Ils développent des voitures plus rapidement aujourd’hui, mais cela reste lent par rapport à ce type de technologie. Il y a plusieurs temps dans le design, pour chaque modèle. À chaque remplacement, il y a une petite révolution dans la philosophie, la stratégie globale de la voiture, et tout cela doit se mettre en place. Ils ont bien essayé des outils, et certains d’entre eux sont impressionnants. Leurs équipes s’amusent avec. Cela permet d’aller plus vite pour certaines comparaisons et applications, mais cela ne remplace pas leur travail.

Avant de jeter un œil au musée où ils gardent leurs petits trésors, on leur demande s’ils puisent certaines de leurs inspirations et idées dans la vie de tous les jours. Les deux nous répondent qu’elle est partout, tout le temps, dans tous les objets, dans toutes les scènes. On sourit quand Mark Adams confie avoir eu une idée alors qu’il était sur la plage avec sa femme. Ce n’est pas quelque chose qui peut être théorisé, selon eux, et la façon dont cela se traduit n’est pas simple. C’est plutôt un mouvement, un ressenti, pas une science précise que l’on peut expliquer. Ce n’est pas juste un objet, précise Mark. Il voit des couches, des matériaux, des formes. À la maison, il lui arrive de dessiner d’autres choses et d’écrire aux concepteurs de l’objet en question en leur envoyant son dessin.

La Corsa de Gilles Vidal et le Musée Opel

Gilles Vidal nous apprend que son grand-père et son père tenaient un garage Opel, et qu’il a été frappé par la Calibra en tant que modèle iconique, la Ferrari d’Opel, dit-il en esquissant un sourire. Il a grandi au milieu des Opel et des pièces détachées, ce qui lui confère un lien particulier avec la marque. Sa première voiture fut donc évidemment une Opel, une Corsa de 1982. Une joie nostalgique anime son visage quand il évoque cette voiture, sa boîte à 4 vitesses, son moteur 1.0, son poids léger. Étudiant, il avait réussi à caser toutes ses affaires à l’arrière et en garde évidemment un souvenir particulier. « J’aime Opel ! », conclut-il.

Nous plongeons le temps d’un petit quart d’heure au cœur du musée « Opel Classic », guidés par son gardien des lieux, Leif Rohwedder. Pour ce qui roule, on remonte aux origines, c’est-à-dire les vélos. Au départ, Opel fabriquait d’abord des machines à coudre. Pour la petite histoire, Adam Opel était déjà décédé quand l’entreprise a commencé à faire des voitures, en 1899. La marque a donc, sans que cela saute aux yeux, 125 ans. Plusieurs centaines de voitures se trouvent sous ce toit. On ne va pas les recenser toutes, mais on a adoré notre passage au sous-sol, où sont gardés tous les prototypes et les modèles qui n’ont pas été commercialisés. On regrette notamment d’avoir raté une Tigra cabriolet. Et toutes les Opel de course sont là-bas. Cela nous donne envie d’y retourner…

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