Bonjour à tous. La Semaine Automobile, épisode 385.
Le Mans cette semaine, mais aussi le marché français en recul, Tesla en mode expansion, Ferrari qui va détruire ses propres voitures, et les Allemands sous pression. On y va.
ÉCONOMIE
Le marché français ne repart pas. Sur les cinq premiers mois de 2026, les immatriculations reculent de 0,6 %. L’électrique tient la barre avec 29 % de parts de marché en mai — mais c’est surtout grâce à Tesla, dont les chiffres en yo-yo faussent la lecture d’ensemble.
Ferrari, elle, fait parler avec la Luce. On avait évoqué la première Ferrari électrique — 1 050 chevaux, 530 km, 550 000 euros. Cette semaine, nouveau rebondissement : Ferrari va détruire quatre exemplaires pour les crash-tests Euro NCAP. Deux millions d’euros partis en fumée volontairement. Une démarche rare pour un constructeur de supercars — jamais vu chez Ferrari. Le signal envoyé : la Luce n’est pas une supercar de niche, c’est une voiture familiale de luxe qui joue le jeu de la sécurité grand public.
Avec son revers tranchant et sa vista tactique hors du commun, Félix Auger-Aliassime s’est imposé comme l’un des meilleurs joueurs de tennis au monde. Le Canadien d’origine togolaise, né le 8 août 2000, pointe aujourd’hui au 4e rang mondial ATP — son meilleur classement en carrière —, après un remarquable parcours jusqu’en quarts de finale à Roland-Garros 2026. C’est justement en marge de cette édition que Polestar, partenaire automobile du joueur, nous a permis de le rencontrer pour évoquer avec lui sa relation à l’automobile, à la vitesse et à la mobilité électrique. Et si le tennis n’est pas notre terrain habituel, il faut bien admettre que sur LeBlogAuto.com, on n’est pas insensibles à la petite balle jaune — comme en témoignent nos autres articles consacrés au tennis et à ses liens avec l’automobile.
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[00:26] C’est drôle parce que j’ai d’abord commencé le permis alors que je vivais encore au Canada. J’avais 17 ans quand j’ai commencé à faire les cours de théorie et de code. Ensuite, j’ai déménagé à Monaco pour le tennis. Et en arrivant là-bas, je vois toutes les belles voitures à Monaco, ça me donne encore plus envie d’avoir le permis. Et j’ai dû refaire le permis en arrivant à Monaco.
[00:43] Je l’ai seulement eu à 22 ans. Donc j’ai passé le code à 22 ans. Je n’arrivais pas à trouver le moment pour passer le code entre tous les tournois. Et une année, j’étais blessé. Donc j’ai passé deux mois chez moi.
[00:59] Et j’ai pu passer le code, passer le permis, et ça s’est très très bien passé. Le code est plus difficile en France qu’au Canada, donc j’ai souffert un peu. Mais au final, tout s’est bien passé.
[01:09] Est-ce que le sport automobile t’attire ?
[01:12] Le sport en général, oui. Donc le sport automobile en fait partie. Et c’est vrai qu’avec les années, je suis très curieux sur différents aspects du sport et du sport automobile. C’est vrai qu’en étant à Monaco, avec ce Grand Prix de Monaco qui est historique, on en parle beaucoup là-bas, il y a beaucoup d’intérêt. Il y a des pilotes de Formule 1 aussi qui vivent à Monaco, avec qui j’ai pu échanger, à la salle de gym ou ailleurs, dans un café.
[01:40] Donc c’est vrai que mon intérêt, depuis mon départ du Canada, a grandi pour le sport automobile, et j’ai beaucoup, beaucoup de respect pour ce qu’ils font, pour leur talent, pour le risque qu’ils prennent aussi tous les jours quand ils vont concourir. On n’a pas vraiment la même chose au tennis. Évidemment, il y a la pression de la victoire et de la défaite, mais il n’y a pas ce risque où on met notre vie en jeu. Donc j’ai énormément de respect pour ça.
[02:08] Tu en as parlé un petit peu, mais peut-être qu’on peut y revenir en quelques mots. Quel parallèle vois-tu entre ton art et la compétition automobile, que ce soit au niveau de la préparation physique…
[02:19] Je pense que c’est le souci du détail. Je pense que ça, ça se retrouve dans les deux sports, dans plusieurs sports d’ailleurs. Évidemment, en Formule 1, il y a encore plus de détails. Il y a la mécanique, la technique. Il y a une équipe qui est encore beaucoup plus grande que la nôtre au tennis.
[02:43] Ça n’a rien à voir avec tous les gens qui sont impliqués dans la performance du sportif lui-même et dans la victoire. Mais je pense qu’au tennis, les choses ont beaucoup évolué dans les 20 dernières années grâce à de grands champions qui sont passés avant moi. Et maintenant, il y a un très grand souci du détail. Tout le monde a des équipes qui s’élargissent et tout le monde essaie d’être le plus professionnel possible. Donc je pense que c’est un peu ce qui lie les deux sports : le souci du perfectionnisme dans son art.
[03:07] D’accord. Alors, on va passer à un côté un peu plus lifestyle, un peu plus usage, on va dire. Quelle serait la voiture idéale pour accompagner ta vie nomade ?
[03:16] J’ai souvent beaucoup de bagages, donc un SUV. Mais c’est sûr que… Non, une voiture qui a de l’espace. Après, il y a plusieurs modèles, mais aujourd’hui je suis partenaire de Polestar, et toutes leurs voitures, que ce soit la Polestar 3 ou la Polestar 4 — je n’ai pas encore eu la chance d’essayer la Polestar 5 —, ce sont des voitures qui ont quand même beaucoup d’espace à l’arrière. En fait, je suis rarement seul dans ma voiture. Il y a toujours soit ma famille, soit mon entraîneur, mon préparateur physique, mon kiné.
[03:46] On est souvent avec tous les bagages derrière et la voiture est souvent pleine. Une voiture pratique pour ma vie, ce serait une voiture spacieuse.
[03:58] Qu’est-ce que tu as ressenti la première fois que tu as pris le volant d’une Polestar ?
[04:03] Le plaisir de conduire, tout simplement. À quel point c’était facile, et juste ce plaisir de se sentir très à l’aise dans une voiture qui a un très beau design, mais qui est en même temps performante. C’est une voiture électrique très performante, donc j’ai pris du plaisir. Je l’ai conduite pour la première fois aux États-Unis, en Californie, sur de grandes routes où il y a de l’espace, donc j’ai pu tester un peu la voiture, et c’est vrai que la performance est très agréable.
[04:35] Au-delà du partenariat, penses-tu que la voiture électrique est la solution pour la transition énergétique ?
[04:43] C’est certainement une des solutions. Je pense qu’on en voit de plus en plus et on voit les marques se tourner de plus en plus vers ça. Après, ça dépend de notre style de vie. Je suis vraiment conscient que pour certaines personnes, c’est plus contraignant. Pour moi, vivre à Monaco où il y a des bornes de recharge — la ville a fait en sorte qu’il y en ait des gratuites, avec un accès facile — et où l’on est en ville, c’est beaucoup plus facile.
[05:12] Il y a ma mère qui vit au Canada, à Montréal : les gens sont très consciencieux de ça, et maintenant le gouvernement a facilité le virage vers les voitures électriques et tout est vraiment mis en place pour ça. Donc oui, je pense que pour une vie urbaine, c’est l’idéal.
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com. Cette semaine : une Ferrari qui fait scandale, une Alpine très desirable, un marché électrique qui s’emballe, une Audi monstre, un Fiat taille-Duster, et un bilan sécurité routière qui fait mal. C’est l’épisode 384.
255 000 voitures électriques vendues en avril en Europe, soit +38 % sur un an. Sur le premier trimestre, c’est +26 %. La flambée du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient accélère la bascule. Le diesel recule de 17 %, l’essence de 15 %. Ce n’est plus une tendance, c’est un mouvement de fond.
+5 % de ventes en Europe au premier trimestre, +8 % avec Leapmotor. Le groupe confirme son plan : quatre marques mondiales (Jeep, Ram, Peugeot, Fiat), cinq régionales, et DS et Lancia reléguées en marques de spécialité. Dix nouveaux véhicules en 2026. La machine repart — prudemment.
1 050 ch, quatre moteurs, 550 000 euros. Le design signé Jony Ive a été comparé à un aspirateur et à une Waymo. L’ex-PDG Luca di Montezemolo a demandé qu’on retire le cheval cabré. En bourse, -8 % le lendemain. Ferrari vend 14 000 voitures par an — si les acheteurs suivent, peu importe. Mais le risque d’image, lui, est bien réel.
Disponible à la commande depuis le 2 juin. La GTS affiche 470 ch, 3,9 secondes au 0-100, et 78 000 euros de base. C’est l’Alpine qu’on voulait vraiment. et qui arrive avec quelques mois de retard. La raison ? Verkor, le fournisseur de batteries, n’a pas livré dans les temps.
V8 biturbo + trois moteurs électriques = 1 001 ch. 0-100 en 2,6 s, 350 km/h en pointe. 499 exemplaires, environ 500 000 euros. La Nuvolari dépasse même la Lamborghini Temerario. Audi n’avait jamais construit quelque chose d’aussi radical. C’est une déclaration.
Fiat dévoile le Grizzly et sa déclinaison Fastback — cousins du C3 Aircross et de la Frontera sur la plateforme Stellantis. Thermique et électrique, lancement au second semestre 2026 en Europe. La cible est claire : le Dacia Duster.
Le bilan 2025 est publié, il est mauvais. 3 515 tués sur les routes françaises, soit 2,4 % de plus qu’en 2024. Les comportements à risque restent les premiers facteurs d’accident. Un chiffre à garder en tête quand tout le débat automobile se résume à l’électrification.
Merci de nous avoir écoutés. Retrouvez tous ces articles sur LeBlogAuto.com. À la semaine prochaine.
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com, comme chaque semaine, on fait le tour de l’essentiel en quelques minutes. C’est parti !
STRATÉGIE
Alpine × Gucci : le mariage de la F1 et du luxe C’est officiel : dès 2027, Alpine courra sous la bannière « Gucci Racing Alpine Formula One Team ». La maison italienne — appartenant au groupe Kering de Luca de Meo — devient le premier sponsor-titre issu de la haute couture en F1. Un deal estimé à 150 millions d’euros, pendant que Mercedes reste sur les rangs pour entrer au capital de l’écurie. Alpine n’avait pas autant fait parler d’elle en bien depuis des années.
Nissan : fusion relancée avec Honda et VE exportés de Chine Le feuilleton Honda-Nissan repart de plus belle. Les négociations de fusion, avortées début 2025, semblent bel et bien relancées — cette fois sous la pression des résultats. En parallèle, Nissan envisage d’exporter depuis la Chine, via sa coentreprise avec Dongfeng, des véhicules électriques vers le Canada, le Brésil et le Mexique. Une stratégie de réduction des coûts qui témoigne de l’urgence de la situation pour le constructeur japonais.
ÉCONOMIE
Tesla avance sur tous les fronts D’un côté, Tesla a généré près de 890 millions de dollars grâce à ses ventes à SpaceX et xAI — Cybertrucks et batteries Megapack. De l’autre, son FSD supervisé vient d’être autorisé en Lituanie, deuxième pays européen après les Pays-Bas. La Grèce et la Belgique pourraient suivre rapidement. La France, elle, n’a toujours pas donné son feu vert.
NOUVEAUTÉS
Xiaomi YU7 GT : 1 000 chevaux, un SUV électrique qui ne plaisante pas Xiaomi monte encore d’un cran avec le YU7 GT. Près de 1 000 chevaux, 300 km/h en pointe, batterie de 101 kWh avec charge 10-80% en 12 minutes. Un adversaire direct des Tesla Model Y Performance et des SUV premium allemands — vendu en Chine à l’équivalent de 65 000 euros. Arrivée en Europe prévue pour 2027.
Xpeng lance le premier robotaxi de série sans lidar À Guangzhou, Xpeng sort son premier robotaxi produit en série. Zéro lidar, zéro carte HD — tout repose sur l’IA, avec 3 000 TOPS de puissance de calcul. Le service commercial autonome est annoncé pour début 2027 en Chine. La course à la conduite autonome s’accélère à une vitesse vertigineuse.
Voilà pour cette semaine. Retrouvez tous ces articles en détail sur LeBlogAuto.com. On se retrouve la semaine prochaine — bonne route !
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com. Cette semaine : Stellantis et son grand plan, Nissan sort la tête de l’eau, Volvo cherche un bouée américaine, Ford invente un nouveau métier, et Škoda joue les trouble-fête sur le marché de la citadine électrique. C’est parti.
60 milliards d’euros sur cinq ans, quatre marques mondiales (Jeep, Ram, Peugeot, Fiat), les autres reléguées au rang régional — DS et Lancia notamment. En Europe, Stellantis réduit ses capacités de 800 000 unités d’ici 2030, sans fermeture d’usine formelle… sauf Poissy, qui arrête l’assemblage pour se reconvertir. Rennes accueille une co-entreprise à 51 % avec Dongfeng pour produire un véhicule électrique chinois sur sol français. L’Amérique du Nord capte 60 % des investissements produits. La Bourse, elle, n’a pas applaudi : l’action a chuté de plus de 6 % dans la journée.
Perte nette de 2,88 milliards d’euros sur le dernier exercice — 7 milliards cumulés sur deux ans. Malgré tout, Nissan dégage un bénéfice opérationnel de 313 millions d’euros, mieux qu’anticipé. Le rebond tient à trois leviers : la réglementation américaine sur les émissions assouplie, la restructuration en cours, et le succès surprise de la berline électrique N7 en Chine (+23 % de ventes). La gamme mondiale passera de 56 à 45 modèles d’ici 2030.
Le PDG de Volvo Cars ouvre la porte à des partenariats industriels aux États-Unis pour mieux amortir l’impact des droits de douane Trump. L’usine de Caroline du Sud — qui produit déjà le EX90 — est au cœur du dispositif. L’idée : partager les capacités avec un constructeur américain pour atteindre les volumes nécessaires à la rentabilité. Aucun nom n’est encore cité officiellement. Volvo est dans une position délicate : filiale de Geely, avec une exposition forte au marché américain et une gamme majoritairement fabriquée en Europe et en Chine.
Ford lance Ford Energy, une filiale dédiée aux systèmes de stockage d’énergie stationnaire (BESS) pour réseaux électriques, data centers et sites industriels aux États-Unis. La technologie repose sur les batteries issues de sa chaîne véhicule — un recyclage industriel qui permet de valoriser les investissements existants. C’est le signe d’une tendance lourde : les constructeurs automobiles, pris en étau sur le véhicule électrique grand public, cherchent de nouvelles lignes de revenus dans l’énergie.
Škoda officialise l’Epiq, crossover électrique compact sur plateforme MEB+, attendu à partir de 25 000 euros — soit au prix d’un thermique équivalent. Produit à Pampelune en Espagne, il mesure 4,17 m et concourt directement avec la Renault 5, la Citroën ë-C3 ou la future Volkswagen ID. Polo. Les livraisons démarrent au troisième trimestre 2026. C’est peut-être l’un des modèles les plus attendus de l’année : si le prix tient en version de base, il change la donne sur le segment urbain électrique.
Voilà pour cette semaine. Retrouvez tous ces articles en détail sur LeBlogAuto.com. À la semaine prochaine !