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Les voitures électriques coûteront moins cher que les thermiques d’ici 5 ans d’après Volvo

4 février 2026 à 16:37
Les voitures électriques coûteront moins cher que les thermiques d'ici 5 ans d'après Volvo

Alors que l’automobile électrique s’impose lentement mais sûrement dans le paysage automobile mondial, une question fait débat depuis des années : quand deviendra-t-elle enfin financièrement plus abordable que sa cousine à moteur thermique ? À en croire le PDG de Volvo, Håkan Samuelsson, ce moment tant attendu pourrait arriver plus tôt qu’on le pense. Selon ses déclarations recueillies à Stockholm, d’ici cinq ans, une voiture électrique coûtera « très probablement » moins cher qu’un modèle à combustion équivalent. Un pari audacieux ? Pas tant que ça, à y regarder de plus près.

Le coût initial reste plus élevé… pour l’instant

Aujourd’hui, soyons clairs, acheter une voiture électrique neuve coûte encore significativement plus cher qu’un modèle thermique équivalent. La facture s’explique surtout par le prix des batteries, qui pèsent lourd dans la structure de coût d’un véhicule électrique. Même si, sur la durée, les économies sur le carburant et l’entretien permettent de lisser l’investissement, cette barrière à l’entrée reste réelle pour une grande partie des acheteurs. Mais pour Håkan Samuelsson, ce surcoût est temporaire. Les économies d’échelle et le progrès technologique devraient rapidement rééquilibrer la donne.

Une rentabilité déjà atteinte chez Volvo

Là où certains constructeurs automobiles accumulent encore les pertes avec leurs gammes électriques, Volvo revendique une approche plus pragmatique : ses modèles 100 % électriques sont, selon Samuelsson, déjà rentables. Certes, les marges sont encore inférieures à celles des thermiques, mais l’essentiel est là : la marque suédoise vend ses voitures électriques « sans les brader », contrairement à d’autres acteurs qui, pour gagner des parts de marché, vendent à perte. Volvo, de son côté, continue à générer du volume et du profit en pariant sur une montée en puissance maîtrisée.

Ce recentrage stratégique a d’ailleurs poussé Volvo à assouplir son engagement initial de devenir une marque 100 % électrique d’ici 2030. Une flexibilité assumée pour mieux s’adapter aux réalités économiques et régionales. Le mot d’ordre ? Viabilité économique avant dogme écologique.

Les voitures électriques coûteront moins cher que les thermiques d'ici 5 ans d'après Volvo

Technologie et production au service de la baisse des coûts

Pour faire baisser les coûts, Volvo mise sur des innovations industrielles concrètes. Le futur EX60 (annoncé pour 2027) illustre cette nouvelle philosophie : intégration directe des cellules de batterie dans la structure du véhicule (cell-to-body), pièces de châssis en méga-casting, moteurs développés en interne… Ces choix techniques permettent de réduire les matériaux utilisés et de simplifier l’assemblage. Moins de pièces, moins de complexité, donc moins de coûts. L’objectif est clair : aligner les marges des modèles électriques sur celles de modèles thermiques comparables, comme le XC60, déjà bien installé dans la gamme.

Un autre levier déterminant est celui de la chimie des batteries. Samuelsson table sur l’adoption massive des cellules LFP (lithium-fer-phosphate), moins coûteuses que les cellules NMC (nickel-manganèse-cobalt), même si cela implique une légère baisse d’autonomie. Mais là aussi, la perception change : une autonomie autour de 400 km va devenir la norme acceptable, et la course aux chiffres spectaculaires pourrait perdre son attrait face à des modèles plus équilibrés et surtout plus accessibles.

Les voitures électriques coûteront moins cher que les thermiques d'ici 5 ans d'après Volvo

Les États-Unis, terrain de conquête prioritaire

Le PDG de Volvo identifie les États-Unis comme un marché particulièrement propice à l’adoption massive de l’électrique. La culture technophile et les habitudes de conduite (distances modérées, usage périurbain, infrastructure en développement) font des États-Unis un laboratoire favorable pour tester cette nouvelle génération de véhicules plus efficients. Si les coûts de production baissent comme prévu, et si la demande suit, la prophétie de Samuelsson pourrait devenir réalité bien avant la décennie 2030.

Certes, l’industrie automobile reste sensible à de nombreux facteurs : disponibilité des matières premières, situation géopolitique, infrastructures de recharge, incitations fiscales… Mais une chose est sûre : la dynamique enclenchée par Volvo n’est pas un coup de poker. C’est la mise en œuvre méthodique d’un équilibre entre profitabilité, innovation et transformation progressive du marché, plutôt que révolution brutale.

Ce qu’il faut retenir
– Aujourd’hui encore, les voitures électriques coûtent plus cher à l’achat, mais cet écart est en train de se réduire.
– Volvo affirme déjà vendre ses EV avec profit, sans les subventionner.
– Nouvelles techniques de fabrication et batteries LFP vont tirer les prix vers le bas.
– D’ici 5 ans, les voitures électriques pourraient coûter moins cher que les modèles thermiques, selon Volvo.

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Les mineurs australiens visent une hausse de production de lithium

4 février 2026 à 15:12

Les producteurs australiens de lithium prévoient d’augmenter leur production face à la forte hausse des prix et à la demande mondiale.

Une hausse des prix stimule les ambitions des mineurs

Deux des principaux producteurs de lithium d’Australie envisagent d’accroître leur production pour profiter de la flambée des prix du métal de batterie. Mineral Resources Ltd. a relevé ses prévisions pour l’ensemble de l’année et examine la possibilité de relancer sa mine de Bald Hill, mise en veille fin 2024. De son côté, Liontown Ltd., partiellement détenue par la milliardaire Gina Rinehart, étudie une expansion de son site de Kathleen Valley si les prix restent soutenus.

La production et les prix du spodumène — un minerai riche en lithium — ont connu une augmentation trimestrielle notable. Le lithium a vu son prix doubler depuis novembre, porté par la demande croissante des installations de stockage d’énergie et par des inquiétudes sur l’approvisionnement en Chine, un centre majeur de production. Selon Tony Ottaviano, directeur général de Liontown, le marché du lithium « réécrit les règles » et la société se prépare à investir rapidement dès que les conditions seront jugées favorables.

Des projets d’expansion ambitieux pour répondre à la demande

Liontown prévoit de porter le débit annuel de Kathleen Valley à 4 millions de tonnes, contre 2,8 millions de tonnes d’ici juin 2027. La décision finale d’expansion dépendra de l’évolution durable des prix et des fondamentaux du marché, a précisé Ottaviano.

Mineral Resources, pour sa part, a ajusté ses prévisions de production pour ses mines de Wodgina et Mt Marion afin de tirer parti de l’amélioration des prix. La société étudie également le redémarrage potentiel de sa mine de Bald Hill, qui avait été fermée après un effondrement des prix. Mark Wilson, directeur financier, a indiqué que ces mesures visaient à maximiser les revenus et à répondre à la demande croissante de lithium dans les batteries électriques et le stockage d’énergie.

IGO Ltd., un autre producteur australien, a également rapporté une production accrue de concentré de spodumène au dernier trimestre. L’entreprise a souligné le potentiel d’une hausse de génération de trésorerie grâce aux prix au comptant élevés, tout en avertissant que les prix pourraient se modérer à mesure que l’offre se rééquilibre.

Une performance boursière en hausse malgré la volatilité

Les actions des producteurs de lithium cotés à Sydney ont enregistré des gains importants cette année. Liontown a vu son action grimper de 30 %, Mineral Resources de 12 % et IGO de près de 5 %, malgré un léger recul récent. Cette performance reflète l’optimisme des investisseurs face à la reprise du marché et à la forte demande mondiale de lithium, notamment pour les véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie.

L’intérêt des investisseurs pour le lithium reste alimenté par la transition énergétique mondiale et la nécessité de sécuriser l’approvisionnement pour les batteries électriques, un secteur stratégique en pleine expansion. Les sociétés australiennes semblent bien positionnées pour répondre à cette demande tout en adaptant leurs capacités de production selon la dynamique des prix.

Notre avis, par leblogauto.com

L’Australie confirme son rôle central dans l’approvisionnement mondial en lithium, essentiel pour les véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie. Les projets d’expansion de Liontown et Mineral Resources montrent une réactivité rapide face à la volatilité des prix. Cependant, le marché reste sensible aux fluctuations et à l’évolution de l’offre en Chine, ce qui pourrait influencer la rentabilité future. La stratégie des mineurs australiens illustre la manière dont les producteurs s’adaptent aux besoins croissants de la transition énergétique mondiale.

Crédit illustration : carriervibrating.

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Pièces automobiles contrefaites en France – 6 signes pour éviter les fraudes

4 février 2026 à 15:00
Pièces automobiles contrefaites en France - 6 signes pour éviter les fraudes

Vous venez de recevoir vos nouvelles plaquettes de frein commandées en ligne à un prix intéressant. L’emballage semble correct, le logo de la marque est là, mais quelque chose cloche. Malheureusement, vous venez peut-être de tomber dans le piège d’une contrefaçon, un fléau qui touche aujourd’hui 6 % des importations européennes et qui coûte 12 milliards de dollars par an à l’industrie automobile mondiale.

Pour reconnaître une pièce automobile contrefaite : 

  • Vérifiez d’abord la qualité de l’emballage (impression nette, hologrammes, absence de fautes), 
  • Examinez les marquages gravés sur la pièce elle-même, 
  • Comparez le prix sur le marché, contrôlez la réputation du vendeur et 
  • Utilisez les outils de vérification en ligne des fabricants. 

Une enquête AUTODOC de mai 2025 révèle que 12 % des acheteurs reçoivent des pièces non conformes aux descriptions.

Le marché français des pièces détachées en ligne connaît une croissance explosive : des acteurs comme Oscaro.com, Norauto.fr et AUTODOC génèrent des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires. 

Lennart Schmidt, directeur général d’AUTODOC, a récemment partagé les résultats du troisième trimestre 2025, montrant que plus de 18 millions de commandes ont été traitées en neuf mois, ce qui illustre l’ampleur du marché européen. 

Cette expansion attire aussi les faussaires. En Europe, les autorités ont saisi 112 millions de produits contrefaits en 2024 pour une valeur de 3,8 milliards d’euros, selon l’EUIPO. Les pièces automobiles figurent parmi les catégories à risque les plus préoccupantes.

Pièces automobiles contrefaites en France - 6 signes pour éviter les fraudes
Graphique – Enquête AUTODOC mai 2025

Décryptez l’emballage avant tout

Le premier réflexe est d’examiner l’emballage avec soin. Les contrefacteurs lésinent rarement sur cet aspect pourtant révélateur.

  • La qualité d’impression trahit immédiatement une contrefaçon : les logos flous, des couleurs fades ou des textes pixelisés signalent un problème. 

→ Un fabricant légitime investit dans des procédés d’impression professionnels avec des couleurs éclatantes et une netteté irréprochable.

  • Les éléments de sécurité constituent votre deuxième niveau de protection : les hologrammes, les codes QR vérifiables, les numéros de série uniques.

→ Les marques authentiques multiplient ces protections. Scannez systématiquement ces codes avec votre smartphone pour vérifier leur validité sur le site officiel du fabricant.

  • Une simple faute d’orthographe doit éveiller votre méfiance. 

→ Les grands équipementiers automobiles emploient des équipes qualité pointilleuses qui éliminent ce genre d’erreur avant la production.

Pièces automobiles contrefaites en France - 6 signes pour éviter les fraudes
6 signes d’une pièce contrefaite

Analysez les marquages de la pièce

Une fois l’emballage ouvert, l’examen de la pièce elle-même devient crucial.

Chaque pièce authentique porte un numéro de série unique et le logo du fabricant. Ces marquages doivent être profondément gravés ou estampés, jamais simplement collés ou imprimés en surface. Passez votre ongle dessus : un marquage authentique résiste, une étiquette contrefaite se décolle.

La qualité de fabrication se sent au toucher. Les pièces contrefaites présentent souvent des aspérités, des bavures ou des finitions approximatives. Une plaquette de frein originale affiche une surface parfaitement lisse et homogène. Des tests ont révélé que certaines contrefaçons contiennent de la sciure compressée, de l’herbe ou même de l’amiante.

Le poids trahit aussi les faussaires qui utilisent des matériaux moins chers et donc plus légers. Comparez avec les spécifications du fabricant disponibles en ligne si vous avez le moindre doute.

Méfiez-vous des prix trop attractifs

Une promotion agressive doit vous alerter. Lorsqu’un prix semble trop beau pour être vrai, il s’avère souvent que le produit est une contrefaçon.

Prenez le temps de comparer les prix sur plusieurs plateformes reconnues. En France, Oscaro, Norauto ou AUTODOC servent de références fiables pour évaluer la cohérence d’un tarif. Un écart de 10 à 15 % reste acceptable, mais au-delà, la prudence s’impose.

Les « bonnes affaires » cachent souvent des pièges mortels. Un airbag à 30 € au lieu de 300 € n’est pas une aubaine, mais un danger. L’Automotive Anti-Counterfeiting Council a révélé lors d’une inspection qu’un airbag contrefait ne contenait qu’un chiffon imbibé de mastic silicone au lieu du mécanisme de déploiement salvateur.

Contrôlez la réputation du vendeur

L’origine de vos pièces détachées compte autant que leur qualité apparente.

Les distributeurs officiels figurent sur les sites web des fabricants. Cette vérification ne prend que quelques minutes mais peut vous éviter des ennuis coûteux. Un revendeur agréé engage sa réputation et celle de la marque qu’il représente.

Les avis clients constituent un indicateur précieux. Les plateformes établies comme Oscaro, Norauto ou AUTODOC affichent des retours vérifiés. Selon AUTODOC, 54 % de leurs clients confirment que les pièces correspondent exactement aux descriptions fournies. En cas de problème, 59 % trouvent le processus de retour simple et efficace, ce qui témoigne du sérieux de la plateforme.

Pièces automobiles contrefaites en France - 6 signes pour éviter les fraudes
TOP des e-commerces français de pièces auto (Statista 2021)
1. Oscaro.com — 239,6 millions d’euros | 2. Norauto.fr — 98,7 millions d’euros | 3. AUTODOC (auto-doc.fr) — 77,7 millions d’euros | 4. Allopneus.com — 77,3 millions d’euros

Exigez systématiquement la documentation complète : le certificat d’authenticité, la facture détaillée, des conditions de retour explicites. L’absence de ces documents doit vous faire renoncer à l’achat, quel que soit le prix.

Exploitez les outils de vérification numériques

La technologie moderne met plusieurs moyens de contrôle à votre disposition.

Les sites officiels de Bosch, Valeo, Continental et autres grands équipementiers proposent des outils gratuits pour vérifier les numéros de série. Quelques clics suffisent pour confirmer ou infirmer l’authenticité d’une pièce.

Certains fabricants développent des applications mobiles permettant de scanner directement les codes-barres ou QR codes depuis votre téléphone. Ces solutions pratiques vous donnent une réponse instantanée en magasin ou à la réception de votre colis.

La contrefaçon des pièces détachées automobiles fait partie des préoccupations du CNAC, mais il n’existe pas d’organisation française exclusivement dédiée à l’automobile comme l’Automotive Anti-Counterfeiting Council aux États-Unis

Identifiez les pièces les plus contrefaites

Les faussaires ciblent en priorité certaines catégories de pièces détachées.

  • Les systèmes de freinage arrivent en tête : les plaquettes et les disques représentent une part importante des contrefaçons saisies. Certaines plaquettes frauduleuses testées contenaient des matériaux dangereux totalement inadaptés au freinage.
  • Les filtres à huile et à air sont faciles à copier. Essentiels pour la longévité de votre moteur, leur remplacement par des contrefaçons entraîne une usure prématurée et des pannes coûteuses.
  • Les airbags constituent la contrefaçon la plus dangereuse. L’EUIPO rapporte que près de 15 % des produits contrefaits saisis dans l’UE représentent un danger pour la santé et la sécurité, incluant les airbags. Un airbag contrefait peut tuer lors d’un accident.

Réagissez face au doute

La moindre suspicion justifie une action immédiate.

  • N’installez jamais une pièce dont vous doutez de l’authenticité. 

Les dommages causés par une pièce contrefaite dépassent largement son prix d’achat, sans parler des risques pour votre sécurité et celle de vos passagers.

  • Contactez le vendeur sans attendre. 

Les plateformes sérieuses gèrent rapidement ces situations et proposent des solutions adaptées.

  • Signalez systématiquement le cas au fabricant original et, si nécessaire, aux autorités compétentes. 

Votre signalement protégera d’autres automobilistes et contribuera à la lutte contre ce trafic.

Protégez-vous sur le long terme

Le marché européen des pièces détachées en ligne pèse 23 milliards de dollars et devrait atteindre 58 milliards d’ici 2028. Cette croissance exponentielle attire malheureusement toujours plus de faussaires.

La vigilance reste votre meilleure défense. Vérifier l’emballage, les marquages, comparer les prix, contrôler la réputation du vendeur : ces gestes simples réduisent considérablement les risques. Une pièce authentique coûte parfois plus cher à l’achat, mais elle garantit votre sécurité, évite des réparations onéreuses et assure la pérennité de votre véhicule.

Face aux 12 milliards de dollars perdus chaque année par l’industrie à cause de la contrefaçon, chaque automobiliste informé devient un acteur de la solution. Partagez ces conseils autour de vous : la sécurité routière commence par des pièces authentiques.

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Toyota reste n°1 mondial avec des ventes record en 2025

4 février 2026 à 13:12

Toyota conserve sa place de n°1 mondial en 2025 avec 11,3 millions de ventes malgré tarifs américains et concurrence chinoise.

Toyota confirme sa position de leader mondial

Toyota Motor Corp. a conservé son statut de plus grand constructeur automobile au monde en 2025, enregistrant des ventes record malgré un environnement commercial complexe et la montée en puissance des constructeurs chinois. Les ventes mondiales du groupe, incluant les filiales Daihatsu Motor Co. et Hino Motors Ltd., ont atteint 11,3 millions d’unités, en hausse de 4,6 % par rapport à 2024, tandis que la production a augmenté de 5,7 % à 11,2 millions de véhicules. Cette performance permet à Toyota de renforcer son avance sur Volkswagen AG, dont les ventes ont reculé de 0,5 % pour s’établir à 9 millions d’unités.

Malgré les tensions commerciales engendrées par la guerre tarifaire du président américain Donald Trump, Toyota a réussi à maintenir sa croissance. Les véhicules Toyota et Lexus ont vu leurs ventes augmenter de 8 % aux États-Unis, accompagnées d’une hausse de près de 10 % de la production locale, soutenues notamment par la popularité croissante des hybrides essence-électricité. Au Japon, marché représentant environ 18 % des ventes mondiales, Toyota a enregistré une progression de 12 %, consolidant sa position sur son marché domestique.

Croissance soutenue malgré les droits de douane américains

Les droits de douane imposés par Washington ont pesé sur l’ensemble des constructeurs japonais, avec un tarif de 15 % sur toutes les voitures et pièces importées des États-Unis. Si le pire scénario a été évité grâce à des négociations diplomatiques, les marques japonaises ont néanmoins supporté des pertes collectives de plusieurs milliards de yens. La stratégie de Toyota pour atténuer ces effets a consisté à accroître la production sur le sol américain tout en maintenant une partie significative de ses opérations au Japon.

En comparaison, les autres constructeurs japonais ont enregistré des performances contrastées. Honda Motor Co. a vu ses ventes mondiales chuter de 7,5 % à 3,5 millions de véhicules, avec une baisse particulièrement marquée en Chine (-24 %), et sa production a diminué de 9 %. Nissan Motor Co. a quant à elle vendu 3,2 millions de véhicules, soit une baisse de 4,4 % par rapport à 2024.

Défis des véhicules électriques face à la concurrence chinoise

Sur le marché chinois, Toyota a conservé une certaine stabilité, contrairement à ses concurrents confrontés à la domination des marques locales de véhicules électriques, notamment BYD Co., qui a livré 4,6 millions de véhicules en 2025, dont près de la moitié étaient entièrement électriques. Toyota, de son côté, a vendu moins de 200 000 véhicules électriques à batterie, avec seulement 4 227 unités distribuées au Japon, où le marché de la mobilité électrique reste émergent.

Cette performance souligne la résilience du groupe japonais face aux turbulences économiques mondiales, aux tarifs douaniers et à la concurrence accrue des véhicules électriques chinois. Toyota reste ainsi un acteur central de l’industrie automobile mondiale, combinant croissance sur les marchés traditionnels avec un développement progressif de ses modèles hybrides et électriques, tout en s’adaptant aux contraintes géopolitiques et commerciales actuelles.

Notre avis, par leblogauto.com

Toyota confirme sa solidité sur les marchés mondiaux grâce à ses ventes de véhicules hybrides et à sa production stratégique aux États-Unis.
La société résiste mieux que ses concurrents japonais aux droits de douane et aux fluctuations du marché chinois. Les ventes limitées de véhicules électriques montrent que Toyota reste prudente sur ce segment encore émergent. La stratégie globale combine croissance traditionnelle et préparation progressive à l’électrification, garantissant sa position de leader mondial.

Crédit illustration : Toyota.

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Production auto britannique au plus bas depuis 1956

4 février 2026 à 07:12

La production automobile britannique chute à 717 000 unités en 2025, impactée par JLR, cyberattaques et tarifs américains.

La production automobile britannique a atteint son plus bas niveau en près de 70 ans en 2025, plongeant l’industrie dans une situation critique. Selon le groupe de pression Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), la fabrication a reculé de 8 % à 717 371 unités, un chiffre comparable à celui de 1956, époque où des modèles emblématiques comme la Morris Minor et la Ford Popular étaient produits. Cette baisse marque un point d’inflexion historique pour le secteur, illustrant la combinaison de facteurs externes et internes qui ont pesé sur les constructeurs automobiles britanniques.

Impact des fermetures et cyberattaques

La baisse de production est particulièrement marquée pour les véhicules commerciaux, qui affichent une chute de 16 % par rapport à l’année précédente, la plus forte depuis 1952. Plusieurs événements expliquent cette contraction : la fermeture de l’usine de fourgonnettes Vauxhall à Luton par Stellantis NV, mais surtout l’arrêt de l’activité de Jaguar Land Rover (JLR) pendant près de six semaines suite à une cyberattaque majeure. Ces interruptions ont eu un impact direct sur la chaîne d’approvisionnement et les volumes de production annuels, illustrant la vulnérabilité des constructeurs face aux risques numériques et aux perturbations opérationnelles.

Les tarifs américains sur les véhicules importés ont également contribué à cette contraction, en pesant sur la compétitivité des exportations britanniques. Ces droits de douane affectent particulièrement les marques de luxe et les véhicules haut de gamme, dont JLR, qui dépend fortement des marchés étrangers pour ses ventes. La combinaison de cybermenaces, de contraintes tarifaires et de pénuries de semi-conducteurs a transformé 2025 en une année particulièrement difficile pour l’industrie automobile au Royaume-Uni.

Transition vers les véhicules électriques

La transition vers les véhicules électriques (VE) ajoute une dimension supplémentaire aux défis du secteur. Bien que le Royaume-Uni se tienne à des objectifs ambitieux — imposant aux constructeurs d’augmenter progressivement la part de VE pour atteindre 100 % des ventes d’ici 2035 — la mise en œuvre reste cahoteuse. La croissance plus lente des véhicules électriques, couplée à des coûts de production élevés et à la concurrence internationale, rend la transition encore plus exigeante pour les constructeurs de véhicules commerciaux et les marques traditionnelles.

Malgré ces obstacles, la SMMT prévoit un rebond de la production en 2026, estimant une hausse de plus de 10 %. Cette progression pourrait être portée par l’introduction de nouveaux modèles à batterie, comme la dernière Nissan Leaf, ainsi que par une stabilisation des chaînes d’approvisionnement et une adaptation accrue aux normes environnementales. La transformation vers les VE reste donc un élément clé de la stratégie de survie et de compétitivité des fabricants britanniques.

Opportunités et coopération internationale

L’industrie britannique explore également des opportunités de collaboration internationale pour relancer sa production. La popularité croissante des marques chinoises au Royaume-Uni suscite l’espoir que certaines pourraient établir des usines locales. Dans ce contexte, le Premier ministre Keir Starmer devrait discuter avec la société Chery Automobile Co. de projets visant à exploiter une usine britannique liée à JLR. Ces initiatives pourraient renforcer l’investissement étranger dans le secteur et stimuler l’emploi tout en diversifiant l’offre de véhicules électriques et traditionnels produits localement.

En résumé, la production automobile britannique en 2025 reflète les défis structurels et conjoncturels auxquels le secteur est confronté : cyberattaques, fermetures d’usines, tarifs internationaux et transition vers l’électrique. L’année 2026 pourrait marquer un tournant si les investissements et nouvelles collaborations permettent de relancer la production et de répondre aux objectifs environnementaux.

Notre avis, par leblogauto.com

La chute historique de la production automobile britannique souligne la fragilité du secteur face aux crises numériques et aux contraintes commerciales internationales. Les fermetures de JLR et Vauxhall ont eu un impact direct, mais la transition vers les véhicules électriques reste un enjeu majeur pour les constructeurs. Les discussions avec les marques chinoises montrent que l’ouverture à l’investissement étranger pourrait compenser partiellement les pertes locales. À long terme, le rebond de la production dépendra de la capacité du Royaume-Uni à sécuriser ses chaînes d’approvisionnement et à accélérer la transition énergétique dans l’automobile.

Crédit illustration : JLR.

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805 km d’autonomie et un look unique : la Californie signe un SUV électrique pas comme les autres

4 février 2026 à 06:36
805 km d’autonomie et un look unique : la Californie signe un SUV électrique pas comme les autres

Avec son look inspiré de la côte californienne et ses innovations pratiques, le nouveau concept car de Scout Motors fait tourner les têtes. Baptisé Traveler Pacific Mist, ce SUV électrique n’est pas encore en production, mais il en dit long sur l’avenir de la marque américaine. Et spoiler : ça s’annonce très stylé.

805 km d’autonomie et un look unique : la Californie signe un SUV électrique pas comme les autres

Design californien et innovations outdoor pour un style grand air

La première chose qui saute aux yeux sur ce concept de Scout, c’est sa peinture inédite, développée en interne et baptisée “Pacific Mist”. Une couleur multi-couche qui change selon la lumière : argentée à l’ombre et bleutée sous le soleil. Une vraie référence à la brume qui s’élève des falaises de la côte Pacifique, comme l’explique Aileen Barraza, Directrice Couleurs et Matériaux chez Scout Motors.

L’extérieur ne s’arrête pas à sa robe changeante : jantes 22 pouces noires, pneus tout-terrain BFGoodrich de 35 pouces, poignées de porte et toit contrastés en noir donnent immédiatement le ton. Mais plus encore, ce sont les équipements outdoor qui marquent des points : un tout nouveau coffre arrière et un imposant porte-bagages modulable sur le toit. Le premier remplace l’habituel porte-roue par une sorte de “sac à dos” arrière, composé de deux compartiments hermétiques pour le matériel sec et humide. Surf, pique-nique ou matériel de camping ? Tout trouve sa place, sans prendre l’eau.

Quant au toit, auquel aucun trip outdoor ne résiste, il embarque rails intégrés, points d’ancrage et fixations amovibles pour tout transporter, des kayaks aux skis. Une vraie station mobile, pensée pour ceux qui vivent l’aventure à fond.

805 km d’autonomie et un look unique : la Californie signe un SUV électrique pas comme les autres

Un intérieur qui mixe héritage américain et modernité lifestyle

Quand on passe à l’intérieur, l’hommage aux racines U.S. saute aux yeux. Scout joue sur l’esprit vintage revisité avec une sellerie en cuir rouge brique et des inserts inspirés du denim. Un clin d’œil façon “cowboy boots et jeans”, version SUV du futur. Le volant bi-ton et les finitions métalliques ajoutent une touche premium, dans un équilibre parfait entre nostalgie et innovation.

Tout est pensé pour faire du Traveler Pacific Mist un objet de désir lifestyle – autant qu’un vrai baroudeur. Et ce n’est pas un hasard. Selon la marque, ce concept préfigure ce que pourraient être de futurs packs d’accessoires ou éditions spéciales. Scout entend bien proposer des déclinaisons pensées pour des usages spécifiques, avec des palettes exclusives, thèmes d’intérieur inédits et équipements ciblés. Bref, le SUV devient une extension de soi.

Côté motorisation, rien d’officiel sur ce concept. Mais de fortes chances qu’on y retrouve la plateforme Harvester avec prolongateur d’autonomie, déjà évoquée par Scout sur d’autres versions. De quoi viser jusqu’à 805 kilomètres d’autonomie, une belle promesse pour ceux qui veulent s’évader loin des bornes.

Aujourd’hui, ce Traveler Pacific Mist reste un concept-car, sans date de sortie précisée. Mais Scout répète que les éléments dévoilés – comme le fameux sac à dos arrière ou les rails de toit – seront proposés dès le lancement officiel du modèle en 2027. D’ici là, la marque continue de distiller indices, collaborations (comme leur montre conçue avec Vero) et variantes pour entretenir l’attente.

Le Scout Traveler Pacific Mist s’impose comme plus qu’un simple SUV électrique : c’est une vision lifestyle et retrofit de l’aventure, pensée pour l’ère écolo-connectée. L’héritage, oui, mais avec des rangements pour planches de surf et du cuir brique à l’intérieur. Clairement, le high-tech peut aussi sentir la mer et le sable chaud.

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McLaren célèbre son dixième titre avec Artura Spider aux couleurs de l’écurie

4 février 2026 à 06:20

L’écurie McLaren est revenue au sommet de la hiérarchie de la F1. Son dixième titre est célébré par une édition limitée de l’Artura Spider. 10 exemplaires seulement.

En 2024, McLaren a mis fin à 25 ans sans titre en F1 et réalise le doublé en 2025 avec son dixième titre, doublé du titre pilote pour Lando Norris. Un résultat qui mérite bien une petite célébration qui prend la forme de l’Artura Spider MCL39 Championship Edition.

La supercar découvrable arbore bien évidemment la couleur orange associée à la marque. Sa combinaison avec un noir profond évoque la monoplace MCL39. Sur les flancs, chaque exemplaire exhibe le nombre 10, entouré par autant d’étoiles. Un motif que l’on retrouvera à bord sur les sièges. Sur chaque seuil de portes, la liste des 14 Grand Prix remportés par Lando Norris et Oscar Piastri durant la saison 2025.

Dommage que cette édition limitée qui sera forcément très recherchée ne repose que sur des éléments de style. Aucune amélioration des performances n’est à l’ordre du jour pour le V6 3.0 hybride de 680 ch.

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Tesla investit 20 milliards pour l’IA et la robotique

4 février 2026 à 05:17

Tesla prévoit 20 milliards de dollars en 2026 pour IA, robots et nouvelles lignes de production, transformant son activité automobile.

Tesla Inc. a annoncé un plan d’investissement massif de plus de 20 milliards de dollars pour 2026, visant à réorganiser ses lignes de production et à soutenir les ambitions d’intelligence artificielle et de robotique de l’entreprise. Ce budget dépasse largement les dépenses de l’an dernier et presque double les attentes des analystes de Wall Street. Elon Musk a indiqué que ces fonds seront utilisés pour augmenter la production de véhicules électriques, de batteries et de robots dans une demi-douzaine d’usines à travers le monde. Dans le cadre de cette réorganisation, Tesla prévoit de retirer de la production ses deux modèles les plus anciens, la berline Model S et le SUV Model X, afin de libérer de l’espace pour le développement des humanoïdes Optimus.

Une transition vers l’intelligence artificielle et la robotique

Cette réorientation stratégique illustre la volonté de Tesla de s’affirmer comme un acteur majeur de l’IA et de la technologie autonome. L’entreprise a annoncé un investissement supplémentaire de 2 milliards de dollars dans xAI, la startup d’intelligence artificielle d’Elon Musk, qui demeure déficitaire. Les deux entreprises collaborent déjà, Tesla ayant fourni des systèmes de stockage d’énergie Megapack à xAI et intégrant le chatbot Grok dans certains véhicules. L’accord vise à renforcer la capacité de Tesla à développer et à déployer des produits d’IA dans le monde physique, notamment pour la future génération de robots humanoïdes. Selon Andrew Rocco, analyste chez Zacks Investment Research, Tesla amorce ainsi un virage majeur, passant « d’une entreprise de véhicules électriques à un pari total sur les robotaxis, l’énergie et Optimus ».

Implications pour la production automobile

Le plan de réorganisation aura des conséquences directes sur la production automobile. L’arrêt des Model S et Model X marque la fin d’une ère pour Tesla, mais ouvre la voie à des lignes de production plus flexibles et adaptées aux nouvelles technologies. La société prévoit d’augmenter la fabrication de batteries et de véhicules électriques dans ses usines existantes, tout en explorant la construction possible d’une usine de semi-conducteurs. Ces initiatives visent à soutenir la demande croissante pour ses véhicules tout en réduisant la dépendance à l’ancienne gamme, qui affichait des ventes en baisse ces dernières années.

Résultats financiers et soutien des investisseurs

Malgré un bénéfice ajusté de 50 cents par action au quatrième trimestre, Tesla a dépassé les attentes des analystes et met fin à une série de résultats trimestriels inférieurs aux prévisions. L’investissement dans xAI et les projets de robotique ont été largement bien accueillis par les investisseurs, qui voient dans ces initiatives un potentiel de croissance à long terme. Matt Maley, stratège chez Miller Tabak + Co., souligne que « si Tesla doit réussir selon les projections des haussiers, ce sera grâce au robotaxi et à la robotique ». L’orientation vers l’IA et les systèmes autonomes pourrait ainsi devenir le principal moteur de rentabilité, parallèlement à l’activité traditionnelle de véhicules électriques.

Avec ces investissements, Tesla cherche non seulement à accroître sa capacité de production et à moderniser ses lignes, mais également à repositionner l’entreprise au cœur de la révolution technologique dans le secteur automobile, en combinant innovation dans les batteries, véhicules autonomes et robots humanoïdes.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla marque un tournant stratégique majeur en réorientant son modèle vers l’intelligence artificielle et la robotique. L’investissement de 20 milliards de dollars reflète l’ambition de Musk de transformer l’entreprise au-delà des véhicules électriques traditionnels. L’arrêt des Model S et Model X montre que Tesla priorise l’innovation sur les anciennes gammes, tout en cherchant à renforcer sa production et ses capacités technologiques. Cette transition pourrait redéfinir la compétitivité de Tesla sur le marché automobile mondial tout en consolidant sa position dans les technologies de demain.

Crédit illustration : Tesla.

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