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Geely dépasse les attentes grâce à ses ventes record

23 mars 2026 à 15:04

Geely affiche un bénéfice record en 2025, porté par ses ventes en hausse et sa progression face à BYD sur le marché automobile mondial.

Le constructeur automobile chinois Geely Automobile Holdings Ltd. a enregistré un bénéfice annuel supérieur aux prévisions des analystes, atteignant un niveau record en 2025. Cette performance confirme la montée en puissance du groupe dans un secteur automobile en pleine mutation, marqué par la transition vers les véhicules électriques, la concurrence accrue entre constructeurs asiatiques et la course aux parts de marché mondiales. Alors que Geely se rapproche des volumes de ventes du leader BYD Co., l’entreprise consolide sa position parmi les acteurs majeurs de l’industrie automobile chinoise et internationale.

Des résultats financiers en forte progression

Le revenu net de Geely a atteint 16,85 milliards de yuans (environ 2,4 milliards de dollars) en 2025, en légère hausse par rapport aux 16,81 milliards de yuans enregistrés l’année précédente. Ce chiffre dépasse la moyenne des estimations des analystes, qui s’établissait à 16,5 milliards de yuans selon les données compilées par Bloomberg. Dans le même temps, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 25 %, pour atteindre 345,2 milliards de yuans, illustrant une dynamique commerciale soutenue.

Cette croissance s’inscrit dans un contexte de montée en gamme et d’élargissement de la gamme de modèles, avec une contribution notable des berlines EX2 et des véhicules utilitaires de la marque Zeekr. Ces modèles ont contribué à renforcer l’attractivité du groupe sur le segment des véhicules électriques et hybrides, un marché clé dans l’évolution actuelle de l’industrie automobile mondiale.

En excluant certains éléments exceptionnels, tels que les gains de change et les cessions d’actifs, le bénéfice de Geely aurait même progressé de 36 %, témoignant d’une amélioration opérationnelle significative. Malgré ces résultats solides, l’action du groupe a reculé de 3,7 % à la Bourse de Hong Kong, dans un mouvement interprété par certains analystes comme une prise de bénéfices après l’annonce de résultats déjà anticipés par les investisseurs.

Une stratégie de consolidation et d’expansion internationale

Geely poursuit une stratégie de transformation ambitieuse depuis fin 2024, articulée autour d’une rationalisation de ses activités et d’une meilleure intégration de ses marques. Dans le cadre de sa stratégie dite de « Déclaration de Taizhou », le groupe a engagé une consolidation de ses filiales, notamment en rapprochant Zeekr et Lynk & Co de son entité cotée à Hong Kong. Cette restructuration vise à réduire les coûts, améliorer les synergies industrielles et renforcer la compétitivité globale du constructeur.

Parallèlement, Geely intensifie ses efforts dans le domaine de la conduite intelligente, avec des investissements visant à développer des technologies comparables aux systèmes avancés d’assistance à la conduite proposés par d’autres acteurs majeurs du secteur automobile. Cette orientation s’inscrit dans une tendance plus large de digitalisation et d’innovation technologique qui caractérise aujourd’hui l’industrie automobile.

Sur le plan international, le groupe accélère également son développement à l’export. Geely prévoit d’ouvrir un réseau de 1 300 points de vente de la marque Geely et 500 pour Zeekr à l’étranger, tout en établissant des filiales dans plusieurs pays, dont le Mexique et le Chili. Ces initiatives traduisent une volonté claire d’accroître la présence du constructeur sur les marchés mondiaux et de réduire sa dépendance au marché domestique chinois.

Une croissance des ventes et une concurrence renforcée

Les performances commerciales de Geely se traduisent par une augmentation significative des volumes de ventes. En 2025, les ventes totales du groupe, incluant les marques Zeekr et Lynk & Co, ont progressé de près de 40 % pour atteindre 3 millions d’unités. Certains modèles ont particulièrement contribué à cette dynamique, à l’image du Xingyuan (EX2 à l’international), qui s’est imposé comme le véhicule le plus vendu en Chine en 2025. De son côté, le SUV de luxe Zeekr 9X a dominé les ventes sur le segment des véhicules à plus de 500 000 yuans.

Geely a également réussi à gagner des parts de marché face à BYD en Chine et a même dépassé ce الأخير en termes de ventes mondiales sur les deux premiers mois de 2026. Cette évolution illustre l’intensification de la concurrence entre les deux constructeurs, chacun cherchant à s’imposer comme leader sur le marché des véhicules électriques et hybrides.

Toutefois, malgré cette progression en volume, Geely reste en retrait par rapport à BYD en termes de revenus et de bénéfices, en raison notamment des économies d’échelle plus importantes de son concurrent et de sa chaîne d’approvisionnement verticalement intégrée, qui lui permet de mieux contrôler ses coûts de production.

Les exportations de Geely, en revanche, restent un point de vigilance. En 2025, elles ont atteint 420 097 unités, un niveau stable par rapport à l’année précédente, alors que la demande en Russie a ralenti. À titre de comparaison, les ventes à l’international de BYD ont fortement progressé, enregistrant une hausse de 150 % pour atteindre 1,05 million d’unités. Geely ambitionne néanmoins de porter ses exportations à 640 000 unités en 2026, soutenant ainsi sa stratégie d’expansion globale dans un marché automobile de plus en plus compétitif.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Geely confirment une dynamique de croissance solide, portée par une hausse significative des ventes et une stratégie de consolidation efficace. La montée en puissance de ses modèles électriques et l’expansion internationale du groupe renforcent sa compétitivité face à des concurrents majeurs comme BYD. Toutefois, l’écart en matière de rentabilité et d’intégration industrielle reste un facteur clé qui distingue encore les deux constructeurs. La progression de Geely dépendra en grande partie de sa capacité à accélérer ses exportations et à optimiser ses marges dans un environnement automobile mondial très concurrentiel.

Crédit illustration : Geely.

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VE : 2,3 millions de barils évités par jour en 2025

23 mars 2026 à 13:12

Les véhicules électriques ont évité 2,3 millions de barils de pétrole par jour en 2025, renforçant leur rôle clé dans l’industrie automobile.

L’essor des véhicules électriques (VE) transforme en profondeur le marché automobile mondial et son impact sur la consommation de carburants fossiles. En 2025, l’adoption croissante de ces modèles électrifiés a permis d’éviter l’utilisation de 2,3 millions de barils de pétrole par jour, selon une analyse de BloombergNEF. Ce basculement progressif vers la mobilité électrique s’inscrit dans un contexte marqué par la volatilité des prix de l’essence, notamment en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Une transition énergétique portée par l’automobile électrique

La montée en puissance des véhicules électriques, qu’il s’agisse de voitures particulières, de deux-roues ou de flottes professionnelles, contribue à réduire la dépendance mondiale au pétrole. Cette mutation du parc automobile s’appuie sur une électrification accélérée des motorisations, soutenue par les avancées technologiques des batteries lithium-ion et par la diversification de l’offre des constructeurs automobiles.

Selon BloombergNEF, les économies de pétrole réalisées grâce aux VE devraient continuer à progresser au cours des prochaines années. D’ici 2030, la consommation évitée pourrait atteindre 5,25 millions de barils par jour dans un scénario de transition économique. Ce scénario repose sur l’adoption de technologies rentables plutôt que sur des politiques exclusivement orientées vers les objectifs climatiques.

Les deux-roues et trois-roues électriques jouent aujourd’hui un rôle central dans cette dynamique. Leur déploiement rapide, en particulier dans les pays en développement, explique une part importante de la baisse de la consommation de carburant routier. Toutefois, la croissance du segment des voitures électriques devrait progressivement prendre le relais et accentuer la réduction de la demande en pétrole dans le secteur automobile.

Des impacts économiques majeurs pour les marchés mondiaux

Un rapport distinct du groupe de réflexion Ember estime que les véhicules électriques ont permis d’éviter la consommation de 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025. Cet écart avec les chiffres de BloombergNEF s’explique par des hypothèses plus prudentes, notamment concernant l’utilisation réelle des hybrides rechargeables.

Au-delà de la seule réduction de la consommation de carburant, les véhicules électriques génèrent des bénéfices économiques significatifs pour les grandes régions importatrices de pétrole. Selon Ember, au prix actuel de 80 dollars le baril, la Chine pourrait économiser plus de 28 milliards de dollars par an grâce à sa flotte de VE. L’Europe enregistrerait des économies estimées à 8 milliards de dollars, tandis que l’Inde atteindrait environ 600 millions de dollars par an.

Ces chiffres illustrent l’impact direct de l’électrification du parc automobile sur les balances commerciales et les politiques énergétiques nationales. En réduisant les importations de pétrole, les pays renforcent leur indépendance énergétique tout en amortissant les effets des fluctuations des prix des carburants.

Une adoption stimulée par la hausse des prix du carburant

Alors que la croissance des ventes de véhicules électriques devait initialement ralentir en 2025, plusieurs facteurs ont contribué à relancer la dynamique. La réduction de certaines subventions en Chine, les ajustements des politiques européennes concernant les moteurs thermiques et les évolutions réglementaires aux États-Unis avaient suscité des incertitudes dans le secteur automobile.

Cependant, la hausse des prix de l’essence, liée notamment au conflit au Moyen-Orient, a ravivé l’intérêt des consommateurs pour les motorisations électriques. Dans ce contexte, les véhicules électriques apparaissent de plus en plus compétitifs face aux modèles thermiques, notamment en termes de coût d’utilisation.

La progression des ventes est significative : les voitures électriques représentent désormais plus de 10 % des ventes totales dans 39 pays, contre seulement quatre en 2019. L’Asie se distingue particulièrement, avec des taux d’adoption élevés. En 2025, la Chine a franchi un cap symbolique en dépassant les 50 % de ventes de véhicules électriques, tandis que le Vietnam atteint 38 % et la Thaïlande 21 %.

Cette expansion rapide du marché des véhicules électriques contribue déjà à ralentir la croissance de la demande mondiale de pétrole. Elle confirme également le rôle central de l’industrie automobile dans la transition énergétique globale.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres avancés confirment l’impact tangible des véhicules électriques sur la consommation mondiale de pétrole. La dynamique observée repose autant sur des facteurs économiques que sur des contraintes géopolitiques. L’essor des deux-roues électriques souligne l’importance des marchés émergents dans cette transition. À moyen terme, la généralisation des voitures électriques devrait accentuer encore ces effets.

Crédit illustration : newssourcegy.

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Pénurie de cobalt : tensions jusqu’en 2030

23 mars 2026 à 07:12

La pénurie mondiale de cobalt liée aux restrictions du Congo pourrait durer jusqu’en 2030, impactant fortement l’industrie automobile.

La pénurie mondiale de cobalt, métal stratégique pour les batteries automobiles, devrait se prolonger jusqu’à la fin de la décennie. En cause : les restrictions à l’exportation imposées par la République démocratique du Congo, principal producteur mondial. Selon la société de négoce Darton Commodities, ces mesures perturbent durablement la chaîne d’approvisionnement et exercent une pression croissante sur les marchés liés à l’électromobilité.

Des restrictions congolaises qui déséquilibrent le marché

Les expéditions de cobalt en provenance du Congo ont fortement chuté au cours de l’année 2025. Le gouvernement a d’abord instauré une interdiction d’exportation en février, avant de mettre en place des quotas stricts à partir d’octobre. Ces décisions visaient à réduire un excédent de production et à soutenir les prix du métal, essentiel dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques.

Habituellement, la République démocratique du Congo représente plus de 70 % de l’approvisionnement mondial en cobalt. Une telle dépendance structurelle rend le marché particulièrement sensible aux décisions politiques de ce pays. Résultat : la chaîne logistique du secteur automobile, déjà sous tension avec la transition vers les motorisations électriques, se retrouve fragilisée.

Les effets sur les prix ont été immédiats. Selon Fastmarkets Ltd., les cours de référence du cobalt ont progressé de plus de 160 % depuis l’instauration des restrictions. L’hydroxyde de cobalt, principal produit exporté, a vu son prix plus que quadrupler. Cette flambée tarifaire a contribué à créer un déficit estimé à plus de 82 000 tonnes l’an dernier.

Une pression accrue sur l’industrie automobile

Le cobalt est un composant clé des batteries lithium-ion utilisées dans les véhicules électriques. La hausse des prix et les tensions d’approvisionnement affectent directement les coûts de production des constructeurs automobiles, des équipementiers et des fabricants de cellules de batteries.

Selon Darton Commodities, le marché est entré dans un « déficit technique aigu ». Si ce déséquilibre a été temporairement compensé par des stocks accumulés avant les restrictions, ces réserves s’amenuisent rapidement. La production mondiale de cobalt raffiné a d’ailleurs reculé d’environ 20 % en 2025, marquant la première baisse en cinq ans.

Dans ce contexte, les acteurs de l’automobile doivent composer avec une volatilité accrue des matières premières. L’augmentation des coûts des batteries peut freiner le développement des véhicules électriques, ou contraindre les constructeurs à ajuster leurs stratégies industrielles, notamment en matière d’approvisionnement ou de diversification technologique.

Les marchés en aval commencent déjà à ressentir cette pression. Les tensions sur les matières premières se répercutent progressivement sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction minière jusqu’à l’assemblage final des véhicules.

Des alternatives encore incertaines

Face à ces contraintes, certaines évolutions émergent. Le Congo pourrait assouplir ses quotas d’exportation afin de limiter le risque de destruction de la demande tout en maximisant ses revenus dans un contexte de prix élevés. Toutefois, la reprise des exportations a été retardée par la mise en place de nouvelles procédures administratives. Les premières livraisons vers la Chine sont attendues entre mai et juin.

Par ailleurs, la production de matériaux alternatifs, comme le mixed hydroxide precipitate (MHP) en provenance d’Indonésie, est appelée à croître. Ce composé, issu du nickel et contenant du cobalt, pourrait partiellement compenser les tensions sur le marché. Néanmoins, cette solution comporte des risques, notamment liés à l’approvisionnement en minerai, aux perturbations liées au soufre et aux enjeux environnementaux.

La situation met en lumière la vulnérabilité structurelle de la chaîne d’approvisionnement du cobalt. Elle incite les industriels à investir dans la diversification des sources, mais aussi dans la substitution de matériaux. Ces transformations pourraient, à terme, ralentir la croissance de la demande en cobalt dans certains segments, notamment dans l’automobile électrique.

Dans l’ensemble, même si un déficit légèrement moins marqué est attendu à court terme, les prévisions indiquent que des pénuries persistantes devraient se maintenir chaque année jusqu’en 2030. Le marché du cobalt reste donc sous tension, avec des implications majeures pour l’ensemble de l’écosystème automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

La dépendance au cobalt congolais souligne un enjeu stratégique majeur pour l’industrie automobile. Les tensions actuelles illustrent les limites d’une chaîne d’approvisionnement concentrée sur un seul pays. Les alternatives comme le MHP indonésien restent encore incertaines à grande échelle. À court terme, la volatilité des prix pourrait continuer à peser sur le coût des véhicules électriques.

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VinFast relance son usine américaine malgré les pertes

23 mars 2026 à 05:12

VinFast relance son projet d’usine aux États-Unis malgré des pertes en hausse et une stratégie industrielle révisée.

Le constructeur vietnamien de véhicules électriques VinFast Auto Ltd. relance son projet industriel aux États-Unis dans un contexte économique tendu. Alors que ses pertes financières continuent de s’aggraver et que les coûts liés à son expansion internationale pèsent lourdement sur ses comptes, la marque poursuit néanmoins sa stratégie de développement mondial, en particulier sur le marché nord-américain.

Un projet industriel revu à la baisse

Initialement suspendue en 2024, la construction de l’usine de Caroline du Nord doit désormais reprendre dans le courant de l’année. Ce site de production, dédié aux véhicules électriques, s’inscrit dans la volonté du constructeur d’implanter durablement son offre automobile sur le marché américain, réputé pour son exigence en matière de performance, d’innovation technologique et de personnalisation des modèles.

Toutefois, le projet a été profondément remanié. L’entrée en production est désormais attendue pour 2028, soit avec un décalage significatif par rapport au calendrier initial. Par ailleurs, l’envergure industrielle de l’usine sera nettement réduite. Le nombre d’emplois prévus a été revu à la baisse, passant de 7 500 à environ 1 400 postes, ce qui représente une diminution de près de 80 %. Cette révision impacte directement les engagements pris auprès des autorités locales.

Cette réduction pourrait remettre en question une partie des incitations financières accordées par les pouvoirs publics, estimées à 315 millions de dollars sur 32 ans. En parallèle, des clauses contractuelles prévoient des pénalités importantes si les objectifs de création d’emplois ne sont pas atteints, notamment un possible remboursement de frais liés à la préparation du site.

Des contraintes économiques et stratégiques

Dans un marché automobile en mutation, marqué par la transition vers l’électrification et la montée en gamme des offres premium, VinFast doit composer avec des conditions moins favorables. Selon BloombergNEF, les ventes de véhicules électriques en Amérique du Nord devraient reculer de 16 % cette année, illustrant un ralentissement de la demande dans un segment pourtant clé pour les constructeurs.

Face à cette conjoncture, l’entreprise ajuste sa stratégie industrielle. Elle indique revoir régulièrement la portée et le calendrier de ses projets afin de les aligner sur les réalités du marché et sur ses ambitions globales en matière de production. Ce repositionnement témoigne d’une approche plus prudente, dans un secteur où les investissements sont particulièrement lourds et les marges encore incertaines.

VinFast reste discret sur les conséquences exactes de ces ajustements, affirmant simplement vouloir exécuter son projet de manière responsable et conforme à ses engagements contractuels. Cette communication mesurée reflète les enjeux financiers et industriels auxquels le constructeur est confronté.

Des résultats financiers sous pression

Sur le plan financier, la situation reste délicate. VinFast a enregistré une perte nette de 35,2 trillions de dong au quatrième trimestre, soit environ 1,3 milliard de dollars, en hausse de 15 % sur un an. Dans le même temps, le coût des ventes a bondi de 87 %, signe de pressions importantes sur les coûts de production et la chaîne d’approvisionnement.

Le chiffre d’affaires trimestriel s’établit à 39,4 trillions de dong, soutenu par des livraisons de 86 557 véhicules sur la période. Sur l’ensemble de l’année, le constructeur a vendu 196 919 unités, soit plus du double de l’exercice précédent, illustrant une montée en puissance commerciale malgré les pertes.

Cependant, cette croissance des volumes ne suffit pas à compenser les investissements massifs nécessaires au développement de nouveaux modèles électriques, à l’amélioration des performances et à la montée en gamme des produits. Sur l’année 2025, la perte nette atteint 97,25 trillions de dong, en progression de 25,7 %.

Malgré ces résultats, la direction reste confiante quant à l’atteinte d’un seuil de rentabilité à moyen terme, notamment au niveau de l’Ebitda. Cette perspective dépendra largement de la capacité de VinFast à optimiser ses coûts, à renforcer son positionnement sur les segments à forte valeur ajoutée et à séduire une clientèle en quête de véhicules électriques performants et personnalisables.

Par ailleurs, le constructeur recentre une partie de ses efforts sur des marchés jugés plus porteurs, notamment le Vietnam, l’Indonésie, l’Inde et les Philippines. Des unités de production ont déjà été inaugurées en Asie, confirmant une stratégie de diversification géographique et d’adaptation aux dynamiques régionales du marché automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

La relance du projet américain de VinFast illustre une volonté de maintenir une présence stratégique sur un marché clé, malgré un environnement incertain. La réduction de l’ampleur industrielle traduit toutefois une adaptation contrainte par les réalités économiques. Les pertes persistantes soulignent les défis liés à l’industrialisation rapide dans le secteur du véhicule électrique. Enfin, le recentrage sur l’Asie pourrait offrir à court terme un meilleur équilibre entre croissance et maîtrise des coûts.

Crédit illustration : VinFast.

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