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Lamborghini 2025 : bénéfices en baisse malgré des ventes records

24 mars 2026 à 15:12

Lamborghini affiche des revenus records en 2025 mais voit ses bénéfices chuter sous l’effet des droits de douane et du virage électrique.

Le constructeur automobile italien Lamborghini a publié des résultats en demi-teinte pour l’exercice 2025. Malgré des revenus en hausse et des livraisons atteignant un niveau historique, la rentabilité est en recul. Cette situation s’explique principalement par plusieurs facteurs externes, notamment les tarifs douaniers américains, les fluctuations des devises et les coûts liés à l’abandon d’un projet stratégique de véhicule entièrement électrique. Dans un contexte mondial incertain, le groupe confirme toutefois la solidité de son positionnement sur le segment des voitures de luxe et des voitures de sport haut de gamme.

Des revenus en hausse portés par des volumes records

En 2025, Lamborghini a enregistré un chiffre d’affaires en progression de 3,3 %, atteignant 3,2 milliards d’euros. Cette performance repose sur un niveau de livraisons sans précédent, avec 10 747 véhicules écoulés sur l’année. Cette croissance témoigne de la résilience de la demande sur le marché des voitures de luxe, malgré un environnement économique parfois contraignant.

Le succès commercial de modèles haut de gamme contribue fortement à cette dynamique. La montée en puissance de la Lamborghini Revuelto, affichée à un prix d’environ 515 000 euros, illustre la stratégie du constructeur orientée vers des véhicules à forte valeur ajoutée. Par ailleurs, la personnalisation des véhicules joue un rôle déterminant dans la performance commerciale. Presque tous les modèles livrés en 2025 comportaient au moins une option de personnalisation, ce qui renforce les marges grâce à des configurations sur mesure.

Cette orientation vers des produits exclusifs et personnalisés permet à Lamborghini de maintenir un positionnement premium sur un marché concurrentiel, tout en répondant à une clientèle exigeante en matière de design automobile, de performance moteur et d’exclusivité.

Des marges sous pression face aux contraintes externes

Malgré ces résultats commerciaux solides, la rentabilité est en baisse. Le résultat d’exploitation recule à 768 millions d’euros en 2025, contre 835 millions d’euros un an plus tôt. Dans le même temps, la marge opérationnelle passe de 27 % à 24 %, traduisant une pression accrue sur les coûts.

L’un des principaux facteurs identifiés est l’impact des tarifs douaniers américains, qui affectent à la fois les ventes et les marges sur le plus grand marché de la marque. Même si des ajustements de prix ont été effectués l’année précédente, ils n’ont pas permis de compenser totalement ces surcoûts. Le PDG Stephan Winkelmann a précisé qu’aucune nouvelle hausse tarifaire n’était envisagée à court terme, estimant que cette stratégie pourrait nuire à la demande dans un contexte déjà sensible.

À cela s’ajoutent les fluctuations des taux de change, qui peuvent impacter la compétitivité des exportations, ainsi que les incertitudes géopolitiques. La guerre en cours au Moyen-Orient est également citée comme un facteur de risque, susceptible de perturber les chaînes logistiques et l’approvisionnement en énergie, influençant indirectement le marché des voitures de luxe.

Pour atténuer ces pressions, Lamborghini mise sur un contrôle rigoureux des coûts et sur l’augmentation des ventes de véhicules à forte marge. Cette combinaison permet de compenser partiellement les effets négatifs des facteurs macroéconomiques.

Un repositionnement stratégique face au virage électrique

Autre élément marquant de l’année 2025 : la révision de la stratégie d’électrification du constructeur. Lamborghini a en effet renoncé à son projet initial de lancer une voiture de sport 100 % électrique d’ici 2030. Cette décision s’explique par une demande jugée insuffisante dans le segment, ainsi que par des incertitudes quant à la rentabilité de tels investissements.

Selon la direction, l’adhésion des clients aux véhicules électriques dans ce segment spécifique reste limitée. De nombreux acheteurs ayant testé ces modèles n’auraient pas trouvé une expérience pleinement satisfaisante par rapport aux standards attendus en matière de sensations de conduite et de performance, des critères essentiels pour une marque positionnée sur les voitures de sport.

Malgré ce revirement, Lamborghini ne se détourne pas complètement de l’électrification. L’entreprise continue d’investir en interne dans les technologies électriques afin de rester prête à répondre à une éventuelle évolution de la demande dans les prochaines années. Cette approche traduit une stratégie d’attente prudente, dans un marché en mutation où les choix technologiques doivent concilier innovation, performance et acceptation client.

Cependant, la direction reste réservée sur les perspectives à court terme. Les incertitudes économiques et géopolitiques rendent difficile toute projection précise pour 2026, même si les fondamentaux du constructeur reposent sur une demande soutenue pour ses modèles exclusifs et personnalisables.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Lamborghini en 2025 illustrent un contraste classique dans l’industrie des voitures de luxe : une forte dynamique commerciale ne garantit pas nécessairement une amélioration de la rentabilité. Le constructeur parvient à maintenir des volumes records et à valoriser ses modèles, mais subit des pressions externes significatives, notamment liées aux droits de douane et aux conditions macroéconomiques. Le repositionnement sur l’électrification montre également que la transition énergétique dans le segment des supercars reste progressive et dépend fortement des attentes des clients. Enfin, la stratégie axée sur la personnalisation et les modèles à forte valeur ajoutée confirme une volonté de préserver les marges dans un environnement incertain.

Crédit illustration : Lamborghini.

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Great Wall Motor explore une implantation industrielle en Afrique du Sud

24 mars 2026 à 13:12

GWM étudie une production locale en Afrique du Sud via partenariat ou rachat d’usine, avec discussions incluant Mercedes-Benz et Nissan.

Great Wall Motor étudie plusieurs scénarios industriels

Le constructeur automobile chinois Great Wall Motor (GWM) examine différentes options pour renforcer sa présence industrielle en Afrique du Sud. L’entreprise envisage notamment de partager une installation de production avec un autre acteur du secteur ou d’acquérir une usine déjà existante, une stratégie qui s’inscrit dans une dynamique plus large d’expansion internationale des constructeurs chinois.

Dans ce contexte, des discussions ont été engagées avec plusieurs groupes automobiles, dont Mercedes-Benz et Nissan. L’objectif affiché est de trouver un modèle de production adapté, capable de répondre à la fois aux contraintes locales et aux ambitions de croissance sur les marchés export.

Selon les responsables régionaux de GWM, l’assemblage sous contrat figure parmi les options envisagées. L’acquisition d’une usine existante apparaît également comme une alternative crédible, notamment en raison des délais importants associés à la construction d’un nouveau site industriel. Cette approche permettrait d’accélérer l’implantation locale tout en limitant les investissements initiaux et les temps de mise en production.

Des discussions ouvertes avec plusieurs partenaires et autorités

Les dirigeants de GWM en Afrique du Sud ont confirmé que les échanges avec différents partenaires industriels et institutionnels se poursuivent. L’entreprise maintient un dialogue actif avec plusieurs parties prenantes afin d’évaluer les conditions de production locale et les opportunités de collaboration.

Par ailleurs, des rencontres sont prévues avec les autorités sud-africaines dans le cadre d’un salon automobile en Chine. Ces échanges visent à mieux comprendre les politiques industrielles locales, les incitations éventuelles et les exigences réglementaires liées à l’implantation d’un site de production.

Du côté de Mercedes-Benz South Africa, l’usine située à East London reste actuellement dédiée à la production de la Classe C. Le constructeur indique ne pas commenter les spéculations concernant une éventuelle évolution de son portefeuille industriel, tout en soulignant que les exigences du marché évoluent constamment. L’entreprise rappelle également sa volonté de maintenir la compétitivité de ses sites de production et d’adapter ses capacités aux nouvelles attentes.

Des précédents existent toutefois en matière de production partagée ou flexible sur ce site, comme l’a évoqué la direction locale par le passé. Cette configuration industrielle pourrait, en théorie, ouvrir la voie à de nouveaux partenariats, sans que cela ne soit confirmé à ce stade.

Choix stratégique de production et orientation produit

Sur le plan opérationnel, GWM n’a pas encore arrêté définitivement le modèle qui sera produit localement. Plusieurs options sont à l’étude, en fonction de leur potentiel de localisation et de leur capacité à être exportées vers d’autres marchés, notamment européens.

Un modèle récent, identifié sous le nom EC15, est actuellement au centre des discussions internes. Ce véhicule est considéré comme un produit global, susceptible de s’intégrer dans une stratégie d’exportation plus large. Le choix du modèle dépendra de sa compatibilité avec les infrastructures locales, des volumes attendus et des perspectives commerciales sur les marchés cibles.

Dans le même temps, GWM poursuit le développement de sa gamme Haval H6, avec le lancement d’une nouvelle variante hybride rechargeable. Cette orientation reflète une tendance plus large du marché automobile, marquée par une demande croissante pour les véhicules hybrides et électriques, en particulier dans le segment des SUV compacts.

Un positionnement sur un marché en mutation

Avec une part de marché d’environ 5 % en Afrique du Sud, GWM occupe actuellement la sixième position en termes de ventes de véhicules. Le constructeur cherche à renforcer sa compétitivité en s’appuyant sur une offre produit élargie et sur une stratégie industrielle locale.

Le segment des SUV compacts constitue un levier de croissance important, porté par une demande soutenue des ménages et une évolution des préférences vers des véhicules plus polyvalents. Dans ce contexte, la production locale pourrait permettre à GWM d’améliorer sa réactivité commerciale, de réduire certains coûts logistiques et de mieux s’adapter aux spécificités du marché régional.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de Great Wall Motor s’inscrit dans une tendance observée chez plusieurs constructeurs chinois visant à localiser une partie de leur production à l’international. Les discussions avec des acteurs établis comme Mercedes-Benz et Nissan témoignent d’une approche pragmatique fondée sur les partenariats ou l’utilisation d’infrastructures existantes. Le choix entre rachat d’usine et assemblage sous contrat sera déterminant pour la rapidité d’exécution. Enfin, l’orientation vers des modèles hybrides et des SUV compacts confirme l’adaptation de GWM aux attentes actuelles du marché sud-africain et aux dynamiques globales de l’automobile.

Crédit illustration : Robots.

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Une Alpine radicale préparée par Ravage : jusqu’où va l’exclusivité ?

24 mars 2026 à 12:45

Alpine et le préparateur français Ravage s’associent pour créer la Tarmac Master, une série limitée ultra-exclusive inspirée des voitures de rallye historiques. Seuls dix exemplaires devraient être produits, chacun conçu comme une pièce unique.

Une collaboration autour de l’exclusivité

Le constructeur français Alpine est officiellement impliqué dans cette série ultra limitée Ravage. L’objectif est de combiner l’héritage sportif d’Alpine avec l’approche technique et stylistique du préparateur. Chaque voiture sera unique, mêlant savoir-faire industriel et travail artisanal.

Tarmac Master, c’est évidemment, selon le préparateur, une référence aux différents pilotes de rallyes français qui éclataient tout le monde au Tour de Corse par exemple. Le premier nom qui vient à l’esprit, c’est forcément Gilles Panizzi et son frère. Pas vraiment des pilotes Alpine, mais passons.

Un design inspiré des rallyes

Ravage modifie les lignes et les détails du véhicule, en s’inspirant du Groupe 4 et des courses historiques. Les transformations visent à créer une interprétation originale de la performance et du design « à la française ».

Sur les visuels en clair obscur, on peut voir ce qui ressemble à un « duck tail » sans énorme aileron. Un petit aileron de requin est visible également. Les voies sont élargies et on distingue une lame splitter à l’avant et un diffuseur à l’arrière.

A l’avant, le capot est ajouré. C’est visiblement celui de l’Alpine A110 R.

Production ultra-limitée

La série comptera au maximum dix exemplaires. Chaque voiture sera traitée comme une création distincte, reflétant l’alliance entre l’ADN sportif d’Alpine et la créativité de Ravage.

Le moteur sera à la norme Euro 6d, avec 320 chevaux (avec du SP98 ou 345 chevaux avec du SP102 pour compétition). Elle aura le kit GT4. Ravage lui fournit un nouveau turbo. Le couple est annoncé à 420 Nm à partir de 3 200 tours/min.

Pour faire plein de bruit, la Tarmac Master aura une ligne Akrapovic® en titane. Le système de refroidissement est complètement redessiné. Le capot ajouré permet d’extraire l’air chaud.

Le poids est annoncé sous les 1 100 kg et la voiture devrait faire 1,91 m de large (1,798 m pour l’Alpine A110 normale).

Pour le prix, on ne le connait pas (surtout avec du sur-mesure). Cependant, une Alpine Goup 4 (photo ci-après), moins exclusive et moins huppée, c’est 75 000 € hors TVA et sans le prix de l’Alpine A110 donneuse.

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BMW mise sur la Neue Klasse pour relancer ses ventes en Chine

24 mars 2026 à 07:12

BMW lance la i3 électrique pour stabiliser ses ventes en Chine face à la guerre des prix et à la montée des marques locales.

Le constructeur automobile allemand BMW tente de retrouver un équilibre sur le marché chinois, dans un contexte marqué par une évolution rapide du secteur automobile et une concurrence accrue des marques locales. Alors que la Chine demeure le plus grand marché automobile mondial, BMW cherche à stabiliser ses ventes après une année difficile et à tirer parti d’une amélioration des conditions de prix sur le segment des véhicules électriques.

Stabilisation des prix sur un marché sous tension

Selon Jochen Goller, directeur des ventes de BMW, le marché chinois montre des signes de stabilisation après une période prolongée de fortes remises sur les véhicules électriques. Cette phase, caractérisée par une guerre des prix intense entre constructeurs, notamment européens et acteurs locaux, semble désormais évoluer vers un nouvel équilibre. D’après ses observations, certains segments enregistrent même une légère hausse des prix, suggérant que la tendance à la baisse pourrait s’être atténuée.

Cette évolution intervient dans un contexte où les constructeurs automobiles ont dû ajuster leurs stratégies commerciales pour maintenir leur compétitivité. La pression exercée par les marques chinoises, souvent plus agressives sur les prix, a contraint les acteurs étrangers à revoir leurs marges et leurs volumes de vente. Pour BMW, cette stabilisation constitue une opportunité de consolider sa position sur un marché clé, tout en adaptant son offre aux attentes locales.

La Neue Klasse, un tournant stratégique pour BMW

Au cœur de cette stratégie se trouve la plateforme technologique Neue Klasse, qui vise à moderniser la gamme du constructeur et à répondre aux exigences d’un marché de plus en plus orienté vers l’électrification et l’innovation logicielle. Cette nouvelle architecture constitue une base essentielle pour le développement de futurs modèles électriques, avec pour objectif d’améliorer l’efficience, les performances et l’intégration des technologies embarquées.

Dans ce cadre, BMW a récemment présenté sa nouvelle berline 100 % électrique BMW i3, qui s’inscrit dans cette dynamique de renouvellement produit. Ce lancement marque une étape importante dans la stratégie du constructeur, qui entend proposer des véhicules plus compétitifs face à une concurrence de plus en plus technologique et connectée.

La Neue Klasse représente ainsi bien plus qu’une simple évolution de gamme : elle incarne une transformation structurelle visant à repositionner BMW sur le segment des véhicules électriques haut de gamme, tout en répondant aux spécificités du marché chinois.

Une offensive ciblée sur le marché chinois

BMW ambitionne de regagner du terrain en Chine, un marché stratégique où les constructeurs européens ont récemment subi une pression importante. En 2025, les ventes du groupe y ont reculé de 12,5 %, un signal fort qui souligne les défis auxquels le constructeur est confronté. Pour 2026, l’objectif est clair : stabiliser les volumes de vente et retrouver une trajectoire de croissance grâce à la Neue Klasse.

Dans cette optique, BMW prévoit également le lancement du SUV électrique BMW iX3, une version spécifiquement adaptée au marché chinois. Ce modèle fera ses débuts au salon automobile de Pékin avant d’être commercialisé localement. Une déclinaison locale de la i3 est également attendue dans la foulée, confirmant l’importance stratégique de la Chine dans le déploiement de cette nouvelle génération de véhicules.

Jochen Goller a d’ailleurs souligné la volonté du groupe de renouer avec la croissance en Chine grâce à cette nouvelle plateforme et aux modèles qui en découlent. L’approche de BMW repose ainsi sur une adaptation fine aux attentes du marché, combinant innovation technologique, électrification et repositionnement tarifaire dans un environnement concurrentiel en mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

BMW adopte une stratégie cohérente en s’appuyant sur la Neue Klasse pour relancer sa dynamique en Chine, un marché devenu extrêmement concurrentiel. La stabilisation des prix constitue un signal encourageant après une période de forte pression sur les marges. Le lancement de modèles électriques dédiés, comme le iX3 et la i3, montre une volonté claire d’adaptation aux spécificités locales. Toutefois, la réussite de cette stratégie dépendra de la capacité du constructeur à maintenir un équilibre entre innovation technologique, compétitivité tarifaire et perception de valeur face aux marques chinoises.

Crédit illustration : BMW.

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Prix de l’essence en hausse : GM relativise l’impact sur ses ventes

24 mars 2026 à 05:12

GM affirme que la hausse des prix de l’essence n’a pas modifié ses ventes, malgré un contexte énergétique tendu lié aux tensions géopolitiques.

Le constructeur automobile General Motors (GM) indique ne pas avoir constaté de changement significatif dans ses ventes malgré la récente hausse des prix du carburant. Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et une augmentation notable du prix de l’énergie, l’entreprise américaine adopte un discours mesuré, soulignant que d’autres facteurs ont davantage influencé son activité au cours du premier trimestre.

Des ventes peu sensibles à la hausse des carburants

Selon les déclarations du directeur financier de GM, Paul Jacobson, les fluctuations récentes des prix de l’essence n’ont pas entraîné de modification notable dans les comportements d’achat des consommateurs. Cette situation s’explique, selon lui, par le fait que les hausses de prix du carburant doivent être durables avant d’avoir un véritable effet sur les décisions d’achat automobile. Il estime généralement qu’une période de quatre à six mois de prix élevés est nécessaire pour que les acheteurs commencent à privilégier des véhicules plus économes en carburant ou moins coûteux à l’usage.

Dans le cas présent, malgré une augmentation du prix moyen du gallon de gazole aux États-Unis, qui a progressé de 27 % depuis la fin du mois de février pour atteindre environ 3,72 dollars, les consommateurs ne semblent pas avoir modifié de manière significative leurs habitudes d’achat. Cette évolution des prix est notamment liée au contexte international, marqué par des tensions géopolitiques ayant affecté le marché pétrolier.

D’autres facteurs influencent davantage les ventes

Toujours selon Paul Jacobson, les performances commerciales du constructeur sur la période récente ont été davantage impactées par des éléments conjoncturels que par le prix du carburant. Parmi ces facteurs, la météo a joué un rôle non négligeable, tout comme la baisse des stocks de certains modèles, en particulier les camionnettes et véhicules de type pick-up, qui constituent une part importante de l’offre de GM.

L’entreprise se trouve en phase de transition produit, avec la préparation du lancement de nouvelles versions de véhicules de grande taille. Cette anticipation a contribué à limiter les volumes disponibles sur certains segments, ce qui a eu un impact direct sur les ventes du premier trimestre. Dans ce contexte, la disponibilité des véhicules en concession apparaît comme un facteur déterminant, parfois plus influent que les conditions macroéconomiques.

Le constructeur souligne ainsi que les contraintes liées à la chaîne d’approvisionnement, à la gestion des stocks et au calendrier de renouvellement des modèles ont pesé davantage que l’évolution des prix de l’énergie sur ses résultats commerciaux récents.

Un marché automobile encore résilient face aux prix du carburant

Plus largement, les données évoquées suggèrent que le marché automobile américain reste relativement résilient face aux variations du prix du carburant, du moins à court terme. Les comportements d’achat semblent davantage guidés par la disponibilité des véhicules, les offres commerciales et les préférences structurelles des consommateurs que par des fluctuations ponctuelles du prix à la pompe.

Cette observation s’inscrit dans un contexte où les consommateurs américains continuent de privilégier certains segments, notamment les SUV et les pick-up, malgré leur consommation plus élevée en carburant. Les arbitrages entre coût d’usage et besoins pratiques ne semblent donc pas encore fortement influencés par les hausses récentes des prix de l’énergie.

Par ailleurs, les commentaires du directeur financier de GM, tenus lors d’une conférence organisée par Bank of America, mettent en lumière l’importance des indicateurs de long terme dans l’analyse des tendances de consommation automobile. Les variations à court terme du prix de l’essence ne suffisent pas, selon lui, à modifier en profondeur les dynamiques du marché.

Dans ce contexte, les constructeurs automobiles doivent composer avec une combinaison de facteurs complexes, allant des conditions économiques globales aux contraintes logistiques, en passant par les cycles d’innovation et de renouvellement des gammes.

Notre avis, par leblogauto.com

Les déclarations de General Motors illustrent la faible élasticité immédiate de la demande automobile face aux variations du prix des carburants. Le marché américain reste fortement orienté vers des véhicules de grande taille, ce qui atténue l’impact des fluctuations ponctuelles à la pompe. La gestion des stocks et les cycles de renouvellement des modèles apparaissent ici comme des variables déterminantes dans la performance commerciale. Enfin, cette analyse confirme que les effets d’une hausse durable du prix du pétrole ne se matérialisent qu’à moyen terme sur les choix des consommateurs.

Crédit illustration : GM.

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