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Reçu — 4 juin 2026 le blog auto

Lotus freiné par les batteries en Europe

4 juin 2026 à 14:13

Lotus peine à trouver un partenaire batteries en Europe pour soutenir sa production de véhicules électriques.

Lotus traverse une période stratégique délicate dans sa transition vers l’électrification. Le constructeur automobile britannique, propriété du groupe chinois Geely, rencontre actuellement des difficultés pour trouver un partenaire industriel capable de produire des batteries de véhicules électriques en Europe. Cette situation complique les ambitions du fabricant de voitures de sport, qui cherche à renforcer sa présence industrielle sur le continent tout en répondant aux nouvelles réglementations européennes sur le contenu local.

Le directeur général de Lotus Technology, Qingfeng Feng, a reconnu que les discussions avec des fabricants européens de batteries s’avèrent beaucoup plus complexes qu’en Chine. Selon lui, le groupe peine à identifier des partenaires capables de soutenir efficacement sa stratégie industrielle automobile sur le marché européen.

L’enjeu est majeur pour Lotus. Trouver un partenaire dans la production de cellules de batteries permettrait au constructeur de réduire considérablement les coûts liés à la construction de sa propre usine de batteries en Europe. Le groupe souhaite ainsi éviter des investissements industriels particulièrement lourds dans un contexte déjà tendu pour l’industrie automobile électrique.

Une transition électrique plus difficile que prévu

Lotus fait face à plusieurs défis simultanément. Les véhicules électriques produits en Chine par le constructeur, notamment le SUV électrique Eletre, sont désormais confrontés aux droits de douane imposés par l’Union européenne sur les voitures électriques chinoises. Dans le même temps, les nouvelles réglementations européennes favorisant les composants produits localement renforcent la pression sur les constructeurs étrangers.

Qingfeng Feng explique que la situation diffère fortement entre l’Europe et la Chine. Selon lui, le marché chinois dispose d’un écosystème industriel extrêmement développé autour des batteries automobiles, permettant de trouver rapidement plusieurs partenaires industriels compétitifs. En Europe, les possibilités restent beaucoup plus limitées.

Cette situation intervient alors que plusieurs projets européens majeurs dans les batteries ont récemment échoué. Les difficultés rencontrées par Northvolt et Britishvolt ont fragilisé les ambitions européennes de créer une véritable filière indépendante de batteries pour véhicules électriques. Lotus avait d’ailleurs signé auparavant un accord avec Britishvolt avant les difficultés rencontrées par l’entreprise britannique.

Le constructeur automobile cherche désormais à adapter sa stratégie industrielle. Si les modèles électriques comme l’Eletre sont assemblés en Chine, l’Emira thermique continue d’être produite dans l’usine historique de Hethel, au Royaume-Uni.

Face à cette situation, Lotus cherche également à renforcer son implantation européenne afin de mieux répondre aux exigences réglementaires locales et aux barrières douanières qui touchent les véhicules importés depuis la Chine.

L’usine britannique de Hethel au cœur des discussions

Le site historique de Hethel occupe une place centrale dans les réflexions stratégiques de Lotus. Le constructeur britannique cherche actuellement à obtenir un soutien financier du gouvernement britannique afin de moderniser son outil industriel et de maintenir une partie de sa production automobile au Royaume-Uni.

Qingfeng Feng n’a pas précisé le montant des aides recherchées, mais il a souligné que les coûts industriels britanniques restent particulièrement élevés comparés aux capacités de production chinoises. Selon lui, des investissements équivalents réalisés en Chine permettraient d’obtenir des résultats industriels cinq à six fois supérieurs.

Lotus envisage néanmoins de produire au Royaume-Uni plusieurs futurs modèles, notamment une version hybride rechargeable de l’Emira ainsi qu’une nouvelle supercar hybride connue sous le nom de Type 135. Le dirigeant précise toutefois que toute décision dépendra largement du soutien apporté par les autorités britanniques.

Le constructeur se montre également ouvert à des partenariats industriels sur son site de Hethel. Lotus pourrait accueillir d’autres constructeurs ou fabricants automobiles intéressés par la production de voitures de sport sur place. Cette solution permettrait de mutualiser les coûts sans nécessiter de modifications majeures des lignes de production.

En revanche, Qingfeng Feng estime qu’une production de véhicules Geely classiques dans cette usine ne serait pas adaptée à l’outil industriel spécialisé dans les voitures sportives et les modèles premium.

Malgré les rumeurs évoquant une possible fermeture du site britannique l’an dernier, le dirigeant assure que cette hypothèse n’a jamais été envisagée. Il reconnaît cependant les difficultés économiques auxquelles l’usine reste confrontée.

Lotus revoit sa stratégie automobile mondiale

Comme plusieurs constructeurs automobiles premium, Lotus ajuste aujourd’hui sa stratégie autour des véhicules électriques. Initialement, la marque ambitionnait une montée en puissance rapide de ses ventes de voitures électriques de luxe. Mais selon Qingfeng Feng, le groupe a sous-estimé la faiblesse de la demande sur ce segment spécifique du marché automobile.

Lotus revoit donc à la baisse ses ambitions de production. Le constructeur vise désormais une cadence de 30 000 véhicules par an d’ici la fin de la décennie, loin des 150 000 ventes annuelles envisagées auparavant pour 2028.

Cette révision stratégique passe également par un retour des motorisations hybrides rechargeables. Lotus abandonne progressivement son approche exclusivement électrique afin de répondre à une demande plus diversifiée des automobilistes premium.

Les futurs modèles hybrides rechargeables présentent aussi un avantage réglementaire important en Europe. Ces véhicules bénéficient de droits de douane plus faibles que les voitures 100 % électriques importées depuis la Chine.

Le groupe espère que cette nouvelle stratégie permettra également d’améliorer les performances de son action cotée aux États-Unis depuis son introduction en Bourse en 2024.

Fondée en 1948 par Colin Chapman, Lotus reste une marque emblématique du sport automobile britannique et de la Formule 1. Depuis son rachat par Geely en 2017, le constructeur tente de se repositionner sur le marché mondial des véhicules électrifiés haut de gamme tout en conservant son ADN sportif historique.

Notre avis, par leblogauto.com

Lotus illustre les difficultés rencontrées par plusieurs constructeurs automobiles dans la transition vers l’électrique en Europe. Le manque de partenaires industriels dans les batteries montre les limites actuelles de la filière européenne face à la domination chinoise. Le retour des modèles hybrides rechargeables traduit également un ajustement pragmatique face à une demande moins forte que prévu pour les voitures électriques premium. L’avenir du site de Hethel dépendra largement du soutien industriel et politique.

Crédit illustration : Lotus.

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Bentley Mulliner pousse encore le sur-mesure

4 juin 2026 à 12:07

Bentley enrichit l’offre Mulliner avec de nouvelles finitions, options personnalisées et détails exclusifs.

Bentley renforce encore davantage son offre de personnalisation haut de gamme à travers sa division Mulliner. Face à une demande croissante pour des véhicules de luxe toujours plus exclusifs, le constructeur britannique multiplie les nouvelles options de finition, de design extérieur et d’aménagement intérieur pour ses modèles emblématiques. Plus de 70 % des clients Bentley choisissent désormais des éléments sur mesure issus du catalogue Mulliner, preuve de l’importance stratégique prise par cette branche spécialisée dans l’automobile de prestige.

Le département Mulliner, historiquement dédié aux commandes personnalisées et aux créations uniques, poursuit ainsi son expansion avec de nouvelles peintures, des inserts techniques inédits et plusieurs solutions de personnalisation destinées à renforcer l’identité de chaque véhicule. Les modèles Continental GT, Continental GT Convertible, Flying Spur et Bentayga profitent directement de cette montée en gamme du configurateur Bentley.

Mulliner élargit sa palette de finitions exclusives

Bentley met particulièrement l’accent sur les nouvelles finitions extérieures Ombré by Mulliner. Présentées pour la première fois lors de l’événement automobile The Quail, A Motorsports Gathering en 2025, ces peintures haut de gamme reposent sur un travail artisanal particulièrement complexe.

Chaque carrosserie nécessite 56 heures de travail réalisées par deux techniciens spécialisés afin de créer une transition progressive et homogène entre deux teintes distinctes. Cette technologie de peinture automobile permet d’obtenir un effet visuel particulièrement sophistiqué sur les carrosseries des véhicules de luxe de la marque britannique.

Initialement proposée avec trois associations de couleurs, la gamme Ombré by Mulliner double désormais son offre avec cinq nouvelles combinaisons. Les clients Bentley peuvent maintenant choisir parmi huit transitions de couleurs différentes, incluant notamment Vert Alpin à Verdant, Cricketball à Black Velvet ou encore Violet Gris à Damson.

Bentley accompagne également ces évolutions extérieures d’un travail spécifique sur l’habitacle. Les nouveaux placages en piano Ombré permettent désormais de reproduire les dégradés de couleur à l’intérieur du véhicule, depuis la planche de bord jusqu’aux contre-portes. Cette continuité esthétique illustre la volonté du constructeur automobile de proposer une expérience de personnalisation globale.

La division Mulliner répond ainsi à une clientèle de plus en plus exigeante sur les détails de finition et l’exclusivité des configurations automobiles.

Bentley renforce l’identité sportive de ses modèles

Au-delà du luxe traditionnel, Bentley cherche également à valoriser l’image dynamique et performante de certains modèles de sa gamme. Les Continental GT S, GTC S, Supersports ou encore les versions Speed profitent désormais d’une nouvelle bande de course développée par Mulliner.

Cette bande décorative s’inspire directement de l’univers de la compétition automobile et du grand tourisme sportif. Elle se compose d’une large bande centrale encadrée de deux lignes plus fines et contrastées. Le design traverse le capot moteur, le toit et se termine au niveau du spoiler arrière sur les modèles compatibles.

Cette nouvelle option de personnalisation vise clairement les conducteurs recherchant une identité visuelle plus sportive pour leur coupé de luxe ou leur SUV premium. Bentley continue ainsi de jouer sur l’équilibre entre raffinement britannique, performances mécaniques et exclusivité esthétique.

L’intérieur des véhicules bénéficie également de nouvelles évolutions techniques. Mulliner introduit notamment une finition métallique baptisée « Wave » pour la console centrale des Continental GT et GTC. Cette surface technique présente un motif répétitif en forme de ruban entrelacé destiné à créer un effet visuel et tactile distinctif.

Le constructeur britannique continue ainsi d’intégrer des matériaux innovants dans ses habitacles haut de gamme tout en conservant une approche artisanale très marquée.

Une personnalisation toujours plus poussée

La division Mulliner va encore plus loin dans la personnalisation automobile avec l’introduction d’une nouvelle technologie de gravure laser. Les clients peuvent désormais faire intégrer leurs propres motifs ou dessins directement sur les placages de l’habitacle.

Cette fonctionnalité est disponible sur plusieurs types de matériaux, notamment les placages en bois à pores ouverts, les finitions brillantes, la fibre de carbone satinée ou encore certaines surfaces techniques. Bentley précise que cette gravure conserve la texture naturelle et le toucher des matériaux utilisés.

Mulliner ajoute également deux nouvelles animations lumineuses pour les lampes de bienvenue prévues sur les modèles 2026. Les clients conservent toutefois la possibilité de créer leurs propres signatures lumineuses personnalisées.

Afin d’accompagner les acheteurs dans leurs choix, l’équipe Mulliner a développé différentes configurations inspirantes pour chaque modèle de la gamme Bentley. Ces propositions associent couleurs de carrosserie, selleries, inserts décoratifs et équipements spécifiques afin d’aider les clients à construire un véhicule véritablement unique.

Cette stratégie illustre l’évolution du marché automobile de luxe, où la personnalisation devient désormais un critère central d’achat. Bentley entend clairement renforcer son positionnement dans l’univers du très haut de gamme en misant sur l’exclusivité, le savoir-faire artisanal et les possibilités de configuration pratiquement illimitées.

Basée à Crewe en Angleterre et propriété du groupe Volkswagen depuis 1998, Bentley poursuit parallèlement sa transformation technologique. Le constructeur prévoit notamment de devenir exclusivement électrique à partir de 2035 dans le cadre de sa stratégie Beyond100+.

Notre avis, par leblogauto.com

Bentley confirme avec Mulliner l’importance croissante de la personnalisation dans le secteur automobile de luxe. Le constructeur britannique mise clairement sur l’exclusivité et le savoir-faire artisanal pour fidéliser une clientèle haut de gamme. L’élargissement des options Ombré et des possibilités de gravure montre aussi l’évolution du luxe automobile vers des véhicules toujours plus uniques. Enfin, cette stratégie permet à Bentley de renforcer son image premium tout en valorisant des prestations à forte valeur ajoutée.

Crédit illustration : Bentley.

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Tesla passe la conduite autonome à l’abonnement

4 juin 2026 à 06:12

Tesla abandonne l’achat unique du Full Self-Driving en Europe et impose désormais une formule mensuelle.

Tesla modifie profondément sa stratégie commerciale autour de la conduite autonome en Europe et au Royaume-Uni. Le constructeur américain de véhicules électriques a décidé de supprimer l’achat définitif du système Full Self-Driving Supervised, plus connu sous l’acronyme FSD, au profit d’une formule par abonnement mensuel. Une évolution importante pour les propriétaires et futurs acheteurs de Tesla, qui marque un changement de modèle économique dans le secteur automobile connecté.

Jusqu’à présent, les clients européens pouvaient acquérir le pack Full Self-Driving via un paiement unique de 7 500 euros. Au Royaume-Uni, cette option était facturée 6 800 livres sterling. Désormais, cette possibilité disparaît totalement du configurateur de la marque. Tesla propose à la place un abonnement mensuel fixé à 99 euros ou 99 livres sterling selon les marchés.

Cette nouvelle formule transforme la manière dont les automobilistes accèdent aux technologies avancées d’aide à la conduite. Elle rapproche également Tesla d’un modèle de revenus récurrents déjà largement adopté dans l’univers des logiciels et des services numériques.

Tesla abandonne l’achat définitif du FSD

Le changement ne concerne pas uniquement le Full Self-Driving. Tesla a également supprimé l’option Enhanced Autopilot, auparavant proposée comme une solution intermédiaire entre l’Autopilot de base et la conduite autonome complète.

Ce pack Enhanced Autopilot coûtait auparavant 3 800 euros en Europe et 3 400 livres au Royaume-Uni. Il incluait plusieurs fonctionnalités avancées destinées à améliorer le confort de conduite et l’assistance sur autoroute. Parmi elles figuraient les changements de voie automatiques, la conduite supervisée sur voies rapides ou encore l’appel du véhicule à distance via l’application mobile.

L’Autopilot standard reste quant à lui intégré gratuitement aux véhicules Tesla. Ce système permet de maintenir la voiture dans sa voie, tout en gérant l’accélération et le freinage dans certaines conditions de circulation. Il ne constitue cependant pas une solution de conduite autonome complète.

Avec cette transition vers l’abonnement, Tesla réduit considérablement le coût d’entrée pour accéder à ses technologies automobiles avancées. À raison de 99 euros par mois, il faudrait plus de six années d’abonnement pour atteindre l’équivalent du précédent tarif d’achat unique à 7 500 euros.

Cette approche pourrait séduire les automobilistes souhaitant tester les fonctionnalités sans investir immédiatement plusieurs milliers d’euros dans une option logicielle. Elle permet aussi au constructeur automobile de générer des revenus réguliers tout au long de la vie du véhicule électrique.

Une conduite autonome encore très limitée en Europe

Malgré cette évolution tarifaire, la disponibilité réelle du Full Self-Driving reste extrêmement limitée sur le marché européen. À ce jour, la technologie FSD Supervised est officiellement approuvée uniquement aux Pays-Bas et en Lituanie.

Dans le reste de l’Europe, les propriétaires de Tesla paient donc pour un ensemble de fonctionnalités partiellement limitées, en attendant d’éventuelles validations réglementaires futures. La situation est identique au Royaume-Uni, où Tesla indique directement sur son site que le système Full Self-Driving Supervised n’est pas encore disponible.

Le déploiement de la conduite autonome dépend fortement des autorités de régulation et des homologations nationales. Les constructeurs automobiles doivent obtenir des autorisations spécifiques avant de pouvoir activer certaines fonctions avancées de pilotage automatique.

Cette situation crée un décalage entre les promesses technologiques de Tesla et la réalité de l’usage quotidien pour de nombreux conducteurs européens. Si les véhicules disposent du matériel embarqué nécessaire, les logiciels restent limités par le cadre réglementaire.

La stratégie de Tesla intervient également dans un contexte où la concurrence autour des véhicules électriques et des technologies d’assistance à la conduite devient de plus en plus intense. Les systèmes d’aide à la conduite représentent désormais un argument commercial majeur sur le marché automobile haut de gamme.

Les propriétaires historiques restent frustrés

Le passage à l’abonnement soulève aussi des interrogations chez les clients historiques de la marque américaine. De nombreux propriétaires ont déjà investi plusieurs milliers d’euros dans le Full Self-Driving en espérant bénéficier un jour d’une véritable conduite autonome complète.

Tesla reconnaît désormais que les anciens véhicules équipés du matériel HW3 pourraient ne pas être capables d’atteindre le niveau complet de conduite autonome sans évolution matérielle. Cette annonce fragilise la promesse initiale faite à certains acheteurs ayant payé très tôt pour accéder aux futures capacités du système.

Pour ces clients, l’abonnement mensuel ne répond pas réellement à la principale question : la disponibilité effective d’une conduite autonome complète et pleinement fonctionnelle. La réduction du coût d’accès améliore certes la flexibilité commerciale, mais elle ne garantit pas l’arrivée rapide des fonctionnalités promises.

Cette évolution montre également comment l’industrie automobile poursuit sa transformation vers un modèle davantage centré sur les logiciels, les services connectés et les mises à jour à distance. Les constructeurs cherchent désormais à prolonger leurs revenus bien après la vente du véhicule.

Avec cette nouvelle stratégie, Tesla confirme son orientation vers une approche plus flexible et plus proche des plateformes technologiques que des constructeurs automobiles traditionnels. Reste désormais à savoir si les réglementations européennes permettront un jour au Full Self-Driving de fonctionner à son plein potentiel sur les routes du continent.

Notre avis, par leblogauto.com

Le passage du Full Self-Driving à l’abonnement marque une évolution logique dans la stratégie logicielle de Tesla. Le constructeur réduit ainsi le coût initial pour les clients tout en sécurisant des revenus récurrents. Cependant, les limitations réglementaires en Europe limitent fortement l’intérêt immédiat de cette offre. La frustration des premiers acheteurs du FSD montre aussi les difficultés persistantes autour des promesses initiales.

Crédit illustration : Tesla.

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Toyota toujours impacté par la crise au Moyen-Orient

4 juin 2026 à 04:12

Toyota enregistre un troisième mois de baisse des ventes mondiales, pénalisé par les tensions au Moyen-Orient.

Toyota traverse une période délicate sur le marché automobile mondial. Le constructeur japonais a annoncé un recul de ses ventes mondiales pour le troisième mois consécutif, conséquence directe des perturbations logistiques et économiques liées au conflit au Moyen-Orient. Malgré une demande encore soutenue pour plusieurs modèles, notamment les SUV et véhicules hybrides, le groupe fait face à des difficultés croissantes sur plusieurs marchés stratégiques.

En avril, les ventes mondiales de Toyota Motor Corp., incluant celles de sa filiale Daihatsu Motor Co., ont diminué de 3,7 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 902 015 unités. Dans le même temps, la production mondiale du constructeur automobile a progressé de 3,4 %, à 933 685 véhicules assemblés. Cette hausse de la production illustre la volonté du groupe de maintenir son activité industrielle malgré un contexte géopolitique particulièrement tendu.

Des exportations fortement pénalisées par les tensions régionales

Le conflit au Moyen-Orient a fortement affecté les exportations de Toyota vers cette région clé pour l’industrie automobile. Les livraisons de véhicules vers le Moyen-Orient ont chuté de 92 % sur un an, avec seulement 2 418 unités exportées en avril. Cette baisse spectaculaire s’explique notamment par les perturbations logistiques autour du détroit d’Ormuz, zone stratégique pour le commerce mondial et l’approvisionnement énergétique.

Toyota a néanmoins réussi à maintenir ses usines en fonctionnement, là où d’autres constructeurs automobiles ont davantage souffert des difficultés de transport et des ruptures d’approvisionnement. Le groupe japonais montre ainsi une certaine résilience industrielle face à la crise. Toutefois, cette situation pourrait rapidement devenir plus complexe si les pénuries de carburant venaient à s’aggraver dans la région.

Les tensions géopolitiques mettent également en lumière la dépendance de l’industrie automobile mondiale aux approvisionnements provenant du Golfe. Pièces détachées, matériaux industriels et énergie restent essentiels au fonctionnement des chaînes de production des grands constructeurs automobiles internationaux.

Lors de la présentation des résultats financiers du groupe, le directeur comptable Takanori Azuma a rappelé que Toyota exporte habituellement entre 500 000 et 600 000 véhicules par an vers le Moyen-Orient. Selon les estimations du constructeur, un peu moins de la moitié de ce volume pourrait être affectée par les conséquences du conflit régional.

Une demande encore forte malgré le recul des ventes

Malgré cette baisse des ventes mondiales, Toyota continue de bénéficier d’une demande soutenue sur plusieurs marchés automobiles. Certains clients doivent encore patienter plusieurs mois avant de recevoir leur véhicule, notamment sur certains modèles populaires de SUV comme le RAV4.

Le constructeur compare toutefois ses résultats à une période particulièrement favorable l’an dernier. Les ventes avaient alors été stimulées par une vague d’achats anticipés avant l’entrée en vigueur de nouveaux tarifs douaniers ainsi que par le lancement d’une nouvelle génération du SUV RAV4, modèle stratégique pour la marque japonaise.

Le marché chinois continue également de peser sur les performances commerciales du groupe. Les ventes de Toyota en Chine ont chuté de 25 % en avril, dans un environnement toujours difficile pour les constructeurs automobiles japonais. La concurrence locale, particulièrement forte sur les véhicules électriques et hybrides, complique la situation des marques étrangères sur le premier marché automobile mondial.

Les autres grands constructeurs japonais enregistrent eux aussi des résultats en baisse. Honda Motor Co. a vu ses ventes mondiales reculer de 7,9 % en avril, à 265 215 unités, tandis que Nissan Motor Co. a annoncé une baisse de 7,6 % avec 208 663 véhicules vendus. Ces chiffres confirment les difficultés traversées actuellement par l’industrie automobile japonaise dans un contexte international incertain.

Des perspectives financières sous pression

Au-delà des ventes, Toyota s’inquiète également des conséquences financières du conflit régional. Le constructeur automobile a récemment annoncé prévoir une baisse de ses bénéfices pour l’exercice fiscal se terminant en mars 2027. Le groupe anticipe notamment une hausse des coûts des matières premières liée aux perturbations provoquées par la guerre en Iran.

Toyota table désormais sur un bénéfice d’exploitation de 3 000 milliards de yens, soit environ 18,8 milliards de dollars. Cette prévision reste inférieure aux attentes des analystes financiers ainsi qu’aux 3 800 milliards de yens enregistrés lors du précédent exercice fiscal.

Les fournisseurs du constructeur ont déjà signalé les premières pénuries liées aux tensions régionales. Toyota estime par ailleurs qu’il sera difficile de compenser les pertes évaluées à 670 milliards de yens provoquées par la situation actuelle.

Selon des informations publiées par le Nikkei, Toyota envisagerait également d’augmenter les réductions de production à l’étranger à environ 83 000 véhicules. Cette décision serait directement liée aux problèmes logistiques provoqués par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Notre avis, par leblogauto.com

Toyota démontre une capacité de résistance industrielle supérieure à celle de plusieurs concurrents, malgré un environnement géopolitique très dégradé. La chute des exportations vers le Moyen-Orient illustre toutefois la fragilité des chaînes logistiques mondiales dans le secteur automobile. Le recul des ventes en Chine ajoute une pression supplémentaire sur les performances du constructeur japonais.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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