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Batteries VE : Nissan mise sur le lithium-soufre

16 juin 2026 à 14:12

Nissan, Gelion et Oxford développent des batteries lithium-soufre sans nickel ni cobalt pour réduire coûts et améliorer performance des VE.

La transition vers des batteries de nouvelle génération pour véhicules électriques franchit une étape importante avec le lancement du projet CoRe-SoLiS, porté par Nissan, la startup britannique Gelion et l’Université d’University of Oxford. Ce programme de recherche de trois ans vise à développer des batteries à l’état solide lithium-soufre, une technologie destinée à réduire la dépendance aux métaux critiques comme le nickel et le cobalt, tout en améliorant les performances globales des batteries pour véhicules électriques. Doté d’un budget d’environ 3,4 millions de livres sterling, le projet doit débuter en juin 2026 et s’inscrit dans une course mondiale à l’innovation dans les systèmes de stockage d’énergie.

Une chimie de batterie repensée autour du soufre

Le cœur du projet CoRe-SoLiS repose sur un changement fondamental de chimie : remplacer le nickel et le cobalt, largement utilisés dans les batteries lithium-ion actuelles, par du soufre. Ce choix s’inscrit dans une logique de réduction des coûts et de sécurisation des approvisionnements en matériaux critiques, tout en visant une amélioration des performances énergétiques.

Gelion apporte sa technologie de cathode NES basée sur le soufre nano-encapsulé, conçue pour optimiser la stabilité et la densité énergétique. De son côté, Nissan apporte son expertise dans les batteries à l’état solide, un domaine dans lequel le constructeur japonais investit depuis plusieurs années. L’université d’Oxford se concentre sur les matériaux d’anode avancés ainsi que sur l’ingénierie des cellules, contribuant à la conception globale du système.

L’objectif affiché est la création d’une batterie lithium-soufre à haute énergie et haute puissance, capable d’offrir une meilleure sécurité, un coût réduit et une durabilité accrue par rapport aux chimies actuelles utilisées dans l’automobile électrique. Cette approche pourrait représenter une alternative crédible aux batteries lithium-ion dominées aujourd’hui par les chaînes d’approvisionnement asiatiques.

Un financement public et une stratégie industrielle structurée

Le financement du projet s’élève à environ 3,4 millions de livres sterling, dont une part importante provient de l’agence britannique Innovate UK dans le cadre de son programme de soutien à l’innovation dans les batteries. Sur ce montant, 2,4 millions de livres sont issus de subventions publiques, dont 1,6 million directement attribués à la filiale britannique de Gelion.

Cette structuration financière illustre la volonté du Royaume-Uni de renforcer sa souveraineté technologique dans le domaine des batteries pour véhicules électriques. Selon des analyses financières citées dans le cadre du projet, l’objectif est de développer des matériaux capables de rivaliser en coût avec ceux produits actuellement en Chine, tout en garantissant une chaîne de valeur plus résiliente.

Dans ce contexte, Nissan s’appuie également sur d’autres initiatives industrielles. Le constructeur a lancé une ligne pilote de batteries entièrement à l’état solide dans son usine de Yokohama en janvier 2025 et collabore avec LiCAP Technologies pour développer un procédé d’électrode sèche visant à réduire les coûts de production. Cette stratégie s’inscrit dans une feuille de route plus large qui prévoit l’introduction d’un premier véhicule électrique équipé de batteries à l’état solide développées en interne à l’horizon de l’exercice fiscal 2028.

Vers une nouvelle génération de batteries pour véhicules électriques

Le projet CoRe-SoLiS s’inscrit également dans le programme industriel EV36Zero, développé autour du pôle de production de Sunderland. Il vise à intégrer les avancées technologiques dans une chaîne de production européenne plus compétitive dans le domaine des véhicules électriques.

À terme, les batteries lithium-soufre pourraient offrir plusieurs avantages clés pour l’automobile électrique : une autonomie accrue, des temps de recharge réduits et une moindre dépendance aux métaux coûteux comme le nickel et le cobalt. Ces caractéristiques répondent directement aux attentes du marché en matière de performance, de coût et de durabilité.

Cependant, malgré ces perspectives, le passage à une production de masse reste lointain. La concurrence internationale est déjà engagée, notamment en Chine où des constructeurs comme BYD testent également des batteries à l’état solide avec une montée en puissance progressive attendue vers 2030. Le développement des batteries lithium-soufre reste donc une course technologique encore ouverte, où la validation industrielle sera déterminante pour l’avenir de la mobilité électrique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le projet CoRe-SoLiS illustre une stratégie de diversification technologique visant à réduire la dépendance aux matériaux critiques comme le nickel et le cobalt. L’approche lithium-soufre apparaît comme une piste crédible pour améliorer les performances et réduire les coûts des batteries. L’implication conjointe de Nissan, Gelion et Oxford renforce la dimension collaborative entre industrie et recherche académique. Toutefois, la maturité industrielle reste encore éloignée, face à une concurrence internationale déjà engagée sur les batteries à état solide.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Denza s’attaque au premium allemand à Hambourg

16 juin 2026 à 12:12

Denza ouvre à Hambourg son premier showroom en Allemagne avec Z9GT et D9 et vise une expansion rapide du réseau premium.

La marque premium du constructeur chinois BYD accélère son implantation en Europe avec le lancement de Denza sur le marché allemand. Le premier showroom autonome de la marque a ouvert ses portes à Hambourg, dans le centre-ville, sur Grosser Burstah. Cet espace d’environ 280 mètres carrés marque une étape stratégique dans la montée en gamme du groupe chinois, qui cherche à s’imposer sur le segment automobile premium européen dominé historiquement par les constructeurs allemands.

Un showroom premium au cœur de Hambourg

L’ouverture de ce showroom indépendant à Hambourg illustre une approche directe du marché allemand par Denza. Plutôt que de s’appuyer exclusivement sur le réseau de distribution de BYD, la marque choisit de développer des espaces dédiés à son identité premium. L’objectif est de proposer une expérience client plus immersive, centrée sur la découverte des modèles et la prise de rendez-vous pour des essais.

Avec ses 280 mètres carrés, le site est conçu comme une vitrine de la stratégie de montée en gamme du constructeur chinois. Il s’inscrit dans une logique de personnalisation de l’expérience client et de valorisation de l’image de marque, des éléments essentiels dans le segment automobile premium où le design, le confort et la perception de luxe jouent un rôle déterminant.

Z9GT et D9 : deux modèles pour incarner le positionnement haut de gamme

Pour son lancement en Allemagne, Denza expose deux modèles phares. Le premier est le Grand Tourer Denza Z9GT, un modèle orienté performance et prestige. Dans sa version la plus puissante, il affiche jusqu’à 1 156 chevaux, illustrant une approche centrée sur la performance automobile et les capacités dynamiques élevées, caractéristiques souvent associées aux véhicules sportifs premium.

Le second modèle présenté est le Denza D9, un grand monospace haut de gamme destiné à une clientèle familiale ou exécutive. Ce véhicule met l’accent sur l’espace intérieur, le confort et l’usage professionnel ou familial, dans une logique de polyvalence et de luxe fonctionnel. L’association de ces deux modèles permet à Denza de couvrir un spectre large du segment premium, allant du véhicule de prestige orienté performance à l’automobile de luxe orientée confort et habitabilité.

Cette stratégie produit repose sur une montée en gamme assumée, où la technologie, la puissance et la qualité perçue sont mises en avant pour concurrencer les acteurs historiques du marché européen.

Une expansion rapide du réseau en Allemagne et en Europe

Denza ne compte pas s’arrêter à cette première implantation à Hambourg. Le constructeur prévoit déjà l’ouverture de nouveaux points de vente en Allemagne, notamment à Cologne et Francfort. L’objectif affiché est ambitieux : atteindre environ 40 points de vente et au moins 80 points de service dans le pays d’ici fin 2026.

Cette expansion rapide s’inscrit dans une stratégie européenne plus large visant à structurer une présence solide sur le marché premium. À l’horizon 2027, la gamme Denza en Allemagne devrait s’étendre à huit modèles, incluant des crossovers ainsi qu’un modèle de voiture de sport. Cette diversification produit reflète une volonté de répondre à différents segments du marché automobile haut de gamme, en combinant design, innovation technologique et performance.

Dans un contexte de concurrence intense sur le marché européen du véhicule premium, cette offensive de Denza illustre la montée en puissance des constructeurs chinois dans des segments autrefois dominés par les marques allemandes traditionnelles. Le développement d’un réseau structuré et d’une gamme étendue constitue un levier essentiel pour s’imposer durablement dans cet environnement concurrentiel.

Notre avis, par leblogauto.com

L’ouverture du premier showroom Denza à Hambourg marque une étape symbolique dans la stratégie premium de BYD en Europe. La mise en avant d’un espace dédié traduit une volonté de construire une image de marque distincte sur le segment haut de gamme. L’association d’un modèle très puissant comme le Z9GT et d’un véhicule familial comme le D9 permet de couvrir plusieurs usages du marché premium. L’ambition d’un réseau étendu en Allemagne confirme une stratégie d’implantation rapide et structurée sur le marché européen.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Chine : nouvelles normes strictes pour les EREV

16 juin 2026 à 06:13

La Chine impose en 2026 des normes strictes aux EREV avec exigences de performance, durabilité et compatibilité renforcées.

Pékin durcit considérablement le cadre réglementaire des véhicules électriques à autonomie prolongée, appelés EREV (Extended Range Electric Vehicles), avec l’introduction de la norme industrielle QC/T 1086-2026, qui entrera en vigueur en novembre 2026. Cette évolution marque un changement structurel important dans l’approche chinoise de l’hybridation, en remplaçant un cadre datant de 2017 par des exigences techniques précises, mesurables et orientées vers la performance, la durabilité et la compatibilité électromagnétique. Dans un marché automobile en forte expansion, cette réforme vise à encadrer plus strictement un segment devenu stratégique pour les constructeurs locaux.

Un encadrement technique beaucoup plus strict des EREV

Les véhicules électriques à prolongateur d’autonomie reposent sur une architecture spécifique : les roues sont entraînées uniquement par un moteur électrique, tandis qu’un moteur thermique sert exclusivement de générateur pour recharger la batterie. Ce principe hybride, longtemps considéré comme une solution de transition entre thermique et électrique pur, entre désormais dans une phase de maturité industrielle en Chine.

La nouvelle réglementation introduit des seuils techniques précis afin d’améliorer la fiabilité et la cohérence des systèmes. Pour les groupes motopropulseurs d’une puissance nominale allant jusqu’à 50 kW, l’écart de contrôle de puissance du générateur ne devra pas dépasser ±1,5 kW. Pour les systèmes plus puissants, la tolérance est limitée à ±3 %. Ces exigences traduisent une volonté d’améliorer la précision énergétique des véhicules et de réduire les écarts de fonctionnement entre conditions réelles et théoriques.

En parallèle, les exigences liées à la compatibilité électromagnétique, au bruit et aux vibrations sont également renforcées. Ces critères, essentiels pour le confort de conduite et la qualité perçue, deviennent des indicateurs réglementés plutôt que de simples standards de conception. Cette évolution s’inscrit dans une logique d’amélioration globale de la qualité des véhicules électrifiés produits sur le marché chinois.

Durabilité renforcée et tests de résistance prolongés

La nouvelle norme consacre également un volet important à la durabilité des systèmes EREV. Les constructeurs devront désormais se conformer à des tests de résistance particulièrement exigeants, incluant une simulation de fonctionnement sur 750 heures en charge variable ainsi que 100 000 cycles de démarrage et d’arrêt du générateur thermique.

Ces essais ont pour objectif de reproduire des conditions de conduite réalistes sur une distance estimée d’environ 300 000 kilomètres. Cela inclut notamment des usages urbains intensifs, où le moteur thermique est sollicité de manière intermittente pour recharger la batterie. Ce type de fonctionnement, caractéristique des EREV, impose des contraintes mécaniques et thermiques importantes que la nouvelle réglementation cherche à encadrer plus rigoureusement.

La norme prend également en compte les architectures les plus récentes, dans lesquelles les fonctions de génération et de traction peuvent être intégrées au sein d’un même système de transmission. Cette évolution technique reflète la montée en sophistication des groupes motopropulseurs hybrides sur le marché chinois, où l’optimisation de l’efficacité énergétique devient un enjeu central.

Un marché en forte croissance porté par les constructeurs chinois

Cette évolution réglementaire intervient dans un contexte de forte expansion du segment EREV en Chine. En 2024, les ventes ont dépassé le million d’unités, et les projections pour 2025 indiquent un volume supérieur à 1,2 million de véhicules. Ce dynamisme confirme l’importance croissante de cette technologie dans le paysage automobile national, entre véhicules hybrides rechargeables et modèles 100 % électriques.

Plusieurs constructeurs chinois occupent une place importante dans ce segment, notamment Li Auto, Leapmotor, Deepal, Seres, Zeekr, IM Motors et HIMA. Ces acteurs contribuent à structurer un marché en pleine transformation, où les EREV passent progressivement d’une solution de compromis à une catégorie technologique à part entière.

Dans ce contexte, le durcissement des normes apparaît comme une étape logique de la stratégie industrielle chinoise. En imposant des critères de performance et de durabilité plus élevés, Pékin cherche à consolider la qualité des véhicules produits et à soutenir l’évolution d’un segment devenu un pilier de la transition énergétique automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Le renforcement de la norme QC/T 1086-2026 traduit une volonté claire de professionnaliser le segment des EREV en Chine. Les exigences techniques plus précises sur la gestion de puissance et la durabilité devraient favoriser les constructeurs les plus avancés technologiquement. Cette évolution confirme également le rôle central des hybrides à prolongateur d’autonomie dans la transition vers l’électrification. À moyen terme, ce cadre plus strict pourrait accélérer la consolidation du marché autour d’acteurs capables de maîtriser des architectures complexes et robustes.

Crédit illustration : Chery.

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Volkswagen Travel Assist 3.0 imite la conduite humaine

16 juin 2026 à 04:03

Volkswagen améliore Travel Assist 3.0 avec fusion de capteurs, données de flotte et conduite assistée plus fluide et humaine.

Volkswagen poursuit le développement de ses systèmes d’aide à la conduite avec Travel Assist 3.0, une évolution majeure actuellement testée sur les modèles Volkswagen Tayron et Volkswagen ID.4 à travers l’Europe. L’objectif du constructeur n’est pas de proposer une conduite autonome spectaculaire ou un « autopilote » entièrement automatisé, mais d’affiner un système d’assistance au conducteur de niveau 2 selon la classification SAE. Cette nouvelle génération mise sur une conduite plus fluide, plus naturelle et davantage inspirée des comportements humains, tout en restant sous le contrôle permanent du conducteur.

Une assistance de niveau 2 centrée sur la responsabilité du conducteur

Le Travel Assist 3.0 s’inscrit dans la continuité des aides à la conduite déjà proposées par Volkswagen, mais avec une approche plus sophistiquée de la gestion des situations routières. Le système prend en charge la direction, le freinage, l’accélération et le maintien dans la voie, tout en adaptant la vitesse en fonction du trafic et des conditions de circulation. Il peut également assister lors des changements de voie, mais le conducteur doit impérativement garder les mains sur le volant et rester attentif à la route.

Volkswagen insiste sur le maintien d’un cadre de niveau 2 SAE afin d’éviter les implications juridiques et techniques liées au niveau 3, où la responsabilité de la conduite peut être partiellement transférée au constructeur. Cette approche prudente s’inscrit dans une logique de perfectionnement progressif des systèmes d’aide à la conduite, sans rupture brutale avec les exigences actuelles de sécurité routière. L’enjeu est de renforcer la confiance dans les technologies embarquées tout en conservant une maîtrise humaine constante.

Fusion des capteurs et intelligence de conduite

La principale évolution du Travel Assist 3.0 réside dans la manière dont les données issues des différents capteurs sont exploitées et combinées. Volkswagen utilise une logique appelée « Fusion Master » qui croise les informations provenant des caméras, des radars et des systèmes de navigation. Cette fusion permet au véhicule d’anticiper les situations de conduite avec davantage de précision et de fluidité.

Si les conditions météorologiques perturbent la visibilité des caméras, par exemple en cas de brouillard ou d’éblouissement, le système s’appuie davantage sur les radars pour détecter les véhicules environnants. À l’inverse, les données cartographiques permettent d’anticiper les limitations de vitesse, les virages ou les zones de ralentissement, avant même que les panneaux ne soient visibles. Le véhicule peut ainsi adapter son comportement en amont, réduisant progressivement sa vitesse ou ajustant sa trajectoire sans à-coups.

En conduite réelle, cela se traduit par un comportement plus proche de celui d’un conducteur expérimenté : accélérations progressives, décélérations anticipées et gestion douce des intersections. En milieu urbain, le système est capable de s’arrêter à une ligne de stop, de ralentir progressivement à l’approche d’un feu rouge et de redémarrer de manière fluide, sans réactions brusques.

Données de flotte et apprentissage collectif des véhicules électriques

Sur les modèles électriques reposant sur la plateforme MEB, Volkswagen ajoute une dimension supplémentaire avec l’exploitation de données de flotte anonymisées, parfois décrites comme des « données de ruche ». Les véhicules collectent des informations sur les trajectoires, les panneaux de signalisation, les marquages au sol et les vitesses réellement observées en circulation. Ces données sont ensuite agrégées pour améliorer la compréhension globale des situations routières.

Ce système permet, par exemple, d’adapter le comportement du véhicule à des conditions locales spécifiques. Si une zone limitée à 30 km/h impose en réalité une vitesse moyenne beaucoup plus faible en raison d’un ralentisseur, le système apprend ce comportement et ajuste ses réactions. De même, lorsque les marquages au sol sont dégradés ou peu visibles, la voiture peut s’appuyer sur les trajectoires des autres véhicules pour maintenir une conduite cohérente.

Cette approche illustre une stratégie centrée sur l’amélioration progressive des systèmes d’aide à la conduite plutôt que sur une promesse immédiate d’autonomie totale. Volkswagen cherche ainsi à développer une assistance capable de s’adapter à des environnements variés tout en réduisant les interventions brusques et les comportements imprévisibles.

Une conduite plus fluide, sans rupture avec le conducteur

Travel Assist 3.0 n’a pas pour objectif de transformer immédiatement la voiture en véhicule autonome, mais de rendre la conduite plus prévisible, plus confortable et moins fatigante. Sur autoroute, le système peut assister les changements de voie en vérifiant automatiquement les conditions de sécurité dès l’activation du clignotant, avec un seuil de fonctionnement abaissé pour une utilisation dans des conditions de trafic plus dense.

L’ambition globale est de réduire les situations de stress et d’optimiser les phases de conduite monotones ou complexes. En privilégiant une logique d’assistance progressive, Volkswagen cherche à proposer une technologie discrète, intégrée et inspirée des comportements humains, plutôt qu’un système intrusif ou trop démonstratif. L’enjeu est d’améliorer la sécurité et le confort sans rompre le lien entre le conducteur et la maîtrise du véhicule.

Notre avis, par leblogauto.com

Volkswagen adopte une approche prudente mais cohérente avec les contraintes actuelles de la conduite assistée de niveau 2. L’intégration de la fusion de capteurs et des données de flotte permet une amélioration tangible de la fluidité et de l’anticipation. Le choix de rester en dessous du niveau 3 évite les enjeux juridiques tout en conservant un cadre clair pour le conducteur. Cette évolution s’inscrit dans une logique d’amélioration progressive plutôt que de rupture technologique.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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