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BMW M240i Safari : un atelier de Dubaï concrétise le poisson d’avril de BMW

2 juillet 2026 à 15:09
BMW M240i Safari : un atelier de Dubaï concrétise le poisson d'avril de BMW

Il y a des blagues qui méritent d’être prises au pied de la lettre. Le 1er avril dernier, BMW avait publié un visuel numérique de la M2 Dakar, une berline sportive transformée en engin d’aventure tout-terrain, avec le ton badin qui s’imposait pour l’occasion. La plupart des lecteurs avaient souri et tourné la page. L’atelier Zeus Offroad, basé à Dubaï, avait lui décidé de sortir les outils.

Le résultat, révélé fin juin 2026 et relayé notamment par Carscoops, est un BMW M240i transformé en véritable machine d’exploration désertique. Ce n’est pas une M2, certes, mais le moteur de la M240i développe tout de même 382 ch, ce qui laisse une marge confortable pour s’amuser sur sol meuble. Le projet illustre ce que certains préparateurs savent faire mieux que les constructeurs eux-mêmes : prendre une idée abandonnée en chemin et lui donner une existence physique.

BMW M240i Safari : un atelier de Dubaï concrétise le poisson d'avril de BMW

De la blague du 1er avril au vrai chantier de préparation

Tout commence avec ce fameux visuel de la M2 Dakar publié par BMW pour le 1er avril. Le constructeur bavarois y montrait une M2 Compétition dotée d’un lift de caisse, de pneus tout-terrain surdimensionnés et d’une livrée camouflage désertique. Le message était clair : BMW n’avait aucune intention de produire un tel engin. Pour beaucoup de passionnés, ce clin d’œil avait pourtant nourri un vrai désir.

Zeus Offroad a capté cet enthousiasme. L’atelier, spécialisé dans les préparations off-road à Dubaï, a choisi la BMW M240i comme base de travail plutôt que la M2. Le choix n’est pas anodin : la M240i partage la même plateforme et la même famille moteur que la M2, mais reste plus accessible comme véhicule de départ pour une préparation aussi ambitieuse. Sur le papier, 382 ch couplés à une architecture de berline compacte, c’est un cocktail qui promet sur piste sablée autant que sur route.

La démarche de Zeus Offroad s’inscrit dans une longue tradition de préparateurs qui ont su aller là où les constructeurs refusent de s’aventurer. On pense aux premières préparations rally des années 1980, aux pickups transformés en trophy trucks dans les déserts californiens ou aux Porsche 911 safari qui ont défrayé la chronique ces dernières années. La BMW M240i de Zeus Offroad rejoint cette généalogie de builds qui questionnent les frontières entre voiture de route et engin d’aventure.

BMW M240i Safari : un atelier de Dubaï concrétise le poisson d'avril de BMW

Une préparation technique complète, pensée pour le terrain

Ce qui frappe en premier sur ce build, c’est la cohérence de l’ensemble. Zeus Offroad n’a pas simplement monté des pneus plus gros et peint la carrosserie en kaki. La préparation est structurée, avec des modifications mécaniques qui donnent réellement à la M240i les moyens de ses ambitions.

La transformation commence par la suspension. La voiture bénéficie d’une rehausse de 7,6 cm (trois pouces), ce qui porte la garde au sol à environ 20 cm. Pour une berline compacte habituellement taillée pour les virages rapides sur asphalte, le changement visuel est radical. Plus important encore, l’atelier a équipé la M240i de coilovers réglables de marque Flatout, qui permettent d’ajuster la débattement en fonction du terrain. Sur sol rocailleux ou dans les dunes, cette capacité d’articulation supplémentaire fait la différence entre une voiture qui accroche et une voiture qui s’immobilise au moindre obstacle.

Les pneus tout-terrain montés sur jantes plus petites que celles d’origine complètent cette refonte du train roulant. Le choix de jantes de diamètre réduit n’est pas un compromis esthétique : il s’agit d’une décision technique délibérée. Des flancs de pneumatique plus hauts encaissent mieux les chocs, absorbent les irrégularités du terrain et offrent davantage de flexibilité lorsque la pression est abaissée pour rouler sur sable ou gravier. C’est exactement ce que font les équipages du Dakar ou les pilotes de baja racing depuis des décennies.

La protection de la caisse a été intégralement repensée avec des pare-chocs en aluminium à l’avant comme à l’arrière, ainsi qu’une protection de soubassement. Sur une voiture de route standard, le bas de caisse est conçu pour l’aérodynamisme et le bruit, pas pour encaisser des pierres ou des racines. Zeus Offroad a donc blindé les parties les plus exposées pour que la M240i puisse s’aventurer sans risquer d’endommager le groupe motopropulseur ou les organes de transmission au premier passage délicat.

Sur le toit, un plateau de transport a été intégré pour permettre d’emporter du matériel : jerricans, équipement de désensablement, bagages. C’est un détail qui peut sembler anecdotique mais qui trahit l’ambition réelle du projet : il ne s’agit pas d’une voiture de show, mais d’un engin pensé pour partir loin, longtemps, dans des conditions difficiles. Des feux de piste auxiliaires complètent l’équipement en permettant de rouler de nuit dans des zones non éclairées, condition fréquente lors de raids désertiques ou de traversées nocturnes.

La source ne précise pas si la M240i utilisée est la version xDrive à transmission intégrale ou la version propulsion. Zeus Offroad n’a pas communiqué sur ce point. Pour autant, l’absence de quatre roues motrices ne disqualifie pas forcément un tel build : les trophy trucks du désert américain, parmi les véhicules tout-terrain les plus extrêmes du monde, fonctionnent exclusivement en propulsion. La gestion du couple à l’arrière, combinée à un bon pilotage, peut s’avérer aussi efficace qu’une transmission intégrale dans certaines configurations de terrain.

Le contexte du marché : quand les SUV ne suffisent plus

Ce build arrive dans un contexte où la demande pour des préparations tout-terrain sur bases sportives ne cesse de progresser. BMW propose aujourd’hui une gamme de crossovers étendue, du X1 au X7, couvrant tous les gabarits et tous les budgets. Le X2, présenté comme un « Sports Activity Coupe », est lui-même une déclinaison du X1 avec un pavillon abaissé, plus proche d’une berline surélevée que d’un véritable tout-terrain.

Zeus Offroad a choisi une approche radicalement différente : partir d’une vraie berline sportive, la M240i, et la rendre capable là où les crossovers de série restent souvent limités. Le résultat est une voiture qui n’existe dans aucune gamme officielle, avec une personnalité hybride entre coupé sportif et baroudeur désertique. C’est précisément ce vide que les préparateurs comme Zeus Offroad savent occuper.

Le phénomène du « safari build » sur des voitures de route a pris une ampleur nouvelle avec les Porsche 911 et 964 préparées pour le tout-terrain au cours des années précédentes. Ces projets ont montré qu’une sportive de prestige pouvait se réinventer en machine d’aventure sans perdre son âme mécanique. La BMW M240i de Zeus Offroad s’inscrit dans cette logique, avec une base moins iconique certes, mais un moteur et un châssis qui se prêtent naturellement à l’exercice.

Le build a été présenté via le compte Instagram de Zeus Offroad, où des vidéos montrent la voiture évoluant sur des pistes désertiques autour de Dubaï. L’accueil de la communauté automobile en ligne a été enthousiaste, avec de nombreux commentaires regrettant que BMW n’ait pas saisi l’occasion de produire quelque chose de similaire en série limitée. La blague du 1er avril a manifestement touché une corde sensible chez les amateurs de conduite hors des sentiers battus.

Aucun prix ni disponibilité commerciale n’ont été communiqués par Zeus Offroad pour ce build, qui semble pour l’instant rester un projet unique. La question qui circule désormais dans la communauté est simple : BMW va-t-il finir par prendre l’idée au sérieux, ou laissera-t-il les préparateurs indépendants occuper seuls ce territoire ?

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Toyota pénalisé par les tensions au Moyen-Orient

2 juillet 2026 à 14:12

Toyota enregistre un quatrième mois de baisse des ventes mondiales, affecté par le conflit au Moyen-Orient et la concurrence en Chine.

Toyota traverse une période plus délicate sur le marché automobile mondial. Le constructeur japonais, premier fabricant mondial en volume, a enregistré en mai un quatrième mois consécutif de recul de ses ventes mondiales. Les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient, les difficultés logistiques qui en découlent et la concurrence toujours plus forte sur le marché chinois pèsent sur les performances du groupe. Les chiffres publiés montrent également un recul de la production, tandis que les perspectives financières s’annoncent moins favorables pour l’exercice en cours en raison de la hausse des coûts des matières premières. Dans le même temps, d’autres constructeurs automobiles japonais, comme Honda et Nissan, subissent eux aussi une baisse de leurs ventes mondiales, illustrant un contexte particulièrement tendu pour l’industrie automobile.

Un quatrième mois consécutif de baisse pour Toyota

Toyota Motor poursuit une série négative avec une nouvelle baisse de ses ventes mondiales au mois de mai. Le constructeur automobile japonais a écoulé 885 207 véhicules dans le monde, en incluant les ventes de sa filiale Daihatsu Motor. Ce volume représente une diminution de 7,4 % par rapport à la même période de l’année précédente.

La production suit la même tendance. Les usines du groupe ont assemblé 857 765 véhicules au cours du mois, soit une baisse de 5,8 %. Ces chiffres témoignent des difficultés rencontrées par le constructeur dans un environnement mondial marqué par des tensions géopolitiques et des contraintes logistiques persistantes.

Le conflit au Moyen-Orient continue d’avoir des répercussions sur l’ensemble de la filière automobile. Bien qu’un accord entre les États-Unis et l’Iran ait permis de mettre un terme au conflit, la circulation dans le détroit d’Ormuz ne retrouve que progressivement un fonctionnement normal. Les attaques contre les navires se poursuivent, compliquant toujours les flux de marchandises et les approvisionnements énergétiques indispensables à l’industrie automobile.

Cette situation rappelle la forte dépendance des constructeurs automobiles aux grandes routes maritimes internationales ainsi qu’aux chaînes d’approvisionnement mondiales. Pour Toyota, qui réalise d’importants volumes de production et d’exportation, ces perturbations représentent un risque direct pour son activité.

Le Moyen-Orient et la Chine pèsent sur les performances

Le constructeur est particulièrement exposé au marché du Moyen-Orient. Selon les déclarations du directeur comptable Takanori Azuma, Toyota exporte habituellement entre 500 000 et 600 000 véhicules par an vers cette région. L’entreprise estime que légèrement moins de la moitié de ce volume pourrait être affectée par les perturbations actuelles.

Les chiffres du mois de mai illustrent cette fragilité. Les ventes de Toyota au Moyen-Orient affichent une baisse de 38,6 %, conséquence directe des difficultés rencontrées dans la région.

La Chine constitue un autre point de vigilance pour le constructeur. Les ventes y reculent de 31,7 % par rapport à l’année précédente. Toyota fait face à une concurrence locale particulièrement soutenue, notamment sur le segment des véhicules électriques, où les constructeurs chinois renforcent leur présence sur leur marché domestique.

La combinaison de ces deux facteurs fragilise la position du constructeur sur des marchés stratégiques. Si Toyota demeure le premier constructeur automobile mondial en volume, la pression concurrentielle et les perturbations logistiques pourraient progressivement réduire les bénéfices records enregistrés lors du précédent exercice fiscal.

Des perspectives financières plus prudentes

Les difficultés opérationnelles ont également des conséquences sur les perspectives financières du groupe. Toyota prévoit une baisse de son bénéfice d’exploitation pour l’exercice fiscal qui s’achèvera en mars 2027.

Le constructeur anticipe un bénéfice d’exploitation de 3 000 milliards de yens. Cette prévision reste inférieure à la fois aux attentes des analystes et aux 3 800 milliards de yens réalisés lors de l’exercice précédent. L’entreprise explique cette révision notamment par l’augmentation du coût des matières premières, conséquence des perturbations qui affectent les chaînes logistiques internationales.

Les difficultés ne concernent pas uniquement Toyota. Honda Motor a également annoncé une baisse de ses ventes mondiales de 4,9 % en mai, avec 283 623 véhicules écoulés. Le constructeur enregistre notamment une chute de 52 % de ses ventes au Moyen-Orient.

De son côté, Nissan Motor affiche un recul mondial de 10,3 %, avec 229 870 véhicules vendus au cours du mois. Le constructeur subit d’importantes baisses en Europe et en Chine, tandis que sa production diminue également de 8,6 %.

Ces résultats montrent que les constructeurs japonais évoluent actuellement dans un environnement particulièrement complexe, marqué par les tensions géopolitiques, les difficultés d’approvisionnement, la hausse des coûts industriels et une concurrence accrue sur plusieurs marchés majeurs. L’ensemble de ces facteurs continue de peser sur les ventes, la production et les perspectives financières de plusieurs acteurs majeurs de l’industrie automobile mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres publiés par Toyota confirment l’impact des tensions géopolitiques sur l’industrie automobile mondiale. Le constructeur est confronté simultanément à des perturbations logistiques au Moyen-Orient et à une concurrence renforcée sur le marché chinois. Les prévisions financières plus prudentes traduisent également le poids de la hausse des coûts des matières premières. Enfin, les résultats publiés par Honda et Nissan montrent que ces difficultés touchent une large partie des constructeurs japonais.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Cobalt : Guangzhou veut lancer des contrats à terme

2 juillet 2026 à 12:12

Guangzhou envisage des contrats à terme sur le cobalt, métal clé des batteries et de la transition énergétique mondiale.

La Bourse à terme de Guangzhou, connue sous le nom de GFEX (Guangzhou Futures Exchange), étudie la possibilité de lancer les premiers contrats à terme sur le cobalt en Chine. Ce métal stratégique, essentiel à la fabrication de batteries pour véhicules électriques, mais aussi utilisé dans les secteurs de l’aérospatiale et de la défense, suscite un intérêt croissant dans un contexte de transition énergétique et de tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Selon plusieurs personnes au fait du dossier, ces discussions en sont toutefois à un stade préliminaire et le projet pourrait encore ne pas aboutir.

Un marché du cobalt sous pression et en mutation

Le cobalt est un métal critique pour l’industrie automobile, en particulier pour les batteries lithium-ion utilisées dans les véhicules électriques. Sa demande est fortement influencée par le développement de la mobilité électrique, qui transforme en profondeur les chaînes de valeur de l’industrie automobile mondiale. Dans ce contexte, la création de contrats à terme sur le cobalt à la GFEX viserait à offrir un nouvel outil de gestion des risques pour les acteurs du marché.

Ces instruments financiers permettraient aux industriels, producteurs et acheteurs de se protéger contre la volatilité des prix des matières premières critiques. Le marché du cobalt est en effet soumis à des fluctuations importantes, alimentées par des déséquilibres entre l’offre et la demande ainsi que par des incertitudes géopolitiques. Les récents événements, notamment une interdiction surprise d’exportation en 2025 par la République démocratique du Congo, premier producteur mondial, suivie de divers contrôles, ont renforcé les tensions sur la chaîne d’approvisionnement.

Dans ce contexte, les contrats à terme apparaissent comme un mécanisme de stabilisation potentiel pour les acteurs de l’industrie automobile et des batteries, qui dépendent fortement de la disponibilité et du prix du cobalt.

Vers un outil de couverture pour l’industrie des batteries

La GFEX discute également de la possibilité de proposer des contrats réglés physiquement, ce qui signifierait une livraison réelle du cobalt à l’échéance du contrat. Une option de règlement pour le sulfate de cobalt est aussi envisagée. Ce dérivé intermédiaire, utilisé dans de nombreuses applications industrielles, pourrait élargir la base de livraison et répondre aux besoins de couverture d’un plus grand nombre d’entreprises.

Dans l’industrie automobile, où les coûts des matières premières représentent un enjeu majeur pour les constructeurs et les équipementiers, ce type d’instrument financier pourrait contribuer à mieux anticiper les variations de prix. Les chaînes d’approvisionnement des batteries étant particulièrement sensibles aux tensions sur les métaux critiques, la mise en place d’un marché organisé de contrats à terme pourrait structurer davantage le secteur en Chine.

Toutefois, le calendrier de lancement reste indéterminé et dépendra de l’évolution des discussions internes. GFEX n’a, pour l’heure, pas commenté officiellement ces projets.

Une bourse jeune qui s’intéresse aux métaux stratégiques

La Bourse de Guangzhou, relativement récente, a déjà montré un intérêt marqué pour les métaux stratégiques liés à la transition énergétique. Elle a notamment observé une augmentation de la liquidité sur des matières premières comme le lithium, également essentiel à la fabrication de batteries pour véhicules électriques.

Cependant, cette dynamique s’accompagne d’une forte volatilité des prix sur certains contrats déjà listés. La GFEX a récemment introduit des contrats à terme sur des métaux précieux industriels tels que le platine et le palladium en novembre, confirmant son positionnement sur les matières premières critiques.

Le développement potentiel d’un contrat à terme sur le cobalt s’inscrirait donc dans une stratégie plus large visant à renforcer les outils financiers disponibles pour les industries exposées aux fluctuations des métaux industriels, en particulier celles liées à l’automobile et à la transition énergétique.

Un marché encore en structuration

Aujourd’hui, la Chine ne dispose pas encore de contrat à terme sur le cobalt, bien qu’une plateforme de négociation au comptant existe sur la Wuxi Stainless Steel Exchange. Les prix des matériaux utilisés dans les contrats d’approvisionnement sont généralement indexés sur des évaluations de prix au comptant fournies par des agences spécialisées.

L’introduction de contrats à terme pourrait donc marquer une évolution importante dans la structuration du marché chinois des matières premières critiques, en particulier pour les industries fortement consommatrices de cobalt comme les batteries automobiles.

Notre avis, par leblogauto.com

L’éventuel lancement de contrats à terme sur le cobalt par la GFEX s’inscrit dans une logique de structuration des marchés des matières premières critiques. Pour l’industrie automobile, fortement dépendante des batteries pour véhicules électriques, cela pourrait représenter un outil de couverture supplémentaire face à la volatilité des prix. Le projet reflète également l’importance stratégique croissante du cobalt dans la transition énergétique et les chaînes d’approvisionnement industrielles. Toutefois, son stade précoce rappelle que de nombreuses incertitudes subsistent quant à sa concrétisation et à son calendrier.

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Dacia Sandero full hybrid : une nouvelle rivale pour la Renault Clio E-Tech avec un prix sous les 20 000 euros

2 juillet 2026 à 12:02

Dacia lance une version full hybrid de la Sandero et de la Sandero Stepway avec la motorisation Hybrid 155. Disponible à la commande dès le 1er juillet 2026 sur la Stepway en France, puis courant juillet sur la Sandero, cette évolution place désormais la citadine face à la Renault Clio E-Tech full hybrid, mais aussi de la MG3 Hybrid+.

La Dacia Sandero passe au full hybrid

Dacia poursuit l’électrification de sa gamme avec l’arrivée de la motorisation Hybrid 155 sur les Sandero et Sandero Stepway. Cette technologie, déjà introduite sur les Jogger, Duster et Bigster, est désormais proposée sur le modèle le plus vendu de la marque.

En France, la Sandero Stepway Hybrid 155 est ouverte à la commande depuis le 1er juillet 2026. La Sandero Hybrid 155 sera disponible courant juillet.

Selon le constructeur, les modèles deviennent ainsi les versions full hybrid les moins chères du marché.

Une motorisation de 155 ch associée à une boîte automatique

La motorisation Hybrid 155 associe :

  • un moteur essence 4 cylindres 1,8 litre de 109 ch ;
  • deux moteurs électriques, dont un de 50 ch ;
  • une batterie de 1,4 kWh (230 V) ;
  • une boîte de vitesses automatique électrifiée à six rapports, sans embrayage.

Le système démarre systématiquement en mode électrique. En ville, Dacia annonce jusqu’à 80 % du temps de roulage en tout électrique grâce au freinage régénératif et à la récupération d’énergie.

Consommation et émissions annoncées

Avec cette nouvelle motorisation, la Sandero affiche une consommation mixte annoncée de 4,2 l/100 km, contre 4,4 l/100 km pour la Sandero Stepway.

Les émissions de CO₂ sont respectivement annoncées à partir de 96 g/km et 100 g/km, ce qui les exempte de malus CO₂ selon les valeurs communiquées par le constructeur.

Dacia indique également une baisse de consommation pouvant atteindre 40 % par rapport à une version essence équivalente. Cela dépendra évidemment du type de trajet effectué et de votre conduite.

Une offre hybride qui progresse chez Dacia

Le constructeur souligne que plus d’un véhicule Dacia sur quatre était électrifié en 2025, soit deux fois plus qu’en 2024.

En France, les modèles full hybrid représentent 30 % des ventes de la marque à fin mai 2026. Dacia indique également occuper la troisième place du marché des véhicules hybrides non rechargeables (HEV).

Les prix de la Dacia Sandero Hybrid 155

La Sandero Hybrid 155 est proposée à partir de 19 900 euros en finition Expression et 20 900 euros en finition Journey.

Du côté de la Sandero Stepway, la motorisation Hybrid 155 est affichée à 21 400 euros en finition Expression et 22 400 euros en finition Extreme.

Notre avis, par leblogauto.com

Dire que tout le monde attendait cette Dacia Sandero full hybrid est un euphémisme. Mais pour éviter une guerre intestine, le groupe Renault se refusait jusqu’à présent de faire une Sandero hybride. Il faut dire que dans le même groupe se vend (très bien) la Clio 6 full hybrid E-Tech 145 chevaux ! Et elle s’affiche, en finition Evolution à partir de 24 500 €.

Avec son offre, Dacia risque donc de faire hésiter certains acheteurs qui devront comparer la liste des équipements de série, ou en option, pour faire leur choix.

Mais Dacia ne pouvait pas ne pas réagir à l’offre de MG Motors avec la MG3 Hybrid+. Cette dernière annonce 195 chevaux combinés max, pour 100 g de CO2/km. Et comme par hasard, elle démarre à 19 990 € prix catalogue (et 18 990 € en ce moment avec une prime MG de 1000 €).

Là encore, il faudra comparer point à point les offres. La MG est en « blanc société » par défaut, tout comme la Sandero à priori, contre l’orange valencia pour la Clio.

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E. Leclerc lance la guerre des prix de la recharge électrique ! Le consommateur en profite.

2 juillet 2026 à 08:07

Lancés sur le marché de la recharge électrique avec « Charge E-Lec », les établissements E. Leclerc vont proposer à partir du 9 juillet 2026 un kWh à prix plancher. Même chez vous vous payez sans doute plus cher !

Actuellement, le marché de la recharge électrique est « compliqué » pour un néophyte. Entre différents abonnements, des bornes avec cartes bancaires, d’autres avec application, certaines qui font payer le kWh, d’autre le temps passé, c’est une jungle.

Cet écosystème effraie le quidam qui se dit qu’il va se faire plumer.

Recharge électrique : un prix comme à la maison

Ici, l’offre Leclerc est…claire : 0,19 €/kWh à partir du 9 juillet 2026. Certaines bornes affichent déjà ce tarif mais le déploiement est progressif jusqu’à cette date.

Pour comparer ce tarif, en tant que particulier, si vous êtes au « tarif base » chez EDF, il en coûte entre 19,27 et 19,40 c€/kWh. Cette offre E. Leclerc est donc « au prix particulier » environ. Souvent, on va trouver du 30 ou 40 centimes le kiloWhatheure selon les offres. Et il n’y a pas d’abonnement ! Une application mobile existe aussi.

Mais, il y a un revers à cette médaille. Cela ne concerne que des bornes accélérées 22 kW. On ne pourra donc pas faire le plein (à 80 %) en 30 minutes pour ce prix-là (ni même en 9 minutes comme chez BYD).

Pour autant, cela marque sans doute un tournant dans ce qui pourrait devenir la guerre des kWh comme on a sur le prix des carburants liquides.

Un peu d’histoire : de quand date le carburant dans les centres commerciaux ?

L’offre Charge E-Lec s’appuie évidemment sur les centres Leclerc et leurs parkings. Avec 3 000 points de charge, l’offre monte en puissance et devrait atteindre 10 000 points de charge d’ici 2035.

En 1963, les supermarchés existent, mais sont peu nombreux. Carrefour invente alors l’hypermarché. Plus grand, plus attirant, le groupe le crée à Sainte-Geneviève-des-Bois et le dote d’une station-service ! Cela fait tâche dans un paysage qui compte des dizaines de milliers de stations. En 1975, on en dénombrait par exemple 47 500.

En 1970, Édouard Leclerc (le père de Michel-Édouard Leclerc) va doter le supermarché historique de Gouesnou d’une station puis lancer les offres « à prix coûtant ». Il sera imité par la concurrence. Mais l’Etat contrôle encore les licences d’importation de carburant.

Il faut attendre 1979 pour que ces licences soient un peu libéralisées. Leclerc lance alors la SIPLEC (qui intervient encore ici pour l’offre électrique). Toutefois, les prix sont encore fixés par l’Etat. Les procès contre Leclerc et d’autres distributeurs ont lieu. L’Europe du marché commun naissante aura raison de ce prix d’Etat. C’est la liberté du prix via l’arrêté d’un juge Européen le 25 janvier 1985.

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Lithium en Chine : forte volatilité sur les marchés

2 juillet 2026 à 06:16

Les prix du lithium chutent en Chine sur fond de spéculation autour de la mine CATL, alimentant la volatilité du marché des batteries.

Les marchés du lithium en Chine connaissent une forte turbulence, marquée par une baisse rapide des contrats à terme et une volatilité accrue liée à des spéculations sur la reprise potentielle d’une mine stratégique appartenant à Contemporary Amperex Technology Co. Ltd. (CATL). En deux jours, les contrats à terme sur le carbonate de lithium ont reculé d’environ 9 %, illustrant la sensibilité extrême du marché des matières premières destinées aux batteries automobiles.

Cette correction intervient dans un contexte où les investisseurs tentent d’anticiper l’évolution de l’offre mondiale de lithium, un matériau essentiel pour les véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie.

Une spéculation autour de la mine Jianxiawo

Au cœur de cette volatilité se trouve la mine Jianxiawo, exploitée par CATL dans la province du Jiangxi. Fermée l’année précédente en raison de problèmes de permis, cette mine fait l’objet de spéculations depuis la publication d’un avis préliminaire d’évaluation des terres par les autorités locales.

Ce document, émis par le Département des Ressources Naturelles de la province du Jiangxi, n’indique pourtant aucun plan officiel de reprise de l’exploitation. Il s’agit d’une étape administrative liée à l’utilisation des terres, mais les marchés ont interprété cette information comme un signal potentiel de redémarrage de la production au second semestre 2026.

Cette interprétation a suffi à déclencher un mouvement spéculatif important, illustrant la forte sensibilité du marché du lithium aux annonces réglementaires et administratives, même non confirmées.

Un marché du lithium fortement volatil

Les contrats à terme les plus actifs sur le carbonate de lithium à la Bourse à terme de Guangzhou ont enregistré une baisse de 2,4 % lundi, après une chute de 6,6 % observée la semaine précédente. Les échanges ont été interrompus vendredi en raison d’un jour férié en Chine, mais la tendance baissière s’est maintenue dès la reprise des transactions.

Ce marché est connu pour sa forte volatilité, alimentée par des mouvements spéculatifs rapides et des anticipations sur les capacités de production mondiales. Les fluctuations récentes montrent à quel point les prix du lithium restent sensibles aux perspectives d’offre, notamment dans un contexte de transition énergétique et de croissance du marché des véhicules électriques.

Selon les analystes de Citigroup Inc., le marché semble déjà intégrer une reprise à court terme de la mine Jianxiawo dans ses anticipations de prix. Toutefois, la banque souligne que les incertitudes demeurent importantes, notamment sur le calendrier et les conditions réelles de réouverture.

Malgré ces inquiétudes, Citigroup estime que les fondamentaux du marché restent tendus, en raison de l’augmentation attendue de la demande liée à la mise en service de nouvelles capacités de production de batteries au cours du troisième trimestre.

Impact sur les acteurs du secteur des batteries

Dans ce contexte de volatilité, les acteurs du secteur des batteries automobiles sont directement concernés. CATL, l’un des principaux producteurs mondiaux de batteries pour véhicules électriques, a vu son action progresser de 4,7 % à la Bourse de Hong Kong, malgré les incertitudes entourant la situation de la mine Jianxiawo.

Le groupe chinois n’a pas communiqué officiellement sur la situation, laissant le marché réagir principalement sur la base d’analyses et de spéculations. Cette absence de clarification contribue à maintenir un climat d’incertitude sur les perspectives d’approvisionnement en lithium.

La mine Jianxiawo représente un enjeu stratégique dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des batteries. Toute variation de sa capacité de production potentielle est susceptible d’influencer les anticipations de prix sur le marché du carbonate de lithium.

Dans un secteur automobile en pleine transition vers l’électrification, la stabilité de l’approvisionnement en matières premières critiques comme le lithium reste un facteur déterminant pour les constructeurs et les fabricants de batteries.

Un marché sous influence des annonces réglementaires

L’épisode récent illustre également le rôle central des décisions administratives et des annonces réglementaires dans la formation des prix des matières premières stratégiques. Même des documents préliminaires ou des procédures techniques peuvent déclencher des mouvements importants sur les marchés financiers.

Dans le cas du lithium, cette sensibilité est renforcée par la concentration de la production mondiale et par la dépendance croissante de l’industrie automobile à ce matériau.

Les analystes soulignent ainsi que, malgré les fluctuations à court terme, les tensions sur l’offre pourraient persister en raison de la montée en puissance de la demande liée aux batteries et aux véhicules électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des prix du lithium en Chine illustre la forte volatilité d’un marché encore très spéculatif. Les réactions des investisseurs sont principalement guidées par des signaux administratifs liés à la mine CATL. Malgré ces fluctuations, les fondamentaux du marché restent tendus selon les analystes. Le secteur automobile électrique demeure fortement dépendant de la stabilité de l’approvisionnement en lithium.

Crédit illustration : m-mines.

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Essai Mercedes GLB de 354 ch

2 juillet 2026 à 06:01

Dans un contexte où le marché électrique a bondi de 50% depuis le début de l’année en France, Mercedes lance le GLB, qui existe avec des motorisations légèrement hybridées et 100% électriques. L’EQB disparaît donc logiquement du catalogue. Nous l’avons découvert dans sa version 350, avec sa grosse batterie de 85 kWh, sur les routes exigeantes du Pays basque.

94 étoiles dans la calandre

Même s’il est complètement nouveau, on reconnaît au premier coup d’œil l’allure d’un GLB. On remarque ses dimensions de SUV compact (4,73 m) et cette carrosserie cubique, très verticale à l’arrière, si typique de ce modèle. À l’avant, on devine le style actuellement en vogue à Stuttgart, avec cette calandre XXL aux 94 étoiles illuminées la nuit sur notre modèle 100% électrique, et des feux de jour reprenant l’Étoile. Dans sa finition AMG Line, il a même un petit air de SUV dynamique qu’on ne lui soupçonnait pas au premier abord.

L’arrière s’avère bien spécifique à ce nouveau GLB, avec un bandeau en U inversé entièrement éclairé, tout juste souligné par deux étoiles de chaque côté. Ce détail de design s’intègre mieux selon nous avec un coloris foncé plutôt que clair. Pour le reste, il faut tout de même reconnaître que Mercedes a assez arrondi les angles de son nouveau GLB. Il garde ainsi la plupart de ses codes marquant sa personnalité, tout en se modernisant pour intégrer quelques éléments communs aux Mercedes les plus modernes, afin de mieux l’identifier comme un membre de la famille. Pour nous, cela nous paraît plutôt réussi.

Trois écrans!

On aimait beaucoup les intérieurs des Mercedes des générations précédentes, mêlant finition tirée à quatre épingles et dernières technologies. Rassurez-vous, c’est toujours le cas, notamment le côté spectaculaire des animations lumineuses. Simplement, de nos jours, le constructeur laisse beaucoup moins de place sur la planche de bord à de beaux matériaux. La présentation se trouve ainsi assez simplifiée, puisque les écrans prennent littéralement toute la place. Ils ont tout de même laissé un peu d’espace aux extrémités pour intégrer les aérateurs, toujours très beaux chez Mercedes.

Pour le reste, la console centrale flottante offre un très large espace de rangement. Bien entendu, le GLB est à la pointe en termes d’équipements, avec des commandes vocales, une dalle tactile et quelques autres raccourcis. On retrouve également des sièges massants et un toit vitré extrêmement sophistiqué dans sa façon de s’opacifier. On ne manque pas de place au second rang, avec une banquette coulissant sur 16 centimètres. Grâce à un empattement largement rallongé par rapport à la génération précédente, on gagne de l’espace et l’on peut toujours emmener deux passagers supplémentaires dans un confort relatif. Le coffre va de 480 à plus de 1 700 litres, toutes les assises rabattues, sans oublier le frunk géant de 127 l.

Consommation remarquable

Le GLB 350 4Matic a droit à deux moteurs, pour une puissance totale de 354 chevaux, rien que ça. Au passage, on dispose de deux rapports sur lesquels on n’a pas la main. Les performances sont bien entendu remarquables, avec un 0 à 100 km/h exécuté en 5,5 secondes. La vitesse de pointe de 210 km/h assure la perte du permis en dehors de l’Allemagne. On s’en doutait, la motricité se révèle exemplaire avec sa transmission intégrale. Cela rassure dans toutes les circonstances de conduite, ce qui n’est pas toujours le cas avec les puissantes électriques, qu’elles soient à traction ou propulsion.

Mercedes a atteint une certaine maîtrise en matière de consommation électrique, avec une consommation relevée de moins de 16 kWh/100 km sur un itinéraire très vallonné, assez défavorable pour se rapprocher du chiffre d’homologation. En outre, la consommation instantanée sur quelques kilomètres de voies rapides n’a grimpé que de 2 ou 3 points en roulant entre 120 et 130 km/h. Une donnée à consolider lors d’un trajet plus long et varié. Avec sa batterie de 85 kWh, on peut effectivement espérer faire un Paris-Lyon avant de s’arrêter, si votre vessie ne vous a pas stoppé avant… L’architecture 800 V assure un passage de 10 à 80% en une vingtaine de minutes. À la maison, sur une prise domestique, il faudra compter un peu moins de deux jours, contre environ 9 heures sur une borne 11 kW.

Le plein de technologies à bord

On attend Mercedes au niveau du confort de conduite et de vie à bord. Là aussi, le constructeur de Stuttgart ne déçoit pas, avec une douceur permettant d’aligner les kilomètres en toute quiétude. Le fin réglage des ADAS, notamment la conduite semi-autonome de niveau 2, rend la vie encore plus facile derrière le volant. Mais comme nous aimons tout de même prendre les commandes sur ces routes tortueuses du Pays basque, nous nous en sommes remis à notre talent. La régénération est réglable avec les palettes derrière le volant, ce qui est un vrai point fort. Néanmoins, il semble manquer un niveau intermédiaire. Peut-être sommes-nous un peu trop tatillons.

Il existe bel et bien un mode baptisé « Sport ». Soyons clairs, cela signifie qu’il booste son dynamisme, en particulier sa réactivité. Les suspensions pilotées se raffermissent aussi, mais de manière plus subtile pour préserver un minimum de confort à bord. On ne bouscule pas sans ménagement ses passagers dans une Mercedes, surtout lorsqu’il ne s’agit pas d’une AMG, et encore moins pour un modèle familial. Toujours est-il que la conduite électrique renforce nettement le sentiment de douceur, grâce à l’absence d’à-coups et de sensations parasites propres à un SUV compact thermique, même hybridé.

Dès 46 950 €

Le nouveau Mercedes GLB, pour rappel également disponible en hybride, ne s’avère pas vraiment bon marché, ce qui n’a rien de surprenant. Pour rassurer ses propriétaires, même en occasion, la batterie est garantie 8 ans ou 160 000 kilomètres. Les tarifs démarrent à 46 950 €, l’électrique à 55 900 €. Le 350 4Matic réclame au moins 61 100 €, 65 900 € en finition AMG Line, auxquels il faut ajouter bien sûr quelques options, dont certaines, selon nous, indispensables, comme l’adaptateur pour bornes 400 V à 700 €, et le pack Premium Plus, particulièrement valorisant avec les technologies qu’on apprécie.

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Kia profite de l’essor des hybrides et des véhicules électriques

2 juillet 2026 à 04:09

Kia affiche une croissance mondiale malgré le ralentissement du marché grâce à la forte demande de véhicules électriques et hybrides.

Alors que le marché automobile mondial traverse une période de ralentissement, Kia affiche une dynamique inverse en enregistrant une progression de ses ventes et de sa part de marché. Le constructeur sud-coréen attribue cette performance à une demande soutenue pour les véhicules électriques en Europe et les modèles hybrides aux États-Unis, dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre en Iran. Selon son directeur général, Song Ho-sung, cette tendance pourrait se prolonger même après la fin du conflit, les prix du pétrole devant rester élevés pendant un certain temps. Cette évolution renforce l’intérêt des consommateurs pour des motorisations plus sobres et accélère la transformation du marché automobile mondial.

Kia progresse malgré le recul du marché mondial

Entre janvier et mai, la demande mondiale de véhicules a reculé d’environ 5 %, mais Kia a réussi à faire progresser ses ventes de plus de 4 %. Cette performance permet au constructeur d’augmenter sa part de marché mondiale, désormais supérieure à 4 %, selon les déclarations de son directeur général à l’occasion du Busan Mobility Show.

Pour Kia, cette croissance repose principalement sur l’évolution des attentes des automobilistes face à la hausse des coûts des carburants. La flambée des prix de l’essence favorise les véhicules électriques sur le marché européen tandis que les hybrides séduisent davantage les acheteurs américains. Le constructeur estime que cette tendance devrait perdurer, même si les tensions géopolitiques venaient à s’apaiser, en raison de prix du pétrole qui pourraient rester durablement élevés.

Cette évolution constitue un levier favorable pour les constructeurs disposant d’une gamme électrifiée diversifiée. Kia mise ainsi sur l’élargissement de son offre afin de répondre aux nouvelles attentes en matière de mobilité, d’efficience énergétique et de performances.

L’Europe et les États-Unis soutiennent la croissance du constructeur

Le marché européen apparaît comme l’un des principaux moteurs de cette progression. En mai, les ventes de Kia y ont augmenté de plus de 10 %, soutenues par un déploiement élargi de véhicules électriques destinés au grand public. Cette performance intervient pourtant dans un environnement concurrentiel renforcé, marqué notamment par la montée en puissance des constructeurs chinois. Selon Song Ho-sung, les mesures tarifaires mises en place par l’Union européenne ont toutefois partiellement limité leur progression.

Aux États-Unis, la stratégie repose davantage sur les modèles hybrides. Kia continue d’y enregistrer une demande soutenue grâce au renforcement de cette gamme, notamment avec le SUV Telluride. Le constructeur prévoit également de lancer un nouveau pick-up de taille moyenne afin d’élargir son offre. Son objectif est de disposer de huit modèles hybrides d’ici 2030 sur le marché américain.

Cette politique d’investissement traduit la volonté de Kia de renforcer sa présence sur les principaux marchés internationaux en adaptant son portefeuille de véhicules aux spécificités régionales. Entre électrification, hybridation, SUV et futurs utilitaires, le constructeur cherche à consolider sa compétitivité dans un secteur en pleine mutation.

Les véhicules utilitaires personnalisés au cœur de la stratégie future

Au-delà des véhicules particuliers, Kia prépare également une nouvelle phase de développement avec les véhicules conçus sur mesure, destinés principalement aux professionnels et aux gestionnaires de flottes.

Le constructeur souhaite transformer le marché des véhicules utilitaires grâce à des fourgonnettes commerciales modulaires et définies par logiciel. Jusqu’à présent, les entreprises achetaient généralement des véhicules standards avant de les faire modifier par des sociétés spécialisées. Selon Song Ho-sung, cette organisation engendre des coûts supplémentaires, des inefficacités industrielles ainsi qu’un gaspillage de composants lorsque certaines pièces neuves sont retirées afin d’adapter le véhicule aux besoins du client.

Kia entend intégrer directement ces personnalisations au sein de ses propres chaînes de production. Cette approche doit permettre de réduire les coûts pour les clients tout en limitant les déchets industriels. Après le lancement du modèle PV5, le constructeur prévoit le déploiement progressif des plateformes PV7 puis PV9. L’objectif annoncé est de proposer plus de 40 variantes commerciales adaptées aux différents marchés et usages professionnels.

Pour Kia, ces véhicules conçus sur mesure représentent une nouvelle étape dans son développement. Le constructeur estime que cette approche permettra d’améliorer l’expérience des clients professionnels en proposant des véhicules directement adaptés à leurs besoins opérationnels dès leur sortie d’usine.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats présentés par Kia illustrent la capacité du constructeur à tirer parti de l’évolution de la demande vers les motorisations électrifiées malgré un marché mondial en recul. L’Europe et les États-Unis apparaissent comme les principaux moteurs de cette croissance, chacun avec des attentes différentes entre véhicules électriques et hybrides. En parallèle, la stratégie autour des véhicules utilitaires personnalisés constitue un axe de développement clairement identifié. Les déclarations de la direction traduisent une volonté de poursuivre cette diversification, sans que des résultats commerciaux futurs soient encore avancés.

Crédit illustration : Kia.

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