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La suspension oléopneumatique fait son retour chez DS, sur la nouvelle voiture présidentielle

14 juillet 2026 à 19:05
La DS N°7 Elysée, première voiture 100% électrique pour la Présidence Française présentée le 14 juillet 2026.

Présentée lors du défilé du 14 juillet 2026, la DS N°7 ÉLYSÉE rejoint le parc automobile de la Présidence de la République. Basée sur la DS N°7 AWD Long Range, elle devient, ainsi, la première voiture officielle 100 % électrique de l’Élysée et renoue avec une technologie disparue depuis des années chez Citroën/DS : la suspension oléopneumatique.

Une voiture blindée à empattement allongé

La DS N°7 ÉLYSÉE est équipée d’un blindage intégral (made in Lamballe-Armor chez Centigon (ex-Labbé), conforme aux exigences de la Présidence de la République. Son empattement a été rallongé de 25 centimètres par rapport à une DS N°7 de série, ce qui augmente l’espace à l’arrière du véhicule.

Les trains roulants ont été adaptés en conséquence, avec une suspension oléopneumatique développée et réglée en France chez Nimbus. Cette suspension sur-mesure doit évidemment être adaptée au poids conséquent (non indiqué) d’une voiture blindée.

Le véhicule reçoit aussi des équipements spécifiques aux voitures présidentielles : porte-fanions amovibles, signalisations lumineuses particulières et dispositifs de sécurité embarqués. La face avant lumineuse affiche les trois couleurs de la république française.

Un espace arrière aménagé comme un bureau

L’arrière du véhicule a été réaménagé pour servir de poste de travail mobile. Les vitres latérales arrière disposent d’un réglage de surteintage, permettant de faire varier leur opacité selon les situations.

Une teinte et un éclairage aux couleurs nationales

La carrosserie adopte une teinte spécifique baptisée Bleu Liberté. La calandre éclairée s’illumine en bleu, blanc et rouge, une couleur reprise sur l’emblème de capot, le liséré du coffre et les centres de roues.

Un intérieur en cuir, Alcantara et bois de frêne

L’habitacle associe un ciel de pavillon gris clair en Alcantara à des sièges et panneaux de portes en cuir Nappa et Alcantara bleu. La planche de bord comporte un décor en bois de frêne gravé au laser, représentant Marianne. Le volant et les aérateurs portent des motifs guillochés. Des broderies « RF » et des surpiqûres de couleur or complètent la finition.

Fabrication répartie sur plusieurs régions françaises

Le blindage et l’aménagement du véhicule ont été réalisés en Bretagne, chez Centigon. La batterie provient des Hauts-de-France, produite par ACC. Les moteurs électriques sont fabriqués dans le Grand-Est, les suspensions développées en Occitanie, et le système audio conçu en Auvergne-Rhône-Alpes.

Ainsi, comme souvent chez DS Automobiles, on met en avant le made in France qu’il soit artisanal ou industriel d’exception. Forcément, c’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un véhicule pour la Présidence

350 chevaux et une batterie de 97,2 kWh

Le véhicule embarque une motorisation électrique E-TENSE de 350 chevaux, alimentée par une batterie de 97,2 kWh. Deux moteurs électriques transmettent la puissance aux quatre roues.

En revanche, motus sur l’autonomie. Et pour cause, le véhicule rallongé de 25 cm et blindé, doit dépasser les 3,5 tonnes. Le DS N°7 « d’origine » pèse 2 252 kg pour 679 km WLTP. Ici, on doit plutôt être proche des 300 km.

Une histoire de plusieurs décennies avec l’Élysée

Depuis la DS 19 utilisée par le général de Gaulle, plusieurs générations de DS et de SM ont accompagné la Présidence de la République, notamment via des carrosseries réalisées par Chapron. En mai 2025, la DS N°8 PRÉSIDENTIELLE avait déjà servi de véhicule de parade lors des commémorations du 8 mai.

Ici, le véhicule arborait une plaque de la Présidence : « 7 PR 75 » comme la N°8 Présidentielle arborait la plaque « 8 PR 75 ». L’Elysée a 9 plaques « X PR 75 » toujours au format FNI qui peuvent être attribuées indifféremment aux véhicules officiels.

Une publicité mondiale avant les livraisons

Les constructeurs nationaux sont souvent en concurrence pour fournir l’Elysée en véhicule officiel. En effet, il faut dire que le véhicule est en mondiovision lors du 14 juillet et sur des millions de photos publiées. Le coup de publicité est immédiat.

D’ailleurs, pour DS Automobiles, la présentation de la DS N°7 ÉLYSÉE précède l’arrivée du modèle de série, la DS N°7. Disponible à la commande depuis plusieurs semaines, il sera lancé commercialement en septembre.

Il existera en version 100 % électrique, avec une autonomie annoncée jusqu’à 740 km en cycle mixte WLTP, et en version hybride, avec des émissions à partir de 120 g de CO2/km. Le modèle intègre des systèmes d’aide à la conduite (DS DRIVE ASSIST 2.0), une caméra de vision nocturne (DS NIGHT VISION), un affichage tête haute étendu ainsi qu’un système de connectivité. En revanche, pas de suspension oléopneumatique sur ces modèles de série. Dommage non ?

La DS N°7 Elysée, première voiture 100% électrique pour la Présidence Française présentée le 14 juillet 2026.

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Renntech Sledgehammer : la démesure des années 80 revisitée

14 juillet 2026 à 15:42

La « SEC V12 Widebody Sledgehammer » est un restomod exclusif produit à seulement douze exemplaires, inspiré par les AMG les plus folles des années 1980. Oubliez la turbocompression, l’hybridation et l’électrification : ici, on replonge dans une époque où les problématiques de downsizing, de maîtrise des émissions et de consommation n’existaient pas.   

Une SEC réinventée

Renntech ravive une  icône des années 80, la décennie de la démesure décomplexée. Conçue juste avant le rachat d’AMG par Mercedes-Benz, cette AMG Hammer était une W124 au V8 profondément retravaillé, capable de rivaliser avec les Ferrari de son époque. 

L’idée était alors totalement saugrenue : prendre une grande routière Mercedes et la transformer en supercar brutale sans perdre son raffinement. La Sledgehammer, le “marteau-pilon”, reprend cet esprit, jusque dans son nom. 

La base est une Mercedes 560 SEC (C126), mais pratiquement tout est revu : coque restaurée, voies élargies, carrosserie “widebody” , suspension moderne, freinage carbone-céramique, habitacle réalisé à la demande du client et fabrication artisanale. 

Le design reprend la philosophie Hammer de l’époque : un aspect intimidant, mais sobre sans sacrifier l’efficience aérodynamique.  

Un V12 mythique

La AMG Hammer des années 80 embarquait un V8 issu des Classe S et coupés 560 SEC W126. AMG l’avait réalésé à près de 6 litres avec 32 soupapes et une injection mécanique K-Jetronic. Il développait 385 ch à 5 700 tr/mn, un sacré niveau à cette époque !

La Renntech Sledgehammer bascule vers le V12, et pas n’importe lequel :  Le V12 M120. Apparu en 1991 sur la Classe S W140, c’est l’un des moteurs les plus emblématiques de Mercedes. Entièrement en aluminium, doté de quatre arbres à cames et 48 soupapes, réputé pour sa robustesse et son potentiel de préparation, il développe à l’origine 408 ch et 580 Nm dans la S600. Il est ensuite décliné en de nombreuses cylindrées, servant de base aux AMG 7.3 litres, au bloc de la CLK GTR et même aux premières Pagani Zonda, dont la sonorité est devenue légendaire. 

Le flacon nostalgique, l’ivresse moderne

RENNtech reconstruit intégralement le M120 avec vilebrequin et pistons forgés, des bielles en titane, des culasses usinées CNC, des arbres à cames spécifiques et une admission optimisée. La cylindrée atteint 7,5 litres. La puissance est annoncée à 660 ch pour 881 Nm.

La boîte manuelle est installée avec une architecture transaxle, qui doit améliorer la répartition des masses et transformer le comportement dynamique. Avec ses suspensions entièrement revues, des amortisseurs réglables et un freinage digne d’une supercar, la Sledgehammer promet une expérience de conduite complète. Avec un prix qui fera lui aussi, sans doute, l’effet d’un coup de massue…

Fiche technique 

Caractéristique 
Base Mercedes 560 SEC (C126) 
Moteur V12 Mercedes M120 
Cylindrée 7,5 L 
Puissance 660 ch 
Couple 881 Nm 
Transmission Boîte manuelle transaxle 
Production 12 exemplaires 

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Porsche recule de 16 % au premier semestre 2026

14 juillet 2026 à 14:12

Porsche voit ses livraisons baisser de 16 % en 2026, pénalisées par la Chine, les États-Unis et l’évolution de sa gamme.

Porsche AG a enregistré un recul de ses livraisons mondiales au premier semestre 2026. Le constructeur automobile allemand a livré 122 306 véhicules sur les six premiers mois de l’année, soit une baisse de 16 % par rapport à la même période précédente. Cette diminution s’explique principalement par les difficultés rencontrées sur plusieurs marchés stratégiques, notamment en Chine et en Amérique du Nord. Le constructeur évoque également l’impact de la fin des crédits d’impôt américains pour les véhicules électriques ainsi que les évolutions de sa gamme de modèles.

Malgré cette baisse des volumes commerciaux, Porsche indique que ses résultats restent conformes aux attentes internes. Matthias Becker, membre du conseil d’administration chargé des ventes, estime que la marque évolue dans un contexte plus difficile mais en ligne avec ses prévisions.

La Chine et les États-Unis pèsent sur les ventes Porsche

Les performances commerciales de Porsche ont été affectées dans plusieurs régions du monde au cours du premier semestre 2026. Le constructeur allemand a enregistré une baisse de ses livraisons dans l’ensemble des zones géographiques, avec un total de 122 306 véhicules remis aux clients.

La Chine constitue l’un des principaux points de pression pour la marque premium allemande. Les livraisons y ont diminué de près d’un tiers par rapport à la même période de l’année précédente. Porsche explique cette évolution par un « marché difficile » et par une stratégie davantage orientée vers des ventes axées sur la valeur.

Le marché chinois représente un enjeu majeur pour les constructeurs automobiles haut de gamme, mais Porsche doit actuellement composer avec un environnement moins favorable. La baisse des volumes dans cette région contribue fortement au recul global enregistré au premier semestre.

L’Amérique du Nord, qui reste la plus grande région commerciale de Porsche, a également enregistré une diminution des livraisons. Les volumes y ont reculé de 13 % sur les six premiers mois de l’année. Le constructeur attribue notamment cette évolution à l’expiration des crédits d’impôt américains destinés aux véhicules électriques.

En Europe, hors Allemagne, les livraisons ont diminué de 14 %. Ces résultats montrent que le recul de Porsche ne se limite pas à un seul marché, mais concerne plusieurs zones importantes pour son activité automobile mondiale.

Une gamme automobile en pleine évolution

Au-delà des conditions économiques et commerciales, Porsche doit également gérer une période de transition liée à l’évolution de sa gamme de véhicules. Le constructeur indique que l’arrêt des modèles 718 équipés de moteurs thermiques a pesé sur les chiffres du premier semestre 2026.

Cette décision intervient dans un contexte de transformation de l’industrie automobile, marqué par le développement des véhicules électriques et l’adaptation progressive des catalogues des constructeurs. Porsche poursuit ainsi l’évolution de son offre tout en devant maintenir l’attractivité de ses modèles auprès de sa clientèle traditionnelle.

Le constructeur souligne également l’effet de comparaison défavorable lié au Macan entièrement électrique. Ce modèle avait bénéficié d’une période particulièrement forte l’année précédente, ce qui rend les résultats du premier semestre 2026 moins favorables en comparaison.

Le Macan électrique occupe une place importante dans la stratégie de Porsche autour de l’électrification. Toutefois, les chiffres de livraison doivent être analysés en tenant compte du renouvellement progressif de l’offre et des variations importantes liées aux lancements ou aux arrêts de modèles.

Pour une marque spécialisée dans les véhicules sportifs et premium, la transition vers de nouvelles motorisations représente un défi industriel et commercial. Porsche doit conserver son image de constructeur performant tout en répondant aux évolutions du marché automobile mondial.

Porsche maintient ses objectifs malgré le recul

Malgré une baisse de 16 % des livraisons au niveau mondial, Porsche estime que la situation reste conforme à ses attentes. Matthias Becker, responsable des ventes au sein du conseil d’administration, reconnaît que les volumes sont inférieurs à ceux de l’année précédente, tout en indiquant qu’ils correspondent aux prévisions établies par l’entreprise.

Le constructeur allemand doit désormais composer avec plusieurs facteurs simultanés : ralentissement du marché chinois, évolution des aides publiques aux véhicules électriques aux États-Unis, renouvellement de certains modèles et transformation progressive de sa gamme.

Ces éléments illustrent les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux constructeurs automobiles premium dans une période de transition. Les marques doivent ajuster leurs stratégies commerciales tout en investissant dans de nouvelles technologies et en maintenant leurs niveaux de rentabilité.

Porsche devra donc surveiller l’évolution de ses principaux marchés dans les prochains mois, notamment la Chine et l’Amérique du Nord, tout en poursuivant l’adaptation de son portefeuille de véhicules. Les résultats du premier semestre 2026 traduisent une phase de réajustement pour le constructeur allemand, davantage liée aux changements du marché et de son offre qu’à un simple recul de la demande mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des livraisons de Porsche au premier semestre 2026 reflète plusieurs facteurs identifiés par le constructeur, notamment la situation en Chine, l’évolution du marché américain et les changements dans la gamme de modèles. Les chiffres montrent également l’impact des transitions liées aux motorisations et aux politiques d’aide aux véhicules électriques. Porsche indique toutefois que ces résultats restent conformes à ses attentes internes. La prochaine évolution des ventes dépendra notamment de la capacité de la marque à accompagner le renouvellement de son offre automobile.

Crédit illustration : Porsche.

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MG multiplie les nouveautés pour l’Europe

14 juillet 2026 à 14:11

Désireuse de vanter ses origines britanniques, MG a transformé le Festival of Speed de Goodwood en véritable tribune. Ma marque y a annoncé un vaste programme de nouveautés en Europe pour l’année prochaine. Une offensive qui couvrira tous les segments, en électrique comme en hybride rechargeable.

On attendait de pied ferme la nouvelle petite citadine électrique de MG. C’est pour le moment encore un simple concept, qui répond au nom de MG Go! qui a été dévoilé. Sous le vernis de concept façon voiture de rallye, on y découvre une voiture qui se pare d’un style un peu plus sexy que la cousine MG 3 Hybrid+, dont elle sera l’équivalent électrique.

Le constructeur évoque une inspiration de la MG B GT qui se limite probablement à la disposition des phares et des feux dans le prolongement de l’épaulement des ailes. Soit… Quant à la référence à l’Austin Metro Turbo, on la cherche encore.

La surprise du chef est l’apparition du concept MG Cyber. Si le nom entend se positionner dans la lignée du roadster Cyberster, il s’agit ici bel et bien d’un SUV. Déjà accusé par les médias chinois de copier la Xiaomi SU7 avec sa nouvelle MG 7, MG récidive avec un clone du YU7. Jusqu’à la couleur. Pour sa défense, MG est loin d’être la seule marque chinoise à copier sans vergogne les succès des autres…

Ce grand crossover électrique devrait arriver l’année prochaine en Europe. Il sera vraisemblablement accompagné du break MG. Tous deux inaugureront quelques technologies dans la gamme européenne, comme la conduite semi-autonome de point à point NOA (Navigate On Autopilot).

En complément de ces deux concepts bien visibles, MG a également confirmé le lancement l’année prochaine d’une nouvelle motorisation hybride rechargeable. Elle fera ses débuts à bord du plus petit MG ZS, qui deviendra un rival direct du BYD Atto2. Mais l’offre s’enrichira par ailleurs de trois nouveaux SUV hybrides rechargeables. Ces derniers qui associeront cette nouvelle mécanique à des batteries de type semi-solide. Ce sera une première mondiale pour un véhicule hybride.

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Polestar réduit ses ambitions après le recul des ventes

14 juillet 2026 à 12:12

Polestar voit ses ventes trimestrielles reculer et prépare son retrait du marché américain tout en renforçant l’Europe.

Polestar traverse une période de transition stratégique alors que le constructeur suédois de véhicules électriques doit faire face à une baisse de ses volumes de ventes et à une sortie prochaine du marché américain. L’entreprise a annoncé une diminution de 4 % de ses ventes trimestrielles, quelques semaines après une décision des autorités américaines qui doit empêcher la commercialisation de ses véhicules aux États-Unis à partir de l’année-modèle 2027. Dans un contexte de demande mondiale incertaine pour les voitures électriques, Polestar réoriente progressivement ses priorités vers l’Europe, son principal marché, tout en adaptant sa gamme avec des modèles actualisés.

Polestar confronté à une sortie du marché américain

Le constructeur automobile suédois Polestar a annoncé avoir livré 17 296 véhicules au deuxième trimestre, contre 18 026 voitures sur la même période l’année précédente. Cette baisse intervient alors que la marque prépare une évolution majeure de sa présence internationale.

Le mois dernier, Polestar est devenu le premier constructeur automobile à être exclu du marché américain dans le cadre du durcissement des règles de Washington concernant les véhicules associés à la Chine. L’entreprise s’est vu refuser une autorisation dans le cadre de la réglementation sur les véhicules connectés, une décision qui doit empêcher ses activités commerciales aux États-Unis à partir de l’année-modèle 2027.

Cette situation concerne Polestar alors que Volvo Cars, également détenu majoritairement par le groupe chinois Geely Holding, a obtenu une approbation. Cette différence de traitement intervient dans un contexte où les autorités américaines renforcent leur contrôle sur certains liens entre les constructeurs automobiles et la Chine, notamment dans le domaine des technologies embarquées et des véhicules connectés.

Le directeur général de Polestar, Michael Lohscheller, a déclaré que l’entreprise n’était pas satisfaite de devoir quitter le marché américain. Il a toutefois précisé que cette activité n’était pas rentable pour le constructeur. Selon lui, le marché américain présente un potentiel important, mais il nécessite également des investissements minimums en ressources que Polestar ne souhaite désormais plus engager dans les conditions actuelles.

La marque prévoit néanmoins de poursuivre certaines activités aux États-Unis. Elle continuera à vendre les stocks existants des modèles Polestar 3 et Polestar 4, maintiendra l’accès à son réseau de services et restera présente sur le marché des véhicules d’occasion.

L’Europe devient le principal relais de croissance

Face à une demande mondiale moins prévisible pour les véhicules électriques, Polestar concentre désormais davantage ses efforts sur le marché européen. Celui-ci représentait 80 % des ventes du constructeur au premier semestre de l’année.

Cette réorientation traduit une volonté d’adapter la stratégie commerciale de la marque aux marchés où elle dispose actuellement d’une présence plus importante. Alors que le secteur automobile électrique connaît une phase de ralentissement dans certaines régions, les constructeurs cherchent à ajuster leurs investissements, leur production et leur offre commerciale.

Polestar a également choisi de moderniser ses modèles existants plutôt que de développer immédiatement de nouveaux véhicules entièrement inédits. L’entreprise a annoncé en février des versions actualisées de ses modèles les plus vendus, le Polestar 2 et le Polestar 4, dont les évolutions sont prévues au cours de l’année prochaine.

Cette stratégie vise à maintenir l’attractivité de la gamme actuelle tout en limitant les investissements nécessaires au lancement de nouveaux modèles. Pour un constructeur spécialisé dans les véhicules électriques premium, le renouvellement régulier des modèles représente un enjeu important afin de rester compétitif face aux autres marques du segment.

Un constructeur électrique contraint d’adapter sa stratégie

La baisse des ventes trimestrielles illustre les difficultés rencontrées par Polestar dans un marché des véhicules électriques devenu plus concurrentiel. Le constructeur doit composer avec un environnement marqué par une demande internationale incertaine, des contraintes réglementaires et la nécessité de maîtriser ses dépenses.

La décision de quitter progressivement le marché américain constitue un changement majeur pour la marque, qui y voyait auparavant une opportunité commerciale. Toutefois, la direction estime désormais que les conditions économiques ne permettent pas de maintenir une activité rentable dans cette région.

En parallèle, Polestar continue de s’appuyer sur ses modèles existants afin de préserver ses volumes de ventes. Les Polestar 2 et Polestar 4 restent au centre de la stratégie commerciale du constructeur, qui mise sur leur actualisation pour soutenir la demande.

Le groupe poursuit donc une transformation de son organisation autour de plusieurs axes : concentration géographique sur l’Europe, adaptation de la gamme automobile et maintien des services destinés aux clients déjà équipés. Cette évolution intervient alors que les acteurs de la voiture électrique cherchent à trouver un équilibre entre croissance, rentabilité et investissements technologiques.

Avec 17 296 véhicules vendus au deuxième trimestre, Polestar affiche un recul limité par rapport à l’année précédente, mais doit désormais gérer une nouvelle phase de développement. La capacité de la marque à renforcer sa présence européenne et à valoriser ses modèles actualisés sera un élément déterminant pour la suite de son parcours dans l’industrie automobile électrique.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation de Polestar illustre les défis auxquels certains constructeurs de véhicules électriques sont confrontés dans un marché devenu plus complexe. Le recul des ventes trimestrielles intervient dans un contexte marqué par une réorganisation géographique et une évolution réglementaire aux États-Unis. La marque privilégie désormais l’Europe et l’actualisation de ses modèles existants plutôt que le lancement immédiat de nouveaux véhicules. Les prochaines évolutions commerciales permettront de mesurer l’efficacité de cette nouvelle orientation stratégique.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

14 juillet 2026 à 11:20
Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Votre voiture ne dispose pas de Bluetooth intégré ? Un transmetteur FM Bluetooth branché sur l’allume-cigare suffit à moderniser n’importe quel autoradio en quelques secondes. Ce comparatif analyse cinq modèles sélectionnés selon la stabilité de la connexion, la qualité des appels mains libres et la vitesse de charge.

Comment choisir son transmetteur FM Bluetooth pour voiture ?

Des millions de véhicules en circulation en France datent d’avant 2015 et ne proposent ni Bluetooth intégré, ni prise AUX, ni port USB sur l’autoradio. Pour les conducteurs de berlines familiales, de fourgonnettes ou de voitures de collection, le transmetteur FM Bluetooth reste la solution la plus simple et la moins coûteuse pour diffuser de la musique et passer des appels en toute sécurité. Le principe est immuable : le boîtier se branche sur la prise allume-cigare 12 V (ou 24 V pour les véhicules utilitaires), s’appaire avec le smartphone en Bluetooth, puis réémet le signal audio sur une fréquence FM libre que l’autoradio capte comme une station ordinaire.

Avant de comparer les modèles, trois critères méritent une attention particulière.

  • La version Bluetooth : le Bluetooth 5.3, présent sur plusieurs modèles de ce comparatif, offre une portée accrue, une latence réduite et une meilleure résistance aux interférences par rapport aux versions 4.x encore largement commercialisées. Pour un trajet domicile-travail avec le téléphone dans la poche ou posé sur le siège passager, la différence est perceptible dès les premiers kilomètres.
  • La réduction de bruit CVC : la technologie CVC (Clear Voice Capture) filtre les bruits de route, de ventilation et de trafic urbain avant de les transmettre à votre interlocuteur. Elle est indispensable pour les appels professionnels passés sur autoroute ou dans les embouteillages parisiens.
  • La charge rapide simultanée : en voyage en famille, plusieurs appareils doivent se recharger en même temps. Un port USB-A QC3.0 (18 W) combiné à un port USB-C PD (30 W) permet de recharger un smartphone Android de 0 à 80 % en moins de trente minutes, sans sacrifier la connexion audio.

La facilité d’installation est également un avantage décisif : tous les modèles présentés ici fonctionnent en plug & play, sans aucun outil ni modification électrique du véhicule. Pour les familles qui partent en road-trip ou les grands voyageurs qui enchaînent les kilomètres sur l’A7 ou l’A10, un transmetteur FM fiable remplace avantageusement un autoradio neuf dont le remplacement coûte plusieurs centaines d’euros. Ce guide classe les produits du meilleur rapport qualité-prix au plus premium.

1Mohard Bluetooth 5.3 FM Transmitter Tout Métal – 22,49 €

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Le Mohard se présente comme le meilleur rapport qualité-prix de ce comparatif. À 22,49 €, il réunit dans un boîtier compact en alliage de zinc un Bluetooth 5.3, une charge rapide double port (USB-A QC3.0 18 W + USB-C PD 30 W) et une suppression de bruit CVC, trois critères que l’on trouve habituellement sur des références plus onéreuses. La construction entièrement métallique n’est pas qu’un argument esthétique : elle dissipe la chaleur produite par la charge rapide bien plus efficacement qu’un boîtier en plastique, ce qui réduit le risque de surchauffe lors des longs trajets estivaux.

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Une connexion stable pour les trajets quotidiens

Le Bluetooth 5.3 garantit un appairage rapide et une stabilité de signal appréciable, même dans les zones urbaines denses où les interférences Wi-Fi et Bluetooth sont nombreuses. Le transmetteur mémorise le dernier appareil connecté et se reconnecte automatiquement au démarrage du véhicule, une commodité appréciée lors des trajets domicile-travail répétitifs. La diffusion de la navigation GPS et de l’assistant vocal (Siri, Google Assistant) fonctionne sans interruption, ce qui en fait un compagnon pratique pour les chauffeurs utilisant Waze ou Google Maps au quotidien.

Appels mains libres et surveillance de la batterie

Le microphone intégré à haute sensibilité combiné à la technologie CVC produit des appels clairs, y compris sur autoroute à 130 km/h fenêtres entrouvertes. Un anneau lumineux bleu encercle le boîtier, utile pour localiser le transmetteur rapidement dans un habitacle sombre, et la fonction de surveillance de la tension du véhicule alerte en cas de batterie faible. Ce modèle convient parfaitement aux professionnels qui passent de nombreux appels en voiture et aux familles recherchant une solution fiable pour les vacances.

CaractéristiqueDétail
Version Bluetooth5.3
Charge rapideUSB-C PD 30 W + USB-A QC3.0 18 W
Réduction de bruitCVC intégrée
Matériau du boîtierAlliage de zinc (tout métal)
Fonctions supplémentairesSurveillance tension batterie, anneau lumineux bleu

2LENCENT T25 Bluetooth Car FM Transmitter – 17,90 €

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Le LENCENT T25 est le modèle le plus accessible de ce comparatif à 17,90 €. Il mise sur la polyvalence des sources audio : Bluetooth, clé USB (jusqu’à 32 Go) et carte micro SD (jusqu’à 32 Go), avec une compatibilité étendue aux formats WMA, MP3, WAV, APE et FLAC. Deux ports USB 5 V (2,4 A et 1 A) permettent de recharger deux appareils simultanément, même si la charge reste standard, sans QC ni PD.

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Ce transmetteur conviendra aux conducteurs à budget serré ou à ceux qui souhaitent avant tout diffuser des fichiers musicaux stockés localement sans dépendre d’une connexion smartphone. Sa principale limite réside dans l’absence de charge rapide, un point à considérer sérieusement pour les longs trajets avec des smartphones modernes énergivores.

CaractéristiqueDétail
Version BluetoothNon précisée (compatible large gamme)
Charge2× USB 5 V (2,4 A et 1 A) – charge standard
Sources audioBluetooth, clé USB, carte micro SD
Formats audioMP3, WMA, WAV, APE, FLAC
Réduction de bruitCVC (bruit et vent)

3Gizmovine Bluetooth 5.3 FM Transmitter PD 30 W – 11,95 €

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

À 11,95 €, le Gizmovine est le modèle le plus abordable du comparatif, et il ne démérite pas pour autant. Il embarque un Bluetooth 5.3 et une double charge rapide USB-C PD 30 W et USB-A QC 18 W, des performances que l’on retrouve sur des produits deux fois plus chers. Son positionnement tarifaire en fait une option sérieuse pour les automobilistes qui cherchent à moderniser un vieux véhicule sans engagement financier important.

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Boost basses et lecture USB locale

Une touche dédiée permet d’amplifier les basses instantanément, une option apréciée par les amateurs de musique qui trouvent le rendu FM parfois trop neutre sur les vieilles colonnes de porte. Le transmetteur accepte les clés USB jusqu’à 64 Go (contre 32 Go pour le LENCENT), ce qui représente une capacité de stockage confortable pour plusieurs milliers de titres en MP3 ou WAV. En revanche, le format FLAC n’est pas mentionné dans les spécifications, ce qui peut décevoir les audiophiles.

Appels mains libres et compatibilité 12 V / 24 V

Le microphone intégré avec réduction de bruit CVC améliore la clarté vocale de 60 % selon le fabricant, et la commande d’appel en un clic (appui court pour décrocher, appui long pour raccrocher, double clic pour rappeler) est intuitive sans quitter le volant des yeux. La compatibilité avec les véhicules en 12 V et 24 V élargit son usage aux fourgonnettes et aux camping-cars, un avantage non négligeable pour les familles en road-trip. La mémoire de configuration en cas de coupure d’alimentation évite de reconfigurer la fréquence FM à chaque démarrage. Sa principale limite reste l’absence d’écran d’affichage dédié pour la fréquence FM, ce qui oblige à paramétrer manuellement la correspondance entre le transmetteur et l’autoradio lors de la première utilisation.

CaractéristiqueDétail
Version Bluetooth5.3
Charge rapideUSB-C PD 30 W + USB-A QC 18 W
Stockage USBClé USB jusqu’à 64 Go
Compatibilité véhicule12 V et 24 V
Fonctions supplémentairesBoost basses, affichage tension, mémoire configuration

4SONRU Bluetooth 5.3 FM Transmitter PD3.0 30 W – 25,99 €

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Le SONRU se positionne dans le segment intermédiaire-haut à 25,99 €. Il partage avec le Mohard et le Gizmovine le Bluetooth 5.3 et la double charge rapide USB-C PD3.0 30 W et USB-A QC3.0 18 W, mais y ajoute deux caractéristiques distinctives : une source audio supplémentaire via câble AUX 3,5 mm et une illumination ambiante à sept couleurs sélectionnables. Ce dernier point peut paraître anecdotique, mais il trouve son utilité lors des trajets nocturnes avec des enfants à bord.

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Trois modes de lecture et polyvalence des sources

Le SONRU accepte la connexion Bluetooth, la carte TF (microSD) et le câble AUX, ce qui couvre pratiquement tous les scénarios d’usage. Un voyageur qui loue un véhicule sans Bluetooth peut y connecter son lecteur MP3 ou son ancien iPod via AUX, là où les autres modèles du comparatif dépendent exclusivement du Bluetooth ou d’un support de stockage USB. Cette polyvalence en fait un bon compagnon de voyage international.

Installation flexible et affichage de tension

Le SONRU se distingue également par ses deux modes de fixation : sur la grille de ventilation via un clip orientable, ou sur le tableau de bord via un support adhésif. Un câble d’alimentation de 1,1 mètre offre une liberté de positionnement utile dans les habitacles larges. L’affichage numérique LED indique la tension de la batterie du véhicule en temps réel, une information précieuse pour les conducteurs de véhicules anciens dont la batterie approche de la fin de sa vie. La reconnexion automatique au dernier appareil appairé et la compatibilité avec Siri et Google Assistant complètent un profil technique bien équilibré. Sa limite principale réside dans l’absence d’écran couleur et dans un boîtier en plastique qui dissipe moins bien la chaleur qu’une coque métallique lors de charges prolongées en été.

CaractéristiqueDétail
Version Bluetooth5.3
Charge rapideUSB-C PD3.0 30 W + USB-A QC3.0 18 W
Sources audioBluetooth, carte TF, AUX 3,5 mm
FixationGrille de ventilation ou tableau de bord (adhésif)
Éclairage ambiant7 couleurs sélectionnables

5Nulaxy KM30 Bluetooth FM Transmitter – 26,99 €

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Le Nulaxy KM30 est le modèle le plus premium de ce comparatif à 26,99 €. Sa caractéristique la plus visible est son écran couleur de 4,6 cm (1,8 pouce) qui affiche simultanément la tension de la batterie, le volume, le canal FM, le nom de la piste en cours et la durée de la chanson. Cet écran réactif à la musique (les couleurs battent au rythme de l’audio) apporte une interface bien plus lisible que les simples LED des autres modèles, un avantage concret lors de la recherche d’une fréquence FM libre sur une nouvelle route.

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Quatre sources audio et réglages aigus/graves

Le KM30 accepte quatre modes de lecture : Bluetooth, carte MicroSD, clé USB et entrée AUX. Deux boutons physiques distincts permettent de basculer entre les modes aigus et graves, offrant un contrôle tonal direct sans passer par l’application du smartphone. Cette fonctionnalité compense en partie les limites acoustiques des vieux haut-parleurs de porte, fréquents sur les voitures produites avant 2010. La technologie de suppression du bruit DSP (Digital Signal Processing), distincte du CVC, filtre les parasites liés aux variations de la chaussée et à la climatisation.

Charge QC3.0 et assistant vocal

Le port QC3.0 assure une charge rapide jusqu’à quatre fois supérieure à un chargeur standard, tandis qu’un second port USB fonctionne en mode lecture de clé USB ou en charge standard. La compatibilité avec Siri et Google Assistant permet de dicter un message, lancer un appel ou demander un itinéraire sans toucher l’écran du téléphone, une fonction précieuse pour la sécurité routière. Son principal point faible est l’absence d’un port USB-C PD 30 W, la charge étant limitée au QC3.0 côté haute vitesse, ce qui peut ralentir la recharge des MacBook ou des tablettes récentes. À noter également que le prix conseillé initial de 27,96 € est légèrement supérieur au tarif actuel de 26,99 €, ce qui représente une économie marginale mais réelle.

CaractéristiqueDétail
ÉcranCouleur 4,6 cm (1,8 pouce), réactif à la musique
Charge rapideUSB-A QC3.0 + second port USB standard
Sources audioBluetooth, MicroSD, USB, AUX
Réduction de bruitDSP (Digital Signal Processing)
Assistant vocalSiri et Google Assistant

Les recommandations de la rédaction

Pour la grande majorité des conducteurs français cherchant à moderniser une voiture sans connectivité intégrée, le Mohard Bluetooth 5.3 à 22,49 € représente l’option la mieux équilibrée : boîtier tout métal, charge rapide double port PD 30 W + QC3.0, Bluetooth 5.3 et réduction de bruit CVC réunis dans un format compact. Le Gizmovine à 11,95 € constitue une alternative cohérente pour les petits budgets, avec des spécifications techniques proches, à condition d’accepter un boîtier plastique et l’absence d’écran dédié.

Les conducteurs qui enchaînent les longs trajets et souhaitent surveiller l’état de leur batterie via un affichage lisible se tourneront vers le Nulaxy KM30, dont l’écran couleur et les quatre sources audio offrent le confort le plus complet du comparatif. Le SONRU convient aux voyageurs qui ont besoin de l’entrée AUX en plus du Bluetooth. Quant au LENCENT T25, son intérêt principal réside dans la lecture de fichiers FLAC depuis une clé USB ou une carte SD, pour les amateurs de qualité audio locale à petit budget.

CritèreMohardLENCENT T25GizmovineSONRUNulaxy KM30
Bluetooth 5.3✅❌✅✅❌
Charge rapide PD 30 W✅❌✅✅❌
Boîtier métal✅❌❌❌❌
Écran d’affichage❌❌❌❌✅
Entrée AUX 3,5 mm❌❌❌✅✅

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Volkswagen face au blocage de son plan de restructuration

14 juillet 2026 à 06:12

Volkswagen peine à imposer sa restructuration face aux syndicats, alors que le constructeur affronte de forts défis industriels.

Volkswagen traverse une période stratégique complexe alors que sa direction cherche à transformer en profondeur le fonctionnement du groupe automobile allemand. Selon des sources internes, les représentants syndicaux de l’entreprise ont bloqué un projet de restructuration présenté par la direction, compliquant les efforts du constructeur pour améliorer sa compétitivité. Le groupe doit faire face à plusieurs pressions simultanées : la montée en puissance des constructeurs chinois, l’impact des coûts liés aux droits de douane américains et les interrogations sur la compétitivité de ses sites industriels en Allemagne.

La gouvernance particulière de Volkswagen, qui associe représentants des salariés et représentants du gouvernement régional de Basse-Saxe au conseil de surveillance, rend les décisions stratégiques plus difficiles à mettre en œuvre. Cette organisation donne aux différentes parties prenantes un poids important dans les choix concernant l’avenir industriel du constructeur.

Le conseil de surveillance rejette le projet de restructuration

Lors d’une réunion du conseil de surveillance organisée jeudi, la proposition de restructuration portée par la direction aurait été rejetée par 12 voix contre 7, selon deux sources de l’entreprise. L’opposition serait venue principalement des représentants des salariés, qui disposent d’une influence importante dans la gouvernance du groupe.

Un porte-parole du conseil de surveillance n’a pas souhaité commenter l’issue de cette réunion. Après les discussions, Volkswagen a publié un communiqué mettant en avant un « plan futur », mais plusieurs analystes estiment que les mesures annoncées restent insuffisamment détaillées pour répondre aux difficultés actuelles du constructeur automobile.

La direction, menée par le PDG Oliver Blume, cherche pourtant à rendre l’entreprise plus efficace alors que le marché automobile mondial connaît de profondes évolutions. La concurrence internationale s’intensifie, notamment avec les marques chinoises qui progressent dans le domaine des véhicules électriques et des nouvelles technologies automobiles.

Selon des sources proches du dossier citées précédemment, le projet présenté par Oliver Blume aurait pu inclure jusqu’à 100 000 suppressions de postes dans l’ensemble du groupe ainsi que la fermeture potentielle de quatre usines allemandes. Volkswagen n’a toutefois pas confirmé ces éléments et n’a pas évoqué de réductions d’effectifs ou de fermetures de sites industriels après la réunion du conseil de surveillance.

Les analystes jugent le plan insuffisamment précis

La réaction des analystes financiers reflète les incertitudes entourant la stratégie de restructuration du constructeur allemand. Les spécialistes de Jefferies ont estimé qu’il n’existait pas d’indication claire d’avancée vers un accord. De leur côté, les analystes de Bernstein ont considéré que les orientations présentées par Volkswagen comportaient des ambitions générales mais manquaient de précisions opérationnelles.

Certains observateurs reconnaissent néanmoins l’intérêt d’une réduction de la complexité industrielle et commerciale du groupe. Parmi les pistes évoquées figure une diminution de la capacité de production mondiale, qui passerait de 10 millions de véhicules par an à 9 millions. Le constructeur envisagerait également une réduction pouvant atteindre 50 % du nombre de modèles proposés dans le cadre d’une réorganisation progressive de son portefeuille automobile.

Cette évolution concernerait l’ensemble des marques du groupe, allant des modèles grand public de Volkswagen et Skoda jusqu’aux véhicules sportifs de Porsche et aux modèles de luxe de Lamborghini. L’objectif serait de simplifier l’offre automobile afin de mieux adapter les capacités industrielles aux nouvelles réalités du marché.

Pour un constructeur produisant plusieurs millions de véhicules chaque année, la gestion des coûts, des chaînes de production et des investissements représente un enjeu majeur. Volkswagen doit notamment arbitrer entre la nécessité de préserver sa compétitivité industrielle et les contraintes sociales liées à une éventuelle réduction des effectifs.

Les tensions sociales au cœur de l’avenir industriel

Le comité d’entreprise de Volkswagen a demandé des précisions supplémentaires concernant les projets de réduction des coûts présentés par la direction. Il souhaite obtenir des éclaircissements sur les orientations stratégiques du groupe avant de poursuivre les discussions.

La situation illustre les difficultés auxquelles sont confrontés plusieurs grands constructeurs automobiles européens, pris entre la nécessité d’accélérer leur transformation et la protection de leurs bases industrielles historiques. La transition vers de nouvelles technologies, notamment l’électrification des véhicules, impose des investissements importants alors que les constructeurs doivent également maîtriser leurs dépenses.

Le Premier ministre de Basse-Saxe, Olaf Lies, a indiqué que l’État régional travaillait avec la direction de Volkswagen afin de trouver des solutions aux difficultés rencontrées. Il a reconnu que le constructeur et l’ensemble de l’industrie automobile faisaient actuellement face à une situation critique, marquée par un environnement concurrentiel international particulièrement difficile.

Avec le rejet du projet de restructuration par le conseil de surveillance, Volkswagen doit désormais poursuivre les discussions entre direction, représentants des salariés et autorités régionales. L’issue de ces négociations sera déterminante pour l’évolution industrielle du groupe, alors que le constructeur cherche à adapter son organisation aux transformations profondes du secteur automobile mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

Le blocage du plan de restructuration met en évidence la complexité de la gouvernance de Volkswagen et le poids des représentants des salariés dans les décisions stratégiques. Les difficultés évoquées concernent à la fois la compétitivité industrielle, la concurrence internationale et la maîtrise des coûts. Les pistes de réduction de capacité et de simplification du portefeuille de modèles restent des orientations évoquées, mais aucune décision définitive n’a été annoncée dans les informations disponibles. La suite des discussions entre les différentes parties prenantes sera déterminante pour l’avenir du groupe.

Crédit : Leblogauto.com.

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En Russie, la voiture électrique gagne du terrain

14 juillet 2026 à 04:06

Les pénuries de carburant en Russie favorisent l’essor des voitures électriques, dont les ventes progressent face aux longues files d’attente.

Les difficultés d’approvisionnement en carburant observées dans plusieurs régions de Russie modifient progressivement les habitudes de certains automobilistes. Face aux longues files d’attente dans les stations-service, de plus en plus de conducteurs se tournent vers les véhicules électriques ou hybrides rechargeables afin de réduire leur dépendance à l’essence et au diesel. Si le marché russe de l’électromobilité reste encore limité, les récentes pénuries semblent accélérer son développement. Les témoignages d’utilisateurs, ainsi que les données publiées par des spécialistes du marché automobile, montrent que la situation actuelle influence désormais les choix d’achat des consommateurs.

Les pénuries de carburant changent les habitudes des automobilistes

Dans le sud-est de Moscou, Oksana Yasinskaya traverse sans difficulté le parking d’une station-service où une longue file de véhicules attend la reprise de la distribution de carburant. Sa berline électrique rejoint directement une borne de recharge restée libre, tandis que les pompes à essence affichent des panneaux indiquant une rupture temporaire des approvisionnements.

Cette scène devient de plus en plus fréquente dans plusieurs régions de Russie. Selon les informations disponibles, les frappes ukrainiennes visant des infrastructures énergétiques ont réduit les volumes de carburant disponibles, entraînant des pénuries d’essence et de diesel. Cette situation provoque des files d’attente pouvant durer plusieurs heures et une augmentation des prix à la pompe.

Pour de nombreux conducteurs, ces contraintes modifient la perception des véhicules électriques. Oksana Yasinskaya, ingénieure de 36 ans qui effectue régulièrement le trajet entre son domicile et Moscou, explique que sa famille n’avait jamais envisagé d’acheter une voiture électrique avant ces difficultés d’approvisionnement.

Elle indique que les longues attentes devant les stations-service ont constitué l’élément déclencheur de cette décision. Selon son témoignage, le fait de ne plus dépendre des pompes à carburant lui apporte un gain de temps important. Elle affirme connaître des automobilistes contraints d’attendre deux ou trois heures avant de pouvoir faire le plein, certains choisissant même de se déplacer durant la nuit afin d’éviter les périodes de forte affluence.

Les ventes de véhicules électriques progressent

L’évolution du comportement des consommateurs commence à se refléter dans les statistiques du marché automobile russe. D’après l’agence d’analyse Autostat, les ventes de voitures électriques neuves et de véhicules hybrides rechargeables ont accéléré au cours du mois de juin, au moment où les difficultés d’approvisionnement en carburant se sont intensifiées.

L’organisme estime que ce segment, encore relativement modeste en Russie, pourrait connaître une croissance importante si la crise actuelle du carburant devait se prolonger.

Le choix d’Oksana Yasinskaya illustre cette évolution. Elle précise avoir acheté une voiture électrique d’occasion auprès d’un retraité qui utilisait très peu son véhicule, celui-ci restant la plupart du temps stationné dans son garage.

Selon elle, cette acquisition s’est révélée économiquement avantageuse. Elle estime que le coût de ses déplacements quotidiens a diminué d’environ 80 % depuis son passage à la motorisation électrique. Cette réduction des dépenses liées à la mobilité constitue, à ses yeux, un argument majeur en faveur de ce type de véhicule.

L’expérience positive de cette première voiture électrique conduit désormais sa famille à envisager le remplacement de son second véhicule par un modèle hybride rechargeable. La possibilité de recharger facilement le véhicule à leur domicile, situé en dehors de la ville, représente un atout supplémentaire dans leur réflexion.

Des défis qui demeurent pour l’électromobilité

Malgré ces évolutions favorables, plusieurs obstacles continuent de freiner le développement du parc automobile électrique en Russie. L’infrastructure de recharge demeure limitée dans de nombreuses régions, ce qui peut compliquer l’utilisation quotidienne des véhicules électriques, notamment pour les longs trajets.

Les conditions climatiques représentent également un défi. Les hivers rigoureux et les températures particulièrement basses constituent un facteur dont les conducteurs doivent tenir compte dans l’utilisation de leur véhicule électrique.

Ces contraintes n’empêchent toutefois pas certains automobilistes de considérer que les avantages dépassent désormais les inconvénients. Pour Oksana Yasinskaya, l’absence de passage en station-service et les économies réalisées sur les trajets quotidiens compensent largement les limites actuelles du réseau de recharge.

Alors qu’elle quitte la borne de recharge, elle croise une nouvelle file de véhicules attendant de pouvoir accéder aux pompes à carburant. Cette image résume l’évolution en cours sur une partie du marché automobile russe, où les difficultés d’approvisionnement en essence et en diesel conduisent certains conducteurs à reconsidérer leurs choix de mobilité.

Si cette tendance se confirme, les pénuries actuelles pourraient contribuer à accélérer l’adoption des véhicules électriques et hybrides rechargeables dans un pays où ces motorisations occupaient jusqu’à présent une place relativement limitée. Les prochains mois permettront de mesurer si cette évolution s’inscrit durablement dans le paysage automobile russe ou si elle reste principalement liée au contexte exceptionnel des approvisionnements en carburant.

Notre avis, par leblogauto.com

Le témoignage présenté illustre l’impact direct que peuvent avoir les difficultés d’approvisionnement en carburant sur les choix des automobilistes. Les données citées montrent également une progression des ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables au moment où les pénuries se sont accentuées. Demeure toutefois que le développement de cette motorisation reste confronté à des limites, notamment en matière d’infrastructures de recharge et de conditions climatiques.

Source : Reuters.

Crédit illustration : galvanicengineers.

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