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Cadillac personnalise l’Escalade IQ à l’extrême

24 août 2026 à 14:12

Cadillac lance Curated by Cadillac pour l’Escalade IQ, avec des millions de combinaisons et une fabrication artisanale.

Cadillac étend son programme de personnalisation haut de gamme au SUV électrique Escalade IQ avec Curated by Cadillac ESCALADE IQ. Cette expérience exclusive, proposée en très faible volume, permet à un nombre limité de clients de concevoir un véhicule correspondant davantage à leurs goûts personnels. Le programme s’appuie sur un accompagnement assuré par un concierge dédié et sur la collaboration avec les designers de Cadillac. La marque américaine présente cette nouvelle offre comme une extension de l’expérience CELESTIQ fabriquée à la main, avec une approche davantage centrée sur la personnalisation et l’exclusivité.

Le programme propose des millions de combinaisons de design. Les clients peuvent notamment choisir parmi plus de 160 couleurs et finitions extérieures premium, ainsi qu’une palette intérieure pouvant atteindre 44 couleurs. Cadillac entend ainsi proposer un niveau de personnalisation particulièrement important pour son SUV électrique haut de gamme. Chaque véhicule bénéficiera en outre d’un traitement artisanal et d’éléments permettant de distinguer les exemplaires issus de ce programme.

Plus de 160 couleurs et finitions extérieures

L’un des principaux atouts de Curated by Cadillac ESCALADE IQ réside dans l’étendue des possibilités de configuration. Les clients pourront sélectionner plus de 160 couleurs et finitions extérieures premium. Cette offre comprend notamment des teintes unies, métalliques, à trois couches, givrées et mates, afin de multiplier les possibilités de personnalisation de la carrosserie.

À l’intérieur, Cadillac propose jusqu’à 44 couleurs permettant de composer différentes associations dans l’habitacle. Les choix concernent notamment les trois rangées de sièges, la console centrale et les tapis de sol. La marque met ainsi l’accent sur une personnalisation qui ne se limite pas à la teinte de carrosserie, mais concerne également l’aménagement intérieur du SUV électrique.

Le processus est accompagné par un concierge de design dédié. Celui-ci travaille avec le client et son concessionnaire afin de l’accompagner dans les différentes étapes de la configuration. Le parcours comprend notamment des consultations de design, des sources d’inspiration, des personas et des sessions de configurateur guidées. L’objectif est de conserver une cohérence dans les choix effectués tout au long du processus de personnalisation.

Une fabrication artisanale dans le Michigan

L’exclusivité du programme repose également sur le mode de fabrication des véhicules. Cadillac indique que chaque Escalade IQ Curated by Cadillac sera peint à la main selon ses standards d’apparence et de qualité. Les véhicules seront également fabriqués à la main par des artisans, ce qui distingue ces exemplaires de la production conventionnelle du SUV électrique.

Chaque véhicule disposera par ailleurs d’un VIN unique et d’un badge de constructeur exclusif. Cadillac précise que les modèles issus du programme seront produits en très faible volume. Cette combinaison entre personnalisation, fabrication artisanale et identification spécifique vise à renforcer le caractère exclusif de chaque exemplaire.

Le constructeur américain associe cette approche à des matériaux répondant à ses standards de qualité ainsi qu’à un support de garantie. Pour Cadillac, le programme ne se limite donc pas à une configuration esthétique particulièrement large : il comprend également un accompagnement client et des éléments destinés à apporter davantage de confiance lors de l’achat et de la possession du véhicule.

Un programme limité aux États-Unis et au Canada

Curated by Cadillac ESCALADE IQ est destiné à un nombre restreint de clients et doit prolonger l’approche développée avec l’expérience CELESTIQ. La marque souhaite ainsi proposer une offre de personnalisation particulièrement poussée sur son SUV électrique phare, sans modifier le positionnement général du modèle.

Chaque exemplaire sera fabriqué au Artisan Center de Warren, dans le Michigan. Le programme concerne l’année-modèle 2027 et les véhicules seront commercialisés aux États-Unis et au Canada. Cadillac indique que les livraisons doivent commencer au cours du second semestre 2027.

Avec Curated by Cadillac ESCALADE IQ, la marque américaine mise donc sur l’exclusivité plutôt que sur le volume. Les millions de combinaisons annoncées, les nombreuses possibilités de couleurs et de finitions, l’accompagnement par un concierge et la fabrication artisanale constituent les principaux éléments de cette nouvelle offre. Cadillac cherche ainsi à rapprocher son SUV électrique de l’univers de la personnalisation automobile sur mesure, tout en conservant un cadre de production volontairement limité.

Notre avis, par leblogauto.com

Curated by Cadillac ESCALADE IQ repose sur une personnalisation particulièrement poussée, avec plus de 160 choix extérieurs et jusqu’à 44 couleurs pour l’intérieur. La fabrication à la main et le faible volume annoncé renforcent le caractère exclusif du programme. Cadillac associe cette personnalisation à un accompagnement par un concierge et à un support de garantie, ce qui élargit l’expérience au-delà du simple choix des finitions. Les premières livraisons sont annoncées pour le second semestre 2027 aux États-Unis et au Canada.

Crédit illustrations : Cadillac.

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Genesis GV90 : le SUV électrique qui vise le luxe

24 août 2026 à 12:12

Genesis dévoile le GV90, son nouveau SUV électrique haut de gamme avec 657 ch, 123,5 kWh et des équipements inédits.

Genesis élargit sa gamme avec le GV90, son premier SUV crossover phare de taille réelle, désormais positionné au sommet de l’offre de la marque de luxe de Hyundai Motor Group aux côtés de la limousine G90. Présenté le 19 août 2026 au Palais des Beaux-Arts de San Francisco, le modèle de série reprend les grandes lignes du concept Neolun dévoilé en 2024. Avec sa motorisation électrique, sa batterie de 123,5 kWh et ses nombreux équipements technologiques, le GV90 entend incarner la nouvelle génération de mobilité haut de gamme selon Genesis.

Le constructeur sud-coréen a développé le GV90 sur une plateforme eMP exclusive à ce modèle. Le SUV électrique reçoit notamment une suspension pneumatique à chambres multiples, un double différentiel électronique à glissement limité et un nouveau système de contrôle de puissance. La puissance combinée atteint 490 kW, soit 657 ch, pour un couple maximal de 800 Nm. Genesis annonce par ailleurs une autonomie testée en interne de 500 km pour la version sept places.

Le GV90 doit ainsi compléter l’offre de Genesis en occupant une position de véhicule haut de gamme particulièrement importante dans la gamme. Contrairement à la G90, équipée de moteurs V6, le nouveau SUV adopte une architecture entièrement électrique et concentre plusieurs innovations en matière de confort, de connectivité et de sécurité.

Deux versions, dont le spectaculaire GV90 Neolun

Genesis proposera le GV90 sous deux formes distinctes. La version standard reçoit des portes battantes conventionnelles, tandis que le GV90 Neolun adopte les nouvelles Neolun Arch Gate. Genesis présente ces dernières comme les premières portes de carrosse cachées du monde à s’ouvrir et se fermer indépendamment sur le montant B.

Cette caractéristique constitue l’un des éléments les plus distinctifs du nouveau SUV électrique. Le modèle associe également ce traitement stylistique à une conception pensée autour du confort et de l’expérience à bord. Le constructeur annonce notamment un écran OLED cinématique central rétractable, un système d’éclairage d’ambiance Ambient Glow et un toit Smart Vision.

Le GV90 intègre également le système Pleos Connect ainsi qu’un dispositif d’assistance au stationnement intelligent à distance 3. L’équipement audio repose sur une installation 3D Premier de Bang & Olufsen comprenant 25 haut-parleurs et compatible avec Dolby Atmos. Genesis complète cet ensemble par un pare-brise chauffant et différents dispositifs destinés à renforcer le confort à bord.

Une architecture électrique de 123,5 kWh et 657 ch

Sur le plan technique, le GV90 repose sur une batterie haute tension de grande capacité de 123,5 kWh. Le véhicule dispose également d’un système de gestion de batterie sans fil, ou WBMS, présenté comme permettant de maximiser l’efficacité. La puissance maximale combinée annoncée atteint 490 kW, tandis que le couple s’établit à 800 Nm.

Genesis annonce une autonomie de 500 km, mesurée en interne, pour le GV90 à sept places. Le SUV dispose également d’une capacité de recharge rapide à 350 kW. Dans ces conditions, le constructeur indique qu’une recharge de 10 à 80 % peut être réalisée en environ 22 minutes.

Le comportement dynamique doit notamment bénéficier de la présence d’un double E-LSD et d’une suspension pneumatique à chambres multiples. Genesis associe ces éléments au nouveau système de contrôle de puissance afin de compléter l’architecture électrique du SUV. Le GV90 devient ainsi le nouveau porte-drapeau technologique de la marque, avec une combinaison de puissance, de capacité de batterie et d’équipements électroniques destinée au segment du luxe.

Un SUV vitrine pour la stratégie électrique de Genesis

Avec le GV90, Genesis poursuit l’évolution d’une marque créée comme une offre premium dédiée et indépendante. Le lancement du modèle intervient après plusieurs années d’élargissement de la gamme, qui comprend désormais des voitures de tourisme et des SUV crossover. Le nouveau modèle vient donc compléter cette gamme en occupant une position comparable à celle de la G90 dans l’univers des SUV.

Le GV90 doit également illustrer la vision de Genesis concernant le luxe automobile à l’ère de l’électrification. Le constructeur met en avant l’association du design, du logiciel alimenté par l’intelligence artificielle, de la connectivité et de la sécurité. L’objectif affiché n’est pas de réduire le luxe à la seule accumulation de technologies, mais de transformer l’expérience à bord grâce à des interactions présentées comme plus intelligentes et intuitives.

Le modèle se distingue enfin par plusieurs équipements liés à la sécurité, dont un airbag de toit présenté par Genesis comme une première mondiale. Entre sa plateforme électrique dédiée, sa batterie de 123,5 kWh, ses 657 ch, ses portes Neolun Arch Gate et son important contenu technologique, le GV90 concentre donc une grande partie des ambitions de Genesis pour son nouveau véhicule amiral.

Notre avis, par leblogauto.com

Le GV90 marque une étape importante pour Genesis en devenant son premier SUV crossover phare de taille réelle et son nouveau porte-drapeau électrique. Ses caractéristiques techniques, notamment ses 657 ch, sa batterie de 123,5 kWh et sa recharge à 350 kW, le positionnent clairement sur le haut de gamme. Le modèle se distingue aussi par des équipements originaux comme les portes Neolun Arch Gate et l’airbag de toit présenté comme une première mondiale. Reste que les données d’autonomie communiquées sont issues de tests internes, ce qui invite à considérer les 500 km annoncés comme une donnée propre à Genesis.

Crédit illustrations : Genesis.

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Rivian OS 2 arrive sur les R1S et R1T en octobre

24 août 2026 à 06:12

Rivian confirme l’arrivée de Rivian OS 2 sur les R1S et R1T en octobre, avec la mise à jour OTA 2026.31.

Les propriétaires de Rivian R1S et R1T vont bientôt bénéficier d’une évolution importante de leur système embarqué. Rivian a officiellement confirmé que Rivian OS 2, le système d’exploitation qui équipe le R2, sera déployé sur les véhicules R1 avec la mise à jour logicielle OTA 2026.31. Selon Wassym Bensaid, responsable des logiciels de Rivian, cette mise à jour pourrait être déployée auprès des clients en octobre. La nouveauté concerne les véhicules de première et de deuxième génération, ce qui signifie que même les R1S et R1T de Gen 1 pourront accéder à cette nouvelle version du logiciel.

Cette évolution constitue une étape importante dans la stratégie logicielle de Rivian. Le constructeur avait déjà indiqué que Rivian OS 2 serait progressivement porté sur ses véhicules plus anciens, mais l’éligibilité de la première génération des R1 était moins évidente en raison de différences matérielles. Les équipes de développement ont néanmoins réussi à adapter le nouveau système d’exploitation aux véhicules concernés.

Une mise à jour OTA pour toute la gamme R1

La mise à jour 2026.31 doit permettre à Rivian de rapprocher les expériences logicielles proposées sur ses différents modèles. Rivian OS 2 équipe déjà le R2 et doit désormais arriver sur l’ensemble des R1S et R1T concernés. Le constructeur cherche ainsi à réduire la fragmentation logicielle qui pourrait accompagner l’élargissement de sa gamme automobile.

L’utilisation d’une même branche logicielle pour plusieurs générations de véhicules pourrait également simplifier le travail des équipes chargées du développement et des mises à jour. Pour les propriétaires, cette évolution doit contribuer à offrir une expérience plus homogène au sein de la gamme Rivian. Le calendrier annoncé reste toutefois conditionné au bon déroulement du déploiement, avec une arrivée prévue quelque part en octobre.

Cette uniformisation ne signifie pas pour autant que les R1 et le R2 disposeront exactement des mêmes fonctionnalités. Les capacités matérielles propres à chaque génération de véhicule imposent certaines limites. Les R1 de Gen 1 seront notamment les plus concernés par ces restrictions, avec l’absence de certaines fonctions avancées d’aide à la conduite.

Une interface repensée et plus réactive

Rivian OS 2 doit également apporter une évolution importante de l’interface utilisateur. Le constructeur a développé un nouveau langage de design destiné à harmoniser l’expérience visuelle de ses produits. Cette approche ne concerne pas uniquement les écrans intégrés aux véhicules électriques : elle s’étend également au web, aux applications mobiles et aux outils internes de Rivian.

Le nouveau système d’exploitation repose sur Android Automotive OS de Google, mais il a été réécrit de zéro afin de proposer une interface plus intuitive et des interactions plus rapides. La réactivité du système constituait justement l’un des points susceptibles de poser problème sur les R1. Rivian cherche donc à améliorer à la fois l’apparence du système embarqué et son fonctionnement au quotidien.

Cette nouvelle architecture logicielle doit ainsi permettre aux conducteurs de profiter d’interactions plus fluides avec les différentes fonctions du véhicule. L’objectif affiché est de proposer une expérience numérique plus cohérente à travers la gamme, alors que Rivian poursuit le développement de son offre de véhicules électriques.

Les limites matérielles restent présentes

Le passage à Rivian OS 2 ne supprimera cependant pas toutes les différences entre les générations de véhicules. Certaines fonctionnalités dépendent directement des capacités matérielles embarquées. Les fonctions d’assistance à la conduite les plus avancées, notamment la conduite automatisée de point à point, ne seront ainsi pas proposées sur les R1S et R1T de Gen 1.

Le nouveau logiciel pourrait en revanche répondre à certains problèmes rencontrés par les propriétaires des R1. Plusieurs d’entre eux avaient signalé des fuites de mémoire, avec des applications qui n’étaient pas correctement supprimées de la mémoire vive lorsqu’elles n’étaient plus utilisées. Le système pouvait alors devenir progressivement moins réactif au fil du temps, à mesure que la mémoire se remplissait de fichiers orphelins.

Dans ces situations, des redémarrages fréquents du véhicule étaient nécessaires pour libérer de la mémoire et retrouver une interface plus réactive. Rivian OS 2 ayant été conçu pour améliorer les performances et la fluidité du système, cette mise à jour pourrait donc apporter une réponse à ces difficultés logicielles. Le déploiement de la version 2026.31 permettra de vérifier concrètement les bénéfices apportés aux R1S et R1T.

Notre avis, par leblogauto.com

L’arrivée de Rivian OS 2 sur les R1S et R1T constitue surtout une étape vers une expérience logicielle plus homogène au sein de la gamme Rivian. Le constructeur confirme avoir réussi à adapter son nouveau système aux véhicules de Gen 1 malgré leurs différences matérielles. Certaines fonctions resteront toutefois réservées aux véhicules disposant des capacités nécessaires, notamment pour les aides avancées à la conduite. Le déploiement de la mise à jour OTA 2026.31 en octobre sera surtout l’occasion de mesurer si les améliorations annoncées en matière de réactivité répondent aux problèmes logiciels rencontrés sur les R1.

Crédit illustration : Rivian.

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BYD au défi au Japon avec son petit électrique Racco

24 août 2026 à 04:09

BYD mise sur le Racco, un kei électrique conçu pour le Japon, afin de s’imposer sur un marché automobile très concurrentiel.

BYD tente un pari inédit au Japon avec le Racco, une petite voiture électrique conçue spécifiquement pour répondre aux particularités du marché automobile local. Le constructeur chinois, premier fabricant mondial de véhicules électriques, cherche ainsi à s’attaquer à la catégorie des kei cars, un segment particulièrement populaire au Japon et jusqu’ici délaissé par les grands constructeurs automobiles étrangers. Après General Motors, Ford et Hyundai, qui ont tous connu des difficultés sur ce marché, BYD entend démontrer qu’un véhicule électrique peut lui permettre de contourner certains des obstacles rencontrés par ses prédécesseurs.

Dévoilé fin juillet, le Racco signifie « loutre de mer » en japonais. Son design angulaire et son format adapté aux routes étroites du pays doivent lui permettre de répondre aux usages spécifiques des automobilistes japonais. Selon BYD, le modèle a déjà enregistré plus de 1 000 commandes au cours de ses premières semaines. Le constructeur chinois vise toutefois beaucoup plus haut et ambitionne d’atteindre 10 000 commandes, soit dix fois le volume initial.

Le marché des kei cars, une cible stratégique pour BYD

Le choix de BYD s’appuie sur le poids considérable des kei cars dans le marché automobile japonais. Plus de 1,6 million de kei cars et de camions ont été vendus au Japon l’année dernière, soit plus d’un tiers des ventes de véhicules neufs. Les livraisons de ces modèles ont progressé de 7 % en 2025, une hausse deux fois supérieure à celle du marché automobile dans son ensemble.

Honda, Suzuki et Daihatsu dominent largement cette catégorie, avec une part de marché combinée d’environ 80 %. BYD doit donc affronter des constructeurs nationaux solidement implantés et bénéficiant d’une forte préférence des consommateurs japonais pour les marques locales. Les conducteurs privilégient également depuis longtemps les véhicules hybrides, notamment pour leur autonomie et leur fiabilité.

Le constructeur chinois compte néanmoins sur l’essor de l’électrification pour trouver sa place. Son expérience dans les véhicules électriques pourrait constituer un avantage dans un marché où la demande pour les modèles à batterie semble progresser. BYD a vendu 3 742 voitures électriques à batterie au Japon l’année dernière, contre 4 227 pour Toyota. Le constructeur prévoit par ailleurs d’élargir sa gamme japonaise avec deux modèles hybrides.

Un prix sous pression face aux subventions japonaises

Le prix constitue cependant un obstacle majeur pour le Racco. Son tarif affiché est de 2 millions de yens après une incitation gouvernementale de 150 000 yens. Dans le même temps, une modification de la politique de subventions intervenue en début d’année a fortement accru le soutien accordé à certains modèles japonais, européens et américains, tout en réduisant celui dont bénéficie BYD, parfois de plus de moitié.

À Tokyo, les acheteurs de modèles japonais comme la Honda N-ONE e ou la Nissan Sakura peuvent ainsi bénéficier de plus de 550 000 yens d’aides, faisant descendre leur prix effectif jusqu’à 1,2 million de yens. Cet écart de prix pourrait peser sur les marges déjà faibles de BYD. Selon l’analyste de BloombergNEF Taishin Noble, l’accessibilité financière constitue le principal frein à l’achat d’un véhicule électrique.

Le constructeur chinois doit également composer avec un environnement réglementaire complexe. Des politiques protectionnistes et différents obstacles réglementaires, notamment autour des couleurs des feux arrière, ont déjà constitué des difficultés pour des constructeurs automobiles américains. À ces contraintes s’ajoute le développement encore limité du réseau de recharge rapide japonais, qui entretient une certaine anxiété liée à l’autonomie chez les acheteurs de véhicules électriques.

BYD cherche surtout à construire sa marque au Japon

Pour BYD, le Japon ne représente donc pas nécessairement un objectif de volume à court terme. Selon une analyse de Fitch Ratings, la stratégie du constructeur relève davantage d’une construction de marque à long terme. Le fait de s’implanter sur un marché automobile aussi difficile pourrait renforcer la notoriété et la réputation internationale de BYD, alors que le groupe nourrit des ambitions mondiales particulièrement élevées.

Le constructeur chinois dispose déjà d’une présence commerciale en développement. Il a construit 77 points de vente au Japon, dont 56 concessions officielles. Malgré cela, ses volumes restent très faibles : depuis son arrivée sur le marché japonais en 2023, BYD n’a vendu qu’environ 7 400 voitures particulières, soit une fraction des ventes réalisées par Toyota sur son marché domestique en un seul mois.

L’histoire récente des constructeurs étrangers au Japon illustre l’ampleur du défi. General Motors a cessé d’y vendre des voitures en 2003 après avoir échoué à convaincre suffisamment d’acheteurs. Ford s’est complètement retiré en 2016, invoquant notamment une faible part de marché et des bénéfices modestes. Hyundai a quitté le marché en 2009 après avoir vendu seulement 15 000 voitures, avant d’y revenir en 2022 en privilégiant les véhicules électriques.

BYD estime toutefois que l’électrification peut modifier les règles du jeu. La progression de certains modèles électriques au Japon, notamment le Toyota bZ4X, ainsi que la décision de Honda de ne plus prendre de commandes pour son nouveau modèle, témoignent d’une demande qui semble se renforcer. Le constructeur chinois mise donc sur sa technologie électrique, son efficacité industrielle et le segment des kei cars pour tenter de s’implanter durablement.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Racco permet à BYD de cibler directement l’un des segments les plus importants du marché automobile japonais, avec un véhicule conçu pour ses contraintes spécifiques. Son principal défi reste toutefois l’écart de prix avec certains modèles bénéficiant de subventions plus favorables, dans un contexte où l’accessibilité financière est déterminante pour l’achat d’un véhicule électrique. Les premiers volumes de commandes sont encourageants, mais ils restent modestes face aux constructeurs japonais déjà très implantés. La stratégie de BYD apparaît donc davantage comme une démarche de construction de marque à long terme que comme une recherche immédiate de volumes élevés.

Crédit illustration : BYD.

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