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Reçu — 10 février 2026 MiniMachines.net

Les PC Copilot+ sont des engins de jeu comme les autres…

10 février 2026 à 13:22

Microsoft a dressé le portrait de trois PC portables Copilot+ adaptés au jeu. Trois configurations types que la marque conseille de choisir avec au moins 32 Go de mémoire vive. Une communication qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe.

Avant les PC Copilot+ c'était ça

Avant les PC Copilot+ c’était ça

Après avoir vanté les mérites des PC Copilot+ pour l’intelligence artificielle, Microsoft tente de lier la sauce avec le gaming. Il faut dire que si l’IA et les fonctions Copilot n’attirent pas réellement les foules, le marché du jeu reste en croissance. Tenter de lier l’un et l’autre est donc un moyen de mieux vendre les machines que Microsoft cherche absolument à pousser en avant.

Le test est assez simple, je l’ai pratiqué à de nombreuses reprises. Prenez quelqu’un qui cherche à s’équiper ou à remplacer un ordinateur. Présentez lui simplement les choses en lui demandant s’il préfère pouvoir exécuter une IA en local ou le payer moins cher. La réponse est systématiquement la même : pourquoi payer un truc plus cher en local alors que les services sont gratuits en ligne ? Si on explique qu’en local ce sera beaucoup plus cher et gourmand ou alors beaucoup plus lent qu’en ligne, alors l’option IA locale est totalement abandonnée.

Si on ajoute à cela le flou particulièrement vaporeux de ce qu’est censé apporter Copilot+, le couperet tombe sèchement sur la décision. Le choix se reporte immédiatement sur d’autres critères que la présence du logo Microsoftien sur la machine. Et c’est un problème pour l’éditeur qui a pesé de tout son poids pour faire apparaitre cette marque Copilot+ comme un symbole d’excellence et de pérennité.

Copilot+ et la technique du pâté d’alouette

Pour vendre son pâté plus cher, il existe une méthode très connue des charcutiers. Le pâté d’alouette. Vous prenez 20 kilos de pâté classique et quelques dizaines de grammes d’alouette. Le petit oiseau des champs que l’on connait tous grâce à la comptine. Vous pouvez alors affirmer qu’il s’agit d’un « pâté d’alouette » même s’il n’existe qu’une chance homéopathique que le sandwich du client contienne des traces de la viande du petit oiseau5.

L’idée est d’associer un produit ayant une forte notoriété avec un autre moins reconnu. Ici le PC Copilot+ est mélangé avec le PC gaming pour faire passer la pilule IA dont tout le monde se fout. L’argument IA ne fonctionnant pas, on va chercher à dire que l’engin est également capable de jouer. C’est une méthode au final assez classique.

32 Go de RAM c’est mieux

Microsoft propose donc trois profils de portables Copilot+ à destination des joueurs. La première se concentre sur le jeu « léger » avec un profil FullHD. Pour s’amuser en 1080P l’éditeur conseille un processeur AMD Ryzen 5 5600 ou un Core i5-12400 associés au choix avec une GeForce GTX 1660 Super ou une AMD Radeon RX 6600.

Pour un peu plus de puissance et du jeu en 1440P, il faut suivre un profil établi à partir de processeurs AMD Ryzen 5 7600 ou Intel Core i5-13600K. La partie graphique saute au passage quelques générations avec des GeForce RTX 3060 Ti ou 4060 Ti chez Nvidia ou une puce AMD Radeon RX 6700 XT.

Enfin, pour les  joueurs les plus exigeants qui veulent de l’UltraHD, les conseils sont de choisir au moins un Ryzen 7 7800X3D ou Intel Core i7-13700K. Et de les associer à des puces graphiques GeForce RTX 4080 ou Radeon RX 7900 XTX.

Pour accompagner ces recommandations processeur et circuit graphique, Microsoft conseille de choisir un PC avec 32 Go de mémoire vive. Un conseil que tout le monde aimerait pouvoir suivre mais que personne ne peut plus trop se permettre au vu des tarifs actuels. La hausse ayant été provoquée en grande partie par l’appétit d’ogre des centres de données des IA, dont celle de Microsoft, on a ici un très beau profil de conseil toxique.

 

Les PC Copilot+ de 2024

Les PC Copilot+ de 2024

Les PC Copilot+ Qualcomm avec un « gros » NPU ? Soooo 2024.

Vous vous souvenez de 2024 ? Au moment où Microsoft lançait la marque Copilot+, elle n’avait de louanges que pour les puces ARM de son compère Qualcomm. Les slides de l’époque sont drôles. On ne parlait absolument pas de Ryzen ou de Core, pas plus que de Radeon ou de GeForce. Uniquement de puces Qualcomm Snapdragon. Leur super NPU devait se suffire à lui même et Microsoft insistait alors son rôle de passerelle technique. J’avais dû faire un billet pour expliquer que la marque Copilot+ ne serait pas réservée aux solutions ARM tellement la communication de Microsoft avait passé sous silence les solutions AMD et Intel.

Dans l’idée de Microsoft, c’est Copilot+ qui doit traduire la force de calcul des NPU au quotidien, pour que les programmes puissent s’en saisir et proposer… euh, des services ? Des trucs utiles ? Des trucs neufs ? Sur le papier, l’idée est toujours intéressante, mais il faut avouer tout de même que l’on tarde à voir de réelles propositions concrètes d’usages de ces IA en local.

À chaque fois que j’en parle, on me répond la même liste d’arguments : reconnaissance de caractères, reconnaissance biométrique, atténuation de bruit ambiant et floutage d’arrière-plan. C’est vrai, c’est bien, mais c’est en place depuis une dizaine d’années sur certains postes sans NPU. Le fait d’avoir basculé le changement de fond de ma webcam d’un calcul effectué par un circuit graphique vers un NPU est sans doute meilleur pour l’autonomie des machines. Mais est-ce que je rachèterai un PC pour en profiter ? Non. Est-ce que je vais absolument choisir un PC Copilot+ pour avoir accès à ces fonctions si un PC plus classique sait le faire aussi bien ? Non plus.

On en est là donc pour ce début 2026. Microsoft veut que vous voyiez les PC Copilot+ comme des PC de jeu comme les autres. Cela sème le trouble par rapport aux communications précédentes qui affirmaient surtout que cette gamme concernait les machines sous Snapdragon. Ce changement de cible associé à un encouragement pour basculer vers 32 Go de mémoire vive alors que celle-ci flambe ne va pas faciliter l’adoption de ces machines. Il faudrait certainement que Microsoft développe des outils réellement utiles employant les fonctions des NPU qu’il a vendus. Le « coming soon » des promesses de 2024 commence vraiment a tarder.

Le truc que vous avez peut-être vu pendant les dernières soldes, c’est le nombre de PC Snapdragon qui ont été proposés. Des configurations de tous types qui débordaient des rayons en promo des marchands. Parce que voilà le petit problème rencontré. Microsoft propose des PC Copilot+ Snapdragon au prix des PC Gamer AMD/Intel associés à des cartes graphiques secondaires. Ils visent différents profils et ils n’ont pas les mêmes autonomies… Mais, il faut bien avouer que le joueur classique a jusque-là peiné à considérer l’intérêt de cette norme Copilot+ pour son usage.

Désormais les PC Copilot+ vont également ressembler à ça

Désormais les PC Copilot+ vont également ressembler à ça

Et toute la volonté de Microsoft est de changer cette vision chez les joueurs. Qu’ils n’aient plus « peur » de la norme Copilot+ qu’ils associent fort logiquement aux Snapdragon. Surtout que désormais les puces concurrentes chez AMD et Intel ont des NPU équivalents aux Snapdragons et atteignent nativement un excellent niveau de performances en jeu, proposent de très bons NPU et affichent des autonomies record.

Les PC Copilot+ sont des engins de jeu comme les autres… © MiniMachines.net. 2026

Ayaneo Next 2 : 2 299$ et 1.426 Kg. Fin de la blague.

10 février 2026 à 11:12

C’est fait, l’ensemble des détails concernant la Console de jeu PC Ayaneo Next 2 ont été publiés sur Indiegogo. On découvre un superbe produit avec des capacités de calcul absolument incroyables liées à la présence d’une puce Strix Halo. 

Ayaneo Next 2

Cela confirme également le prix hallucinant de la ConsolePC. Un ticket d’entrée déjà évoqué de 2 299$ HT pour le modèle entrée de gamme et 4 300$ HT pour la version haut de gamme. Un tarif qu’on situera mal dans un budget moyen même si l’engin semble très séduisant sur le papier. D’abord, parce que la conversion en euros, les frais de port, la TVA et les frais de dédouanement vont faire exploser ces prix. Mais aussi et surtout parce qu’il s’agit d’un engin dont le SAV sera effectué pendant 12 mois à l’autre bout de la planète.

Renvoyer un engin de ce type en cas de panne vers l’Asie, avec l’assurance nécessaire, à un certain coût. Si a priori la personne qui achète une Ayaneo Next 2 en a les moyens, cela n’améliore pas la rentabilité de l’objet. Sans parler du temps de SAV pendant lequel la somme que l’objet représente est immobilisée. Ne vaut-il pas mieux s’offrir un bon PC gaming et une console Steam Deck pour le même prix ? Je peine à voir dans quel scénario le choix d’une Ayaneo Next 2 a du sens. Mais le plus gros problème n’est pas réellement le prix demandé pour la console, c’est son poids.

Ayaneo Next 2

Ayaneo Next 2 : catégorie poids lourd

C’est la question que je me posais depuis la présentation de l’engin. Cela fait des semaines et des semaines que la console est annoncée avec, comme d’habitude, des informations lâchées au compte-gouttes. Un détail restait pourtant systématiquement dans l’ombre, le poids de cet ensemble avec la batterie 116 Wh intégrée. Il est maintenant connu puisque la fiche technique nous informe en détail des caractéristiques de l’engin. 34.16 cm de large, 14.62 cm de haut et 2.61 cm d’épaisseur pour 1 426 grammes. C’est à la fois encombrant – logique our une diagonale de 9.06 pouces – et lourd. Très lourd. Trop lourd même.

Qui va tenir confortablement 1.4 Kg à bout de bras pendant plus de 5 minutes ? Essayez de porter ne serait-ce qu’un kilo, une brique de lait, comme vous porteriez une console pour jouer. Avec toutes les crispations que cela comporte et l’activité générée. Outre l’inconfort en jeu, il y a une sorte de contresens technique dans ce design. L’idée d’une consolePC est de pouvoir jouer en mobilité avec un engin léger et portable. Ici la Ayaneo Next 2 pèse plus du double d’un Steam Deck (640 grammes) et presque le triple d’une Nintendo Switch 2 (534 grammes). Cela rend l’objet beaucoup plus difficile à transporter et à manipuler. Et, cela sans compter le fait qu’il fasse du bruit avec les deux ventilos nécessaires pour refroidir ses entrailles et qu’il coûte une petite fortune.

Les images de la Ayaneo Next 2 sont toutes très aériennes

Les images de la Ayaneo Next 2 sont toutes très aériennes

Entre la casse possible, la ventilation, le prix, le poids au fond du sac ou dans la main, le bilan de cette Ayaneo Next 2 est à l’image de la recherche de performances pure et dure. Trop élevé pour être un investissement viable.

Ayaneo Next II : de 2000 à 4300$ pour jouer en mobilité ?

Ayaneo Next 2 : 2 299$ et 1.426 Kg. Fin de la blague. © MiniMachines.net. 2026

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