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Reçu — 20 juillet 2026 MiniMachines.net

Netnut ou pourquoi je ne parle plus de TVBox Android

20 juillet 2026 à 16:41

Dans une opération conjointe, le FBI, des spécialistes de la cybersécurité et Google ont annoncé avoir bloqué le service Netnut, un réseau mondial gigantesque de matériel infecté utilisé pour des campagnes de désinformation et des attaques informatiques.

Netnut est – j’ai du mal à en parler au passé – une plateforme illégale de service. Son rôle était de mettre en relation des clients et des matériels disséminés sur toute la planète afin de mener diverses opérations illégales. Quelques exemples pour mieux comprendre de quoi on parle.

  • Vous voulez empêcher un site de fonctionner, vous pouvez faire ce qu’on appelle une attaque DDOS. Vous saturez le site de requêtes de manière à dépasser sa capacité à les gérer, cela fait tomber le serveur et empêche les utilisateurs légitimes d’y accéder. Seul problème, si vous faites attaquer ce site par une seule source, il suffit de bloquer celle-ci pour résoudre le problème. Les attaquants utilisent donc plusieurs adresses IP différentes.
  • Vous voulez interférer dans la politique d’un pays en faisant croire au support ou, au contraire, à la détestation d’un mouvement, vous pouvez envoyer des centaines de milliers de messages dans un sens ou dans l’autre au travers d’autant d’adresses IP. Histoire là encore de ne pas être filtré par les opérateurs.
  • Vous voulez arnaquer des gens à grande échelle, vous devez utiliser des adresses différentes afin d’envoyer vos publicités, emails et autres afin de ne pas, là encore, vous faire repérer trop vite.

C’est pour ces cas précis que Netnut a été mis en place. Le système permet d’offrir à toutes ces activités illégales une plateforme qui transmet leur trafic à des machines vérolées installées chez des particuliers. Grâce à des appareils que les utilisateurs emploient de bonne foi mais qui cachent dans leur code un service invisible. Les personnes peu scrupuleuses qui proposent le service Netnut vont pouvoir se servir de votre TV-Box Android qui vous sert à lire des vidéos, branchée sous votre téléviseur, pour faire transférer via votre adresse IP leurs requêtes. Cela rend la lutte contre ces adresses quasiment impossible. Quand un trafic DDOS provient d’un million d’IP différentes réparties dans énormément de pays, il devient impossible de voir s’il s’agit d’internautes légitimes ou d’une personne mal intentionnée.

Certaines Box proposaient des webcam intégrées.…

Certaines Box proposent des webcams intégrées.… Pour filmer quoi ?

Netnut démantelé, un réseau de deux millions de TV-Box Android qui tombent

Sur Minimachines, je vous ai pendant longtemps parlé de ces TV-Box chinoises. Elles étaient peu chères, efficaces, certaines permettaient une installation de Linux, d’autres d’accéder à des services de streaming pour une fraction du prix des Box de grandes marques. Jusqu’en 2017 il ne passait pas un mois sans qu’une nouveauté apparaisse dans ce petit monde des boîtiers Android. Et puis, peu à peu et avec l’aide de certains lecteurs, j’ai commencé à prendre conscience du problème. De plus en plus de ces outils arrivaient en posant problème. Certains faisaient circuler de grandes quantités de données de manière cachée alors même qu’ils étaient censés être en veille. Un outil non sollicité par son propriétaire qui trafique dans son coin, c’est courant. Mais un outil qui le fait avec une bande passante énorme et 24H/24, cela commence à être plus problématique.

Netnut

L’offre actuelle est restée très opaque.

Au fil des mois, j’ai donc arrêté de couvrir ce secteur. Il restait un billet de temps en temps pour la sortie d’un SoC ARM ou parce qu’une application était portée sur un de ces appareils. Voir pourquoi une marque un peu connue sortait un produit original comme le Beelink GS-King X en 2020. Mais plus rien à voir avec l’effervescence des années 2012-2016. En 2023 un premier scandale lié à ces matériels est apparu avec Badbox. Il s’agissait là de voler des données utilisateurs et de diffuser de la publicité directement sur les TV-Box. Une pratique dangereuse qui a permis d’escroquer pas mal de monde pendant des années. Dès lors j’ai cessé de parler totalement de ces engins, en bien ou en mal, pour éviter de laisser croire que cela puisse être une solution.

Les TV-Box certifiées par Google sont exemptes de portes dérobées tant qu'elles sont encore mises à jour…

Les TV-Box certifiées par Google sont exemptes de portes dérobées… tant qu’elles sont encore mises à jour

Avec Netnut on redécouvre un des problèmes de ces engins, aggravé par l’apparition de boîtiers IPTV illégaux. Des TVBox souvent vendues assez chères qui utilisent des serveurs fantômes pour proposer du contenu en streaming. Un prix d’achat élevé mais plus de frais d’abonnement… Ceux-ci, combinés au TV-Box, offraient une plateforme de rêve au service Netnut. Une mafia quelconque pouvant utiliser chacun de ces appareils pour son compte et à l’insu de son utilisateur. La masse de ces engins, souvent équipés de vieilles versions d’Android jamais mises à jour, pouvant servir à lancer une campagne depuis votre IP sans que vous en soyez au courant.

Netnut qui tombe, c’est une bonne nouvelle, mais cela ne veut pas dire que le réseau est démantelé. Les outils employés par les instigateurs de ces systèmes comportent en général tout l’attirail logiciel pour récupérer les TV-Box abandonnées afin de les réutiliser avec un autre réseau. C’est pour cela que j’ai du mal à parler de Netnut au passé. Demain, un autre système récupérera tout ou partie du cheptel de ces boîtiers. Pour en faire d’autres machines zombies avec exactement les mêmes objectifs et les mêmes risques.

Certaines marques floutent les boutons de streaming de leurs télécommandes, en général l'accès au service est possible grâce à un DRM illégalement installé et ne tient pas longtemps.

Certaines marques floutent les boutons de streaming de leurs télécommandes, en général l’accès au service est possible grâce à un DRM illégalement installé et ne tient pas longtemps.

Abandonner ces vieilles TV-Box semble être la solution la plus sage. À moins d’avoir l’alternative possible de contrôler très finement leur trafic entrant et sortant, c’est sans doute la seule bonne chose à faire.

Netnut ou pourquoi je ne parle plus de TVBox Android © MiniMachines.net. 2026

Samsung 990 : un tarif de SSD qui résume l’état du marché

20 juillet 2026 à 12:32

Le Samsung 990 est un produit entrée de gamme. Un SSD M.2 2280 NVMe PCIe avec des composants basiques. Un équivalent aux produits les plus abordables du secteur en juillet 2025. Je me souviens de promos pour des produits noname de ce type, il y a tout juste un an, à des prix défiant toute concurrence. Et des remarques de certains lecteurs jugeant, à juste titre d’ailleurs, que l’offre était un peu trop « légère » en performances.

Samsung 990

Le Samsung 990 : un contrôleur et une puce mémoire sur un M.2 2280 bien vide

Ce que ces lecteurs n’avaient sans doute pas prévu, c’est de regretter un jour cette offre entrée de gamme. Ce nouveau Samsung 990 rejoint ainsi une famille déjà assez vaste composée du 990 EVO, du EVO Plus et du 990 Pro. Le modèle 990 « tout court » est annoncé à 262.99€ en version 1 To et 514.99€ en version 2 To. Des tarifs très élevés par rapport à ce que proposait le marché il y a seulement 12 mois. D’autant plus que ces SSD PCIe 4.0 ne sont clairement pas équipés de la crème des composants. Ils emploient de la mémoire flash QLC avec 4 bits par cellule. Des puces moins fiables et moins rapides que les modèles TLC des 990 Pro.

Le Samsung 990 propose des prestations en nette baisse

Ces nouveaux venus sont également dépourvus de la mémoire DRAM embarquée qui accélérait leurs débits… C’est, exactement, la formule employée par les fabricants noname il y a un an pour casser les prix sur ce marché. On note par ailleurs une baisse d’endurance majeure avec 400 To d’écriture pour le modèle 1 To. Cela se ressent nettement face au Samsung 990 Pro qui propose 600 To pour la même capacité. La gamme baisse sa garantie en conséquence. On passe de 5 années complètes sur les Pro à 3 années seulement sur les Samsung 990. Seul point positif de l’offre ? Une meilleure efficacité énergétique annoncée face au 990 Pro…

Les débits restent évidemment très corrects et loin devant la formule SATA historique. Samsung annonce jusqu’à 7 250 Mo/s en lecture sur du séquentiel et 6 450 Mo/s en écriture pour la version 2 To mesure Tomshardware.

Mais la facture est élevée. Très élevée. Le Samsung 990 Pro 1 To était lancé à 179 $ en 2022 la version « light » 990 de 2026 est proposée à 269.99 $. Le 990 Pro 2 To était proposé à 309 $ il y a quatre ans, le modèle 2026 est à 529.99 $. Ce « Bon Plan » de mars 2026 d’un 990 Pro 1 To à moins de 150€ illustre bien la flambée des tarifsLa crise est bien passée par là.

Je me demande comment le marché va réagir à tout cela dans la durée. A moyen et long terme. Si pour le moment les investissements dans le monde PC autres qu’absolument obligatoires semblent avoir énormément ralenti, les prochains mois vont être très intéressants à analyser. 

Samsung 990

La panne d’ordinateur va binetôt provoquer le même stress que la panne de voiture

Mémoire vive, stockage, processeurs et, par voie de conséquence, l’ensemble des autres composants du monde PC ont augmenté. Toute la chaîne semble souffrir de l’écart qui existe encore entre les stocks de « vieilles » machines et les nouvelles. Quand ce stock aura disparu, il restera la mémoire des utilisateurs. Le souvenir des anciens tarifs d’avant la crise des composants. Et beaucoup de constructeurs espèrent que tout le monde oubliera bien vite cet écart énorme entre un ordinateur portable milieu de gamme proposé à 800 € en 2025 et ce que l’on va découvrir à 1200, 1500 voire même à 2000 € à la rentrée de septembre avec des compétences souvent inférieures.

Reste un léger détail par rapport à cet espoir d’un grand reset mémoriel. Si les esprits peuvent éventuellement perdre leurs repères, les portefeuilles des utilisateurs n’ont pas la même propension à se soustraire aux faits. Dans les commentaires, autour de moi et par email, la réaction est quasi unanime.

Le sourire de la personne qui monte son PC sera bientôt un souvenir.

Le sourire de la personne qui monte son PC sera bientôt un souvenir.

Les gens ne savent pas comment ils vont pouvoir gérer une panne de PC. En cas d’ordinateur Hors-Service ou de composant qui lâche, la facture s’annonce tellement élevée que les particuliers comme les petites et moyennes entreprises n’ont pas de solution de réparation accessible. Pas possible de lâcher 500€ pour un SSD 2 To de remplacement. Impossible de débourser la somme réclamée pour 16 Go de mémoire vive. Même conclusion évidemment pour acheter un ordinateur neuf à un enfant qui entre au collège ou au lycée. Comme on prie que le petit bruit en provenance du moteur ne soit « rien de grave » en amenant sa voiture chez le garagiste, je fais face à des emails de famille qui ne savent pas « comment faire » face à une panne de composants.

Le secteur va sans doute énormément souffrir pour cette fin d’année 2026 et probablement toute l’année 2027. Et aucune solution ne semble émerger à moyen terme.

Samsung 990 : un tarif de SSD qui résume l’état du marché © MiniMachines.net. 2026

Le Nvidia N1X sous la loupe d’un bench en ligne

20 juillet 2026 à 10:32

Intégré à un prototype de Microsoft Surface Laptop Ultra, le SoC Nvidia N1X en question apparait sous un nom de code et propose un premier test intéressant sous Cinebench. Logiciel permettant d’examiner la puissance des cœurs de calculs ainsi que des cœurs graphiques d’une puce dans des tâches lourdes : travaux de calculs lourds, 2D et 3D. 

Nvidia N1X

Le résultat obtenu est proche sur le papier de ce qu’un Apple M3 Max 14 cœurs peut proposer sur le même test. Le Nvidia N1X est à 1 % en dessous de ce même test en multithread et 4 % en dessous en single thread. La version 16 cœurs du même Apple M3 Max est 14 % au-dessus en multi et 4 % en single. Ici il s’agit d’une version non finalisée de la puce 20 cœurs de Nvidia et on peut donc s’attendre à ce que des progrès soient faits sur les scores obtenus. On peut également imaginer une certaine spécialisation des logiciels. La prise en charge des cœurs CUDA pouvant largement changer le ressenti à l’usage de la puce par rapport à ce qu’un benchmark peut illustrer.

La donnée sur ce Nvidia N1X est donc brute et ne doit pas être prise pour un résultat figé dans le marbre, mais comme une étape de travail. À ce propos, l’information est partagée par un surnommé Fouquin, qui indique que la mise à jour de Windows 11 en version 216H1 a permis de lancer Cinebench 2026. Auparavant, le test ne parvenait pas à se lancer et se bloquait aux trois quarts de son chargement. Preuve que Microsoft et Nvidia travaillent d’arrache-pied au développement de l’ensemble.

Il faudra sans doute encore du temps pour stabiliser parfaitement le dialogue entre la puce et le système, mais également optimiser au mieux ses capacités et sa consommation. Temps qui servira aux autres acteurs du marché pour trouver des optimisations de leurs propres offres. Comme à chaque fois qu’on parle d’un nouvel acteur sur le segment des processeurs grand public, l’Everest technique à franchir pour se mettre au niveau des concurrents est d’autant plus difficile à atteindre que lesdits concurrents n’arrêtent pas de progresser de leur côté.

Le Nvidia N1X reste complexe à analyser pour le moment

Le NVIDIA N1X déploie déjà un joli assemblage de compétences avec dix cœurs Cortex-X925 et dix cœurs Cortex-A725 issus de l’expertise de Mediatek. Nvidia propose de son côté la partie graphique avec une solution Blackwell qui embarque pas moins de 6144 cœurs CUDA et 48 Streaming Multiprocessors. Chez Microsoft, la Surface Laptop Ultra équipée Nvidia serait capable d’embarquer jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée et afficherait sur un écran 15 pouces en Mini LED. Autrement dit, un appareil très haut de gamme et probablement hors de prix destiné à mettre en valeur la puce. Le parcours sera encore long pour Nvidia. Si les puces sont toujours prévues pour cet automne sur le marché, il semble évident que cette date est surtout diplomatique. Entre la hausse du prix des composants et la froideur classique avec laquelle le secteur accueille les nouveaux arrivants, la première génération sera difficile a insérer sur le marché.

Le point assez intéressant à suivre dans les trimestres qui viennent va être le fonctionnement du trio Microsoft-Qualcomm-Nvidia. Si Microsoft a accordé ses faveurs à Qualcomm pendant de nombreuses années et gardé une exclusivité pour ses puces Snapdragon sur sa plateforme Windows, celle-ci est désormais tombée. Comment Nvidia va-t-il être accueilli et quelle place va-t-il rester pour Qualcomm dans le marketing de Microsoft ? Si la formule est plus performante que celle des Snapdragon, le discours de Qualcomm va sûrement s’infléchir encore plus sur l’ascétisme de ses SoC.

On note d’ailleurs que sur le test mis en avant plus haut, le profil de consommation est élevé : 80 W pour son profil PL1 et 95 W pour le PL2. Autrement dit 80 watts de consommation moyenne de fonctionnement maximal en règle générale avec la possibilité de monter à 95 watts en moyenne pour des travaux très exigeants. C’est beaucoup.

Quant aux tarifs, si la période est trouble en ce moment, la concurrence entre AMD, Apple, Qualcomm, Intel et le nouveau venu qu’est Nvidia va sans doute faire bouger quelques lignes. Les premiers portables Windows 11 sous RTX Spark sont prévus pour la fin de cette année chez de multiples constructeurs.

 

RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11

Le Nvidia N1X sous la loupe d’un bench en ligne © MiniMachines.net. 2026

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