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Reçu — 15 septembre 2026 ⏭ MiniMachines.net

Et si votre Raspberry Pi identifiait les oiseaux de votre jardin ?

15 septembre 2026 à 14:26

Fugleramme est un projet open source très original qui propose d’afficher un cadre photo habité par un écran à encre numérique en niveaux de gris ou couleur. Ce cadre cache un Raspberry Pi et un microphone qui, quand il entend une espèce d’oiseau à proximité, l’identifie et l’affiche.

Si vous vous interrogez sur le nom choisi, Fugleramme est créé par un Norvégien du nom de Arne Giacomo Munthe-Kaas. En norvégien, oiseau se dit Fugl et le mot est construit à la manière de photogramme où une image est générée directement par l’empreinte de l’objet sur un papier réactif. Le but du jeu ici est pour Fugleramme de vous montrer quelles espèces sont présentes dans votre environnement tout en listant l’ensemble des oiseaux qui vous entourent. Pour rendre ce travail esthétique, le projet s’appuie sur des illustrations tirées des planches anciennes tombées dans le domaine public et qui apportent une touche rétro très sympathique. Ces planches ayant en plus le gros avantage de rendre l’identification des espèces plus facile.

Le fonctionnement de Fugleramme est « relativement » simple

Le Raspberry Pi embarqué, un modèle avec 2 Go de mémoire vive, écoute en permanence son environnement. Il est connecté pour cela à un petit micro filaire de type lavalier basique lui même connecté à un câble USB DAC Ugreen qui peut être déporté derrière une fenêtre en le protégeant du mieux possible des intempéries. Sur le Pi le programme de reconnaissance de chant d’oiseau BirdNET-Go est exécuté localement en permanence. Quand une espèce est détectée, Fugleramme prend le relais, trouve l’image correspondant au volatile et la propulse vers un écran à encre numérique. Ici un modèle couleur Pimoroni Inky Impression de 13.3 pouces affichant avec une technologie Spectra 6 E Ink. De la taille d’une feuille de papier A4, cet écran 1600 x 1200 pixels fournit une image détaillée et lisible qui permet d’identifier l’oiseau en plus de ses noms vulgaire et latin.

Le cadre vide au lancement du projet

Le cadre vide au lancement du projet

Le recours à un écran de ce type est évidemment coûteux, l’équipement complet de ce projet est assez cher, mais tout n’est pas indispensable. Ce type de micro est abordable, le Pi 5 peut être récupéré d’un autre projet et vous pouvez utiliser un écran classique HDMI ou même déployer le signalement au travers d’un microserveur intégré sur la carte Raspberry pour l’interroger dans un navigateur.

Le dernier oiseau détecté s'affiche.

Le dernier oiseau détecté s’affiche.

Une nouvelle espèce, jamais recensée par le programme auparavant, apparait.

Une nouvelle espèce, jamais recensée par le programme auparavant, apparait.

La gestion de BirdNET étant locale, le projet n’a pas besoin d’être connecté. Le seul impératif sera de disposer d’une carte mémoire d’au moins 32 Go pour monter les illustrations du système.

Fugleramme après quelques jours d'activité

Fugleramme après quelques jours d’activité

Des images qui participent pour beaucoup à l’idée développée. Le fait d’afficher une branche d’arbre vide quand rien n’est détecté puis d’afficher un tableau comprenant l’ensemble des espèces identifiées au fur et à mesure est une excellente idée. Toutes les espèces de BirdNET ne sont pas illustrées et si vous fabriquez le projet vous-même, vous êtes invités à intégrer une illustration en suivant la méthode proposée.

Vous trouverez toutes les infos sur la page Github du projet qui est une excellente idée à déployer en classe par exemple. Parfait également à offrir à un ornithologue en herbe. En plus du côté didactique du projet, la dimension éducative est excellente pour apprendre à reconnaitre les espèces. C’est également un objet assez charmant dans cette finition haut de gamme avec encre numérique et cadre en bois.

Merci à Nicolas pour le lien !

Et si votre Raspberry Pi identifiait les oiseaux de votre jardin ? © MiniMachines.net. 2026

Ugreen MagFlow Pro : une batterie trop bling-bling ?

15 septembre 2026 à 12:01

La Ugreen MagFlow Pro est une batterie mobile comme il en existe des milliers sur le marché. Pour la distinguer, le constructeur a trouvé une solution assez originale. Au lieu de jouer sur les chiffres – qui ne sont pas ici forcément en sa faveur – il a décidé de jouer sur l’esthétique.

UGREEN MagFlow Qi2

UGREEN MagFlow Qi2

Cette Ugreen MagFlow Pro ne propose pas plus de capacité, ni une puissance de charge révolutionnaire. Il s’agit d’un modèle 10 000 mAh avec une accroche magnétique type MagSafe et une charge QI2 25 Watts. Son câble USB Type-C intégré affiche une charge Power Delivery en 45 watts. Des capacités très communes que l’on trouve sur des dizaines de modèles du marché à des prix très variés. Ici, le constructeur se positionne sur une approche haut de gamme puisque la batterie est proposée à 129.99€ prix public. Un prix très élevé, la même marque n’hésite pas à vendre le modèle ci-dessus, aux capacités quasi équivalentes pour 59.99€ en promo en ce moment même. Toujours 10 000 mAh, toujours QI2 25W mais une charge câblée qui ne grimpe qu’à 35 Watts. Un petit sacrifice pour un prix divisé par deux.

Ce qui change donc ici ce ne sont donc pas les fonctions de base de la batterie ni même sa marque ou sa garantie, ce qui fait la différence entre les deux modèles s’explique en un seul mot : marketing.

J’aime bien Ugreen et j’aime beaucoup leurs produits et c’est exactement pour cela que je garde un certain recul face aux annonces des salons comme l’IFA. Prendre le temps de réfléchir à ce qui est proposé exactement comme le ferait un acheteur potentiel du produit. Au lieu de fondre bouche bée devant les charmes du marketing sur le vif. Bon, à ce stade du billet, je pense qu’il est temps de présenter la Ugreen MagFlow Pro en images pour que vous puissiez mieux comprendre.

UGREEN MagFlow Pro

UGREEN MagFlow Pro

La Ugreen MagFlow Pro et son « refroidissement liquide »

Ce qui différencie cette batterie des autres modèles de la marque, c’est la vision que l’utilisateur a d’un refroidissement liquide en façade. Un ensemble de tubes qui laissent entrevoir la circulation d’un produit via de petites « bulles ». Cette solution baptisée « CryoPulse » par Ugreen est originale et très sympathique mais ne semble pas spécialement plus pertinente qu’un simple bout d’aluminium avec des ailettes. La marque annonce assez fièrement des chiffres. « 10°C de moins » et « 44% d’accumulation de chaleur en moins ». Elle parle d’une « micropompe intelligente » également.

En regardant les astérisques, on découvre que ces 10°C en moins ne mènent à rien. Le test effectué par le constructeur estime que les résultats obtenus peuvent varier. Que le matériel a été testé sur un iPhone 17 Pro Max employé dans une pièce à 25°C sans que cela ne soit reflété par aucune conclusion ni résultat. Les 44% de chaleur en moins ne sont également corrélés à aucun test qui expliquerait ce chiffre. 

Les seules informations tangibles sont que le système est visible, qu’il est séduisant, qu’il consomme très peu d’énergie avec 0.02 watt et qu’il génère un tout petit peu de bruit en fonctionnement. Je doute qu’il y ait la moindre « pompe » dans l’appareil. Il s’agit surtout de repenser le principe de caloduc et de le rendre visible pour l’utilisateur. 

Ce que je veux mettre en évidence, c’est que la batterie Ugreen MagFlow Pro coute probablement assez cher à fabriquer. Et cela parce que la marque a choisi une technologie spécifique pour mettre en valeur un aspect cosmétique plus qu’utile. On paye pour avoir une batterie originale. Pas pour avoir plus de charge. Il faut bien avoir cela en tête avant de se laisser séduire par l’objet.

Cela n’empêche pas la Ugreen MagFlow Pro d’être intéressante sur ses autres postes. Le fait de pouvoir la recharger rapidement avec une entrée 30 Watts Power Delivery qui la remettra totalement sur pied en 2 heures.

La possibilité de charger jusqu’à trois appareils en simultané en utilisant la fonction Qi2, le câble USB type-C et le port USB Type-C est également un gros avantage en mobilité. Même si la capacité limitée de la batterie ne permettra pas de recharger autre chose que de petits accessoires comme un casque ou une montre. La marque promet également des fonctions de surveillance de charge, de nombre de cycles, de chauffe et tout un tas de fonctions de sécurité qui sont également présentes dans ses autres batteries de ce type.

Pour être tout à fait honnête, un point clé de cette offre vient de son petit écran de contrôle situé sur la tranche qui proposera des fonctions intéressantes pour se renseigner sur la vie de la batterie, son état et sa capacité. Ce n’est pas forcément indispensable, mais c’est plus évolué que les 4 LEDs habituelles ou le chiffre qui apparait sur la UGREEN MagFlow Qi2.

Ce qu’il faut donc retenir ici, c’est que la méthode employée par le constructeur s’appuie sur des promesses réalisées dans leur laboratoire sans aucune garantie de fonctionnement dans le monde réel. Ces résultats sont mis en avant par la démonstration visible du fonctionnement de leur produit mais pas par un argumentaire plus scientifique. Le recours à ce fonctionnement « liquide » n’a probablement pas plus d’intérêt qu’un simple morceau de métal plus épais. Cela n’enlève rien au charme particulier de cet objet, mais il faut en avoir conscience. Cette offre est probablement équivalente à l’ajout de 25% sur votre note si vous décidez de vous asseoir en terrasse pour boire un verre au lieu de rester au comptoir. Le cadre est plus sympa mais la boisson reste la même.

La Ugreen MagFlow Pro 10 mAh est proposée en ce moment à 105.99€ au lieu de 129.99€ sur Amazon. Cela reste encore et toujours bien plus cher qu’une version classique de la batterie Ugreen Maflow Q2 en 10 000 mAh à 59.99€ sans le bling-bling…

Ugreen MagFlow Pro : une batterie trop bling-bling ? © MiniMachines.net. 2026

Un MiniPC noname Intel N150 16Go / 512 Go à 175€

15 septembre 2026 à 09:28

Ce type de MiniPC Noname à basse consommation et bien équipé est devenu rare alors que de plus en plus de monde veut utiliser ce genre de machines. Entre les personnes à la recherche d’un PC pour des tâches basiques et ceux qui veulent se monter un petit serveur maison, la demande n’a jamais été aussi forte.

Il faut dire que ces MiniPC, qui pullulaient il y a juste un an, sont devenus extrêmement rares. Leur absence a exacerbé la demande et ma boîte mail ne tarit pas de personnes cherchant des pistes pour trouver ce type de solutions. Ce modèle est donc particulièrement attrayant puisque, malgré des défauts évidents, il propose à peu près tout ce que l’on demande à ce genre de minimachine. Erwan m’envoie le lien en me demandant ce que j’en pense, je vous le livre ici.

La base technique est simple, il s’agit d’un MiniPC sous processeur Intel Twin Lake N150. Une puce quadricoeur cadencée à 3.6 GHz avec 6 Mo de mémoire cache L3 et surtout un circuit graphique Intel proposant 24 Unités d’Execution à 1 GHz. Ce n’est pas un foudre de guerre mais un processeur capable de faire énormément de choses de manière fluide et efficace, dont le gros avantage est l’économie d’énergie. Avec un TDP de 6 watts seulement, il ne demande pas une énorme ventilation et peut ne grignoter que quelques tout petits watts en veille. Cela en fait une puce recherchée pour des services auto-hébergés, par exemple : domotique, serveur de données, gestion multimédia et autres. Tout comme cela permet de construire une machine familiale parfaite pour des usages simples de bureautique, de lecture audio et vidéo ou de navigation en ligne mais aussi de retouche d’image, de programmation, de jeu très léger, d’émulation de consoles anciennes etc.

La ventilation est indiquée comme performante et silencieuse sur une base de double caloducs, d’ailettes et de ventilation. Des ouvertures sont visibles sur les côtés et la grille arrière est bien placée. Mais attention, ce type de schéma de ventilation interne est parfois totalement halluciné par les vendeurs et la machine reçue peut tout à fait contenir une solution bien moins performante. La fiche indique une solution capable de tourner 24H/24 et 7J/7 idéale pour une utilisation serveur, mais encore une fois c’est une promesse qui n’engage pas vraiment quelqu’un quand il s’agit d’un MiniPC noname. Par défaut, sans aucune marque, il n’y a aucune réputation à protéger.

Pour que cette puce Intel N150 donne vraiment tout son potentiel, il lui faut un minimum de mémoire vive. 8 Go reste adapté pour faire un petit serveur Linux, 16 Go comme ici est un gros point positif. 16 Go offre la possibilité de piloter cette machine aussi bien comme un MiniPC classique sous Windows ou Linux que comme un petit serveur capable d’embarquer plusieurs services en parallèle. Ici, l’offre à 175€ est livrée avec un SSD de 512 Go qui sera suffisant pour stocker de nombreux documents. Malheureusement on ne sait pas de quel type de stockage il s’agit ni de quel format : SATA ou NVMe ? Aucune idée. M.2 2242 pi 2280, pas plus d’informations. Ce type de machine totalement générique peut être livré aussi bien avec l’un ou l’autre. On en reparlera plus bas.

MiniPC noname

Pour le reste, on retrouve un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 ainsi qu’une connectique complète. En façade, deux ports USB 3.0 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage.

À l’arrière, placé sous l’extraction d’air chaud, ce qui est un bon point, deux USB 3.0 Type-C dont un avec Power Delivery et DisplayPort. Deux sorties HDMI non détaillées, un Ethernet Gigabit et deux USB 2.0 Type-A. Le boîtier mesure 11.22 cm de large comme de profondeur et 3.6 cm d’épaisseur, soit un format d’un demi-litre, et il ne pèse que 350 grammes.

Le mode d’emploi indique la présence d’un système d’accroche VESA pour le fixer au dos d’un écran. Attention, ce mode d’emploi est plus que générique et il est possible qu’il ne corresponde que partiellement au système. On notera par exemple la présence d’un port SODIMM de DDR sur la documentation, ainsi que d’un SSD M.2, mais aucune information sur leur nature n’est proposée. La présence d’un Windows 11 par défaut comme indiqué est tout à fait possible, même si, pour ce genre d’engin, je ne saurais que vous conseiller de le réinstaller si vous souhaitez le conserver.

Un MiniPC noname à 100%

Ce genre de minimachine n’est pas vraiment ma tasse de thé, il y a un an je ne vous l’aurais même pas présenté. Et je voudrais attirer particulièrement l’attention sur le côté très incertain de cet engin. On ne sait pas grand-chose de la machine, ni de son équipement, ni de la marque qui le fabrique, ni rien d’autre. Les photos proposées des machines par les acheteurs en commentaires ne laissent pas plus d’informations sur le produit. 

L’offre est intéressante en prix en ce moment malgré tout, surtout si vous savez ce que vous faites et si vous êtes à la recherche d’un petit serveur. Le manque de détails sur l’équipement réel n’est pas encourageant et si quelques infos arrivent à transparaître dans la présentation, elles sont à la fois floues et peu fiables. Si vous savez ce que vous faites, que vous recherchez un MiniPC pour des tâches basiques ou pour faire un petit serveur maison, une solution domotique sous Home Assistant par exemple ou encore un jukebox multimédia UltraHD pour couper le réseau à votre téléviseur/espion.

Cela peut également faire un bon MiniPC familial pour des tâches basiques, mais il faut garder à l’esprit la dimension aléatoire de l’appareil et sa garantie limitée. Je considère vraiment ce type de machine noname comme un excellent terrain d’entraînement et de jeu, mais pas forcément LA solution sur laquelle on va stocker sa vie numérique. On ne peut pas « dépendre » de ce type d’engin, c’est trop risqué.

Si vous savez ce que vous faites, vous pouvez tenter l’aventure. Sinon, passez votre chemin.

Les prix !

La version Intel N150 de ce MiniPC noname avec 16 Go de DDR et 512 Go de stockage SSD M.2 est proposée à 195.54€ sur AliExpress et bénéficie du code promo FWFR20 qui le baisse de 20€ soit 175.54€ . Le stock de la machine est situé en Espagne. La TVA  et les frais sont inclus dans ce prix. Le vendeur est très jeune, la boutique a été ouverte en avril de cette année.

Une version 16 Go / 1 To est également disponible à 212.30€ ce qui, avec le même code FWFR20 passe son prix à 192.30€ et qui peut valoir le coup pour certains usages au vu des prix des SSD aujourd’hui.

Ce MiniPC noname est donc une solution très particulière, plus orientée vers des utilisateurs expérimentés qui ne vont pas hésiter à la reprendre totalement en main. Si vous ne savez pas quoi faire avec ce type d’engin et êtes simplement intéressé par son prix, passez plutôt votre chemin. Si vous avez une idée en tête et besoin d’un engin basse conso, cela peut être une bonne piste. Dans le meilleur des cas, ce sera une bonne surprise ou une base de travail pour monter un serveur, dans le pire des cas votre MiniPC fera un aller-retour vers l’Espagne très rapidement.

Voir l’offre sur AliExpress

Un MiniPC noname Intel N150 16Go / 512 Go à 175€ © MiniMachines.net. 2026

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